LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52022DC0323
Acte préparatoire52022DC0323

Acte préparatoire — 52022DC0323

CELEX52022DC0323
TypeActe préparatoire
Datejeudi 23 juin 2022

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 23.6.2022

COM(2022) 323 final

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES









COMPTES ANNUELS CONSOLIDÉS DE L’UNION EUROPÉENNE


POUR L’EXERCICE 2021


SOMMAIRE

AVANT-PROPOS

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE SUR LE PLAN FINANCIER

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES RELATIVES

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET NOTES RELATIVES

GLOSSAIRE

LISTE DES ABRÉVIATIONS

AVANT-PROPOS

En 2021, l’Europe a dû faire face à la pandémie, qui est toujours en cours. La solidarité a été essentielle pour maîtriser le défi de la COVID-19 et atténuer ses effets sur les plans économique et social. Le budget européen a mobilisé tous les moyens disponibles afin de soutenir les citoyens, les entreprises et les États membres, tout en préparant l’Europe à affronter l’avenir: une Europe plus écologique, plus numérique et plus résiliente.

L’Union européenne a lancé NextGenerationEU, un instrument de relance conçu spécifiquement pour soutenir la reprise en Europe et relever les défis actuels et futurs. Fort des financements extraordinaires levés sur les marchés financiers à partir de juin 2021, le budget de l’UE s’est révélé une fois de plus un outil important pour l’Union afin de faire face aux situations de crise et d'apporter une valeur ajoutée indéniable à la vie des citoyens.

Le programme SURE (soutien à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence) a en outre permis de continuer à aider les États membres à maintenir l’emploi, en particulier dans les secteurs touchés par la pandémie.



L’Union européenne a non seulement fait face à la crise en apportant des réponses rapides et des ajustements continus en fonction de la situation politique et financière, mais elle a aussi tenu ses promesses et réalisé ses objectifs stratégiques. Par conséquent, elle a fait le meilleur usage du budget 2021, le premier du cadre financier pluriannuel actuel, en assurant une exécution budgétaire s’élevant à 268,3 milliards d’EUR en engagements contractés.

J’ai le plaisir de présenter les comptes annuels de l’Union européenne pour l’exercice 2021. Ces comptes donnent une vue d’ensemble des finances et de l’exécution du budget de l’UE au cours de l’exercice écoulé, en présentant notamment des informations sur les passifs éventuels, les engagements financiers et les autres obligations de l’Union. Faisant partie de l’ensemble intégré de rapports financiers et de rapports sur la responsabilité élaborés par la Commission, les comptes annuels consolidés de l’Union européenne constituent un élément essentiel de notre système perfectionné de transparence et de responsabilité budgétaire.

Johannes Hahn

Commissaire pour le budget et les ressources humaines

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE SUR LE PLAN FINANCIER

L’objectif de la présente section consacrée aux faits marquants sur le plan financier, qui a été élaborée sur la base des principes énoncés dans le guide des pratiques recommandées (RPG) 2 de l’IPSASB Financial Statement Discussion and Analysis (Commentaires et analyses des états financiers), est d’aider les lecteurs à comprendre comment les activités opérationnelles, financières et d’investissement de l’UE sont reflétées dans les différents éléments des états financiers consolidés de l’UE. Les informations présentées dans cette section n’ont pas fait l'objet d'un audit.

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’EUR.

SOMMAIRE

1. CHIFFRES CLÉS ET FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE

2. CADRE FINANCIER PLURIANNUEL 2021-2027 ET NextGenerationEU

2.1. CFP 2021-2027 et NextGenerationEU — Chiffres clés

2.2. NextGenerationEU — aperçu

2.3. Situation financière de NextGenerationEU au 31 décembre 2021

3. SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DU BUDGET

3.1. Recettes

3.2. Dépenses

4. INSTRUMENTS FINANCIERS ET GARANTIES BUDGÉTAIRES

4.1. Instruments financiers relevant du budget de l’UE

4.2. Garanties budgétaires: actifs financiers détenus dans des fonds de garantie

4.3. Prêts et emprunts correspondants relatifs aux programmes d’assistance financière

4.4. Passif éventuel au budget pour les programmes d’assistance financière

5. ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

5.1. RECETTES

5.2. DÉPENSES

5.3. ACTIF

5.4. PASSIF

6. L’UE: CADRE POLITIQUE ET FINANCIER, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

6.1. CADRE POLITIQUE ET FINANCIER

6.2. GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE



1.CHIFFRES CLÉS ET FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE

États financiers consolidés

Les états financiers consolidés de l’UE concernent plus de 50 entités (dont le Parlement européen, le Conseil, la Commission et les agences de l’UE) et sont élaborés conformément aux normes les plus strictes disponibles, à savoir les normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS).

L’exercice 2021, première année du CFP 2021-2027 de l’UE, a été exceptionnel à de nombreux égards. Comme on peut le voir dans le bilan ci-dessous et de manière plus détaillée dans l’analyse des états financiers (section 5), les états financiers consolidés de l’UE pour 2021 ont été particulièrement influencés par le lancement réussi de NextGenerationEU en 2021 (71,6 milliards d’EUR versés aux États membres) et par les activités d’emprunt et de prêt supplémentaires au titre de l’instrument SURE (50 milliards d’EUR):

en Mrd EUR

2021

2020

ACTIFS

Actifs financiers

188,6

113,1

Préfinancements

93,4

62,7

Créances

72,4

74,5

Trésorerie et équivalents de trésorerie

44,9

16,7

Immobilisations corporelles et autres actifs

14,7

13,0

Total

414,1

280,0

PASSIFS

Avantages postérieurs à l’emploi

122,5

116,0

Passifs financiers

246,1

95,0

Sommes à payer

46,4

32,4

Charges à payer

78,1

64,6

Autres passifs

3,3

5,4

Total

496,4

313,5

ACTIFS NETS

Réserves

1,3

5,1

Montants à appeler auprès des États membres

(83,6)

(38,5)

Total

(82,3)

(33,4)

voir «Analyse des états financiers», section 5



Lancement réussi de NextGenerationEU

Décaissements au titre de NextGenerationEU – 71,6 milliards d’EUR répartis entre:

voir «Situation financière de NextGenerationEU au 31 décembre 2021», section 2.3

2.CADRE FINANCIER PLURIANNUEL 2021-2027 ET NextGenerationEU

3.CFP 2021-2027 et NextGenerationEU — Chiffres clés

Le budget à long terme de l’UE pour la période 2021-2027, associé à l’instrument de relance NextGenerationEU, s’élève à 2 018 milliards d’EUR en prix courants (1 800 milliards d’EUR aux prix de 2018). Cette réponse financière sans précédent à la crise contribuera à réparer les dommages économiques et sociaux causés par la pandémie due à la COVID-19 et favorisera la transition vers une Europe plus écologique, plus numérique et plus durable.

Le train de mesures se compose du budget à long terme — le cadre financier pluriannuel 2021-2027 (ci-après le «CFP») — qui s’élève à 1 211 milliards d’EUR en prix courants (1 074 milliards d’EUR aux prix de 2018), et de l’instrument temporaire pour la relance — NextGenerationEU — doté de 806,9 milliards d’EUR (750 milliards d’EUR aux prix de 2018).

Il s’agit d’un budget véritablement modernisé:

·plus de 50 % du montant total du prochain budget à long terme et de NextGenerationEU soutiendront la modernisation de l’Union européenne grâce à la recherche et à l’innovation, à des transitions numérique et climatique équitables, et à des mesures de relance et de résilience;

·30 % du budget de l’UE sera affecté à la lutte contre le changement climatique, soit la part la plus élevée jamais consacrée par le plus grand budget de l’UE à ce jour;

·20 % de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) — qui représente 90 % de NextGenerationEU — sera investi dans la transformation numérique;

·en 2026 et 2027, 10 % des dépenses annuelles au titre du budget à long terme contribueront à enrayer et à inverser le déclin de la biodiversité; et

·pour la toute première fois, des priorités nouvelles et renforcées constituent la part la plus importante du budget à long terme, soit 32 %.

Priorités politiques sous-tendant le CFP 2021-2027

Les priorités politiques de la Commission sont définies dans les orientations politiques fixées par sa présidente. Sous la direction de cette dernière, Mme von der Leyen, la Commission qui est entrée en fonction le 1er décembre 2019 se concentre sur les six grandes ambitions suivantes:

6 GRANDES AMBITIONS

Un pacte vert pour l’Europe

– Ambitionner d’être le premier continent neutre pour le climat

Une Europe adaptée à l’ère du numérique

– Favoriser une nouvelle génération de technologies donnant aux citoyens les moyens d’agir

Une économie au service des personnes

– Agir en faveur de l’équité sociale et de la prospérité

Une Europe plus forte sur la scène internationale

– Une Europe qui affirme son ambition en renforçant le leadership mondial responsable qui fait sa
singularité

Promotion de notre mode de vie européen

– Bâtir une Union de l’égalité dans laquelle nous avons tous un accès égal aux possibilités offertes

Un nouvel élan pour la démocratie européenne

– Nourrir, protéger et renforcer notre démocratie

4.NextGenerationEU — aperçu

Doté d’un budget de 806,9 milliards d’EUR, le programme NextGenerationEU est conçu pour contribuer à réparer les dommages économiques et sociaux immédiats causés par la pandémie de COVID-19, de manière à construire une Europe de l’après-COVID-19 plus écologique, plus numérique, plus résiliente et mieux adaptée aux défis actuels et à venir.

Une partie des fonds, à concurrence maximale de 338,0 milliards d’EUR, est fournie sous la forme d’un soutien non remboursable ou de subventions. L’autre partie, à hauteur maximale de 385,8 milliards d’EUR, est utilisée pour accorder des prêts de l’Union aux différents États membres. Ces prêts ne seront remboursés par les États membres qu’après la période couverte par le CFP actuel et s’étendront sur une longue période: les prêts actuels, par exemple, n’arrivent à échéance qu’en 2051 (voir section 2.3.3).

En outre, NextGenerationEU renforce plusieurs politiques et programmes existants de l’UE:

·la politique de cohésion, dans le cadre du soutien à la reprise en faveur de la cohésion et des territoires de l’Europe (REACT-EU), afin d’aider les pays à faire face aux conséquences économiques de la COVID-19 durant les premières années de la reprise;

·le Fonds pour une transition juste, afin de garantir que la transition vers la neutralité climatique bénéficie à tous;

·le Fonds européen agricole pour le développement rural, afin de soutenir davantage les agriculteurs;

·InvestEU, afin de soutenir les efforts d’investissement de nos entreprises;

·Horizon Europe, afin de garantir la capacité de l’UE de financer davantage d’excellence dans la recherche; et

·rescEU, afin de faire en sorte que le mécanisme de protection civile de l’UE puisse faire face aux situations d’urgence de grande ampleur.

5.Situation financière de NextGenerationEU au 31 décembre 2021

6.Présentation

Entre le lancement des opérations de financement au titre de NextGenerationEU le 15 juin 2021 et la fin de 2021, la Commission a levé 71,0 milliards d’EUR de financements à long terme, principalement par l’émission d’obligations dans le cadre d’opérations syndiquées. En outre, en décembre 2021, la Commission comptait un encours de 20 milliards d’EUR de titres de créance de l’UE à court terme. À la fin de 2021, la Commission avait décaissé un montant total de 71,6 milliards d’EUR à titre de soutien financier. L’essentiel de ce montant, soit 64,3 milliards d’EUR, a été versé à 20 États membres au titre de la FRR (dont 46,4 milliards d’EUR de soutien non remboursable et 18,0 milliards d’EUR de prêts). Un montant supplémentaire de 7,2 milliards d’EUR a été décaissé au titre de paiements du CFP dans le cadre de programmes existants. Le solde de liquidités de 19,4 milliards d’EUR est détenu sur le compte bancaire de NextGenerationEU auprès de la BCE ainsi que sur le compte de la trésorerie centrale de la Commission, dans l’attente d’un décaissement vers le budget des programmes relevant du CFP.

NextGenerationEU — Encours des emprunts et des décaissements au 31 décembre 2021

* Un montant supplémentaire de 1,4 milliard d’EUR de fonds était détenu sur le compte de la trésorerie centrale de la Commission dans l’attente du décaissement vers le budget des programmes relevant du CFP.

7.Emprunts

Pour répondre aux besoins de financement de NextGenerationEU, la Commission émet des titres sur les marchés internationaux des capitaux. Sur la base d’une stratégie de financement diversifiée, la Commission combine l’utilisation de différents instruments et techniques de financement avec une communication ouverte et transparente vers les acteurs du marché.

En 2021, la décision d’emprunt annuelle 1 a permis à la Commission d’émettre jusqu’à un montant de 125 milliards d’EUR de financement à long terme et de disposer d’un encours maximal de 60 milliards d’EUR de financement à court terme.

Financement à long terme — Opérations syndiquées et adjudications d’obligations de l’UE

Au 31 décembre 2021, la Commission avait emprunté 66,0 milliards d’EUR en procédant à cinq émissions d’obligations dans le cadre d’opérations syndiquées (dont une opération en deux tranches) ainsi que 5,0 milliards d’EUR par l’adjudication d’obligations de l’UE:

en Mrd EUR

Opérations de financement à long terme (y compris des émissions en continu)

Échéance

Montants émis/levés

Remboursement total à la fin de l’exercice

Encours à la fin de l’exercice

NextGenerationEU#1

4.7.2031

20,0

0,0

20,0

NextGenerationEU#2a (y compris émissions en continu)

6.7.2026

11,5

0,0

11,5

NextGenerationEU#2b

6.7.2051

6,0

0,0

6,0

NextGenerationEU#3

4.7.2041

10,0

0,0

10,0

NextGenerationEU#4 (y compris émissions en continu)

4.10.2028

11,5

0,0

11,5

Obligation verte NextGenerationEU#1

4.2.2037

12,0

0,0

12,0

Total

71,0

0,0

71,0

La première opération syndiquée menée en juin 2021 a permis de lever 20,0 milliards d’EUR. Il s’agit de l’émission d’obligations institutionnelles la plus importante jamais enregistrée en Europe, de la plus grande opération institutionnelle à tranche unique jamais menée et du montant le plus important que l’UE ait jamais levé dans le cadre d’une opération unique.

En octobre 2021, la Commission a émis la première obligation NextGenerationEU, laquelle a permis de lever 12,0 milliards d’EUR destinés exclusivement à des investissements verts et durables dans l’ensemble de l’UE. Cette émission, qui représentait la plus grande émission d’obligations vertes jamais réalisée au monde, a permis de renforcer la visibilité des politiques vertes financées par des obligations vertes et de soutenir le pacte vert pour l’Europe et la transition écologique. L’émission d’obligations vertes nécessite la mise en œuvre de rapports sur l’utilisation précise du produit des obligations vertes et sur l’incidence des investissements financés au moyen de telles obligations.

Financement à court terme — Adjudication des titres de créances de l’UE

Au 31 décembre 2021, l’encours des financements à court terme, levés par l’adjudication de titres de créance de l’UE avec une échéance à trois ou six mois, s’élevait à 20,0 milliards d’EUR:

en Mrd EUR

Adjudication des titres de créance de l’UE

Encours à la fin de l’exercice

Échéance à 3 mois

8,5

Échéance à 6 mois

11,5

Total

20,0

Si les opérations syndiquées resteront l’élément central du programme d’émission de NextGenerationEU, du moins dans les phases initiales, la capacité de lever des fonds rapidement et à moindre coût grâce aux adjudications renforce considérablement la capacité de la Commission à répondre à ses besoins de paiement au titre de NextGenerationEU aux conditions les plus avantageuses pour le budget de l’Union et/ou les États membres bénéficiaires.

En outre, les financements à court terme de 16 milliards d’EUR ont été levés au moyen d’opérations sur le marché monétaire, qui ont toutes été remboursées en fin d’exercice.

8.Décaissements

En fin d’exercice 2021, la Commission avait reçu 26 plans pour la reprise et la résilience des États membres, dont 22 ont fait l’objet d’une évaluation positive et ont ensuite été approuvés par le Conseil (Belgique, Tchéquie, Danemark, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie et Finlande). Quatre autres États membres (Bulgarie, Hongrie, Pologne et Suède) ont présenté des plans pour lesquels les évaluations étaient toujours en cours en fin d’exercice. La présentation d’un autre dernier plan (les Pays-Bas) était en attente. Le soutien financier total approuvé dans le cadre des 22 plans acceptés s’élevait à 291,2 milliards d’EUR de soutien non remboursable (dont 195,4 milliards d’EUR étaient couverts par les conventions de financement signées en fin d’exercice) et à 153,9 milliards d’EUR de soutien financier sous forme de prêts (dont 153,2 milliards d’EUR étaient couverts par les accords de prêt signés en fin d’exercice).

Soutien non remboursable

En 2021, la Commission a décaissé un montant total de 46,4 milliards d’EUR dans le cadre du soutien non remboursable accordé à 20 des 22 États membres dont des plans pour la reprise et la résilience avaient été présentés et approuvés. Sur ce montant, 36,4 milliards d’EUR avaient été versés à titre de préfinancement. À la suite du respect des jalons intermédiaires par l’Espagne, 10 milliards d’EUR supplémentaires ont été versés avant la fin de l’exercice, 1,5 milliard d’EUR ayant été apurés sur les préfinancements initiaux. Un préfinancement supplémentaire de 0,3 milliard d’EUR, relatif au soutien non remboursable en faveur de la Finlande, n’avait pas encore été décaissé en fin d’exercice. Dans le cas de l’Irlande, un soutien non remboursable de 1,0 milliard d’EUR avait été approuvé, mais aucune convention de financement n’avait été signée en fin d’exercice.

en Mrd EUR




État membre

Soutien non remboursable maximal

Total signé au 31.12.2021

Engagements budgétaires en 2021

Total
décaissé au
31.12.2021

Autriche

3,5

2,2

1,1

0,4

Belgique

5,9

3,6

1,8

0,8

Croatie

6,3

4,6

2,3

0,8

Chypre

1,0

0,8

0,4

0,1

Tchéquie

7,0

3,5

1,8

0,9

Danemark

1,6

1,3

0,6

0,2

Estonie

1,0

0,8

0,4

0,1

Finlande

2,1

-†

0,8

-†

France

39,4

24,3

12,0

5,1

Allemagne

25,6

16,3

8,1

2,3

Grèce

17,8

13,5

6,7

2,3

Irlande

1,0

-‡

0,5

-

Italie

68,9

47,9

23,7

9,0

Lettonie

1,8

1,6

0,8

0,2

Lituanie

2,2

2,1

1,0

0,3

Luxembourg

0,1

0,1

0,0

0,0

Malte

0,3

0,2

0,1

0,0

Portugal

13,9

9,8

4,8

1,8

Roumanie

14,2

10,2

5,1

1,9

Slovaquie

6,3

4,6

2,3

0,8

Slovénie

1,8

1,3

0,6

0,2

Espagne

69,5

46,6

23,1

19,0

Montants approuvés

291,2

195,4

98,0

46,4

Bulgarie

6,3

-

-

-

Hongrie

7,2

-

-

-

Pays-Bas

6,0

-

-

-

Pologne

23,9

-

-

-

Suède

3,3

-

-

-

Montants non encore approuvés

46,6

-

-

-

Total

338,0

195,4

98,0

46,4

* États membres dont les plans ont été approuvés: financement alloué à chaque plan pour la reprise et la résilience qui a été approuvé. États membres dont les plans n’ont pas été approuvés: allocation maximale sous forme de conventions conformément au règlement FRR. Les montants font l’objet de l’actualisation visée à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2021/241, qui est prévue le 30 juin 2022.

† Finlande: souscription et décaissement uniquement en 2022 (0,3 milliard d’EUR).

‡ Irlande: non signé à la date de signature de ces comptes. L’Irlande n’a pas demandé de préfinancement pour le soutien non remboursable.



Prêts

En 2021, la Commission a décaissé un montant total de 18,0 milliards d’EUR sous la forme d’un préfinancement en faveur de quatre États membres (Grèce, Italie, Chypre et Portugal), ce qui équivaut à 13 % des crédits sur prêts respectifs. Un préfinancement supplémentaire de 1,9 milliard d’EUR, relatif au soutien financier sous forme de prêts en faveur de la Roumanie, n’avait pas encore été décaissé en fin d’exercice. Dans le cas de la Slovénie, un soutien financier sous forme de prêts de 0,7 milliard d’EUR avait été approuvé, mais aucun accord de prêt n’avait été signé en fin d’exercice.

en Mrd EUR




État membre

Soutien financier maximal sous forme de prêts

Total
signé au31.12.2021

Total décaissé au 31.12.2021

Total remboursé au 31.12.2021

En cours total au 31.12.2021

Chypre

0,2

0,2

0,0

-

0,0

Grèce

12,7

12,7

1,7

-

1,7

Italie

122,6

122,6

15,9

-

15,9

Portugal

2,7

2,7

0,4

-

0,4

Roumanie

14,9

14,9

-*

-

-

Slovénie

0,7

-†

-

-

-

Montants approuvés

153,9

153,2

18,0

-

18,0

Réserves

231,9

-

-

-

-

Total

385,8

153,2

18,0

-

18,0

* Roumanie: décaissement uniquement en 2022 (1,9 milliard d’EUR).

† Slovénie: signature en 2022 uniquement. La Slovénie n’a pas demandé de préfinancement pour le prêt.

Conformément aux accords de prêt, les États membres procéderont à des remboursements annuels correspondant à 5 % des montants décaissés à partir de dix ans après la date de décaissement. Ainsi, la Grèce, l’Italie, Chypre et le Portugal commenceront à rembourser leurs prêts à partir de 2032, les prêts arrivant à échéance en 2051. L’échéancier de remboursement des encours nominaux en fin d’exercice est le suivant:

en Mio EUR

État membre

Période de remboursement

Remboursement annuel

Remboursement total

Chypre

2032-2051

1

26

Grèce

2032-2051

83

1 655

Italie

2032-2051

797

15 938

Portugal

2032-2051

18

351

Total

899

17 970

Contribution de NextGenerationEU à d’autres programmes relevant du budget de l’UE

En fin d’exercice 2021, la Commission avait décaissé un total de 7,2 milliards d’EUR de paiements en faveur d’autres programmes relevant du CFP, principalement liés à REACT-EU, le programme qui finance le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE):

en Mrd EUR

Programme du CFP

Total approuvé Contributions CFP

Engagements budgétaires en 2021

Total décaissé au 31.12.2021

REACT-EU

50,6

39,5

7,0

— dont FEDER

31,5

24,0

4,9

— dont FSE

19,2

15,4

2,1

Fonds pour une transition juste

10,9

0,0

0,0

Développement rural (Feader)

8,1

2,4

0,1

InvestEU

6,1

1,7

0,2

Horizon Europe

5,4

1,8

0,0

rescEU

2,1

0,1

0,0

Total

83,1

45,5

7,2



9.Liquidité

Les prêts accordés au titre de NextGenerationEU ne respectent pas le principe strict de «back-to-back» des autres instruments d’assistance financière. Au lieu de cela, une stratégie de financement diversifiée et combinée a été élaborée pour NextGenerationEU, qui a nécessité la mise en œuvre d’une gestion efficace de la liquidité. La gestion de la liquidité dans le cadre de NextGenerationEU a pour objectif de veiller à ce que les montants détenus sur le compte bancaire de NextGenerationEU soient suffisants pour répondre à tous les besoins de décaissement à venir et pour maintenir un coussin de sécurité déterminé, tout en évitant tout solde excédentaire. En ce qui concerne la gestion de la liquidité, la Commission a mis au point un outil informatique permettant de suivre l’évolution quotidienne du compte de NextGenerationEU. En fin d’exercice 2021, le total des fonds détenus sur le compte hors budget de NextGenerationEU s’élevait à 18,0 milliards d’EUR. En outre, un montant supplémentaire de 1,4 milliard d’EUR de fonds était détenu sur le compte de la trésorerie centrale de la Commission dans l’attente du décaissement vers le budget des programmes relevant du CFP.



10.SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DU BUDGET

10.1.Recettes

Dans le budget initial adopté de l’UE, signé par le président du Parlement européen le 18 décembre 2020, le montant total des crédits de paiement pour 2021 était de 166,060 milliards d’EUR et le montant total à financer par les ressources propres s’établissait à 156,867 milliards d’EUR. Les montants estimatifs des recettes et dépenses inscrites au budget initial sont généralement ajustés en cours d’exercice budgétaire, par la voie de budgets rectificatifs. Les ajustements des ressources propres fondées sur le RNB assurent la correspondance exacte entre les recettes et les dépenses budgétaires. Ce faisant, le principe d’équilibre budgétaire est respecté, et les montants des recettes et des dépenses budgétaires (crédits de paiement) sont équivalents.

En 2021, six budgets rectificatifs ont été adoptés. Après prise en compte de ces derniers, les recettes définitives adoptées pour 2021 s’établissaient à 168,011 milliards d’EUR, et le montant total à financer par les ressources propres était de 156,993 milliards d’EUR. Les contributions des États membres en 2021 sont restées stables. L’augmentation des crédits de paiement (1,950 milliard d’EUR) a été essentiellement financée par l’excédent de l’exercice précédent.

Les recettes proviennent de six sources (titres):

Titre 1: ressources propres

La perception des ressources propres traditionnelles (158,632 milliards d’EUR) était supérieure de 1,0 % aux montants inscrits au budget (156,993 milliards d’EUR). Cela s’explique principalement par la perception d’un montant plus élevé que prévu au cours des deux derniers mois de l’année.

Les paiements définitifs versés par les États membres au titre des ressources TVA, RNB et «déchets d’emballages en plastique non recyclés» sont eux aussi très proches des estimations budgétaires finales. Les différences entre montants prévisionnels et paiements effectifs sont dues à l’écart entre les taux de change de l’euro utilisés à des fins budgétaires et les taux en vigueur au moment où les États membres qui ne font pas partie de la zone euro ont procédé aux paiements.

Titre 2: excédents, soldes et ajustements

L’excédent de l’exercice précédent s’élevait à 1,769 milliard d’EUR. Ce montant a été inscrit au budget 2021 au moyen d’un budget rectificatif et la contribution des États membres au titre des ressources propres a été réduite en conséquence.

En ce qui concerne les soldes TVA et RNB, les règles sont fixées à l’article 10 ter du règlement relatif à la procédure de mise à disposition [règlement (UE, Euratom) nº 609/2014 du Conseil]. Conformément à ces règles, la somme totale des soldes est calculée de manière à ce que l’incidence sur le budget de l’UE soit nulle («système de compensation») et que la procédure n’entraîne pas de modification budgétaire. C’est pourquoi la Commission demande directement aux États membres de verser les montants nets.

Titre 3: recettes administratives

Ce titre comprend les recettes provenant des impôts et prélèvements sur la rémunération du personnel, pour un montant de 2,230 milliards d’EUR.

Titre 4: produit financier, intérêts de retard et amendes

Au titre 4, la différence entre le montant budgétisé (515 millions d’EUR) et le résultat (1,633 milliard d’EUR) correspond principalement aux amendes dans le domaine de la concurrence.

Titre 5: garanties budgétaires, opérations d’emprunts et de prêts

Ce titre a pris une ampleur considérable avec le lancement de NextGenerationEU. Les fonds de NextGenerationEU relevant de ce titre sont des recettes affectées. Le titre 5 couvre les recettes liées aux garanties, intérêts et remboursements des prêts accordés. Il reprend également les fonds (destinés au soutien non remboursable de NextGenerationEU au titre de la facilité pour la reprise et la résilience et au renforcement des programmes du relevant du CFP) provenant de recettes affectées que les États membres reçoivent au titre de l’instrument de l’Union européenne pour la relance (EURI). Voir les faits marquants de l’exercice sur le plan financier, sections 2.2 et 2.3 pour un aperçu complet de NextGenerationEU.

Titre 6: recettes, contributions et restitutions liées aux politiques de l’Union

Ce titre concerne principalement les recettes provenant de corrections financières liées aux Fonds structurels et agricoles (Fonds ESI, FEAGA et Feader). Il inclut également la participation de pays tiers aux programmes de recherche, l’apurement des comptes des fonds agricoles ainsi que d’autres contributions et restitutions aux programmes/activités de l’UE. Une partie substantielle de ce total est composée de recettes affectées, ce qui donne lieu à l’inscription de crédits supplémentaires au volet des dépenses.

En 2021, les recettes budgétaires totales se sont élevées à 239,596 milliards d’EUR.

10.2.Dépenses

11.Exécution du budget

En 2021, première année du nouveau CFP 2021-2027, le budget définitif adopté s’élevait à 166,8 milliards d’EUR en crédits d’engagement et à 168,0 milliards d’EUR en crédits de paiement. NextGenerationEU a permis de renforcer les programmes clés en mobilisant un montant supplémentaire de 421,1 milliards d’EUR en crédits d’engagement et de 55,5 milliards d’EUR en crédits de paiement inscrits au budget de l’UE en tant que recettes affectées externes 2 .

