LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52022DC0603
Acte préparatoire52022DC0603

Acte préparatoire — 52022DC0603

CELEX52022DC0603
TypeActe préparatoire
Datelundi 23 mai 2022

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 23.5.2022

COM(2022) 603 final

Recommandation de

RECOMMANDATION DU CONSEIL

concernant le programme national de réforme de la Bulgarie pour 2022 et portant avis du Conseil sur le programme de convergence de la Bulgarie pour 2022

{SWD(2022) 603 final} - {SWD(2022) 640 final}


Recommandation de

RECOMMANDATION DU CONSEIL

concernant le programme national de réforme de la Bulgarie pour 2022 et portant avis du Conseil sur le programme de convergence de la Bulgarie pour 2022

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 121, paragraphe 2, et son article 148, paragraphe 4,

vu le règlement (CE) nº 1466/97 du Conseil du 7 juillet 1997 relatif au renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques 1 , et notamment son article 9, paragraphe 2,

vu la recommandation de la Commission européenne,

vu les résolutions du Parlement européen,

vu les conclusions du Conseil européen,

vu l’avis du comité de l’emploi,

vu l’avis du comité économique et financier,

vu l’avis du comité de la protection sociale,

vu l’avis du comité de politique économique,

considérant ce qui suit:

(1)Le règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil 2 établissant la facilité pour la reprise et la résilience est entré en vigueur le 19 février 2021. La facilité pour la reprise et la résilience apporte un soutien financier à la mise en œuvre des réformes et des investissements, créant ainsi une impulsion budgétaire financée par l’Union. Elle contribue à la reprise économique et à la mise en œuvre de réformes et d’investissements durables et propices à la croissance, favorisant en particulier la transition écologique et numérique, tout en renforçant la résilience et le potentiel de croissance des économies des États membres. Elle contribue également à renforcer la viabilité des finances publiques et à stimuler la croissance et la création d’emplois à moyen et à long terme. La contribution financière maximale par État membre au titre de la facilité pour la reprise et la résilience [was] actualisée le [30 juin] 2022, conformément à l’article 11, paragraphe 2, du règlement (UE) 2021/241.

(2)Le 24 novembre 2021, la Commission a adopté l’examen annuel de la croissance durable, qui marque le lancement du Semestre européen 2022 pour la coordination des politiques économiques. Elle a dûment tenu compte de la volonté commune, réaffirmée lors du sommet social de Porto de mai 2021, de poursuivre la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux proclamé par le Parlement européen, le Conseil et la Commission le 17 novembre 2017. Le Conseil européen a validé les priorités de l’examen annuel 2022 de la croissance durable le 25 mars 2022. Le 24 novembre 2021, la Commission a également adopté, sur la base du règlement (UE) nº 1176/2011, le rapport sur le mécanisme d’alerte, dans lequel la Bulgarie n’est pas mentionnée parmi les États membres devant faire l’objet d’un bilan approfondi 3 . Le même jour, la Commission a aussi adopté la proposition de rapport conjoint sur l’emploi 2022, qui analyse la mise en œuvre des lignes directrices pour l’emploi et des principes du socle européen des droits sociaux, adoptée par le Conseil le 14 mars 2022.

(3)L’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a suivi la pandémie mondiale, a fortement dégradé la situation géopolitique et économique. L’impact de l’invasion sur les économies des États membres se fait sentir, par exemple, par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires et par des perspectives de croissance plus faibles. La hausse des prix de l’énergie pèse particulièrement sur les ménages les plus vulnérables en situation de précarité énergétique ou exposés au risque de précarité énergétique. L’UE connaît également un afflux sans précédent de personnes fuyant l’Ukraine. Dans ce contexte, le 4 mars 2022, la directive relative à la protection temporaire a été activée 4 pour la première fois, ce qui a permis d’accorder aux personnes déplacées d’Ukraine le droit de séjourner légalement dans l’UE et de leur conférer l’accès à l’éducation et à la formation, au marché du travail, aux soins de santé, au logement et à la protection sociale. Un soutien exceptionnel est mis à la disposition de la Bulgarie dans le cadre de l’initiative «Action de cohésion en faveur des réfugiés en Europe» (CARE) et au moyen d’un préfinancement supplémentaire au titre du programme de soutien à la reprise en faveur de la cohésion et des territoires de l’Europe (REACT-EU) afin de répondre d’urgence aux besoins d’accueil et d’intégration des personnes qui fuient l’Ukraine.

