LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52022IE2263
Initiative législative52022IE2263

Initiative législative — 52022IE2263

CELEX52022IE2263
TypeInitiative législative
Datemercredi 14 décembre 2022

Texte intégral

16.3.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 100/16


Avis du Comité économique et social européen sur le thème «L’investissement réalisé dans une optique de genre comme moyen d’améliorer l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’Union européenne»

(avis d’initiative)

(2023/C 100/03)

Rapporteure:

Ody NEISINGH

Corapporteure:

Maria NIKOLOPOULOU

Consultation

20.1.2022

Base juridique

Article 52, paragraphe 2, du règlement intérieur

Avis d’initiative

Compétence

Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté»

Adoption en section

23.11.2022

Adoption en session plénière

14.12.2022

Session plénière no

574

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

172/6/7

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) est fermement convaincu qu’avec la collaboration des hommes et des femmes, et en créant un terrain fertile pour l’entrepreneuriat féminin et des instruments financiers et législatifs appropriés, tels que l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire, il est possible d’instaurer un écosystème financier inclusif dans l’Union et ses États membres tout en progressant plus rapidement vers l’égalité entre les hommes et les femmes.

1.2.

L’intégration de la dimension de genre requiert des données, des analyses d’impact et des indicateurs communs. Les données et les indicateurs provenant des États membres et utilisés par les institutions au niveau de l’Union doivent être harmonisés afin de contribuer à combler l’écart entre les hommes et les femmes. Le CESE souligne que l’Union européenne devrait collecter des données ventilées par sexe dans le contexte européen des investissements et les intégrer dans l’indice annuel d’égalité de genre.

1.3.

Afin d’accélérer la croissance future de l’entrepreneuriat féminin, il convient de se pencher sur le rôle des investisseurs providentiels et des investissements d’amorçage, ainsi que sur le «cercle de rétrocession» (circle of giving back).

1.4.

Le CESE a la ferme conviction que l’amélioration de la position des femmes en ce qui concerne l’octroi des fonds entraînera un effet de retombée positif qui produira de meilleurs résultats financiers et sociaux.

1.5.

Pour créer un terrain propice à l’entrepreneuriat féminin, le CESE juge important d’offrir aux femmes davantage de possibilités de mise en réseau et de formation, ainsi que des programmes de tutorat. En outre, le Comité souligne l’importance de l’éducation pour lutter contre les stéréotypes sexistes, y compris les idées stéréotypées des entrepreneurs masculins, et de construire une culture entrepreneuriale qui prépare les femmes à voir grand.

1.6.

Le CESE invite les États membres à accorder aux entrepreneuses l’accès aux prestations de maternité et à des possibilités de congé parental, conformément aux principes énoncés dans la recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale.

1.7.

Le CESE souligne que les États membres devraient commencer à susciter l’intérêt des filles pour les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) à un stade précoce, à soutenir les entrepreneuses et promouvoir les modèles féminins dans ces secteurs ou encore à investir dans des programmes visant à faire en sorte que les filles qui sont élèves au niveau secondaire s’intéressent aux STIM.

1.8.

Le CESE recommande d’intégrer les questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans le plan d’action pour l’économie sociale en prévoyant des actions ciblées en faveur des femmes et en conservant une perspective de genre en tant que critère lors de l’allocation des fonds européens et nationaux, ainsi que dans les marchés publics, afin de promouvoir et de retenir les talents féminins sur le marché du travail.

1.9.

Le CESE suggère que la diversité des équipes, avec une attention particulière accordée à la présence des femmes, soit un critère pour bénéficier d’un financement public. Il est important de fixer des normes spécifiques pour éviter le pinkwashing (1).

1.10.

Le CESE recommande qu’à moyen terme, toutes les institutions européennes et l’ensemble des États membres utilisent des outils de budgétisation tenant compte de la dimension hommes-femmes à tous les niveaux du processus budgétaire. La participation de la société civile et le dialogue social revêtent également une importance capitale pour détecter les domaines qui doivent être traités par la voie budgétaire.

1.11.

Les préjugés inconscients qui persistent dans le secteur financier imposent de mettre en place des campagnes de sensibilisation et des formations à l’intention des investisseurs et des jurys. Par ailleurs, le CESE estime que tous les jurys des institutions financières européennes devraient parvenir dès que possible à un équilibre hommes-femmes, afin de prévenir les phénomènes d’homophilie à savoir les préjugés faisant que nous sommes attirés par des personnes qui nous ressemblent, et recevoir également une formation sur les préjugés inconscients.

1.12.

Le CESE suggère que la Commission européenne publie une évaluation de l’impact selon le genre du budget annuel de l’Union, présentée sous la forme d’un document d’annexe, et qu’elle crée un groupe de travail chargé de participer aux négociations en vue de l’harmonisation et de l’inclusion des objectifs européens en matière d’intégration des questions de genre dans le prochain CFP (2028-2034) et dans le réexamen à mi-parcours du CFP actuel (2021-2027) (2).

1.13.

Le CESE demande de veiller à ce que les organisations de femmes aient un meilleur accès aux fonds de l’Union en simplifiant les procédures et en octroyant des subventions pour leur activité principale.

1.14.

Enfin, le CESE appelle de ses vœux une vision ambitieuse de la part de la Commission et des institutions européennes en ce qui concerne l’intégration de la dimension de genre dans le processus budgétaire et l’investissement réalisé dans une optique de genre, notamment la définition d’objectifs concrets en matière d’octroi de financements aux femmes et d’indicateurs clés de performance pratiques, l’adoption d’une législation, la mise en place de critères actualisés et l’élaboration de programmes (renforcés) en faveur de l’amélioration de l’entrepreneuriat féminin et de l’accès des femmes au financement (par exemple, des subventions spécifiques pour les femmes, des financements spécifiques en commandite pour les fonds détenus et codétenus par des femmes, des garanties de prêts ou des microfinancements, des plateformes de co-investissement, des obligations axées sur l’égalité hommes-femmes ou des microcrédits).

2. Observations générales

2.1.

L’intégration de la dimension de genre est un objectif central de l’Union européenne, conformément à l’article 2 du traité sur l’Union européenne et à l’article 8 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Malgré ces obligations juridiques visant à garantir l’égalité entre les femmes et les hommes, les progrès en matière d’intégration effective de la dimension de genre, notamment en ce qui concerne les finances et les budgets, ont été lents.

2.2.

Le présent avis entend mettre l’accent sur les défis et les possibilités liés à l’entrepreneuriat, aux investissements publics et privés et à la budgétisation en lien avec l’égalité entre les femmes et les hommes, et appelle les institutions européennes et les États membres à adopter une vision ambitieuse en ce qui concerne l’investissement réalisé dans une optique de genre et l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire. La priorisation de ces questions aura une incidence positive sur la réalisation des objectifs de développement durable en matière d’égalité entre les hommes et les femmes (ODD 5) et de réduction des inégalités (ODD 10). Il importe également de reconnaître que, pour parvenir à l’égalité entre les hommes et les femmes, tant les femmes que les hommes doivent collaborer à sa promotion.

2.3.

Selon la Commission, les femmes représentent environ 52 % de la population totale en Europe, mais seulement 34,4 % des travailleurs indépendants et 30 % des jeunes entrepreneurs (3).

2.4.

Les équipes entièrement constituées par des hommes reçoivent près de 92 % de l’ensemble du capital-risque investi en Europe. En ce qui concerne les financements, à un stade précoce, seuls 1 % de ceux-ci sont alloués à des entreprises dirigées par des femmes, et ce niveau de financement ne dépasse jamais 30 % aux stades ultérieurs, même si l’on constate que les équipes de femmes créatrices d’entreprises et les équipes mixtes sont plus performantes que leurs homologues masculins (4) (5) (6) (7).

2.5.

En mars 2017, l’OCDE a observé que les femmes étaient moins susceptibles que les hommes de déclarer avoir accès aux financements nécessaires pour créer une entreprise dans tous les pays, à l’exception des États-Unis, du Mexique, de la Grèce et de l’Indonésie. Cette disparité entre les sexes peut être liée au fait que les femmes ont des niveaux d’expérience plus faibles ou sont actives dans des secteurs hautement compétitifs et à faible croissance, ainsi qu’à une évaluation du risque de crédit entachée de préjugés sexistes ou à des stéréotypes du même type dans les évaluations des investissements. Les femmes sont aussi souvent entravées par un accès moindre aux services financiers de base (par exemple, les comptes de chèque et les comptes d’épargne) (8). En outre, les femmes exerçant une activité indépendante sont plus susceptibles que leurs homologues masculins d’être des emprunteurs découragés.

2.6.

Selon la stratégie en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025 de la Commission, seuls un décideur sur dix dans les sociétés de capital-investissement et de capital-risque est une femme, même si certains fonds privés identifiés comme ayant un fonctionnement soucieux de l’égalité des sexes comptent 72 % de femmes partenaires. Des conclusions d’études indiquent qu’en moyenne, 85 % des partenaires commandités des sociétés de capital-risque sont des hommes et seulement 15 % sont des femmes. Lorsque les femmes sont partenaires, elles ont tendance à l’être dans des fonds de moindre importance.

2.7.

La pandémie de COVID-19 a creusé les disparités entre les hommes et les femmes et les inégalités économiques. Sur le plan social et économique, il existe une différence nette entre la manière dont le coronavirus a affecté les hommes et les femmes. La pandémie de COVID-19 a également eu une incidence sur l’accès des femmes au financement. Si les chiffres européens font défaut, les chiffres américains indiquent que les États-Unis ont même connu un creusement de l’écart existant entre les sexes en matière de financement du capital-risque pour les jeunes pousses dirigées par des femmes (9).

2.8.

À l’échelle mondiale, la prise de conscience à l’égard de l’investissement réalisé dans une optique de genre continue de gagner du terrain. L’écosystème européen d’investissement pour les cheffes d’entreprises et créatrices d’entreprises reste cependant fragmenté, et il n’est pas axé sur l’égalité entre les hommes et les femmes d’une manière systémique et stratégique (10). Les fonds spécifiques pour l’égalité entre les hommes et les femmes sont rares et ces initiatives ne parviennent pas à attirer davantage de femmes entrepreneurs. Dans l’Union européenne, environ 50 % du financement provient de l’argent du contribuable. Un effort collectif au niveau de l’Union visant à créer un écosystème de financement plus nuancé selon le genre et plus égalitaire, et à introduire un accompagnement tout au long du processus de création d’une entreprise peuvent déboucher sur un consensus et aussi aider à surmonter les obstacles au changement.

2.9.

Lorsque nous parlons de l’investissement réalisé dans une optique de genre, il convient d’être conscient de toutes les intersections avec d’autres inégalités qui influencent encore davantage l’accès au financement, telles que celles que connaissent les femmes handicapées, les femmes ayant un statut socio-économique faible, les jeunes femmes, les femmes issues de l’immigration, ou encore l’intersection avec l’orientation sexuelle, la race, etc.

3. Observations particulières

3.1.

Le CESE a la ferme conviction que l’amélioration de la position des femmes dans le cadre de l’octroi des fonds entraînera un effet de retombée positif qui produira de meilleurs résultats financiers et sociaux. Lorsque des investisseuses en capital-risque prennent des décisions, elles sont deux fois plus susceptibles d’investir dans des équipes entrepreneuriales féminines, ce qui permet d’augmenter le taux d’emploi des femmes. Les jeunes entreprises fondées par des femmes recrutent 2,5 fois plus de femmes pour leur personnel. Les entreprises qui comptent une femme fondatrice et une femme dirigeante recrutent six fois plus de femmes (11).

3.2.

La collecte de données est primordiale pour évaluer la situation actuelle et concevoir des stratégies pour aller de l’avant. En dépit des efforts à cet égard — la Commission, le Conseil, l’OCDE, Eurostat et l’EIGE collectent des données sur plusieurs aspects liés au genre —, les données devraient être harmonisées pour pouvoir contribuer à combler l’écart entre les hommes et les femmes. Il y a lieu de rendre obligatoire la collecte de données pertinentes pour les États membres. Les méthodes et les indicateurs employés devraient être regroupés afin d’offrir un panorama global et de pouvoir s’appuyer sur des données complémentaires (préjugés sociaux, ethniques, intersectionnels, etc.) pour permettre le suivi et l’évaluation des progrès accomplis et des politiques. En outre, il convient de réaliser des études analytiques plus régulières et de meilleure qualité. Le CESE souligne que l’Union européenne devrait collecter des données ventilées par sexe dans le contexte européen des investissements et les intégrer dans l’indice annuel d’égalité de genre.

3.3.

Il est tout aussi important de se pencher sur le montant des émissions (le montant investi) et sur le rôle des investisseurs providentiels et des investissements d’amorçage. Un autre aspect qui mérite d’être examiné est le «cercle de rétrocession» (circle of giving back), à savoir lorsque des femmes ayant bénéficié d’investissements pour leur entreprise sont parvenues à la faire croître et à développer leurs propres capitaux d’investissement, et deviennent elles-mêmes des investisseurs providentiels. Le «cercle de rétrocession» pourrait être un facteur accélérateur positif de la croissance future de l’entrepreneuriat féminin et être renforcé grâce à des campagnes de promotion ciblées, visant à améliorer la compréhension globale des possibilités et des contributions que peuvent apporter les investisseurs providentiels, combinées à des informations relatives à la manière de créer son entreprise. Les États membres pourraient également étudier la possibilité de mettre en place des allégements fiscaux à l’appui de cette démarche.

3.4.

Le CESE estime que l’intégration de la dimension de genre dans l’Union deviendra une réalité si l’on promeut activement l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de l’élaboration des politiques et de la prise de décisions, en ce compris les politiques sociales et de cohésion et la politique de concurrence de l’Union, et dans les dépenses budgétaires européennes. Les conditions préalables nécessaires et un suivi efficace au cours de la mise en œuvre, de manière à ajuster, le cas échéant, les mesures politiques, font toujours défaut. Sachant que les effets de la pandémie de COVID-19 ne sont pas neutres du point de vue du genre, le CESE invite une nouvelle fois les décideurs politiques à tous les niveaux à respecter le principe de l’intégration de la dimension de genre et à inclure celle-ci dans toutes les décisions, y compris celles qui concernent la budgétisation, les investissements et les financements, ou encore les marchés publics. Cela inclut également le cycle budgétaire du CFP 2021-2027 et les plans pour la reprise et la résilience, et il convient de mettre en place des évaluations de l’impact selon le sexe, des indicateurs contraignants appropriés, ainsi que des systèmes de suivi et d’évaluation (12).

3.5.

Un récent rapport de la Cour des comptes européenne indique que la Commission n’a accordé que peu d’attention à l’analyse des disparités liées au sexe dans le cadre de son examen des politiques et des programmes. Elle a fait un usage limité des données ventilées par sexe et des indicateurs liés au genre, et elle a publié peu d’informations concernant l’impact global du budget de l’Union sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Toutefois, dans les domaines où des exigences légales détaillées ont été établies, l’intégration de la dimension de genre dans les programmes a été facilitée.

4. Actions concrètes

4.1. Créer un terrain favorable à l’entrepreneuriat féminin

4.1.1.

Pour créer un terrain propice à l’entrepreneuriat féminin, le CESE juge important de proposer aux femmes davantage de possibilités de mise en réseau et de formation, ainsi que des programmes de tutorat. Il est essentiel que les femmes développent un «réseau de vieilles amies» parallèlement au «réseau de vieux amis» qui existe déjà, car les réseaux de femmes ont tendance à être moins étendus et moins diversifiés. Les modèles féminins et les tutrices jouent aussi un rôle important: une étude réalisée en Italie indique que 70 % des filles appréhendent leur avenir différemment après avoir rencontré un modèle féminin.

4.1.2.

Les idées stéréotypées sur l’entrepreneuriat sont implantées dès l’école primaire. Le Comité souligne l’importance de l’éducation pour lutter contre les stéréotypes sexistes, y compris les idées stéréotypées des entrepreneurs masculins, et pour construire une culture entrepreneuriale qui prépare les femmes à voir grand. En Europe, des connotations sociales négatives associées aux entrepreneuses et aux cadres féminins existent toujours. En outre, les écoles jouent un rôle essentiel dans le renforcement des capacités financières et entrepreneuriales, et ces compétences devraient figurer dans les programmes scolaires dès l’enseignement primaire et être renforcées et développées dans l’ensemble du système scolaire. Mettre en place des foires consacrées à l’entrepreneuriat et d’autres programmes dans le cadre desquels les femmes pourraient avoir accès à des capitaux d’amorçage, et qui stimuleraient, par exemple, l’intérêt des filles pour les études scientifiques, constituerait un bon moyen d’encourager, à un stade précoce, l’entrepreneuriat féminin.

4.1.3.

Le «syndrome de l’imposteur», un mécanisme psychique qui fait douter les personnes de leurs capacités et crée chez elles le sentiment de ne pas être à la hauteur de l’activité qu’elles exercent, s’observe à grande échelle chez les entrepreneuses. Renforcer les capacités et l’estime de soi des femmes tout au long de leur parcours éducatif permettra d’atténuer ce phénomène et d’ouvrir davantage de perspectives de développement pour les femmes (13).

4.1.4.

Dans une large mesure, la pauvreté en temps dont pâtissent actuellement les femmes en raison de responsabilités familiales non rémunérées constitue un obstacle à l’esprit d’entreprise. Les changements culturels, tels que le partage des responsabilités entre les partenaires en ce qui concerne la gestion du ménage et la prise en charge des enfants et d’autres personnes, combinés à des mesures systémiques telles que des soins abordables ou gratuits pour les enfants et les personnes âgées, sont essentiels. Le CESE invite les États membres à accorder aux entrepreneuses l’accès aux prestations de maternité et au dispositif de congé parental, conformément aux principes énoncés dans la recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale (14) (15).

4.1.5.

Les programmes de formation à l’entrepreneuriat ciblant les femmes ont tendance à se concentrer sur les marchés et les secteurs où elles sont déjà bien représentées. Dans certains secteurs, tels que les hautes technologies ou le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), les cheffes d’entreprise font cruellement défaut. Le CESE souligne que les États membres devraient commencer à susciter l’intérêt des filles pour ces filières à un stade précoce, à soutenir les entrepreneuses et les modèles féminins dans ces secteurs et à investir dans des programmes visant à faire en sorte que les filles qui sont élèves dans le secondaire s’intéressent aux STIM.

4.1.6.

Le déséquilibre actuel entre les hommes et les femmes sur le marché du travail constitue également un obstacle aux activités futures des femmes. Celles-ci ont moins de possibilités d’acquérir la formation managériale et entrepreneuriale adéquate et l’épargne dont elles ont besoin pour démarrer leur entreprise. Les jeunes femmes sont dès lors confrontées à davantage d’obstacles pour créer une entreprise. En outre, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes ou l’absence de rémunération équitable peut limiter leurs ressources financières. De nombreuses possibilités de financement nécessitant un investissement initial privé de la part de l’entrepreneur, le CESE estime que la réduction de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes et la correction du déséquilibre entre les sexes sur le marché du travail auront un effet positif sur l’entrepreneuriat féminin.

4.1.7.

Les femmes sont plus enclines à créer leur entreprise dans des domaines ayant une dimension durable et sociale visant à avoir un impact positif mesurable sur la société et à lancer une start-up sociale (16) (17). Les entreprises opérant dans le cadre de l’économie sociale placent les besoins économiques et sociaux des populations et de leurs travailleurs, ainsi que la durabilité environnementale, au cœur de leur projet. Elles investissent dans le bien-être et mettent les valeurs au centre de leurs activités. Par conséquent, augmenter le financement des projets d’économie sociale et intensifier la promotion de la création d’écosystèmes d’entreprises sociales devraient avoir une incidence positive sur l’émancipation et le développement économiques des femmes. De même, la promotion de l’entrepreneuriat féminin stimulera la croissance des entreprises sociales. Le plan d’action de la Commission pour l’économie sociale constate que «la prévalence des entrepreneuses est plus élevée dans l’entrepreneuriat social que dans l’entrepreneuriat traditionnel». Toutefois, le document ne prévoit aucune action ciblée visant à stimuler l’entrepreneuriat féminin, y compris l’entrepreneuriat social. Le CESE recommande d’intégrer les questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans ce plan d’action (18) en prévoyant des mesures ciblées en faveur des femmes.

4.2. Induire un changement dans le secteur financier et de l’investissement

4.2.1.

L’Union devrait jouer un rôle de premier plan dans la création d’un environnement propice à un écosystème tenant compte des sexospécificités. Quatre pays de l’Union représentaient la plus grande part du financement de série C bénéficiant aux entreprises dirigées par des femmes entre 2006 et 2018 en Europe: la Suède, l’Allemagne, l’Espagne et la France. Le succès de la démarche dans les pays les plus performants dans ce domaine s’explique notamment par le soutien d’un écosystème solide et des activités ciblées visant à promouvoir l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes (19). Le CESE recommande de mettre en place un réseau européen d’investisseurs soucieux de l’égalité entre les genres, qui permettra de partager les bonnes pratiques et de promouvoir les possibilités qui existent déjà en matière de financement de l’entrepreneuriat féminin. Le Investing in Women Code (code pour l’investissement en faveur des femmes) de la British Business Bank, dans le cadre duquel des entreprises de services financiers s’engagent à améliorer l’accès des entrepreneuses aux outils, aux ressources et au financement, pourrait être une source d’inspiration en vue d’une participation du secteur privé (20).

4.2.2.

Environ un décideur sur dix dans les sociétés de capital-investissement et de capital-risque est une femme. Il est nécessaire d’attirer les talents féminins et d’améliorer l’évolution de carrière des femmes au sein du secteur financier et de l’investissement si l’on veut transformer la culture masculine prédominant actuellement, qui rend peu attrayant pour les femmes d’entamer une carrière dans ce secteur ou d’y rester, en une culture inclusive. Cette culture devrait également permettre de mesurer le retour sur investissement, non seulement au moyen de rapports économiques, mais aussi en fonction des rendements sociaux et des retours en matière de durabilité des investissements réalisés. Pour cette raison, le CESE souhaite que la diversité en ce qui concerne la gestion et les équipes de créateurs d’entreprises devienne l’un des principaux critères pour bénéficier de financements publics, y compris de fonds de pension publics, ce qui permettra de promouvoir le recrutement et le maintien de talents féminins dans le secteur de la finance et de l’investissement. Le Comité suggère également que les États membres échangent les bonnes pratiques sur les méthodes de promotion, non seulement de la diversité des équipes, mais aussi des équipes dirigées par des femmes dans le secteur financier. Un label d’excellence ou une norme pour les acteurs du secteur de l’investissement devraient être mis au point. Une telle norme pourrait servir de critère dans le cadre des demandes de financements publics (21) et, contrairement à un engagement ponctuel, faire l’objet d’un audit et d’un réexamen annuel de manière à éviter le pinkwashing.

4.2.3.

Le CESE recommande que les institutions du secteur financier privé aient accès à l’assistance technique et aux formations en matière d’investissement réalisé dans une optique de genre fournies par l’Union européenne ou les États membres.

4.2.4.

Il existe un postulat général selon lequel les femmes ont tendance à être plus frileuses face au risque et plus prudentes que les hommes, et affichent un comportement concurrentiel moins agressif que leurs homologues masculins. Le CESE suggère de tenir compte de cette prédilection pour le risque moindre dans les instruments financiers et de concevoir des produits spécifiques pour certains projets à faible risque qui nécessitent moins de garanties et présentent des taux d’intérêt moins élevés pour obtenir un prêt ou couvrent un pourcentage plus élevé du capital initial lors de l’octroi d’une subvention.

Des préjugés, le plus souvent inconscients, persistent dans le secteur financier. On observe, par exemple, une préférence pour les présentations données par les hommes. Les préjugés penchent également en faveur de ces derniers lorsque les contenus rédigés par les femmes sont axés sur l’impact social, tandis que les hommes se concentrent davantage sur l’aspect financier et les chiffres. Des campagnes de sensibilisation et des formations sur les préjugés inconscients à l’intention des investisseurs et des jurys peuvent être extrêmement importantes pour sensibiliser à ces préjugés. Il est également essentiel d’attirer l’attention du secteur sur l’importance de privilégier des modèles d’entreprise solides et résilients, qui présentent une croissance lente mais robuste, plutôt que des modèles axés sur une croissance des recettes et une valorisation rapides et à court terme.

4.3. Favoriser la budgétisation sensible au genre et l’investissement réalisé dans une optique de genre grâce au financement public

4.3.1.

Les budgets reflètent les priorités politiques et constituent l’instrument de politique économique le plus important pour transformer les sociétés. Les politiques publiques jouent un rôle de premier plan pour montrer la voie et mettre en place un environnement favorable aux investisseurs et, partant, créer des emplois décents. Il est reconnu de longue date que l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire, le financement ciblé en faveur de l’autonomisation des femmes, l’affectation des budgets, de même que la réglementation des procédures et processus des marchés publics qui tiennent compte des considérations de genre en tant que moyen de mettre en œuvre l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire, sont autant d’outils utiles pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes.

4.3.2.

La budgétisation sensible au genre est un processus au cours duquel les budgets publics sont examinés afin de déterminer s’ils contribuent à une plus grande égalité entre les femmes et les hommes, et sont éventuellement remaniés pour s’assurer que ce soit le cas. L’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire nécessite une double approche qui comprend les deux volets suivants: l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les budgets et programmes, et un financement ciblé spécifique pour s’attaquer aux causes profondes de la disparité entre les sexes. La dimension de genre devrait être intégrée dans toutes les phases du cycle budgétaire, depuis les propositions budgétaires (ex ante), tout au long du processus des dépense proprement dit (ex nunc), jusqu’à l’évaluation et au contrôle des fonds effectivement dépensés (ex post). L’intégration de la dimension de genre dans l’ensemble du cycle budgétaire (planification, mise en œuvre, suivi et évaluation) requiert des données, des analyses d’impact et des indicateurs communs. Même s’il peut s’avérer difficile pour les États membres de collecter des données ventilées par sexe, il s’agit de la seule manière d’aller de l’avant et de mettre en place des politiques appropriées d’intégration de la dimension de genre.

4.3.3.

Le CESE recommande qu’à moyen terme, toutes les autorités européennes et l’ensemble des États membres utilisent des outils de budgétisation tenant compte de la dimension hommes-femmes à tous les niveaux du processus budgétaire. La participation de la société civile et le dialogue social revêtent également une importance capitale pour détecter les domaines qui doivent être traités par la voie budgétaire. Une analyse des disparités liées au sexe est une condition préalable à la budgétisation sensible au genre et à l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans les politiques (financières), notamment dans le cadre financier pluriannuel (CFP), le paquet «Next Generation EU» et les Fonds structurels et d’investissement européens. Il convient d’accorder une attention particulière à la politique de cohésion, qui est l’un des outils indispensables pour corriger les déséquilibres entre les pays et les régions. Le CESE recommande de collecter des données spécifiques à l’égalité entre les hommes et les femmes dans le cadre de la politique de cohésion, sur la base d’indicateurs explicitement élaborés à cette fin.

4.3.4.

Si le CESE se félicite du lancement par la Commission d’un programme de formation interne sur l’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire, il fait observer que celui-ci ne se déploie encore qu’à petite échelle. Le Comité souhaite que toutes les personnes travaillant sur les budgets de la Commission et au sein des institutions financières européennes reçoivent une formation adéquate sur l’investissement réalisé dans une optique de genre, l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes et la budgétisation sensible au genre. Prévoir une telle formation au niveau national revêt également une importance cruciale pour la mise en œuvre des objectifs en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

4.3.5.

Le CESE estime qu’il est important de créer des fonds et des instruments financiers spécifiques pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, notamment des fonds de capital-risque et de capital-investissement dirigés (ou codirigés) ou détenus par des femmes, ainsi que d’explorer des solutions de financement innovantes pour remédier aux défaillances du marché (par exemple, des subventions spécifiques pour les femmes, des financements spécifiques en commandite pour les fonds détenus et codétenus par des femmes, des garanties de prêts ou des microfinancements, des plateformes de co-investissement, des obligations axées sur l’égalité hommes-femmes ou des microcrédits).

4.3.6.

En outre, le CESE est d’avis qu’une mise à jour des critères des fonds d’investissement s’impose pour réduire l’écart entre les hommes et les femmes. Par exemple, si des fonds européens tels qu’InvestEU et le Fonds européen d’investissement considèrent l’«expérience» comme un critère important dans le financement des jeunes entreprises, mais pas la «diversité», ce qui revient à ne pas accorder aux femmes un accès égal au marché des capitaux. Le CESE suggère que la mise en place d’un plan en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui comprenne la stratégie du fonds en matière d’investissement réalisé dans une optique de genre et son engagement en faveur de l’égalité de genre, soit une condition prise en compte lors de l’évaluation des fonds de fonds, fonds de capital-risque et fonds de capital-investissement lorsqu’ils sollicitent un financement public.

4.3.7.

Les principes de la budgétisation sensible au genre et de l’investissement réalisé dans une optique de genre devraient également être utilisés en dehors des frontières européennes, dans le cadre des instruments de financement de l’action extérieure, en ce compris les politiques de coopération au développement.

4.3.8.

La Commission devrait procéder à une évaluation de l’impact selon le genre du budget annuel de l’Union et présenter celle-ci sous la forme d’un document annexe. Cette annexe au budget servira de document de suivi de l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans le but de remodeler les budgets à l’avenir et la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (FEMM) du Parlement européen pourrait adopter un avis à cet égard. Le CESE recommande également de publier les informations et les recherches en consultation avec les experts en matière de budgétisation sensible au genre et les organisations non gouvernementales œuvrant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes bien avant la décision parlementaire sur le budget annuel, afin de promouvoir de vastes débats sur les politiques budgétaires et macroéconomiques.

4.3.9.

Le CESE estime que tous les jurys des institutions financières européennes devraient parvenir dès que possible à un équilibre hommes-femmes, afin d’éviter l’homophilie et les préjugés faisant que nous sommes attirés par des personnes qui nous ressemblent, et recevoir également une formation sur les préjugés inconscients. Le Conseil européen de l’innovation, par exemple, s’est fixé pour objectif d’augmenter le nombre de jeunes entreprises dirigées par des femmes dans le cadre de son programme d’accélérateur de start-ups en portant à 50 % le nombre de femmes membres du jury et en invitant davantage de femmes à présenter leur entreprise. Cela a permis de faire passer le pourcentage de jeunes pousses dirigées par des femmes de 8 % à 29 %.

4.3.10.

Le Comité suggère également de nommer un(e) directeur (directrice) ou un(e) haut(e) représentant(e) des entreprises gérées par des femmes au sein de la Commission et des ministères nationaux chargés des entreprises, et de doter ce responsable d’un rôle transversal en vue de sensibiliser aux avantages économiques que l’on obtient en encourageant davantage de femmes à créer et développer des entreprises, y compris des entreprises sociales, et de promouvoir ces avantages.

4.3.11.

L’Union et les États membres devraient soutenir le rôle des agences publiques de développement local ou régional sur le marché de l’investissement et leur implication dans l’impact social. Par exemple, aux Pays-Bas, ces agences de développement régional investissent dans les jeunes pousses et accordent une grande valeur à l’impact social.

4.3.12.

La société civile et les organisations à but non lucratif qui œuvrent à l’intégration des questions d’égalité entre les hommes et les femmes sont généralement sous-financées en Europe. Le CESE demande de veiller à ce que les organisations de femmes aient un meilleur accès aux fonds de l’Union en simplifiant les procédures et en octroyant des subventions pour leur activité principale. Les procédures d’octroi des Fonds structurels devraient être davantage alignées sur les fonds directs afin d’éviter toute bureaucratie.

4.3.13.

Enfin, le CESE appelle de ses vœux une vision ambitieuse de la part de la Commission et des institutions européennes en ce qui concerne l’intégration de la dimension de genre dans le processus budgétaire et l’investissement réalisé dans une optique de genre, notamment la définition d’objectifs concrets en matière d’octroi de financements aux femmes et d’indicateurs clés de performance pratiques, l’adoption d’une législation, et la mise en place de critères actualisés et de programmes (renforcés) en faveur de l’amélioration de l’entrepreneuriat féminin et de l’accès des femmes au financement. Le Comité recommande la création d’un groupe de travail sur la budgétisation sensible au genre au sein de la Commission, afin d’intégrer les questions d’égalité entre les hommes et les femmes dans le CFP actuel et dans d’autres instruments financiers. Afin de préparer une intégration plus solide des questions d’égalité entre les sexes à l’avenir, le CESE suggère de créer dès que possible un groupe de travail interinstitutionnel en vue de participer aux négociations et d’aligner et d’inclure les objectifs de l’Union en matière d’intégration de la dimension de genre dans le prochain CFP.

Bruxelles, le 14 décembre 2022.

La présidente du Comité économique et social européen

Christa SCHWENG


(1) Par pinkwashing, on entend le fait de prétendre être très actif en matière d’égalité entre les femmes et les hommes tout en étant, en réalité, à la traîne dans ce domaine (démarche équivalente au greenwashing, ou écoblanchiment, en matière de durabilité).

(2) D’Alfonso, A. (2021). Cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027 (europa.eu) (Note d’information de l’EPRS; PE 637.979), Service de recherche du Parlement européen. La Commission européenne a proposé un réexamen obligatoire à mi-parcours du fonctionnement du CFP, qui devrait être réalisé d’ici décembre 2023, p. 8.

(3) https://www.eib.org/attachments/thematic/why_are_women_entrepreneurs_missing_out_on_funding_en.pdf

(4) Eurostat et Commission européenne. «The State of European Tech 2020» (Rapport 2020 sur l’état des technologies européennes); Atomico (2020).

(5) «Why are women entrepreneurs missing out on funding? Reflections and considerations — Executive summary» (eib.org) (Pourquoi les femmes entrepreneurs manquent-elles de financement? Réflexions et considérations — Document de synthèse).

(6) «Des financements pour les entrepreneuses: comment dynamiser la croissance», 2020.

(7) https://europeanwomeninvc.idcinteractive.net/8/

(8) «COSME Programme Call for Proposals Encouraging community building around the issue of women entrepreneurship — Management and running of the WEgate platform» (Programme COSME, Appel à propositions, Encourager la création d’une communauté autour de la question de l’entrepreneuriat féminin — Gestion et fonctionnement de la plateforme WEgate).

(9) «Women-Led Startups Received Just 2,3 % of VC Funding in 2020» (hbr.org) (Les jeunes pousses dirigées par des femmes n’ont reçu que 2,3 % du financement en capital-risque en 2020).

(10) ONU Femmes (2021), «Investment with a gender lens in Europe» (L’investissement réalisé en Europe dans une optique de genre).

(11) https://www.kauffmanfellows.org/journal_posts/women-vcs-invest-in-up-to-2x-more-female-founders

(12) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Investissements fondés sur le sexe dans les plans nationaux pour la reprise et la résilience» (JO C 100 du 16.3.2023, p. 8).

(13) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Égalité entre les hommes et les femmes» (avis exploratoire à la demande de la présidence tchèque) (JO C 443 du 22.11.2022, p. 63).

(14) Directive (UE) 2019/1158 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et des aidants et abrogeant la directive 2010/18/UE du Conseil (JO L 188 du 12.7.2019, p. 79).

(15) Recommandation du Conseil relative à l’accès des travailleurs salariés et non salariés à la protection sociale, adoptée le 8 novembre 2019.

(16) The Value of Investing in Female Founders (Forbes, 2019) (La valeur de l’investissement dans les femmes créatrices d’entreprises).

(17) Selon S&P Global, qui a interrogé des investisseurs dans 11 pays.

(18) Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Construire une économie au service des personnes: plan d’action pour l’économie sociale» [COM(2021) 778 final].

(19) «Funding Women Entrepreneurs Through MFF 2021-2027» (Financer les femmes entrepreneurs grâce au CFP 2021-2027), Audition du Parlement européen Femmes & Investissement, 19 avril 2021.

(20) https://www.british-business-bank.co.uk/investing-in-women-code/

(21) La norme en faveur de la diversité dans le capital-risque (Diversity VC Standard) actuellement utilisée dans l’Union européenne et aux États-Unis constitue un bon exemple à cet égard: www.diversity.vc


Documents similaires

Initiative législative52022IP0451

Initiative législative — 52022IP0451

15/12/2022

Initiative législative52022IP0450

Initiative législative — 52022IP0450

15/12/2022

Initiative législative52022IP0449

Initiative législative — 52022IP0449

15/12/2022

Initiative législative52022IP0448

Initiative législative — 52022IP0448

15/12/2022

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →