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Initiative législative — 52022IP0375

CELEX52022IP0375
TypeInitiative législative
Datejeudi 20 octobre 2022

Texte intégral

28.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 149/55


P9_TA(2022)0375

La situation au Burkina Faso à la suite du coup d’État

Résolution du Parlement européen du 20 octobre 2022 sur la situation au Burkina Faso à la suite du coup d’État (2022/2865(RSP))

(2023/C 149/07)

Le Parlement européen,

—

vu ses résolutions antérieures, notamment celles du 19 décembre 2019 sur les violations des droits de l’homme et notamment des libertés religieuses au Burkina Faso (1), du 16 septembre 2020 sur la coopération UE-Afrique en matière de sécurité dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest et dans la Corne de l’Afrique (2), et du 17 février 2022 sur la crise politique au Burkina Faso (3),

—

vu la déclaration de Jutta Urpilainen, commissaire chargée des partenariats internationaux, faite au nom du vice-président de la Commission / haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité le 4 octobre 2022 au Parlement européen à Strasbourg, et vu le débat qui a suivi,

—

vu les déclarations du vice-président de la Commission / haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité des 1er et 5 octobre 2022 sur le coup d’État au Burkina Faso et la situation dans le pays,

—

vu les communiqués des 30 septembre, 1er octobre et 2 octobre 2022 de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Burkina Faso, et la mission de la CEDEAO au Burkina Faso du 4 octobre 2022,

—

vu la déclaration du 30 septembre 2022 du président de la Commission de l’Union africaine condamnant la deuxième prise de pouvoir par la force au Burkina Faso,

—

vu la déclaration du 1er octobre 2022 du porte-parole du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Burkina Faso,

—

vu la déclaration du 7 octobre 2022 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation au Burkina Faso,

—

vu le protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO,

—

vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 9 mars 2020 intitulée «Vers une stratégie globale avec l’Afrique» (JOIN(2020)0004),

—

vu la résolution de l’Assemblée parlementaire paritaire du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de l’UE du 11 mars 2021 sur la démocratie et le respect des constitutions dans l’Union et les pays ACP,

—

vu les objectifs de développement durable des Nations unies, notamment l’objectif no 16 visant à promouvoir l’avènement de sociétés justes, pacifiques et inclusives aux fins du développement durable,

—

vu la Déclaration universelle des droits de l’homme, le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels,

—

vu la charte africaine des droits de l’homme et des peuples,

—

vu la Constitution de la République du Burkina Faso,

—

vu l’accord de partenariat entre les membres du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d’autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 (4) (accord de Cotonou),

—

vu la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance,

—

vu la convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique,

—

vu la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979,

—

vu la convention des Nations unies de 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole de 1967,

—

vu l’article 132, paragraphes 2 et 4, de son règlement intérieur,

A.

considérant que, le 30 septembre 2022, des membres de l’armée du Burkina Faso, dirigés par le capitaine Ibrahim Traoré, ont mené un coup d’État et renversé le président, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba; que l’ancien président Damiba avait pris le pouvoir lors d’un coup d’État mené le 24 janvier 2022 qui avait renversé le président Roch Kaboré, élu démocratiquement en novembre 2020; que, comme l’ancien président Damiba avant lui, l’actuel président Ibrahim Traoré a justifié le coup d’État en invoquant l’incapacité des autorités à enrayer la détérioration de la situation en matière de sécurité;

B.

considérant qu’après le coup d’État de janvier 2022, dans le cadre d’une médiation de la CEDEAO, l’armée a convenu d’une période de transition jusqu’en juillet 2024, date à laquelle des élections démocratiques doivent avoir lieu; que l’Union européenne a fermement soutenu la CEDEAO dans ses efforts de médiation et a déployé des efforts considérables pour renforcer la coopération, y compris en matière de défense et de sécurité; que la CEDEAO a condamné le coup d’État de septembre 2022 au Burkina Faso et le juge inapproprié compte tenu des progrès accomplis dans les efforts visant à assurer un retour ordonné à l’ordre constitutionnel d’ici au 1er juillet 2024; que le coup d’État de septembre 2022 a également été dénoncé par l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies;

C.

considérant que, selon une campagne de désinformation, l’ancien président Damiba aurait trouvé refuge sous protection française, ce qui a été immédiatement et vigoureusement démenti par les autorités françaises, ainsi que par l’ancien président Damiba lui-même et par l’actuel président Ibrahim Traoré; que, dans le sillage du coup d’État, des manifestations ont éclaté, hostiles à la France et favorables à l’intensification de la coopération militaire avec la Russie; que l’ambassade et le consulat de France à Ouagadougou ont été vandalisés, tout comme les locaux de l’Institut français à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso; que plusieurs autres attaques ont été observées dans le pays, dirigées contre des institutions et des symboles européens;

D.

considérant que, le 2 octobre 2022, l’ancien président Damiba a démissionné de son poste de président après une médiation de chefs coutumiers; qu’il a subordonné sa démission à sept conditions, parmi lesquelles la nécessité de respecter l’accord avec la CEDEAO pendant une période de transition de 24 mois; que l’actuel président Ibrahim Traoré a accepté toutes ces conditions;

E.

considérant que, le 4 octobre 2022, la CEDEAO a déployé une mission d’information sur le coup d’État de septembre 2022 et s’est entretenue avec les nouveaux dirigeants; qu’après une réunion avec une délégation de la CEDEAO, le président Traoré s’est dit prêt à respecter le calendrier de transition convenu entre son prédécesseur et la CEDEAO; que le président Traoré s’est également dit prêt à honorer les engagements internationaux du Burkina Faso, notamment en ce qui concerne la protection des droits de l’homme;

F.

considérant que, le 15 octobre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a été désigné à l’unanimité comme président par les «Assises nationales» et que la charte de la transition a été adoptée;

G.

considérant que la constitution, suspendue dans un premier temps après le 30 septembre 2022, a été rétablie par l’«acte fondamental» adopté par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) le 5 octobre 2022, qui garantit le respect, par le Burkina Faso, des traités et accords internationaux auxquels il est partie et a assuré la continuité de l’État dans l’attente de l’adoption, par la suite, de la charte de la transition;

H.

considérant que, le 7 octobre 2022, le président Traoré a rencontré l’ensemble du corps diplomatique à Ouagadougou pour réaffirmer sa volonté de coopérer avec tous les partenaires du Burkina Faso; que le président Traoré a déclaré que le Burkina Faso considérait l’Union européenne simplement comme un partenaire «parmi d’autres»;

I.

considérant qu’Evgueni Prigojine, chef de l’entreprise militaire privée russe dite groupe Wagner, s’est félicité du coup d’État de septembre; que le groupe Wagner continue d’étendre ses activités dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest et est connu pour avoir commis de nombreux crimes de guerre dans la région;

J.

considérant que, depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à une vague de violence croissante attribuée aux combattants de groupes tels que le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaida, et l’État islamique au Grand Sahara, qui a fait des milliers de morts; que, le 26 septembre 2022, 37 personnes ont été tuées dans une attaque visant un convoi de ravitaillement près de Gaskindé; qu’un groupe affilié à Al-Qaida a revendiqué l’attentat, qui est considéré comme l’un des éléments déclencheurs du récent coup d’État, et à la suite duquel 70 conducteurs de camions sont portés disparus, selon leur syndicat; qu’environ 40 % du territoire du Burkina Faso est actuellement la cible de violences commises par des groupes rebelles armés et confronté à un manque de nourriture, d’eau, d’électricité et de soins de santé de base en raison du blocus imposé par ces groupes; que l’opération Barkhane dans la région du Sahel a été remise en question par certaines parties de la population et certains dirigeants politiques;

K.

considérant que 1,9 million de personnes ont été déplacées en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, dont plus de la moitié sont des enfants; que parmi les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les femmes et les jeunes sont exposés à des menaces particulièrement graves, notamment l’exploitation sexuelle et par le travail, la violence sexiste, le recrutement forcé et la traite des êtres humains; que la présence de déplacés internes et de réfugiés peut susciter des conflits avec les populations locales du fait de la rareté des ressources naturelles si aucune mesure adéquate n’est prise pour leur fournir un toit, un emploi et de quoi se nourrir;

L.

considérant que la formation de personnel burkinabè était en cours dans le cadre de la mission de formation de l’UE au Mali et de la mission de renforcement des capacités de l’UE au Sahel, mais qu’elle a été suspendue après le coup d’État de septembre 2022 et n’a pas atteint son objectif premier;

M.

considérant qu’en octobre 2022, 4,9 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire au Burkina Faso, dont 3,4 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave;

N.

considérant que le mécontentement avait grandi et que les critiques s’étaient multipliées devant l’incapacité des gouvernements précédents à relever les énormes défis sécuritaires, sociaux et économiques au Burkina Faso causés par la propagation des attentats terroristes;

O.

considérant que plus d’un milliard d’euros ont été alloués au Burkina Faso sur la période 2014-2020, au titre de l’ensemble des instruments de financement de l’Union; que, dans le cadre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI), le soutien de l’Union devrait s’élever à 384 millions d’euros pour la période 2021-2024;

P.

considérant que les événements dans la région du Sahel ont une importance et des conséquences à la fois pour le reste de l’Afrique et pour l’Europe; que le Burkina Faso revêt une importance régionale essentielle, étant donné qu’il est stratégiquement situé et fait figure de pont entre le Sahel et les États côtiers d’Afrique de l’Ouest;

1.

condamne le coup d’État militaire du 30 septembre 2022 au Burkina Faso; regrette que cet acte oblitère les progrès récemment accomplis sur la voie d’un retour ordonné à l’ordre constitutionnel;

2.

invite le prochain gouvernement à tenir sa promesse de respecter les engagements internationaux du pays, y compris ceux liés à la promotion et à la défense des droits de l’homme; prie instamment le prochain gouvernement de permettre aux citoyens, y compris à tous les groupes minoritaires, d’exercer leurs droits civils et politiques, y compris leur droit à la liberté de réunion, d’association et d’expression; est extrêmement préoccupé par les signalements qui continuent de faire état de violations des droits de l’homme;

3.

demande que l’ordre constitutionnel soit rétabli d’urgence, notamment en remettant immédiatement en place un gouvernement civil; appelle le prochain gouvernement à tenir son engagement de respecter le calendrier convenu en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et d’élections inclusives et transparentes d’ici au 1er juillet 2024; exprime son plein soutien à la CEDEAO et à l’Union africaine pour leurs efforts de médiation au Burkina Faso et se déclare prêt à soutenir ces efforts dans toute la mesure du possible; invite la communauté internationale, et notamment l’Union européenne, à appuyer ces efforts et à apporter leur soutien pour assurer une transition sûre; exprime son soutien aux observateurs électoraux au Burkina Faso et à une mission d’observation électorale de l’Union;

4.

prie instamment le prochain gouvernement de promouvoir un véritable dialogue national, qui soit honnête, transparent et inclusif, avec la participation active et effective de tous les secteurs de la société civile, afin de définir une vision d’avenir claire pour la démocratie burkinabè et de favoriser une société plus inclusive et plus solidaire; demande que les femmes soient davantage associées et puissent activement participer aux processus de décision ainsi qu’aux efforts de réconciliation et de consolidation de la paix;

5.

prie instamment le prochain gouvernement de redéfinir sa réponse sécuritaire, en plein partenariat avec la communauté internationale, de manière à respecter l’état de droit, à protéger les droits de l’homme et à rétablir la confiance publique; souligne, à cet égard, que la consultation nationale en cours est l’occasion de mettre en œuvre d’importantes réformes du secteur de la sécurité;

6.

exprime sa sympathie et ses condoléances à la population du Burkina Faso, qui a subi trop d’attaques violentes, souvent commises par des djihadistes; souligne que l’Union se tient aux côtés du Burkina Faso et de sa population et qu’elle est prête à intensifier son engagement; souligne que les dirigeants burkinabè doivent créer les conditions permettant un tel partenariat renforcé;

7.

condamne les attaques contre l’ambassade et le consulat de France, l’Institut français et d’autres institutions et symboles européens au Burkina Faso pendant et après le coup d’État; exhorte le prochain gouvernement à respecter les obligations juridiques internationales du pays en matière de protection du personnel et des locaux diplomatiques, et à garantir la sécurité des ressortissants étrangers qui vivent dans le pays; se déclare préoccupé par l’intensification des campagnes de désinformation russes contre les missions et opérations de l’Union en Afrique;

8.

prie instamment toutes les parties concernées de respecter la liberté de la presse et des médias et de permettre aux journalistes et aux médias d’accomplir leur travail librement et en toute sécurité, notamment en rendant compte de la situation des personnes déplacées à l’intérieur du pays et des opérations des forces de sécurité;

9.

demande instamment aux autorités d’assurer la protection des défenseurs des droits de l’homme et des organisations de la société civile dans l’exercice de leur mission; engage l’Union et ses États membres à renforcer la protection et le soutien aux défenseurs des droits de l’homme au Burkina Faso; condamne le recours à la violence sexuelle et toutes les formes d’intimidation dans les situations de conflit;

10.

exhorte le prochain gouvernement à mener des enquêtes rapides, approfondies et impartiales sur tous les décès et blessures liés au coup d’État, y compris ceux survenus lors de pillages et de manifestations, à garantir une justice indépendante et impartiale et à faire en sorte que les victimes et les survivants obtiennent justice;

11.

se dit profondément préoccupé par les activités du groupe Wagner dans la région; recommande vivement au prochain gouvernement de s’abstenir de tout type de partenariat avec le groupe Wagner; est fermement convaincu que la participation de sociétés de sécurité privées accusées de violations flagrantes des droits de l’homme irait à l’encontre de l’objectif consistant à apporter la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso; attire l’attention sur le bilan très négatif de l’engagement de la Russie au Mali, où, en raison de l’impunité et de l’échec des tactiques militaires, la population subit désormais des menaces terroristes accrues et des violations des droits de l’homme commises par des mercenaires; invite instamment l’Union européenne et les pays africains à prendre des mesures judiciaires, y compris des sanctions pénales, contre les violations des droits de l’homme résultant des activités des entreprises militaires et de sécurité privées;

12.

demande à l’Union et à ses États membres d’accroître leur soutien financier et leur aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents de la population du Burkina Faso, et en particulier ceux des personnes déplacées et des réfugiés dans les pays voisins; invite le prochain gouvernement à soutenir et à faciliter le travail des organisations humanitaires au Burkina Faso en veillant à ce qu’elles bénéficient d’un accès humanitaire sans entrave; constate avec inquiétude que les menaces qui pèsent sur la sécurité amoindrissent l’efficacité de l’aide humanitaire et de la coopération au développement;

13.

demande à l’Union et à ses États membres de tenir compte, lors de l’élaboration de leurs politiques relatives au Sahel, de la nécessité absolue de soutenir la bonne gouvernance, la société civile, le développement et les investissements pour un avenir plus positif pour les communautés sahéliennes, et de procéder à une analyse d’impact du G5 Sahel; invite l’Union et ses États membres à travailler conjointement avec la CEDEAO, les autorités de transition et toutes les parties prenantes du Burkina Faso afin de redoubler d’efforts dans les domaines de la coopération en matière de sécurité, du développement, de l’éducation et de l’adaptation au changement climatique, dans le but de lutter contre la pauvreté et de prévenir toute radicalisation future;

14.

invite la communauté internationale, et notamment l’Union, à évaluer d’urgence, en coordination avec leurs partenaires internationaux et les institutions internationales compétentes, tous les moyens disponibles pour éviter un défaut de paiement de la dette du Burkina Faso;

15.

constate une diminution du soutien dont bénéficient les activités de l’Union pour la consolidation de la paix et la coopération au développement dans la région; invite la Commission à renforcer ses actions en faveur des droits de l’homme et de la coopération humanitaire et au développement dans la région et à améliorer la visibilité de ces activités;

16.

invite les États membres à respecter leurs obligations internationales et à mettre en œuvre un système de contrôle et de traçage approfondi de leurs exportations d’armes, afin d’éviter leur utilisation abusive et l’aggravation des violations des droits de l’homme;

17.

demande instamment à l’Union d’œuvrer en faveur du droit du Burkina Faso à la souveraineté alimentaire, moyen de parvenir à la sécurité nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté, en accordant une attention particulière aux femmes et à l’agriculture familiale, dans le but de garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires abordables et accessibles;

18.

se dit préoccupé par le fait que l’instabilité politique et sécuritaire et la situation socio-économique et humanitaire désastreuse au Burkina Faso offrent aux groupes terroristes l’occasion de faire des ravages et ont de graves conséquences internationales; souligne que le terrorisme et l’instabilité dans la région du Sahel posent de multiples problèmes et compromettent la consolidation démocratique et l’état de droit; rappelle qu’il est essentiel de s’attaquer à la dynamique structurelle qui sous-tend les problèmes actuels pour renforcer la légitimité populaire des gouvernements démocratiquement élus; invite la communauté internationale, y compris l’Union, à renforcer la coopération et le soutien pour relever tous ces défis;

19.

exprime sa considération et rend hommage aux chefs religieux et coutumiers du Burkina Faso, qui ont joué un rôle de médiation essentiel et se sont activement engagés dans la lutte contre la violence et la haine au cours des différentes crises qu’a connues le pays; invite les dirigeants burkinabè à renforcer la protection des minorités, y compris des minorités religieuses;

20.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission / haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, aux autorités de la République du Burkina Faso, au secrétariat du G5 Sahel, aux coprésidents de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE et au Parlement panafricain, à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, au secrétaire général des Nations unies, à l’Assemblée générale des Nations unies, ainsi qu’à l’Union africaine et à ses institutions.

(1) JO C 255 du 29.6.2021, p. 45.

(2) JO C 385 du 22.9.2021, p. 24.

(3) JO C 342 du 6.9.2022, p. 290.

(4) JO L 317 du 15.12.2000, p. 3.


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