(4)Compte tenu de l’évolution rapide de la situation économique et géopolitique, le Semestre européen reprend sa vaste coordination des politiques économiques et de l’emploi en 2022, tout en évoluant conformément aux exigences de mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience, comme décrit dans l’examen annuel 2022 de la croissance durable. La mise en œuvre des plans pour la reprise et la résilience adoptés est essentielle à la réalisation des objectifs liés aux priorités stratégiques dans le cadre du Semestre européen, étant donné que ces plans portent sur l’ensemble ou une partie non négligeable des recommandations par pays émises lors des cycles 2019 et 2020 du Semestre. Les recommandations par pays pour 2019 et 2020 restent également tout aussi pertinentes pour les plans pour la reprise et la résilience révisés, mis à jour ou modifiés conformément aux articles 14, 18 et 21 du règlement (UE) 2021/241, en plus des recommandations par pays émises jusqu’à la date de présentation du plan modifié.

(5)La clause dérogatoire générale est active depuis mars 2020 5 . Dans sa communication du 3 mars 2021 6 , la Commission a exposé son point de vue selon lequel la décision relative à la désactivation ou au maintien en vigueur de la clause dérogatoire générale devrait s’inscrire dans le cadre d’une évaluation d’ensemble de l’état de l’économie, dont un critère quantitatif essentiel serait le niveau de l’activité économique dans l’Union ou la zone euro par rapport aux niveaux atteints avant la crise (fin 2019). Un climat d’incertitude accrue et des risques élevés de dégradation des perspectives économiques dans le contexte de la guerre en Europe, de hausses des prix de l’énergie sans précédent et de la poursuite de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement justifient la prolongation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance en 2023.

(6)Suivant l’approche exposée dans l’avis du Conseil du 18 juin 2021 sur le programme de convergence pour 2021, la meilleure mesure de l’orientation budgétaire est actuellement la variation des dépenses primaires (déduction faite des mesures discrétionnaires en matière de recettes), en excluant les mesures d’urgence temporaires liées à la crise de la COVID-19 mais en incluant les dépenses financées par un soutien non remboursable (subventions) provenant de la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’Union, par rapport à la croissance potentielle à moyen terme 7 . Au-delà de l’orientation budgétaire globale, pour évaluer si la politique budgétaire nationale est prudente et si sa composition est propice à une reprise durable compatible avec les transitions écologique et numérique, une attention particulière est également accordée à l’évolution des dépenses primaires courantes financées au niveau national 8 (déduction faite des mesures discrétionnaires en matière de recettes et en excluant les mesures d’urgence temporaires liées à la crise de la COVID-19) et des investissements.

(7)Le 2 mars 2022, la Commission a adopté une communication énonçant des orientations générales pour la conduite de la politique budgétaire en 2023, visant à soutenir l’élaboration des programmes de stabilité et de convergence des États membres et, ce faisant, renforçant la coordination des politiques 9 . La Commission a relevé que, sur la base des perspectives macroéconomiques des prévisions de l’hiver 2022, le passage d’une orientation budgétaire générale favorable en 2020-2022 à une orientation budgétaire générale globalement neutre semblerait approprié en 2023, tout en se tenant prête à réagir à l’évolution de la situation économique. La Commission a annoncé que les recommandations budgétaires pour 2023 devraient continuer à être différenciées d’un État membre à l’autre et tenir compte des effets d’entraînement possibles entre les pays. La Commission a invité les États membres à tenir compte des orientations dans leur programme de stabilité et de convergence. La Commission est résolue à suivre de près l’évolution de la situation économique et à ajuster ses orientations en fonction des besoins et, au plus tard, dans son paquet de printemps du Semestre de fin mai 2022.

(8)En ce qui concerne les orientations budgétaires adoptées le 2 mars 2022, les recommandations budgétaires pour 2023 tiennent compte de la détérioration des perspectives économiques, du climat d’incertitude accrue et d’autres risques de dégradation, ainsi que de l’inflation plus élevée par rapport aux prévisions de l’hiver. Dans ce contexte, la réponse budgétaire doit viser à accroître l’investissement public dans la transition écologique et numérique et la sécurité énergétique et à soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables afin d'atténuer l’incidence de la flambée des prix de l’énergie et de contribuer à limiter les pressions inflationnistes résultant d’effets de second tour, au moyen de mesures ciblées et temporaires; la politique budgétaire doit rester flexible pour pouvoir s'adapter à l'évolution rapide des circonstances, et elle doit être différenciée selon les pays, en fonction de leur situation budgétaire et économique, y compris au regard de l’exposition à la crise et à l’afflux de personnes déplacées en provenance d’Ukraine.

(9)Le 15 octobre 2021, la Bulgarie a présenté à la Commission son plan national pour la reprise et la résilience, conformément à l’article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/241. Conformément à l’article 19 du règlement (UE) 2021/241, la Commission a évalué la pertinence, l’efficacité, l’efficience et la cohérence du plan pour la reprise et la résilience, conformément aux lignes directrices concernant l’évaluation figurant à l’annexe V dudit règlement. Le 4 mai 2022, le Conseil a adopté sa décision relative à l’approbation de l’évaluation du plan pour la reprise et la résilience de la Bulgarie 10 . La libération des tranches est subordonnée à une décision de la Commission, prise conformément à l’article 24, paragraphe 5, du règlement (UE) 2021/241, indiquant que la Bulgarie a atteint de manière satisfaisante les jalons et cibles pertinents établis dans la décision d’exécution du Conseil. Le fait d’avoir atteint les jalons et cibles de manière satisfaisante présuppose que les mesures liées aux jalons et cibles précédemment atteints de manière satisfaisante n’ont pas été annulées.

(10)Le 29 avril 2022, la Bulgarie a présenté son programme national de réforme pour 2022 et, le même jour, son programme de convergence pour 2022, dans le délai fixé à l’article 4 du règlement (CE) nº 1466/97. Afin de tenir compte de l’interdépendance des deux programmes, ils ont été évalués conjointement.

(11)La Commission a publié le rapport 2022 pour la Bulgarie 11 le 23 mai 2022. Elle a évalué les progrès accomplis par la Bulgarie dans les suites données aux recommandations par pays pertinentes adoptées par le Conseil en 2019, 2020 et 2021 et a dressé le bilan de son plan pour la reprise et la résilience, en se fondant sur le tableau de bord de la reprise et de la résilience. Sur la base de cette analyse, le rapport par pays a mis en évidence des lacunes en ce qui concerne les défis qui ne sont pas abordés par le plan pour la reprise et la résilience ou qui ne le sont que partiellement, ainsi que les nouveaux défis et ceux qui émergent, notamment à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il a également évalué les progrès accomplis par la Bulgarie dans la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux et dans la réalisation des grands objectifs de l’UE en matière d’emploi, de compétences et de réduction de la pauvreté, ainsi que les progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable de l’ONU.

(12)Le 23 mai 2022, la Commission a publié un rapport au titre de l’article 126, paragraphe 3, du TFUE. Ce rapport examinait la situation budgétaire de la Bulgarie, dont le déficit public a dépassé en 2021 la valeur de référence de 3 % du PIB prévue par le traité. Le rapport a conclu que le critère du déficit n’était pas rempli. Conformément à la communication du 2 mars 2022, la Commission n’a pas proposé d’ouvrir de nouvelles procédures pour déficit excessif au printemps 2022 et elle réévaluera la nécessité de proposer l’ouverture de telles procédures à l’automne 2022.

(13)Le 20 juillet 2020, le Conseil a recommandé à la Bulgarie de prendre en 2020 et 2021 toutes les mesures nécessaires, dans le respect de la clause dérogatoire générale, pour lutter efficacement contre la pandémie, stimuler l’économie et soutenir la reprise qui s’ensuivra. Il a également recommandé à la Bulgarie, lorsque les conditions économiques le permettront, de mener des politiques budgétaires visant à parvenir à des positions budgétaires à moyen terme prudentes et à garantir la viabilité de la dette, tout en renforçant les investissements. Sur la base de données validées par Eurostat, le déficit public de la Bulgarie est passé de 4,0 % de son PIB en 2020 à 4,1 % en 2021. La réponse apportée par les pouvoirs publics bulgares en matière de politique budgétaire a soutenu la reprise économique en 2021, tandis que les mesures temporaires de soutien d’urgence ont augmenté, passant de 2,9 % du PIB en 2020 à 4,3 % en 2021. Les mesures prises par la Bulgarie en 2021 ont été conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ont été pour la plupart temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation. Sur la base de données validées par Eurostat, la dette publique s’est établie à 25,1 % du PIB en 2021.

(14)Le scénario macroéconomique qui sous-tend les projections budgétaires dans le programme de convergence pour 2022 est favorable en 2022 et réaliste pour la suite. Selon les projections des pouvoirs publics, le PIB réel devrait augmenter de 2,6 % en 2022 et de 2,8 % en 2023. À titre de comparaison, les prévisions du printemps 2022 de la Commission tablent sur une croissance du PIB réel inférieure en 2022 (2,1 %) et supérieure en 2023 (3,1 %), principalement en raison de projections différentes concernant l’emploi et la croissance des investissements. Dans son programme de convergence pour 2022, le gouvernement prévoit que le déficit nominal atteindra 5,3 % du PIB en 2022, puis retombera à 2,9 % en 2023. Le creusement du déficit en 2022, atténué par la levée des mesures d’urgence liées à la COVID-19, correspond essentiellement à une forte augmentation de la consommation intermédiaire, du soutien aux entreprises et des mesures liées à l’énergie, ainsi qu’à des modifications du système des retraites. Selon le programme, le ratio de la dette publique au PIB devrait augmenter et passer à 25,5 % en 2022, puis à 27,7 % en 2023. Sur la base des mesures connues à la date de finalisation des prévisions, les prévisions du printemps 2022 de la Commission tablent, pour 2022 et 2023, sur un déficit public de 3,7 % et 2,4 % du PIB, respectivement. Ces chiffres sont considérablement inférieurs au déficit prévu pour 2022 dans le programme de convergence pour 2022, principalement en raison de projections macroéconomiques différentes, d’une croissance de la consommation intermédiaire plus faible et de taxes plus élevées sur la production et les importations en 2022. Dans ses prévisions du printemps 2022, la Commission table sur un ratio de la dette publique au PIB plus faible, à savoir 25,3 % en 2022 et 25,6 % en 2023. L’écart est dû aux déficits inférieurs au cours des deux années et à une projection plus favorable en ce qui concerne la croissance économique en 2023.