L’exécution du budget 2021 a considérablement souffert des retards dans l’adoption de nouvelles bases juridiques et des nouvelles règles relatives aux Fonds structurels. La majorité des crédits d’engagement de 2021 relatifs aux Fonds structurels (d’une valeur nette de 49 milliards d’EUR) ont été reprogrammés sur la période 2022-2025 conformément à l’article 7 du règlement CFP. Dans les cas autorisés par le règlement financier et/ou par de nouvelles bases juridiques, les crédits non exécutés ont été reportés à 2022: 4,1 milliards d’EUR de crédits d’engagement et 4,2 milliards d’EUR de crédits de paiement. En 2021, pour la première fois, la possibilité de reporter sur l’année suivante les crédits budgétaires adoptés non utilisés a été utilisée par l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde (IVCDCI – Europe dans le monde) 3 , 4 . Des dispositions similaires sont applicables et ont été utilisées pour la réserve d’ajustement au Brexit et pour la réserve de solidarité et d’aide d’urgence.

L’exécution du total des crédits d’engagement en 2021 s’est élevée à 268,3 milliards d’EUR:

·113,4 milliards d’EUR du budget définitif adopté;

·0,6 milliard d’EUR de crédits reportés de 2020;

·154,3 milliards d’EUR de crédits issus de recettes affectées;

odont 143,5 milliards d’EUR provenant de NextGenerationEU.

Le total des paiements exécutés en 2021 s’est élevé à 228,0 milliards d’EUR:

·163,6 milliards d’EUR du budget définitif adopté;

·1,8 milliard d’EUR de crédits reportés de 2020;

·62,6 milliards d’EUR de crédits issus de recettes affectées;

odont 53,6 milliards d’EUR provenant de NextGenerationEU.

Exécution du total des crédits d’engagement en 2021 par objectif stratégique de l’UE

En 2021, l’exécution de tous les types de crédits (budget, crédits reportés de l’exercice précédent et recettes affectées) a atteint 44 % pour les engagements et 92 % pour les paiements. Les taux d’exécution en 2021 hors recettes affectées ont affiché 68 % pour les crédits d’engagement et 97 % pour les crédits de paiement. Une part importante des paiements effectués en 2021 était liée à l’achèvement du CFP 2014-2020.

Compte tenu en outre des reports et des engagements en gestion partagée qui ont été reprogrammés conformément à l’article 7 du règlement CFP, l’exécution du budget voté aurait atteint près de 100 % tant pour les crédits d’engagement que pour les crédits de paiement.

L’exécution des crédits au titre de NextGenerationEU a atteint 34 % pour le total des crédits d’engagement et 97 % pour le total des crédits de paiement inscrits au budget de l’UE. Le montant engagé au titre de NextGenerationEU représentait 87 % du montant autorisé 5 en 2021 pour les engagements, soit 164,6 milliards d’EUR.

12.Engagements restant à liquider

Les engagements restant à liquider (communément appelés le «RAL», ou «reste à liquider»), à savoir les montants engagés mais non encore payés, se chiffraient à 341,6 milliards d’EUR à la fin de l’exercice 2021. Les engagements restant à liquider ont augmenté par rapport à 2020 (de 38,4 milliards d’EUR), mais cette augmentation a été inférieure aux prévisions initiales, étant donné que la plupart des engagements relatifs aux programmes en gestion partagée (d’une valeur nette de 49 milliards d’EUR) prévus pour 2021 ont été reportés à 2022 et aux années suivantes, conformément à l’article 7 du règlement CFP. La reprogrammation de la mise en œuvre en gestion partagée contribuera à une nouvelle augmentation du RAL dans les années à venir.

Le principal facteur à l’origine de l’augmentation du RAL en 2021 a été le début de la mise en œuvre de NextGenerationEU (partie non remboursable), qui a contribué à hauteur de 89,9 milliards d’EUR (26 %) au RAL total à la fin de 2021. Les recettes affectées dans le cadre de NextGenerationEU entraîneront une augmentation du RAL dans les années à venir, étant donné que tous les engagements seront contractés au plus tard le 31 décembre 2023 et qu’ils seront honorés par des paiements jusqu’au 31 décembre 2026, conformément à l’article 3, paragraphes 4 et 9, du règlement EURI 6 .

13.Résultat de l’exécution du budget

Le résultat de l’exécution du budget (excédent) a augmenté en passant de 1,8 milliard d’EUR en 2020 à 3,2 milliards d’EUR en 2021, étant donné que les recettes provenant des droits de douane et des amendes ont été plus élevées que prévu.



14.INSTRUMENTS FINANCIERS ET GARANTIES BUDGÉTAIRES

15.Instruments financiers relevant du budget de l’UE

Les instruments financiers relevant du budget de l’UE prennent la forme d’instruments de garantie, de fonds propres et de prêts. Dans le CFP 2021-2027, le recours aux garanties budgétaires devrait augmenter par rapport à l’utilisation d’instruments financiers entièrement financés ou provisionnés à partir du budget de l’Union. En particulier, dans le cadre du programme InvestEU, 26,2 milliards d’EUR de garanties de l’UE seront accordés au groupe BEI et à d’autres institutions financières pour soutenir divers objectifs stratégiques de l’Union au moyen d’opérations de financement et d’investissement. Cette stratégie repose - à la différence de la méthode traditionnelle d’exécution budgétaire consistant à accorder des aides et des subventions - sur le principe fondamental selon lequel, pour chaque euro du budget versé au titre d'instruments financiers, le bénéficiaire final reçoit plus d'un euro de soutien financier, grâce à l’effet de levier.

Selon ce mode d’exécution budgétaire, soit les fonds sont déjà versés sur les comptes fiduciaires gérés par les entités responsables et restent disponibles (sous forme de trésorerie et équivalents de trésorerie, de titres de créance ou d’investissements dans des fonds du marché monétaire ou des portefeuilles d’actifs mis en commun) pour couvrir les futurs appels de garantie, soit ils ont été investis en fonds propres. L’importance et le volume des instruments financiers relevant du budget de l’UE au titre de la gestion directe et indirecte ont augmenté ces dernières années.

16.Garanties budgétaires: actifs financiers détenus dans des fonds de garantie

Selon ce mode d’exécution budgétaire, l’UE fournit des garanties aux contreparties pour lesquelles le financement n’est que partiellement provisionné par des fonds de garantie mis en place par la Commission, créant ainsi un passif éventuel pour le budget de l’UE dans le cas où le provisionnement n’est pas suffisant pour couvrir les appels. L’UE a accordé au groupe BEI des garanties sur des prêts octroyés en dehors de l’UE («mandat de prêt extérieur» ou «MPE» de la BEI) et sur les opérations de dettes et de fonds propres couvertes par la garantie de l’EFSI, ainsi que des garanties sur des opérations couvertes par la garantie FEDD et par la garantie relative aux actions extérieures de l’IVCDCI, accordées au groupe BEI et à d’autres institutions financières.

Depuis 2021, le provisionnement par des fonds de garantie est détenu dans le fonds commun de provisionnement (FCP). Le FCP a été institué par le règlement financier 7 afin de détenir les provisions constituées (c’est-à-dire les fonds détenus) pour couvrir les passifs financiers qui découlent des instruments financiers, des garanties budgétaires et des prêts d’assistance financière à compter du CFP 2021-2027. Il inclut également certains actifs de provisionnement destinés à couvrir les passifs financiers de CFP précédents.

Le FCP a été créé et fonctionne comme un portefeuille unique, combinant actuellement des provisions pour différentes garanties budgétaires et différents programmes d’assistance financière de l’UE. Les ressources du FCP sont allouées dans des compartiments afin de retracer les montants relatifs aux différents instruments contributeurs du FCP (garanties budgétaires et programmes d’assistance financière).

À la suite de l’entrée en vigueur du CFP 2021-2027, les actifs nets du Fonds de garantie de l’EFSI ont été transférés dans le FCP à compter du 1er janvier 2021. Les actifs nets du fonds de garantie FEDD et du Fonds de garantie relatif aux actions extérieures ont été transférés dans le FCP dans le courant de l’année 2021.

Au 31 décembre 2021, la Commission détenait des actifs financiers dans le FCP pour les compartiments suivants:

·le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures – 2,7 milliards d’EUR;

·le fonds de garantie de l’EFSI – 8,5 milliards d’EUR;

·le fonds de garantie FEDD – 0,8 milliard d’EUR; et

·le fonds de garantie InvestEU – 0,3 milliard d’EUR.

En outre, un montant de 92 millions d’EUR est détenu auprès de la trésorerie centrale de la Commission en tant que coussin de liquidité afin de couvrir les appels de garantie immédiats.

17.Prêts et emprunts correspondants relatifs aux programmes d’assistance financière

Les activités d’emprunt et de prêt de l’Union européenne liées aux programmes d’assistance financière sont des opérations hors budget. En général, à l’exception de NextGenerationEU, les fonds collectés sont prêtés par des opérations réciproques au pays bénéficiaire, c’est-à-dire avec le même coupon, la même durée et le même montant. Malgré l’application de modalités similaires, le service de la dette des instruments de financement relève de la responsabilité juridique de l’UE, qui s’assure que tous les paiements sont effectués en temps utile et intégralement. La Commission a mis en place des procédures visant à assurer le remboursement des emprunts même en cas de défaut de paiement sur un prêt.

La Commission fournit, en vertu de décisions du Parlement européen et du Conseil, un soutien financier aux États membres et aux pays tiers sous la forme de prêts bilatéraux financés sur les marchés de capitaux et garantis par le budget de l’UE. En 2021, la Commission, agissant au nom de l’UE, a géré cinq programmes principaux dans le cadre desquels elle peut accorder des prêts:

·le soutien à la balance des paiements (BDP);

·le soutien au mécanisme européen de stabilisation financière (MESF);

·l’assistance macrofinancière (AMF);

·l’assistance SURE; et

·NextGenerationEU – pour de plus amples informations sur NextGenerationEU, voir la section 2.



Au 31 décembre 2021, le montant nominal des prêts accordés au titre de l’assistance financière, hors NextGenerationEU (voir section 2), s’élevait à:

en Mrd EUR

Total accordés

Total décaissés à la fin de l’exercice

Total remboursés à la fin de l’exercice

Encours à la fin de l’exercice

SURE

Belgique

8,2

8,2

-

8,2

Bulgarie

0,5

0,5

-

0,5

Croatie

1,0

1,0

-

1,0

Chypre

0,6

0,6

-

0,6

Tchéquie

2,0

2,0

-

2,0

Estonie

0,2

0,2

-

0,2

Grèce

5,3

5,3

-

5,3

Hongrie

0,5

0,5

-

0,5

Irlande

2,5

2,5

-

2,5

Italie

27,4

27,4

-

27,4

Lettonie

0,3

0,3

-

0,3

Lituanie

1,0

1,0

-

1,0

Malte

0,4

0,4

-

0,4

Pologne

11,2

8,2

-

8,2

Portugal

5,9

5,4

-

5,4

Roumanie

4,1

3,0

-

3,0

Slovaquie

0,6

0,6

-

0,6

Slovénie

1,1

1,1

-

1,1

Espagne

21,3

21,3

-

21,3

94,3

89,6

-

89,6

MESF

Irlande

22,5

22,5

-

22,5

Portugal

24,3

24,3

-

24,3

46,8

46,8

-

46,8

AMF

Ukraine

5,0

5,0

(0,6)

4,4

Tunisie

1,4

1,1

-

1,1

Jordanie

1,1

0,9

-

0,9

Autres

1,5

1,2

(0,2)

1,0

9,0

8,2

(0,8)

7,4

BDP

Lettonie

2,9

2,9

(2,7)

0,2

2,9

2,9

(2,7)

0,2

Total

153,0

147,5

(3,5)

144,0



L’échéancier de remboursement des encours en fin d’exercice est le suivant:

en Mrd EUR

SURE

MESF

AMF

BDP

TOTAL

2022

-

2,7

-

-

2,7

2023

-

3,5

0,1

-

3,6

2024

-

2,6

0,6

-

3,2

2025

8,0

2,4

-

0,2

10,6

2026

8,0

4,0

0,1

12,1

2027

-

3,0

0,2

3,2

2028

10,0

2,3

0,2

12,5

2029

8,1

1,4

0,9

10,4

2030

10,0

-

0,1

10,1

2031

-

7,3

1,2

8,5

2032

-

3,0

0,1

3,1

2033

-

2,1

0,5

2,6

2034

-

-

0,1

0,1

2035

8,5

2,0

2,0

12,5

2036

9,0

5,7

1,3

16,0

2037

-

-

-

-

2038

-

1,8

-

1,8

2039

-

2040

7,0

-

-

7,0

2041

-

2042

-

3,0

-

3,0

2043

-

2044

-

2045

-

2046

5,0

5,0

2047

6,0

6,0

2048

-

2049

-

2050

10,0

-

10,0

2051

-

-

Total

89,6

46,8

7,4

0,2

144,0

SURE

L’instrument SURE a été créé en 2020 pour fournir une assistance financière aux États membres qui sont confrontés à une grave perturbation économique engendrée par la pandémie de COVID-19, ou qui sont gravement menacés de l’être. Cet instrument complète les mesures nationales prises par les États membres concernés. Le montant maximal de l’assistance financière ne dépasse pas 100 milliards d’EUR pour l’ensemble des États membres.

À la fin de 2021, les États membres ont signé des conventions de prêt pour un montant de 94,3 milliards d’EUR et, sur ce montant, 89,6 milliards d’EUR étaient décaissés à la fin d’exercice 2021. Le montant des nouveaux prêts décaissés en 2021 s’élevait à 50,1 milliards d’EUR. La durée des prêts varie entre 5, 10, 15, 20 et 30 ans.

MESF

Le MESF a été créé pour octroyer une assistance financière à tous les États membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves perturbations économiques ou financières, du fait d’événements exceptionnels échappant à leur contrôle. Il est intervenu pour octroyer une assistance financière, subordonnée à la mise en œuvre de réformes, à l’Irlande et au Portugal entre 2011 et 2014. Ce programme a pris fin et aucun prêt supplémentaire ne peut être demandé. Il reste toutefois en place pour des tâches spécifiques comme l’allongement de la durée des prêts octroyés à l’Irlande et au Portugal et l’octroi de crédits relais. En 2021, la durée d’emprunt d’un montant de 9,8 milliards d’EUR arrivant à terme au cours de l’année a été prolongée jusqu’en 2036 (3 milliards d’EUR pour l’Irlande et 1,8 milliard d’EUR pour le Portugal) et jusqu’en 2031 (5 milliards d’EUR pour le Portugal).

Le montant accordé au Portugal a été ramené de 26 milliards d’EUR à 24,3 milliards d’EUR étant donné qu’un montant de 1,7 milliard d’EUR a expiré et qu’aucun décaissement supplémentaire n’a été possible. En décembre 2021, le Portugal a demandé un allongement de la durée d’emprunt pour un montant de 2,2 milliards d’EUR sur le prêt total de 2,7 milliards d’EUR dû en avril 2022. En février 2022, la Commission a emprunté 2,2 milliards d’EUR pour reconduire le prêt, lequel a été prolongé de 4,5 ans.

AMF

Le programme AMF est une forme de concours financier consenti par l’Union aux pays tiers partenaires qui connaissent une crise de leur balance des paiements (comprenant un encours de 4,4 milliards d’EUR en faveur de l’Ukraine). Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison des deux, et est uniquement destinée aux pays bénéficiant d’un programme de décaissement du Fonds monétaire international (FMI).

En 2020, la Commission a adopté une proposition pour un ensemble de mesures d’assistance macrofinancière d’un montant de 3 milliards d’EUR en faveur de dix partenaires de l’élargissement et du voisinage afin de les aider à atténuer les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19. La décision a été adoptée par le Parlement européen et le Conseil le 25 mai 2020. En vertu de cette décision, la Commission a décaissé, en 2021, dix nouveaux prêts d’un montant nominal total de 1,7 milliard d’EUR en faveur de 9 bénéficiaires de l’AMF. La durée d’emprunt des nouveaux prêts varie de 10 à 15 ans.

BDP

Ce programme de soutien s’adresse aux États membres n’appartenant pas à la zone euro qui connaissent ou risquent de connaître des difficultés dans leur balance des paiements. Le soutien consiste en des prêts à moyen terme subordonnés à la mise en œuvre de politiques visant à faire face aux problèmes économiques sous-jacents. En général, l’UE propose ce soutien de la BDP en collaboration avec le FMI et d’autres institutions internationales ou pays.

Le montant accordé à la Lettonie au titre du soutien de la BDP a été ramené de 3,1 milliards d’EUR à 2,9 milliards d’EUR étant donné que le montant disponible de 0,2 milliard d’EUR a expiré et ne pouvait plus être décaissé. Aucune nouvelle opération ni aucun remboursement de prêt n’ont eu lieu en 2021.

18.Passif éventuel au budget pour les programmes d’assistance financière

Les emprunts de l’UE sont des obligations directes et inconditionnelles de l’Union et sont garantis par les États membres (passifs éventuels au budget). Les emprunts contractés pour financer les prêts aux pays tiers sont couverts par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures. En cas de défaillance d’un pays bénéficiaire, le service de la dette sera prélevé, si possible, du solde de trésorerie disponible de la Commission. Si cela n'était pas possible à ce moment-là, la Commission procéderait au prélèvement des fonds nécessaires auprès des États membres. Les États membres de l’UE sont légalement tenus, conformément à la législation relative aux ressources propres de l’UE [article 14 du règlement (UE, Euratom) nº 609/2014 du Conseil], de mettre à disposition des fonds suffisants pour répondre aux obligations de l’UE. Dès lors, les investisseurs sont uniquement exposés au risque de crédit de l’UE et non à celui du bénéficiaire des prêts financés. Les prêts «back-to-back» garantissent que le budget de l’UE n'est soumis à aucun risque de taux d’intérêt ou de change.

Les prêts accordés aux États membres au titre de l’instrument SURE sont étayés par un système de garanties volontaires des États membres s’élevant à 25 % du montant maximal de l’assistance financière. La contribution de chaque État membre au montant total de la garantie correspond à sa part relative dans le revenu national brut (RNB) total de l’Union européenne, sur la base du budget de l’UE pour 2020.

Pour chaque programme d’un pays, les décisions du Parlement européen, du Conseil et de la Commission déterminent le montant global accordé, le nombre de tranches à verser et l’échéance (moyenne) maximale de l’enveloppe de prêts. La Commission et l’État membre concerné conviennent ensuite des paramètres de prêt/de financement, en particulier de l’échéance des versements. Par ailleurs, toutes les tranches du prêt, hormis la première, sont subordonnées au respect de conditions politiques, dans le contexte d’une aide financière conjointe de l’UE et du FMI. Il s’agit là d’un autre facteur influençant le calendrier des opérations de financement, ce qui implique que le calendrier et les échéances des émissions dépendent de l’activité de prêt correspondante de l’UE. Le financement est libellé exclusivement en euros et les échéances vont de 3 à 30 ans.

19.ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS

20.RECETTES

Les recettes consolidées de l’UE comprennent les montants liés aux opérations avec contrepartie directe et aux opérations sans contrepartie directe, ces dernières étant les plus importantes. L’évolution sur cinq ans des recettes provenant des principales opérations sans contrepartie directe (comprenant la ressource RNB, les ressources propres traditionnelles, la ressource TVA, la nouvelle ressource propre fondée sur les matières plastiques, les amendes et la récupération de dépenses) est la suivante:

Évolution, sur cinq ans, des recettes provenant des principales opérations sans contrepartie directe*

* Chiffres 2020 et 2021: hors recettes liées au retrait du Royaume-Uni de l’UE

Étant donné que les recettes budgétaires doivent être égales (ou supérieures) aux dépenses budgétaires, l’évolution des recettes indiquée ci-dessus est principalement déterminée par les paiements effectués chaque année.

Recettes consolidées – principales évolutions en 2021

En 2021, les recettes consolidées, toutes catégories confondues, se sont établies à 178,9 milliards d’EUR, contre 224,0 milliards d’EUR l’année précédente. La baisse de 45,1 milliards d’EUR, soit 20,1 %, s’explique principalement par la diminution des effets du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, lequel avait entraîné une augmentation des recettes de 2020 de 47,5 milliards d’EUR, mais n’a contribué qu’à hauteur de 1,1 milliard d’EUR aux recettes de 2021. À l’exclusion de ces recettes spécifiques, les recettes consolidées de 2021 s’élèvent à 177,8 milliards d’EUR, ce qui est comparable aux recettes consolidées ajustées de l’année précédente (176,5 milliards d’EUR).

En ce qui concerne les autres catégories de recettes, les principales évolutions ont été l’introduction de la nouvelle ressource propre sur les matières plastiques, l’augmentation des recettes provenant des amendes et la diminution des recettes provenant du RNB:

·les recettes provenant de la nouvelle ressource propre sur les matières plastiques, introduite en 2021 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle décision 2020/2053 relative aux ressources propres 8 , se sont établies à 5,8 milliards d’EUR. Un taux d’appel uniforme de 0,80 EUR par kilogramme s’applique au poids des déchets d’emballages en plastique non recyclés produits dans chaque État membre. Les déchets d’emballages en plastique qui ne sont pas recyclés au cours d’une année donnée sont calculés comme la différence entre les déchets d’emballages en plastique produits et les déchets d’emballages en plastique recyclés cette année-là dans un État membre. La Bulgarie, la Tchéquie, l’Estonie, la Grèce, l’Espagne, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie ont droit à des réductions forfaitaires annuelles spécifiques de leurs contributions respectives aux ressources propres fondées sur les matières plastiques;

·les produits des amendes ont augmenté de 0,5 milliard d’EUR en 2020 à 2,0 milliards d’EUR en 2021. Cette hausse de 1,5 milliard d’EUR est due à l’augmentation des amendes infligées en 2021, tant en nombre qu’en montant. En 2021, les principales amendes infligées ont été les suivantes: 875 millions d’EUR d’amende imposés à BMW et au groupe Volkswagen (Volkswagen, Audi et Porsche) pour entente sur le développement technique dans le domaine de l’épuration des émissions d’oxyde d’azote et 371 millions d’EUR d’amende infligés à Nomura, UBS et UniCredit pour la participation d’un groupe de traders à une entente sur les marchés primaire et secondaire des obligations d’État européennes;

·les recettes provenant du RNB (revenu national brut), principal élément des produits d’exploitation de l’UE, ont chuté de 125,4 milliards d’EUR en 2020 à 116,0 milliards d’EUR en 2021. Cette diminution de 9,4 milliards d’EUR, soit 7,5 %, est liée à l’augmentation des autres catégories de recettes (et de la nouvelle ressource propre fondée sur les matières plastiques), étant donné que les recettes provenant du RNB financent la partie du budget qui n’est pas couverte par d’autres sources de revenus.

21.DÉPENSES

Le principal poste de dépenses comptabilisé dans les états financiers consolidés concerne les dépenses au titre de la gestion partagée, dont relèvent les Fonds suivants: i) le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA), ii) le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et les autres instruments de développement rural, iii) le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds de cohésion (CF) et iv) le Fonds social européen (FSE). Ces fonds représentaient 119,9 milliards d’EUR, soit 54,3 % du total des dépenses (à hauteur de 221,0 milliards d’EUR) engagées en 2021 (contre 109,7 milliards d’EUR engagés en 2020, soit 65,9 % du total des dépenses). La ventilation des dépenses au titre de la gestion partagée et leur pondération relative sont présentées ci-dessous:

Principales dépenses au titre de la gestion partagée pour l’exercice 2021

L’augmentation des dépenses au titre de la gestion partagée est principalement due à l’accroissement des dépenses liées au FEDER et au Fonds de cohésion (5,8 milliards d’EUR) et au FSE (3,0 milliards d’EUR). Elle reflète l’exécution accrue vers la fin de la période de programmation du CFP 2014-2020 ainsi que l’augmentation temporaire du taux de cofinancement à la suite de la mise en œuvre des mesures CRII+. Les dépenses relatives, d’une part, au Feader et aux autres instruments de développement rural et, d’autre part, au FEAGA ont augmenté respectivement de 1,0 milliard d’EUR et de 0,3 milliard d’EUR.

À la suite du lancement réussi de NextGenerationEU (voir section 2), les dépenses au titre de la gestion directe – qui concernent l’exécution budgétaire par la Commission, les agences exécutives et les fonds fiduciaires – sont passées de 22,1 milliards d’EUR en 2020 à 63,0 milliards d’EUR en 2021. L’augmentation de 40,9 milliards d’EUR est principalement due au soutien non remboursable accordé au titre de la facilité pour la reprise et la résilience dans le cadre de NextGenerationEU, d’un montant de 42,9 milliards d’EUR. Les dépenses au titre de la gestion directe liées aux programmes de vaccination contre la COVID-19 ont diminué en passant de 1,6 milliard d’EUR en 2020 à 0,7 milliard d’EUR en 2021.

Les dépenses au titre de la gestion indirecte concernent l’exécution budgétaire par des agences de l’UE, des organes de l’UE, des pays tiers, des organisations internationales et d’autres entités. En 2021, les dépenses au titre de la gestion indirecte se sont élevées à 10,9 milliards d’EUR, soit un chiffre similaire à celui de l’année précédente (11,0 milliards d’EUR).

22.ACTIF

Au 31 décembre 2021, le total de l’actif s’élevait à 414,1 milliards d’EUR (contre 280,0 milliards d’EUR en 2020) – cette hausse notable est due à la poursuite des prêts émis au titre de l’instrument SURE ainsi qu’aux prêts et avances payés dans le cadre du nouvel instrument NextGenerationEU. Les postes les plus importants étaient les actifs financiers autres que la trésorerie et les équivalents de trésorerie (188,6 milliards d’EUR), les préfinancements (93,4 milliards d’EUR), les créances à recevoir et à recouvrer (72,4 milliards d’EUR), ainsi que la trésorerie et les équivalents de trésorerie (44,9 milliards d’EUR). Les autres actifs, s’élevant à 14,7 milliards d’EUR, comprenaient principalement les immobilisations corporelles et les immobilisations incorporelles.

Composition de l’actif au 31 décembre 2021



La forte augmentation du total de l’actif de 134,0 milliards d’EUR, soit 47,9 %, par rapport à l’année précédente s’explique principalement par les effets suivants:

·les prêts en cours sont passés de 93,3 milliards d’EUR en 2020 à 163,6 milliards d’EUR en 2021. Cette augmentation de 70,3 milliards d’EUR, soit 75,3 %, correspond principalement à l’émission de nouveaux prêts pour l’assistance financière au titre de l’instrument SURE (50,1 milliards d’EUR) et à l’émission de prêts au titre de la nouvelle FRR (18,0 milliards d’EUR);

·le total des préfinancements est passé de 62,7 milliards d’EUR en 2020 à 93,4 milliards d’EUR en 2021. Cette augmentation de 30,7 milliards d’EUR, soit 49,0 %, correspond au soutien financier non remboursable accordé au titre de la FRR (30,8 milliards d’EUR);

·la trésorerie et les équivalents de trésorerie ont évolué à la hausse, passant de 16,7 milliards d’EUR en 2020 à 44,9 milliards d’EUR en 2021. L’augmentation de 28,2 milliards d’EUR est principalement due à la liquidité liée à NextGenerationEU (18,0 milliards d’EUR détenus sur le compte de NextGenerationEU, ainsi que 1,4 milliard d’EUR de fonds détenus sur le compte de la trésorerie centrale de la Commission dans l’attente du versement au budget des programmes relevant du CFP). L’augmentation restante est due au montant plus élevé des crédits de paiement non exécutés en 2021, aux amendes devenues définitives à la fin de l’exercice et aux ressources propres traditionnelles supplémentaires encaissées mais non encore budgétisées en fin d’exercice.

Retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne

Le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne. Les conditions de son départ sont définies dans un accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique, également appelé «accord de retrait». Dans le cadre de cet accord, le Royaume-Uni a accepté d’honorer toutes les obligations financières contractées lorsqu’il était membre de l’UE. L’accord est entré en vigueur le 31 janvier 2020. Le Royaume-Uni continuera à contribuer au budget de l’UE et à bénéficier des programmes et des dépenses de l’UE antérieurs à 2021 comme s’il était un État membre. Le Royaume-Uni recevra également en retour certaines sommes définies qu’il a versées au budget de l’UE ou des sommes reçues par le budget de l’UE au cours de la période pendant laquelle il était membre. L’UE communique deux fois par an au Royaume-Uni les montants dus et ce dernier les paie sur une base mensuelle. La communication est mise à jour chaque année sur la base des chiffres réels.

Les obligations prévues par l’accord de retrait génèrent des passifs et des créances à recevoir pour l’UE qui doivent être calculés et répercutés dans les comptes annuels de l’UE. Ces passifs et créances couvrent en particulier les domaines suivants:

·Ressources propres (article 136)

·Engagements restant à liquider (article 140)

·Amendes pour des infractions aux règles de concurrence (article 141)

·Passifs de l’Union (article 142)

·Passifs financiers éventuels et instruments financiers (articles 143 et 144)

·Avoirs nets de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (article 145)

·Investissement de l’Union dans le FEI, Fonds européen d’investissement, (article 146)

·Passifs éventuels liés à des affaires juridiques (article 147).

en Mio EUR

Article 140

Article 142

Autres

31.12.2021

31.12.2020

Dus par le Royaume-Uni

28 620

14 751

610

43 982

49 579

Montants dus au Royaume-Uni

-

-

(2 229)

(2 229)

(2 122)

Total

28 620

14 751

(1 618)

41 753

47 456

Non courants

17 064

14 486

(711)

30 839

40 629

Courants

11 556

265

(908)

10 913

6 827

Préfinancements

En 2021, les préfinancements, à l’exclusion des autres avances aux États membres et des contributions aux fonds fiduciaires Bêkou et Afrique, s’élevaient à 86,2 milliards d’EUR (contre 55,5 milliards d’EUR en 2020), dont la quasi-totalité concernait des activités de la Commission. L’augmentation de 30,7 milliards d’EUR, soit 55,3 %, est presque entièrement liée au soutien non remboursable accordé au titre de la FRR, qui s’est traduit par une augmentation des préfinancements liés à la gestion directe de 14,3 milliards d’EUR en 2020 à 43,7 milliards d’EUR en 2021:

Préfinancements de la Commission par mode de gestion

Le niveau des préfinancements octroyés au titre des programmes du CFP est fortement tributaire du cycle CFP respectif: par exemple, au début de la période couverte par le CFP, il est à prévoir que d’importantes avances soient versées aux États membres au titre de la politique de cohésion, et ces montants restent à la disposition des États membres jusqu’à la clôture des programmes. Un préfinancement annuel est également versé, lequel doit être utilisé au cours de l’exercice ou être recouvré l’exercice suivant dans le cadre de la clôture annuelle du cycle des comptes. La Commission met tout en œuvre pour faire en sorte que les préfinancements soient maintenus à un niveau approprié. Il s’agit de trouver un juste équilibre entre la garantie d’un financement suffisant des projets et la comptabilisation en temps utile des dépenses.

23.PASSIF

Au 31 décembre 2021, le total du passif s’élevait à 496,4 milliards d’EUR (contre 313,5 milliards d’EUR en 2020) – cette très forte augmentation s’explique par les emprunts souscrits en 2021 au titre des instruments SURE et NextGenerationEU. Les postes les plus importants étaient les emprunts souscrits aux fins de NextGenerationEU et de l’assistance financière (236,7 milliards d’EUR), les obligations de pension et les passifs liés aux avantages postérieurs à l’emploi (122,5 milliards d’EUR), les charges à payer et les produits à reporter (78,1 milliards d’EUR) ainsi que les sommes à payer à des tiers (46,4 milliards d’EUR):



Composition du passif au 31 décembre 2021

La forte augmentation de 82,9 milliards d’EUR, soit 58,3 %, par rapport à l’année précédente s’explique principalement par les effets suivants:

·les emprunts sont passés de 93,2 milliards d’EUR en 2020 à 236,7 milliards d’EUR en 2021. Cette augmentation de 143,5 milliards d’EUR est liée principalement à la FRR (91,0 milliards d’EUR) et aux emprunts supplémentaires au titre de SURE (50,1 milliards d’EUR);

·les charges à payer et les produits à reporter ont évolué à la hausse, passant de 64,6 milliards d’EUR en 2020 à 78,1 milliards d’EUR en 2021. Cette augmentation de 13,5 milliards d’EUR, soit 20,9 %, est liée principalement à la nouvelle FRR (8,2 milliards d’EUR) et à l’exécution du CFP 2014-2020 dans le cadre du FEDER et du Fonds de cohésion (1,9 milliard d’EUR);

·les sommes à payer sont passées de 32,4 milliards d’EUR en 2020 à 46,4 milliards d’EUR en 2021. Cette augmentation de 14,0 milliards d’EUR, soit 43,2 %, est principalement due à la FRR (19,1 milliards d’EUR) et à une diminution des montants à payer dans le domaine de la cohésion, domaine dans lequel le montant des déclarations de dépenses reçues avant la fin de l’exercice était inférieur à celui de l’année précédente (5,3 milliards d’EUR).



Total des déclarations de dépenses et des factures reçues et comptabilisées au bilan dans la rubrique des sommes à payer

Actifs nets

L’excédent du passif sur l’actif au 31 décembre 2021 s’élevait à 82,3 milliards d’EUR (contre 33,4 milliards d’EUR en 2020). Cette augmentation sensible de 48,9 milliards d’EUR est principalement due aux emprunts liés au soutien non remboursable souscrits en 2021 au titre de NextGenerationEU (donnant ainsi lieu à une augmentation des dépenses dans le cadre de la gestion directe de 42,9 milliards d’EUR). Il est à noter que le fait que le passif l’emporte sur l’actif ne signifie pas que les institutions et organes de l’UE sont en difficulté financière. Cela indique plutôt que certaines charges seront financées par les budgets annuels à venir. Conformément aux règles de la comptabilité d’exercice, bon nombre de dépenses sont comptabilisées sur l’exercice en cours, mais il se peut que les montants soient en réalité payés lors des exercices suivants et financés sur des budgets futurs; les recettes y afférentes ne seront comptabilisées qu’à l’avenir. Outre les emprunts au titre de NextGenerationEU, qui doivent être remboursés entre 2028 et 2051, et le passif lié aux avantages du personnel, qui doit être payé sur plusieurs décennies, les montants les plus importants à souligner sont les activités liées au FEAGA, dont l’essentiel est généralement payé au premier trimestre de l’année suivante.



24.L’UE: CADRE POLITIQUE ET FINANCIER, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

L’Union européenne (UE) est une union à laquelle les États membres ont attribué des compétences afin d’atteindre des objectifs communs. L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.

25.CADRE POLITIQUE ET FINANCIER

Traités de l’UE

Les objectifs et principes généraux qui guident l’Union et les institutions européennes sont définis dans les traités. L’Union européenne et ses institutions n’agissent que dans les limites des compétences qui leur sont attribuées par les traités pour atteindre les objectifs qui y sont établis et doivent, lors de l’exercice de leurs compétences, respecter les principes 9 de subsidiarité et de proportionnalité. Pour

atteindre ses objectifs et mener à bien ses politiques, l’Union se dote des moyens financiers nécessaires. La Commission est chargée de promouvoir l’intérêt général de l’Union, ce qui inclut l’exécution du budget et la gestion des programmes, en coopération avec les États membres et conformément au principe de bonne gestion financière.

L’Union poursuit les objectifs établis dans les traités à l’aide d’un certain nombre d’outils, dont fait partie le budget de l’UE. Elle peut également, par exemple, proposer un cadre législatif commun et des stratégies politiques conjointes.

Cadre financier pluriannuel et programmes de dépenses

Les politiques soutenues par le budget de l’Union sont mises en œuvre conformément au cadre financier pluriannuel (CFP) et à la législation sectorielle connexe qui définit les instruments et programmes de dépenses. Ceux-ci traduisent les priorités politiques de l’Union en termes financiers sur une période assez longue pour être efficace et fournir une perspective à long terme cohérente aux bénéficiaires

des fonds de l’UE et aux autorités nationales assurant le cofinancement. Des montants annuels maximaux (plafonds) sont fixés pour l’ensemble des dépenses de l’UE et pour les grandes catégories de dépenses (rubriques). La somme des plafonds de toutes ces rubriques correspond au plafond total des crédits d’engagement. Le cadre financier pluriannuel est adopté par le Conseil à l’unanimité de tous les États membres, avec l’approbation du Parlement européen. L’actuel cadre financier pluriannuel 2021-2027 a été adopté le 17 décembre 2020. Il est complété par l’instrument temporaire de relance NextGenerationEU.

Budget annuel

La Commission élabore le budget annuel. Le Parlement européen et le Conseil l’approuvent (normalement à la mi-décembre) pour l’année suivante, sur la base de la procédure prévue à l’article 314 TFUE. Selon le principe d’équilibre budgétaire, le total des recettes doit, pour un exercice financier donné, être égal au total des dépenses (crédits de paiement).

Les ressources propres, complétées par d’autres recettes, constituent les principales sources de financement de l’UE. Il existe quatre types de ressources propres: les ressources propres traditionnelles (principalement les droits de douane), la ressource propre fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la ressource propre fondée sur les déchets d’emballages en plastique non recyclés (introduite en 2021), et la ressource propre fondée sur le revenu national brut (RNB). Les autres recettes découlant des activités de l’UE (par exemple, les amendes pour infractions aux règles de la concurrence) représentent normalement moins de 10 % des recettes totales.

Modes de gestion

Le budget de l’Union est exécuté selon trois modes de gestion qui déterminent la manière dont l’argent est versé et géré:

·Gestion partagée: une grande partie du budget (environ les trois quarts) est gérée, dans le cadre d’un système de gestion partagée, par la Commission en coopération avec les États membres, notamment dans les domaines des fonds structurels et de l’agriculture.

·Gestion directe: la Commission gère également les programmes elle-même et peut déléguer la mise en œuvre de certains programmes à des agences exécutives.

·Gestion indirecte: les décisions en matière de dépenses peuvent également être gérées indirectement par l’intermédiaire d’autres organismes à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne. Le règlement financier et/ou les conventions de contribution définissent les mécanismes de contrôle et de compte rendu que ces entités doivent mettre en place et les mesures de surveillance que la Commission doit prendre lorsque des tâches d’exécution budgétaire sont confiées à des agences nationales, au groupe Banque européenne d’investissement, à des pays tiers, à des organisations internationales (comme la Banque mondiale ou les Nations unies) et à d’autres entités (par exemple des organismes décentralisés de l’UE ou des entreprises communes).

Règlement financier

Le règlement financier (RF) 10 applicable au budget général est un acte fondamental dans l’architecture réglementaire des finances de l’UE. Il définit en détail les règles financières applicables à l’exécution du budget de l’Union et les rôles des différents acteurs qui contribuent à faire en sorte que les fonds soient bien utilisés et permettent d’atteindre les objectifs fixés.

26.GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE

27.Structure institutionnelle

L’Union dispose d’un cadre institutionnel au moyen duquel elle vise à promouvoir ses valeurs, poursuivre ses objectifs, servir ses intérêts, ceux de ses citoyens et ceux des États membres, ainsi qu’à veiller à la cohérence, à l’efficacité et à la continuité de ses politiques et de ses actions. La structure organisationnelle est constituée d’institutions, d’organes et d’autres organismes de l’UE. Le règlement financier ainsi que les règles comptables applicables définissent, parmi ces entités, celles qui doivent figurer dans les comptes consolidés de l’UE (voir, dans la note 9 des comptes annuels consolidés de l’UE, la liste des entités figurant dans le périmètre de consolidation).

Le Parlement européen exerce, conjointement avec le Conseil, les fonctions législative et budgétaire. La Commission est responsable, sur le plan politique, devant le Parlement européen. Le Conseil exerce également des fonctions d’élaboration et de coordination des politiques dans le cadre des orientations et priorités politiques générales de l’Union fixées par le Conseil européen.

La Commission européenne est le bras exécutif de l’Union européenne. Elle promeut l’intérêt général de l’Union et prend les initiatives appropriées à cette fin. Elle veille à l’application des traités et surveille l’application du droit de l’Union par les États membres, sous le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne. Elle exerce des fonctions de coordination, d’exécution et de gestion, exécute le budget et gère les programmes.

La Commission exécute le budget, dans une large mesure en coopération avec les États membres 11 . Conjointement, ils font en sorte que les crédits soient utilisés conformément aux principes de la bonne gestion financière. La réglementation détermine les obligations de contrôle et d’audit des États membres lorsqu’ils se partagent l’exécution du budget et les responsabilités qui en découlent. Elle définit aussi les responsabilités et les modalités particulières de chacune des institutions de l’UE en ce qui concerne leurs propres dépenses.

28.La structure de gouvernance de la Commission

Les dispositifs de gouvernance en place au sein de la Commission et la manière dont ceux-ci permettent à cette dernière de fonctionner en tant qu’institution moderne, tenue de rendre des comptes et privilégiant l’obtention de résultats sont décrits dans la communication sur la gouvernance au sein de la Commission européenne 12 .

La Commission exerce ses fonctions sous la direction du collège des commissaires, qui établit les priorités et assume la responsabilité politique générale des travaux de la Commission. En tant que collège, la Commission remplit sa mission sous la conduite politique de son président ou sa présidente, qui présente, dans le cadre de sa nomination devant le Parlement européen, les objectifs qu’il/elle entend poursuivre, sous la forme d’orientations politiques. Le président décide de l’organisation interne de la Commission afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action.

Le collège délègue l’exécution opérationnelle du budget et la gestion financière aux directeurs généraux et aux chefs de service, qui sont à la tête de la structure administrative de la Commission. Cette approche décentralisée crée une culture administrative qui incite les fonctionnaires à assumer la responsabilité des activités qu’ils exercent et leur impose de fournir des assurances concernant les activités dont ils sont responsables.

Sous l’autorité du président ou de la présidente, et en étroite coopération avec le membre de la Commission chargé du budget, des ressources humaines et de l’administration, et avec la participation des services présidentiels et centraux, le conseil d’administration assure la coordination et le contrôle et fournit des orientations stratégiques et des conseils.

Le dispositif interne définit un ensemble cohérent de contrôles rigoureux et d’outils de gestion solides qui permettent au collège de commissaires d’assumer la responsabilité politique des travaux de la Commission 13 .

29.La gestion financière de la Commission

Au sein de la Commission, les fonctions et responsabilités en matière de gestion financière sont définies de manière précise (par exemple, dans le règlement financier et les règles internes 14 ) et exercées en conséquence. En tant qu’ordonnateurs délégués, les directeurs généraux et les chefs de service de la Commission sont responsables de la bonne gestion financière des ressources de l’Union, du respect des dispositions du règlement financier, de la gestion des risques et de la mise en place d’un cadre de contrôle interne adéquat.

La responsabilité des ordonnateurs s’étend à l’ensemble du processus de gestion, de la détermination des actions à mener pour réaliser les objectifs des politiques fixés par l’institution à la gestion des activités, tant du point de vue opérationnel que sous l’angle de la bonne gestion financière. Des tâches peuvent ensuite être subdéléguées aux directeurs, chefs d’unité ou autres, qui deviennent ainsi ordonnateurs subdélégués. Chaque ordonnateur délégué peut s’appuyer sur un ou deux directeurs chargés de la gestion des risques et du contrôle interne afin de superviser et de suivre la mise en œuvre des systèmes de contrôle interne.

Les services centraux de la Commission fournissent des orientations et des conseils et encouragent les bonnes pratiques, notamment dans le cadre des travaux du conseil d’administration.

Le règlement financier impose à chaque ordonnateur d’établir un rapport annuel d’activités («RAA») détaillant les réalisations, le contrôle interne et les activités de gestion financière au cours de l’année. Ce rapport contient une déclaration aux termes de laquelle les ressources ont été utilisées conformément au principe de bonne gestion financière et des procédures de contrôle sont en place qui offrent les garanties nécessaires quant à la légalité et la régularité des opérations sous-jacentes. Le rapport annuel sur la gestion et la performance du budget de l’Union 15 constitue le principal instrument au moyen duquel le collège des commissaires assume la responsabilité politique de la gestion financière du budget de l’UE.

Le comptable de la Commission est responsable, au niveau central, de la gestion de la trésorerie, des procédures de recouvrement, de la définition de règles comptables sur la base des normes comptables internationales du secteur public (IPSAS), de la validation des systèmes comptables ainsi que de la préparation des comptes annuels de la Commission et des comptes annuels consolidés de l’Union. En outre, le comptable est tenu de signer les comptes annuels et de déclarer qu’ils présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union. Les comptes annuels sont adoptés par le collège des commissaires. Le comptable exerce une fonction indépendante et assume une responsabilité essentielle dans l'information financière au sein de la Commission.

L’auditeur interne de la Commission exerce lui aussi une fonction centralisée et indépendante. Il émet en toute indépendance des conseils, des avis et des recommandations sur la qualité et le fonctionnement des systèmes de contrôle interne mis en place au sein de la Commission, des agences de l’UE et des autres organes autonomes.

Le comité de suivi des audits garantit l’indépendance de l’auditeur interne et contrôle la qualité des travaux d’audit interne. Il surveille également le suivi donné par les services de la Commission aux recommandations d’audit interne et externe, ainsi qu’aux constatations et recommandations de la Cour des comptes européenne relatives à la décharge concernant la fiabilité des comptes annuels consolidés de l’UE. Le rôle consultatif du comité contribue à améliorer globalement l’efficacité et l’efficience de la Commission dans la réalisation de ses objectifs et facilite la supervision, par le collège, des pratiques de la Commission en matière de gouvernance, de gestion des risques et de contrôle interne.

30.Audit externe et procédure de décharge

Conformément aux principes de bonne gestion financière, les fonds doivent être gérés de manière efficace, efficiente et économique. Il existe un cadre de responsabilité fondé sur des rapports exhaustifs, des audits externes et un contrôle politique, permettant de fournir une assurance raisonnable que les fonds de l’UE sont utilisés de façon appropriée.

Le Parlement européen décide, après une recommandation du Conseil, de donner ou non son approbation définitive, appelée «octroi de décharge», sur la manière dont la Commission a exécuté le budget de l’UE lors d’une année donnée. La procédure de décharge annuelle garantit que la Commission est tenue politiquement responsable de l’exécution du budget de l’Union.

Chaque année, la Cour des comptes européenne examine la fiabilité des comptes, la légalité et la régularité des recettes et des dépenses, et s’assure de la bonne gestion financière et des aspects qualitatifs de l’établissement du budget, y compris sous l’angle de la performance. La publication du rapport annuel de la Cour des comptes européenne est le point de départ de la procédure de décharge. Les auditeurs élaborent également des rapports spéciaux sur des dépenses ou des domaines d'action particuliers, ou sur des questions liées au budget ou à la gestion.

La décision concernant la décharge est en outre fondée sur les rapports financiers et sur la responsabilité intégrés de la Commission, les auditions des commissaires devant le Parlement européen et les réponses aux questions écrites adressées à la Commission.

NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS

Les comptes annuels consolidés de l’Union européenne relatifs à l’exercice 2021 ont été élaborés sur la base des informations fournies par les institutions et organismes conformément à l’article 246, paragraphe 2, du règlement financier applicable au budget général de l’Union européenne. Je déclare par la présente que lesdits comptes ont été établis conformément au titre XIII dudit règlement financier ainsi qu’aux principes, règles et méthodes comptables exposés dans les notes relatives aux états financiers.

J’ai obtenu des comptables de ces institutions et organes, qui en certifient la fiabilité, toutes les informations nécessaires à la production des comptes décrivant l’actif et le passif de l’Union européenne, ainsi que l’exécution du budget.

Je certifie par la présente que, sur la base de ces informations et des vérifications que j’ai jugées nécessaires pour être en mesure de signer les comptes de la Commission européenne, j’ai obtenu l’assurance raisonnable que les comptes présentent une image fidèle, dans tous les aspects significatifs, de la situation financière, des résultats des opérations et des flux de trésorerie de l’Union européenne.

Rosa ALDEA BUSQUETS

Comptable de la Commission

17 juin 2022

UNION EUROPÉENNE

EXERCICE 2021

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES RELATIVES

Des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’euros.

SOMMAIRE

BILAN

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

1. PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2. NOTES RELATIVES AU BILAN

3. NOTES RELATIVES AU COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

4. ACTIF ET PASSIF ÉVENTUELS

5. ENGAGEMENTS BUDGÉTAIRES ET JURIDIQUES

6. GESTION DES RISQUES FINANCIERS

7. INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

8. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA DATE DE CLÔTURE

9. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

BILAN

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

ACTIFS NON COURANTS

Immobilisations incorporelles

2.1

769

620

Immobilisations corporelles

2.2

12 669

11 682

Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

2.3

1 192

588

Actifs financiers

2.4

181 874

99 214

Préfinancements

2.5

60 792

34 519

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

40 642

45 813

297 938

192 434

ACTIFS COURANTS

Actifs financiers

2.4

6 744

13 881

Préfinancements

2.5

32 656

28 229

Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

2.6

31 796

28 681

Stocks

2.7

84

80

Trésorerie et équivalents de trésorerie

2.8

44 860

16 742

116 141

87 613

TOTAL DES ACTIFS

414 078

280 047

PASSIFS NON COURANTS

Retraites et autres avantages du personnel

2.9

(122 466)

(116 020)

Provisions

2.10

(2 950)

(3 878)

Passifs financiers

2.11

(214 974)

(84 399)

(340 391)

(204 297)

PASSIFS COURANTS

Provisions

2.10

(398)

(1 527)

Passifs financiers

2.11

(31 149)

(10 649)

Sommes à payer

2.12

(46 372)

(32 408)

Charges à payer et produits à reporter

2.13

(78 068)

(64 584)

(155 987)

(109 167)

TOTAL DES PASSIFS

(496 377)

(313 464)

ACTIFS NETS

(82 299)

(33 418)

Réserves

2.14

1 325

5 062

Montants à appeler auprès des États membres*

2.15

(83 624)

(38 480)

ACTIFS NETS

(82 299)

(33 418)

* Le Parlement européen a adopté, le 24 novembre 2021, un budget prévoyant que le paiement des dettes à court terme de l’Union doit être assuré sur des ressources propres à percevoir par les États membres ou à appeler auprès de ceux-ci en 2021. En vertu de l’article 83 du statut [règlement (CEE, Euratom, CECA) nº 259/68 du Conseil du 29 février 1968 tel que modifié], les États membres garantissent collectivement le paiement des prestations de pension.

COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

en Mio EUR

Note

2021

2020

RECETTES

Produits des opérations sans contrepartie directe

Ressources RNB

3.1

115 955

125 393

Ressources propres traditionnelles

3.2

20 590

19 559

Ressources TVA

3.3

18 340

17 858

Ressources propres fondées sur les matières plastiques

3.4

5 831

–

Amendes

3.5

1 990

452

Récupération de dépenses

3.6

1 794

1 355

Accord de retrait du Royaume-Uni

3.7

1 122

47 456

Autres

3.8

6 737

7 116

172 357

219 190

Produits des opérations avec contrepartie directe

Produit financier

3.9

5 092

3 434

Autres

3.10

1 497

1 404

6 589

4 838

Recettes totales

178 946

224 028

DÉPENSES

Exécution par les États membres

3.11

Fonds européen agricole de garantie

(40 829)

(40 461)

Fonds européen agricole pour le développement rural et

autres instruments de développement rural

(15 451)

(14 467)

Fonds européen de développement régional et Fonds de cohésion

(46 932)

(41 118)

Fonds social européen

(16 727)

(13 677)

Autres

(4 835)

(2 701)

Exécution par la Commission, des agences exécutives et des fonds fiduciaires

3.12

(63 000)

(22 094)

Exécution par d’autres agences et organes de l’UE

3.13

(3 154)

(3 530)

Exécution par des pays tiers et des organisations internationales

3.13

(4 512)

(4 178)

Exécution par d’autres entités

3.13

(3 225)

(3 257)

Coûts du personnel et des pensions

3.14

(12 417)

(11 995)

Charges financières

3.15

(4 201)

(2 188)

Autres dépenses

3.16

(5 762)

(6 946)

Dépenses totales

(221 046)

(166 612)

RÉSULTAT ÉCONOMIQUE DE L’EXERCICE

(42 100)

57 416

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

en Mio EUR

2021

2020

Résultat économique de l’exercice

(42 100)

57 416

Activités d’exploitation

Amortissements

116

113

Dépréciations

1 054

1 047

(Reprise des) pertes de valeur sur investissements

–

–

(Augmentation)/diminution des prêts

(70 259)

(40 624)

(Augmentation)/diminution des préfinancements

(30 699)

(11 301)

(Augmentation)/diminution des créances à recevoir avec contrepartie directe et des créances à recouvrer sans contrepartie directe

2 055

(50 519)

(Augmentation)/diminution des stocks

(4)

(12)

Augmentation/(diminution) dans les retraites et autres avantages du personnel

6 447

18 360

Augmentation/(diminution) des provisions

(2 057)

581

Augmentation/(diminution) des passifs financiers (autres que les emprunts au titre de NextGenerationEU)

60 075

40 531

Augmentation/(diminution) des sommes à payer

13 964

5 166

Augmentation/(diminution) des charges à payer et produits à reporter

13 484

(2 645)

Excédent budgétaire de l’exercice précédent comptabilisé comme produit hors trésorerie

(1 769)

(3 218)

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel (mouvement hors trésorerie ne figurant pas dans le compte de résultat économique)

(3 257)

(15 155)

Autres mouvements hors trésorerie

(1 757)

63

Activités d’investissement

(Augmentation)/diminution des immobilisations incorporelles et corporelles

(2 307)

(1 566)

(Augmentation)/diminution des investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

(604)

3

(Augmentation)/diminution des actifs financiers non dérivés à la juste valeur par le biais du compte de résultat*

(4 636)

(1 180)

(Augmentation)/diminution des actifs financiers dérivés à la juste valeur par le biais du compte de résultat

(629)

(62)

Activités de financement

Augmentation/(diminution) des emprunts liés à NextGenerationEU

91 000

FLUX DE TRÉSORERIE NETS

28 118

(3 004)

Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie

28 118

(3 004)

Trésorerie et équivalents de trésorerie en début d’exercice

16 742

19 745

Trésorerie et équivalents de trésorerie en fin d’exercice

44 860

16 742

* Le chiffre de 2020 se rapporte à (l’augmentation)/la diminution des actifs financiers disponibles à la vente.

ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET

en Mio EUR

Montants à appeler auprès des États membres Excédent/(déficit) cumulé

Autres réserves

Réserve de juste valeur

Actif net

SOLDE AU 31.12.2019

(77 560)

4 646

391

(72 523)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

(173)

173

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

105

105

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel

(15 155)

–

–

(15 155)

Autres

210

(252)

–

(42)

Résultat de l’exécution budgétaire 2019 crédité aux États membres

(3 218)

–

–

(3 218)

Résultat économique de l’exercice

57 416

–

–

57 416

SOLDE AU 31.12.2020

(38 480)

4 566

496

(33 418)

Incidence de la version révisée de la règle comptable nº11 de l'UE (voir note 1)

1 719

(3 043)

(496)

(1 820)

SOLDE AU 1.1.2021

(36 761)

1 523

–

(35 238)

Variations de la réserve du Fonds de garantie

–

–

–

–

Variations de la juste valeur

–

–

–

–

Réévaluations des passifs liés aux avantages du personnel

(3 257)

–

–

(3 257)

Autres

262

(198)

–

63

Résultat de l’exécution budgétaire 2020 crédité aux États membres

(1 769)

–

–

(1 769)

Résultat économique de l’exercice

(42 100)

–

–

(42 100)

SOLDE AU 31.12.2021

(83 624)

1 325

–

(82 299)

ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS

Il convient de noter que, dans les tableaux suivants, les montants qui concernent le Royaume-Uni dans le cadre des CFP jusque fin 2020 figurent toujours sous la rubrique «États membres» car, bien que le Royaume-Uni ait quitté l’Union le 1er février 2020, conformément à l’accord de retrait, il a continué, pour ces périodes, à entretenir avec l’Union une relation financière équivalente à celle d’un État membre.

1.PRINCIPES COMPTABLES ESSENTIELS

2.BASE LÉGALE ET RÈGLES COMPTABLES

La comptabilité de l’Union européenne est tenue conformément aux dispositions du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) nº 1296/2013, (UE) nº 1301/2013, (UE) nº 1303/2013, (UE) nº 1304/2013, (UE) nº 1309/2013, (UE) nº 1316/2013, (UE) nº 223/2014, (UE) nº 283/2014 et la décision nº 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) nº 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1), ci-après le «règlement financier» (RF).

En vertu de l’article 80 du règlement financier, l’Union européenne prépare ses états financiers selon les règles de comptabilité d’exercice inspirées des normes comptables admises au niveau international pour le secteur public (IPSAS). Ces règles comptables, arrêtées par le comptable de la Commission, doivent être appliquées par l’ensemble des institutions et organes de l’UE relevant du périmètre de consolidation afin d’assurer la cohérence interne des comptes consolidés de l’UE.

Application des règles comptables nouvelles et modifiées de l’Union européenne

Nouvelles règles comptables de l’UE adoptées, mais qui n’étaient pas encore en vigueur au 31 décembre 2021

Il n’y a pas de nouvelles règles comptables de l’UE adoptées mais non encore en vigueur au 31 décembre 2021

Version révisée des règles comptables de l’UE en vigueur pour les périodes annuelles ouvertes à partir du 1er janvier 2021

Le 17 décembre 2020, le comptable de la Commission a adopté la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE «Financial Instruments» (Instruments financiers), qui définit les principes de l’information financière relative aux actifs et passifs financiers et qui se fonde sur la nouvelle norme IPSAS 41 «Instruments financiers», sur la norme IPSAS 28 modifiée «Instruments financiers: présentation», et sur la norme IPSAS 30 modifiée «Instruments financiers: informations à fournir» (publiée en août 2018).

La version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE prend obligatoirement effet au 1er janvier 2021. Tout changement par rapport à l’application initiale est comptabilisé à cette date, de sorte que le retraitement des montants de la période antérieure n’est pas nécessaire. En conséquence, les actifs financiers, les passifs financiers, les créances à recevoir avec contrepartie directe ainsi que les produits/charges d’intérêts au 31 décembre 2020 présentés dans ces comptes ont été comptabilisés, conformément aux principes comptables, comme indiqué dans les états financiers de l’UE pour 2020 aux notes 1.5.5, 1.5.8 (uniquement pour les opérations avec contrepartie directe), 1.5.12 et 1.6.1 (uniquement pour les opérations avec contrepartie directe).

Les principaux changements et leurs effets sur les comptes de l’UE de 2021 sont les suivants:

Nouveaux principes de classement et d’évaluation des actifs financiers

La version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE introduit une approche fondée sur des principes pour le classement des actifs financiers et impose l’utilisation de deux critères: le modèle qu’une entité applique pour gérer ses actifs financiers, et les caractéristiques des flux de trésorerie contractuels de ces actifs. En fonction de ces critères, les actifs financiers sont classés dans les catégories suivantes: «actifs financiers au coût amorti» (amortised cost – AC), «actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette» (financial assets at fair value through net assets/equity – FVNA), ou «actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat» (JVCR) (financial assets at fair value through surplus and deficit – FVSD).

Le 1er janvier 2021, l’application des nouveaux critères a donné lieu au reclassement de tous les investissements en fonds propres et de tous les titres de créance, lesquels sont passés de «disponibles à la vente» à la catégorie d’actifs financiers à la JVCR. La réserve de juste valeur correspondante a été reclassée – au sein des actifs nets – en excédent ou en déficit cumulé.

Nouveau modèle de dépréciation

Alors que le précédent modèle de dépréciation reposait sur les pertes subies, la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE a introduit un modèle de dépréciation prospectif fondé sur les pertes de crédit attendues (PCA) pour la durée de vie de l’actif financier. Les PCA tiennent compte des cas de défaillance possibles et de l’évolution de la qualité de crédit des actifs financiers. Le nouveau modèle de dépréciation s’applique à tous les actifs financiers évalués à l’AC ou à la FVNA, ainsi qu’aux engagements de prêt et aux contrats de garantie financière.

En particulier, le 1er janvier 2021, l’application du nouveau modèle de dépréciation aux actifs financiers classés comme AC a conduit à la comptabilisation de dépréciations sur les prêts d’assistance financière accordés aux pays partenaires dans le cadre des programmes AMF et Euratom.

Comptabilisation des garanties financières

En vertu de la règle comptable nº 11 de l’UE précédente, la plupart des garanties financières – en particulier celles fournies sans contrepartie ou pour une contrepartie symbolique – étaient comptabilisées conformément aux principes de la règle comptable nº 10 de l’UE «Provisions, contingent liabilities and contingent assets» (Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels), et étaient donc soit comptabilisées comme des provisions, soit présentées comme des passifs éventuels en fonction de la probabilité de perte.

La version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE impose l’application des exigences de comptabilisation relatives aux garanties financières à tous les contrats de garantie financière. L’évaluation du passif lié à une garantie financière repose sur la juste valeur de la garantie lors de sa comptabilisation initiale ainsi que sur l’évolution des pertes de crédit attendues dans le cadre du portefeuille de créances garanties. Voir note 1.5.12.

En conséquence, le 1er janvier 2021, les contrats de garantie financière existants ont été reclassés de la catégorie des provisions financières à celle des passifs liés à une garantie financière et réévalués conformément aux exigences de la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE. Ce changement a entraîné une augmentation des passifs financiers, notamment en ce qui concerne les garanties fournies au groupe BEI dans le cadre du mandat de prêt extérieur. À la suite du changement de traitement comptable et de la comptabilisation du passif lié au contrat de garantie financière dans le cadre du mandat de prêt extérieur, la réserve pour le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures — classée dans les actifs nets jusqu’au 31 décembre 2020 — a été débloquée dans l’excédent ou le déficit cumulé.

Le tableau suivant présente les catégories d’évaluation initiales sur la base de la règle comptable nº 11 de l’UE, telle qu’appliquée aux états financiers de l’UE pour 2020, ainsi que les nouvelles catégories d’évaluation sur la base de la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE appliquée aux actifs et passifs financiers de l’Union européenne au 1er janvier 2021:

en Mio EUR

Catégorie d’évaluation Règle comptable nº 11 de l’UE précédente

Valeur nette comptable au 31.12.2020

Catégorie d’évaluation Version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE

Valeur nette comptable au 1.1.2021

Actifs financiers

Prêts

Prêts et créances

93 309

Coût amorti

93 575

JVCR

2

Titres de créances et prises de participation

Disponibles à la vente

19 587

JVCR

19 587

Actifs dérivés

JVCR

199

JVCR

199

Créances

Prêts et créances

3 450

Coût amorti

3 485

JVCR

3 482

Trésorerie et équivalents de trésorerie

Disponibles à la vente

16 742

Coût amorti

16 742

Passifs financiers

Garanties financières

Passif lié à la garantie financière

(90)

Passif lié à la garantie financière

(7 889)

Provisions (RCE10)

(2 523)

Emprunts

Coût amorti

(93 192)

Coût amorti

(93 521)

Autres passifs financiers

Coût amorti

(1 761)

Coût amorti

(1 761)

Passifs dérivés

JVCR

(4)

JVCR

(4)

Sommes à payer

Coût amorti

(32 408)

Coût amorti

(32 408)

Le tableau suivant analyse l’incidence de la transition vers la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE sur les actifs financiers, les créances, les provisions financières et les passifs financiers de l’Union européenne. Il rapproche les valeurs comptables provenant de leur catégorie d’évaluation précédente sur la base de la règle comptable nº 11 de l’UE, telle qu’appliquée aux états financiers de l’UE de 2020, avec leur nouvelle catégorie d’évaluation au moment du passage à la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE au 1er janvier 2021:



en Mio EUR

Solde au 31.12.2020

Reclassement

Réévaluation

Solde au 1.1.2021

Actifs financiers disponibles à la vente

Solde d’ouverture reporté

19 587

Transfert de DAV à JVCR

(19 587)

Solde d’ouverture ajusté

–

Actifs financiers à la JVCR

Solde d’ouverture reporté

199

Transfert de DAV à JVCR

19 587

Transfert de prêts à JVCR

2

Solde d’ouverture ajusté

19 788

Actifs financiers au coût amorti (dans les comptes de 2020: prêts)

Solde d’ouverture reporté

93 309

Réévaluation: taux d’intérêt effectif

329

Réévaluation: perte de crédit attendue

(60)

Reclassement en JVCR

(2)

Solde d’ouverture ajusté

93 575

Total des actifs financiers

(note 2.4)

113 095

–

269

113 363

Créances

Solde d’ouverture reporté

3 450

Réévaluation: perte de crédit attendue

33

CGF - branche receveur: réévaluation

3 484

Solde d’ouverture ajusté

6 967

Total des créances à recevoir

(Note 2.6.2)

3 450

–

3 517

6 967

Provisions financières

Solde d’ouverture reporté

(2 523)

Transfert vers passifs liés à la garantie financière

2 522

Solde d’ouverture ajusté

(1)

Total des provisions financières

(Note 2.10)

(2 523)

2 522

–

(1)

Passifs liés à la garantie financière

Solde d’ouverture reporté

(90)

Transfert à partir des provisions financières

(2 522)

CGF - branche payeur: réévaluation

(5 277)

Solde d’ouverture ajusté

(7 889)

Passifs financiers au coût amorti

Solde d’ouverture reporté

(94 954)

Réévaluation: taux d'intérêt effectif

(329)

Solde d’ouverture ajusté

(95 283)

Passifs financiers à la JVCR

Solde d’ouverture reporté

(4)

Solde d’ouverture ajusté

(4)

Total des passifs financiers

(Note 2.11)

(95 048)

(2 522)

(5 606)

(103 175)

Incidence totale de la version révisée de la règle comptable nº 11 de l'UE

(1 820)

Le tableau suivant analyse les effets de la transition vers la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE sur les actifs nets de l’Union européenne au 1er janvier 2021:

en Mio EUR

Solde au 31.12.2020

Déblocage des réserves

Autres effets sur les actifs nets

Solde au 1.1.2021

Réserves

Solde d’ouverture reporté

5 062

Déblocage de la réserve de JV

(496)

Déblocage de la réserve du FG

(3 043)

Solde d’ouverture ajusté

1 523

Excédent/(déficit) cumulé

Solde d’ouverture reporté

(38 480)

Déblocage de la réserve de JV

496

Déblocage de la réserve du FG

3 043

Réévaluation des actifs et des passifs

(1 820)

Solde d’ouverture ajusté

(36 761)

Total des actifs nets

(33 418)

–

(1 820)

(35 238)

Le tableau suivant rapproche la provision pour dépréciation de clôture de la période antérieure évaluée conformément à la règle comptable nº 11 de l’UE, telle qu’appliquée aux états financiers et aux provisions financières de l’UE pour 2020 évalués conformément à la règle comptable de l’UE nº 10, et la nouvelle provision pour dépréciation évaluée conformément à la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE au 1er janvier 2021:

en Mio EUR

31.12.2020

1.1.2021

Provisions pour dépréciation/provisions financières

Perte de crédit attendue pour les douze mois à venir

Perte de crédit attendue pour la durée de vie

Total des provisions pour dépréciation

Actifs financiers au coût amorti, constitués de:

(739)

(49)

(25)

(73)

Prêts subrogés*

(726)

–

–

–

Autres prêts

(13)

(49)

(25)

(73)

Créances

(190)

(156)

(156)

Contrats de garantie financière

(2 523)

(859)

(5 143)

(6 002)

* Jusqu’en 2020, les prêts subrogés (prêts en défaut pour lesquels le groupe BEI a émis un appel de garantie sur la garantie de l’Union) avaient été initialement comptabilisés au montant payé pour le règlement de l’appel de garantie et étaient immédiatement totalement dépréciés pour le montant des pertes de crédit déjà subies au moment de la subrogation, ce qui a donné lieu à une valeur comptable nette nulle au bilan. Les intérêts courus après la comptabilisation initiale ont également été intégralement dépréciés. Conformément à la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE, les prêts subrogés sont désormais classés comme prêts dépréciés dès leur acquisition ou leur création («POCI»), de sorte que la provision pour dépréciation ne concerne que les variations des pertes de crédit attendues subies après la comptabilisation initiale. En outre, conformément aux dispositions de la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE applicables aux prêts POCI, les intérêts ne courent que sur la valeur nette comptable. Par conséquent, la provision pour dépréciation comptabilisée à la fin de 2020 pour les prêts subrogés a été imputée sur la valeur comptable brute des prêts subrogés au 1er janvier 2021, sans incidence sur la valeur comptable de ces prêts au bilan.



3.PRINCIPES COMPTABLES

Les états financiers ont pour objectif de fournir des informations sur la situation financière, le résultat et les flux de trésorerie d’une entité utiles à tout un éventail d’utilisateurs. Pour l’UE en tant que secteur public, les objectifs sont plus spécifiquement de procurer des informations servant à la prise de décisions et de permettre à l’entité de rendre des comptes quant à l’utilisation des ressources placées sous sa responsabilité. C’est dans ce cadre qu’est établi le présent document.

Les considérations générales (principes comptables) à suivre lors de l’élaboration des états financiers sont exposées dans la règle comptable nº 1 de l’UE «Financial Statements» (États financiers) et sont identiques à celles décrites dans IPSAS 1: image fidèle, comptabilité d’exercice, continuité d'activité, cohérence de la présentation, importance relative, regroupement, compensation et comparabilité des informations.

Les caractéristiques qualitatives des rapports financiers sont les suivantes: pertinence, image fidèle (fiabilité), intelligibilité, diffusion en temps opportun, comparabilité et vérifiabilité.

4.CONSOLIDATION

Périmètre de consolidation

Les états financiers consolidés de l’UE englobent l’ensemble des entités contrôlées, partenariats et entités associées d’importance. La liste exhaustive des entités relevant du périmètre de consolidation, qui comprend désormais 55 entités contrôlées et une associée (contre 52 entités contrôlées et 1 associée en 2020), se trouve à la note 9. Parmi les entités contrôlées figurent les institutions de l’UE (dont la Commission, mais pas la Banque centrale européenne) et les agences de l’UE (sauf celles relevant de la politique étrangère et de sécurité commune). La Communauté européenne du charbon et de l’acier en liquidation (CECA en liq.) est également considérée comme une entité contrôlée. La seule entité associée à l’UE est le Fonds européen d’investissement (FEI).

Les entités qui relèvent du périmètre de consolidation mais qui ne sont pas significatives pour les états financiers consolidés de l’UE dans leur ensemble ne doivent être ni consolidées ni comptabilisées au moyen de la méthode de la mise en équivalence lorsque cela entraînerait une perte excessive de temps ou d’argent pour l’UE. Ces entités sont désignées sous le nom d’«entités mineures» et sont répertoriées séparément à la note 9. En 2021, 8 entités ont été classées comme entités mineures (même chiffre qu’en 2020).

Entités contrôlées

Afin de déterminer le périmètre de consolidation, le concept du contrôle est appliqué. Les entités contrôlées sont des entités pour lesquelles l’Union européenne est confrontée ou peut prétendre à des avantages variables de son engagement et a la faculté de modifier la nature ou la quantité de ces avantages grâce au pouvoir dont elle dispose sur l’autre entité. Ce pouvoir doit être actuellement exerçable et porter sur les activités pertinentes de cette entité. Les entités contrôlées sont pleinement consolidées. La consolidation débute à la date du premier contrôle et s’achève au terme desdits contrôles.

Les indicateurs de contrôle les plus communs au sein de l’UE sont: la création de l’entité par des traités constitutifs ou actes de droit dérivé, le financement de l’entité par le budget de l’UE, l’existence de droits de vote au sein des organes directeurs, la vérification des comptes par la Cour des comptes européenne et la décharge par le Parlement européen. Une évaluation individuelle est effectuée au niveau de chaque entité afin de déterminer si un ou tous les critères susmentionnés suffisent à donner lieu au contrôle.

Tous les soldes et transactions réciproques significatifs entre entités contrôlées de l’UE sont éliminés, tandis que les gains et pertes non réalisés liés à de telles transactions, étant non significatifs, n’ont pas été éliminés.

Partenariats

Un partenariat est un accord par lequel l’UE et deux parties ou plus exercent un contrôle conjoint. Le contrôle conjoint est le partage convenu du contrôle exercé sur une opération au moyen d’un accord contraignant, qui n’existe que dans le cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. Un partenariat est soit une coentreprise, soit une activité conjointe. Une coentreprise est un partenariat qui est structuré sous forme de véhicule distinct et dans lequel les parties qui exercent un contrôle conjoint sur l’opération ont des droits sur l’actif net de celle-ci. Les participations dans les coentreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4). Une activité conjointe est un partenariat dans lequel les parties qui exercent un contrôle conjoint sur les opérations ont des droits sur les actifs, et des obligations au titre des passifs, relatifs à l’opération. Les participations aux activités conjointes sont comptabilisées par la prise en compte dans les états financiers de l’UE de ses actifs et passifs, recettes et dépenses, ainsi que sa part des actifs, passifs, recettes et dépenses détenus ou encourus conjointement.

Entités associées

Les entités associées sont des entités sur lesquelles l’UE détient directement ou indirectement une influence notable, mais pas un pouvoir de contrôle exclusif ou conjoint. On parle d’influence notable lorsque l’UE détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote. Les participations dans les entités associées sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence (voir la note 1.5.4).

Entités non consolidées dont les fonds sont gérés par la Commission

Le fonds du régime commun d’assurance maladie pour le personnel de l’UE, le Fonds européen de développement et le Fonds de garantie des participants sont gérés par la Commission au nom de ces entités. Cependant, puisque ces entités ne sont pas contrôlées par l’UE, elles ne sont pas consolidées dans ses états financiers.

5.BASE DE PRÉPARATION

Les états financiers sont présentés chaque année conformément à l’article 243 du règlement financier. L’exercice financier débute le 1er janvier et se termine le 31 décembre.

6.Monnaies et base de conversion

Monnaie fonctionnelle et de présentation

Sauf indication contraire, les états financiers sont présentés en millions d’euros, l’euro étant la monnaie fonctionnelle de l’UE.

Transactions et soldes

Les transactions en devises sont converties en euros sur la base des taux de change applicables à la date à laquelle elles sont réalisées. Les gains et pertes de change liés au règlement de transactions en devises et à la reconversion, aux taux de change de fin d’exercice, des actifs et passifs monétaires libellés en devises sont portés au compte de résultat économique.

Des méthodes de conversion différentes s’appliquent aux immobilisations corporelles et incorporelles, qui conservent leur valeur en euros au cours en vigueur à la date de leur acquisition.

Les soldes de fin d’exercice des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en euros sur la base des taux de change de la Banque centrale européenne (BCE) en vigueur au 31 décembre:

Taux de change de l’euro

Monnaie

31.12.2021

31.12.2020

Monnaie

31.12.2021

31.12.2020

BGN

1,9558

1,9558

PLN

4,5969

4,5597

CZK

24,8580

26,2420

RON

4,949

4,8683

DKK

7,4364

7,4409

SEK

10,2503

10,0343

GBP

0,8403

0,8990

CHF

1,0331

1,0802

HRK

7,5156

7,5519

JPY

130,3800

126,4900

HUF

369,1900

363,8900

USD

1,1326

1,2271

7.Utilisation d’estimations

Conformément aux IPSAS et aux principes comptables généralement admis, les états financiers incluent nécessairement des montants basés sur des estimations et des hypothèses formulées par la direction sur la base des informations les plus fiables dont elle dispose. Les principales estimations portent notamment sur le passif au titre des avantages du personnel, le risque financier sur les créances et les montants indiqués dans les annexes relatives aux instruments financiers, les provisions pour dépréciation relatives aux actifs financiers au coût amorti et aux passifs liés aux contrats de garantie financière, les charges à payer et produits à recevoir, les provisions, le degré de dépréciation des immobilisations corporelles et incorporelles, la valeur nette de réalisation des stocks et les actifs et passifs éventuels. Les résultats réels peuvent s’écarter de ces estimations. Les changements d’estimations sont pris en compte sur l’exercice au cours duquel ils sont connus, si le changement n’affecte que cette période, ou ladite période et des périodes à venir, si le changement affecte les deux.

8.BILAN

9.Immobilisations incorporelles

Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans substance physique. Un actif est identifiable s’il est séparable (c’est-à-dire susceptible d’être séparé ou dissocié de l’entité, par exemple en étant vendu, cédé, concédé par licence, loué ou échangé, soit individuellement, soit en même temps qu’un contrat, un actif ou un passif identifiable, peu importe si l’entité entend ou non en arriver là), ou s’il résulte d’accords contraignants (y compris de droits contractuels ou d’autres droits légaux, que ces droits soient ou non cessibles ou séparables de l’entité ou d’autres droits et obligations).

Les immobilisations incorporelles acquises sont comptabilisées au coût historique, diminué des amortissements et pertes de valeurs cumulés. Les immobilisations incorporelles développées au niveau interne sont capitalisées lorsque les critères pertinents des règles comptables de l’UE sont remplis et que les dépenses ne concernent que la phase de développement de l’actif. Les coûts capitalisables comprennent tous les coûts directement attribuables nécessaires pour créer, produire et préparer l’immobilisation afin qu’elle puisse être exploitée de la manière prévue par la direction. Les coûts associés aux activités de recherche, les coûts de développement non capitalisables et les coûts d’entretien sont passés en charges à mesure qu’ils sont encourus.

Les immobilisations incorporelles sont amorties linéairement sur leur durée de vie utile estimée (3 à 11 ans). Celle-ci dépend de leur durée de vie économique spécifique ou de leur durée de vie légale déterminée par un accord.

10.Immobilisations corporelles

Toutes les immobilisations corporelles sont comptabilisées au coût historique diminué des amortissements et des pertes de valeur. Le coût comprend toute dépense directement imputable à l’acquisition, la construction ou la cession d’une immobilisation.

Les coûts ultérieurs sont inclus dans la valeur comptable de l’actif ou comptabilisés comme un actif distinct le cas échéant, uniquement s’il est probable que les avantages économiques ou le potentiel de service futur(s) associé(s) à cet actif iront à l’UE et si le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les coûts de réparation et d’entretien sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.

Les terrains ne sont pas amortis, leur durée de vie utile étant considérée comme indéfinie. Les immobilisations en cours ne sont pas amorties, puisqu’elles ne sont pas encore disponibles pour utilisation. L’amortissement des autres actifs est calculé selon la méthode linéaire, de manière à imputer leur coût diminué de leur valeur résiduelle sur leur durée de vie utile estimée, comme suit:

Catégorie d’actif

Taux d’amortissement linéaire

Bâtiments

4 % à 10 %

Actifs spatiaux

8 % à 25 %

Installations de production

10 % à 25 %

Mobilier et véhicules

10 % à 25 %

Matériel informatique

25 % à 33 %

Autres

10 % à 33 %

Les plus-values et moins-values de cession sont déterminées en comparant le produit de la cession diminué des frais de cession à la valeur comptable du bien et sont portées au compte de résultat économique.

Contrats de location

Un contrat de location est un accord par lequel le bailleur cède au preneur, pour une période déterminée, le droit d’utilisation d’un actif en échange d’un paiement ou d’une série de paiements. Les contrats de location sont classés soit comme contrats de location-financement, soit comme contrats de location simple.

Les contrats de location-financement sont des contrats de location pour lesquels la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété sont transférés au preneur. Lors de la conclusion d’un contrat de location-financement, le preneur porte à l’actif de son bilan les actifs acquis au titre du contrat et comptabilise au passif les obligations locatives y afférentes, à compter du début de la période de location. Les actifs et passifs sont comptabilisés à la juste valeur du bien loué ou, si elle est inférieure à cette dernière, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location, déterminée chacune au commencement du contrat de location. Sur la durée du contrat de location, les actifs détenus dans le cadre de contrats de location-financement sont amortis sur la plus courte des deux durées suivantes: la durée du contrat de location ou la durée d’utilité. Les paiements minimaux au titre de la location sont répartis entre la charge financière (l’élément «intérêts») et l’amortissement du solde de la dette (l’élément «capital»). La charge financière est affectée à chaque période couverte par le contrat de location de manière à obtenir un taux d’intérêt périodique constant sur le solde restant dû au passif au titre de chaque période, qui est présenté comme courant ou non courant, selon le cas. Les loyers conditionnels sont comptabilisés comme une charge de la période au cours de laquelle ils sont encourus.

Un contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu’un contrat de location-financement, c’est-à-dire un contrat de location dans le cadre duquel le bailleur conserve la quasi-totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété d’un actif. Lors de la conclusion d’un contrat de location simple, le preneur comptabilise en charges, dans le compte de résultat économique, les paiements au titre du contrat et les répartit linéairement sur toute la durée du contrat, sans présenter d’actif loué ni de passif lié au contrat de location dans l’état de la situation financière.

11.Dépréciation d’actifs non financiers

La dépréciation est une perte d’avantages économiques futurs ou de potentiel de service d’un actif, qui peut s’ajouter à la comptabilisation systématique de la perte des avantages économiques futurs de l’actif ou de son potentiel de service via l’amortissement ou la dépréciation (selon le cas). Les actifs qui ont une durée de vie utile indéfinie ne font pas l’objet d’un amortissement/une dépréciation et subissent chaque année un test de dépréciation. Les actifs faisant l’objet d’un amortissement/d’une dépréciation sont soumis à un test de dépréciation lorsqu’il existe un indice à la date de clôture qu’un actif peut avoir subi une perte de valeur. Une perte de valeur est comptabilisée à raison de l’excédent de la valeur comptable de l’actif sur sa valeur (de service) recouvrable. La valeur (de service) recouvrable d’un actif est la valeur la plus élevée entre sa juste valeur, diminuée des coûts de vente, et sa valeur d’utilité.

Les valeurs résiduelles des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles et leur durée d’utilité sont réexaminées, et au besoin ajustées, au minimum une fois par an. Si les raisons justifiant la comptabilisation de pertes de valeur lors des précédents exercices ne s’appliquent plus, ces pertes de valeur sont alors reprises en conséquence.

12.Investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence

Participations dans des entités associées et coentreprises

Les investissements comptabilisés selon la méthode de la mise en équivalence sont initialement comptabilisés à leur coût, constituant la valeur comptable initiale ensuite augmentée ou diminuée pour comptabiliser les contributions supplémentaires, la quote-part de l’UE dans l’excédent ou le déficit de l’entité détenue, les éventuelles dépréciations et les dividendes. Le coût initial ainsi que tous les mouvements donnent la valeur comptable de l’investissement dans les états financiers à la date du bilan. La quote-part de l’UE dans l’excédent ou le déficit de l’entité détenue est portée au compte de résultat économique, et sa quote-part dans les variations des capitaux propres de l’entité détenue est comptabilisée dans les réserves en actifs nets. Les distributions reçues de l’investissement réduisent la valeur comptable de l’actif.

Si la quote-part de l’UE dans les déficits d’un investissement comptabilisé à l’aide de la méthode de la mise en équivalence est égale ou supérieure à sa participation dans celui-ci, l’Union cesse de comptabiliser sa quote-part dans les pertes ultérieures («pertes non comptabilisées»). Lorsque la quote-part de l’UE est ramenée à zéro, les pertes supplémentaires font l’objet d’une provision, et un passif est comptabilisé, mais seulement dans la mesure où l’Union a contracté une obligation légale ou implicite ou effectué des paiements au nom de l’entité.

S’il y a des indices de dépréciation, les valeurs sont, le cas échéant, réduites à la valeur recouvrable inférieure. La valeur recouvrable est définie conformément à la description fournie dans la note 1.5.3. Si la raison expliquant les pertes de valeur cesse de s’appliquer à une date ultérieure, la perte de valeur est reprise sur la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.

Lorsque l’UE détient 20 % ou plus d’un fonds de capital-risque, elle ne cherche pas à exercer une influence notable. Ces fonds sont donc considérés comme des instruments financiers et classés comme actifs financiers à la JVCR.

Les entités associées et coentreprises classées comme entités mineures (voir la note 1.3) ne sont pas comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les contributions de l’UE à ces entités sont comptabilisées en charges de l’exercice.

13.Actifs financiers

Classement lors de la comptabilisation initiale

Le classement dépend de deux critères:

·le modèle de gestion des actifs financiers. Pour ce critère, il est nécessaire d’évaluer la manière dont l’UE gère les actifs financiers afin de générer des flux de trésorerie et d’atteindre ses objectifs, ainsi que la manière dont elle évalue la performance en matière d’actifs financiers;

·les caractéristiques des flux de trésorerie contractuels de ces actifs. Il est ici nécessaire d’évaluer si les flux de trésorerie contractuels correspondent uniquement à des remboursements de principal et à des versements d’intérêts sur le principal restant dû. L’intérêt correspond à la contrepartie de la valeur temps de l’argent, du risque de crédit et des autres risques et coûts relatifs au prêt de base.

À la suite d’une évaluation fondée sur ces critères, les actifs financiers peuvent être classés en trois catégories: actifs financiers au coût amorti (amortised cost – AC), actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette (financial assets at fair value through net assets/equity – FVNA), ou actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (financial assets at fair value through surplus and deficit – FVSD).

Les actifs financiers dont les flux de trésorerie contractuels ne représentent que le principal et les intérêts sont classés en fonction du modèle de gestion de l’entité. Si le modèle de gestion consiste à détenir les actifs financiers afin de percevoir les flux de trésorerie contractuels, les actifs financiers sont classés comme AC. Si le modèle de gestion consiste à détenir les actifs financiers à la fois pour percevoir les flux de trésorerie contractuels et pour vendre les actifs financiers, ces actifs seront classés comme FVNA. Si le modèle de gestion diffère de ces deux modèles (par exemple, les actifs financiers sont détenus à des fins de négociation ou détenus dans un portefeuille géré et évalué sur la base de la juste valeur), les actifs financiers sont classés comme JVCR.

Les actifs financiers dont les flux de trésorerie contractuels ne représentent pas uniquement le principal et les intérêts, mais introduisent une exposition à la volatilité et aux risques autres que ceux présents dans un accord de prêt de base (par exemple, des fluctuations dans le cours des actions), sont classés comme JVCR, quel que soit le modèle de gestion.

Lors de la comptabilisation initiale, l’UE classe les actifs financiers comme suit:

(I)Actifs financiers au coût amorti

L’UE classe dans cette catégorie:

·la trésorerie et les équivalents de trésorerie;

·les prêts (y compris les dépôts à terme dont l’échéance initiale est supérieure à trois mois);

·les créances à recevoir avec contrepartie directe, à l’exception de la branche receveur du contrat de garantie financière classée en tant qu’actif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat.

Ces actifs financiers non dérivés remplissent deux conditions: le modèle de gestion de l’UE consiste à les détenir afin d’en percevoir les flux de trésorerie contractuels. En outre, à des jours déterminés, certains flux de trésorerie contractuels ne représentent que le principal et les intérêts sur le principal restant dû.

Les actifs financiers au coût amorti sont inclus dans les actifs courants, à l’exception de ceux dont l’échéance est supérieure à 12 mois à compter de la date de clôture.

(II)Actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette

Ces actifs financiers non dérivés présentent des flux de trésorerie contractuels qui ne représentent que le principal et les intérêts sur le principal restant dû. En outre, le modèle de gestion consiste à détenir les actifs financiers à la fois pour percevoir les flux de trésorerie contractuels et pour vendre les actifs financiers.

Les actifs de cette catégorie sont classés comme actifs courants s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois suivant la date de clôture.

L’UE ne détient pas de tels actifs au 31 décembre 2021.

(III)Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat

L’UE classe les actifs financiers suivants comme établis à la JVCR parce que les flux de trésorerie contractuels ne représentent pas uniquement le principal et les intérêts sur le principal:

·les actifs dérivés;

·les investissements en fonds propres ainsi que les investissements dans des fonds du marché monétaire ou dans des fonds de portefeuilles mis en commun;

·d’autres investissements de type fonds propres (par exemple, opérations de capital-risque).

En outre, l’UE classe les titres de créance qu’elle détient en tant qu'actifs à la JVCR parce que les portefeuilles de titres de créance sont gérés et évalués sur la base de leur juste valeur (par exemple, le Fonds commun de provisionnement en vertu de l’article 212 du règlement financier).

Les actifs de cette catégorie sont classés comme actifs courants s’ils sont destinés à être cédés dans les douze mois suivant la date de clôture.

Comptabilisation et évaluation initiales

Les achats d’actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette et à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont comptabilisés à la date de transaction — la date à laquelle l’UE s’engage à acheter l’actif. Les équivalents de trésorerie et les prêts sont comptabilisés lorsque l’argent est déposé dans un établissement financier ou avancé aux emprunteurs.

Les actifs financiers sont initialement évalués à la juste valeur. Pour tous les actifs financiers non comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat, les coûts de transaction sont ajoutés à la juste valeur à la date de leur comptabilisation initiale. Dans le cas d’actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat, les coûts de transaction sont passés en charges au compte de résultat économique.

La juste valeur d’un actif financier lors de sa comptabilisation initiale correspond normalement au prix de la transaction, sauf si la transaction n’est pas conforme au principe de pleine concurrence, c’est-à-dire réalisée sans contrepartie ou pour une contrepartie symbolique à des fins de politique publique. Dans ce cas, la différence entre la juste valeur de l’instrument financier et le prix de transaction est une composante sans contrepartie directe qui est comptabilisée en charges dans le compte de résultat économique. Dans ce cas, la juste valeur d’un actif financier est dérivée des transactions courantes sur le marché pour un instrument directement équivalent. S’il n’existe pas de marché actif pour cet instrument, la juste valeur est dérivée d’une technique d’évaluation qui utilise les données disponibles provenant de marchés observables.

En cas d’octroi d’un prêt à long terme à taux zéro ou à un taux inférieur aux conditions du marché, sa juste valeur peut être estimée comme la valeur actuelle de l’ensemble des entrées de trésorerie futures, actualisées au taux d’intérêt prévalant sur le marché pour un instrument similaire ayant une notation similaire.

Les prêts accordés au titre de la facilité pour la reprise et la résilience et au titre de l’assistance financière sont initialement évalués à leur montant nominal, le prix de la transaction étant considéré comme la juste valeur du prêt. En effet:

·l’environnement dit «de marché» des activités de prêt de l’UE est très spécifique et différent du marché de capitaux utilisé pour émettre des titres d’entreprises ou d’État. Comme les prêteurs opérant sur ces marchés ont la possibilité de recourir à des investissements autres, cette possibilité est prise en compte dans les prix de marché. Cependant, cette possibilité de recourir à d’autres investissements n’est pas prévue pour l’UE, qui n’est pas autorisée à placer de l’argent sur les marchés de capitaux; elle peut uniquement emprunter des fonds à des fins de prêts. Cela signifie que l’UE ne dispose d’aucune autre option de prêt ou d’investissement pour les sommes empruntées. Il n’y a donc pas de coût d’opportunité et, de ce fait, aucune base de comparaison avec les taux du marché. En fait, l’opération de prêt de l’UE représente elle-même le marché. Foncièrement, comme l’«option» du coût d’opportunité n’entre pas en ligne de compte, le prix du marché ne reflète pas fidèlement la substance des opérations de prêt de l’UE. Par conséquent, il n’est pas approprié de déterminer la juste valeur des activités de prêt de l’UE au regard des obligations d’entreprises ou d’État;

·du reste, en l’absence de comparaison possible avec un marché actif ou des opérations similaires, le taux d’intérêt devant être utilisé par l’UE aux fins d’une évaluation équitable de ses opérations de prêt devrait être le taux d’intérêt facturé;



Évaluation ultérieure

Les actifs financiers au coût amorti sont, par la suite, évalués au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Les actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette sont, par la suite, évalués à leur juste valeur. Les gains et pertes découlant des variations de la juste valeur sont comptabilisés dans la réserve de juste valeur, à l’exception des écarts de conversion en devises sur les actifs monétaires qui sont portés au compte de résultat économique.

Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont, par la suite, évalués à leur juste valeur. Les gains et pertes résultant de variations de la juste valeur (y compris celles découlant de la conversion des taux de change et des intérêts éventuellement générés) sont portés au compte de résultat économique de l’exercice au cours duquel ils se produisent.

Juste valeur lors de l’évaluation ultérieure

La juste valeur des investissements cotés sur des marchés actifs est basée sur les cours acheteurs actuels. Lorsque le marché d’un actif financier n’est pas actif (ou lorsqu’une valeur mobilière n’est pas cotée ou en cas d’instrument dérivé de gré à gré), l’UE détermine une juste valeur au moyen de techniques d’évaluation. Ces techniques incluent l’utilisation de transactions récentes réalisées dans des conditions de concurrence normale, la référence à d’autres instruments identiques en substance, une analyse des flux de trésorerie actualisés, des modèles de valorisation des options et d’autres techniques d’évaluation communément appliquées par les acteurs du marché.

Les investissements dans des fonds de capital-risque, qui n’ont pas de cours coté sur un marché actif, sont évalués à la valeur d’inventaire nette imputable, qui est considérée comme équivalente à la juste valeur.

Dépréciation d’actifs financiers

L’UE comptabilise et évalue la perte de valeur au titre des pertes de crédit attendues sur des actifs financiers évalués au coût amorti et à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette.

La perte de crédit attendue (PCA) correspond à la valeur actuelle de la différence entre les flux de trésorerie contractuels et les flux de trésorerie que l’UE s’attend à recevoir. La PCA contient des informations raisonnables et justifiables qui sont disponibles sans coûts ni efforts excessifs à la date de clôture.

Elle est évaluée à l’aide d’un modèle en trois stades qui tient compte des cas de défaillance pondérés en fonction de la probabilité pendant la durée de vie de l’actif financier ainsi que de l’évolution du risque de crédit depuis l’émission de l’actif financier. Dans le cas de prêts, l’émission correspond à la date de l’engagement de prêt irrévocable.

S’il n’y a pas d’augmentation importante du risque de crédit (AIRC) depuis l’émission («stade 1»), la perte de valeur correspond à la PCA résultant d’éventuels cas de défaillance au cours des 12 mois suivant la date de clôture («PCA pour les 12 mois à venir»). S’il y a une augmentation importante du risque de crédit depuis l’émission («stade 2»), ou s’il existe des preuves objectives d’une dépréciation du crédit («stade 3»), la perte de valeur équivaut aux PCA résultant d’éventuels cas de défaillance sur toute la durée de vie de l’actif financier («PCA pour la durée de vie») (voir note 6.5).

Dans le cas d’actifs au coût amorti, la valeur comptable de l’actif est diminuée du montant de la perte de valeur, lequel est comptabilisé dans le compte de résultat économique. Dans le cas d’actifs à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette, la correction de valeur pour pertes est comptabilisée dans les actifs nets/la situation nette et ne réduit pas la valeur comptable de l’actif financier figurant dans le compte de résultat économique. Si, au cours d’une période ultérieure, le montant de la perte de valeur diminue, la perte de valeur précédemment comptabilisée est reprise dans le compte de résultat économique.

(a)Prêts aux emprunteurs souverains

L’UE fonde son évaluation de la dépréciation des prêts en tenant compte de la nature du financement de l’UE et de son statut institutionnel unique.

En ce qui concerne la dépréciation des prêts accordés à des pays tiers, l’UE calcule les pertes de crédit attendues à l’aide de données externes sur la qualité de crédit, tout en tenant compte de son statut de créancier privilégié, ce qui réduit le risque de crédit. Pour le calcul de la valeur actuelle, le taux d’actualisation correspond au taux d’intérêt effectif initial du prêt. Si un prêt est assorti d’un taux d’intérêt variable, le taux d’actualisation correspond au taux d’intérêt effectif actuel déterminé selon le contrat.

Concernant les prêts accordés aux États membres, l’UE n’a jamais subi de pertes de valeur et n’a jamais été confrontée à des défauts de paiement. Dans le cadre de ces prêts, l’UE prend en considération non seulement son statut de créancier privilégié, mais aussi ses relations avec les États membres. Ces deux éléments permettent, en principe, de garantir le recouvrement intégral, à l’échéance, des prêts accordés aux États membres. Par conséquent, l’UE estime que les pertes de crédit attendues sur les prêts accordés aux États membres sont négligeables et qu’une approche statistique pour calculer les pertes de crédit attendues est inappropriée pour ces prêts. C’est pourquoi aucune perte de crédit attendue n’est comptabilisée dans le compte de résultat économique pour les prêts octroyés aux États membres.

(b)Créances

L’UE évalue la perte de valeur au montant des PCA pour la durée de vie, en utilisant des méthodes pratiques (par exemple, une matrice des provisions).

(c)Trésorerie et équivalents de trésorerie

L’UE détient de la trésorerie et des équivalents de trésorerie sur des comptes bancaires courants et des dépôts à terme dont l’échéance est inférieure ou égale à 3 mois. La trésorerie est détenue auprès de banques bénéficiant d’une notation très élevée (voir la note 6.5), de sorte que les probabilités de défaillance sont très faibles. Compte tenu des échéances courtes et des faibles probabilités de défaillance, les pertes de crédit attendues liées à la trésorerie et aux équivalents de trésorerie sont négligeables. En conséquence, aucune provision pour dépréciation n’est comptabilisée pour les équivalents de trésorerie.

Décomptabilisation

Les instruments financiers sont décomptabilisés lorsque les droits sur les flux de trésorerie qui découlent des investissements ont expiré ou lorsque l’UE a transféré en substance tous les risques et avantages inhérents à la propriété à une autre partie. Les ventes d’actifs financiers à la juste valeur par le biais de l’actif net/de la situation nette et par le biais du compte de résultat sont comptabilisées à la date de transaction.

14.Stocks

Les stocks sont évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût est déterminé selon la méthode PEPS (premier entré, premier sorti). Le coût des produits finis et des travaux en cours couvre les matières premières, la main-d’œuvre directe, les autres coûts directement imputables ainsi que les frais généraux de production connexes (sur la base d’une capacité d’exploitation normale). La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts pour l’achèvement et la réalisation de la vente. Lorsque les stocks sont détenus en vue d’une distribution gratuite ou quasi gratuite, ils sont évalués au plus faible du coût et du coût de remplacement actuel. Le coût de remplacement actuel correspond au coût que l’UE devrait assumer pour acquérir l’actif à la date de publication des comptes.

15.Préfinancements

Un préfinancement est un paiement destiné à fournir une avance au bénéficiaire, par exemple un fonds de trésorerie. Il peut être fractionné en plusieurs versements, conformément au principe de bonne gestion financière, sur une période définie dans le contrat, la décision, la convention ou l’acte de base spécifique. Le fonds de trésorerie (ou l’avance) est soit utilisé aux fins pour lesquelles il a été fourni pendant la période définie dans la convention, soit remboursé. Si le bénéficiaire n’engage pas de dépenses éligibles, il est dans l’obligation de restituer le préfinancement à l’UE. Comme l’UE conserve le contrôle du préfinancement et a droit à un remboursement pour la partie non éligible, le montant est présenté comme un actif.

Les préfinancements sont initialement comptabilisés au bilan lorsque les liquidités sont transférées au bénéficiaire. Ils sont évalués au montant de la contrepartie donnée. Au cours des périodes suivantes, les préfinancements sont évalués au montant initialement comptabilisé au bilan, diminué des dépenses éligibles (comprenant si nécessaire des montants estimés) exposées au cours de la période.

Les intérêts sur les préfinancements sont comptabilisés à la date à laquelle ils sont acquis conformément aux dispositions de la convention en question. En fin d’exercice, il est procédé à une estimation des intérêts à recevoir sur la base des informations les plus fiables, laquelle est portée au bilan.

Les autres avances aux États membres qui proviennent du remboursement par l’Union européenne des sommes versées à titre d’avances par les États membres à leurs bénéficiaires (y compris les «instruments financiers en gestion partagée») sont comptabilisées comme actifs et présentées sous la rubrique «Préfinancements». Les autres avances aux États membres sont ensuite évaluées au montant comptabilisé initialement dans le bilan, diminué d’une meilleure estimation des dépenses éligibles encourues par les bénéficiaires finals, calculée sur la base d’hypothèses raisonnables et justifiables.

Les contributions aux fonds fiduciaires de l’UE (tels qu’établis en application de l’article 234 du règlement financier) qui ne sont pas consolidés auprès de la Commission européenne, ou à d’autres entités non consolidées, sont classées comme préfinancements puisqu’elles ont pour but d’octroyer un fonds de trésorerie au fonds fiduciaire pour lui permettre de financer des actions spécifiques définies dans les objectifs du fonds fiduciaire. Les contributions de l’UE aux fonds fiduciaires sont évaluées au montant initial de la contribution de l’UE, diminué des dépenses éligibles, y compris des montants estimés, le cas échéant, encourues par le fonds fiduciaire au cours de la période de référence et affectées à la contribution de l’UE conformément à l’accord sous-jacent.

16.Créances à recevoir avec contrepartie directe et créances à recouvrer sans contrepartie directe

Les règles comptables de l’UE exigent une présentation distincte des opérations avec et sans contrepartie directe. Pour faire la distinction entre les deux catégories, le terme «créances à recevoir» est réservé aux opérations avec contrepartie directe, tandis que le terme «créances à recouvrer» est utilisé pour les opérations sans contrepartie directe, c’est-à-dire lorsque l’Union reçoit une valeur d’une autre entité sans fournir directement en retour une contrepartie de valeur sensiblement équivalente (par exemple, les créances à recouvrer auprès des États membres se rapportant aux ressources propres).

Les créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe sont des actifs financiers évalués au coût amorti, à l’exception de certains montants de la branche receveur du contrat de garantie financière qui sont classés comme actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (voir note 1.5.5).

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe sont comptabilisées à la juste valeur à la date d’acquisition diminuée des dépréciations pour perte de valeur. Une dépréciation pour perte de valeur sur créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe est constatée en présence d’éléments objectifs indiquant que l’UE ne sera pas en mesure de recouvrer tous les montants dus aux échéances initialement prévues des créances en question. Le montant de la dépréciation correspond à la différence entre la valeur comptable de la créance et le montant recouvrable. Le montant de la dépréciation est constaté dans le compte de résultat économique. Une dépréciation générale, reposant sur l’expérience passée, est également comptabilisée pour les ordres de recouvrement non exécutés qui ne font pas l’objet d’une dépréciation spécifique. Voir la note 1.5.14 concernant le traitement des produits à recevoir en fin d’exercice. Les montants exposés et enregistrés comme créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe ne sont pas considérés comme des instruments financiers, car ils ne découlent pas d’un contrat qui donnerait lieu à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres. Toutefois, dans les annexes aux états financiers, les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie sont, s'il y a lieu, enregistrées avec les créances à recevoir des opérations avec contrepartie.

17.Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie sont des actifs financiers au coût amorti et comprennent l’encaisse, les dépôts bancaires à vue ou à court terme, et d’autres placements à court terme très liquides assortis d’échéances initiales inférieures ou égales à trois mois.

18.Avantages du personnel

L’UE procure au personnel une série d’avantages (régime pécuniaire et sécurité sociale). Aux fins de la comptabilité, ceux-ci doivent être classés en avantages à court terme et en avantages postérieurs à l’emploi.

Avantages du personnel à court terme

Les avantages à court terme sont constitués par les prestations devant être réglées dans les douze mois qui suivent la fin de la période de référence au cours de laquelle les membres du personnel ont rendu le service, comme les salaires, congés annuels et congés maladie rémunérés, et les autres indemnités à court terme. Les avantages à court terme sont comptabilisés en charges lorsque le service correspondant est fourni. Un passif est comptabilisé à hauteur du montant qu’il est prévu de verser si l’UE a une obligation actuelle, légale ou implicite de payer à la suite de services passés fournis par le personnel et que cette obligation peut être estimée de façon fiable.

Avantages postérieurs à l’emploi

L’UE accorde au personnel une série d’avantages postérieurs à l’emploi, notamment des pensions de retraite, d’invalidité et de survie au titre du régime de pension des fonctionnaires européens, ainsi qu’une couverture d’assurance maladie au titre du régime commun d’assurance maladie (RCAM) (voir la note 2.9). Ces prestations sont accordées dans le cadre d’un régime unique, bien que scindé en deux parties, et il convient de traiter ces prestations de manière similaire afin de présenter la situation de manière fidèle et sincère et de rendre compte de la réalité économique:

I.le régime de pension des fonctionnaires européens (PSEO): les prestations octroyées au titre de ce régime reposant sur un financement théorique 16 concernent l’ancienneté, l’invalidité et la survie, ainsi que les allocations familiales, le décès avant le départ à la retraite de membres du personnel travaillant ou ayant travaillé dans les institutions, organes et autres organismes de l’UE ou les ayants droit d’un fonctionnaire ou d’un retraité décédé. Les membres du personnel versent, sur leurs traitements, un tiers du coût attendu de ces prestations;

II.le régime commun d’assurance maladie (RCAM): dans le cadre de ce régime, l’UE procure une couverture de l’assurance maladie au personnel de la Commission européenne, des institutions, des organes et autres organismes de l’UE par le biais du remboursement des frais médicaux. Les prestations accordées aux «inactifs» de ce régime (retraités, orphelins, etc.) sont considérées comme des avantages postérieurs à l’emploi.

L’UE accorde également des avantages postérieurs à l’emploi aux membres et anciens membres des institutions de l’UE par l’intermédiaire de régimes de retraite distincts. Ceux-ci figurent sous la rubrique «Autres régimes de prestations de retraite». Dans le cadre de ces régimes, l’UE accorde des prestations de retraite aux membres de la Commission, de la Cour de justice, de la Cour des comptes, du Conseil, du Parlement européen, du Médiateur et du Contrôleur européen de la protection des données. L’UE procure aux membres des institutions de l’UE une couverture maladie par l’intermédiaire du RCAM.

Les avantages postérieurs à l’emploi susmentionnés, qui constituent des obligations de l’UE au titre des prestations définies, sont calculés à chaque date de clôture sur la base d’une estimation du montant des avantages accumulés par les membres du personnel pendant la période en cours et les périodes antérieures, moyennant actualisation dudit montant et déduction de la juste valeur des actifs du régime. Le calcul de l’obligation au titre des prestations définies est effectué chaque année selon la méthode des unités de crédit projetées. La valeur actuelle de l’obligation au titre des prestations définies est déterminée en actualisant les sorties de trésorerie futures estimées sur la base des taux d’intérêt d’obligations d’État libellées dans la monnaie dans laquelle les prestations doivent être versées et dont les échéances avoisinent celles du passif correspondant au titre du régime de pension.

Les avantages postérieurs à l’emploi procurés au personnel de l’UE sont intégrés dans un régime unique comprenant à la fois un régime de pensions (PSEO) et un régime d’assurance maladie (RCAM), le bénéfice du RCAM étant subordonné à l’acquisition du droit à la couverture dans le cadre du PSEO. En vertu de ce régime unique, comme le prévoit le statut, certains droits, comme le droit à une pension différée et réduite au titre du PSEO, sont acquis après 10 années de service. Toutefois, les droits acquis dans le cadre du régime unique pour les années de service ultérieures effectuées par le personnel sont nettement supérieurs aux droits initiaux, tels qu’ils se reflètent dans les droits à pension supplémentaires accumulés chaque année.

Par conséquent, afin de rendre compte de la réalité économique de l’opération sous-jacente conformément à la caractéristique qualitative «image fidèle» de l’information financière, telle qu’elle est décrite à la fois dans la règle comptable nº 1 et dans le cadre conceptuel des IPSAS, le coût du service supporté est comptabilisé sur une base linéaire par rapport à la période de service actif estimée du membre du personnel, à savoir la période comprise entre la date à laquelle les services rendus par ledit membre ont commencé à générer des droits à prestations en vertu du régime (que ceux-ci soient ou non conditionnés par des services ultérieurs) et la date à laquelle les services supplémentaires rendus par le membre du personnel ne généreront pas un montant significatif de droits à prestations supplémentaires en vertu du régime, les futures augmentations de salaires n'étant toutefois pas comptabilisées. Cette approche est appliquée de manière cohérente aux avantages prévus dans le cadre du régime unique.

Les réévaluations au sein des passifs nets au titre des prestations définies comprennent les écarts actuariels et le rendement des actifs du régime, et sont immédiatement comptabilisées dans les actifs nets.

L’UE comptabilise les charges (produits) d’intérêts net(te)s et les autres dépenses liées aux régimes à prestations définies dans le compte de résultat économique sous la rubrique «Coûts du personnel et des pensions».

Lorsque les prestations fournies sont modifiées ou réduites, la variation dans les prestations qui se rapporte aux services passés ou au profit ou à la perte lié à une réduction est immédiatement portée au compte de résultat économique. Les profits et pertes sur liquidation sont comptabilisés au moment de la liquidation. Le coût des services passés est immédiatement porté au compte de résultat économique, sauf si les changements sont subordonnés au fait que les membres du personnel restent en service pendant une durée déterminée.

19.Provisions

Des provisions sont comptabilisées lorsque l’UE supporte une obligation actuelle, juridique ou implicite, envers des tiers à la suite d’événements passés, qu’il est plus probable qu’improbable qu’une sortie de ressources sera nécessaire pour éteindre cette obligation et que le montant de celle-ci peut être estimé de façon fiable. Aucune provision n’est comptabilisée pour des pertes opérationnelles futures. Le montant de la provision correspond à la meilleure estimation des dépenses attendues que l'on pense nécessaires pour éteindre l’obligation actuelle à la date de clôture. Lorsque la provision comprend un grand nombre d’éléments, l’obligation est estimée en pondérant tous les résultats possibles en fonction de leur probabilité (méthode de la «valeur attendue»).

Les provisions pour les contrats déficitaires sont évaluées à la valeur actuelle la plus faible entre le coût escompté de la résiliation du contrat et le coût net attendu de la continuation du contrat.

20.Passifs financiers

Les passifs financiers sont classés comme passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, comme passifs financiers comptabilisés au coût amorti ou comme passifs liés au contrat de garantie financière.

Les emprunts sont composés d’emprunts auprès d’institutions de crédit et de dettes représentées par des titres (obligations de l’UE, dépôts de l’UE et titres de créances de l’UE). Les emprunts sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, soit le produit de leur émission (la juste valeur de la contrepartie reçue) déduction faite des coûts de transaction supportés. Ils sont ensuite comptabilisés au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif; toute différence entre le produit des emprunts, déduction faite des coûts de transaction, et leur valeur de remboursement est portée au compte de résultat économique sur la durée de vie des emprunts selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Les coûts de transaction supportés par l’UE et refacturés au bénéficiaire du prêt ne sont pas significatifs et sont directement portés au compte de résultat économique.

Les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat incluent les dérivés lorsque la juste valeur est négative. Leur traitement comptable est identique à celui des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (voir la note 1.5.5).

L’UE comptabilise un passif lié à un contrat de garantie financière lorsqu’elle conclut un contrat qui lui impose d’effectuer des paiements spécifiés pour rembourser son titulaire d’une perte qu’il encourt en raison de la défaillance d’un débiteur spécifié à effectuer un paiement à l’échéance en vertu des dispositions initiales ou modifiées de l’instrument d’emprunt. Lorsque le contrat de garantie impose à l’UE d’effectuer des paiements à la suite de variations dans le prix d’instruments financiers ou de variations des sous-jacents, le contrat de garantie est un dérivé, c’est-à-dire un passif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat. Tous les autres contrats de garantie sont comptabilisés en provisions financières.

Les passifs liés au contrat de garantie financière sont initialement comptabilisés à la juste valeur. Celle-ci correspond à la valeur actuelle nette de la prime à recevoir, pour autant qu’elle soit conforme aux conditions du marché. Lorsqu’aucune prime de garantie n’est appliquée ou lorsque la contrepartie n’est pas une juste valeur, la juste valeur est déterminée sur la base des prix cotés sur un marché actif pour des contrats de garantie financière directement équivalents à celui souscrit dans le cadre du passif lié à la garantie financière, si ces prix sont disponibles, ou à l’aide d’une technique d’évaluation. Si aucune évaluation fiable de la juste valeur ne peut être déterminée soit par l’observation directe d’un marché actif, soit par une autre technique d’évaluation, le passif lié au contrat de garantie financière est initialement évalué au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie.

L’évaluation ultérieure dépend de l’évolution de l’exposition au risque de crédit découlant de la garantie financière. S’il n’y a pas d’augmentation importante du risque de crédit («stade 1»), les passifs liés à la garantie financière sont évalués à la valeur la plus élevée des deux montants suivants: les pertes de crédit attendues pour 12 mois, ou le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé. S’il y a une augmentation importante du risque de crédit («stade 2»), les passifs liés à la garantie financière sont évalués à la valeur la plus élevée des deux montants suivants: les pertes de crédit attendues pour la durée de vie, ou le montant comptabilisé initialement, déduction faite, le cas échéant, de l’amortissement cumulé (voir note 6.5).

Les passifs financiers figurent au bilan parmi les passifs non courants, sauf lorsque l’échéance se situe dans les douze mois qui suivent la date de clôture. Les contrats de garantie financière sont classés en tant que passifs courants, sauf si l’UE bénéficie du droit inconditionnel de différer le règlement du passif pendant au moins douze mois après la date de clôture.

Les fonds fiduciaires de l’UE considérés comme faisant partie des activités opérationnelles de la Commission (par exemple, les fonds fiduciaires Madad et Colombie) sont comptabilisés dans les comptes de cette dernière puis consolidés dans les comptes annuels de l’UE. Par conséquent, les contributions d’autres donateurs aux fonds fiduciaires de l’UE répondent aux critères des recettes conditionnelles tirées d’opérations sans contrepartie directe et elles sont présentées au passif financier jusqu’à ce que les conditions liées aux contributions transférées soient satisfaites, c’est-à-dire jusqu’à ce que les coûts admissibles soient encourus par le fonds fiduciaire. Le fonds fiduciaire est nécessaire pour financer des projets spécifiques et restituer les fonds restants au moment de la liquidation. À la date de clôture, l’encours des charges de contributions est évalué au montant des contributions reçues, diminué des dépenses encourues par le fonds fiduciaire, y compris des montants estimés, le cas échéant. Aux fins de la déclaration, les dépenses nettes sont affectées aux contributions d’autres donateurs au prorata de leurs contributions nettes au 31 décembre. Cette affectation des contributions est purement indicative. Lors de la liquidation du fonds fiduciaire, le conseil d’administration du fonds décidera de la répartition effective des ressources restantes.

21.Sommes à payer

Une part importante des sommes à payer par l’UE correspond à des déclarations de dépenses soumises par les bénéficiaires de subventions ou d’autres financements de l’Union européenne, dont le montant n’a pas été acquitté par celle-ci (opérations sans contrepartie directe). Elles sont comptabilisées comme sommes à payer pour les montants réclamés à la réception de la déclaration de dépenses. Après vérification et acceptation des frais éligibles, elles sont évaluées au montant éligible.

Les sommes à payer à la suite de l’achat de biens ou de services sont comptabilisées à la réception de la facture pour le montant initial de celle-ci, et les dépenses éligibles correspondantes sont saisies dans les comptes lorsque les biens ou services sont livrés ou fournis à l’UE et acceptés par celle-ci.

22.Charges à payer/produits à recevoir et charges et produits à reporter

Les transactions et événements sont constatés dans les états financiers de l’exercice auquel ils se rapportent. En fin d’exercice, lorsqu’une facture n’a pas été envoyée alors que le service a été fourni ou les biens livrés par l’UE ou qu’il existe un accord contractuel (par exemple par référence à un traité), le montant correspondant est comptabilisé dans les états financiers en tant que produit à recevoir. Par ailleurs, lorsque, en fin d’exercice, une facture a été envoyée alors que le service n’a pas encore été fourni ou que les biens n’ont pas encore été livrés, le produit correspondant est reporté et sera comptabilisé lors de l’exercice comptable suivant.

Les charges sont également comptabilisées au cours de l’exercice auquel elles se rapportent. À la fin de la période comptable, les charges à payer sont constatées sur la base du montant estimatif des transferts dus au titre de l’exercice. Le calcul des charges à payer est effectué conformément aux lignes directrices opérationnelles et pratiques publiées par la Commission, qui visent à faire en sorte que les états financiers fournissent une image fidèle des phénomènes économiques et autres qu’ils sont censés représenter. Par analogie, si un paiement d’avance a été effectué pour des biens ou services n’ayant pas encore été reçus, la charge correspondante sera reportée et comptabilisée lors de l’exercice comptable suivant.

23.COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE

24.Recettes

PRODUITS DES OPÉRATIONS SANS CONTREPARTIE DIRECTE

La grande majorité des recettes de l’UE concerne des opérations sans contrepartie directe, comme indiqué ci-après.

Ressources propres fondées sur le RNB, la TVA et les matières plastiques

Les recettes sont comptabilisées au titre de la période pour laquelle la Commission lance un appel de fonds aux États membres, demandant leur contribution. Elles sont évaluées à leur «montant appelé». Étant donné que les ressources propres fondées sur la TVA, le RNB et les matières plastiques sont déterminées sur la base d’estimations des données relatives à l’exercice budgétaire concerné, elles peuvent être revues au fil des variations jusqu’à ce que les données définitives soient publiées par les États membres. L’effet d’un changement d’estimation doit être inclus dans la détermination de l’excédent ou du déficit net de la période pendant laquelle le changement s’est produit.



Ressources propres traditionnelles

Les créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe et produits correspondants sont comptabilisés lorsque sont reçus les relevés mensuels de la comptabilité «A» (comprenant les droits perçus et les montants dus qui sont garantis et non contestés) des États membres. À la date de clôture, les recettes perçues par les États membres au titre de l’exercice mais encore non versées à la Commission sont évaluées et comptabilisées en produits à recevoir. Les relevés trimestriels de la comptabilité «B» (comprenant les droits ni perçus ni garantis, ainsi que les montants garantis mais contestés par le débiteur) reçus des États membres sont comptabilisés en produits, diminués des frais de perception auxquels ils peuvent prétendre. De plus, une réduction de valeur est constatée pour le montant de l’écart de recouvrement estimé.

Amendes

Les recettes générées par les amendes sont comptabilisées une fois que la décision d’imposer une amende a été adoptée par l’UE et officiellement notifiée au destinataire. À compter de la notification de la décision d’imposer une amende, les entités sanctionnées disposent d’un délai de deux mois pour:

a)soit accepter la décision et par conséquent payer le montant de l’amende dans le délai imparti, et ce montant est définitivement encaissé par l’UE, soit

b)ne pas accepter la décision et la contester dans le respect du droit de l’UE.

Malgré cela, l’amende doit être payée dans le délai imparti de trois mois, le recours n’ayant pas d’effet suspensif (article 278 du TFUE). Les liquidités reçues sont portées en apurement de la créance à recouvrer. Cependant, moyennant l’accord du comptable de la Commission, l’entreprise peut fournir à la place une garantie bancaire pour le montant de l’amende. Dans ce cas, l’amende reste comptabilisée comme une créance à recouvrer. Si aucune liquidité ni garantie n’est reçue et s’il existe des doutes sur la solvabilité de l’entreprise, la créance fait l’objet d’une réduction de valeur.

Si l’entreprise fait appel de la décision et a déjà versé le montant de l’amende à titre provisionnel, celui-ci est enregistré comme un passif éventuel. S’il paraît probable que le Tribunal ne se prononce pas en faveur de l’UE, une provision est comptabilisée pour couvrir ce risque. Si une garantie est fournie en lieu et place du paiement, la valeur de la créance à recouvrer est réduite.

Le total des intérêts reçus par la Commission sur les comptes bancaires où les paiements perçus sont déposés est comptabilisé comme un produit et tout passif éventuel est augmenté en conséquence.

Depuis 2010, les amendes encaissées à titre provisionnel sont gérées par la Commission dans un fonds expressément créé à cet effet (BUFI) et investies dans des instruments financiers.

PRODUITS DES OPÉRATIONS AVEC CONTREPARTIE DIRECTE

Le produit de la vente de biens et de services est comptabilisé lorsque l’acheteur s’est vu transférer les risques et avantages importants inhérents à la propriété des biens. La comptabilisation du produit d’une transaction impliquant la fourniture de services se fait en fonction du degré d’avancement de la transaction à la date de clôture.

Produits et charges d’intérêt

Les produits et charges d’intérêt sont comptabilisés au compte de résultat économique selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette méthode permet de calculer le coût amorti d’un actif financier ou d’un passif financier et de répartir le produit ou la charge d’intérêt sur la période voulue. Pour calculer le taux d’intérêt effectif, l’UE estime les flux de trésorerie en tenant compte de toutes les conditions contractuelles de l’instrument financier (les options de versement anticipé, par exemple), mais ne tient pas compte des pertes de crédit futures. Ce calcul inclut l’intégralité des commissions et des points de taux d’intérêt payés ou reçus entre les parties au contrat qui font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les autres primes positives ou négatives.

Dès qu’un actif financier ou un groupe d’actifs financiers similaires est considéré comme un crédit déprécié («stade 3»), les produits d’intérêt sont comptabilisés sur la base du taux d’intérêt pour actualiser les flux de trésorerie futurs en vue d’évaluer la perte de valeur.



Dividendes

Les dividendes et distributions similaires sont comptabilisés lorsque le droit de l’actionnaire de percevoir le paiement est établi.

Produits et charges provenant d’actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat

Il s’agit des profits de juste valeur (produits) et des pertes de juste valeur (charges) provenant de ces actifs financiers, y compris ceux résultant de la conversion en devises. Pour les actifs financiers porteurs d’intérêts, cela inclut également les intérêts. Voir également la note 3.9.

Produits provenant des contrats de garantie financière

Le produit des contrats de garantie financière (prime de garantie) est comptabilisé pendant la période au cours de laquelle l’UE est disposée à indemniser le titulaire du contrat de garantie financière pour la perte de crédit qu’il pourrait subir. Le calendrier d’amortissement appliqué tient compte de l’écoulement du temps et de l’ampleur de l’exposition garantie. Les produits des contrats de garantie financière comprennent également l’amortissement des passifs liés aux contrats de garantie financière lorsque la garantie a été fournie sans contrepartie ou pour une contrepartie symbolique.

25.Dépenses

Les charges liées à des opérations sans contrepartie directe représentent la majeure partie des charges de l’UE. Elles concernent les transferts à des bénéficiaires et peuvent relever de trois catégories: (i) les créances, (ii) les transferts dans le cadre de contrats et de subventions discrétionnaires, ainsi que (iii) les apports et les dons.

Les transferts sont comptabilisés en charges de l’exercice au cours duquel les événements donnant lieu à transfert se sont produits, pour autant que la nature du transfert considéré soit autorisée par la réglementation (règlement financier, statut ou autre) ou qu’un accord signé autorise le transfert, que le bénéficiaire réponde aux éventuels critères d’éligibilité et que le montant puisse être raisonnablement estimé.

Lorsqu’une demande de paiement ou une déclaration de dépenses satisfaisant aux critères de comptabilisation est reçue, elle est comptabilisée en charges à concurrence du montant éligible. En fin d’exercice, les dépenses éligibles encourues dues aux bénéficiaires mais non encore déclarées sont estimées et comptabilisées en charges à payer.

Les charges liées à des opérations avec contrepartie directe telles que des achats de biens ou de services sont comptabilisées lorsque les fournitures sont livrées et acceptées par l’UE. Elles sont valorisées au montant de leur facture d’origine. En outre, à la date de clôture, les dépenses liées aux services fournis au cours de la période pour lesquels une facture n’a pas encore été reçue ou acceptée sont estimées et portées au compte de résultat économique.

26.ÉLÉMENTS D’ACTIF ET DE PASSIF ÉVENTUELS

27.Actif éventuel

Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE. Un actif éventuel est enregistré lorsque l’entrée d’avantages économiques ou un potentiel de service est probable.

28.Passif éventuel

Un passif éventuel est une obligation potentielle résultant d’événements passés et dont l’existence ne sera confirmée que par la survenance ou non d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne sont pas entièrement sous le contrôle de l’UE, ou une obligation actuelle résultant d’événements passés mais non comptabilisée, soit parce qu’il est peu probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service sera nécessaire pour régler l’obligation, soit dans les cas extrêmement rares où aucune estimation fiable ne peut être faite pour le montant de l’obligation. Un passif éventuel donne lieu à une information en annexe, à moins que la probabilité d’une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques ou d’un potentiel de service soit faible.

29.TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Les informations relatives aux flux de trésorerie constituent une base pour évaluer la capacité de l’UE à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que ses besoins en termes d’utilisation de ces flux de trésorerie.

Le tableau des flux de trésorerie est établi à l’aide de la méthode indirecte. Cela signifie que le résultat économique de l’exercice est ajusté des effets des transactions sans effet de trésorerie, des décalages ou régularisations d’entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de trésorerie concernant les investissements.

Les flux de trésorerie provenant de transactions en monnaie étrangère sont enregistrés dans la monnaie de présentation des états financiers de l’UE (l’euro), par application au montant en devise du taux de change entre l’euro et la devise à la date de ces flux.

L’état des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de la période classés en activités opérationnelles, d’investissement et de financement.

Les activités opérationnelles correspondent aux activités de l’UE autres que des activités d’investissement ou de financement. Il s’agit de la majorité des activités effectuées.

Les activités d’investissement couvrent l’acquisition et la cession d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que d’autres placements qui ne sont pas inclus dans les équivalents de trésorerie. Les activités d’investissement ne comprennent pas les prêts accordés à des bénéficiaires, étant donné qu’ils font partie des objectifs généraux et donc des opérations quotidiennes de l’UE. L’objectif est de faire apparaître les véritables investissements effectués par l’UE.

Les activités de financement sont des activités qui entraînent des changements dans la taille et la composition des emprunts autres que ceux accordés à des bénéficiaires sur une base réciproque («back-to-back») ou pour l’acquisition d’immobilisations corporelles (ces emprunts étant inclus dans les activités opérationnelles).

30.NOTES RELATIVES AU BILAN

ACTIFS

31.IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

en Mio EUR

Valeur brute comptable au 31.12.2020

1 409

Ajouts

276

Produits de cessions

(32)

Transfert entre catégories d’actifs

0

Autres changements

(18)

Valeur brute comptable au 31.12.2021

1 636

Cumul des amortissements au 31.12.2020

(789)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(119)

Reprise sur amortissements

3

Produits de cessions

36

Transfert entre catégories d’actifs

0

Autres changements

3

Cumul des amortissements au 31.12.2021

(867)

Valeur nette comptable au 31.12.2021

769

Valeur nette comptable au 31.12.2020

620

Les montants ci-dessus correspondent essentiellement à des logiciels.

32.IMMOBILISATIONS CORPORELLES

La catégorie des actifs spatiaux recouvre les actifs immobilisés opérationnels liés aux deux programmes spatiaux de l’UE: les systèmes globaux de navigation par satellite (GNSS), à savoir Galileo et le système européen de navigation par recouvrement géostationnaire (EGNOS), et le programme de l’Union pour l’observation et la surveillance de la Terre Copernicus. Les actifs liés aux systèmes spatiaux qui ne sont pas encore opérationnels sont inscrits dans la rubrique «Immobilisations en cours». Les actifs liés aux programmes spatiaux de l’UE sont construits avec l’aide de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Dans le cadre de Galileo, deux satellites ont été lancés en décembre 2021. Ils devraient être déclarés opérationnels au cours du premier semestre 2022. Dans le même temps, une nouvelle génération 1.7 de l’infrastructure au sol a été déployée avec succès. La constellation comprend actuellement 26 satellites. Une fois achevée, la constellation Galileo comptera 30 satellites (dont 6 satellites de secours). Les actifs immobilisés opérationnels de Galileo, qui comptent à la fois les satellites et les installations au sol, s’élevaient à 3,413 milliards d’EUR, nets de cumul d’amortissements, au 31 décembre 2021 (contre 2,145 milliards d’EUR en 2020). Le restant des immobilisations en cours s’élève à 1,344 milliard d’EUR (contre 1,872 milliard d’EUR en 2020).

En ce qui concerne Copernicus, le satellite 6A a été déclaré opérationnel en juin 2021. La valeur totale des actifs immobilisés opérationnels de Copernicus s’établit à 937 millions d’EUR (contre 877 millions d’EUR en 2020), nets de cumul d’amortissements. Un montant supplémentaire de 2,115 milliards d’EUR correspondant aux satellites Copernicus est inscrit en tant qu’immobilisations en cours (contre 1,894 milliard d’EUR en 2020).

Des immobilisations liées à l’infrastructure au sol d’EGNOS, d’un montant de 130 millions d’EUR (contre 24 millions d’EUR en 2020), figurent également dans la rubrique «Actifs spatiaux». En outre, les immobilisations en cours liées à EGNOS s’élèvent à 189 millions d’EUR (contre 273 millions d’EUR en 2020).

Immobilisations corporelles

en Mio EUR

Terrains et bâtiments

Actifs spatiaux

Installations de production

Mobilier et véhicules

Matériel informatique

Autres

Contrats de location-financement

Immobilisations en cours

Total

Valeur brute comptable au 31.12.2020

5 924

5 670

546

272

727

332

2 650

4 748

20 868

Ajouts

100

269

45

19

114

20

9

1 472

2 049

Produits de cessions

(12)

–

(24)

(12)

(60)

(7)

(7)

–

(122)

Transfert entre catégories d’actifs

535

1 791

1

1

(0)

2

(0)

(2 329)

0

Autres changements

–

–

–

–

(0)

0

–

(1)

(1)

Valeur brute comptable au 31.12.2021

6 547

7 730

568

281

781

347

2 651

3 890

22 793

Cumul des amortissements au 31.12.2020

(3 676)

(2 625)

(465)

(203)

(557)

(259)

(1 402)

(9 186)

Dotations aux amortissements pour l’exercice

(187)

(625)

(38)

(16)

(84)

(23)

(92)

(1 065)

Reprise sur amortissements

5

–

0

0

6

0

–

10

Produits de cessions

12

–

24

11

55

7

7

116

Transfert entre catégories d’actifs

(0)

–

(0)

–

(0)

0

0

(0)

Autres changements

0

–

0

–

(0)

(1)

–

(1)

Cumul des amortissements au 31.12.2021

(3 846)

(3 250)

(479)

(208)

(581)

(276)

(1 487)

(10 126)

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2021

2 701

4 480

89

73

199

72

1 164

3 890

12 669

VALEUR NETTE COMPTABLE AU 31.12.2020

2 249

3 045

81

69

170

73

1 248

4 748

11 682

33.INVESTISSEMENTS COMPTABILISÉS SELON LA MÉTHODE DE LA MISE EN ÉQUIVALENCE

La participation de l’Union européenne, représentée par la Commission, au Fonds européen d’investissement (FEI) est traitée comme une participation à une entité associée, au moyen de la méthode de la mise en équivalence. Le FEI est l’institution financière de l’UE spécialisée dans le capital-risque et les garanties aux petites et moyennes entreprises (PME). Située à Luxembourg, elle fonctionne comme un partenariat public-privé, dont les membres sont la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne et un groupe d’institutions financières.

En 2021, les actionnaires du FEI ont approuvé une augmentation de capital de 4,5 milliards d’EUR à 7,4 milliards d’EUR. Le capital souscrit au 31 décembre 2021 s’élevait à 7,3 milliards d’EUR (tandis qu’un montant supplémentaire de 70 millions d’EUR a été autorisé mais pas encore souscrit). Cette augmentation permettra au FEI de jouer un rôle clé dans le déploiement d’InvestEU, le programme d’investissement de l’UE pour la période 2021-2027 (voir note 4.1.1). Elle contribuera également à la réponse à la crise de la COVID-19, dans le cadre de laquelle le FEI met également en place d’importants trains de mesures afin de soutenir les petites entreprises à travers l’Europe. L’UE a participé à l’augmentation de capital en contribuant à hauteur de 372 millions d’EUR. Au 31 décembre 2021, l’UE détenait 30 % des participations dans le FEI (contre 29,7 % en 2020) et 30 % des droits de vote (contre 29,7 % en 2020). Conformément à ses statuts, le FEI doit affecter au moins 20 % de son résultat net annuel à une réserve statutaire jusqu’à ce que la réserve globale atteigne 10 % du capital souscrit. Cette réserve ne peut être distribuée.

en Mio EUR

Fonds européen d’investissement

Participations au 31.12.2020

588

Contributions

372

Dividendes reçus

–

Part du résultat net

169

Part dans l’actif net

63

Participations au 31.12.2021

1 192

Les valeurs comptables suivantes sont imputables à l’UE sur la base de son pourcentage de participation:

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Total du FEI

Total du FEI

Actif

5 187

3 256

Passifs

(1 213)

(1 277)

Recettes

781

322

Dépenses

(217)

(194)

Excédent/(déficit)

564

129

Le rapprochement des informations financières reprises ci-dessus et de la valeur comptable des participations détenues dans le FEI se présente comme suit:

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Actif net de l’entité associée

3 974

1 979

Participations de la CE dans le FEI

30,0 %

29,7 %

Valeur comptable

1 192

588

L’UE, représentée par la Commission, a libéré 20 % des actions qu’elle a souscrites dans le capital du FEI au 31 décembre 2021, le montant non appelé s’établissant comme suit:

en Mio EUR

Total du capital du FEI

Participation de l’UE

Total du capital par actions

7 300

2 190

Partie libérée

(1 460)

(438)

Partie non appelée

5 840

1 752

34.ACTIFS FINANCIERS

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Non courants

Actifs financiers au coût amorti

2.4.1

160 214

82 887

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat*

2.4.2

21 660

16 327

181 874

99 214

Courants

Actifs financiers au coût amorti

2.4.1

3 353

10 422

Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat*

2.4.2

3 391

3 459

6 744

13 881

Total

188 618

113 095

* Les chiffres de 2020 comprennent, dans les comptes annuels consolidés de l’UE pour 2020, 16,134 milliards d’EUR classés comme actifs financiers DAV (disponibles à la vente) non courants et 3,453 milliards d’EUR classés comme actifs financiers DAV courants.

35.Actifs financiers au coût amorti

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Prêts destinés à la FRR (NextGenerationEU) et à l’assistance financière

2.4.1.1

163 392

93 193

Autres prêts

2.4.1.2

176

116

Total

163 568

93 309

Non courants

160 214

82 887

Courants

3 353

10 422

36.Prêts destinés à la FRR (NextGenerationEU) et à l’assistance financière

en Mio EUR

FRR (NextGenerationEU)

SURE

MESF

BDP

AMF

Euratom

Total

Total au 31.12.2020

–

39 503

47 396

201

5 813

279

93 193

Version révisée de la règle comptable nº 11 de l'UE

–

420

(114)

(1)

(27)

(1)

276

Nouveaux prêts (en valeur nominale)

17 970

50 137

9 750

–

1 665

100

79 622

Remboursements

–

–

(9 750)

–

(14)

(29)

(9 793)

Variations de la valeur comptable

8

507

(144)

0

(24)

–

347

Variations de la dépréciation

–

–

–

–

(243)

(11)

(254)

Total au 31.12.2021

17 978

90 567

47 138

201

7 170

338

163 392

Non courants

17 970

90 502

43 969

200

7 132

314

160 087

Courants

8

65

3 169

1

38

24

3 305

La valeur nominale des prêts au 31 décembre 2021 était de 162,394 milliards d’EUR, dont 144,424 milliards d’EUR correspondent à des prêts octroyés aux fins de l’assistance financière (contre 92,565 milliards d’EUR en 2020) et 17,970 milliards d’EUR à des prêts octroyés aux fins de la FRR (rien en 2020). L’augmentation sensible par rapport à l’année précédente est due à de nouveaux prêts émis au titre de l’instrument SURE et au lancement de l’instrument FRR (NextGenerationEU) en 2021.

La ligne «Version révisée de la règle comptable nº 11 de l'UE» montre les effets de la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE sur les montants des prêts au 1er janvier 2021. Pour les postes SURE, MESF et BDP, les effets correspondent à l’application de la méthode du taux d’intérêt effectif. Pour l’AMF et Euratom, les effets correspondent à l’application du taux d’intérêt effectif et de la provision pour dépréciation au 1er janvier 2021.

·Effets du taux d’intérêt effectif: les programmes mentionnés ci-dessus, à l’exception de la FRR (NextGenerationEU), fonctionnent sur une base «back-to-back». Cela signifie que les primes ou décotes, ainsi que les intérêts et les coûts de transaction supportés par l’UE pour la réalisation de l’emprunt sont refacturés au bénéficiaire du prêt. En conséquence, le taux d’intérêt effectif d’un prêt est le taux d’intérêt effectif de l’emprunt respectif qui a financé le prêt. Les primes ou décotes sur les opérations d’emprunt et leur refacturation aux bénéficiaires du prêt étaient auparavant immédiatement passées en charges dans le compte de résultat économique. En appliquant la méthode du taux d’intérêt effectif, les primes et décotes non amorties au 1er janvier 2021 ont été ajoutées aux emprunts et prêts en cours. L’incidence nette sur les résultats cumulés est nulle. Les primes et décotes non amorties seront désormais amorties jusqu’à leur échéance.

·Incidence des provisions pour dépréciation: celle-ci a été calculée à l’aide d’un modèle fondé sur les pertes de crédit attendues, en appliquant les principes relatifs à la dépréciation des prêts (voir note 6.5). La Commission a donc comptabilisé une provision pour dépréciation pour les pertes de crédit attendues dans le cadre des prêts AMF et Euratom au 1er janvier 2021.

La ligne «Variations de la dépréciation» correspond à la réévaluation des pertes de crédit attendues au 31 décembre 2021.

La ligne «Variations de la valeur comptable» correspond à la variation des intérêts courus et à la variation des primes/décotes (nouvelles primes/décotes et amortissements).

Facilité pour la reprise et la résilience (FRR)

En 2021, l’UE a créé la facilité pour la reprise et la résilience en tant qu’instrument temporaire afin d’aider les économies des États membres à se remettre de la pandémie de COVID-19 et à devenir résilientes aux transitions écologique et numérique. Dans le cadre de l’instrument de l’UE pour la relance (NextGenerationEU), la Commission emprunte des fonds que la FRR utilise pour financer les réformes et les investissements des États membres. Ceux-ci doivent être conformes aux priorités de l’UE et permettre de faire face aux défis recensés dans les recommandations par pays formulées dans le cadre du Semestre européen pour la coordination des politiques économiques et sociales. Le financement peut prendre la forme d’un prêt (soutien remboursable) ou d’une subvention (soutien non remboursable, voir note 2.5). Les États membres peuvent recevoir un financement à concurrence d’une dotation convenue au préalable pour les prêts et les subventions. Pour bénéficier de ce soutien, les États membres doivent soumettre à la Commission européenne leurs plans nationaux pour la reprise et la résilience. Chaque plan expose les réformes et les investissements à mettre en œuvre d’ici la fin de 2026, en définissant des jalons et des cibles précis qui seront analysés par la Commission européenne et approuvés par le Conseil européen. Les prêts accordés au titre de la FRR ne peuvent être décaissés jusqu’au 31 décembre 2026 que si les jalons et les cibles convenus ont été atteints. Toutefois, jusqu’au 31 décembre 2021, la Commission pouvait avancer jusqu’à 13 % des montants des prêts approuvés afin d’amorcer la reprise économique.

Au 31 décembre 2021, des accords de prêt d’un montant de 153,2 milliards d’EUR avaient été signés. Sur ce montant, la Commission a décaissé 18 milliards d’EUR. Il n’existe pas de relation «back-to-back» entre les prêts octroyés au titre de la FRR et les emprunts effectués dans le cadre de NextGenerationEU (voir note 2.11).

Soutien à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE)

SURE est un instrument européen qui contribue à maintenir les personnes en activité et à préserver les emplois touchés par la pandémie de COVID-19. Cet instrument permet aux États membres de demander une assistance financière de l’UE pour les aider à faire face aux augmentations soudaines et très marquées de leurs dépenses publiques nationales se rapportant à des dispositifs nationaux de chômage partiel et à des mesures similaires, y compris pour les travailleurs indépendants, ou à des mesures liées à la santé, en particulier sur le lieu de travail en réaction à la crise. Il peut procurer une assistance financière allant jusqu’à 100 milliards d’EUR sous la forme de prêts aux États membres touchés. Cet instrument est étayé par des garanties, à hauteur de 25 milliards d’EUR, que les États membres ont fournies à la Commission pour le remboursement des emprunts correspondants. Conformément au règlement (UE) 2020/672 du Conseil, la Commission peut conclure un accord de prêt avec un État membre uniquement après qu’elle a proposé, et que le Conseil a adopté, une décision d’exécution pour l’assistance financière au titre de SURE.

Au 31 décembre 2021, le Conseil avait approuvé et la Commission avait signé des accords de prêt pour une assistance financière de 94,3 milliards d’EUR. Sur ce montant, la Commission avait versé 89,6 milliards d’EUR aux États membres (montants nominaux). Les montants restants au titre des accords de prêt signés sont actuellement décaissés au cours de l’année 2022.

Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF)

Le MESF a permis l’octroi d’une assistance financière à un État membre qui connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés en raison d’événements exceptionnels échappant à son contrôle. L’assistance peut consister en un prêt ou une ligne de crédit. Conformément aux conclusions du Conseil Ecofin du 9 mai 2010, le mécanisme est limité à 60 milliards d’EUR. Du point de vue juridique, la limite restreint l’encours des prêts ou lignes de crédit à la marge disponible sous le plafond des ressources propres. Il n’est pas prévu que le MESF s’engage dans de nouveaux programmes de financement ou conclue de nouvelles conventions de prêt. Les montants provenant des accords de prêt signés ont tous été utilisés.

Balance des paiements (BDP)

Il s’agit d’un instrument financier axé sur les politiques, destiné à apporter un soutien financier de moyen terme aux États membres qui n’ont pas adopté l’euro. Il permet d’accorder des prêts aux États membres qui rencontrent des difficultés, ou qui risquent sérieusement d'en rencontrer, dans leur balance des paiements ou leurs mouvements de capitaux. L’encours maximal des prêts accordé au titre de cet instrument est limité à 50 milliards d’EUR. Les montants provenant des accords de prêt signés ont tous été utilisés.

Assistance macrofinancière (AMF)

L’AMF est une forme d’assistance financière consentie par l’Union aux pays partenaires qui connaissent une crise de leur balance des paiements. Elle consiste en des subventions ou des prêts à moyen/long terme, voire en une combinaison appropriée des deux, et complète généralement un financement octroyé dans le cadre d’un programme de réforme et d’ajustement appuyé par le FMI. Les emprunts effectués pour ces prêts sont garantis par le Fonds de garantie relatif aux actions extérieures, puis par le budget de l’UE.

En 2021, des prêts supplémentaires de 1,7 milliard d’EUR ont été décaissés, dont 0,6 milliard d’EUR en faveur de l’Ukraine. Des montants conditionnels à hauteur de 0,6 milliard d’EUR provenant des accords de prêt signés n’ont pas été utilisés.

Au 31 décembre 2021, la provision pour dépréciation relative aux prêts AMF s’élevait à 293 millions d’EUR, dont 197 millions d’EUR correspondent aux prêts en faveur de l’Ukraine [soit un total de 4,4 milliards d’EUR (valeur nominale) en fin d’exercice]. Conformément aux règles comptables de l’UE (et aux normes IPSAS), cette provision pour dépréciation ne tient pas compte des événements postérieurs au bilan qui ne donnent pas lieu à des ajustements et qui sont liés à la guerre en Ukraine en 2022 (voir note 8), mais uniquement de l’augmentation significative du risque constatée à la fin de 2021.

Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom)

La Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom, représentée par la Commission) prête de l’argent à la fois aux États membres et aux pays tiers, ainsi qu’à leurs entités respectives, afin de financer des projets relatifs à des installations énergétiques. Sur l’encours total des prêts Euratom au 31 décembre 2021, 300 millions d’EUR (valeur nominale) correspondent à des prêts en faveur de l’Ukraine, pour lesquels une provision pour dépréciation de 13 millions d’EUR a été comptabilisée. Au 31 décembre 2021, la Commission avait reçu des garanties de tiers pour un montant de 350 millions d’EUR (contre 279 millions d’EUR en 2020) afin de couvrir les prêts Euratom. Il n’y a pas de montants non utilisés provenant des accords de prêt signés.

Taux d’intérêt effectifs pour les prêts (exprimés sous forme de fourchettes de taux d’intérêt)

31.12.2021

31.12.2020

FRR (NextGenerationEU)

0,11 % - 0,12 %

–

SURE

(0,48) %-0,77 %

0,00 % - 0,30 %

MESF

(0,03) %-3,79 %

0,50 % - 3,75 %

BDP

2,95 %

2,88 %

AMF

(0,14) %-3,70 %

0,00 % - 3,69 %

Euratom

(0,08) %-1,66 %

0,00 % - 5,76 %

Les chiffres de 2020 renvoient aux taux d’intérêt nominaux, tandis que les chiffres de 2021 sont des taux d’intérêt effectifs conformément à la version révisée de la règle comptable nº 11 de l’UE.

37.Autres prêts

Il s’agit de 3 types de prêts:

a)des prêts pour un montant de 74 millions d’EUR au 31 décembre 2021 (contre 75 millions en 2020) octroyés dans le cadre de programmes relevant du budget de l’UE (par exemple le programme MEDA dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen ainsi que le programme de l’UE pour l’emploi et l’innovation sociale);

b)des prêts en défaut octroyés à l’origine par les partenaires chargés de la mise en œuvre pour lesquels la Commission a versé un appel de garantie et détient désormais les droits de recouvrement (prêts subrogés). Au 31 décembre 2021, la Commission détenait les droits de recouvrement pour ce type de prêts de l’ordre de 855 millions d’EUR (intérêts cumulés compris). Toutefois, après prise en compte des pertes de crédit attendues, la valeur comptable comptabilisée au bilan s’élève à 48 millions d’EUR. Ces prêts ont été accordés par la BEI et garantis par les programmes EFSI et MPE;

c)des dépôts à terme pour un montant de 54 millions d’EUR, dont l’échéance est supérieure à 3 mois et qui ne répondent pas à la définition d’équivalents de trésorerie.

38.Actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat (JVCR)

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Actifs financiers à la JVCR non dérivés*

2.4.2.1

24 223

19 587

Actifs financiers à la JVCR dérivés

2.4.2.2

828

199

Total

25 051

19 786

Non courants

21 660

16 327

Courants

3 391

3 459

* Le chiffre de 2020 se rapporte aux montants précédemment classés en tant qu’actifs financiers DAV dans les comptes annuels consolidés de l’UE pour 2020.

39.Actifs financiers à la JVCR non dérivés

Actifs financiers à la JVCR non dérivés par type

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Titres de créance

19 326

14 862

Fonds du marché monétaire et investissements dans des portefeuilles mis en commun

2 513

3 038

Autres investissements en fonds propres

2 384

1 686

Total

24 223

19 587

Non courants

20 834

16 134

Courants

3 390

3 453

* Les chiffres de 2020 se rapportent aux montants précédemment classés en tant qu’actifs DAV dans les comptes annuels consolidés de l’UE pour 2020.

Les titres de créance se composent essentiellement d’obligations souveraines et d’obligations d’entreprises. Ces investissements sont détenus dans les fonds (portefeuilles) gérés par la Commission, ou par la BEI pour le compte de l’UE, et concernent principalement le FCP, Horizon 2020, BUFI et le Fonds pour l’innovation (voir ci-dessous). Le rendement des portefeuilles d’actifs est évalué sur la base de la juste valeur (valeur de marché).

Les fonds du marché monétaire sont des organismes de placement collectif qui investissent dans des titres de créance à court terme (par exemple, le fonds unitaire de la BEI). Les investissements dans des portefeuilles mis en commun sont des fonds de l’UE au titre des programmes MIE et Horizon 2020 mis en commun avec les fonds des États membres provenant du programme NER 300. Ils permettent de fournir des garanties aux opérations de financement et d’investissement de la BEI.

Les «Autres investissements en fonds propres» désignent principalement les investissements de fonds du budget de l’UE – par l’intermédiaire de partenaires chargés de la mise en œuvre — dans du capital-risque ou dans d’autres types de fonds d’investissement afin de poursuivre les objectifs stratégiques de l’UE: par exemple, améliorer l’accès au financement pour les PME en phase de démarrage, renforcer la recherche et l’innovation, ou encore améliorer les infrastructures tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE.



Actifs financiers à la JVCR non dérivés par programme

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Fonds pour l’innovation

4 195

–

Investissements BUFI

1 257

1 598

CECA en liquidation

1 382

1 445

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

188

188

Régime de retraite des agents locaux du SEAE

69

73

7 091

3 304

Fonds de garantie budgétaire:

Fonds commun de provisionnement

11 272

–

Fonds de garantie de l’EFSI

–

7 526

Fonds de garantie relatif aux actions extérieures

–

2 794

Fonds de garantie FEDD

–

692

11 272

11 012

Instruments financiers relevant du budget de l’UE:

Horizon 2020

3 342

3 097

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

762

764

Mécanismes de fonds propres de l’UE pour les PME

684

533

Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est

213

163

Fonds pour une croissance verte

146

143

Mécanisme de financement en matière d’efficacité énergétique

107

104

Autres

606

467

5 861

5 271

Total

24 223

19 587

Non courants

20 834

16 134

Courants

3 390

3 453

* Les chiffres de 2020 se rapportent aux montants précédemment classés en tant qu’actifs DAV dans les comptes annuels consolidés de l’UE pour 2020.

Fonds pour l’innovation (FI)

Le Fonds pour l’innovation a été créé par la directive (UE) 2018/410 du Parlement européen et du Conseil modifiant la directive 2003/87/CE établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union. Ce Fonds soutient l’innovation dans le domaine des technologies et des procédés à faibles émissions de carbone dans certains secteurs économiques. Il doit être doté des recettes provenant de la monétisation progressive de 450 millions de quotas ainsi que des fonds non dépensés provenant des 300 millions de quotas disponibles pour le programme NER 300 (voir note 3.8). Le Fonds pour l’innovation a commencé ses activités en 2020, mais les montants étaient détenus en espèces. Depuis 2021, la BEI en gère les fonds en les investissant dans des obligations.

Investissements BUFI

La Commission a créé le Fonds pour les amendes budgétaires («BUFI») afin de gérer les sommes qu’elle reçoit à titre provisionnel pour des amendes liées à des affaires de concurrence faisant l’objet d’un recours. Dans l’attente de la décision de justice définitive, la Commission investit l’argent dans des instruments d’emprunt.

CECA en liquidation

Le traité CECA a expiré le 23 juillet 2002 et tous les actifs de la CECA ont été transférés à l’Union européenne et alloués à la recherche dans les secteurs liés aux industries du charbon et de l’acier. La Commission gère le portefeuille et investit dans des titres de créance libellés en euros et cotés sur un marché actif.

Banque européenne pour la reconstruction et le développement

L’UE détient un investissement financier dans le capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans lequel le nombre d’actions détenues au 31 décembre 2021 était de 90 044 (même nombre qu’en 2020), soit 3 % du total du capital souscrit. L’UE a souscrit un montant total de 900 millions d’EUR dans le capital, dont un montant de 713 millions d’EUR est à ce jour non appelé. En vertu de l’accord portant création de la BERD, les actionnaires sont soumis à certaines restrictions contractuelles; par exemple, les parts ne doivent pas être cédées ou leur rachat est plafonné au maximum du coût d’acquisition initial. L’UE évalue son investissement dans la BERD à la juste valeur. Le coût d’acquisition initial est considéré comme la meilleure estimation de la juste valeur, compte tenu en particulier des restrictions contractuelles susmentionnées. Bien que les actions de la BERD ne soient pas cotées en Bourse, des opérations récentes ont eu lieu dans les capitaux propres de l’entité détenue (émission d’actions à leur valeur nominale), indiquant que le coût est la meilleure estimation de la juste valeur dans cette situation.

Fonds commun de provisionnement (FCP)

L’UE garantit les investissements en fonds propres et les prêts que les partenaires chargés de la mise en œuvre accordent aux États et aux entreprises. Afin d’acquitter les créances résultant de défaillances ou d’autres pertes, le budget de l’UE, conformément aux actes juridiques, met au fur et à mesure de l’argent de côté de manière à constituer un coussin de fonds propres, à savoir le FCP. Le FCP couvre également les emprunts émis par la Commission pour financer les prêts AMF et Euratom octroyés à des pays tiers.

Jusqu’en 2020, il existait un fonds distinct pour chaque garantie budgétaire (fonds de garantie EFSI, fonds de garantie FEDD, ainsi que le fonds de garantie relatif aux actions extérieures destiné à couvrir également les prêts d’assistance financière aux pays tiers au titre de l’AMF et d’Euratom).

Depuis le 1er janvier 2021, conformément au règlement financier, la Commission a créé le FCP afin de gérer, dans un seul portefeuille commun, le coussin de fonds propres («provisionnement») pour l’ensemble des garanties budgétaires et des prêts d’assistance financière accordés aux pays tiers. Outre le provisionnement du budget de l’UE, le FCP reçoit des recouvrements provenant d’opérations défaillantes, les retours générés par ses investissements, ainsi que les recettes découlant de la rémunération des garanties budgétaires de l’UE. Le FCP peut également recevoir des contributions volontaires des États membres et d’autres contributeurs qui, de cette manière, augmentent les garanties budgétaires disponibles de l’UE.

Le FCP répartit les contributions entrantes dans des compartiments, chaque compartiment faisant référence à un seul programme contributeur. Au 31 décembre 2021, le FCP comprenait 4 compartiments. Sur ces compartiments, 3 se rapportent aux instruments existants établis dans le cadre de CFP précédents (EFSI, FEDD et MPE). Ces 3 programmes contributeurs ont transféré leur provisionnement existant à la date de leur adhésion au FCP. Il existe en outre un compartiment pour InvestEU, un nouvel instrument établi dans le cadre du CFP actuel. Les actes juridiques de ces instruments prévoient le provisionnement nécessaire pour les garanties fournies. Le budget de l’UE regroupe ces différentes provisions dans le FCP et optimise la gestion des actifs.

Au 31 décembre 2021, les actifs du FCP s’élevaient à 12,3 milliards d’EUR, dont 11,3 milliards d’EUR ont été investis dans des actifs financiers à la JVCR non dérivés (titres de créance).

Horizon 2020

En vertu du règlement de l’Union instituant Horizon 2020 – le programme-cadre pour la recherche et l’innovation (2014-2020), de nouveaux instruments financiers ont été mis en place afin d’améliorer l’accès aux financements d’entités engagées dans la recherche et l’innovation (R&I). Ces instruments sont les suivants:

·le service de garanties et de prêts InnovFin pour la recherche et l’innovation, au titre duquel la Commission partage les risques financiers liés à un portefeuille de nouvelles opérations de financement conclues par la BEI;

·la facilité InnovFin de garantie pour les PME et l’instrument de garantie non plafonnée dans le cadre de l’initiative PME (SIUGI) – mécanismes de garantie gérés par le FEI et offrant des garanties et des contre-garanties aux intermédiaires financiers pour de nouveaux portefeuilles de prêts (au titre du SIUGI, la Commission partage avec les États membres, le FEI et la BEI les risques financiers liés à la garantie donnée);

·le mécanisme de fonds propres InnovFin pour la recherche et l’innovation, qui prévoit des investissements dans des fonds de capital-risque et qui est géré par le FEI et

·le Fonds du CEI (Fonds du Conseil européen de l’innovation), qui fournit des financements sur fonds propres pour accélérer les actions d’innovation et de déploiement sur le marché. Le Fonds du CEI sera principalement financé par des crédits issus du CFP 2021-2027 relevant du programme-cadre Horizon Europe. Toutefois, à ce jour, la Commission a utilisé les ressources disponibles au titre du programme Horizon 2020.

Mécanisme pour l’interconnexion en Europe

Conformément au règlement (UE) nº 1316/2013, l’instrument de prêt du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été établi dans le but de faciliter, pour les projets d’infrastructures, l’accès aux financements dans les secteurs des transports, des télécommunications et de l’énergie. Il est géré par la BEI en vertu d’un accord avec l’UE. Il propose de partager les risques du financement des emprunts sous forme de dette ou de garanties privilégiée(s) et subordonnée(s) ainsi que d’un soutien aux emprunts obligataires garantis par l’UE aux fins du financement de projets.

Mécanismes de fonds propres de l’UE pour les PME

Il s’agit d’instruments de fonds propres financés par les programmes COSME, PIC et MAP et l’initiative «Croissance et emploi» qui, sous la gestion fiduciaire du FEI, soutiennent la création et le financement de PME de l’UE en phase de démarrage ou de croissance en investissant dans des fonds de capital-risque spécialisés et appropriés.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs financiers à la JVCR non dérivés (classés comme DAV en 2020)

en Mio EUR

Type d’actif financier

31.12.2021

31.12.2020

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

19 336

15 383

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

2 698

2 706

Niveau 3: techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

2 190

1 498

Total

24 223

19 587

Au cours de la période, il n’y a pas eu de transfert entre le niveau 1 et le niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs.

Rapprochement des actifs financiers non dérivés évalués à l’aide de techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3)

en Mio EUR

Variations de la juste valeur

Solde d’ouverture au 1.1.2021

1 498

Version révisée de la règle comptable nº 11 de l'UE

2

Investissements pendant la période

505

Remboursements de capital

(111)

Recettes réglées

(30)

Plus-values et moins-values pour la période comptabilisées en excédent ou déficit

326

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

–

Autres

–

Solde de clôture au 31.12.2021

2 190

Les plus-values nettes pour les actifs non dérivés de niveau 3 détenus à la fin de 2021 s’élevaient à 295 millions d’EUR. Elles sont incluses en tant que produits financiers sous «Plus-values sur actifs ou passifs financiers non dérivés à la JVCR» (voir note 3.9) et en tant que charges financières sous «Moins-values sur actifs ou passifs financiers non dérivés à la JVCR» (voir note 3.15).

40.Actifs et passifs financiers dérivés à la JVCR

Actifs et passifs financiers dérivés à la JVCR par type

en Mio EUR

Type de dérivé

31.12.2021

31.12.2020

Montant notionnel

Actif à la juste valeur

Passif à la juste valeur

Montant notionnel

Actif à la juste valeur

Passif à la juste valeur

Contrat de change à terme

646

2

–

417

6

–

Garantie sur portefeuille d’instruments de fonds propres

4 148

826

(1)

3 412

193

(1)

Garanties sur le risque de change

28

–

(4)

14

–

(4)

Total

4 822

828

(5)

3 843

199

(4)

Non courants

826

(5)

193

(4)

Courants

2

–

6

(0)

Contrat de change à terme

L’UE conclut des contrats de change à terme afin de couvrir le risque de change lié aux titres de créance libellés en USD détenus dans le fonds de garantie de l’EFSI. En vertu de ces contrats, l’UE paie le montant notionnel convenu dans le contrat en devise («branche payeur»), tel qu’il apparaît dans le tableau ci-dessus, et recevra le montant notionnel en EUR («branche receveur») à la date d’échéance. Ces contrats dérivés sont évalués à la juste valeur à la date de clôture et classés en tant qu’actifs financiers ou en tant que passifs financiers à leur juste valeur par le biais du compte de résultat selon que la juste valeur est positive ou négative.

Garanties sur portefeuilles d’instruments de fonds propres

La rubrique «Garantie sur portefeuille d’instruments de fonds propres» comprend les garanties données par l’UE aux institutions financières sur des portefeuilles d’investissements de fonds propres. Ces garanties sont classées comme instruments financiers dérivés et sont comptabilisées comme actifs financiers ou passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat, étant donné qu’elles ne répondent pas à la définition d’un passif lié à une garantie financière – voir la note 1.5.12. Le passif financier de l’UE est évalué sur la base de la valeur des investissements sous-jacents.

Le montant total représente principalement la garantie de l’EFSI donnée par l’UE au groupe BEI, les investissements en fonds propres sous-jacents décaissés par la BEI et le FEI s’élevant à 3,068 milliards d’EUR (contre 2,223 milliards d’EUR en 2020). La juste valeur de la garantie de l’UE sur les portefeuilles d’instruments de fonds propres de l’EFSI s’élevait à 763 millions d’EUR (contre 164 millions d’EUR en 2019).

Garantie sur le risque de change

L’UE garantit le risque de change dans le cadre de la garantie FEDD, en garantissant les contrats de swap et les contrats à terme visant à couvrir les risques de change liés aux opérations d’investissement sur les marchés émergents. L’UE couvre également la dévaluation de la hryvnia (UHA) liée aux prêts accordés par des institutions financières à des PME en Ukraine au titre du mécanisme de financement pour les PME dans le cadre du partenariat oriental.

Hiérarchie des justes valeurs des actifs et des passifs financiers dérivés

en Mio EUR

Type de dérivé

31.12.2021

31.12.2020

Actif à la juste valeur

Passif à la juste valeur

Actif à la juste valeur

Passif à la juste valeur

Niveau 1: prix cotés sur des marchés actifs

–

–

–

–

Niveau 2: données observables autres que les prix cotés

2

(2)

6

(4)

Niveau 3: techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables

826

(2)

193

(1)

Total

828

(5)

199

(4)

Il n’y a pas eu de transfert entre le niveau 1 et le niveau 2 au cours de la période. Les dérivés repris sous «Juste valeur», niveau 3, comprennent principalement des garanties sur portefeuilles d’instruments de fonds propres.

Rapprochement des actifs et des passifs financiers dérivés évalués à l’aide de techniques d’évaluation utilisant des données qui ne sont pas fondées sur des données de marché observables (niveau 3)

en Mio EUR

Variations de la juste valeur

Solde d’ouverture, actif/(passif), au 1.1.2021

192

Demandes d’appels de garantie acquittées

5

Appels de garantie restitués

(1)

Recettes provenant du règlement de la garantie

(160)

Plus-values et moins-values pour la période comptabilisées en excédent ou déficit

788

Transferts vers le niveau 3

–

Transferts depuis le niveau 3

–

Autres

–

Solde de clôture au 31.12.2021

824

Les plus-values nettes pour les actifs dérivés de niveau 3 détenus à la fin de 2021 s’élevaient à 777 millions d’EUR. Ce montant est présenté comme produit financier et inclus sous la rubrique «Plus-values sur actifs ou passifs financiers dérivés à la JVCR» (voir note 3.9).

41.PRÉFINANCEMENTS

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Non courants

Préfinancements

2.5.1

57 764

30 574

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

2 901

3 825

Contribution aux fonds fiduciaires

126

119

60 792

34 519

Courants

Préfinancements

2.5.1

28 427

24 902

Autres avances payées aux États membres

2.5.2

4 229

3 327

32 656

28 229

Total

93 447

62 748

Le niveau des préfinancements dans les différents programmes doit être suffisant pour garantir les fonds nécessaires au bénéficiaire pour lancer et faire avancer le projet, tout en préservant également les intérêts financiers de l’UE et en prenant en considération les contraintes en matière de coût/efficacité et sur les plans juridique et opérationnel.

L’augmentation significative par rapport à l’année précédente s’explique essentiellement par le lancement de la facilité pour la reprise et la résilience (NextGenerationEU) en 2021, dans le cadre de laquelle 36,4 milliards d’EUR de préfinancements ont été versés au départ.

42.Préfinancements

en Mio EUR

Valeur brute

Apurement (régularisations)

Valeur nette au 31.12.2021

Valeur brute

Apurement (régularisations)

Valeur nette au 31.12.2020

Gestion partagée

Feader et autres instruments

de développement rural

3 172

(208)

2 965

3 193

–

3 193

FEDER et FC

23 531

(4 571)

18 960

23 074

(3 846)

19 229

FSE

9 085

(1 823)

7 263

8 222

(1 348)

6 874

Autres

4 836

(2 263)

2 572

4 192

(1 520)

2 672

40 624

(8 865)

31 760

38 681

(6 713)

31 967

Gestion directe

Exécution par:

Commission

46 494

(11 970)

34 525

17 031

(10 648)

6 382

dont FRR (NextGenerationEU)

34 879

(4 065)

30 814

–

–

–

Agences exécutives de l’UE

23 931

(15 030)

8 901

18 565

(10 931)

7 633

Fonds fiduciaires

1 140

(847)

293

1 121

(843)

278

71 565

(27 847)

43 718

36 716

(22 423)

14 294

Gestion indirecte

Exécution par:

Autres agences et organes de l’UE

1 657

(687)

971

1 243

(781)

462

Pays tiers

1 874

(1 261)

614

1 515

(1 043)

471

Organisations internationales

9 545

(5 955)

3 590

9 068

(6 020)

3 048

Autres entités

12 992

(7 453)

5 539

11 665

(6 432)

5 233

26 069

(15 356)

10 713

23 491

(14 276)

9 215

Total

138 258

(52 068)

86 191

98 888

(43 412)

55 476

Non courants

57 764

–

57 764

30 574

–

30 574

Courants

80 494

(52 068)

28 427

68 314

(43 412)

24 902

Les préfinancements représentent des fonds versés et donc l’exécution de crédits de paiement. Comme expliqué dans la note 1.5.7, il s’agit d’avances, donc des montants non encore passés en charges. Ainsi, si les préfinancements réduisent les engagements restant à liquider (voir la note 5.1), ils représentent des dépenses restant à accepter et à comptabiliser dans le compte de résultat économique.

En ce qui concerne la gestion partagée, la quasi-totalité des préfinancements se rapporte à la période de programmation 2014-2020. Il existe des préfinancements initiaux qui ne seront pas apurés (c’est-à-dire comptabilisés dans le compte de résultat économique) avant la clôture de la période de programmation et qui sont présentés comme des préfinancements non courants.

Dans le domaine de la cohésion, il existe également des préfinancements annuels, qui sont apurés sur une base annuelle et présentés comme des préfinancements courants. Les nouveaux préfinancements versés dans le domaine de la cohésion comprennent les préfinancements annuels 2021 (7,3 milliards d’EUR), mais aussi les paiements au titre du Fonds de solidarité de l’UE (0,8 milliard d’EUR). Les nouveaux versements ont été contrebalancés par l’apurement de valeurs à peu près similaires, de sorte que le niveau des préfinancements en cours reste globalement stable pour ce domaine.

Dans le cadre de la gestion directe, les montants de préfinancement les plus élevés sont ceux liés au soutien non remboursable au titre de l’instrument FRR lancé en 2021, soit 30,8 milliards d’EUR nets en fin d’exercice. D’autres montants importants, de l’ordre de 8,5 milliards d’EUR (contre 9,3 milliards d’EUR en 2020), concernent le domaine de la recherche (essentiellement Horizon 2020 et Horizon Europe, mis en œuvre par les agences exécutives de l’UE et la Commission).

Dans le cadre de la gestion indirecte, le préfinancement couvre principalement des programmes de politiques internes tels que Galileo et EGNOS (programmes spatiaux), mais aussi des instruments liés à l’Europe dans le monde (y compris les instruments de voisinage, de développement et de coopération internationale). L’augmentation la plus notable observée dans les préfinancements relevant de cette rubrique est liée aux programmes spatiaux.

Garanties reçues en rapport avec des préfinancements

Il s’agit de garanties que la Commission exige parfois de la part des bénéficiaires qui ne sont pas des États membres en cas de versement d’avances (préfinancements). Pour ce type de garantie, deux valeurs doivent être indiquées: la valeur «nominale» et la valeur «en cours». Pour la valeur nominale, le fait générateur est lié à l’existence de la garantie. Pour la valeur en cours, le fait générateur de la garantie est le versement du préfinancement effectué au titre de la garantie, qui est ensuite diminué des apurements ultérieurs. Au 31 décembre 2021, la valeur nominale des garanties reçues pour les préfinancements était de 433 millions d’EUR, tandis que la valeur en cours de ces garanties était de 383 millions d’EUR (contre respectivement 466 millions et 402 millions d’EUR en 2020).

Certains préfinancements versés au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique (7ePC), du programme Horizon 2020 et du programme Horizon Europe sont effectivement couverts par le mécanisme d’assurance mutuelle (MAM), anciennement connu sous le nom de «Fonds de garantie des participants» (FGP). Le MAM est un instrument de garantie mutuelle visant à couvrir les risques liés au non-paiement de montants par les bénéficiaires dans le cadre de la mise en œuvre des actions indirectes relevant de ces programmes. Tous les participants à des actions indirectes bénéficiant d’une subvention de l’UE contribuent à hauteur de 5 % de la contribution maximale de l’UE au capital du MAM, lequel est investi par la Commission sur les marchés financiers afin de générer des intérêts. Les intérêts peuvent être utilisés pour couvrir des dettes non honorées par un participant défaillant à l’égard de l’Union. Au terme de l’action indirecte, les contributions sont reversées aux participants. L’UE (représentée par la Commission) agit en tant qu’agent exécutif pour les participants du MAM, mais ces derniers en sont les propriétaires. Le MAM est donc une entité distincte, qui n’entre pas dans le périmètre de consolidation des présents comptes annuels de l’UE.

Au 31 décembre 2021, les préfinancements couverts par le MAM s’élevaient à 2,4 milliards d’EUR (contre 2,3 milliards d’EUR en 2020). Le total des actifs du MAM, comprenant les actifs financiers gérés par la Commission, s’établissait à 2,5 milliards d’EUR (contre 2,4 milliards d’EUR en 2020).

43.Autres avances payées aux États membres

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

3 647

3 520

Programmes d’aide

3 483

3 633

Total

7 130

7 153

Non courantes

2 901

3 825

Courantes

4 229

3 327

Avances payées aux États membres pour les instruments financiers en gestion partagée

Dans le cadre des programmes des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), les paiements des avances peuvent être effectués à partir du budget de l’UE en faveur des États membres afin de leur permettre de contribuer aux instruments financiers (sous la forme de prêts, de garanties ou de prises de participation). Ces instruments financiers sont mis en place et gérés sous la responsabilité des États membres, et non de la Commission. Néanmoins, les fonds inutilisés par ces instruments en fin d’exercice sont la propriété de l’UE (comme tout préfinancement) et sont donc considérés comme un actif inscrit au bilan de l’Union.

Période 2014-2020

Dans le domaine de la politique de cohésion, sur les 14,692 milliards d’EUR versés, il est estimé que 3,547 milliards d’EUR étaient inutilisés au 31 décembre 2021. Ce montant comprend la contribution des États membres à l’initiative PME, instrument dont l’objectif est d’encourager le secteur bancaire à accorder davantage de prêts aux PME (1,326 milliard d’EUR versé à l’exclusion des montants encore au stade du préfinancement, dont on estime que 366 millions d’EUR sont inutilisés).

Pour le développement rural, 97 millions d’EUR demeuraient inutilisés en fin d’exercice.

Période 2007-2013

Tous les montants relatifs à la politique de cohésion sont considérés comme ayant été exécutés ou réaffectés à d’autres mesures, de sorte qu’aucun actif ne subsiste au bilan au 31 décembre 2021. Il convient de noter que l’exécution effective au titre des différents instruments sera contrôlée dans le cadre du processus de clôture des programmes au cours des prochaines années.

Programmes d’aide

Dans le même ordre d’idée que ce qui précède, les montants remboursés correspondant aux avances payées par les États membres pour différents programmes d’aides (aides d’État, mesures de marché du FEAGA ou mesures d’investissement du Feader) et non utilisées à la fin de l’exercice sont comptabilisées à l’actif (avances) du bilan de l’UE. La Commission a estimé la valeur de ces avances en se fondant sur les informations communiquées par les États membres; les montants qui en résultent sont inscrits dans la sous-rubrique «Programmes d’aide» ci-dessus.

Période 2014-2020

Les montants inutilisés en fin d’exercice ont été estimés à 1,768 milliard d’EUR pour la politique de cohésion et à 1,649 milliard d’EUR pour l’agriculture et le développement rural.

Période 2007-2013

Il est estimé qu’un montant de 66 millions d’EUR versé dans le cadre du développement rural est resté inutilisé à la fin de 2021.



44.CRÉANCES À RECEVOIR AVEC CONTREPARTIE DIRECTE ET CRÉANCES À RECOUVRER SANS CONTREPARTIE DIRECTE

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Non courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

34 892

44 128

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

5 750

1 685

40 642

45 813

Courantes

Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

2.6.1

29 473

26 915

Créances à recevoir des opérations avec contrepartie directe

2.6.2

2 323

1 766

31 796

28 681

Total

72 438

74 493

45.Créances à recouvrer des opérations sans contrepartie directe

en Mio EUR

Note

31.12.2021

31.12.2020

Non courantes

États membres

2.6.1.1

2 497

2 237

Accord de retrait du Royaume-Uni

2.6.1.2

30 839

40 629

Produits à recevoir et charges à reporter

2.6.1.4

1 556

1 261

Autres créances à recouvrer

–

1

34 892

44 128

Courantes

États membres

2.6.1.1

5 682

7 213

Accord de retrait du Royaume-Uni

2.6.1.2

10 913

6 827

Amendes pour infractions aux règles de concurrence

2.6.1.3

11 698

11 295

Produits à recevoir et charges à reporter

2.6.1.4

1 097

787

Autres créances à recouvrer

2.6.1.5

83

792

29 473

26 915

Total

64 365

71 043

46.Créances à recouvrer auprès des États membres

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Comptabilité A des RPT

6 137

5 297

Comptabilité séparée des RPT

1 405

1 460

Ressources propres à recevoir

15

2 188

Dépréciation

(875)

(892)

Autres

–

–

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

6 683

8 053

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA)

1 525

1 378

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et autres instruments de développement rural

668

720

Dépréciation

(843)

(837)

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

1 350

1 260

Recouvrement de préfinancements

26

53

TVA payée et à récupérer

45

35

Autres créances à recouvrer auprès des États membres

73

49

Total

8 178

9 450

Non courantes

2 497

2 237

Courantes

5 682

7 213

Le montant le plus élevé inscrit sous «non courantes» se rapporte aux sommes dues par les États membres, notamment 2,1 milliards d’EUR au titre de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni (voir explications ci-dessous). Comme les années précédentes, sont également présentés comme non courants les montants relatifs aux décisions d’apurement de conformité non exécutées pour le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Les montants liés à ces décisions sont recouvrés par tranches annuelles.

Créances à recouvrer au titre des ressources propres

La «comptabilité A» se rapporte aux relevés mensuels dans lesquels les États membres communiquent les droits constatés relatifs aux ressources propres traditionnelles (RPT). Le tableau reprend les montants de la «comptabilité A» qui n’ont pas encore été versés à la Commission. Les RPT sont essentiellement des droits de douane perçus par les États membres pour le compte de la Commission.

En fin d’exercice, la «comptabilité A» atteint généralement des montants de l’ordre de 3 à 3,5 milliards d’EUR. Toutefois, au cours des deux dernières années 2021 et 2020, le montant total incluait des montants supplémentaires de RPT liés à la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni (voir ci-dessous) et à d’autres rapports de contrôle des RPT. Étant donné que des intérêts de retard s’élevant à 2,2 milliards d’EUR sont applicables (contre 1,7 milliard d’EUR en 2020), ces montants sont donc eux aussi inscrits dans les présents comptes annuels (voir les notes 2.6.2 et 3.9).

En ce qui concerne la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni, le 8 mars 2018, la Commission a envoyé une lettre de mise en demeure (procédure d’infraction nº 2018/2008) au Royaume-Uni, car celui-ci a omis de mettre à la disposition du budget de l’Union le montant correct de ressources propres traditionnelles. Le Royaume-Uni n’ayant pas fourni de réponse satisfaisante, ni à la lettre de mise en demeure ni à l’avis motivé envoyé le 24 septembre 2018, la Commission a décidé de saisir la Cour de justice de l’Union européenne et a introduit son recours le 7 mars 2019. L’affaire trouve son origine dans un rapport de l’OLAF de 2017, selon lequel des importateurs au Royaume-Uni avaient éludé des montants élevés de droits de douane en utilisant des fausses factures et des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes à l’importation. Se fondant sur une méthode élaborée par l’OLAF et le JRC et sur les informations disponibles, la Commission a estimé que l’infraction commise par le Royaume-Uni a entraîné, pendant la période comprise entre novembre 2011 et octobre 2017, des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,1 milliards d’EUR (montant net, c’est-à-dire après déduction de la retenue opérée, au titre des frais de perception, par le Royaume-Uni sur le montant brut de 2,7 milliards d’EUR). Le 8 mars 2022, la Cour a rendu l’arrêt correspondant et a confirmé que le Royaume-Uni avait manqué à ses obligations en matière de protection du budget de l’Union. Toutefois, elle a demandé à la Commission de recalculer le montant réclamé. La Commission va à présent examiner l’arrêt et en particulier les observations de la Cour concernant la détermination des montants en cause. Une analyse juridique et opérationnelle détaillée est donc actuellement en cours, dont les conclusions ne sont pas encore disponibles. Par conséquent, tant le principal de 2,1 milliards d’EUR que les intérêts de retard cumulés estimés à 2,1 milliards d’EUR à la fin de 2021 (contre 1,6 milliard d’EUR d’intérêts cumulés et comptabilisés à la fin de 2020) continuent d’être classés comme actifs à long terme, étant donné qu’il s’agit de la meilleure estimation disponible.

Cette année, au 31 décembre 2021, les montants à recouvrer comprenaient également un montant de 0,4 milliard d’EUR de pertes de RPT estimées dû par certains États membres à la suite d’importations de textiles et de chaussures en provenance de Chine dont la valeur déclarée était nettement sous-estimée. Ces estimations font l’objet d’une révision, en particulier à la suite de l’arrêt que la Cour a rendu dans le cadre de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni.

En outre, la Commission a intégré dans les comptes une créance de 0,17 milliard d’EUR au titre des droits de douane constatés et des intérêts de retard, qui repose sur les informations les plus récentes disponibles.

La «comptabilité séparée» reprend les droits constatés qui n’ont pas été inscrits dans la «comptabilité A» parce qu’ils n’ont pas été recouvrés par les États membres et qu’aucune garantie n’a été constituée (ou, si une garantie a été fournie, les montants sont contestés). Ces droits font l’objet d’une dépréciation en fonction des informations transmises chaque année par les États membres. Les montants de cette dépréciation atteignent généralement un niveau similaire à chaque fin d’exercice, ainsi qu’il ressort du tableau.

Sous «Ressources propres à recevoir» en 2021 figurent les créances à recouvrer à la suite du budget rectificatif nº 6/2021 adopté le 24 novembre 2021. Ces montants ont été versés par les États membres le premier jour ouvrable de janvier 2022.

Créances à recouvrer au titre du FEAGA et du développement rural

Ce poste comprend principalement les montants dus par les États membres au 31 décembre 2021, tels que déclarés et certifiés par eux au 15 octobre 2021. Il est procédé à une estimation pour les créances à recouvrer nées après cette déclaration et jusqu’au 31 décembre 2021. La Commission estime également la réduction de valeur pour les montants dus par les bénéficiaires dont le recouvrement est improbable. La réalisation de cet ajustement n’implique pas que la Commission renonce au recouvrement futur de ces montants. Une déduction de 20 % est en outre comprise dans cet ajustement et correspond à la retenue que les États membres sont autorisés à opérer pour couvrir leurs frais administratifs.

47.Accord de retrait du Royaume-Uni

L’«accord sur le retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique» (réf. 2019/C 384 I/01) (ci-après l’«accord sur le retrait») signé entre l’UE et le Royaume-Uni prévoit diverses obligations financières incombant aux deux parties. Au 31 décembre 2021, la créance nette à recevoir du Royaume-Uni sur la base de ces obligations s’établissait à 41,753 milliards d’EUR (contre 47,456 milliards d’EUR en 2020), dont 10,913 milliards d’EUR doivent être versés dans les 12 mois suivant la date de clôture (contre 6,827 milliards d’EUR en 2020):

en Mio EUR

Article 140

Article 142

Autres

31.12.2021

31.12.2020

Montants dus par le Royaume-Uni

28 620

14 751

610

43 982

49 579

Montants dus au Royaume-Uni

-

-

(2 229)

(2 229)

(2 122)

Total

28 620

14 751

(1 618)

41 753

47 456

Non courants

17 064

14 486

(711)

30 839

40 629

Courants

11 556

265

(908)

10 913

6 827

Ajustement de la part du Royaume-Uni (article 139)

Conformément à l’article 139, la part du Royaume-Uni dans les obligations financières découlant de l’accord de retrait est un pourcentage obtenu en divisant les ressources propres mises à disposition par le Royaume-Uni pour les années 2014 à 2020 par les ressources propres mises à disposition pendant cette période par tous les États membres et le Royaume-Uni. Un calcul effectué en mars 2021 a établi le pourcentage à 12,358072326018200 %. Toutefois, conformément à l’article 139, la part doit être ajustée du montant des soldes TVA et RNB (2014-2020) communiqués aux États membres avant le 1er février 2022. Par conséquent, la part finale du Royaume-Uni a été calculée à 12,431681219587700 %. À la suite de l’ajustement de la part du Royaume-Uni par rapport aux calculs sous-tendant les montants déjà facturés en 2021, un montant supplémentaire de 67 millions d’EUR a été facturé au Royaume-Uni en avril 2022.

Paiements au titre de l’accord de retrait

Le mécanisme de paiement à appliquer aux obligations prévues entre les deux parties est défini à l’article 148. En résumé, l’UE facture les montants nets dus par le Royaume-Uni en avril et en septembre de chaque année, et le Royaume-Uni les acquitte sur une base mensuelle. Le paiement des montants déclarés en avril d’une année donnée doit être effectué en quatre versements mensuels égaux de juin à septembre de l’année en question. Le paiement des montants déclarés en septembre doit être effectué en huit versements mensuels égaux d’octobre de ladite année au mois de mai de l’année suivante. Étant donné que certains montants déclarés reposent nécessairement sur des prévisions et des estimations, la déclaration est mise à jour chaque année sur la base des chiffres réels.

En 2021, le montant total déclaré au Royaume-Uni au titre de l’article 136 et des articles 140 à 147 s’élevait à 11,930 milliards d’EUR, dont 3,763 milliards d’EUR ont été déclarés en avril 2021 et 8,166 milliards d’EUR en septembre 2021. Le total des paiements reçus en 2021 s’élevait à 6,826 milliards d’EUR, dont 3,763 milliards d’EUR étaient liés au rapport d’avril (payés en quatre versements mensuels égaux au cours de la période allant de juin à septembre 2021) et 3,062 milliards d’EUR au rapport de septembre (payés en trois versements égaux au cours de la période allant d’octobre à décembre 2021):

en Mio EUR

Rapport d’avril 2021

(montant dû et payé de juin à septembre 2021)

Rapport de septembre 2021

(montant dû et payé d’octobre à décembre 2021)

Total

Article 140

3 696

3 054

6 750

Article 142

-

11

11

Article 136

230

18

247

Article 147

21

-

21

3 946

3 083

7 029

Article 141

-

(20)

(20)

Article 143

(93)

-

(93)

Article 144

(46)

-

(46)

Article 145

(37)

-

(37)

Article 146

(7)

-

(7)

(183)

(20)

(203)

Total

3 763

3 062

6 826

Le paiement du solde de la facture de septembre 2021 à la fin de l’année, d’un montant de 5,104 milliards d’EUR, a été effectué en cinq versements mensuels égaux de janvier à mai 2022.

Article 140 – Engagements restant à liquider

Le Royaume-Uni s’est engagé à verser à l’UE sa part des engagements budgétaires restant à liquider au 31 décembre 2020 (à savoir le «RAL lié au Brexit»), telle qu’ajustée selon les exigences de l’article 140. Au 31 décembre 2021, le montant total comptabilisé en tant que créance à recevoir s’élevait à 28,620 milliards d’EUR (contre 34,966 milliards d’EUR en 2020), dont 11,556 milliards d’EUR à payer dans les 12 mois suivant la fin de l’exercice. Le tableau suivant présente les principales variations entre le montant total comptabilisé en tant que créance à recevoir au 31 décembre 2020 (calculé sur la base de la part du Royaume-Uni non ajustée) et le montant total comptabilisé en tant que créance à recevoir au 31 décembre 2021: en Mio EUR

Montant dû par le Royaume-Uni au 31.12.2020 (sur la base de sa part non ajustée)

34 966

Ajustement de la part du Royaume-Uni

208

Montant dû par le Royaume-Uni au 31.12.2020 (sur la base de sa part ajustée)

35 174

Corrections financières nettes liées à la période 2014-2020 ou aux périodes de programmation précédentes (y compris l’ajustement des déductions de 2020)

(58)

RPT se rapportant à 2020 et mises à la disposition de l’Union en 2021

(y compris l’ajustement des déductions de 2020)

(82)

Paiements nets reçus du Royaume-Uni en 2021

(6 750)

Ajustement de la non-exécution estimée

337

Total

28 620

Non courants

17 064

Courants

11 556

La diminution annuelle du montant total comptabilisé en tant que créance à recevoir s’élevait à 6,346 milliards d’EUR et s’expliquait principalement par les paiements reçus du Royaume-Uni en 2021 (6,750 milliards d’EUR).

L’ajustement du montant dû par le Royaume-Uni au 31 décembre 2020, entraînant une augmentation de 208 millions d’EUR, correspond à l’ajustement de la part du Royaume-Uni dans les engagements budgétaires ajustés au 31 décembre 2020 auxquels est appliquée la part du Royaume-Uni (216,7 millions d’EUR). Sont également inclus les ajustements des déductions figurant dans les comptes annuels de l’UE pour 2020 au titre des corrections financières nettes liées à la période de programmation 2014-2020 ou aux périodes de programmation précédentes et des RPT relatives à 2020 et mises à la disposition de l’Union en 2021 (2,4 millions d’EUR), ainsi que l’ajustement de la déduction pour non-exécution estimée (6,0 millions d’EUR).

La déduction totale au titre des corrections financières nettes liées à la période de programmation 2014-2020 ou aux périodes de programmation précédentes, d’un montant de 58,5 millions d’EUR, comprend les montants facturés en septembre 2021 qui ne figuraient pas encore dans les comptes annuels de 2020 (34,8 millions d’EUR, dont 12,8 millions d’EUR ont été payés par le Royaume-Uni au cours de la période allant d’octobre à décembre 2021 et 22,0 millions d’EUR de janvier à mai 2022), l’ajustement de la part du Royaume-Uni dans ces montants (0,2 million d’EUR) et les montants à facturer en septembre 2022 et à payer d’octobre à décembre 2022 (23,5 millions d’EUR).

La déduction totale des RPT relatives à 2020 et mises à la disposition de l’Union en 2021, d’un montant de 82,0 millions d’EUR, comprend les montants facturés en septembre 2021 qui ne figuraient pas encore dans les comptes annuels de 2020 (16,7 millions d’EUR, dont 6,3 millions d’EUR ont été payés par le Royaume-Uni au cours de la période allant d’octobre à décembre 2021 et 10,4 millions d’EUR de janvier à mai 2022), l’ajustement de la part du Royaume-Uni dans ces montants (0,1 million d’EUR) et les montants facturés en avril 2022 (65,2 millions d’EUR).

Le montant à payer dans les 12 mois suivant la date de clôture (11,556 milliards d’EUR) comprend le solde restant de la facture de septembre 2021 (5,090 milliards d’EUR), le montant facturé en avril 2022 (4,029 milliards d’EUR) et le montant à facturer en septembre 2022 et à payer au cours de la période allant d’octobre à décembre 2022 (2,437 milliards d’EUR). Le montant facturé en avril 2022 se compose de 3,280 milliards d’EUR relatifs à la part du Royaume-Uni dans l’exécution du RAL estimée en 2022, de 65,2 millions d’EUR liés aux déductions au titre des RPT, de 70,5 millions d’EUR relatifs à l’ajustement de la part du Royaume-Uni dans les montants facturés en 2021 et de 743,6 millions d’EUR liés à l’ajustement de la part du Royaume-Uni dans l’exécution du RAL en 2021. Le montant à facturer en septembre 2022 et à payer au cours de la période allant d’octobre à décembre 2022 se compose de 2,460 milliards d’EUR correspondant à la part du Royaume-Uni dans l’exécution du RAL estimée en 2022 et de 23,5 millions d’EUR relatifs aux déductions au titre des corrections financières nettes.

À la suite de la mise à jour des prévisions officielles de la Commission tablant sur les dégagements de la totalité du stock de RAL au 31 décembre 2020, les montants dus par le Royaume-Uni ont augmenté de 337 millions d’EUR en raison de l’actualisation de la non-exécution estimée.

Article 142 – Passifs de l’Union à la fin 2020

Le Royaume-Uni s’est engagé à payer à l’UE sa part des passifs de l’Union à la fin de 2020, à l’exception de ce qui suit: a) les passifs et les actifs correspondants et b) les passifs liés au fonctionnement du budget et à la gestion des ressources propres (y compris les montants déjà couverts par les engagements restant à liquider, voir article 140 ci-dessus). En l’occurrence, le montant principal concerne le passif de l’UE au titre des avantages postérieurs à l’emploi (pensions et assurance maladie) existant au 31 décembre 2020.

Encours des passifs de 2020 au titre de l’article 142, paragraphe 6

en Mio EUR

Régime de pension des fonctionnaires européens

Régime commun d’assurance-maladie

31.12.2021

31.12.2020

Encours des passifs de 2020

104 832

9 675

114 507

113 676

Part du Royaume-Uni

13 032

1 203

14 235

14 048

Contributions du PSEO/RCAM

227

8

236

0

Total

13 260

1 211

14 471

14 048

Non courants

13 032

1 203

14 235

14 048

Courants

227

8

236

0

Conformément au mode de paiement par défaut prévu à l’article 142, paragraphe 6, le Royaume-Uni contribue annuellement aux paiements nets effectués à partir du budget de l’Union au cours de l’année précédente en faveur de chaque bénéficiaire du régime de pension des fonctionnaires européens (PSEO) et à la contribution correspondante du budget de l’Union au régime commun d’assurance maladie (RCAM) pour chaque bénéficiaire ou personne qui en bénéficie par l’intermédiaire d’un bénéficiaire. Le versement de ces contributions annuelles devrait commencer en juin 2022 (chaque tranche annuelle étant payable en quatre versements mensuels de juin à septembre de l’année concernée).

La part ajustée du Royaume-Uni dans les paiements nets effectués à partir du budget de l’Union en 2021 en faveur des bénéficiaires du PSEO et du RCAM s’élevait respectivement à 227 millions d’EUR et 8 millions d’EUR. Ces montants ont été communiqués au Royaume-Uni dans le cadre de la facture d’avril 2022 (et sont donc payables en quatre versements mensuels égaux au cours de la période allant de juin à septembre 2022).

En outre, au 31 décembre 2021, l’encours des passifs de 2020 du Royaume-Uni au titre de l’article 142, paragraphe 6, lié au régime de pension des fonctionnaires européens (PSEO) et du régime commun d’assurance maladie (RCAM) s’établissait respectivement à 13,032 milliards d’EUR et à 1,203 milliard d’EUR (contre 12,450 milliards d’EUR et 1,599 milliard d’EUR en 2020). L’augmentation observée pour le PSEO était principalement due à la perte actuarielle découlant de changements d’hypothèses financières — voir la note 2.9 pour plus de détails. Il convient de noter que, si la perte actuarielle découlant de changements d’hypothèses financières a une incidence sur la valeur actuelle de l’encours des passifs de 2020, calculée sur la base de la norme IPSAS 39/RCE nº 12, elle ne modifie ni le montant des avantages qui devra effectivement être versé par l’UE ni, par voie de conséquence, les contributions du Royaume-Uni à ces paiements dues en vertu du mécanisme de règlement par défaut prévu à l’article 142, paragraphe 6.

Au 31 décembre 2021, le Royaume-Uni n’avait pas fait usage de l’option de règlement anticipé prévoyant le paiement de l’encours des passifs de 2020 au titre du PSEO et du RCAM, calculé à l’aide d’évaluations actuarielles effectuées conformément à la norme IPSAS 39/RCE nº 12, en cinq tranches égales selon la procédure prévue à l’article 142, paragraphe 6, dernier alinéa.

Encours des passifs de 2020 au titre de l’article 142, paragraphe 5

Conformément à l’article 142, paragraphe 5, le Royaume-Uni contribue aux passifs liés aux autres régimes de retraite (pension) tels qu’ils ont été enregistrés dans les comptes consolidés de l’Union pour l’exercice 2020 en 10 tranches à compter du 31 octobre 2021 (chaque tranche annuelle étant payable en huit versements mensuels d’octobre à mai de l’exercice suivant). Les passifs figurant dans les comptes consolidés de l’Union pour l’exercice 2020 s’élevaient à 2,344 milliards d’EUR, ce qui donne une part ajustée du Royaume-Uni au 31 décembre 2020 de 291 millions d’EUR. Compte tenu des montants reçus du Royaume-Uni au cours de l’année 2021, pour un total de 11 millions d’EUR, la part restante du Royaume-Uni dans les autres régimes de retraite (pension) est tombée à 281 millions d’EUR au 31 décembre 2021, dont 29 millions d’EUR doivent être payés dans les 12 mois suivant la fin de l’exercice.

Pour de plus amples informations concernant les régimes en matière d’avantages sociaux, il convient de consulter les notes 1.5.10 et 2.9.

Autres articles

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Montants dus par le Royaume-Uni:

Article 136

557

230

Article 147

53

46

610

275

Montants dus au Royaume-Uni:

Article 141

(1 818)

(1 766)

Article 143

(163)

(93)

Article 144

(73)

(46)

Article 145

(148)

(183)

Article 146

(27)

(33)

(2 229)

(2 122)

Total

(1 618)

(1 847)

Non courants

(711)

(1 894)

Courants

(908)

47

Article 136 – Dispositions applicables en matière de ressources propres

L’article 136 définit les dispositions applicables après le 31 décembre 2020 en matière de ressources propres. Le Royaume-Uni a, selon le cas, le droit de recevoir ou l’obligation de payer sa part lorsque les ressources propres relatives aux exercices jusqu’à celui de 2020 inclus doivent être mises à disposition, corrigées ou faire l’objet d’ajustements après le 31 décembre 2020. Il recevra en outre sa part des ajustements liés à sa non-participation pour l’année 2020. Il est également soumis aux ajustements des ressources propres TVA et RNB qui concernent les exercices jusqu’à celui de 2020 inclus. Ces ajustements TVA et RNB seront calculés chaque année jusqu’au 31 décembre 2028. Les mises à jour de la correction en faveur du Royaume-Uni pour la période 2018-2019 doivent également être prises en compte.

Le Royaume-Uni est tenu de verser les ressources propres traditionnelles qu’il a perçues après le 28 février 2021, mais qui se rapportent à l’année 2020 et aux exercices antérieurs. La part du total qu’il a mise à disposition est ensuite déduite de ce montant. La comptabilité séparée des ressources propres traditionnelles est entièrement liquidée au 31 décembre 2025.

L’encours net dû par le Royaume-Uni au 31 décembre 2021 s’élève à 557 millions d’EUR, sachant que 544 millions d’EUR devront être payés au Royaume-Uni dans les 12 mois suivant la fin de l’exercice, et 1,101 milliard d’EUR devront être payés par le Royaume-Uni par la suite:

en Mio EUR

Montant dû par le Royaume-Uni au 31.12.2020

230

Ajustement de la part du Royaume-Uni

(2)

Montant facturé au Royaume-Uni en septembre 2021

47

Paiements reçus en 2021

(247)

Correction en faveur du Royaume-Uni

(497)

Non-participation

(105)

Ajustements TVA et RNB (relatifs aux exercices 2020 et antérieurs)

1 101

Ressources propres traditionnelles nettes du Royaume-Uni après le 28 février 2021

31

Montant dû par le Royaume-Uni au 31.12.2021

557

Non courants

1 101

Courants

(544)

Article 141 – Amendes

Le Royaume-Uni a droit à sa part des amendes décidées avant le 31 décembre 2020 ainsi que de celles décidées par l’Union après le 31 décembre 2020 dans le cadre d’une procédure visée à l’article 92, paragraphe 1, lorsque celles-ci deviennent définitives. Au 31 décembre 2021, le montant des amendes restant à payer concernant le Royaume-Uni était de 13,8 milliards d’EUR (contre 14,3 milliards d’EUR en 2020). La baisse de 0,5 milliard d’EUR est principalement due à l’augmentation de la dépréciation des amendes de 0,9 milliard d’EUR, compensée par l’augmentation nette des amendes de 0,3 milliard d’EUR (1,7 milliard d’EUR d’amendes infligées en 2021 moins 1,4 milliard d’EUR d’amendes confirmées et payées, réduites ou annulées par des décisions de justice en 2021). La part britannique ajustée de ces amendes impayées au 31 décembre 2021 s’élève à 1,7 milliard d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 1,8 milliard d’EUR en 2020), dont un montant de 80,8 millions d’EUR sera inclus dans la facture de septembre 2022 et versé au Royaume-Uni au cours de la période allant d’octobre 2022 à mai 2023. En outre, le Royaume-Uni a droit à sa part ajustée dans les amendes définitives qui n’ont pas encore été facturées (69,2 millions d’EUR, également à inclure dans la facture de septembre 2022 et à verser au Royaume-Uni au cours de la période allant d’octobre 2022 à mai 2023), à sa part non ajustée dans les amendes définitives facturées en septembre 2021 mais non encore payées à la fin de l’exercice (33,6 millions d’EUR, versés au Royaume-Uni au cours de la période allant de janvier à mai 2022), et à l’ajustement de sa part dans les amendes facturées en septembre 2021 (0,3 million d’EUR, inclus dans la facture d’avril 2022 et payables au Royaume-Uni au cours de la période allant de juin à septembre 2022). La part totale du Royaume-Uni dans les amendes s’élève donc à 1,8 milliard d’EUR (même montant qu’en 2020), dont 90,2 millions d’EUR à verser dans les 12 mois suivant la date de clôture (par rapport à une part non ajustée de 20 millions d’EUR en 2020).

Article 143 – Passifs financiers éventuels: prêts d’assistance financière, EFSI, FEDD et MPE

En vertu de cet article, le Royaume-Uni est tenu de financer sa part des passifs éventuels de l’UE liés à ses activités d’emprunt, de prêt et de garantie si ceux-ci se matérialisent et s’ils ne sont pas couverts par les fonds de garantie existants – voir la note 4.1 pour les passifs éventuels correspondants. L’UE remboursera au Royaume-Uni les montants que ce dernier a déjà versés aux fonds de garantie et qui ne sont plus nécessaires. Le Royaume-Uni a également le droit de recevoir les remboursements sur des opérations pour lesquelles il partage la responsabilité. Au 31 décembre 2021, le montant à payer au Royaume-Uni, en totalité au cours des 12 mois suivants, était de 163 millions d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 93 millions d’EUR en 2020).

Article 144 – Instruments financiers

En vertu de cet article, l’UE s’est engagée à restituer au Royaume-Uni sa part des remboursements découlant des opérations financières approuvées avant la date de retrait, ainsi que sa part des décaissements effectués au titre des opérations financières approuvées après la date de retrait. Au 31 décembre 2021, le montant à payer au Royaume-Uni, en totalité au cours des 12 mois suivants, était de 73 millions d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 46 millions d’EUR en 2020).

Article 145 – Communauté européenne du charbon et de l’acier en liquidation (CECA en liq.)

Le Royaume-Uni a droit à sa part des actifs nets de la CECA en liquidation au 31 décembre 2020, à rembourser en cinq versements le 30 juin de chaque année, à partir de 2021. Les avoirs nets de la CECA en liquidation au 31 décembre 2020 s’élevaient à 1,5 milliard d’EUR, dont la part ajustée du Royaume-Uni était de 184 millions d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 183 millions d’EUR en 2020). À la suite du versement de la première tranche de 37 millions d’EUR en 2021, le montant restant dû au 31 décembre 2021 s’élevait à 148 millions d’EUR, dont 37 millions d’EUR à verser dans les 12 mois suivant la date de clôture.

Article 146 – Investissement dans le Fonds européen d’investissement (FEI)

Le Royaume-Uni a droit à sa part de l’investissement de l’UE dans le capital libéré du FEI au 31 décembre 2020, à rembourser en cinq versements le 30 juin de chaque année, à partir de 2021. L’investissement de l’UE dans le capital libéré du FEI au 31 décembre 2020 s’élevait à 267 millions d’EUR, dont la part ajustée du Royaume-Uni était de 33 millions d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 33 millions d’EUR en 2020). À la suite du versement de la première tranche de 7 millions d’EUR, le montant restant dû au 31 décembre 2021 s’élevait à 27 millions d’EUR, dont 7 millions d’EUR à verser dans les 12 mois suivant la date de clôture.

Article 147 – Affaires juridiques

Le Royaume-Uni s’est engagé à contribuer à sa part des paiements de l’UE découlant d’affaires juridiques concernant les intérêts financiers de l’Union qui deviennent exigibles, pour autant que les faits faisant l’objet de ces affaires se soient produits au plus tard le 31 décembre 2020. Compte tenu des provisions et des charges à payer en fin d’exercice, ainsi que des paiements effectifs effectués par l’UE dans le cadre d’affaires juridiques en 2021 (à l’exclusion de ceux déjà communiqués au Royaume-Uni et payés par celui-ci en 2021), le montant estimé que le Royaume-Uni devra verser s’élève à 53 millions d’EUR (par rapport à une part non ajustée de 46 millions d’EUR en 2020), dont 6 millions d’EUR à verser dans les 12 mois suivant la date de clôture.

48.Créances à recouvrer liées aux amendes pour des infractions aux règles de concurrence

en Mio EUR

31.12.2021

31.12.2020

Créances à recouvrer liées aux amendes (montants bruts)

14 922

14 503

Paiements provisionnels

(2 100)

(3 023)

Dépréciation

(1 125)

(186)

Total

11 698

11 295

Non courantes

–

–

Courantes

11 698

11 295

Les entreprises sanctionnées qui ont introduit un recours ou qui envisagent de le faire ont la possibilité d’effectuer des paiements provisionnels ou de fournir des garanties bancaires à la Commission. Pour le total des amendes impayées à la fin de l’exercice, 2,100 milliards d’EUR (contre 3,023 milliards d’EUR en 2020) ont été reçus à titre de paiements provisionnels, tandis que 11,067 milliards d’EUR ont été reçus à titre de garanties (contre 11,004 milliards d’EUR en 2020).

Les réductions de valeur dues à une dépréciation sont le reflet d’une évaluation effectuée au cas par cas par la Commission quant aux montants des amendes non encaissés ou non couverts par une garantie, que celle-ci s’attend à ne pas recouvrer.

Un passif éventuel est constitué pour le cas où ces montants payés à titre provisionnel devraient être remboursés aux entreprises sanctionnées – voir la note 4.2.1.

49.Produits à recevoir et charges à reporter

en Mio EUR

Documents similaires

Acte préparatoire52022M10982

Acte préparatoire — COM(2022) 10982

28/12/2022

Acte préparatoire52022M10983

Acte préparatoire — COM(2022) 10983

28/12/2022

Acte préparatoire52022M10981

Acte préparatoire — COM(2022) 10981

27/12/2022

Acte préparatoire52022M10995

Acte préparatoire — COM(2022) 10995

27/12/2022

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →