| CELEX | 52022IE3044 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 27 octobre 2022 |
| 28.2.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 75/35 |
Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Considérations supplémentaires sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil européen, au Conseil, à la Banque centrale européenne, au Comité économique et social européen, au Comité des régions et à la Banque européenne d’investissement — Examen annuel de la croissance durable 2022»
[COM(2021) 740 final]
(avis d’initiative)
(2023/C 75/06)
| Rapporteure: | Judith VORBACH |
| Décision de l’assemblée plénière | 24.3.2022 |
| Base juridique | Article 52, paragraphe 2, du règlement intérieur |
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| Avis d’initiative |
| Compétence | Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale» |
| Adoption en section | 6.10.2022 |
| Adoption en session plénière | 27.10.2022 |
| Session plénière no | 573 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 133/0/0 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Depuis l’adoption du premier avis sur l’examen annuel 2022 de la croissance durable, la situation a considérablement changé en raison de l’agression de la Russie contre l’Ukraine. Dans le présent document, les estimations de la croissance du PIB réel de l’Union ont été revues à la baisse et les prévisions d’inflation pour la zone euro ont été révisées à un niveau record, en grande partie à cause des hausses de prix sur le marché du gaz. Le Comité économique et social européen (CESE) reconnaît que tous les objectifs clés d’une politique économique visant à la prospérité sont mis à rude épreuve, tandis que la fragmentation et les tensions géo-économiques ainsi que la COVID-19 demeurent de sérieux facteurs de risque. |
| 1.2. | Le CESE réitère explicitement son appel en faveur d’une approche équilibrée en matière de politique économique, afin de résoudre des problèmes de longue date et de réagir aux crises actuelles. Les objectifs de l’Union énoncés à l’article 3 du TUE constituent la base non seulement de la prospérité passée, présente et future de l’Union, mais aussi de sa stabilité politique, de sa convergence vers le haut, de sa compétitivité et de sa résilience. La crise actuelle ne doit pas mettre en péril l’équité et les objectifs environnementaux. En ce qui concerne la hausse des prix, il est urgent de protéger les entreprises les plus vulnérables et particulièrement exposées, notamment les PME. Il est en outre essentiel de préserver le pouvoir d’achat des ménages à revenus faibles et intermédiaires, qui représentent une part importante de la demande économique. La solidarité avec la population ukrainienne, le renforcement de l’autonomie stratégique de l’Union et la recherche de la paix devraient également être au cœur des préoccupations. |
| 1.3. | La facilité pour la reprise et la résilience (FRR) est devenue l’outil essentiel pour concrétiser les priorités stratégiques de l’Union dans le cadre du semestre européen (ci-après «le Semestre»). Elle a contribué à stabiliser l’économie pendant la pandémie et elle joue un rôle clé dans la réaction à la crise actuelle. Le CESE demande que les plans nationaux pour la reprise et la résilience (PNRR) soient mis en œuvre de manière à ce qu’ils aient une incidence tangible sur le bien-être de la population. Étant donné que les recommandations par pays joueront un rôle plus important, le CESE plaide pour un suivi rigoureux et une approche équilibrée. Le CESE appelle de ses vœux une réforme du Semestre qui garantisse une participation de qualité de la société civile organisée. En ce qui concerne les PNRR, le CESE accueille favorablement la recommandation de «[s’appuyer] sur la bonne application du principe de partenariat» et demande que la participation de la société civile organisée soit rendue obligatoire. |
| 1.4. | Le CESE se félicite du relèvement des objectifs en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, souligne que la durabilité environnementale doit occuper une place centrale, et appelle à une réforme du marché européen de l’électricité qu’il est urgent de soutenir rapidement. Des investissements massifs sont nécessaires pour promouvoir la transition écologique et renforcer l’autonomie stratégique, et le CESE invite la Commission à fournir une vision structurée indiquant quels fonds de l’Union devraient être utilisés, et dans quelle mesure les investissements devraient être couverts par les programmes de l’Union, les États membres ou des instruments de financement privés ou mixtes. Le CESE recommande de mettre en place un fonds d’ajustement climatique et, à l’avenir, d’envisager également de renforcer le dispositif NextGenerationEU et/ou InvestEU. Le CESE met en garde contre la réduction des fonds liés aux objectifs sociaux lors de la restructuration des fonds ou de l’élaboration du nouveau cadre financier pluriannuel. |
| 1.5. | L’achèvement du marché unique devrait favoriser la convergence vers le haut entre les États membres. Il convient de s’attaquer aux distorsions et aux entraves et de soutenir les régions pour libérer tout leur potentiel. Des progrès s’avèrent indispensables en vue d’achever l’union des marchés des capitaux et l’union bancaire, de mettre en œuvre de la stratégie en matière de finance durable, ainsi que d’assurer la stabilité des marchés financiers. Le CESE plaide en faveur d’une approche juste et équilibrée en ce qui concerne l’amélioration de l’environnement économique et de la productivité. La formation et la recherche restent des outils essentiels pour stimuler la compétitivité, une double transition juste et l’autonomie stratégique. Le CESE accueille favorablement les propositions mises en avant dans la communication sur «Notre modèle européen de croissance», mais souligne aussi l’importance de renforcer l’autonomie stratégique, de relocaliser la production de produits clés dans l’Union et de ne pas négliger les objectifs sociaux et environnementaux tout au long des chaînes d’approvisionnement. |
| 1.6. | La Commission affirme à juste titre que les aides publiques destinées à stimuler l’investissement privé doivent être bien orientées vers des projets présentant une valeur ajoutée manifeste et aussi que la politique de concurrence devrait jouer un rôle clé. Le CESE souligne l’importance de la transparence et du contrôle pour garantir l’intégrité et atteindre les objectifs visés. Il convient d’éviter les effets d’aubaine en veillant à ne pas subventionner des investissements qui auraient de toute façon été réalisés. En outre, les budgets publics ne devraient pas être surchargés de risques. Enfin, les aides d’État devraient également être conditionnées à la création d’emplois de qualité et au respect des droits des travailleurs, des normes environnementales et des obligations fiscales. |
| 1.7. | Le CESE soutient les recommandations de la Commission visant à permettre le fonctionnement des stabilisateurs automatiques, à renforcer les investissements et à continuer d’appliquer la clause dérogatoire générale tout au long de l’année 2023. Le CESE émet toutefois des réserves en ce qui concerne, d’une part, la limitation de la croissance des dépenses courantes financées à l’échelon national en dessous du niveau de la production potentielle à moyen terme et, d’autre part, l’intention d’évaluer s’il est opportun d’entamer des procédures concernant les déficits excessifs au printemps 2023. Jusqu’à présent, les règles budgétaires de l’Union européenne n’ont presque pas été mises en œuvre et les sanctions n’ont jamais été appliquées. Le CESE demande une nouvelle fois de moderniser le cadre budgétaire en fixant des objectifs réalistes et en intégrant une règle d’or sans mettre en péril la viabilité budgétaire à moyen terme, et indique qu’il convient de proposer des lignes directrices pour une période de transition. Il convient de maintenir la valeur de l’euro en état sain, au moyen d’une approche monétaire et budgétaire équilibrée, conforme à une bonne gouvernance macroéconomique. Enfin, le CESE souligne qu’un système de dépenses et de recettes équitable constitue une condition préalable à la viabilité budgétaire. |
2. Observations générales
| 2.1. | En février 2022, le CESE a adopté un avis sur la stratégie annuelle 2022 pour une croissance durable (1). L’Union européenne sortait alors tout juste de la période de récession la plus profonde de son histoire (2), durant laquelle des mesures de soutien sans précédent avaient été prises pour atténuer le choc et résister à l’instabilité de la situation. L’instrument NextGenerationEU fait entrer l’Union dans une phase nouvelle de politique économique et de solidarité. Dans la mesure où la Commission a confié un rôle crucial au Semestre dans le cadre de la FRR, ce qui conduit à accroître son importance dans la coordination des politiques, le CESE a réitéré son appel en faveur d’une association plus étroite de la société civile organisée. Le CESE s’est félicité du programme de durabilité compétitive et il a souligné que ses quatre dimensions (durabilité environnementale, productivité, équité et stabilité macroéconomique) devraient être placées sur un pied d’égalité afin d’obtenir les effets de renforcement escomptés et de faire aboutir une transition écologique et numérique juste. |
| 2.2. | Comme les années précédentes, le supplément d’avis tient compte du processus du Semestre en cours et contribue au cycle suivant. Ce point s’avère particulièrement important cette année. Depuis l’agression de la Russie contre l’Ukraine, le paysage géopolitique a considérablement changé, les priorités ont été modifiées et les politiques adaptées, comme le montrent les communications intitulées «REPowerEU» (3) et «Notre modèle européen de croissance» (4). Le Semestre — lui-même soumis à un changement systémique — s’est révélé être un cadre crédible pour la coordination des stratégies de l’Union pendant la pandémie. Les conséquences de la crise actuelle sont à nouveau prises en compte de manière globale dans le paquet de printemps. À l’instar de la communication (5), le présent avis s’articule autour des différentes dimensions du programme de durabilité compétitive. |
| 2.3. | La guerre en Ukraine et les sanctions qui en découlent, les mesures de confinement qui sont d’application en Chine ou encore le ralentissement de la croissance aux États-Unis touchent l’économie de l’Union européenne. La hausse rapide des prix de l’énergie et des matières premières alimentaires fait grimper l’inflation, qui érode le pouvoir d’achat et entrave la compétitivité. L’Union est vulnérable en raison de sa situation géographique, de sa forte dépendance à l’égard des combustibles importés et de sa forte intégration au sein des chaînes de valeur mondiales. Dans les prévisions de l’été, les estimations de la croissance du PIB réel ont été ramenées à 2,7 % en 2022, tandis que les prévisions d’inflation ont été révisées à un niveau moyen historiquement élevé de 8,3 % pour la même année (6). La Commission souligne que le caractère et l’ampleur sans précédent des chocs provoqués par la guerre rendent les projections extrêmement incertaines. De nouvelles hausses de prix, conjuguées à des effets de second tour, pourraient renforcer les forces stagflationnistes et entraîner des répercussions politiques. Les tensions géopolitiques et la COVID-19 demeurent de sérieux facteurs de risque (7). |
| 2.4. | La crise récente met à rude épreuve tous les objectifs d’une politique économique axée sur la prospérité (8), à savoir la durabilité environnementale, la croissance durable et inclusive, le plein emploi et la qualité de l’emploi, la répartition équitable, la santé et la qualité de vie, la stabilité financière, la stabilité des prix, l’équilibre des échanges commerciaux dans le cadre d’une structure économique et industrielle équitable et compétitive, et la stabilité des finances publiques. Le CESE réitère explicitement son appel en faveur d’une approche politique équilibrée, qui se concentre sur l’ensemble de ces objectifs afin de résoudre des problèmes de longue date et de réagir de manière adéquate aux crises récentes actuelles, conformément à l’article 3 du TUE. Le respect des visées et des principes de l’Union est à l’origine de la prospérité passée de l’Union, et il constitue également la base de sa stabilité politique actuelle et future, de sa convergence vers le haut, de sa compétitivité et de sa résilience face à de nouvelles crises. La réaction européenne à l’agression russe ne doit pas mettre en péril l’équité et les objectifs environnementaux. |
| 2.5. | Ces hausses des prix sans précédent découlent de raisons multiples, dont des lacunes dans la stratégie européenne. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré à juste titre que l’organisation actuelle du marché de l’électricité ne fonctionne plus et doit être réformée (9). Le CESE invite instamment la Commission et le Conseil à accélérer la réforme du marché de l’énergie de l’Union et, dans ce cadre, à lutter contre les phénomènes préjudiciables de volatilité à court terme et des hausses de prix à long terme. Le CESE plaide fermement en faveur de l’adoption de mesures drastiques, extraordinaires et temporaires. L’effet de l’ordre de préséance, la bourse européenne de l’énergie (European Energy Exchange, EEX), les abus de position sur le marché et les répercussions des transactions spéculatives et de la négociation à haute fréquence constituent certains des points de départ possibles. Les prix de l’électricité devraient être dissociés des prix du gaz et les plafonds tarifaires devraient être pris en compte. Les bénéfices exceptionnels devraient être soumis à des prélèvements, sans toutefois décourager les investissements dans des solutions à faible intensité de carbone. |
| 2.6. | Les priorités de l’Union doivent viser essentiellement la solidarité avec la population ukrainienne, le renforcement de l’autonomie stratégique de l’Union et la recherche de la paix. Ces dispositions sont conformes à l’article 21 du TUE, qui prévoit, entre autres, que l’Union mène des politiques ayant pour visée de «sauvegarder ses valeurs, ses intérêts fondamentaux, sa sécurité, son indépendance et son intégrité», de «consolider et de soutenir la démocratie» et de «préserver la paix, […] prévenir les conflits et […] renforcer la sécurité internationale». À cette fin, le CESE reconnaît également les objectifs inscrits dans la déclaration de Versailles du Conseil, à savoir le renforcement de la souveraineté de l’Union par la réduction de ses dépendances stratégiques, la consolidation de la sécurité d’approvisionnement dans le domaine des matières premières critiques et l’élimination progressive de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles en provenance de Russie. Le CESE se félicite des mesures prises pour éliminer progressivement les dépendances à l’égard des combustibles fossiles, et demande que des actions supplémentaires soient menées en ce sens. |
| 2.7. | La facilité pour la reprise et la résilience (FRR) est devenue l’outil essentiel pour concrétiser les priorités stratégiques de l’Union dans le cadre du Semestre et elle a déjà contribué de manière décisive à stabiliser l’économie pendant la pandémie, à amplifier la double transition et à intensifier la coopération entre la Commission et les États membres. Elle jouera dorénavant un rôle clé dans la mobilisation et l’orientation des ressources destinées à répondre à la crise récente et à mettre en œuvre le plan REPowerEU. Les États membres sont invités à proposer un chapitre REPowerEU spécifique dans leurs PNRR sur la base des nouvelles recommandations par pays. Le CESE souligne qu’il importe de mettre en œuvre de manière efficace et durable les PNRR actualisés, afin qu’ils aient une incidence positive et tangible sur le bien-être de la population. Toutefois, en subordonnant le versement des tranches de subventions de la FRR à la réalisation des objectifs fixés dans ces plans, on confère plus d’importance aux recommandations par pays. Cette modification des procédures doit faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation, et le CESE invite la Commission et le Conseil à garantir une approche équilibrée. |
| 2.8. | En particulier, il est nécessaire d’associer plus étroitement les partenaires sociaux et les organisations de la société civile au processus du Semestre à l’échelon national, afin de veiller à ce que tous les groupes de la société soient correctement représentés, de favoriser des solutions sur mesure pleinement soutenues par la société civile organisée et de parvenir à une large appropriation des PNRR. Le CESE plaide en faveur d’une réforme du Semestre qui assure une participation efficace et de qualité au moyen d’une directive ou d’un règlement. Au cours d’un processus de consultation formel fondé sur des règles et des procédures transparentes, les organisations de la société civile devraient être dûment informées par écrit et disposer d’un délai suffisant pour analyser les propositions et rédiger leurs observations et propositions. La prise en compte ou le rejet de ces propositions devraient être assortis d’une justification figurant dans des documents publics. |
| 2.9. | Dans le contexte des PNRR, le CESE apprécie la recommandation de la Commission visant à «[s’appuyer] sur la bonne application du principe de partenariat dans la programmation et la mise en œuvre de la politique de cohésion», comme il l’a demandé dans son avis sur la stratégie annuelle 2022 pour une croissance durable. La participation de la société civile organisée doit devenir obligatoire. Dans sa première résolution (10) sur la participation de la société civile à la conception des plans, le CESE a conclu que cette participation était largement insuffisante dans une majorité d’États membres et a demandé que des normes minimales soient établies pour une telle consultation. Dans sa deuxième résolution (11), le Comité a invité de nombreux États membres à renforcer la participation des organisations de la société civile et à améliorer la transparence de la mise en œuvre et du suivi, ainsi que la fourniture d’informations au grand public, tout en encourageant la poursuite du dialogue sur les PNRR avec toutes les parties prenantes, ce qui pourrait aussi contribuer à prévenir les abus et les fraudes. La résolution contient en outre des bonnes pratiques, telles que la mise en place d’un organe de suivi incluant la société civile organisée, qui peut servir d’exemple à d’autres États membres. Lors de sa conférence annuelle, le groupe «Semestre européen» du CESE a réitéré son appel à rendre la participation de la société civile obligatoire par la loi (12). La demande d’une participation appropriée de la société civile organisée et des collectivités locales et régionales se reflète également dans le rapport d’initiative conjoint de la commission des budgets et de celle des affaires économiques et monétaires sur la mise en œuvre de la FRR (13), qui fournit la contribution du Parlement européen au rapport d’examen sur la mise en œuvre de la FRR que la Commission a adopté le 29 juillet 2022 (14). |
3. Observations particulières
3.1. Durabilité énergétique et environnementale
| 3.1.1. | La Commission indique à juste titre que l’accélération de la décarbonation «réduira notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles tout en contribuant à réaliser nos objectifs climatiques à l’horizon 2030». Le CESE souligne que la durabilité environnementale doit occuper une place centrale, et se félicite du relèvement de l’objectif en matière d’énergies renouvelables à au moins 45 % du bouquet énergétique global de l’Union, ainsi que de l’objectif d’efficacité énergétique visant une réduction de 13 % de la consommation d’énergie d’ici à 2030 dans le cadre du plan REPowerEU. De la même façon, le Comité accueille favorablement les recommandations concernant les investissements dans l’énergie, qui devraient se concentrer, entre autres, sur le soutien aux ménages vulnérables, la promotion de la mobilité durable et de la décarbonation de l’industrie, la recherche et l’innovation, ainsi que le renforcement des infrastructures, y compris dans un contexte transfrontalier. |
| 3.1.2. | Avant la guerre en Ukraine, un écart existait déjà entre les besoins d’investissement et le financement. Pour atteindre, d’ici à 2030, l’objectif intermédiaire d’une baisse des émissions de 55 % par rapport à 1990, les investissements annuels supplémentaires nécessaires ont été estimés à 520 milliards d’euros (15). Par ailleurs, la reconversion et le perfectionnement professionnels, l’adaptation au changement climatique et les technologies clés, telles que les batteries, suscitent d’autres besoins. Par ailleurs, environ 30 % du budget de l’Union européenne pour la période 2021-2027 seront consacrés à la transition écologique. La politique de cohésion devrait engendrer environ 100 milliards d’euros au cours de cette décennie, et 224,1 milliards d’euros devraient provenir de la FRR (16). L’analyse de la Commission a souligné que le plan REPowerEU implique des investissements supplémentaires à hauteur de 210 milliards d’euros d’ici à 2027, qui viendront s’ajouter à ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs des propositions du paquet «Ajustement à l’objectif 55». Diverses possibilités sont proposées pour mobiliser des financements et celles-ci reposent en grande partie sur la composante «prêt» de la FRR. Le CESE invite la Commission à fournir une vision structurée indiquant quels fonds de l’Union devraient être utilisés et dans quelle mesure les investissements devraient être couverts par les programmes de l’Union, les États membres, des investissements privés ou des instruments mixtes. |
| 3.1.3. | Compte tenu de l’urgence et de l’intérêt commun d’accélérer la transition énergétique, le CESE recommande vivement aux États membres d’exploiter rapidement et pleinement les possibilités offertes par le dispositif NextGenerationEU, les PNRR et le récent plan REPowerEU. Des mesures supplémentaires seront nécessaires si les mesures existantes s’avèrent insuffisantes pour répondre à une éventuelle augmentation des besoins de financement. Le CESE demande la création d’un fonds d’ajustement climatique (17) pour fournir un soutien immédiat en cas de catastrophe. De plus, même si une règle d’or est mise en œuvre, il se peut que certains États membres n’aient toujours pas la capacité de lever les montants nécessaires sans compromettre leur viabilité budgétaire. Il convient donc d’envisager de renforcer le dispositif NextGenerationEU et/ou InvestEU. Le fait de lier les subventions ou les prêts aux investissements dans la transition énergétique pourrait constituer un tournant. Le CESE plaide en faveur d’une approche juste et équilibrée en ce qui concerne l’amélioration de l’environnement économique et de la productivité. En tout état de cause, le CESE met en garde contre la réduction des fonds liés aux objectifs sociaux et à une transition juste lors de la restructuration des fonds existants ainsi que dans le contexte du nouveau cadre financier pluriannuel. |
| 3.1.4. | La Commission souligne à juste titre que la «transformation de l’économie européenne sera une réussite uniquement si elle est équitable et inclusive et si chaque citoyen peut récolter les fruits de la double transition écologique et numérique» (18). Ces mots ne doivent pas rester des coquilles vides. Le CESE réitère son invitation à cartographier et à analyser les incidences de la transition sur l’emploi et les compétences (19). Il convient par ailleurs de s’en remettre au dialogue social et à une gouvernance d’entreprise saine qui associe les travailleurs, ainsi qu’à la participation des partenaires sociaux et de la société civile organisée à l’élaboration des politiques, et ce, d’autant plus en période d’insécurité et de crise. Enfin, tous les aspects de la durabilité environnementale, y compris la biodiversité et la prévention de la pollution, devraient demeurer des priorités. Le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» devrait également être appliqué dans le cadre des PNRR actualisés. |
3.2. Productivité
| 3.2.1. | L’achèvement du marché unique devrait favoriser la convergence économique et sociale vers le haut entre les États membres. Le CESE partage l’avis de la Commission en ce qui concerne la lutte contre les obstacles et les distorsions au sein du marché unique. Le fait d’aider les régions à libérer tout leur potentiel contribuera non seulement à l’instauration d’un marché unique plus intégré, mais aussi à accroître la productivité de l’Union et à contribuer à la durabilité énergétique, dans la mesure où la capacité de production d’énergies renouvelables varie considérablement d’une région à l’autre. Des progrès sont nécessaires en vue d’achever l’union des marchés des capitaux et l’union bancaire, ainsi que d’assurer la stabilité des marchés financiers pour renforcer la fiabilité et la qualité des financements et des investissements. En particulier, les emprunts effectués au titre de NextGenerationEU renforcent les marchés des capitaux européens et le rôle international de l’euro. Le CESE attire de surcroît l’attention sur le cadre pour la finance durable, qui vise à orienter les investissements privés vers la durabilité, et souligne également qu’il importe de tenir compte des risques liés au climat. |
| 3.2.2. | Le CESE se félicite de l’approche politique globale qui comprend des investissements et des réformes afin d’améliorer l’environnement des entreprises et de promouvoir la productivité de manière équitable et équilibrée. Les réformes devraient être axées sur l’efficacité de l’administration publique, la modernisation des infrastructures de transport, la qualité des formations et de l’éducation ou encore l’utilisation efficace des ressources. Le CESE partage l’avis de la Commission pour qui il est essentiel de pouvoir compter sur des systèmes judiciaires indépendants, efficaces et de qualité, ainsi que sur des cadres efficaces de lutte contre la corruption. La recherche et l’innovation, ainsi que l’éducation, demeurent des outils cruciaux pour stimuler la productivité, la compétitivité, les transitions écologique et numérique, la convergence vers le haut et l’autonomie stratégique de l’Union. Le CESE accueille favorablement les recommandations de la Commission visant, entre autres, à faciliter les transferts de connaissances, à atteindre l’excellence, à favoriser l’innovation des entreprises et à attirer les talents. |
| 3.2.3. | Le CESE formule les observations suivantes sur la communication intitulée «Notre modèle européen de croissance». La Commission met en avant les mesures visant à réduire les dépendances stratégiques, telles que les partenariats internationaux, les alliances industrielles, les investissements publics et privés et, en particulier, la diversification des chaînes d’approvisionnement. Le CESE souligne qu’il importe que l’Union lance un programme de libre-échange de manière équitable sans négliger les objectifs environnementaux et sociaux tout au long des chaînes d’approvisionnement. Pour ce qui est de l’approvisionnement en matières premières et biens critiques, l’Union ne devrait pas créer de nouvelles dépendances à l’égard de pays qui ne partagent pas ses valeurs, mais s’efforcer de parvenir à une autonomie stratégique. En outre, la production de produits essentiels, tels que les médicaments, devrait être relocalisée dans l’Union pour garantir leur disponibilité en cas d’urgence. |
| 3.2.4. | La numérisation est un moteur de la transition écologique, de la productivité et de la compétitivité. La Commission insiste à juste titre sur quatre domaines d’action, à savoir l’éducation numérique, les aptitudes et les compétences, les infrastructures numériques et de connectivité sûres et durables, ainsi que la transformation numérique des entreprises et la numérisation des services publics et des systèmes éducatifs. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’investir davantage dans les technologies numériques clés, y compris la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les espaces de données et les semi-conducteurs. Le CESE plaide en faveur d’une numérisation durable qui repose sur la préservation des droits sociaux, l’amélioration de l’efficacité énergétique, et la réduction de l’utilisation des déchets électroniques et de l’eau. |
| 3.2.5. | La Commission affirme qu’une part importante des investissements destinés à financer la double transition et à renforcer la résilience proviendra du secteur privé, tandis que les investissements publics devraient être ciblés de façon judicieuse et contribuer à attirer les investissements privés et à remédier aux défaillances du marché. En fait, l’Union se donne pour but de mobiliser au moins 1 000 milliards d’euros ces dix prochaines années grâce à son budget et à ses instruments connexes. La Commission affirme à juste titre que les aides publiques doivent être bien orientées vers des projets présentant une valeur ajoutée manifeste et que la politique de concurrence devra jouer un rôle clé. En particulier dans le cadre d’InvestEU ou de programmes similaires, le CESE souligne la nécessité d’assurer la transparence et le suivi afin de garantir l’intégrité et d’atteindre les objectifs visés. Il convient d’éviter les effets d’aubaine en veillant à ne pas subventionner des investissements qui auraient de toute façon été réalisés. Les allocations doivent être transparentes et les risques partagés d’une manière juridiquement contraignante afin que les secteurs publics ne soient pas surchargés. Par rapport au financement public, les coûts ne devraient pas être plus élevés, et les aides d’État devraient être conditionnées à la création d’emplois de qualité et au respect des droits des travailleurs, des normes environnementales et des obligations fiscales. |
3.3. Équité
| 3.3.1. | Si l’Union est relativement prospère au regard des normes mondiales, les inégalités entre États membres et régions — et aussi en leur sein — constituent un défi de taille. La Commission montre que, grâce à une réaction politique rapide, les inégalités globales de revenus et le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale sont restés relativement stables en 2019 et 2020, tandis que les effets à moyen terme sont encore incertains. Parmi ceux qui se trouvaient déjà dans des conditions difficiles, beaucoup ont été touchés de manière disproportionnée. Les hausses de prix ont frappé le plus durement les ménages à faibles revenus. De plus, les prix des logements ont continué de fortement augmenter, enregistrant la croissance la plus rapide en dix ans dans certains États membres, tandis que les taux d’intérêt commencent à augmenter. Des millions de personnes souffrent de la baisse de leurs revenus disponibles et peinent à joindre les deux bouts. D’énormes incertitudes persistent, les catastrophes liées au climat se multiplient et la double transition entraîne des changements structurels. |
| 3.3.2. | La durabilité sociale est non seulement un objectif en soi, mais aussi une condition préalable à une situation économique et politique stable, ainsi qu’à une productivité et à une compétitivité équitables. La baisse des revenus réels et les perspectives nuancées affectent non seulement le bien-être individuel, mais aussi la demande économique et, par conséquent, les plans d’investissement, la production et la croissance. En outre, alors que le secteur bancaire s’est avéré résilient et que les prêts non performants ont été considérablement réduits, sauf dans le cas de trois États membres, cette résilience pourrait être compromise en cas de nouveau ralentissement économique. Le CESE met en garde contre ces effets de second tour. Concernant la hausse des prix, il est urgent de protéger les plus vulnérables et de préserver le pouvoir d’achat des ménages à revenus faibles et intermédiaires, qui représentent une part importante de la demande. |
| 3.3.3. | Le CESE se félicite vivement des mesures prises pour protéger les groupes les plus vulnérables et atténuer les répercussions sociales des multiples crises au sein de l’Union, comme l’instrument SURE, ainsi que pour soutenir les personnes fuyant l’Ukraine. Le CESE partage également l’avis de la Commission selon lequel il importe de garantir l’accès à une éducation de qualité à tous les niveaux, d’offrir une couverture adéquate grâce à des filets de protection sociale et de proposer des logements sociaux et abordables, ainsi que des systèmes de soins de santé efficaces, résilients et durables. Le CESE attire l’attention sur la nécessité de soutenir également les jeunes touchés par la crise énergétique. En effet, il est essentiel de mettre pleinement en œuvre le socle européen des droits sociaux: son application dans le cycle du semestre européen ainsi que son suivi au moyen du tableau de bord social marquent un pas dans la bonne direction. Enfin, les réformes et les investissements dans le cadre des PNRR, qui contribuent à l’inclusion sociale et à la résilience, sont les bienvenus. |
| 3.3.4. | Les entretiens menés dans le cadre de la résolution du CESE sur la participation de la société civile organisée révèlent que la dimension sociale est relativement peu développée dans certains PNRR. Le CESE recommande d’accorder une attention particulière aux effets distributifs et d’examiner attentivement le socle européen des droits sociaux dans le contexte des PNRR. Le CESE demande par ailleurs qu’une estimation des investissements nécessaires à la mise en œuvre du socle soit fournie. Le CESE souligne qu’il importe de trouver un équilibre entre les libertés économiques, d’un côté, et les droits sociaux et les droits relatifs au marché du travail, de l’autre. Les législations nationales de protection des travailleurs ne devraient jamais être considérées comme des obstacles administratifs au bon fonctionnement du marché (20). Dans le cadre du renforcement du marché unique, les droits sociaux et les droits des travailleurs devraient être respectés de la même manière afin de préserver, en toute équité, les progrès qu’accomplit l’Union sur la voie de la durabilité économique, sociale et environnementale. |
3.4. Stabilité macroéconomique
| 3.4.1. | La promotion et la mise en œuvre d’un soutien budgétaire national et européen à grande échelle ont contribué de manière décisive à préserver la stabilité économique, sociale et politique, notamment parce que ces mesures ont renforcé la confiance. De plus, alors que la reprise économique est fortement ébranlée depuis le début de la guerre, l’orientation budgétaire expansionniste de 2022 contribuera très probablement à modérer une nouvelle fois les incidences de la crise récente et à préserver la stabilité. Le CESE soutient les recommandations de la Commission visant à permettre le fonctionnement des stabilisateurs automatiques et à renforcer les investissements pour mettre en œuvre la double transition. En particulier, il se félicite que la clause dérogatoire générale continue de s’appliquer tout au long de l’année 2023, puisque la situation économique de l’Union n’est pas revenue à la normale et que les États membres doivent être en mesure de réagir rapidement si nécessaire. Le CESE prend acte que la BCE a relevé les taux d’intérêt pour la première fois en onze ans, et demande instamment que des mesures soient prises pour garantir que les écarts de rendement des obligations européennes se trouvent à un niveau modéré et éviter les turbulences sur les marchés financiers, afin de ne pas mettre en péril les investissements privés dans la transition énergétique et d’éviter une récession. Bien que ces objectifs puissent nécessiter de recourir largement à la panoplie d’outils de la BCE, la politique monétaire seule ne permettra pas de freiner durablement la dynamique actuelle des prix. |
| 3.4.2. | Le CESE accueille favorablement les mesures budgétaires discrétionnaires visant à atténuer, pour les secteurs les plus vulnérables et particulièrement exposés, les effets des prix élevés de l’énergie, qui atteignent, selon les estimations, 0,6 % du PIB de l’Union en 2022. Toutefois, la pénurie d’énergie et les conséquences sur les prix des autres matières premières pourraient aussi se révéler non négligeables à moyen terme, et il en va de même en ce qui concerne les tensions géopolitiques actuelles et les pressions à la baisse qui s’exercent sur l’économie européenne. En outre, les faibles perspectives de croissance et l’intensification des pressions sur les prix mettent la politique économique de l’Union face à de nouveaux dilemmes. Par conséquent, le CESE soutient la recommandation de la Commission selon laquelle l’Union devrait se tenir prête à réagir à l’évolution de la situation économique. Il convient de suivre la situation avec une grande attention, afin de détecter à un stade précoce les nouvelles turbulences nécessitant une impulsion budgétaire stabilisatrice et d’anticiper la nécessité d’étendre les mesures de soutien. |
| 3.4.3. | Le CESE émet des réserves quant à la limitation de la croissance des dépenses courantes financées à l’échelon national en dessous du niveau de la production potentielle à moyen terme dans les États membres fortement endettés. Il précise en outre que tout contrôle des dépenses primaires courantes doit tenir compte des répercussions sociales et met en garde contre les réductions des dépenses sociales, de santé et d’éducation. En revanche, les divergences entre les États membres devraient être traitées dans une optique axée sur la prospérité, par exemple en promouvant la recherche et le développement ou encore en renforçant la formation. Le CESE exprime par ailleurs des doutes quant au projet d’évaluer s’il est opportun d’entamer des procédures concernant les déficits excessifs (PDE) au printemps 2023. Il souligne également que les règles budgétaires de l’Union n’ont presque pas été mises en œuvre (21), et que les sanctions de la deuxième phase de la procédure concernant les déficits excessifs n’ont jamais été appliquées, car en période de difficultés économiques, elles auraient encore aggravé la situation. De plus, le CESE s’interroge sur l’éventuelle application des PDE alors que la clause dérogatoire est toujours en vigueur. |
| 3.4.4. | Le CESE réitère ses observations sur les lacunes du cadre budgétaire actuel et renouvelle son appel en faveur d’une modernisation de ce cadre, notamment par la définition d’objectifs réalistes et opérationnels en matière de déficit et de dette (22), par l’intégration d’une règle d’or en matière d’investissement et par l’instauration d’une plus grande flexibilité et d’une différenciation par pays sans pour autant mettre en péril la viabilité budgétaire à moyen terme. Il convient de maintenir la valeur de l’euro en état sain, au moyen d’une approche monétaire et budgétaire équilibrée, conforme à une bonne gouvernance macroéconomique. Le CESE a aussi invité la Commission à présenter des lignes directrices pour une période de transition au cours de laquelle la procédure concernant les déficits excessifs ne devrait pas être déclenchée, avant l’entrée en vigueur du cadre révisé (23). De surcroît, le Parlement européen a souligné, dans sa résolution du 8 juillet 2021, «qu’il est important de disposer d’une trajectoire claire vers un cadre budgétaire révisé, de préférence avant de désactiver la clause dérogatoire générale», et a souligné que «l’application du cadre budgétaire actuel, en particulier les trajectoires d’ajustement, entraînerait une réduction très rapide de la dette, ce qui pourrait compromettre la trajectoire de reprise des économies». Enfin, il convient d’envisager de créer des fonds de l’Union appropriés afin d’éviter les risques pour la stabilité et d’accroître la capacité de préparation et de réaction aux crises. |
| 3.4.5. | Le CESE soutient pleinement la recommandation selon laquelle il convient de poursuivre les actions concertées visant à intensifier la lutte contre la planification fiscale agressive et l’évasion fiscale, ainsi que les retombées qui en découlent entre les États membres, et préconise une action coordonnée. Le CESE se félicite de l’accord de l’OCDE sur la réforme de la fiscalité des entreprises et encourage les États membres à le mettre en œuvre rapidement. L’Union devrait promouvoir cet accord au niveau international, en particulier auprès de ses grands partenaires commerciaux. Il convient d’ajouter que le passage d’une fiscalité pesant sur le travail à un soutien apporté à la double transition constitue une stratégie opportune, pour autant que l’impact distributif soit soigneusement pris en considération. Par exemple, l’impôt foncier entraîne moins de distorsions et permettrait une réorientation de la charge fiscale du travail. Le CESE attire en outre l’attention sur le fait que, dans le cadre d’une politique budgétaire prudente, seules les mesures liées aux dépenses sont abordées, et non les mesures fondées sur les recettes. Dans l’ensemble, un système de recettes équitable constitue une condition préalable à la viabilité budgétaire et au rétablissement de finances publiques saines, en particulier dans les pays lourdement endettés. |
Bruxelles, le 27 octobre 2022.
La présidente du Comité économique et social européen
Christa SCHWENG
(1) Voir l’avis du CESE sur l’«Examen annuel 2022 de la croissance durable» (JO C 275 du 18.7.2022, p. 50).
(2) Voir European Economic Forecast. Spring 2022 (europa.eu) («Prévisions économiques européennes, printemps 2020»), page 1.
(3) COM(2022) 230 final.
(4) Communication de la Commission européenne «Vers une économie verte, numérique et résiliente: notre modèle européen de croissance».
(5) Communication «Semestre européen 2022 — paquet de printemps», Commission européenne (europa.eu).
(6) Summer 2022 Economic Forecast: Russia’s war worsens the outlook (Prévisions économiques de l’été 2022: la guerre menée par la Russie assombrit les perspectives) (europa.eu).
(7) Spring 2022 Economic Forecast: Russian invasion tests EU economic resilience (Prévisions économiques du printemps 2022: l’invasion russe met la résilience économique de l’UE à l’épreuve), Commission européenne (europa.eu).
(8) Voir l’avis du CESE sur l’«Examen annuel 2022 de la croissance durable» (JO C 275 du 18.7.2022, p. 50).
(9) Discours de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, pendant le débat qui a eu lieu lors de la session plénière du Parlement européen (8.6.2022) sur les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen des 30 et 31 mai 2022.
(10) JO C 155 du 30.4.2021, p. 1.
(11) Voir la résolution du CESE intitulée «Comment améliorer la participation de la société civile organisée aux plans nationaux pour la reprise et la résilience?» (JO C 323 du 26.8.2022, p. 1).
(12) Conférence annuelle ESG 2022, Comité économique et social européen (europa.eu).
(13) 2021/2251(INI), paragraphe 88.
(14) COM(2022) 383 final.
(15) Contre 683 milliards d’euros par an investis au cours de la dernière décennie. Dans un scénario intermédiaire, les investissements annuels supplémentaires nécessaires étaient estimés à 360 milliards d’euros en moyenne jusqu’en 2030. Voir la contribution politique numéro 18/21 de Bruegel de septembre 2021. Des investissements encore plus importants seront nécessaires au-delà de 2030.
(16) COM(2022) 231 final.
(17) Voir l’avis du CESE sur le financement d’un fonds d’ajustement climatique à l’aide du Fonds de cohésion et de l’instrument de l’Union européenne pour la relance (JO C 486 du 21.12.2022, p. 23).
(18) Communication de la Commission européenne intitulée «Vers une économie verte, numérique et résiliente» [COM(2022) 83 final].
(19) Voir l’avis du CESE sur le thème «“Ajustement à l’objectif 55”: atteindre l’objectif climatique de l’UE à l’horizon 2030 sur la voie de la neutralité climatique» (JO C 275 du 18.7.2022, p. 101).
(20) Voir l’avis du CESE sur l’«Examen annuel 2022 de la croissance durable» (JO C 275 du 18.7.2022, p. 50), paragraphe 3.2.3.
(21) Selon les prévisions d’octobre 2015 du FMI, neuf États membres ne devaient pas respecter la règle de réduction de la dette de 1/20e au cours des trois années suivantes. La deuxième phase de la procédure concernant les déficits excessifs n’a pas été mise en œuvre (contribution politique de Bruegel, mars 2016).
(22) Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité, propose d’ajuster le ratio d’endettement de 60 % à 100 %, tout en maintenant le déficit annuel à 3 % du PIB.
(23) JO C 429 du 11.12.2020, p. 227, et JO C 105 de 4.3.2022, p. 11.
Initiative législative — 52022IP0451
15/12/2022
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15/12/2022
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15/12/2022
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15/12/2022