Sur la base des prévisions du printemps 2022 de la Commission, la croissance de la production potentielle à moyen terme (moyenne sur 10 ans) est estimée à 1,8 %. Toutefois, cette estimation ne tient pas compte de l’incidence des réformes qui font partie du plan pour la reprise et la résilience et qui peuvent stimuler la croissance potentielle de la Bulgarie.

(15)En 2022, le gouvernement a levé la majorité des mesures prises en réponse à la crise de la COVID-19, de sorte que, selon les projections, les mesures temporaires de soutien d’urgence devraient tomber de 4,3 % du PIB en 2021 à 1,8 % en 2022. Le déficit public subit l’effet des mesures prises pour lutter contre les conséquences économiques et sociales de la hausse des prix de l’énergie, mesures qui, dans les prévisions du printemps 2022 de la Commission, sont estimées à 0,9 % du PIB en 2022 et à 0,0 % du PIB en 2023 12 . Ces mesures consistent essentiellement en des programmes de soutien en faveur des services d’utilité publique et des ménages qui sont consommateurs de gaz. Elles ont été annoncées comme étant, pour la plupart, temporaires. Toutefois, si les prix de l’énergie demeuraient élevés en 2023, certaines pourraient être maintenues. Certaines de ces mesures ne sont pas ciblées, notamment le moratoire sur les prix de l’énergie pour les ménages. Le déficit public subit aussi les effets des coûts liés à la protection temporaire offerte aux personnes déplacées en provenance d’Ukraine, qui, dans les prévisions du printemps 2022 de la Commission, sont estimés à 0,1 % du PIB en 2022 et à 0,2 % du PIB en 2023 13 .

(16)Le 18 juin 2021, le Conseil a recommandé qu’en 2022, la Bulgarie 14 maintienne une orientation budgétaire favorable, et notamment l’impulsion donnée par la facilité pour la reprise et la résilience, et préserve les investissements financés au niveau national. Le Conseil a également recommandé à la Bulgarie de maîtriser la croissance des dépenses courantes financées au niveau national. Il a également été recommandé aux autorités bulgares, lorsque les conditions économiques le permettront, de mener une politique budgétaire qui vise à parvenir à des positions budgétaires prudentes à moyen terme et à garantir la viabilité des finances publiques à moyen terme et, dans le même temps, de renforcer les investissements pour stimuler le potentiel de croissance.

(17)En 2022, sur la base des prévisions du printemps 2022 de la Commission et en tenant compte des informations figurant dans le programme de convergence de la Bulgarie pour 2022, il est attendu que l’orientation budgétaire soit favorable (- 3,4 % du PIB), conformément aux recommandations du Conseil 15 . La Bulgarie prévoit de continuer à soutenir la reprise en ayant recours à la facilité pour la reprise et la résilience pour financer des investissements supplémentaires, conformément aux recommandations du Conseil. La contribution positive à l’activité économique des dépenses financées par les subventions de la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’Union devrait augmenter de 1,1 point de pourcentage du PIB par rapport à 2021. Les investissements financés au niveau national devraient avoir, sur l’orientation budgétaire, un effet expansionniste de 1,1 point de pourcentage du PIB en 2022 16 . En conséquence, la Bulgarie prévoit de préserver les investissements financés au niveau national, conformément aux recommandations du Conseil. Dans le même temps, la croissance des dépenses primaires courantes financées au niveau national (déduction faite des nouvelles mesures en matière de recettes) en 2022 devrait avoir un effet expansionniste de 1,4 point de pourcentage sur l’orientation budgétaire globale. Cet effet expansionniste significatif tient compte de l’incidence supplémentaire des mesures visant à faire face aux conséquences économiques et sociales de la hausse des prix de l’énergie (0,2 point de pourcentage du PIB), ainsi que des coûts liés à la protection temporaire offerte aux personnes déplacées en provenance d’Ukraine (0,1 point de pourcentage du PIB), tandis que les modifications apportées au système des retraites (0,6 %) et les hausses de salaires (0,3 % du PIB) devraient également contribuer à la croissance des dépenses courantes nettes. En conséquence, sur la base des estimations actuelles de la Commission, la Bulgarie ne maîtrise pas suffisamment la croissance des dépenses courantes financées au niveau national en 2022.

(18)En 2023, l’orientation budgétaire est estimée, dans les prévisions du printemps 2022 de la Commission, à - 1,3 % du PIB dans l’hypothèse de politiques inchangées 17 . Selon les projections, la Bulgarie devrait continuer à utiliser les subventions de la facilité pour la reprise et la résilience en 2023 pour financer des investissements supplémentaires favorisant la reprise. La contribution positive à l’activité économique des dépenses financées par les subventions de la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’Union devrait augmenter de 0,7 point de pourcentage du PIB par rapport à 2022. Les investissements financés au niveau national devraient avoir un effet expansionniste de 0,2 point de pourcentage en 2023 18 . Dans le même temps, la croissance des dépenses primaires courantes financées au niveau national (déduction faite des nouvelles mesures en matière de recettes) en 2023 devrait avoir un effet expansionniste de 0,5 point de pourcentage sur l’orientation budgétaire globale. Cela tient compte de l’effet de la levée des mesures visant à répondre à la hausse des prix de l’énergie (0,9 % du PIB), alors que l’accroissement des transferts sociaux et les hausses de salaires devraient contribuer à la croissance des dépenses courantes nettes.

(19)Dans le programme de convergence de la Bulgarie pour 2022, le déficit public devrait progressivement diminuer pour atteindre 2,8 % du PIB en 2024 et 2,4 % d’ici à 2025. Il est donc prévu que le déficit public reste inférieur à 3 % du PIB au cours de la période couverte par le programme. Ces projections reposent sur l’hypothèse de hausses des recettes tirées des impôts directs et des cotisations sociales en raison de l’augmentation des revenus des ménages et de transferts de capitaux plus élevés grâce à la FRR. Selon le programme, le ratio de la dette publique au PIB devrait augmenter d’ici à 2025, plus précisément en passant à 29,1 % en 2024, puis à 30,4 % en 2025. L’analyse de la Commission fait apparaître des risques modérés pour la soutenabilité de la dette à moyen terme.

(20)Conformément à l’article 19, paragraphe 3, point b), et à l’annexe V, critère 2.2, du règlement (UE) 2021/241, le plan pour la reprise et la résilience comprend un vaste ensemble de réformes et d’investissements qui se renforcent mutuellement et qui doivent être mis en œuvre d’ici à 2026. Ceux-ci contribuent à relever l’ensemble ou une partie non négligeable des défis économiques et sociaux recensés dans les recommandations par pays adressées à la Bulgarie par le Conseil dans le cadre du Semestre européen en 2019 et 2020, en plus de toutes les recommandations par pays émises jusqu’à la date d’adoption d’un plan. Plus précisément, le plan pour la reprise et la résilience répond aux recommandations par pays formulées en ce qui concerne le domaine social, en prévoyant des mesures pour améliorer l’inclusion sociale, qui devraient renforcer l’adéquation et la couverture du régime de revenu minimum, ainsi que des mesures pour faire progresser l’intégration des services de l’emploi et des services sociaux. D’autres mesures visant à mettre en œuvre les recommandations par pays sont axées sur l’acquisition de compétences (en particulier les compétences numériques), sur l’amélioration de l’adéquation au marché du travail des systèmes éducatifs et d’apprentissage tout au long de la vie et sur l’élargissement de l’offre de services de soins de santé dans l’ensemble de la Bulgarie. Ces mesures peuvent contribuer à atteindre les objectifs et à progresser dans la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux et de son plan d'action d’ici à 2030. Par ailleurs, le plan pour la reprise et la résilience répond aux recommandations par pays en faisant progresser la décarbonation du secteur de l’énergie, en accroissant l’efficacité énergétique globale et en mettant en œuvre des mesures concernant le transport durable et les infrastructures/services numériques. De plus, il contient des mesures ambitieuses destinées à améliorer l’efficience de l’administration publique et du système judiciaire, à prévenir, à détecter et à corriger la corruption, à améliorer l’environnement des entreprises, à favoriser les investissements et à améliorer le système de recherche et d’innovation. Cela contribuera également à aider la Bulgarie à honorer ses engagements restants dans le cadre du mécanisme de coopération et de vérification et à atteindre ses objectifs dans le cadre du mécanisme de protection de l’état de droit.

(21)La mise en œuvre du plan pour la reprise et la résilience de la Bulgarie devrait contribuer à la réalisation de progrès supplémentaires en matière de transition écologique et numérique. Les mesures de soutien aux objectifs climatiques en Bulgarie représentent 58,9 % de l’enveloppe totale du plan, contre 25,8 % pour les mesures de soutien aux objectifs numériques. La mise en œuvre complète du plan pour la reprise et la résilience, conformément aux jalons et cible pertinents, aidera la Bulgarie à se remettre rapidement des conséquences de la crise de la COVID-19, tout en renforçant sa résilience. Parallèlement, des efforts supplémentaires pour utiliser pleinement les services publics de l’emploi et fournir un soutien intégré combinant aide à l’emploi et aide sociale contribueront à atténuer l’effet des changements démographiques prévus et à soutenir une transition écologique et numérique équitable. La participation systématique des partenaires sociaux et des autres parties prenantes concernées demeure importante pour la réussite de la mise en œuvre du plan pour la reprise et la résilience, ainsi que des autres politiques économiques et de l’emploi allant au-delà du plan, afin de garantir une large appropriation du programme d’action global.

(22)La Bulgarie a présenté l’accord de partenariat le 11 mai 2022, tandis que les autres documents de programmation de la politique de cohésion 19 n’ont pas encore été présentés. Conformément au règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021, la Bulgarie tiendra compte des recommandations par pays pertinentes dans la programmation des fonds de la politique de cohésion pour la période 2021-2027. Il s’agit là d’une condition préalable à l’amélioration de l’efficacité et à la maximisation de la valeur ajoutée du soutien financier provenant des fonds de la politique de cohésion, tout en promouvant la coordination, la complémentarité et la cohérence de ces fonds avec les autres instruments et fonds de l’Union. La bonne mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience et des programmes de la politique de cohésion dépend également de la suppression des obstacles à l’investissement visant à soutenir la transition écologique et numérique et un développement territorial équilibré.

(23)Faisant suite au mandat donné par les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE dans la déclaration de Versailles, le plan REPowerEU vise à défaire progressivement l’Union européenne de sa dépendance aux importations de combustibles fossiles à l’égard de la Russie, et ce dès que possible. À cette fin, les projets, les investissements et les réformes les plus adaptés aux niveaux national, régional et de l’UE sont recensés en dialogue avec les États membres. Ces mesures visent à réduire la dépendance globale aux combustibles fossiles et à abandonner les importations de combustibles fossiles depuis la Russie.

(24)La Bulgarie est l’économie de l’Union qui émet le plus de carbone, l’intensité d’émission de gaz à effet de serre y étant plus de quatre fois supérieure à la moyenne de l’UE. La part actuelle des combustibles fossiles dans le bouquet énergétique bulgare s’élève à 61,5 %, celle du nucléaire à 24 % et celle des énergies renouvelables à 14,5 % (moins que la moyenne de l’UE, qui est de 19 %). Le pays est fortement dépendant de la Russie pour le gaz naturel. En 2020, 75 % du gaz naturel était importé de Russie, un niveau supérieur à la moyenne de l’UE (43,2 %). Toutefois, la part de celui-ci dans le bouquet énergétique n’était que de 13,9 %, soit moins que la moyenne de l’UE (24,4 %). L’industrie reste le secteur qui consomme le plus de gaz, sa part représentant 40 %, en incluant les utilisations non énergétiques, tandis que la part du secteur de la production d’électricité décline depuis 2010, tombant de 30 % à 25 % en 2019. Le chauffage urbain repose sur le gaz naturel et les possibilités d’amélioration sont faibles, car les systèmes de chauffage urbain ne peuvent pas être remplacés par d’autres sources. Bien que le plan pour la reprise et la résilience explore la possibilité de recourir à la géothermie pour le chauffage, des investissements supplémentaires pourraient être envisagés pour soutenir l’installation de pompes à chaleur à grande échelle. La production d’électricité à partir de charbon est intégralement couverte par la production nationale de lignite et la Bulgarie importe des quantités limitées de charbon en provenance de Russie pour des utilisations industrielles (0,56 million de tonnes, soit 85 % de l’ensemble des importations de charbon). En revanche, la Bulgarie est dépendante de la Russie pour le pétrole brut (63 % de son pétrole brut provient de Russie 20 , soit bien plus que la moyenne de l’UE, qui s’établit à 26 %) et elle importe de Russie 22 % de ses produits pétroliers raffinés, soit moins que la moyenne de l’UE (35 %). Globalement, la part du pétrole dans le bouquet énergétique s’élevait à 23,9 % en 2020, soit moins que la moyenne de l’UE (32,7 %). Le plan pour la reprise et la résilience de la Bulgarie comprend l’adoption d’une feuille de route vers la neutralité climatique. Celle-ci prévoit des mesures pour parvenir à éliminer totalement le charbon/le lignite au plus tard en 2038, ainsi que des investissements considérables et des réformes importantes pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, même si des efforts supplémentaires seront nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de climat et de transition énergétique. Dans le domaine des énergies renouvelables, la Bulgarie s’est engagée à installer une capacité supplémentaire de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables (énergie éolienne et solaire) d’au moins 3 500 MW, et à créer les conditions techniques permettant d’intégrer 4 500 MW supplémentaires dans le système d’électricité d’ici à 2026. En outre, le plan prévoit une réforme pour supprimer les principaux obstacles au développement des technologies et chaînes de valeurs de l’hydrogène renouvelable, ainsi que des investissements pour soutenir l’élaboration de projets pilotes concernant la production d’hydrogène renouvelable et de biogaz durable. Des mesures sont également envisagées pour aider les ménages à installer des systèmes de chauffe-eau solaire et des systèmes solaires photovoltaïques. Le plan définira aussi la précarité énergétique. Il convient de noter qu’une nouvelle révision à la hausse des ambitions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’augmentation de la part des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique sera nécessaire pour que la Bulgarie se conforme aux objectifs du paquet «Ajustement à l’objectif 55».

(25)Dans le même temps, le plan pour la reprise et la résilience de la Bulgarie prévoit que plus d’un milliard d’euros d’investissements soient consacrés à des mesures d’efficacité énergétique visant les parcs immobiliers public et privé. Cette mesure est renforcée par des réformes destinées à éliminer les obstacles aux investissements dans l’efficacité énergétique et à réduire la charge administrative liée à la rénovation. Néanmoins, la Bulgarie devrait chercher à réduire encore la consommation d’énergie et la dépendance aux combustibles fossiles pour atteindre ses objectifs conformément à sa stratégie à long terme de rénovation du parc immobilier. Le fonds national pour la décarbonation qui devrait être mis en place en 2023 pourrait soutenir cette mesure. Parallèlement à cela, la Bulgarie doit veiller à disposer d’interconnexions énergétiques, y compris avec les pays voisins, dotées d’une capacité suffisante. En achevant les investissements en cours, la Bulgarie peut exploiter les avantages du marché unique, assurer la sécurité de l’approvisionnement et accélérer la diversification des voies d’acheminement du gaz. Il est recommandé que les nouvelles infrastructures gazières soient conçues en pensant à l’avenir lorsque cela est possible, afin de faciliter leur durabilité à long terme en permettant leur réaffectation future aux combustibles durables.

(26)Étant donné que l’accélération de la transition vers la neutralité climatique et vers l’abandon des combustibles fossiles entraînera des coûts de restructuration importants dans plusieurs secteurs, la Bulgarie peut recourir au mécanisme pour une transition juste dans le contexte de la politique de cohésion, afin d’atténuer l’impact socio-économique de la transition dans les régions les plus touchées. Elle peut également recourir au Fonds social européen plus pour améliorer les possibilités d’emploi et renforcer la cohésion sociale.

(27)À la lumière de l’évaluation de la Commission, le Conseil a examiné le programme de convergence pour 2022, et son avis 21 est exprimé dans la recommandation figurant au point 1 ci-dessous.

(28)Le 10 juillet 2020, le lev bulgare a été inclus dans le mécanisme européen de taux de change II (MCE II), à titre de mesure préparatoire en vue de l’adoption de l’euro. Afin de préserver la stabilité économique et financière et de parvenir à un degré élevé de convergence économique durable, les autorités bulgares se sont engagées à mettre en œuvre des mesures spécifiques pour veiller à la durabilité du secteur financier non bancaire et renforcer la gouvernance des entreprises publiques, ainsi que les cadres en matière d’insolvabilité et de lutte contre le blanchiment de capitaux. Les progrès réalisés par la Bulgarie en matière de respect des exigences nécessaires en vue de l’adoption de l’euro seront évalués dans les rapports de convergence 2022 de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne,

RECOMMANDE que la Bulgarie s’attache, en 2022 et 2023:

1.à veiller, en 2023, à ce que la croissance des dépenses courantes financées au niveau national soit compatible avec une orientation budgétaire globale neutre, en tenant compte de la poursuite du soutien temporaire et ciblé visant les ménages et les entreprises les plus vulnérables à la hausse des prix de l’énergie ainsi que les personnes fuyant l’Ukraine; à se tenir prête à adapter les dépenses courantes à l'évolution de la situation; à accroître l’investissement public en faveur de la transition écologique et numérique et de la sécurité énergétique, y compris en ayant recours à la FRR, à RePowerEU et à d'autres fonds de l’UE; pour la période postérieure à 2023, à mener une politique budgétaire qui vise à parvenir à des positions budgétaires prudentes à moyen terme;

2.à procéder à la mise en œuvre de son plan pour la reprise et la résilience, conformément aux jalons et cibles figurant dans la décision d’exécution du Conseil du 4 mai 2022; à présenter les documents de programmation de la politique de cohésion 2021-2027 en vue de conclure les négociations avec la Commission et d’entamer ensuite la mise en œuvre;

3.à réduire la dépendance globale aux combustibles fossiles et aux importations de ceux-ci en accélérant le développement des énergies renouvelables, et à diversifier les sources et voies d’approvisionnement en gaz en renforçant les interconnexions avec les pays voisins; à intensifier ses efforts pour réduire la demande en énergie en améliorant l’efficacité énergétique dans l’industrie et dans les parcs immobiliers privé et public; à promouvoir de nouvelles solutions durables pour le chauffage urbain centralisé.

Fait à Bruxelles, le

Par le Conseil

Le président

(1) JO L 209 du 2.8.1997, p. 1.
(2) Règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (JO L 57 du 18.2.2021, p. 17).
(3) Règlement (UE) nº 1176/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques (JO L 306 du 23.11.2011, p. 25).
(4) Décision d’exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l’existence d’un afflux massif de personnes déplacées en provenance d’Ukraine, au sens de l’article 5 de la directive 2001/55/CE, et ayant pour effet d’introduire une protection temporaire (JO L 71 du 4.3.2022, p. 1).
(5) Communication de la Commission au Conseil sur l’activation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance, Bruxelles, 20.3.2020 [COM(2020) 123 final].
(6) Communication de la Commission au Conseil - Un an après le début de la pandémie de COVID-19: la réponse apportée en matière de politique budgétaire, Bruxelles, 3.3.2021 [COM(2021) 105 final].
(7) Les estimations concernant l’orientation budgétaire et ses composantes dans la présente recommandation sont des estimations de la Commission fondées sur les hypothèses qui sous-tendent les prévisions du printemps 2022 de la Commission. Les estimations de la Commission relatives à la croissance potentielle à moyen terme ne tiennent pas compte de l’incidence positive des réformes qui font partie du plan pour la reprise et la résilience et qui peuvent stimuler la croissance potentielle.
(8) Non financées par des subventions provenant de la facilité pour la reprise et la résilience et d’autres fonds de l’UE.
(9) Communication de la Commission au Conseil - Orientations en matière de politique budgétaire pour 2023, Bruxelles, 2.3.2022 [COM(2022) 85 final].
(10) Décision d’exécution du Conseil du 4 mai 2022 relative à l’approbation de l’évaluation du plan pour la reprise et la résilience pour la Bulgarie (ST 8091/2022 + ADD1).
(11) COM(2022) 603, SWD(2022) 603.
(12) Les chiffres représentent le niveau des coûts budgétaires annuels des mesures prises depuis l’automne 2021, y compris les recettes et dépenses courantes ainsi que, lorsqu’il y a lieu, les mesures de dépenses d’investissement.
(13) On présume que le nombre total de personnes déplacées en provenance d’Ukraine devrait progressivement atteindre 6 millions dans l’UE d’ici à la fin de 2022 et leur répartition géographique est estimée sur la base de la taille de la diaspora existante, de la population relative de l’État membre d’accueil et de la distribution réelle dans l’UE des personnes déplacées en provenance d’Ukraine à la fin de mars 2022. En ce qui concerne les coûts par personne, les estimations sont fondées sur le modèle de microsimulation Euromod du Centre commun de recherche de la Commission, en tenant compte des transferts de fonds au bénéfice desquels les personnes peuvent être admissibles ainsi que des avantages en nature, tels que la scolarité et les soins de santé.
(14) Recommandation du Conseil du 18 juin 2021 portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la Bulgarie pour 2021 (JO C 304 du 29.7.2021, p. 6).
(15) Un signe négatif (positif) de l’indicateur correspond à un excédent (déficit) de la croissance des dépenses primaires par rapport à la croissance économique à moyen terme, ce qui indique une politique budgétaire expansionniste (restrictive).
(16) D’autres dépenses en capital financées au niveau national devraient entraîner un effet restrictif de 0,1 point de pourcentage du PIB.
(17) Un signe négatif (positif) de l’indicateur correspond à un excédent (déficit) de la croissance des dépenses primaires par rapport à la croissance économique à moyen terme, ce qui indique une politique budgétaire expansionniste (restrictive).
(18) Les autres dépenses en capital financées au niveau national devraient avoir un effet neutre de 0,0 point de pourcentage du PIB.
(19) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).
(20) Les données concernant les importations de la Bulgarie sont tirées des données d’Eurostat pour 2019. Les données sur les importations en 2020 ne livrent pas d’informations utiles, car de grands volumes de pétrole brut importé avaient été enregistrés comme provenant de partenaires commerciaux «non spécifiés». La moyenne de l’Union renvoie à la part des importations en provenance de Russie dans les importations totales extra-EU-27, respectivement pour le pétrole brut et les produits pétroliers raffinés.
(21) Tel que prévu à l’article 9, paragraphe 2, du règlement (CE) nº 1466/97 du Conseil.

Documents similaires

Acte préparatoire52022M10982

Acte préparatoire — COM(2022) 10982

28/12/2022

Acte préparatoire52022M10983

Acte préparatoire — COM(2022) 10983

28/12/2022

Acte préparatoire52022M10981

Acte préparatoire — COM(2022) 10981

27/12/2022

Acte préparatoire52022M10995

Acte préparatoire — COM(2022) 10995

27/12/2022

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →