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AccueilDroit européen52022DC0716
Acte préparatoire52022DC0716

Acte préparatoire — 52022DC0716

CELEX52022DC0716
TypeActe préparatoire
Datemardi 6 décembre 2022

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 6.12.2022

COM(2022) 716 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Un espace civique prospère pour la défense des droits fondamentaux au sein de l'Union européenne

Rapport annuel 2022 sur l'application de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne


Un espace civique prospère pour la défense des droits fondamentaux au sein de l’Union européenne

Rapport annuel 2022 sur l’application de la
charte des droits fondamentaux de l’Union européenne

Table des matières

1. Introduction

2. Le rôle essentiel des organisations de la société civile et des défenseurs des droits

3. Protéger les OSC et les défenseurs des droits

4. Soutenir les OSC et les défenseurs des droits

5. Donner des moyens d’action aux OSC et aux défenseurs des droits

6. Conclusions



1.Introduction

La charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «charte») regroupe un large éventail de droits fondamentaux et réaffirme que l’UE se fonde sur les valeurs des droits fondamentaux, de la démocratie et de l’état de droit. Son caractère contraignant a permis à l’ordre juridique de l’UE de devenir un modèle de protection des droits fondamentaux.

Quand la charte s’applique-t-elle?

Depuis 2009, la charte a le même statut juridique que les traités, le droit primaire de l’Union sur lequel se fonde la législation de l’Union européenne 1 . Les institutions européennes doivent s’y conformer dans toutes leurs activités et les États membres doivent s’y conformer lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union 2 .

Les États membres mettent en œuvre le droit de l’Union, notamment lorsqu’ils:

- donnent effet à la législation de l’Union en adoptant des mesures nationales d’exécution;

- adoptent des lois sur une question où le droit de l’Union impose des obligations concrètes 3 ou admet une dérogation;

- appliquent les dispositions de l’UE lorsqu’ils dépensent de l’argent provenant des programmes de financement de l’UE: les États membres sont tenus de s’assurer que les financements de l’UE sont dépensés conformément aux règles prescrites par la législation régissant le financement concerné.

Afin d’améliorer l’application de la charte et de mieux la faire connaître au public, la Commission européenne a présenté en 2020 sa stratégie visant à renforcer l’application de la charte des droits fondamentaux (ci-après la «stratégie relative à la charte») 4 . Comme énoncé dans la stratégie relative à la charte, la Commission adopte désormais une approche thématique dans ses rapports annuels sur la mise en pratique de la charte, afin de mettre en évidence certaines des questions les plus pressantes en matière de droits fondamentaux et l’application de la charte dans les domaines choisis.

Progrès dans la mise en œuvre de la stratégie relative à la charte

-La Commission a adopté le rapport annuel 2021 sur l’application de la charte, consacré à la protection des droits fondamentaux à l’ère numérique 5 .

-À ce jour, 22 États membres ont désigné un point focal pour la charte afin d’encourager la coopération et de promouvoir l’application effective de la charte; les points focaux se sont réunis pour la première fois en juin 2022.

-Plus de 400 programmes financiers des États membres ont fait l’objet d’une évaluation afin de s’assurer que des modalités efficaces sont en place pour garantir le respect de la charte lors de la mobilisation des fonds de l’UE concernés («condition favorisante horizontale» relative à l’application et à la mise en œuvre effectives de la charte).

-Le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (Citizens, Equality, Rights and Values, CERV) 6 , au cours de ses deux premières années d’existence, a permis de soutenir près de 600 projets destinés à promouvoir les valeurs de l’Union et à lutter contre la haine, la discrimination et l’intolérance dans l’UE, pour un montant d’environ 260 millions d’EUR, et le programme «Justice» 7 finance également des projets destinés à former les professionnels de la justice sur les droits fondamentaux 8 .

-Comme elle le souligne dans sa communication intitulée «Faire appliquer le droit de l’Union afin de permettre à l’Europe de tenir ses engagements» 9 , la Commission a redoublé d’efforts pour promouvoir et défendre les droits des citoyens, les libertés fondamentales et l’état de droit en ouvrant des procédures d’infraction.

-La Commission a favorisé son approche collaborative avec les États membres dans certains domaines spécifiques couverts par la charte, tels que la lutte contre le racisme et la discrimination, les discours de haine et les crimes haineux.

-Une formation et des documents consacrés à la charte sont disponibles sur la nouvelle plateforme européenne de formation du portail européen e-Justice 10 . En outre, la Commission planche actuellement sur une formation visant à aider le personnel des institutions de l’Union à appliquer la charte de manière efficace dans le cadre de leur travail quotidien.

-À ce jour, 15 États membres ont publié sur le portail européen e-Justice 11 leurs bonnes pratiques visant à promouvoir l’utilisation de la charte et à mieux la faire connaître et ont également entrepris de mettre à jour les informations accessibles au moyen de l’outil interactif sur les droits fondamentaux 12 .

-L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) a de nouveau actualisé sa base de données, Charterpedia 13 , et a élaboré de nouveaux cours en ligne axés sur le champ d’application de la charte.

-Afin de sensibiliser davantage les citoyens aux droits que leur confère la charte, la Commission a lancé en 2021 la campagne #RightHereRightNow 14 . La rubrique «Vos droits dans l’UE» sur le portail européen e-Justice 15 et le site Europa 16 fournissent également des informations sur la charte.

Dans la stratégie relative à la charte, la Commission s’est engagée à soutenir l’instauration d’un environnement favorable aux acteurs de la société civile et à intenter une action en justice contre les mesures contraires au droit de l’Union, y compris à la charte, lorsque celles-ci touchent les organisations de la société civile. La stratégie relative à la charte soulignait également l’importance d’établir et de maintenir des institutions nationales de défense des droits de l’homme fortes et indépendantes (INDH).

C’est pourquoi le rapport 2022 porte essentiellement sur l’espace civique et le rôle de celui-ci dans la protection et la promotion des droits fondamentaux visés par la charte.

Les organisations de la société civile (OSC) 17 et les défenseurs des droits 18 sont indispensables, dans nos sociétés démocratiques constitutionnelles, pour donner vie aux valeurs et aux droits consacrés par l’article 2 du traité sur l’Union européenne (TUE) et par la charte 19 , et assurer leur protection. Ils apportent leur expertise à l’élaboration des politiques et au travail législatif des autorités nationales et des institutions de l’Union, et contribuent à faire en sorte que ces organes soient tenus responsables du respect des droits fondamentaux et de l’état de droit. Comme le montrera le présent rapport, les États membres et l’Union européenne ont, à des degrés divers, pris des mesures pour protéger et soutenir les acteurs de la société civile et leur donner des moyens d’action, en leur offrant toute une série de possibilités de coopération. Cependant, ces dernières années, les OSC et les défenseurs des droits se sont également heurtés de manière croissante à des difficultés nées du rétrécissement de l’espace civique: plusieurs mesures juridiques, administratives et politiques ont peu à peu restreint la liberté fondamentale de ces acteurs, affectant leur capacité à mener des activités en faveur des droits fondamentaux en tant que partenaires stratégiques de l’Union et des États membres 20 .

Malgré ces difficultés, les OSC et les défenseurs des droits font preuve d’une résilience remarquable en poursuivant leur travail. Dans certains États membres, ils ont joué un rôle essentiel durant la pandémie de COVID-19 21 et dans la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine 22 et sont montés en première ligne pour garantir que les besoins des personnes soient compris, communiqués, satisfaits, et que leurs droits soient défendus 23 .

L’importance des OSC et des défenseurs des droits en temps de crise

Durant la pandémie de COVID-19, les OSC et les défenseurs des droits ont préconisé des mesures transparentes et proportionnées pour faire face à l’urgence sanitaire et, dans certains États membres, ont apporté une aide essentielle aux personnes touchées 24 .

Les OSC jouent un rôle primordial dans la lutte contre la désinformation dans les situations d’urgence, en coopération avec l’Union européenne, les organisations européennes spécialisées dans la vérification des faits et les institutions publiques des États membres 25 .

Depuis l’éclatement de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, les OSC et les défenseurs des droits se sont mobilisés pour accueillir et soutenir les personnes déplacées à l’intérieur du territoire ukrainien ainsi que celles ayant fui vers les États membres 26 . Ils ont mis en place un service dédié pour réunir les enfants qui fuient le conflit et dont on a perdu la trace avec leurs familles et leurs tuteurs 27 . Ils œuvrent également au partage des bonnes pratiques concernant la tutelle des enfants non accompagnés et séparés arrivant d’Ukraine sur le territoire de l’Union européenne.

Afin de faciliter le partage d’informations et la coordination des initiatives entre les acteurs de la société civile, la Commission a créé un réseau spécifique pour les acteurs de la santé, intitulé «Supporting Ukraine, EU neighbouring Member States and Moldova», accessible depuis la plateforme européenne sur la politique de santé 28 .

Les OSC ont également joué un rôle significatif dans la documentation des atrocités, en examinant les indications de génocide et les déportations forcées de citoyens ukrainiens vers la Russie. Elles œuvrent également au renforcement des capacités des systèmes répressifs et judiciaires ukrainiens en vue de permettre l’instruction des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dénoncés et d’engager des poursuites contre leurs auteurs vu le nombre élevé de cas signalés 29 .

Dans le cadre de ces deux crises, les OSC ont contribué à faire remonter du terrain les épreuves supplémentaires que traversent certains groupes, comme les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les personnes LGBTIQ, les Roms et les personnes âgées, et ont dès lors contribué à la prise de décisions éclairées concernant la meilleure façon de répondre à leurs besoins spécifiques 30 .

Le présent rapport intervient à un moment critique pour l’espace civique de l’UE. Il incombe à la Commission de reconnaître le rôle joué par les OSC et les défenseurs des droits dans la défense des valeurs fondamentales de l’Union et sa volonté de soutenir leurs activités, tant dans son action intérieure qu’extérieure 31 . Dans une Union fondée sur les droits fondamentaux, l’état de droit et la démocratie, les acteurs de la société civile jouent un rôle crucial dans la promotion et la protection des droits fondamentaux consacrés par la charte et contribuent à garantir la bonne application de celle-ci. De cette manière, ce rapport vient compléter les rapports annuels sur l’état de droit 32 , le plan d’action pour la démocratie européenne 33 , le tableau de bord de la justice dans l’UE 34 et les travaux de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) sur l’espace civique 35 . Il réaffirme que les OSC et les défenseurs des droits devraient être en mesure de travailler dans un environnement où leurs propres droits fondamentaux sont respectés et il présente des exemples de la manière dont cet objectif est atteint ou contesté au niveau européen et au niveau national. Il répond aux demandes faites à l’UE de mesures supplémentaires, notamment celles formulées dans le cadre de la conférence sur l’avenir de l’Europe 36 .

Sur quelles informations repose le présent rapport?

Ce rapport repose sur une évaluation qualitative des résultats obtenus dans le cadre des consultations menées par la Commission et analysées par l’Agence des droits fondamentaux, ainsi que d’autres sources, et notamment:

-quatre consultations ciblées avec: i) les États membres 37 ; ii) six organisations représentatives des OSC européennes œuvrant dans le domaine des droits fondamentaux; iii) deux organisations internationales; iv) le réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme (REINDH) et le réseau européen des organismes de promotion de l’égalité (Equinet);

-une consultation en ligne menée avec 150 OSC par l’intermédiaire de la plateforme des droits fondamentaux 38 , le réseau de coopération entre l’Agence des droits fondamentaux et la société civile;

-les contributions reçues lors de la préparation des autres rapports de la Commission, comme le rapport annuel sur l’état de droit;

-les rapports produits par les autres institutions et agences de l’UE, en particulier ceux de l’Agence des droits fondamentaux axés sur l’espace civique, et par les organisations internationales 39 .

Les exemples figurant dans le présent rapport ont été choisis afin de montrer les évolutions significatives constatées ces dernières années et de présenter à la fois les difficultés et les aspects positifs recensés par les parties prenantes dans les États membres. Les exemples et les descriptions de mesures et d’initiatives nationales sont non exhaustifs et sont présentés uniquement à titre d’illustrations. Les rapports de synthèse des consultations et des contributions individuelles présentent des mesures et des initiatives supplémentaires 40 . Les sujets abordés dans chacun des chapitres (consacrés à la protection, au soutien et au renforcement de la société civile) ont été choisis comme principaux indicateurs interdépendants d’un environnement favorable à la société civile.

2.Le rôle essentiel des organisations de la société civile et des défenseurs des droits

Les OSC et les défenseurs des droits exercent de nombreuses activités au sein des États membres et à l’échelle de l’UE. Du fait de leur diversification, les OSC interviennent dans le cadre aussi bien de vastes missions liées aux droits fondamentaux que de la fourniture d’une expertise ou d’une assistance concernant certains droits. Elles peuvent exercer des activités à l’échelle nationale ou disposer d’une compétence régionale ou locale. Elles peuvent également exercer une large gamme d’activités ou se concentrer uniquement sur certaines tâches, telles que la défense des droits ou la fourniture de services adaptés aux besoins de leurs membres ou de leurs bénéficiaires 41 . Tout aussi importants, les INDH, les organismes de promotion de l’égalité et les institutions de médiation contribuent également aux activités de mise en œuvre du droit et de la politique de l’Union, et ce, de nombreuses façons.

Sensibilisation

Les OSC et les défenseurs des droits sensibilisent, informent, éduquent et forment le public, certains groupes spécifiques ainsi que les autorités des États membres sur les droits fondamentaux et leur application, le processus décisionnel démocratique et l’état de droit. Ce faisant, les OSC et les défenseurs des droits contribuent à promouvoir une culture de droits et de responsabilité démocratique au sein de l’UE. À titre d’exemple, en Croatie, le médiateur forme les fonctionnaires et les magistrats sur la charte. Cette formation porte notamment sur les obligations découlant de la charte, ainsi que sur son utilisation potentielle lors des campagnes, des activités de défense des droits et du soutien apporté aux victimes de violations des droits de l’homme 42 . En Lituanie, les OSC ont récemment organisé un événement interactif international pour sensibiliser les jeunes aux discours de haine et aux conséquences de ces discours pour la société, pour les former et les encourager à développer leur capacité à y faire face 43 .

En outre, les OSC et les défenseurs des droits fournissent des informations sur des questions susceptibles d’affecter le public et sur les méthodes permettant aux personnes de participer aux processus de décisions démocratiques. Les acteurs de la société civile encouragent les citoyens à exprimer publiquement leurs points de vue au moyen de manifestations, de pétitions, de référendums et de panels de citoyens. Ensemble, ils peuvent développer la prise de conscience et défendre des politiques et des législations au-delà des frontières d’un seul État membre, en transmettant des connaissances précieuses de l’échelon national à celui de l’UE ou des décideurs internationaux, et vice versa 44 .

Suivi

Les OSC et les défenseurs des droits contrôlent le respect des droits fondamentaux sur le terrain et jouent un rôle important en matière de suivi. Ils sont souvent les premiers à être informés des effets des mesures législatives et politiques et sont, de ce fait, bien placés pour faire des suggestions concernant la manière de développer plus avant les mesures existantes. Ils obtiennent des informations de première main concernant de potentielles violations de droits. À titre d’exemple, en Irlande, les OSC jouent un rôle officiellement reconnu dans la surveillance de la mise en œuvre des stratégies nationales en faveur de l’égalité dans les domaines de la migration, de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits des voyageurs et des Roms, de l’inclusion des personnes LGBTIQ et des droits des personnes handicapées 45 . En Roumanie, durant la pandémie, le médiateur a évalué l’incidence des mesures nationales sur les droits fondamentaux et émis une recommandation concernant le respect des droits de l’homme et les mesures exceptionnelles ordonnées pendant la période d’état d’urgence et d’alerte 46 . Dans plusieurs États membres, les OSC et les défenseurs des droits contribuent dans une mesure considérable aux procédures régulières de suivi par pays instaurées par les organismes internationaux de protection des droits de l’homme 47 .

Soutenir les titulaires de droits

Les OSC et les défenseurs des droits soutiennent les titulaires de droits et les victimes de violations des droits fondamentaux en expliquant, en défendant et en faisant respecter les droits de ceux-ci 48 . À cette fin, ils recueillent et diffusent des informations, enquêtent sur les violations présumées et font rapport aux organismes de contrôle nationaux, régionaux et internationaux. Ils peuvent assister les victimes de violations en formant un recours judiciaire ou extrajudiciaire, en proposant une assistance juridique ou en engageant un contentieux stratégique 49 . Les OSC et les défenseurs des droits peuvent exercer des activités similaires à l’échelle internationale et aider différents plaignants en informant les organismes de surveillance des droits de l’homme des causes de préoccupation. À titre d’exemple, l’organisme belge de promotion de l’égalité défend les intérêts des salariés qui disent avoir été victimes de discrimination fondée sur le sexe 50 et, en Slovénie, le médiateur peut déposer des plaintes constitutionnelles pour violation des droits fondamentaux dans certains cas particuliers 51 . Aux Pays-Bas, des actions en justice ont été intentées par une coalition d’OSC et de particuliers alléguant une violation des articles 7 et 8 de la charte consacrés au respect de la vie privée et familiale et à la protection des données à caractère personnel, et contestant la légalité d’un instrument juridique permettant de détecter les fraudes 52 .

Par ailleurs, les OSC et les défenseurs des droits soutiennent les titulaires de droits en fournissant des services aux particuliers 53 . Ils peuvent compléter les services fournis par les autorités nationales, régionales ou locales ou être mandatés pour fournir des services au nom de l’État. À titre d’exemple, en Suède, les refuges à but non lucratif pour femmes proposent des services d’hébergement et de réadaptation aux victimes de violence à caractère sexiste et de la traite des êtres humains, tandis que d’autres OSC offrent un soutien aux demandeurs d’asile et aux personnes alléguant être victimes de discrimination 54 . En Tchéquie, les OSC ont travaillé de concert pour établir deux centres de soutien dédiés aux victimes de stérilisation illégale 55 .

Défense des droits

Les OSC et les défenseurs des droits contribuent également au processus décisionnel démocratique en défendant les droits fondamentaux dans la législation ou l’élaboration des politiques. Des activités de consultation peuvent avoir lieu par l’intermédiaire de dispositifs structurés ou à l’initiative des OSC et des défenseurs des droits, afin d’offrir aux personnes la possibilité de participer directement à la prise de décisions sur les questions les concernant. Certaines OSC et certains défenseurs des droits soutiennent également la participation démocratique des groupes vulnérables. À titre d’exemple, en Belgique, les représentants de la société civile participent au Conseil consultatif de la Personne handicapée de la ville de Bruxelles et au Conseil consultatif pour l’Égalité entre les Femmes et les Hommes de la ville de Bruxelles (tous deux créés par les pouvoirs publics), qui peuvent émettre des avis sur les propositions législatives 56 . En France, les OSC sont représentées à la Commission nationale consultative des droits de l’homme, qui présente des rapports annuels au gouvernement sur différentes questions, notamment la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme, la traite des êtres humains et la discrimination à l'égard des personnes LGBTIQ 57 . Plusieurs États membres associent les OSC et les défenseurs des droits à la mise en œuvre des plans d’action du gouvernement visant à promouvoir la transparence, la responsabilité, la participation, l’intégrité publique et la collaboration au sein de la société 58 .

Soutenir la manière dont la législation de l’Union est appliquée

Le droit de l’Union confie souvent aux OSC, de manière expresse, des tâches considérées comme essentielles à la mise en œuvre effective de la législation sur le terrain. À titre d’exemple, le règlement sur la coopération en matière de protection des consommateurs 59 confère aux OSC le droit d’avertir les autorités des recours abusifs au droit de l’Union en matière de protection des consommateurs 60 . La directive relative à l’égalité de traitement en matière d’emploi 61 impose aux États membres de veiller à ce que les OSC puissent, dans certaines conditions 62 , engager toute procédure judiciaire ou administrative pertinente pour le compte ou à l’appui du plaignant.

Le règlement Aarhus 63 , dans sa version modifiée, renforce le droit des organisations environnementales à demander aux institutions et aux organes de l’Union d’examiner leurs décisions afin de garantir le respect du droit de l’environnement de l’Union 64 . Les modifications qui y ont été apportées ont considérablement élargi le nombre et le type de décisions susceptibles d’être contestées. De même, la proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité prévoit le droit pour les organisations de déposer des plaintes directement auprès d’une entreprise lorsque les opérations ou les chaînes de valeurs de cette société sont susceptibles de porter préjudice aux droits de l’homme ou à l’environnement 65 .

La directive sur les droits des victimes 66 prévoit la mise en place de services d’aide par des OSC ou à titre de service public 67 . De même, lors de la fourniture de services d’aide aux victimes du terrorisme, conformément à la directive relative à la lutte contre le terrorisme 68 , de nombreux États membres combinent les services fournis directement par l’État avec ceux fournis par les OSC 69 . La proposition de directive sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique 70 confirme également qu’une aide spécialisée peut être fournie par les OSC aux victimes de ces violences. Elle propose également de contraindre les États membres à consulter les OSC sur les services d’aide, l’élaboration des politiques, la fourniture d’information et la sensibilisation de l’opinion, les programmes de recherche et d’éducation, la formation et le suivi.

L’article 4, paragraphe 3, de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées 71 , à laquelle l’Union est partie, exige que les personnes handicapées, par l’intermédiaire des organisations qui les représentent, soient minutieusement consultées sur les politiques les concernant 72 . En ce qui concerne les droits des passagers, le droit de l’Union exige que ces organisations soient consultées lorsque les exploitants d’aéroports, de navires et de terminaux portuaires adoptent des normes concernant les passagers handicapés 73 et lorsque les exploitants ferroviaires, de navires, d’autobus et d’autocars adoptent des règles relatives à un accès non discriminatoire aux services 74 .

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) 75 et la directive en matière de protection des données dans le domaine répressif 76 établissent qu’en cas de traitement illicite de données à caractère personnel, un organisme, une organisation ou une association à but non lucratif peut être mandaté(e) pour introduire une réclamation auprès de l’autorité de contrôle et de la juridiction nationale compétentes.

La législation sur les services numériques (Digital Services Act Regulation, ci-après le «DSA») 77 reconnaît l’importance de la société civile pour ce qui est de lutter contre les contenus illicites en ligne tout en veillant au respect des droits fondamentaux et de contrôler les mesures de transparence rigoureuses que les services numériques seront tenus de mettre en place lorsque le règlement entrera en vigueur. Le DSA reconnaît également la nécessité de prendre en considération la connaissance approfondie que la société civile possède des risques sociétaux et encourage les très grandes plateformes en ligne et les moteurs de recherche à consulter la société civile lorsqu’ils s’acquittent de leurs obligations en matière de gestion des risques.

Les organismes de promotion de l’égalité jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la législation de l’Union sur l’égalité de traitement. Pour les aider dans ce rôle, la Commission va adopter des propositions législatives destinées à étendre le mandat et à renforcer les compétences, les ressources et l’indépendance des organismes de promotion de l’égalité de traitement 78 .

Outre les tâches attribuées aux OSC et aux défenseurs des droits dans la législation de l’Union, les OSC contribuent à l’efficacité des politiques de l’Union. En application du code de conduite visant à combattre les discours de haine illégaux en ligne lancé par l’UE en 2016, un réseau d’OSC surveille la mise en œuvre des engagements pris par les plateformes en ligne, contribuant ainsi à protéger les groupes qui risquent plus particulièrement d’être les victimes de discours de haine dans l’UE. De même, le forum de l’UE sur l’internet réunit des représentants des gouvernements, des services répressifs, du secteur de la technologie et de la société civile en vue d’enrayer la diffusion de contenus extrémistes violents, terroristes et pédopornographiques 79 . Depuis 2022, il se penche également sur la cyberdimension de la traite des êtres humains. La Commission coordonne par ailleurs le réseau de sensibilisation à la radicalisation, un réseau européen de praticiens de première ligne qui travaillent au quotidien avec les personnes vulnérables à la radicalisation et les personnes déjà radicalisées 80 .

Le plan d’action de l’UE contre le racisme 2020-2025 encourage les États membres à associer les OSC à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des plans d’action nationaux contre le racisme.

3.Protéger les OSC et les défenseurs des droits

Les OSC et les défenseurs des droits promeuvent et protègent sur le terrain les droits consacrés par la charte, et doivent être en mesure de travailler dans un environnement favorable, où, avant toute chose, leurs propres droits fondamentaux seront respectés 81 . Ils doivent être en mesure d’exercer leurs activités sans ingérence étatique injustifiée 82 et il convient que les États prennent des mesures effectives en vue de protéger et de promouvoir l’espace civique ainsi que les personnes qui y sont actives 83 . Si les États membres œuvrent déjà en ce sens, les OSC et les défenseurs des droits dénoncent encore une série de défis, d’obstacles et de restrictions dans certains États membres, qui ont limité leur capacité à exercer leurs activités 84 . La portée de leurs activités est souvent affectée par des contraintes budgétaires, juridiques et de ressources humaines.

Retour d’information de la consultation

Dans le cadre de la consultation menée aux fins de l’élaboration du présent rapport, 61 % des OSC qui y ont répondu ont signalé s’être heurtées à des obstacles ayant limité la «sécurité de leur espace» 85 . Plus précisément, 44 % d’entre elles ont été victimes d’agressions verbales et de harcèlement, d’intimidation, de discours négatifs ou de campagnes de dénigrement ou de désinformation 86 . Parmi les autres obstacles rencontrés figuraient également les attaques numériques (19 %), la criminalisation du travail humanitaire ou lié aux droits fondamentaux (18 %) 87 , le harcèlement administratif (15 %), les agressions physiques dirigées contre des personnes ou des biens (15 %), les infractions à la protection des données (14 %), la surveillance (12 %), les obstacles liés à l’utilisation éthique de la technologie ou de l’intelligence artificielle (9 %) et les poursuites stratégiques altérant le débat public (SLAPP) (7 %) 88 . Les intervenants les plus particulièrement touchés sont ceux qui travaillent sur les droits des femmes et les droits en matière de sexualité et génésiques, les droits des personnes LGBTIQ, les droits des migrants et des demandeurs d’asile et la protection de l’environnement 89 .

Les défenseurs des droits, comme les INDH, se heurtent à des difficultés similaires 90 . Comme indiqué par la FRA, un «nombre significatif d’employés et de bénévoles ont fait l’objet de menaces ou de harcèlement (verbalement ou par écrit, y compris en ligne) en raison de leur travail pour les INDH» 91 . Dans certains États membres, les INDH ont rencontré des obstacles à leur indépendance, à l’obtention de ressources adéquates et à l’accomplissement de leur mission plus largement 92 . C’est également le cas des médiateurs 93 . Les organismes de promotion de l’égalité ont également indiqué l’existence d’un environnement de plus en plus exigeant en raison d’un consensus social moindre sur les questions d’égalité et de l’acceptation des propos discriminatoires illégaux 94 . Les pressions extérieures et le manque d’effectifs ont entraîné le signalement de quelques cas de manque d’indépendance et d’efficacité de la part des organismes de promotion de l’égalité 95 .

3.1.Exemples illustrant la manière dont les États membres protègent l’espace civique

Un environnement favorable est essentiel pour que les OSC et les défenseurs des droits puissent mener à bien leurs activités et sauvegarder leur droit à la liberté d’association: nombre d’États membres soutiennent et encouragent leurs activités et leur assurent une protection juridique 96 . Ces dernières années, plusieurs mesures positives ont été prises au sein de l’UE pour encourager l’instauration de cet environnement favorable aux OSC et aux défenseurs des droits 97 , certains États membres mettant en œuvre des changements de nature législative et institutionnelle. À titre d’exemple, la Croatie 98 et l’Allemagne 99 préparent des plans d’action nationaux visant à améliorer la situation des OSC. En Slovénie 100 , une loi sur les organisations non gouvernementales entend fournir un environnement favorable aux OSC. Dans d’autres États membres, tels que la Bulgarie 101 et la Lituanie 102 , des organismes gouvernementaux spéciaux sont chargés d’élaborer les politiques visant à soutenir la société civile. En Finlande, le conseil consultatif du gouvernement sur la politique de la société civile a élaboré une stratégie relative à la société civile 103 .

Cependant, dans certains États membres, les OSC et les défenseurs des droits ont exprimé des inquiétudes quant au fait que leur liberté d’association était affectée par la législation, notamment celle relative à l’ordre public ou à la sécurité, des préoccupations qui, dans certains cas, ont été soulevées devant les tribunaux 104 . D’autres obstacles signalés par les parties prenantes concernent les lois applicables en matière de transparence 105 , de lutte contre le terrorisme 106 et de lutte contre le blanchiment d’argent 107 . Parmi les autres obstacles rapportés par la société civile figurent des mesures dissuasives, telles que des audits et des vérifications des sources de financement 108 , et des obstacles pour accéder au financement 109 .

Dans la plupart des États membres, il n’existe aucune procédure particulière pour signaler et surveiller les menaces et les agressions 110 . En conséquence, les OSC et les défenseurs des droits eux-mêmes jouent un rôle essentiel dans le suivi et la production de rapports sur l’espace civique 111 . À titre d’exemple, le Centre national slovaque des droits de l’homme a documenté les menaces, l’intimidation, le harcèlement et les restrictions de droits auxquels la société civile œuvrant pour la protection de l’environnement, les droits des personnes LGBTIQ et les droits des femmes, y compris la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation, a dû faire face 112 . En Finlande, une OSC a mis au point un outil appelé «Ensemble contre la haine», qui a vocation à collecter des données sur les menaces ou les agressions dirigées contre les OSC et les défenseurs des droits 113 . En outre, la plateforme de recherche en ligne Monitor CIVICUS 114 assure le suivi des libertés dans 197 pays et territoires, tandis que la plateforme Civic Space Watch 115 recueille les conclusions de groupes en Europe sur les conditions de la société civile et recense les tendances nationales et transeuropéennes.

Pour lutter contre les agressions physiques et en ligne commises à l’encontre des OSC et des défenseurs des droits en France, le ministère de l’intérieur surveille les rapports d’actes illicites contre ces groupes et peut mettre en place des mesures appropriées par l’intermédiaire de son service de protection 116 . En outre, le Luxembourg 117 et les Pays-Bas 118 ont mis en œuvre des projets permettant aux défenseurs des droits étrangers, qui font l’objet de menaces ou de pression dans leur propre pays, de rester en toute sécurité dans le pays, jusqu’à 3 mois. La Suède a quant à elle adopté un plan d’action national visant à lutter contre les menaces et la haine à l’endroit, entre autres, des OSC et des défenseurs des droits 119 .

Les INDH et les organismes de promotion de l’égalité œuvrent également à promouvoir un environnement favorable et sûr pour les OSC au niveau national. Les INDH travaillent en étroite collaboration avec les OSC, par exemple, en les formant 120 et en les aidant à renforcer leurs capacités 121 . En Grèce, la Commission nationale des droits de l’homme a préconisé l’adoption d’une proposition législative visant à protéger les défenseurs des droits des agressions, des représailles et des restrictions déraisonnables touchant leurs droits 122 .

3.2.Initiatives de l’UE pour protéger l’espace civique

L’UE a pris un certain nombre de mesures pour protéger les OSC et les défenseurs des droits 123 . Les outils élaborés pour encourager et protéger la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux visent à créer, soutenir et protéger un environnement favorable aux OSC et aux défenseurs des droits.

En particulier, le quatrième pilier du rapport annuel de la Commission sur l’état de droit, qui couvre l’équilibre des pouvoirs entre les institutions, comprend une évaluation de la situation de l’espace civique dans tous les États membres, reconnaît que «la société civile joue [aussi] un rôle essentiel dans le système de l’équilibre des pouvoirs» 124 et examine les évolutions liées au cadre favorable à la societé civile. En 2022, le rapport sur l’état de droit a formulé des recommandations aux États membres, y compris sur la situation de l’espace civique dans certains cas 125 .

L’initiative prise par la Commission en 2022 contre les poursuites stratégiques altérant le débat public introduit des mesures concrètes visant à protéger les acteurs qui participent au débat public contre les procédures judiciaires manifestement infondées ou abusives et contribuera donc à instaurer un environnement sûr et propice aux OSC et aux défenseurs des droits 126 .

La proposition de nouvelle directive concernant la criminalité environnementale 127 confirme que les personnes qui signalent des infractions environnementales devraient recevoir le soutien et l’assistance nécessaires dans le cadre d’une procédure pénale. Les défenseurs de l’environnement sont également concernés par la proposition de directive et de recommandation contre les poursuites stratégiques altérant le débat public, conformément aux exigences de la convention d’Aarhus 128 .

La proposition de législation européenne sur la liberté des médias améliorera le fonctionnement du marché intérieur des médias en accroissant la transparence et en remédiant aux distorsions du marché, renforçant ainsi également la liberté et le pluralisme des médias dans tous les États membres, et elle garantira aux journalistes et aux éditeurs de pouvoir travailler sans ingérence 129 . De même, la recommandation de la Commission concernant la protection, la sécurité et le renforcement des moyens d’action des journalistes et autres professionnels des médias vise à garantir des conditions de travail plus sûres aux professionnels des médias, que ce soit en ligne ou hors ligne 130 .

À la demande du Parlement européen 131 , la Commission travaille également sur une initiative législative portant sur la reconnaissance transfrontière des associations de l’UE 132 . Cette initiative sera axée sur les activités transfrontières des associations et leur permettra de pleinement tirer profit du marché unique et des droits fondamentaux leur étant conférés par la charte.

Outre les mesures de nature juridique, la Commission protège les OSC et les défenseurs des droits en prenant des mesures répressives contre les mesures contraires au droit de l’Union, y compris la charte, qui les concernent 133 . La Commission a engagé deux procédures d’infraction contre la Hongrie au sujet d’une loi portant sur le financement étranger de la société civile 134 et d’une proposition de loi pénalisant tout personne qui apporte son aide aux demandeurs d’asile 135 . Les arrêts rendus par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans ces deux affaires ont établi un précédent contre toute législation semblable et soulignent l’importance du rôle que joue la Cour dans la protection de l’espace civique et des droits fondamentaux au sein de l’UE.

L’engagement de l’UE à contribuer à la protection d’un espace civique favorable s’observe également dans son action extérieure, y compris dans le plan d’action de l’UE en faveur des droits de l’homme et de la démocratie (2020-2024) 136 , et transparaît également dans les orientations de l’UE concernant les défenseurs des droits de l’homme 137 .

Depuis 2015, la Commission a soutenu plusieurs mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme les plus exposés au danger. Le fonds d’urgence de l’UE pour les défenseurs des droits de l’homme 138 , au moyen de petites subventions, offre un soutien aux défenseurs des droits de l’homme. ProtectDefenders.eu 139 est une coalition d’OSC opérant au niveau international, qui a vocation à recevoir et traiter les demandes de soutien émanant des défenseurs des droits de l’homme et à y répondre. Ce mécanisme propose un service de soutien permanent et flexible, allant du renforcement de capacités et de la fourniture de conseils juridiques ou en matière de sécurité aux services de relocalisation et de refuge. La facilité pour les crises en matière de droits de l’homme accorde des subventions aux OSC dans le but d’assurer la survie des mouvements de défense des droits de l’homme dans les environnements de travail les plus répressifs 140 .

La Commission a également financé l’élaboration du baromètre CSO Meter 141 . Il permet d’évaluer l’ouverture de l’environnement de la société civile dans les pays du Partenariat oriental relevant de son instrument européen de voisinage 142 .

Afin de protéger l’espace civique, l’UE a instauré une coopération étroite et un dialogue avec les organisations internationales. En particulier, l’UE utilise pleinement les normes élaborées et les connaissances acquises par le Conseil de l’Europe et ses organes de contrôle. Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a adopté trois instruments non contraignants se rapportant à l’espace civique 143 . Le Comité directeur intergouvernemental pour les droits de l’homme étudie l’incidence des législations, des politiques et des pratiques nationales sur les activités des OSC et des défenseurs des droits, et recense les bonnes pratiques afin de promouvoir et de protéger l’espace civique. Le Conseil d’experts sur le droit en matière d’ONG suit la mise en œuvre d’une recommandation relative au statut juridique des ONG 144 et prodigue des conseils sur la façon d’aligner les législations et les pratiques nationales sur les normes européennes 145 . En outre, la Plateforme pour la sécurité des journalistes recense les agressions de journalistes, en indiquant si elles ont été initiées par des acteurs étatiques ou non étatiques ainsi que la gravité des agressions 146 .

Les Nations unies sont également un partenaire clé, notamment ses mécanismes de surveillance qui visent les agressions, le harcèlement, la criminalisation et les campagnes de dénigrement ayant affecté la société civile dans le monde entier ces dernières années, y compris dans l’UE 147 .

La coopération avec le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) est également cruciale. Le BIDDH aide les autorités nationales à tenir leurs engagements en matière de protection des défenseurs des droits de l’homme en contrôlant leur aptitude à mener leurs activités 148 et en renforçant leurs capacités par des activités d’éducation et de formation aux droits de l’homme 149 .

4.Soutenir les OSC et les défenseurs des droits

L’accès aux ressources financières et la liberté d’utiliser ces ressources font partie intégrante du droit à la liberté d’association 150 . Les OSC et les défenseurs des droits ont besoin de ressources financières suffisantes pour s’acquitter efficacement de leurs missions 151 . Plusieurs États membres déclarent avoir augmenté le soutien financier apporté aux OSC en général 152 , et ce, afin de compenser les effets de la pandémie de COVID-19 153 ; les donateurs internationaux et l’UE ont complété ces initiatives de manière significative au cours de ces dernières années 154 . Cependant, dans l’ensemble de l’UE, les OSC et les défenseurs des droits peinent à financer leurs activités spécifiques, une tendance aggravée par la pandémie et la crise actuelle du coût de la vie 155 , notamment pour les fonctions de défense des droits et de surveillance.

Retour d’informations de la consultation

Lors de la consultation menée aux fins de l’élaboration du présent rapport, les OSC et les défenseurs des droits ont indiqué que le manque de financement était l’un des problèmes majeurs à surmonter dans le cadre de leurs activités et que, dans bon nombre d’États membres, les possibilités de financement étaient peu nombreuses, notamment pour les activités ayant trait à l’état de droit, à la démocratie et aux droits fondamentaux 156 .

La consultation en ligne a démontré 157 que près de la moitié des organisations ayant répondu (49 %) ont fait état d’obstacles liés au cadre de financement. En particulier, 40 % ont signalé des obstacles au financement. Un pourcentage plus faible d’organisations (moins de 15 %) ont fait mention d’obstacles concernant le statut d’organisme caritatif, les financements étrangers, les régimes fiscaux, la corruption des services de comptabilité et d’audit, et les restrictions imposées à la collecte de fonds en ligne.

4.1.Exemples illustrant comment les États membres soutiennent les acteurs de la société civile

Les États membres constituent la principale source de financement et de ressources pour les OSC et les défenseurs des droits. Tous les États membres allouent des financements publics aux OSC aux niveaux national, régional et local, et de nombreux programmes de financement différents sont disponibles. À titre d’exemple, les fonds dédiés aux OSC en Estonie 158 , en Lettonie 159 , en Lituanie 160 et à Malte 161 offrent un soutien institutionnel au renforcement des capacités des OSC. En Finlande, les OSC reçoivent des financements publics provenant de différentes sources, y compris de revenus générés par une entreprise publique opérant sur le marché réglementé des jeux d’argent 162 . Dans certains États membres, comme le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, des fonds publics sont disponibles pour la défense des droits fondamentaux 163 . Plusieurs États membres proposent également des financements permettant de couvrir, dans une certaine mesure, les coûts administratifs et d’infrastructure des OSC 164 .

Certains États membres proposent également des régimes fiscaux avantageux pour les dons effectués aux OSC 165 , qui encouragent les dons privés. La plupart des États membres autorisent les OSC à recevoir des subventions et des dons exonérés d’impôts 166 . Par exemple, en Italie, les dons aux OSC sont déductibles des impôts et, en Tchéquie, les OSC sont exonérées de l’impôt sur le revenu, de la taxe routière et de l’impôt foncier lorsque les coûts sont encourus à des fins organisationnelles 167 .

Même lorsque des financements sont disponibles, les OSC et les défenseurs des droits font état d’obstacles entravant l’accès à ces financements, notamment des procédures de demande et de production de rapports ainsi que des critères d’éligibilité complexes, fastidieux et parfois dénués de transparence, et la forte demande pour les financements disponibles 168 . Autre difficulté signalée par les OSC: le financement de projets à court terme, qui vient progressivement remplacer le financement à plus long terme ou le financement des dépenses administratives 169 .

Plusieurs États membres œuvrent à parer aux difficultés concernant la disponibilité et la durabilité des financements ainsi que l’accès à ceux-ci. Ils s’efforcent de garantir une distribution équitable grâce à des critères transparents et à la publication des appels à propositions de sorte qu’ils soient largement accessibles. À titre d’exemple, en Espagne, une distribution équitable des fonds est assurée par la législation 170 , qui exige de rendre publics les critères d’évaluation.

La plupart des États membres disposent également de plans visant à simplifier et accélérer l’accès au financement, y compris grâce à la numérisation 171 . À titre d’exemple, en Slovaquie et en Croatie, de nouveaux systèmes en ligne sont mis en place pour simplifier les procédures administratives de financement public 172 . Dans le même temps, en Slovénie, des taux et des montants forfaitaires sont utilisés pour simplifier le système de financement.

Dans certains États membres, d’autres obstacles sont dus à la distribution politisée des fonds publics, qui exclut les OSC critiques à l’endroit du gouvernement au bénéfice de ce qu’on appelle les «GONGO» ou «ONG gouvernementales», à savoir des ONG en fait organisées par les gouvernements 173 . Ces obstacles peuvent être des pratiques qui bloquent l’accès des OSC aux fonds publics en considérant leurs activités de défense des droits comme des activités politiques 174 , ce qui affecte leur statut d’exonération fiscale 175 ainsi que les règles relatives aux dons étrangers 176 . Les OSC œuvrant dans certains domaines sensibles, comme les droits des personnes LGBTIQ et l’égalité entre les femmes et les hommes, ce qui inclut les activités de défense des droits et les contentieux stratégiques 177 , sont davantage exclues des financements publics 178 .

4.2.Soutien apporté par l’UE aux acteurs de la société civile

4.2.1.Programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» (CERV)

Les OSC et les défenseurs des droits ont toujours figuré parmi les bénéficiaires des programmes de financement de la Commission, qui viennent compléter les efforts déployés par les États membres. Avec un budget de 1,55 milliard d’EUR pour la période 2021-2027, le programme CERV constitue le plus important fonds dédié aux droits fondamentaux jamais créé au sein de l’UE. Il vise à protéger et promouvoir les droits et les valeurs consacrés par les traités de l’Union, la charte des droits fondamentaux et les conventions internationales en soutenant les OSC et les autres parties prenantes aux niveaux local, régional, national et transnational 179 .

Retour d’informations de la consultation

Le programme CERV a été accueilli comme une évolution positive par les OSC et les défenseurs des droits. Les consultations montrent que la plupart des OSC avaient connaissance du programme, bien qu’à des degrés variables 180 . 28 % des répondants aux consultations menées dans le cadre du présent rapport ont demandé un financement au titre du CERV, et 39 % envisagent de le faire.

Le programme CERV est composé de différents volets de financement. Le nouveau volet «valeurs de l’Union» soutient les OSC, les défenseurs des droits et toutes autres parties prenantes s’employant à promouvoir une culture de valeurs au sein de l’UE, sur fond de droits fondamentaux, de démocratie et d’état de droit. Des financements sont disponibles pour le renforcement des capacités et la sensibilisation à la charte, ainsi que pour les activités permettant de renforcer les connaissances des praticiens, des professionnels juridiques, des OSC et des organismes indépendants de défense des droits de l’homme en vue d’une participation efficace aux procédures contentieuses entamées aux niveaux national et européen, de même que pour l’amélioration de l’accès à la justice et de l’application des droits grâce à la formation, au partage des connaissances et à l’échange de bonnes pratiques 181 . Les financements destinés au renforcement des capacités et aux procédures contentieuses seront augmentés de manière substantielle dans le cadre du programme de travail 2023-2024.

Une nouvelle occasion s’offrant à elle dans le cadre du volet «valeurs de l’Union», la Commission a sélectionné des OSC intermédiaires par l’entremise d’un appel à propositions ouvert. Ces organismes fourniront un soutien financier aux OSC par l’intermédiaire d’un mécanisme de réattribution de subventions (reversement de subventions de l’UE) afin de renforcer les capacités de bon nombre d’OSC locales s’employant à promouvoir et protéger les valeurs de l’Union 182 . En outre, la Commission soutient des partenaires-cadres, tels que les réseaux européens, les OSC actives au niveau de l’UE et les groupes de réflexion européens actifs dans le domaine des valeurs de l’Union 183 . La Commission soutient notamment le REINDH et divers réseaux d’OSC, tels que l’Union pour les libertés civiles, le réseau European Center for Not-for-profit Law (ENCL) et le Forum civique européen, qui s’efforcent tous de créer et de maintenir un espace civique favorable.

Les OSC ont également accès à un financement substantiel au titre des autres volets du programme CERV – égalité, droits et égalité de genre, lutte contre la violence à caractère sexiste et la violence envers les enfants (Daphné) et engagement et participation des citoyens, où les OSC représentent près de la moitié des bénéficiaires 184 . En 2021, le programme CERV a mobilisé environ 91,8 millions d’EUR de financement 185 . Ce montant est passé à environ 200 millions d’EUR en 2022 186 .

Pour la période de financement 2021-2027, un système de gestion des risques est prévu à toutes les étapes du cycle du projet. Le respect des valeurs de l’Union s’applique à tous les appels à propositions, et ce, tout au long du cycle du projet. Tous les demandeurs et les bénéficiaires font régulièrement l’objet d’un examen de conformité aux valeurs de l’Union au moment de la demande, de l’évaluation et de la mise en œuvre.

Financement de l’UE visant à soutenir les OSC durant la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine

Les bénéficiaires du programme CERV sont bien placés pour répondre aux besoins urgents des personnes touchées par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, notamment grâce à la collecte et à l’analyse des données, à la sensibilisation, à la défense des droits, ainsi qu’à l’orientation et à l’accompagnement des victimes. Lorsque la guerre d’agression menée par la Russie a commencé, plusieurs des appels à propositions de 2022 étaient déjà ouverts et les demandeurs se sont vu offrir la possibilité d’adapter leurs propositions aux besoins suscités par la guerre. Les délais de soumission ont également été prolongés pour certains appels. Certains partenaires-cadres bénéficiant d’un financement ont mis en place des activités destinées à répondre aux besoins émergents, telles que des campagnes relayées sur les médias sociaux, la fourniture d’un soutien psychologique ou la formation de tuteurs bénévoles 187 . À partir de 2023, les partenaires cadres commenceront à réattribuer des fonds à leurs organisations membres au niveau local, lesquels pourront cibler des actions plus spécifiques pour répondre à cette urgence.

4.2.2.Soutien au titre des autres programmes de l’UE

Outre le programme CERV, l’UE apporte un appui significatif à la société civile par l’intermédiaire de nombreux autres programmes. Le programme «Justice» garantit l’accès effectif des citoyens à la justice en soutenant la formation judiciaire et octroie aux OSC des subventions visant à mettre en œuvre des projets en collaboration avec les autorités judiciaires 188 , tels que des projets de formation transfrontières sur le droit de l’Union à destination des praticiens de la justice. Les programmes de financement de la recherche et de l’innovation, Horizon 2020 et son successeur Horizon Europe, soutiennent également les OSC et les défenseurs des droits dans un certain nombre de domaines thématiques 189 .

Le programme Erasmus+ finance des projets ayant pour but de promouvoir les droits fondamentaux et les valeurs de l’UE. Le programme Erasmus+ offre un soutien financier structurel (subventions de fonctionnement) aux OSC européennes actives dans le domaine de l’éducation et de la formation des jeunes et propose également des subventions à l’action annuelles depuis 2021 190 . Enfin, le programme visant à renforcer les moyens d’action de la société civile finance la formation de la société civile afin que cette dernière soit en mesure d’élaborer un discours contre l’extrémisme violent 191 .

Dans le cadre de ses actions extérieures, l’UE a établi de longue date des pratiques de financement, de collaboration et de recensement des difficultés auxquels la société civile doit faire face, par l’intermédiaire de programmes thématiques et géographiques. Des instruments géographiques, tels que l’instrument d’aide de préadhésion et l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI – Europe dans le monde), fournissent un soutien ciblé aux OSC au moyen d’enveloppes régionales et nationales (programmes «Mécanisme en faveur de la société civile») en vue de renforcer les capacités des OSC, de renforcer le dialogue entre l’État et les OSC et de promouvoir un espace civique ouvert. Les OSC sont également les principales bénéficiaires du soutien apporté par le programme thématique sur les organisations de la société civile et le programme thématique sur les droits de l’homme et la démocratie relevant de l’IVCDCI – Europe dans le monde 192 .

5.Donner des moyens d’action aux OSC et aux défenseurs des droits

La société civile est un partenaire actif et indépendant du système de protection des droits fondamentaux de l’Union européenne. L’UE et les États membres doivent reconnaître le rôle des OSC et des défenseurs des droits, leur permettre d’agir et mettre en place les conditions adéquates afin de leur permettre de participer de manière utile au processus décisionnel et à la mise en œuvre des politiques nationales et européennes en faveur de nos démocraties. La mise en place de ces moyens d’action est indispensable pour instaurer un espace civique dynamique 193 et pour permettre aux OSC et aux défenseurs des droits de contribuer à l’élaboration des politiques nationales et européennes 194 . Cependant, de nombreuses parties prenantes indiquent que les OSC et les défenseurs des droits ont des difficultés à accéder aux consultations et aux dialogues entre les parties prenantes dans certains États membres. Aucune information concernant les consultations ouvertes ni aucune directive claire quant au moyen d’y accéder n’est encore disponible.

Retour d’informations de la consultation

Lors de la consultation menée aux fins de l’élaboration du présent rapport 195 , plus de la moitié des organisations (53 %) ont fait état d’obstacles à «la participation et à la coopération avec les autorités». Les plus grandes difficultés signalées ont été des obstacles limitant pour les organisations l’accès aux consultations et la participation au processus décisionnel (45 %) ainsi que l’accès aux informations et aux documents (42 %). En outre, un nombre significatif d’organisations (30 %) ont déclaré avoir rencontré des obstacles au dialogue civil, de façon plus générale. Selon les conclusions de la FRA, les minorités et les groupes vulnérables ne sont pas non plus suffisamment représentés dans les consultations 196 .

5.1.Exemples illustrant comment les États membres donnent des moyens d’action aux acteurs de la société civile

L’association des OSC et des défenseurs des droits à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de la législation et des politiques est essentielle. Plusieurs États membres ont mis en place des mécanismes de consultation afin de veiller à ce que les OSC et les défenseurs des droits puissent participer et avoir l’occasion de déterminer comment les mesures proposées sont susceptibles de les toucher ou de toucher leurs membres ou, plus généralement, les droits fondamentaux.

De nombreux États membres recueillent les contributions des OSC et des défenseurs des droits par l’intermédiaire de consultations publiques ouvertes. À titre d’exemple, en Espagne, en amont du projet législatif, une consultation publique ouverte et une audience publique sont menées, au cours desquelles les OSC ont la possibilité de faire part de leurs connaissances et de leurs points de vue 197 . De même, de nombreux États membres facilitent la participation des parties prenantes par l’entremise de plateformes de consultation en ligne, lesquelles fournissent des informations sur les consultations en cours 198 . En Autriche, l’élaboration du plan stratégique national portant sur la politique agricole commune a été appuyée par un processus dans le cadre duquel chacun a pu obtenir des informations et apporter sa contribution 199 .

Dans plusieurs États membres, des règles générales portant sur la réalisation d’évaluations de l’impact législatif permettent d’évaluer l’incidence d’une proposition législative donnée sur la société civile 200 . Dans certains États membres, ces évaluations revêtent la forme d’une obligation imposée au législateur. À titre d’exemple, en Allemagne, tous les impacts réglementaires des projets législatifs élaborés par le gouvernement fédéral doivent être évalués, y compris leur impact sur l’espace civique 201 . En Lettonie, l’incidence des propositions sur les droits de l’homme, les valeurs démocratiques et le développement de la société civile sont évalués comme des impacts horizontaux 202 .

Des structures de dialogue permanent sont essentielles pour soutenir le développement de la société civile 203 . Plusieurs États membres incluent les OSC et les défenseurs des droits par l’intermédiaire de plateformes et de réseaux dédiés, qui leur offrent un moyen officiel de contribuer à la mise en œuvre et au suivi des législations et des politiques. À titre d’exemple, en Tchéquie, le Conseil pour les ONG aborde des points essentiels concernant les activités des OSC et a participé à l’élaboration de la stratégie de coopération entre l’administration publique et les ONG. Une méthodologie est en cours de développement afin de faciliter davantage leur participation 204 . En Finlande, le Conseil consultatif sur la politique de la société civile a été créé en vue de promouvoir l’interaction entre le gouvernement et la société civile 205 . En Irlande, les autorités locales peuvent entrer en relation avec les groupes communautaires, y compris les OSC, par l’intermédiaire d’un réseau de participation publique. Ce réseau a pour principal objet de permettre à ses membres d’exprimer leurs points de vue dans le cadre de structures officielles de prise de décision à l’échelle locale 206 .

Plusieurs États membres associent les OSC et les défenseurs des droits par l’intermédiaire de plateformes et de réseaux dédiés à la protection des droits fondamentaux de groupes spécifiques. À titre d’exemple, en Grèce, les OSC participent au Conseil national contre le racisme et l’intolérance et coopèrent avec le Bureau du rapporteur national pour les questions liées à la traite des êtres humains 207 . En Espagne, les OSC participent au Conseil pour la participation des femmes, qui exerce des activités visant à favoriser l’égalité et la non-discrimination. Les OSC participent également au Conseil national sur le handicap et prennent part au Conseil pour la promotion de l’égalité de traitement et la non-discrimination des personnes sur la base de l’origine ethnique ou raciale 208 . Au Portugal, le Conseil économique et social offre un espace de dialogue entre les partenaires sociaux et les OSC sur les questions socio-économiques 209 .

Les INDH et les organismes de promotion de l’égalité maintiennent un contact régulier avec les OSC et font le lien entre elles et les différents niveaux de gouvernement. Ils associent les OSC aux consultations, aux comités consultatifs, aux projets conjoints et aux séances de dialogue. La plupart des organismes de promotion de l’égalité ont intégré les OSC à leurs organes de gouvernance 210 . Si plusieurs INDH et organismes de promotion de l’égalité parlent d’une bonne coopération avec les autorités, des difficultés subsistent concernant le caractère opportun et la transparence des consultations, la fourniture des informations et leur participation systématique indépendamment de leurs propres initiatives 211 . Quatre États membres n’ont pas encore établi d’INDH accréditée conformément aux «principes de Paris» des Nations unies 212 .

5.2.Mesures de l’UE pour donner des moyens d’action aux acteurs de la société civile

Les traités fondateurs de l’Union européenne reconnaissent l’importance de la participation de la société civile et du dialogue. L’article 11 du TUE exige que les institutions de l’Union donnent aux citoyens et aux associations représentatives la possibilité de faire connaître et d’échanger publiquement leurs opinions dans tous les domaines d’action de l’Union. Cet article contraint également les institutions à entretenir un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile et à procéder à de larges consultations concernant les nouvelles initiatives. L’article 15, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne fait obligation aux institutions, organes et organismes de l’Union d’œuvrer dans le plus grand respect possible du principe d’ouverture afin de promouvoir une bonne gouvernance et d’assurer la participation de la société civile.

La charte reconnaît les droits à la liberté d’expression et d’information (article 11) et à la liberté de réunion pacifique et d’association (article 12). Conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, la CJUE a confirmé que le droit à la liberté d’association constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et pluraliste, en ce qu’il permet aux citoyens d’agir collectivement dans des domaines d’intérêt commun et de contribuer, ce faisant, au bon fonctionnement de la vie publique 213 .

Cette reconnaissance du rôle de l’espace civique se reflète dans le fonctionnement de l’UE et dans ses politiques.

Participation à l’élaboration des politiques

Depuis 2015, le programme pour une meilleure réglementation exige de prendre en considération les incidences sur les droits fondamentaux lors de l’élaboration des initiatives législatives, ainsi que les incidences économiques, sociales et environnementales de façon plus générale 214 . Cela impose aux institutions de l’UE de déterminer la meilleure façon de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux dans le cadre de dossiers concrets, et également de permettre aux OSC et aux défenseurs des droits de comprendre comment les incidences éventuelles des droits fondamentaux sur la société civile sont prises en compte dans le processus législatif de l’UE. Des mécanismes de consultation et de dialogue permettent également aux OSC et aux défenseurs des droits de présenter leurs points de vue sur la législation et les politiques de l’Union tout au long du cycle d’élaboration des politiques, de la préparation initiale de l’initiative aux négociations entre les colégislateurs, le Parlement européen et le Conseil.

Mécanismes officiels de consultation et de plainte

La boîte à outils pour une meilleure réglementation 215 confirme l’importance de la participation des parties prenantes, dont la société civile, à l’élaboration des politiques de l’Union. La consultation des parties prenantes constitue une partie importante de l’élaboration de politiques basées sur des données factuelles et apporte une contribution inestimable à la légitimité du processus d’élaboration des politiques.

Le portail «Donnez votre avis» 216 constitue le point d’entrée de toutes les contributions aux propositions législatives, aux évaluations, aux vérifications de pertinence et aux communications. Elle permet à toutes les parties intéressées de contribuer aux initiatives avant et après leur adoption. Elles peuvent le faire en faisant part de commentaires d’ordre général ou en partageant leurs opinions et leurs connaissances dans le cadre d’une consultation publique ouverte. La collecte de retours d’information offre aux parties prenantes l’occasion de partager leurs points de vue sur un document en particulier (généralement un «appel à contributions»).

Une consultation publique est constituée de questions destinées au public ainsi que, lorsque cela s’avère opportun, de questions spécialisées destinées aux experts des OSC, aux entreprises, aux autorités publiques, aux universitaires, etc. Les répondants peuvent compléter leur contribution par des contributions écrites, comme des documents de prise de position. Les contributions peuvent être rédigées dans n’importe laquelle des 24 langues officielles de l’UE 217 .

Les représentants des OSC et les défenseurs des droits peuvent également déposer des plaintes officielles auprès de la Commission lorsqu’ils suspectent une violation du droit de l’Union par les autorités d’un État membre. Après examen de la plainte, la Commission décide si elle entamera ou non une procédure d’infraction 218 .

En outre, le Médiateur européen est mandaté pour enquêter sur les plaintes des particuliers et des organisations portant sur une mauvaise administration du fait des institutions, organes et organismes de l’Union, y compris en cas de violation des droits fondamentaux 219 .

Les acteurs de la société civile jouent un rôle majeur dans l’élaboration des initiatives de l’UE. Citons, comme exemple récent, le rôle joué par les OSC dans l’élaboration de l’approche de l’UE à l’égard d’une intelligence artificielle (IA) digne de confiance et axée sur le facteur humain 220 . Plus de 160 OSC ont contribué à la consultation publique sur le livre blanc relatif à l’IA 221 . Elles ont apporté une précieuse contribution à la proposition de règlement relatif à l’IA 222 , qui vise à établir un marché unique pour une IA sûre, digne de confiance et respectueuse des droits fondamentaux.

Parmi d’autres exemples récents, citons la proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité 223 , le paquet contre les poursuites stratégiques altérant le débat public 224 , la proposition d’établissement de l’espace européen des données de santé 225 , la recommandation de la Commission concernant la protection, la sécurité et le renforcement des moyens d’action des journalistes et autres professionnels des médias 226 et l’initiative législative visant à renforcer le rôle et les pouvoirs des organismes de promotion de l’égalité 227 . Les consultations menées avec la société civile font également partie intégrante de l’élaboration et de la mise en œuvre des accords commerciaux de l’UE 228 . La Commission a créé le groupe d’experts sur les avis des migrants dans le domaine de la migration, de l’asile et de l’intégration, composé de représentants de la société civile dotés d’une expertise pertinente, afin d’émettre un avis sur les politiques de migration.

La stratégie de l’UE en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ 229 institue une consultation permanente avec les OSC quant à sa mise en œuvre. Cette stratégie associe également les OSC à bon nombre de ses actions, y compris le dialogue avec les États membres. Le cadre stratégique de l’UE pour l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms 230 met fortement l’accent sur la participation, notamment celle de la société civile rom, à tous les stades du processus d’élaboration des politiques.

Mise en œuvre des fonds de l’UE

En vertu du règlement portant dispositions communes (RPDC) 231 , les OSC et les défenseurs des droits peuvent se voir confier certaines tâches. En vertu de cette législation, les États membres ont mis en place des mécanismes efficaces permettant de s’assurer que les programmes financés par l’UE 232 sont conçus et mis en œuvre dans le respect des dispositions applicables de la charte. Cela fait partie de la condition favorisante horizontale relative à l’application et à la mise en œuvre effectives de la charte (ci-après la «condition favorisante horizontale») 233 . Le règlement prévoit également un «partenariat» avec un certain nombre d’organismes régionaux, locaux et de la société civile. L’État membre associe ces organismes tout au long de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes, notamment en les faisant participer aux comités de suivi de la mise en œuvre des programmes de financement, où une représentation équilibrée des partenaires concernés doit être assurée.

Les États membres prennent de plus en plus de dispositions pour associer les OSC à la mise en œuvre de la condition favorisante horizontale 234 . Ils doivent, lorsque cela est pertinent, affecter des ressources appropriées provenant des fonds au renforcement des capacités administratives des partenaires sociaux et des OSC 235 .

À titre d’exemple, au Danemark, les OSC et les INDH ont été associées à des consultations bilatérales et publiques organisées par l’autorité de gestion des programmes relevant du RPDC. Elles ont également participé au suivi de la mise en œuvre de l’ensemble des programmes 236 . En Roumanie, les autorités de gestion de chaque programme ont établi des comités de suivi intégrant les OSC pour l’ensemble des programmes 237 . En Tchéquie, les OSC sont intégrées aux organes chargés de l’élaboration, de la mise en œuvre et du suivi des fonds relevant du RPDC. Cela leur permet d’influer sur le contenu des programmes et des appels à financement et de participer à leur évaluation et leur suivi, ce qui comprend la conformité des opérations à la charte 238 .

Amélioration des dialogues structurels

Outre les consultations, la Commission a mis en place plusieurs mécanismes de dialogue sur mesure pour permettre aux parties prenantes, y compris les OSC et les défenseurs des droits, de contribuer régulièrement à l’élaboration des politiques et à la mise en œuvre dans certains domaines spécifiques. Le dialogue structurel avec la société civile a lieu, par exemple, par l’intermédiaire de forums et de plateformes qui couvrent différents grands domaines d’action, tels que le forum permanent de la société civile contre le racisme, la plateforme sur le handicap 239 , le forum européen sur la migration 240 , la plateforme de l’UE sur la politique de santé. Le réseau de l’UE pour les droits de l’enfant a été créé afin de soutenir la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant. La plateforme des droits des victimes a été lancée en 2020 afin de faciliter le dialogue et l’échange d’informations et de bonnes pratiques entre ses membres, dont deux tiers sont issus de la société civile 241 .

Des dialogues concernant des sujets plus spécifiques ont également été instaurés par l’UE, par exemple le forum sur l’égalité de traitement à l’égard des personnes LGBTIQ, la plateforme européenne pour l’inclusion des Roms et l’initiative Roma Civil Monitoring 2025 242 , le forum de la société civile sur la drogue 243 et la plateforme européenne de la société civile de lutte contre la traite des êtres humains. Le forum de la société civile sur la lutte contre l’antisémitisme rassemble des représentants de la Commission et des communautés juives, de la société civile ainsi que d’autres parties prenantes, afin d’établir des liens et d’optimiser les effets de l’action commune. En tant que signataires du code de bonnes pratiques en matière de désinformation et en tant que membres du groupe de travail permanent associé au code, les OSC fournissent des conseils d’experts afin de parvenir à une meilleure compréhension des récits émergents de désinformation ou d’élaborer des éléments clés, tels que des indicateurs de mesure de l’impact du code en matière de désinformation dans l’UE 244 .

La société civile est également un partenaire clé de l’UE pour la promotion d’une culture plus forte de l’état de droit. Lors de l’élaboration des rapports annuels sur l’état de droit, la Commission organise des réunions avec les parties prenantes, telles que les réseaux européens, les OSC nationales et européennes et les organisations professionnelles 245 . Les OSC et les défenseurs des droits apportent également des contributions écrites aux rapports. Cette démarche est essentielle pour disposer d’une évaluation éclairée dans les domaines couverts par les rapports, à savoir les systèmes de justice, les systèmes anticorruption, le pluralisme et la liberté des médias, et l’équilibre des pouvoirs entre les institutions.

Un dialogue régulier avec la société civile 246 ainsi que des groupes consultatifs internes 247 sont également mis en place sur les questions liées au commerce de l’UE, et des groupes de dialogue civil aident la Commission à maintenir un dialogue régulier sur toutes les questions ayant trait à la politique agricole commune 248 . La Commission maintient également un dialogue civil structuré avec les OSC actives dans les domaines du handicap, de l’exclusion sociale et de la pauvreté 249 et dans les secteurs culturel et créatif 250 .

Le forum annuel UE-ONG sur les droits de l’homme, organisé conjointement par le Service européen pour l’action extérieure, la Commission et le «Réseau des droits de l’homme et de la démocratie (HRDN)» de la société civile, constitue une excellente occasion d’échanger avec la société civile et les défenseurs des droits de l’homme dans le cadre de l’action extérieure de l’UE. Cet événement rassemble des centaines d’OSC, de défenseurs des droits de l’homme et de représentants des institutions des Nations unies et de l’Union européenne afin de discuter des questions les plus pressantes en matière de droits de l’homme 251

Le forum politique pour le développement (FPD) constitue la principale plateforme de l’UE dédiée au dialogue structurel entre l’UE est les réseaux d’OSC portant sur les questions de développement, y compris les questions liées à l’instauration d’un environnement favorable à la société civile dans les pays partenaires de l’UE.

Au niveau des pays partenaires de l’UE, le soutien à la société civile est encadré par 110 feuilles de route nationales OSC; les stratégies de l’UE et des États membres concernant la collaboration avec la société civile, qui reflètent les principales priorités de l’UE, notamment la focalisation accrue sur le soutien à l’instauration d’un environnement favorable à la société civile. En outre, la nouvelle génération de feuilles de route est axée sur l’association de la société civile, y compris les organisations de femmes, de jeunes et locales, au dialogue politique à l’échelle nationale.

6.Conclusions

La société civile est une composante essentielle de notre démocratie, qui contribue à la mise en pratique des valeurs fondamentales sur lesquelles l’Union européenne est fondée. Les OSC et les défenseurs des droits sont des partenaires inestimables pour faire des droits fondamentaux une réalité dans la vie des gens. Ils ont continuellement fait preuve d’une grande force et d’une résilience exceptionnelle dans des circonstances particulièrement éprouvantes, en particulier lors des crises récentes.

Un effort soutenu et conjoint est donc nécessaire de la part des États membres et de l’UE afin que les OSC et les défenseurs des droits puissent agir dans un environnement favorable en tant que partenaires essentiels à la protection de nos démocraties, y compris contre les autocrates étrangers ciblant nos propres pays 252 .

Le présent rapport montre que les États membres et l’UE prennent, à des degrés divers, des mesures pour protéger et soutenir les acteurs de la société civile et leur donner des moyens d’action. Il montre également l’éventail de possibilités dont disposent les OSC et les défenseurs des droits, en tant que véritables partenaires des décideurs, pour faire connaître leurs points de vue sur la législation et l’élaboration des politiques. Dans le même temps, de nombreuses difficultés demeurent.

Comme l’ont souligné les OSC 253 , le Parlement européen 254 et la conférence sur l’avenir de l’Europe 255 , il est nécessaire d’intensifier notre action en faveur de l’instauration d’un environnement favorable et d’un espace civique qui assure la capacité d’agir, au moyen de mesures concrètes et ciblées, adaptées aux caractéristiques particulières des OSC et des défenseurs des droits. Les difficultés auxquelles se heurtent les OSC et les défenseurs des droits, ainsi que les réponses nécessaires, peuvent différer en fonction de la situation nationale et du sujet. Cependant, l’objectif commun de l’UE devrait rester le même: protéger et soutenir les OSC et les défenseurs des droits et leur donner des moyens d’action.

La Commission se réjouit de la participation et des contributions significatives des acteurs de la société civile, du Parlement européen, du Conseil et des États membres, ainsi que du Comité économique et social européen et de l’Agence des droits fondamentaux, à l’élaboration du présent rapport. Cela constitue une bonne base pour poursuivre ensemble nos travaux sur le sujet.

La Commission encourage les autres institutions de l’Union, les États membres et les parties prenantes à utiliser ce rapport pour discuter de ses conclusions et instaurer un dialogue sur l’espace civique dans l’UE. En particulier, la Commission encourage le Parlement européen et le Conseil à échanger sur les conclusions du rapport. Pour étayer ce débat, la Commission entamera un dialogue ciblé avec les parties prenantes par l’intermédiaire d’une série de séminaires thématiques portant sur la protection de l’espace civique et axé sur la manière dont l’UE peut davantage étoffer son rôle s’agissant de protéger et de soutenir les OSC et les défenseurs des droits et de leur donner des moyens d’action, afin de faire face aux difficultés et possibilités recensées dans le présent rapport. Ces séminaires pourraient aborder des thèmes tels que la protection de l’espace civique numérique, la manière de mieux cibler les financements européens et nationaux afin de soutenir les OSC et les défenseurs des droits, et les moyens de dynamiser l’espace civique afin de renforcer notre résilience démocratique. Les résultats de ce débat seront présentés et examinés lors d’une table ronde européenne de haut niveau en 2023.

(1)

Article 6 du traité sur l’Union européenne (TUE).

(2)

Article 51, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux.

(3)

Lorsqu’ils adoptent des lois dans un domaine où l’UE n’est pas compétente ou qu’il n’existe pas de disposition de l’UE, les États membres ne mettent pas en œuvre le droit de l’UE et la charte ne leur est pas applicable. Toutefois, de nombreux droits fondamentaux inscrits dans la charte sont également énoncés dans les constitutions et la jurisprudence des États membres ainsi que dans la convention européenne des droits de l’homme, dont tous les États membres sont signataires.

(4)

COM(2020) 711 final. La stratégie relative à la charte propose des actions s’articulant autour de quatre axes: 1) garantir l’application effective de la charte par les États membres; 2) donner des moyens d’action aux organisations de la société civile, aux défenseurs des droits et aux professionnels de la justice; 3) encourager les institutions de l’UE à utiliser la charte pour guider leur action; et 4) sensibiliser davantage les citoyens aux droits que leur confère la charte.

(5)

Pour le premier rapport thématique, voir « Protéger les droits fondamentaux à l’ère numérique – Rapport annuel 2021 sur l’application de la charte des droits fondamentaux de l’UE»; COM(2021) 819 final.

(6)

https://ec.europa.eu/info/departments/justice-and-consumers/justice-and-consumers-funding-tenders/funding-programmes/citizens-equality-rights-and-values-programme_fr

(7)

https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/find-funding/eu-funding-programmes/justice-programme_fr

(8)

Dans le cadre de l’ appel à propositions pour des subventions à l’action visant à soutenir des projets transnationaux sur la formation judiciaire couvrant le droit civil, le droit pénal ou les droits fondamentaux , la Commission a mis à disposition environ 5 millions d’EUR afin de soutenir des projets de formation sur le droit civil, le droit pénal et les droits fondamentaux consacrés dans la charte, y compris la protection des données.

(9)

COM(2022) 518 final.

(10)

https://e-justice.europa.eu/european-training-platform/home_en

(11)

https://e-justice.europa.eu/37134/FR/member_states_best_practices_on_the_charter

(12)

https://e-justice.europa.eu/459/FR/fundamental_rights_interactive_tool

(13)

Cette base de données contient un large éventail d’informations sur la charte, y compris la jurisprudence des juridictions nationales qui renvoie à la charte. L’Agence a également intégré cet outil dans une nouvelle application dédiée à la charte. Les outils proposés par l’Agence sont accessibles ici: https://fra.europa.eu/en/eu-charter/fra-charter-resources

(14)

#RightHereRightNow (europa.eu) . Cette campagne a été menée de décembre 2021 à décembre 2022 dans les médias sociaux et au travers d’événements médiatiques. Parmi les partenaires clés de cette campagne figuraient les OSC, les INDH et les organismes de promotion de l’égalité, la FRA, ainsi que d’autres organismes et agences de l’Union.

(15)

https://e-justice.europa.eu/512/FR/your_rights

(16)

https://ec.europa.eu/info/aid-development-cooperation-fundamental-rights/your-rights-eu/eu-charter-fundamental-rights_fr

(17)

Pour les besoins du présent rapport, les organisations de la société civile sont définies comme des organisations non gouvernementales et des institutions de la société civile, qui œuvrent dans le domaine des droits fondamentaux et sont des organisations ou des organismes bénévoles et autonomes, établis pour poursuivre les objectifs essentiellement non lucratifs de leurs fondateurs ou de leurs membres. Voir article 10 du règlement (CE) nº 168/2007 du Conseil portant création d’une Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, ainsi que la recommandation CM/Rec(2007)14 du Comité des ministres aux États membres sur le statut juridique des organisations non gouvernementales en Europe adoptée par le Conseil de l’Europe. Voir également la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme , selon laquelle la notion de «défenseurs des droits de l’homme» ne se limite pas aux OSC chargées de la défense des droits de l’homme, mais peut également comprendre des individus et d’autres groupes. Selon le droit de l’Union, les «défenseurs des droits de l’homme» sont définis comme des «individus, groupes et organes de la société qui promeuvent et protègent les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus» Orientations de l’Union européenne concernant les défenseurs des droits de l’homme (2008), p. 2.

(18)

Pour les besoins du présent rapport, le terme «défenseurs des droits» est à entendre comme désignant non seulement les OSC, mais également les INDH, les organismes de promotion de l’égalité et les institutions de médiation. Il ne se rapporte ni à d’autres organes indépendants, tels que les autorités de protection des données, ni aux partis politiques ou aux syndicats.

(19)

Comme le reconnaît également le Conseil dans ses conclusions sur le renforcement de l’application de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne du 5 mars 2021, p. 3 et 11.

(20)

Voir Partenariat européen pour la démocratie, Repression and Resilience: Diagnosing closing space mid-pandemic (2021), p. 9. Voir également FRA, Europe’s civil society: still under pressure – 2022 update (2022) et Note d’orientation des Nations unies sur la protection et la promotion de l’espace civique (2020). Si certaines mesures ciblent directement les OSC en vue de compromettre leurs activités, cela n’est pas nécessairement toujours le cas: il peut s’agir d’une conséquence défavorable et malencontreuse de mesures poursuivant un objectif légitime, notamment lorsque la mise en œuvre de celles-ci n’est pas proportionnée.

(21)

Comité économique et social européen, La réaction des organisations de la société civile face à la pandémie de COVID-19 et aux mesures restrictives adoptées en conséquence en Europe (2021).

(22)

https://www.eesc.europa.eu/en/news-media/news/civil-society-organisations-helm-volunteer-assistance-ukrainian-civilians

(23)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 12.

(24)

Voir Forum civique européen, Towards vibrant European civic and democratic space (2022), p. 11. Près de la moitié des nouvelles mesures adoptées par les États membres afin de soutenir et de protéger les victimes de violence exercée par un partenaire intime et leurs enfants durant les confinements ont été mises en œuvre par les OSC, voir Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes The Covid-19 pandemic and intimate partner violence against women in the EU (2021), p. 18. En Pologne, 15,8 % des OSC ont mené des activités supplémentaires afin de mieux aider leurs bénéficiaires durant la pandémie, et, au Portugal, les OSC et les défenseurs des droits ont diffusé des informations concernant la vaccination auprès des communautés difficiles à atteindre. Cela a abouti à la vaccination de 600 000 ressortissants étrangers, quel que soit leur statut migratoire. Voir rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 4.

(25)

Voir la communication conjointe intitulée « Lutter contre la désinformation concernant la COVID-19 - Démêler le vrai du faux », JOIN(2020) 8 final.

(26)

Pour une présentation des différents types de soutien apportés par la société civile durant la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, voir FRA, Europe’s civil society: still under pressure – 2022 update (2022), p. 45-50.

(27)

https://missingchildreneurope.eu/ukraine/

(28)

La plateforme européenne sur la politique de santé rassemble plus de 5 000 participants actifs issus de plus de 80 réseaux, tels que des groupes de patients et des organisations de professionnels de santé, les autorités des États membres et la Commission. La Commission a apporté son soutien à ce réseau en recensant et mobilisant des financements pour les initiatives des OSC axées sur le soutien apporté aux réfugiés et aux patients ukrainiens dans des domaines tels que la santé mentale et les besoins psychologiques. En outre, le prix EU Health Award a permis de prendre conscience du rôle que jouent les OSC, les villes et les établissements scolaires dans le renforcement de la démocratie participative et de la citoyenneté active dans le domaine de la santé publique.

(29)

Voir Déclaration politique de la Conférence ministérielle sur l’établissement des responsabilités pour les crimes commis en Ukraine , points 13 et 14; Eurojust, Guidelines for Civil Society Organisations on Documenting International Crimes and Human Rights Violations for Criminal Accountability Purposes (2022). Plusieurs OSC ukrainiennes qui axent leurs activités sur la documentation des crimes de guerre et la communication à ce propos (dans le cadre de la coalition 5 am ) reçoivent des subventions au titre de projets de l’Union ou financés par celle-ci.

(30)

FRA, Europe’s civil society: still under pressure - 2022 update (2022).

(31)

Même si la charte ne s’applique pas, strictement, aux relations extérieures de l’Union européenne en vertu de l’article 51, paragraphe 1, ses dispositions sont contraignantes à l’égard des institutions et des organes de l’Union, y compris les services responsables des relations extérieures de l’Union, dans toutes leurs activités. En outre, quel que soit le contexte juridique ou politique de l’action intérieure et extérieure, ces services possèdent une longue expérience pour ce qui est de collaborer, de protéger, de suivre et de maintenir un dialogue avec les OSC et les défenseurs des droits.

(32)

Rapport 2022 sur l’état de droit – La situation de l’état de droit dans l’Union européenne; COM(2022) 500 final.

(33)

COM(2020) 790 final.

(34)

https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/eu-justice-scoreboard_fr

(35)

Voir FRA, Challenges facing civil society organisations working on human rights in the EU (2018), FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE ( 2021), et FRA, Europe’s civil society: still under pressure - 2022 update (2022). Voir également https://fra.europa.eu/fr/cooperation/civil-society/civil-society-space .

(36)

Rapport sur les résultats finaux de la Conférence sur l’avenir de l’Europe , voir notamment: «En associant les organisations de la société civile (...) aux processus de participation des citoyens» (Proposition 36, p. 79, point 5); «En apportant un soutien structurel renforcé, financier ou autre, à la société civile, en particulier à la jeunesse (...) (...) une stratégie spécifique pourrait être consacrée à la société civile» (point 8); «En renforçant la coopération entre les législateurs de l’Union et les organisations de la société civile, afin de tirer parti des liens que ces dernières tissent entre les décideurs et les citoyens» (point 10); «En réformant le fonctionnement de l’Union européenne, notamment en associant les partenaires sociaux et les organisations de la société civile de manière plus étroite» (Proposition 39, point 6, p. 83); «Il convient de mieux associer les partenaires sociaux et les organisations de la société civile, qui occupent une place centrale dans la démocratie européenne, au processus décisionnel» (Proposition 40, point 5, p. 84).

(37)

22 des 27 États membres ont répondu à la consultation ciblée.

(38)

https://fra.europa.eu/fr/cooperation/societe-civile-et-plate-forme-des-droits-fondamentaux

(39)

Ce rapport repose sur les récents rapports consacrés à l’espace civique et à la société civile du Parlement européen , du Comité économique et social européen , de la FRA (voir note de bas de page 35), des Nations unies et du Conseil de l’Europe .

(40)

Les résultats des quatre consultations ciblées ont été évalués et synthétisés par la FRA. Voir les rapports de synthèse des consultations et les réponses individuelles aux consultations données par les États membres et les parties prenantes .

(41)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 2. Les INDH priorisent également leurs activités en fonction de la situation nationale et des besoins les plus urgents, tandis que les organismes de promotion de l’égalité se concentrent sur la mise en œuvre de la législation sur l’égalité et la non-discrimination (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 6).

(42)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 8. En Suède, une OSC a réalisé un projet financé par l’État visant à informer le personnel des salons de massage sur les risques de violence à l’égard des femmes liés à la prostitution et à la traite des êtres humains. Ce projet a permis de créer un label pour les salons de massage, d’éduquer les personnes concernées et de produire des documents d’information destinés aux analyses de risques et aux mesures stratégiques au sein des grandes entreprises (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 2).

(43)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 5 et 6.

(44)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 4. À titre d’exemple, le mouvement «Fridays for Future» est un mouvement de grève pour le climat dirigé et organisé par la jeunesse, né en Suède et aujourd’hui d’envergure mondiale. Les membres de ce mouvement fournissent des informations sur les questions climatiques et offrent ressources et soutien aux personnes souhaitant influer sur l’élaboration des politiques au moyen de manifestations et grèves similaires: https://fridaysforfuture.org .

(45)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 6.

(46)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 8.

(47)

Par exemple, la qualité de membre du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies implique de dialoguer avec les OSC, un dialogue grâce auquel les gouvernements collaborent activement avec les OSC sur les questions relatives aux droits de l’homme et leur permettent de participer aux travaux du Conseil (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 6). Le Conseil de l’Europe encourage les rapports et la participation des OSC, voir par exemple le guide intitulé « Travailler avec le Conseil de l’Europe: un guide pratique pour la société civile », et également: https://www.coe.int/fr/web/anti-human-trafficking/role-of-ngos , https://www.coe.int/fr/web/minorities/role-of-ngos , https://www.coe.int/fr/web/istanbul-convention/ngo et https://www.coe.int/fr/web/european-commission-against-racism-and-intolerance/civil-society .

(48)

Par exemple, au cours de ces dernières années, les OSC ont attiré l’attention sur la tragédie des migrants disparus, tout en soulignant la nécessité de les identifier et de leur rendre leur dignité. Le Conseil de l’Europe a appelé à une action immédiate à cet égard, et le futur cadre d’interopérabilité des systèmes d’information à grande échelle de l’Union contribuera de façon significative à la recherche de solutions.

(49)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 6.

(50)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 10.

(51)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 8.

(52)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 4; citant le tribunal de district de La Haye, 5 février 2020 (ECLI:NL:RBDHA:2020:865, point 5.1). Une action en justice a également été intentée par une OSC alléguant que l’État devait prendre des mesures supplémentaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de protéger le droit à la vie ainsi que le droit à la vie privée et familiale (Cour suprême néerlandaise, 20 décembre 2019, ECLI:NL:HR:2019:2007).

(53)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 7. L’INDH lituanien a enquêté sur l’aide aux victimes de violence domestique et sur la fourniture de services psychologiques aux personnes placées dans des établissements de protection sociale; rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 9.

(54)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 3.

(55)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 7.

(56)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 5.

(57)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 5. En Croatie, les OSC participent au Conseil pour le développement de la société civile et au Conseil pour les droits de l’homme, ainsi qu’aux groupes de travail d’experts chargés de l’élaboration des documents stratégiques nationaux (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 5).

(58)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 5: des plans d’action sont nécessaires dans le cadre de leur adhésion au partenariat pour un gouvernement transparent, dont les membres sont la Bulgarie, la Croatie, la Tchéquie, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède; https://www.opengovpartnership.org/fr/policy-area/civic-space-and-enabling-environment/ .

(59)

Règlement (UE) 2017/2394 du 12 décembre 2017 sur la coopération entre les autorités nationales chargées de veiller à l’application de la législation en matière de protection des consommateurs et abrogeant le règlement (CE) nº 2006/2004.

(60)

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a émis plusieurs alertes ayant amené les autorités chargées de la protection des consommateurs à l’échelle de l’UE à engager une action contre WhatsApp et TikTok ( https://www.beuc.eu/publications/consumer-groups-file-complaint-against-whatsapp-unfairly-pressuring-users-accept-its/html , https://www.beuc.eu/tiktok ) . La première alerte à l’encontre des pratiques déloyales des compagnies aériennes a abouti à un engagement, de la part de 16 grandes compagnies aériennes, à fournir de meilleures informations et à rembourser les passagers sans délai en cas d’annulation de vols ( https://www.beuc.eu/publications/beuc-reports-major-airlines-breaching-passenger-rights-and-calls-industry-investigation/html , https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/consumer-rights-and-complaints/enforcement-consumer-protection/coordinated-actions/air-travel_fr ).

(61)

Directive 2000/78/CE du Conseil du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail (JO L 303 du 2.12.2000, p. 16).

(62)

La détermination de l’intérêt légitime à agir des associations, des organisations et des autres entités juridiques (autrement dit à s’assurer que les dispositions de cette directive sont respectées) répond aux critères fixés par le droit national applicable. En outre, ces entités ne peuvent engager de procédures judiciaires et/ou administratives qu’avec l’accord du plaignant.

(63)

Règlement (UE) 2021/1767 du 6 octobre 2021 modifiant le règlement (CE) nº 1367/2006 concernant l’application aux institutions et organes de la Communauté européenne des dispositions de la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.

(64)

Proposition de directive relative à la protection de l’environnement par le droit pénal et remplaçant la directive 2008/99/CE, COM(2021) 851 final. La Commission a également adopté une communication afin de faciliter, pour les particuliers et les ONG, l’accès à la justice en matière d’environnement, COM(2020) 643. Un arrêt récent de la CJUE confirme que la convention d’Aarhus, lue en combinaison avec la charte, impose aux États membres l’obligation d’assurer une protection juridictionnelle effective et permet aux associations de défense de l’environnement de vérifier devant les juridictions nationales que certaines règles du droit de l’Union en matière d’environnement sont respectées (arrêt du 8 novembre 2022, Deutsche Umwelthilfe eV/Bundesrepublik Deutschland, C-873/19, EU:C:2022:857).

(65)

Proposition de directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité et modifiant la directive (UE) 2019/1937, COM(2022) 71, qui prévoit également la consultation des parties prenantes et des OSC.

(66)

Directive 2012/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité et remplaçant la décision-cadre 2001/220/JAI du Conseil, considérant 62, qui invite les États membres à travailler en étroite collaboration avec les OSC travaillant avec les victimes de la criminalité.

(67)

Article 8, paragraphe 4, de la directive 2012/29/UE.

(68)

Article 24 de la directive (UE) 2017/541 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 relative à la lutte contre le terrorisme et remplaçant la décision-cadre 2002/475/JAI du Conseil et modifiant la décision 2005/671/JAI du Conseil.

(69)

SWD/2021/324 final, p. 10, qui fait référence à la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne comme des pays ayant combiné les services fournis directement par l’État avec ceux fournis par les OSC.

(70)

Article 27, paragraphe 3, article 40 et article 41 de la proposition de directive sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, COM(2022) 105 final.

(71)

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/IP_11_4

(72)

À titre d’exemple, l’annexe 1, article 2.2.4, de l’acte C(2018) 6550, exige que les États membres consultent les parties prenantes, en particulier les organisations représentant des personnes handicapées, et tiennent dûment compte de leur opinion concernant les sites internet à surveiller.

(73)

Article 9, paragraphe 1, du règlement (CE) nº 1107/2006 et article 13, paragraphe 1, du règlement (UE) nº 1177/2010.

(74)

Article 19, paragraphe 1, du règlement (CE) nº 1371/2007, article 9, paragraphe 1 du règlement (UE) nº 1177/2010, article 11, paragraphe 1 du règlement (UE) nº 181/2011, et annexe III du règlement (UE) 2021/782. À partir de juin 2023, les exploitants ferroviaires seront tenus de consulter régulièrement les organisations représentatives des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite au sujet des normes de qualité applicables à l’aide aux personnes handicapées.

(75)

Règlement (UE) 2016/679, article 80.

(76)

Directive (UE) 2016/680, article 55.

(77)

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à un marché intérieur des services numériques (législation sur les services numériques) et modifiant la directive 2000/31/CE, COM(2020) 825 final. Lors de l’évaluation des risques systémiques et des mesures d’atténuation, le DSA invite les fournisseurs de très grandes plateformes en ligne à s’associer: i) aux partenaires de la société civile, notamment en établissant des codes de conduite afin de veiller à une application adéquate des règles; ii) aux OSC menant des recherches scientifiques compte tenu du rôle qu’elles jouent en contribuant à détecter, à recenser et à comprendre les risques systémiques au sein de l’UE.

(78)

Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes applicables aux organismes pour l’égalité de traitement dans le domaine de l’égalité de traitement et de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes en matière d’emploi et de travail, et supprimant l’article 20 de la directive 2006/54/CE et l’article 11 de la directive 2010/41/UE, COM(2022) 688; proposition de directive du Conseil relative aux normes applicables aux organismes pour l’égalité de traitement dans les domaines de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique, de l’égalité de traitement entre les personnes en matière d’emploi et de travail sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle et de l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes en matière de sécurité sociale ainsi que dans l’accès à des biens et services et la fourniture de biens et services, et supprimant l’article 13 de la directive 2000/43/CE et l’article 12 de la directive 2004/113/CE, COM(2022) 689.

(79)

https://home-affairs.ec.europa.eu/networks/european-union-internet-forum-euif_en

(80)

https://ec.europa.eu/home-affairs/networks/radicalisation-awareness-network-ran/about-ran_en#who-are-we . Ce réseau est composé de représentants de la société civile, de travailleurs sociaux, d’animateurs socio-éducatifs, d’enseignants, de professionnels de santé, de représentants des autorités locales, d’agents de police et d’agents pénitentiaires s’employant à prévenir et combattre l’extrémisme violent, ainsi qu’à réhabiliter et à réintégrer les extrémistes violents.

(81)

Les OSC et les défenseurs des droits développent en permanence de nouveaux outils visant à protéger leurs droits en vertu de la charte, notamment le droit à la liberté d’expression, qui comprend l’accès à l’information, et le droit à la liberté de réunion pacifique et d’association, voir European Center for Not-for-Profit Law Stichting (ECNL), Centre européen des fondations (CEF) et Donors and Foundations Network in Europe (DAFNE), How to Use EU Law to Protect Civic Space (2020).

(82)

Comme le reconnaissent la Commission dans la stratégie relative à la charte, le Parlement européen [résolution 2021/2103(INI) et résolution d’initiative législative 2020/2026(INL)], et la Cour de justice de l’Union européenne dans son arrêt du 18 juin 2020, Commission/Hongrie, C‑78/18, EU:C:2020:476, point 113.

(83)

Voir Conseil de l’Europe, recommandation CM/Rec(2018)11 du Comité des ministres aux États membres sur la nécessité de renforcer la protection et la promotion de l’espace dévolu à la société civile en Europe et la résolution nº 53/144 de l’Assemblée générale des Nations unies intitulée « Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus » (article 2).

(84)

Voir rapports FRA - note de bas de page 35 . Voir également note d’orientation des Nations unies sur la protection et la promotion de l’espace civique (2020) , p. 8

(85)

Consultation 2022 de la FRA relative à la charte : Question (G) Obstacles dans la catégorie «sécurité de l’espace et protection». Voir également enquête de la FRA sur l’espace civique – expériences des organisations en 2018 et 2019 .

(86)

À titre d’exemple, les parties prenantes ont indiqué que les OSC ont été la cible de discours négatifs de la part d’agents de la fonction publique en Slovénie (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Slovénie, p. 23 et 24), de campagnes de dénigrement et de désinformation en Croatie (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Croatie, p. 26) et d’agressions verbales de la part de personnalités en Slovaquie (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Slovaquie, p. 23). En Hongrie, la communauté LGBTIQ et certaines OSC se plaignent d’être la cible de campagnes de dénigrement entreprises par le gouvernement (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Hongrie, p. 30).

(87)

Par exemple, en ce qui concerne la Grèce, des ONG ont fait référence à une loi du 4 septembre 2021 qui érige en infractions pénales certaines activités des OSC, notamment celles participant à des missions de recherche et de sauvetage en mer (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Grèce, p. 22).

(88)

Les poursuites stratégiques altérant le débat public (SLAPP) sont des procédures judiciaires manifestement infondées ou abusives généralement introduites par des personnes puissantes, des groupes de pression, des sociétés et des organismes publics à l’encontre de ceux engagés dans la protection de l’intérêt public. Elles visent à censurer, à intimider et à faire taire les détracteurs en leur imposant le coût d’une défense en justice. Voir la proposition de directive sur la protection des personnes qui participent au débat public contre les procédures judiciaires manifestement infondées ou abusives, COM(2022) 177 final, ainsi que le rapport 2022 sur l’état de droit (p. 21 et 26), qui indique que ce phénomène gagne du terrain dans l’UE et représente l’une des difficultés auxquels se heurtent les OSC.

(89)

FRA, Europe’s civil society: still under pressure – 2022 update (2022), p. 21, sont classés comme sensibles la migration, la protection de l’environnement, les droits des femmes, les droits des personnes LGBTIQ, la lutte contre le racisme et les droits de l'enfant. Voir également rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 8; rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 15 et 16. À titre d’exemple, en Pologne, les ONG et les personnes LGBTIQ continuent d’être visées par des projets d’initiatives législatives (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Pologne, p. 29). En Italie, les groupes de la société civile s’occupant des droits des migrants sont particulièrement visés par le rétrécissement de l’espace civique (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Italie, p. 25).

(90)

Voir rapport 2022 sur l’état de droit, communication, p. 27; rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 10; également REINDH, State of the rule of law in the European Union (2022).

(91)

Les INDH ont également indiqué être la cible de campagnes ou de rapports médiatiques négatifs, être la cible de poursuites liées à leurs activités et être tenues de déclarer des incidents à la police. Une INDH a rapporté que ses locaux avaient été attaqués [FRA, Strong and effective national human rights institutions – challenges, promising practices and opportunities (2019), p. 45]. Voir également REINDH, 2020 Guidelines on support for NHRIs under threat (2020).

(92)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 6. À titre d’exemple, en Hongrie, les préoccupations sont toujours vives quant à l’indépendance du commissaire aux droits fondamentaux (rapport 2022 sur l’état de droit, communication, p. 28).

(93)

Par exemple, en Lituanie, le manque de ressources et de nouveaux projets d’actes législatifs susceptibles de nuire à la capacité du bureau des médiateurs du Parlement à accomplir son mandat sont sources d’inquiétude (rapport 2022 sur l’état de droit, communication, p. 27). Voir également rapport 2022 sur l’état de droit, recommandations pour la Croatie et la Pologne.

(94)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 7. Voir également Equinet, Legislating for stronger, more effective equality bodies (2021) .

(95)

Recommandation (UE) 2018/951 de la Commission du 22 juin 2018 relative aux normes applicables aux organismes pour l’égalité de traitement (considérant 21). Voir aussi la note de bas de page nº 78.

(96)

Selon le Monitor CIVICUS, https://monitor.civicus.org/ , l’espace civique est considéré: i) ouvert en Autriche, à Chypre, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en Allemagne, en Irlande, en Lituanie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Portugal, en Suède; ii) rétréci en Belgique, en Bulgarie, en Croatie, en Tchéquie, en France, en Grèce, en Italie, en Lettonie, à Malte, en Roumanie, en Slovaquie, en Slovénie, en Espagne; iii) obstrué en Hongrie, en Pologne.

(97)

Rapport 2022 sur l’état de droit, communication, p. 29.

(98)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 12; rapport 2022 sur l’état de droit, communication, p. 29.

(99)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 12; rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Allemagne, p. 25.

(100)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 18 et 19.

(101)

Rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Bulgarie, p. 25.

(102)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 12.

(103)

https://oikeusministerio.fi/en/-/an-autonomous-and-dynamic-civil-society-for-all

(104)

Par exemple, en Autriche, la société civile a fait part de ses inquiétudes quant à l’incidence de la législation antiterroriste sur l’espace de manœuvre des OSC, en particulier des organisations musulmanes (voir rapports 2022 et 2021 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Autriche, p. 23 et 18 respectivement). En France, le projet de loi «confortant le respect des principes de la République» (loi nº 2021-1109 du 24 août 2021) a suscité des inquiétudes chez un certain nombre de parties prenantes quant à son incidence potentielle sur l’espace civique (rapports 2022 et 2021 sur l’état de droit, chapitre consacré à la France, p. 26 et 19 respectivement). En Grèce, certaines OSC se sont dites préoccupées par le processus d’enregistrement des ONG actives dans le domaine de l’asile, de la migration et de l’inclusion sociale (loi 4662/2020, ultérieurement modifiée par la loi 4686/2020; voir rapports 2020, 2021 et 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Grèce, p. 22, 12 et 12 respectivement). Trois pourvois sont en instance devant le Conseil d’État visant à contester certains aspects de la légalité de la législation sur l’enregistrement des ONG (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Grèce, p. 21).

(105)

Par exemple, en Pologne, un projet de loi visant à assurer la «transparence des organisations non gouvernementales» a suscité l’inquiétude chez les parties prenantes (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Pologne, p. 29).

(106)

En Suède, une proposition a été présentée visant à modifier la Constitution afin de restreindre la liberté d’association des associations qui se livrent à des activités terroristes ou apportent leur soutien à ce type d’activités et les OSC se sont déclarées préoccupées par le fait que cette modification pourrait permettre une ingérence indue dans la liberté d’association (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Suède, p. 19). Voir Groupe d’action financière, Lutte contre l’exploitation d’organismes à but non lucratif (Recommandation 8) (2015).

(107)

À Chypre, des OSC ont indiqué que la législation introduite pour garantir le respect des règles relatives à la lutte contre le financement du terrorisme et à la lutte contre le blanchiment d’argent a entraîné la radiation de plusieurs OSC (rapports 2022 et 2021 sur l’état de droit, chapitre consacré à Chypre, p. 16 et 12 respectivement).

(108)

Par exemple, des vérifications effectuées auprès des OSC en Hongrie ont suscité des inquiétudes (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Hongrie, p. 29).

(109)

Voir chapitre 4: soutenir les OSC et les défenseurs des droits.

(110)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 13.

(111)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 9; rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 19. Voir également REINDH, State of the rule of law in the EU 2022 (2022).

(112)

Le Centre national slovaque des droits de l’homme a recensé 11 cas considérés par les répondants comme des menaces, du harcèlement ou de l’intimidation. Les plus fréquents sont le harcèlement et la diffamation des personnes ou de leurs familles. En outre, les menaces et le recours à des procédures administratives comme forme de harcèlement (par exemple, plaintes, rapports criminels) ont prévalu (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 9).

(113)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 13, citant « Yhdessä vihaa vastaan », projet financé dans le cadre du programme «Droits, égalité et citoyenneté».

(114)

https://monitor.civicus.org/

(115)

https://civicspacewatch.eu/

(116)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 14, constatant qu’une protection a été fournie pendant plusieurs années aux personnes ou journalistes sous le coup de menaces.

(117)

Contribution du REINDH, p. 10, constatant qu’en Allemagne, un programme de protection a été mis au point en faveur des défenseurs des droits de l’homme victimes de menaces en raison de leurs activités. Il prévoit une assistance sur place et des subventions pour réinstallation provisoire.

(118)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 14.

(119)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 13.

(120)

L’Académie INDH 2021 du REINDH, coorganisée avec l’OSCE/BIDDH, était consacrée à cette question. Protecting human rights defenders and co-creating inclusive civil society space in Europe: The role of NHRIs – 2021 NHRI Academy Follow-up Training | OSCE .

(121)

REINDH, State of the rule of law in the European Union (2022), p. 39.

(122)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 8.

(123)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 19.

(124)

Rapport 2021 sur l’état de droit, communication, p. 23.

(125)

Voir le rapport 2022 sur l’état de droit, recommandations de la Commission aux États membres sur l’espace civique et les difficultés auxquelles font face les OSC et les défenseurs des droits (tels que les mécanismes de consultation et le rôle des INDH) en Croatie, à Chypre, en Tchéquie, au Danemark, en Estonie, en Grèce, en Hongrie, en Irlande, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, au Luxembourg, à Malte, en Pologne, en Roumanie et en Suède.

(126)

Voir recommandation (UE) 2022/758 de la Commission du 27 avril 2022 sur la protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme qui participent au débat public contre les procédures judiciaires manifestement infondées ou abusives («poursuites stratégiques altérant le débat public»); proposition de directive sur la protection des personnes qui participent au débat public contre les procédures judiciaires manifestement infondées ou abusives («poursuites stratégiques altérant le débat public»), COM(2022) 177 final; REINDH, The EU has a key role in safeguarding human rights defenders from strategic litigation against public participation (2022).

(127)

COM(2021) 851 final, article 13.

(128)

COM(2022) 177 final. En tant que parties à la convention d’Aarhus, l’UE et les États membres doivent veiller à ce que les personnes qui exercent leurs droits conformément aux règles de la Convention soient protégées contre toute pénalisation, persécution ou mesure vexatoire.

(129)

C(2022) 6536 final. Voir REINDH, NHRIs evidence the need to adopt common EU standards on media transparency, pluralism and freedom (2022), et rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 8.

(130)

C(2021) 6650 final.

(131)

Résolution d’initiative législative du Parlement européen contenant des recommandations à la Commission sur un statut pour les associations et organisations à but non lucratif européennes transfrontalières , 2020/2026 (INL).

(132)

Marché unique – Proposition d’initiative législative sur les activités transfrontières des associations (europa.eu)

(133)

Stratégie relative à la charte, p. 8.

(134)

Arrêt de la CJUE du 18 juin 2020, Commission/Hongrie, C‑78/18, EU:C:2020:476.

(135)

Arrêt de la CJUE du 16 novembre 2021, Commission/Hongrie, C‑821/19, EU:C:2021:930.

(136)

https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/action-plan-fr-print.pdf

(137)

https://www.eeas.europa.eu/sites/default/files/lignes_directrices_defenseurs_droits_de_lhomme_fr.pdf . .

(138)

C(2018) 6798 final, annexe 1.

(139)

ProtectDefenders.eu .

(140)

C(2018) 6798 final, annexe 2.

(141)

https://csometer.info/

(142)

Ce projet dispose d’un ensemble de normes et d’indicateurs permettant d’évaluer le cadre juridique régissant les OSC et leur situation dans dix domaines, parmi lesquels la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté d’expression, le droit à la vie privée et l’accès au financement.

(143)

Recommandation CM/Rec(2021)1 du Comité des ministres aux États membres sur le développement et le renforcement d’institutions nationales des droits de l’homme efficaces, pluralistes et indépendantes; Recommandation CM/Rec(2019)6 du Comité des ministres aux États membres sur le développement de l’institution de l’Ombudsman; recommandation CM/Rec(2018)11 du Comité des ministres aux États membres sur la nécessité de renforcer la protection et la promotion de l’espace dévolu à la société civile en Europe.

(144)

Recommandation CM/Rec(2007)14 du Comité des ministres aux États membres sur le statut juridique des organisations non gouvernementales en Europe.

(145)

https://www.coe.int/fr/web/ingo/expert-council

(146)

https://fom.coe.int/fr/pays

(147)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 2 et 4. À titre d’exemple, le Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme contribue à protéger les acteurs de la société civile en surveillant l’environnement mondial et national favorable à l’espace civique, entraînant de la part des Nations unies des initiatives visant à surveiller, prévenir et contrer les actes d’intimidation et de représailles dirigés contre ceux qui coopèrent avec l’Organisation des Nations unies. Le Bureau préconise et fournit également des conseils et une assistance concernant: i) l’adoption et la mise en œuvre des lois, des politiques et des pratiques permettant de recenser les menaces et de protéger la société civile des agressions, en ligne comme hors ligne; ii) l’élaboration de réseaux intégrés de protection aux niveaux international, régional et national.

(148)

Voir OSCE-BIDDH, The situation of human rights defenders in selected OSCE participating states. The final report of the first assessment cycle (2017-2019) (2021), constatant qu’un suivi et des rapports réguliers concernant la situation des défenseurs des droits sont de rigueur dans l’ensemble de la région couverte par l’OSCE. L’OSCE-BIDDH fournit également des conseils éclairés, sensibilise les États aux obligations de protection des défenseurs des droits et facilite le dialogue entre les États et la société civile eu égard à la mission des défenseurs des droits. L’OSCE-BIDDH soutient également les INDH et les autres défenseurs des droits, en renforçant leur capacité à mener leurs activités de suivi et d’établissement de rapports de manière sûre et sécuritaire.

(149)

https://www.osce.org/odihr/human-rights-defenders

(150)

Voir OSCE-BIDDH, Lignes directrices sur la liberté d’association (2015), principe 7.

(151)

Trois États membres ont fait mention d’un soutien par des moyens non financiers (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 18). Un soutien peut être apporté par d’autres moyens, tels que le renforcement des capacités, l’engagement et le dialogue, la protection et la prise de parole au nom des OSC. Le présent rapport couvre ces activités aux chapitres 2 et 5.

(152)

À titre d’exemple, entre 2021 et 2022, la France a augmenté le financement alloué aux défenseurs des droits, le Défenseur des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 19). En Allemagne, le financement alloué aux OSC via le programme fédéral «Vivre la démocratie» a considérablement augmenté depuis 2015 (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 19).

(153)

En Autriche, un fonds a été créé en consultation avec les organisations concernées en vue de soutenir financièrement les organisations à but non lucratif pour faire face aux effets de la pandémie de COVID-19 (rapport 2021 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Autriche, p. 18).

(154)

Les subventions de l’Espace économique européen (EEE) et de la Norvège se sont également axées sur la durabilité à long terme et sur les capacités de la société civile par l’intermédiaire du Fonds pour les citoyens actifs .

(155)

Voir rapport 2021 sur l’état de droit, communication, p. 27; voir également, FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE (2021), p. 39, et FRA, Europe’s Civil Society: Still Under Pressure (2022), p. 32; et Equinet, Legislating for stronger, more effective equality bodies (2021), p. 4.

(156)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 22. Voir également Forum civique européen, Towards vibrant European civic and democratic space (2022), p. 37, concernant les difficultés rencontrées par certaines OSC pour accéder à des fonds structurels européens.

(157)

Consultation 2022 de la FRA relative à la charte : Question (L) Obstacle dans la catégorie «Cadre de financement».

(158)

Dans le cadre de la Fondation nationale pour la société civile (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Estonie, p. 15).

(159)

Dans le cadre du Fonds ONG, programme budgétaire de l’État (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Lettonie, p. 18).

(160)

Dans le cadre du Fonds ONG national (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Lituanie, p. 20).

(161)

Par exemple, le fonds maltais pour la société civile (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 20).

(162)

Rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Finlande, p. 19.

(163)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 20.

(164)

À titre d’exemple, en Croatie et au Danemark, des financements publics permettent de couvrir les coûts essentiels des OSC. En Slovénie et en Suède, les dépenses administratives peuvent être prises en charge dans le cadre du budget du projet (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 17 et 18).

(165)

Voir FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE (2021), p. 8.

(166)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 21. La Slovénie et la Slovaquie disposent de systèmes d’affectation fiscale permettant aux particuliers et aux entreprises d’attribuer un pourcentage de l’impôt sur le revenu acquitté à des objets d’utilité publique, y compris les OSC (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 17 et 18).

(167)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 21.

(168)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 22. Voir également FRA, Europe’s civil society: still under pressure (2022), p. 32.

(169)

Voir FRA, Challenges facing civil society organisations working on human rights in the EU (2018), p. 32.

(170)

Loi 38/2003 du 17 novembre 2003 sur les subventions générales.

(171)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 20.

(172)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 20 et 21.

(173)

En Hongrie, des questions ont été soulevées concernant le rôle de l’État dans le financement de la société civile. Selon les parties prenantes, le gouvernement a centralisé la distribution des financements par l’intermédiaire du Fonds de coopération nationale et favorise le financement des «GONGO». En 2021, la Hongrie a perdu son éligibilité aux subventions de l’EEE et de la Norvège, aucun accord n’ayant été trouvé sur un opérateur de subvention indépendant chargé du financement de la société civile. Voir, sur ces deux points, le rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Hongrie, p. 30 et 31. En Pologne, les préoccupations soulevées par les OSC concernant le fonctionnement de l’Institut national de la liberté – Centre pour le développement de la société civile, responsable de la distribution aux ONG des financements publics et des financements de l’UE attribués au niveau national, n’ont pas été abordées (rapports 2021 et 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Pologne, p. 27 et 29 respectivement).

(174)

En Irlande, les OSC ont exprimé des préoccupations quant aux effets de la loi électorale interdisant les dons supérieurs à un certain seuil effectués à «des fins politiques» ou provenant de donateurs étrangers (rapports 2020, 2021 et 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Irlande, p. 15 et 18 et 20 respectivement).

(175)

En Allemagne, l’absence de sécurité juridique concernant l’activité politique des OSC bénéficiant d’un statut d’exemption fiscale demeure problématique, même si une réforme des règles a été annoncée (rapports 2022, 2021 et 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Allemagne, p. 24, 17 et 12 respectivement).

(176)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des OSC faîtières de l’UE, p. 14 et 20. Arrêt de la CJUE du 18 juin 2020, Commission/Hongrie, C‑78/18, EU:C:2020:476.

(177)

Comme l’a signalé la Commission dans le document intitulé « Feasibility study for financial support for litigating cases relating to violations of democracy, rule of law and fundamental rights » (2020), p. 3, 85 % des répondants ont indiqué que le manque de financement adéquat constitue, «dans une large mesure», un obstacle aux poursuites, à l’assistance juridique et au soutien des droits fondamentaux.

(178)

En Slovaquie, une réforme juridique a limité les subventions aux OSC s’attachant à promouvoir le mariage et les valeurs familiales, excluant de fait les OSC œuvrant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des personnes LGBTIQ (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 8; rapports 2022 et 2021 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Slovaquie, p. 23 et 20 respectivement). En Tchéquie, des obstacles pour accéder aux financements publics ont été signalés par les parties prenantes, en particulier pour les OSC s’intéressant aux questions liées à l’environnement, à l’état de droit, à la communauté LGBTIQ et à l’asile, ainsi qu’à la défense des droits (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Tchéquie, p. 20).

(179)

https://ec.europa.eu/info/departments/justice-and-consumers/justice-and-consumers-funding-tenders/funding-programmes/citizens-equality-rights-and-values-programme_fr . Il fait suite à l’ancien programme «Droits, égalité et citoyenneté», https://ec.europa.eu/justice/grants1/programmes-2014-2020/rec/index_en.htm .

(180)

Consultation 2022 de la FRA relative à la charte : Question (N) Les programmes de financement de la Commission européenne dans le domaine des droits et des valeurs («programme CERV»).

(181)

Dans le cadre du dernier appel à propositions, 2 millions d’EUR ont été alloués à sept projets portant, entre autres, sur le renforcement des connaissances des praticiens du droit concernant l’utilisation de la charte, sur le soutien à l’application de la jurisprudence de la CJUE concernant l’égalité des personnes LGBTIQ et sur les poursuites stratégiques en faveur de l’état de droit. Les projets couvrent 14 États membres et concernent 30 OSC, voir https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/opportunities/topic-details/cerv-2022-char-liti .

(182)

Le premier appel à réattribution de subventions lancé en 2022 a reçu 40 propositions émanant d’intermédiaires, pour une demande totale de financement de 120 millions d’EUR. En tout, 16 propositions ont été retenues, pour un montant de 51 millions d’EUR. Les propositions financées concernent 16 États membres et comptent 49 intermédiaires. Pour chaque projet, les intermédiaires prévoient de distribuer en moyenne 25 000 EUR par OSC, à une moyenne de 100 OSC. Les projets s’étaleront sur les trois prochaines années. Deux autres appels à réattribution de subventions au titre du CERV sont prévus jusqu’en 2027.

(183)

À la suite d’un appel à propositions lancé en avril 2021, 73 organisations européennes ont bénéficié d’un soutien financier visant à couvrir leurs frais d’exploitation pendant 4 ans (soit un budget total de 25,3 millions d’EUR). Ces partenaires-cadres peuvent réattribuer un financement de l’UE à leurs membres aux niveaux national et local, à hauteur d’un montant disponible de 5,8 millions d’EUR, voir call-fiche_cerv-2021-og-fpa_en.pdf (europa.eu) .

(184)

Au cours des deux premières années du programme CERV, environ 600 projets se sont vu attribuer au total près de 260 millions d’EUR.

(185)

Ce financement a permis de soutenir des formations, des séminaires et des activités d’apprentissage, des travaux de recherche et des études, des campagnes de sensibilisation et des campagnes médiatiques destinées au public.

(186)

https://ec.europa.eu/info/sites/default/files/1_en_annexe_acte_autonome_part1_v8.pdf

(187)

Tels que Women against Violence Europe, Stichting European Roma Grassroots Organisations Network, International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association Europe, International Planned Parenthood Federation’s European Network. De février à avril 2022, la Fondation polonaise Schuman, un partenaire-cadre, a mené une campagne sur les médias sociaux concernant les activités de l’UE dans le contexte de la guerre. Elle a également organisé une série de réunions sur la situation et les besoins des bénévoles sur le terrain, ainsi qu’un soutien psychologique et une formation pour les tuteurs bénévoles.

(188)

Appel à propositions pour des subventions d’action visant à soutenir des projets transnationaux de formation judiciaire couvrant le droit civil, le droit pénal ou les droits fondamentaux (JUST-2021-JTRA), https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/programmes/just2027 . À titre d’exemple, le projet intitulé « Pioneering anti-SLAPP training for freedom of expression » forme les avocats représentant les journalistes et les défenseurs des droits dans 11 États membres.

(189)

https://research-and-innovation.ec.europa.eu/funding/funding-opportunities/funding-programmes-and-open-calls/horizon-europe_en . Par exemple, dans le cadre du projet MIICT , un consortium d’OSC entend relever le défi que pose l’intégration des migrants en co-créant des services TIC améliorés en concertation avec les migrants, les réfugiés, les prestataires de services du secteur public, les ONG et les autres groupes d’intérêt. Le projet Re-InVEST consiste à reconstruire une Europe inclusive s’appuyant sur des valeurs de solidarité et de confiance au moyen d’investissements sociaux. Le projet de recherche DigiGen étudie la manière dont les enfants sont affectés par la transformation numérique.

(190)

https://erasmus-plus.ec.europa.eu/fr . À titre d’exemple, le programme Erasmus+ cofinance le Forum européen de la jeunesse, une plateforme représentant plus de 100 organisations de jeunesse, œuvrant au «renforcement des capacités des jeunes pour leur permettre de participer activement à la société et d’améliorer leurs vies, en représentant et défendant leurs besoins et leurs intérêts ainsi que ceux de leurs organisations». En outre, au moyen d’appels à propositions annuels, les organisations faîtières dans le domaine de l’éducation et de la formation peuvent également solliciter un financement. On peut citer, à titre d’exemple, la Lifelong Learning Platform, qui regroupe 42 OSC européennes actives dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, représentant plus de 50 000 établissements d’enseignement ainsi que des associations couvrant tous les secteurs d’apprentissage formel, non formel et informel.

(191)

https://ec.europa.eu/home-affairs/networks/radicalisation-awareness-network-ran/civil-society-empowerment-programme_en

(192)

Voir les différents plans pluriannuels de mise en œuvre à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/international-partnerships/system/files/mip-2021-c2021-9158-civil-society-organisations-annex_en.pdf et https://ec.europa.eu/international-partnerships/system/files/mip-2021-c2021-9620-human-rights-democracy-annex_en.pdf

(193)

Voir stratégie relative à la charte, p. 13, où on peut lire que «la Commission soutiendra l’instauration d’un environnement favorable aux organisations de la société civile, notamment dans le cadre du nouveau volet “Valeurs de l’Union” du programme “Citoyens, égalité, droits et valeurs”» et que «la Commission invite les États membres à promouvoir un environnement favorable et sûr pour les organisations de la société civile et les défenseurs des droits dans leur pays, y compris au niveau local».

(194)

FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE (2021), p. 6 et 14.

(195)

Consultation 2022 de la FRA relative à la charte : Question (K) Obstacles dans la catégorie «Participation et coopération avec les autorités».

(196)

FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE (2021), p. 9.

(197)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 25.

(198)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 25.

(199)

https://www.zukunftsraumland.at/seiten/185

(200)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 24.

(201)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 14.

(202)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 15.

(203)

FRA, Protéger l’espace civique dans l’UE (2021), p. 23.

(204)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 24. Selon le rapport 2022 sur l’état de droit, les parties prenantes indiquent que l’association des OSC au processus décisionnel n’est pas encore systématique en Tchéquie. La stratégie de coopération entre l’administration publique et les ONG, depuis juillet 2021, contient des mesures visant à soutenir le partenariat et la coopération entre l’administration publique et le secteur non lucratif. Une consultation publique a été organisée en janvier 2022 au sujet d’une ébauche de méthodologie de sorte que la société civile puisse participer aux organes consultatifs et de travail et contribuer à l’élaboration des documents législatifs et non législatifs des autorités administratives centrales. Après son approbation par le Conseil gouvernemental pour les ONG, la méthodologie sera validée d’ici à fin 2024 (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à la Tchéquie, p. 19 et 20).

(205)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 24.

(206)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 24.

(207)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 5.

(208)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 3;

(209)

Le rapport 2022 sur l’état de droit confirme que, malgré quelques difficultés, les OSC du Portugal continuent de participer aux initiatives gouvernementales, en particulier en matière de participation civique et d’égalité entre les femmes et les hommes, rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré au Portugal, p. 1, 17, 18, 23 et 24.

(210)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 4.

(211)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès du REINDH et d’EQUINET, p. 6 et 13.

(212)

Selon le rapport 2022 sur l’état de droit, la création d’une INDH en Italie est toujours en suspens en raison de retards dans le processus législatif. Le rapport recommande à l’Italie d’intensifier ses efforts pour établir une INDH, en tenant compte des «principes de Paris» des Nations unies, et de promouvoir la participation démocratique des OSC par l’intermédiaire d’un conseil consultatif permanent (rapport 2022 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Italie, p. 1 et 23). Des recommandations semblables ont été faites à la Tchéquie, à Malte et à la Roumanie.

(213)

Arrêt de la CJUE dans l’affaire C‑78/18, Commission/Hongrie, précitée, point 112, renvoyant aux arrêts de la CEDH du 17 février 2004, Gorzelik et autres c. Pologne, requête nº 44158/98, points 88, 90 et 92, et du 8 octobre 2009, Tebieti Mühafize Cemiyyeti et Israfilov c. Azerbaïdjan, requête nº 37083/03, points 52 et 53.

(214)

Outil nº 11 de la boîte à outils pour une meilleure réglementation (2021)

(215)

https://ec.europa.eu/info/law/law-making-process/planning-and-proposing-law/better-regulation-why-and-how/better-regulation-guidelines-and-toolbox_fr

(216)

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say_fr

(217)

Boîte à outils pour une meilleure réglementation, p. 113 à 132, 446.

(218)

https://ec.europa.eu/info/about-european-commission/contact/problems-and-complaints/complaints-about-breaches-eu-law/how-make-complaint-eu-level_fr

(219)

https://www.ombudsman.europa.eu/fr/home

(220)

Les OSC étaient membres du groupe d’experts de haut niveau sur l’IA, qui a produit les lignes directrices en matière d’éthique pour une IA digne de confiance , ainsi qu’un outil d’autoévaluation pour les développeurs et les déployeurs de systèmes d’IA.

(221)

https://ec.europa.eu/info/sites/default/files/commission-white-paper-artificial-intelligence-feb2020_fr.pdf

(222)

COM(2021) 206 final. Les OSC maintiennent également un dialogue actif avec la Commission et les colégislateurs de l’Union durant le processus législatif. Elles seront considérées comme des partenaires clés au sein du futur groupe d’experts multipartite qui soutiendra la mise en œuvre de la législation après son adoption.

(223)

La consultation publique ouverte a reçu des réponses de la part de 1 620 ONG, 5 organisations de consommateurs et 4 organisations environnementales, https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/12548-Sustainable-corporate-governance/public-consultation_fr . Une table ronde a été organisée avec les OSC et plusieurs réunions ont eu lieu entre la Commission, les défenseurs des droits et les organisations environnementales.

(224)

Les résultats peuvent être consultés à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/13192-EU-action-against-abusive-litigation-SLAPP-targeting-journalists-and-rights-defenders/public-consultation_fr .

(225)

COM(2022) 197 final. La consultation publique a reçu 382 réponses valides, y compris de la part de 84 ONG et 4 organisations de consommateurs. Les points de vue ont été recueillis sur toute une série de questions, dont l’accès aux données de santé, l’interopérabilité des données de santé, l’infrastructure numérique, les exigences applicables aux fournisseurs de solutions numériques de santé, la réutilisation des données et les exigences en matière de qualité des données, https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_2083 .

(226)

Recommandation (UE) 2021/1534 de la Commission du 16 septembre 2021 concernant la protection, la sécurité et le renforcement des moyens d’action des journalistes et autres professionnels des médias dans l’Union européenne, élaborée en consultation avec les organisations et les associations représentant les journalistes ou leur apportant un soutien.

(227)

De nombreuses activités de consultation ont été organisées avec les OSC, dont trois ateliers, une conférence finale et un dialogue sur la politique de la jeunesse. En tout, 38 OSC ont répondu à la consultation publique portant sur l’initiative (représentant 21 % des répondants). Outre leur participation à ces activités de consultation, l’ensemble des organismes de promotion de l’égalité ainsi que le réseau Equinet ont été interrogés et ont répondu à des enquêtes ciblées.

(228)

La Commission publie ses recommandations concernant les directives de négociation afin que la société civile puisse les commenter. Une évaluation de l’impact sur le développement durable hautement participative est réalisée afin de fournir une analyse plus approfondie de l’incidence potentielle de chaque négociation commerciale en cours sur l’économie, la société, les droits de l’homme et l’environnement. Une fois les négociations achevées, la Commission publie le texte définitif de l’accord ainsi que les rapports et les ordres du jour des comités et des dialogues instaurés dans le cadre des accords commerciaux. Après l’entrée en vigueur de l’accord, la Commission publie une évaluation ex post de l’incidence de l’accord, laquelle s’appuie dans une large mesure sur les contributions des parties prenantes, y compris la société civile.

(229)

COM(2020) 698 final.

(230)

COM(2020) 620 final.

(231)

Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159). Afin de soutenir les États membres, la Commission est en train d’élaborer un manuel de formation numérique visant à garantir le respect de la charte lors de la mise en œuvre des fonds concernés.

(232)

Le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds de cohésion, le Fonds pour une transition juste, le Fonds social européen plus (FSE+), le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, le Fonds «Asile, et migration», le Fonds pour la sécurité intérieure et l’instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas.

(233)

Article 15 et annexe III du RPDC. L’article 8 du RPDC impose aux États membres d’associer les OSC à l’élaboration des accords de partenariat ainsi que tout au long de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes, y compris aux comités de suivi. L’article 9, paragraphe 1, du RPDC impose aux États membres et à la Commission de veiller au respect des droits fondamentaux et à la conformité avec la charte lors de la mise en œuvre des fonds visés par le RPDC. Voir https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/find-funding/funding-management-mode/common-provisions-regulation_fr .

(234)

Telles que celles chargées de promouvoir l’inclusion sociale, les droits fondamentaux, les droits des personnes handicapées, l’égalité entre les femmes et les hommes et la non-discrimination, ainsi que les partenaires environnementaux. Voir également chapitre 2.

(235)

Article 8 du RPDC.

(236)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26.

(237)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26. De même, en Slovaquie, les OSC participent au suivi des programmes relevant du RPDC en tant que membres des comités de suivi et des groupes de travail. Un système de suivi de la condition favorisante horizontale relative à l’application et à la mise en œuvre effectives de la charte est en cours de mise en place par le ministère du travail (rapport de synthèse de la RA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26). En Espagne, les OSC sont représentées aux comités de suivi de chaque programme opérationnel cofinancé par le FEDER, le FSE+, le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). Leur participation porte, entre autres, sur l’approbation des critères de sélection, les rapports de mise en œuvre et les résumés publics (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26). En Finlande, le comité de suivi nommé pour superviser le programme afférent aux politiques régionales et structurelles de l’UE pour la période 2021-2027, dirigé par le ministère des affaires économiques et de l’emploi, compte deux représentants d’organisations chargées de promouvoir l’inclusion sociale, les droits fondamentaux, les droits des personnes handicapées, l’égalité entre les femmes et les hommes et la non-discrimination (rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26).

(238)

Rapport de synthèse de la FRA sur la consultation ciblée auprès des États membres, p. 26.

(239)

https://ec.europa.eu/social/main.jsp?langId=en&catId=89&newsId=10124&furtherNews=yes

(240)

https://home-affairs.ec.europa.eu/policies/migration-and-asylum/legal-migration-and-integration/european-migration-forum-emf_en

(241)

La plateforme compte 34 membres, dont 23 issus de la société civile, https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/criminal-justice/protecting-victims-rights/victims-rights-platform_en .

(242)

https://romacivilmonitoring.eu/

(243)

Le forum de la société civile sur la drogue dans l’UE est un groupe d’experts de la Commission chargé de soutenir la formulation et la mise en œuvre des politiques de lutte contre la drogue. Il a été créé en 2007 et est actuellement composé de 43 membres représentant une série de domaines d’intervention liés à la lutte contre la drogue, notamment la réduction des risques, le traitement, la prévention, la réinsertion sociale, etc.

(244)

https://digital-strategy.ec.europa.eu/fr/policies/code-practice-disinformation

(245)

La société civile s’est employée activement à fournir des retours d’information et des recommandations concernant le rapport sur l’état de droit en tant que mécanisme: joint-statement-on-rule-of-law-reports-22-09-21-epd.pdf . La Commission réfléchit à la manière de répondre à ce retour d’information et d’améliorer le processus de participation; par exemple, en 2022, la Commission a inclus des recommandations par pays, sur demande des OSC.

(246)

Environ 360 organisations sont actuellement enregistrées dans la base de données relative au dialogue avec la société civile, ce qui inclut les organisations non gouvernementales traditionnelles, les organisations patronales, les syndicats, les associations de défense de l’environnement et de consommateurs, les associations d’entreprises, les groupes confessionnels, ainsi que les représentants du Comité économique et social européen. Un groupe de contact de 13 membres soutient le dialogue avec la société civile.

(247)

https://policy.trade.ec.europa.eu/eu-trade-relationships-country-and-region/transparency-eu-trade-negotiations/domestic-advisory-groups_en

(248)

https://agriculture.ec.europa.eu/common-agricultural-policy/cap-overview/committees-and-expert-groups/civil-dialogue-groups_fr . En particulier, dans le cadre des activités de l’UE visant à protéger les indications géographiques, un contact fréquent avec les OSC contribue à aider les États membres ainsi que la Commission grâce à la fourniture de retours d’information sur le fonctionnement du mécanisme et au recensement de domaines nécessitant des mesures supplémentaires.

(249)

Le principal événement du dialogue avec la société civile est la Convention annuelle pour la croissance inclusive, un événement d’une journée rassemblant environ 450 parties prenantes afin de débattre d’un sujet particulièrement pertinent pour l’élaboration de l’agenda social de l’UE. Le dialogue civil englobe également les Rencontres européennes des personnes en situation de pauvreté.

(250)

https://voicesofculture.eu/

(251)

La 23e édition du forum en 2021 a abordé le sujet d’une reprise après la pandémie fondée sur les droits de l’homme et a formulé des recommandations spécifiques à l’intention des décideurs politiques ( https://www.eeas.europa.eu/eeas/eu-ngo-human-rights-forum_en ), tandis que les derniers forums se sont attaqués à des sujets tels que les défenseurs des droits environnementaux et le rétrécissement de l’espace.

(252)

En 2023, la Commission présentera un train de mesures de défense de la démocratie afin d’approfondir l’action menée au titre du plan d’action pour la démocratie européenne; COM(2022) 548 final, p. 14.

(253)

Voir Forum civique européen , Towards vibrant European civic and democratic space (2022), Civil Society Europe, European Commission work programme 2023: the need to include the development of a European Civil Society Strategy (2022), Recharging Advocacy for Rights in Europe, Advocacy brief on an European strategy for civil society: recognition, inclusion, protection (2022).

(254)

Voir note de bas de page 83 sur les deux rapports du Parlement européen.

(255)

Voir note de bas de page 36 sur les propositions de la conférence.

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