| CELEX | 52022IP0401 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 22 novembre 2022 |
| 11.5.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 167/8 |
P9_TA(2022)0401
Rapport de mise en œuvre sur le Conseil européen de l'innovation
Résolution du Parlement européen du 22 novembre 2022 sur la mise en œuvre du Conseil européen de l’innovation (2022/2063(INI))
(2023/C 167/02)
Le Parlement européen,
| — | vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE) et, plus particulièrement, son titre XIX, |
| — | vu le règlement (UE) 2021/695 du Parlement européen et du Conseil du 28 avril 2021 portant établissement du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» et définissant ses règles de participation et de diffusion (1), |
| — | vu la décision du Conseil (UE) 2021/764 établissant le programme spécifique d’exécution du programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» (2), |
| — | vu le règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union (3), |
| — | vu les programmes de travail du Conseil européen de l’innovation (CEI) pour 2021 et 2022, |
| — | vu le rapport d’impact 2021 du CEI, |
| — | vu la communication de la Commission du 11 janvier 2018 intitulée «Évaluation intermédiaire du programme Horizon 2020: maximiser l’impact de la recherche et de l’innovation européennes» (COM(2018)0002), |
| — | vu l’évaluation d’impact du 7 juin 2018 accompagnant la proposition de la Commission relative à Horizon Europe (SWD(2018)0307), |
| — | vu la déclaration du comité CEI du 16 août 2022 relative à la discussion au sein de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement sur la mise en œuvre du CEI (4), |
| — | vu la déclaration du comité CEI du 9 février 2022 sur son programme de travail pour 2022 et sur l’avenir du Fonds du CEI (5), |
| — | Vu le communiqué de presse de la Commission du 5 août 2022 intitulé «EIC Accelerator implementation update» [le point sur la mise en œuvre de l’Accélérateur du CEI] (6), |
| — | vu l’article 54 de son règlement intérieur, ainsi que l’article 1er, paragraphe 1, point e), et l’annexe 3 de la décision de la Conférence des présidents du 12 décembre 2002 relative à la procédure d’autorisation pour l’élaboration de rapports d’initiative, |
| — | vu le rapport de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (A9-0268/2022), |
Objectifs généraux et structure du CEI dans le cadre d’Horizon Europe
| A. | considérant que le CEI représente le programme phare de l’Union en matière d’innovation, visant à identifier, développer et renforcer les innovations décisives, en particulier dans le domaine de la deep-tech; que le CEI facilitera et renforcera la mise en réseau et la coopération et créera des synergies entre les différentes communautés de l’innovation de l’Union et avec l’EIT en particulier, en garantissant une large couverture géographique; qu’il a été créé pour favoriser l’autonomie stratégique technologique de l’Union ainsi que pour améliorer le fonctionnement du marché européen du capital-risque; |
| B. | considérant que le règlement (UE) 2021/695 définit le CEI comme un «guichet unique géré au niveau central» qui «est axé principalement sur l’innovation radicale et de rupture et cible, en particulier, l’innovation créatrice de marchés, tout en soutenant également toutes les formes d’innovation, y compris l’innovation incrémentale»; |
| C. | considérant que le règlement (UE) 2021/695 dispose que le CEI doit fonctionner dans le respect de la valeur ajoutée manifeste de l’Union, de l’autonomie, de la capacité à prendre des risques, de l’efficience, de l’efficacité, de la transparence et de la responsabilité; |
| D. | considérant que, selon la décision (UE) 2021/764 du Conseil, le CEI poursuit deux objectifs: premièrement, recenser, développer et déployer des innovations à haut risque de tous types, y compris les innovations incrémentales progressives; et deuxièmement, soutenir l’expansion rapide des entreprises innovantes, au niveau international et au niveau de l’Union, sur le chemin qui mène des idées au marché. |
| E. | considérant que le CEI est mis en place au moyen de trois piliers principaux: l’Éclaireur du CEI; les activités de transition du CEI; et l’Accélérateur du CEI; |
| F. | considérant que l’Éclaireur accorde des subventions à des projets de pointe à haut risque qui explorent des domaines nouveaux et deep-tech dans le but de développer des technologies du futur innovantes et potentiellement radicales, ainsi que de créer de nouveaux débouchés commerciaux; |
| G. | considérant que l’Accélérateur soutient principalement les PME dans leur objectif de développer des innovations deep-tech de rupture sont essentielles à la croissance future de l’Europe et à son modèle d’autonomie stratégique ouverte; |
| H. | considérant que l’Accélérateur est mis en œuvre en recourant principalement au financement mixte du CEI accordé au moyen d’une procédure unique, claire et transparente et par une décision unique, fournissant à l’innovateur soutenu un engagement global unique portant sur des ressources financières couvrant les différentes étapes de l’innovation jusqu’au déploiement sur le marché, y compris les stades précédant la commercialisation en série; |
| I. | considérant que la législation relative à Horizon Europe permet à l’Union de supporter seule le risque initial de l’innovation sélectionnée; |
| J. | considérant que la décision (UE) 2021/764 du Conseil exige que la Commission établisse une entité ad hoc pour mettre en œuvre le financement mixte du CEI et gérer tous les éléments opérationnels des projets relevant de l’Accélérateur; |
Résultats du projet pilote
| K. | considérant que le projet pilote et le projet pilote renforcé du CEI ont démontré avec succès la faisabilité du CEI en tant que programme à part entière, comme indiqué dans les conclusions générales de l’étude d’évaluation publiée en 2022 par la Commission (7), malgré certains problèmes initiaux, notamment le manque de clarté de la communication avec les bénéficiaires sur les conditions d’investissement des entreprises; |
| L. | considérant que l’efficacité du projet pilote du CEI a été mise à mal en raison des faibles taux de réussite; |
| M. | considérant qu’entre 2018 et 2020, le projet pilote du CEI a financé 330 projets «Éclaireur» dans le cadre d’appels à propositions faisant l’objet d’un grand nombre de soumissions; |
| N. | considérant que la répartition géographique de la participation et, en particulier, la coordination du projet pilote «Éclaireur» se concentraient dans l’EU-15 et les pays associés; que la position d’un pays dans le tableau de bord européen de l’innovation semble découler du nombre de candidatures et de projets sélectionnés de ses innovateurs dans le projet pilote «Éclaireur», les leaders de l’innovation ayant les taux de réussite les plus élevés et les innovateurs émergents les plus faibles; |
| O. | considérant que le Fonds du CEI, dans sa structure initiale mise en place en 2020 dans le cadre du projet pilote du CEI, fonctionnait correctement; que 140 décisions d’investissement en fonds propres ont été prises, malgré les retards et les problèmes récurrents dans la signature de l’instrument de financement mixte; que ces décisions ont été prises, avec un ratio de levier de 2,7, ce qui montre que le Fonds du CEI a été en mesure d’établir un co-investissement important dans sa structure initiale; |
| P. | considérant que l’étude d’évaluation conclut que «le fonds du CEI poursuit des objectifs de politiques publiques et comble des défaillances du marché bien identifiées» et qu’«un problème récurrent s’agissant de la structure du fonds du CEI réside dans l’interprétation de deux règles d’éligibilité: caractère non finançable et co-investissement»; |
| Q. | considérant que la procédure de diligence raisonnable établie dans le cadre du projet pilote du CEI a été particulièrement fructueuse parce qu’elle a permis de réaliser des évaluations de qualité, comme le confirme le fait que plusieurs de ces évaluations ont été utilisées pour attirer des investisseurs extérieurs, ce qui indique que les investisseurs fondent leurs décisions d’investissement sur une diligence raisonnable de qualité suffisante; |
| R. | considérant que les conseils professionnels structurés en investissement fournis par le comité d’investissement et l’équipe de la Banque européenne d’investissement (BEI) intégrée à l’Agence exécutive pour le Conseil européen de l’innovation et les PME (EISMEA) ont permis d’assurer une diligence raisonnable de qualité grâce à la coopération unique entre l’EISMEA et la BEI, associée à l’expertise en matière d’investissement apportée par les experts externes, y compris les investisseurs en série et les fonds de capital-risque, au sein du comité d’investissement; |
État d’avancement de la mise en œuvre du CEI dans le cadre d’Horizon Europe
| S. | considérant que le modèle de convention de subvention annotée pour Horizon Europe a été publié très tardivement, ce qui a créé une grande incertitude parmi les demandeurs, y compris les demandeurs potentiels au titre du CEI; |
| T. | considérant que la mise en place de gestionnaires de programmes est susceptible d’accroître l’efficacité du CEI; considérant que neuf autres gestionnaires de programmes ont été nommés; |
| U. | considérant que le travail des gestionnaires de programme manque encore de visibilité et est perçu par les parties prenantes comme peu transparent; |
| V. | considérant que le CEI est un nouveau type de programme qui comporte plus de risques financiers que les dépenses classiques de l’Union et qui nécessite une stratégie d’audit spécifique; |
| W. | considérant que 1,55 milliard d’euros ont été mis à la disposition du CEI dans le cadre du programme de travail 2021 et 1,71 milliard d’euros pour celui de 2022; qu’au cours de ces deux années, environ 430 millions d’euros ont été prélevés sur le budget de NextGenerationEU et mis à la disposition des volets «subventions» du CEI; qu’environ 52 % du budget disponible ont été alloués aux appels ouverts ascendants dans le cadre des appels ouverts; que 65 % des fonds disponibles ont été alloués aux volets «subventions» du CEI, tandis que 35 % ont été alloués aux volets «investissement»; que près de 70 % des fonds disponibles ont été alloués aux appels relevant de l’Accélérateur et 20 % à ceux relevant de l’Éclaireur; |
| X. | considérant que l’appel ouvert «Éclaireur» a enregistré un taux de réussite de 6,45 % en 2021 et de 7 % en 2022; que, dans le cadre de l’appel «Challenges» de l’Éclaireur de 2021, 403 propositions ont été soumises et 39 propositions ont été retenues, soit un taux de réussite de 9,7 %; |
| Y. | considérant que, pour l’Accélérateur, il y avait deux dates butoirs, en 2021 et 2022; |
| Z. | considérant que, jusqu’en septembre 2022, les seuls fonds transférés aux bénéficiaires de l’Accélérateur étaient des avances de subventions à délai d’engagement de 12 mois, aucun fonds n’a été transféré dans le cadre du soutien en fonds (quasi) propres et une seule décision d’investissement a été prise, entraînant un délai d’investissement largement supérieur à un an; considérant que la Commission n’a commencé qu’à l’été 2022 à signer les modalités d’investissement pour les bénéficiaires sélectionnés en 2021 que la plupart d’entre elles seront signées après l’été (8); |
Questions fondamentales liées à la mise en œuvre
Gestion du Fonds du CEI et considérations relatives à la restructuration du Fonds
| 1. | est très préoccupé par l’annonce, début 2022, de modifications de la structure du Fonds par rapport à la situation dans le cadre du projet pilote du CEI, alors que les entreprises des deux premières dates butoirs de 2021 avaient déjà été sélectionnées en vue d’un financement; |
| 2. | rappelle que le Fonds du CEI est mis en place pour soutenir les jeunes entreprises et les PME qui développent des innovations deep-tech; souligne que les flux de trésorerie sont essentiels pour ces entreprises, que des retards importants dans l’obtention des financements attendus peuvent conduire à la faillite; fait par conséquent observer que le Fonds du CEI doit être en mesure d’investir dans des délais compatibles avec le marché; déplore les cas où le Fonds du CEI n’a pas atteint cet objectif et où sa décision initiale d’investissement est devenue sans objet en raison de la longueur des délais et de l’évolution de l’entreprise pendant cette période; |
| 3. | s’inquiète des retards pris dans la mise en œuvre des actions de financement mixte dans le cadre de l’Accélérateur; souligne que les retards sont dus exclusivement à des différences de point de vue dans la mise en œuvre du CEI, lesquelles résultent d’interprétations divergentes par différents services de la Commission des textes juridiques relatifs à la gestion du fonds du CEI; relève que les conflits ne concernaient que le volet «fonds propres» du projet et n’auraient donc pas dû affecter les conventions de subvention; considère que ces conflits internes à la Commissin font peser une menace sur 96 entreprises européennes axées sur la deep-tech; est vivement préoccupé par le fait que, à l’exception d’une seule, aucune décision d’investissement réel n’ait été prise par le Fonds; |
| 4. | rappelle que le financement mixte du CEI devrait être accordé au moyen d’une procédure unique et par une décision unique, couvrant à la fois la subvention et les composantes des instruments financiers; souligne que la Commission devrait gérer tous les éléments opérationnels des projets relevant de l’Accélérateur; |
| 5. | reconnaît que la Commission a fait part de ses préoccupations quant à la gestion du Fonds du CEI en ce qui concerne les incidences sur les effectifs ainsi que la responsabilité potentielle de la Commission en termes de réputation pour les investissements; |
| 6. | prend acte des préoccupations en matière d’effectifs soulevées par la Commission en ce qui concerne la gestion du portefeuille d’investissement du Fonds du CEI; est conscient qu’il faut doter le Fonds du CEI en personnel et qu’il faut pour cela recruter suffisamment de personnes disposant d’une expérience importante en la matière; estime toutefois que l’emploi direct de ces personnes n’est pas la seule solution; souligne que le comité d’investissement initial et la BEI avaient élaboré un autre plan pour résoudre le problème des effectifs; conclut par conséquent que le problème des effectifs n’est pas une raison pour suffisante pour restructurer le Fonds; |
| 7. | prend acte du raisonnement de la Commission selon lequel l’article 11, paragraphe 3, de la décision (UE) 2021/764 du Conseil impose à la Commission d’étudier la gestion indirecte, ce qui entraîne des modifications de la structure du Fonds du CEI; |
| 8. | rappelle que le texte de l’article 11, paragraphe 3, a été inclus dans la proposition de la Commission relative à Horizon Europe et n’a jamais été contesté au cours de la procédure législative; souligne que la Commission aurait donc dû avoir pleinement connaissance de ce texte lors de la création du Fonds du CEI en 2020; souligne que la décision de la Commission relative à la création du Fonds du CEI, qui comprenait la structure initiale, a été adoptée par le collège des commissaires et a bénéficié du soutien de l’ensemble de la Commission; souligne qu’il en va de même pour le programme de travail 2021 du CEI, qui ne mentionnait pas la nécessité de restructurer le Fonds du CEI; conclut que la question du respect de l’article 11, paragraphe 3, a été soulevée en interne par la Commission vers l’été 2021, après le lancement du programme; estime que le fait de soulever une question aussi fondamentale au cours d’un programme en cours après avoir manqué plusieurs occasions de soulever la question au cours des trois années précédant son lancement est un cas de mauvaise gestion et le signe d’une réticence à accepter une nouvelle méthode de travail telle qu’envisagée par les colégislateurs; |
| 9. | fait valoir que l’article 11, paragraphe 3, n’est qu’une phrase isolée qui doit être replacée dans le contexte de la décision du Conseil; souligne que l’annexe de cette décision susmentionnée prévoit que la Commission «crée une entité ad hoc», sans fixer aucune autre condition; souligne également que le financement mixte du CEI visé à l’article 11, paragraphe 3, et défini au point 1.1.2 de l’annexe I de la décision du Conseil comporte à la fois les subventions et le soutien à l’investissement sous la forme de fonds propres ou d’autres formes remboursables; conclut par conséquent que l’exigence de gestion indirecte ne saurait comprise comme s’appliquant uniquement à la partie «investissement» du financement mixte et que ce paragraphe ne peut être interprété en ce sens que les deux composantes seraient distinctes dans leur mise en œuvre; |
| 10. | souligne qu’une décision d’investissement ne se prend qu’après avoir été mûrement réfléchie; souligne, par conséquent, le rôle du comité d’investissement du Fonds du CEI nommé par la Commission et le soutien précieux apporté par la BEI au devoir de diligence dans le cadre de l’EISMEA; regrette toutefois que les décisions ultérieures du Fonds du CEI, comme la participation à un cycle d’investissement après la décision d’investissement initiale ou l’établissement de la justification d’un investissement, semblent prendre trop de temps, ce qui s’explique en partie par le temps nécessaire à la BEI pour apporter sa contribution à cette décision. |
| 11. | remarque que le comité d’investissement du CEI et le conseil du Fonds du CEI, dans le cadre de la mise en place initiale du Fonds, comprenaient des représentants de la Commission ainsi que des experts externes, pour garantir un juste équilibre entre la cohérence des politiques et les décisions d’investissement professionnel; |
| 12. | note qu’en octobre 2022, la Commission avait adopté et mis en œuvre un «régime transitoire» en vertu duquel le Fonds du CEI reste la propriété de la Commission, tandis qu’un gestionnaire de fonds externe prendra les décisions d’investissement du Fonds; souligne que le gestionnaire externe de fonds sera également chargé de recruter du personnel pour le comité d’investissement, ce qui signifie que celui-ci ne sera plus composé d’experts indépendants et qu’aucun représentant de la Commission ne veillera à la cohérence des politiques; prend acte de la description de ce régime figurant dans le programme de travail 2022 du CEI; |
| 13. | note avec inquiétude que, jusqu’à la mise en place du régime transitoire pour les investissements annoncé dans le programme de travail 2022 du CEI, toutes les décisions d’attribution unique et toutes les décisions d’investissement concernant des investissements importants devaient être approuvées par le collège des commissaires et faisaient donc l’objet d’un degré supplémentaire de surveillance; considère qu’il s’agit d’une situation inacceptable parce qu’elle rend le processus décisionnel encore plus long, plus complexe et plus incertain pour les demandeurs; |
| 14. | constate avec une profonde inquiétude qu’il a fallu un an pour ne serait-ce que mettre en place le régime transitoire du Fonds du CEI en raison des discussions internes incessantes entre les différents services de la Commission; note qu’en juin 2022, la Commission a commencé à traiter les volets «subventions» des projets relevant de l’Accélérateur sélectionnés en juin 2021, ce qui indique que des progrès suffisants avaient été accomplis dans la mise en place du régime transitoire pour commencer à mettre en œuvre les projets de financement mixte; relève que la plupart des conventions de subvention pour les bénéficiaires sélectionnés au titre de la date butoir de juin 2021 ont été signées au cours de l’été 2022, ce qui signifie qu’il faut plus d’un an pour recevoir la subvention; note qu’en mai 2022, la Commission a fait savoir que les composantes des subventions pour les bénéficiaires de financements mixtes du CEI à partir de la date butoir d’octobre 2021 seraient finalisées d’ici fin mai / début juin (9); relève que la Commission a dû informer ces bénéficiaires au cours de l’été 2022 que les subventions ne seraient pas prêtes d’ici juillet et qu’ils devraient probablement attendre jusqu’en octobre 2022; conclut que, pour cette date butoir, le délai d’engagement sera également d’au moins un an; |
| 15. | fait valoir que l’article 216, paragraphe 1, du règlement financier habilite expressément la Commission à appliquer la gestion directe des investissements soit directement par la Commission (article 216, paragraphe 1 ter), soit au moyen d’une «structure d’investissement spécialisée» (article 216, paragraphe 1 bis); souligne que cette forme de mise en œuvre permet une plus grande flexibilité et une prise en compte plus stratégique des décisions d’investissement et de la gestion de portefeuille que la gestion indirecte; rejette l’idée selon laquelle le transfert de la gestion du Fonds à la BEI et à un gestionnaire de fonds externe permettra la souplesse et la réflexion stratégique nécessaires à la réussite du CEI; craint que le Fonds du CEI ne devienne tout simplement un autre fonds de capital-risque soutenu par la BEI; |
| 16. | souligne que les conseils stratégiques du comité CEI doivent être mis en œuvre de manière plus approfondie dans les travaux du CEI, y compris ses recommandations visant à accroître la diversité et l’inclusion des participants des pays de l’élargissement afin d’exploiter le potentiel des innovateurs dans toute l’Europe et d’encourager les collaborations pratiques avec l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT); |
Fonds du CEI en tant qu’investisseur unique
| 17. | est profondément préoccupé par la politique manifestement appliquée par le fonds du CEI qui ne lui permet jamais d’être l’investisseur principal dans le cadre d’une levée de fonds propres, en particulier en combinaison avec l’obligation pour les entreprises d’apporter des co-investissements correspondants provenant d’investisseurs externes; estime que cela va à l’encontre des objectifs stratégiques et de la logique principale du CEI; souligne que ce n’était pas la politique menée au début du projet pilote du CEI et que ce changement d’orientation a été introduit avec effet rétroactif pour les demandes présentées auparavant; est profondément préoccupé par le fait que cela a créé des problèmes de trésorerie pour de nombreux demandeurs et qu’un tiers seulement des investissements en fonds propres engagés ont effectivement été réalisés; souligne que le co-investissement ne devrait pas être une exigence préalable pour les projets, mais plutôt un objectif du Fonds du CEI pendant la durée de vie du projet de subvention; |
| 18. | rappelle que le CEI peut être le seul investisseur, assumant tous les risques d’un investissement, conformément au règlement (UE) 2021/695; fait observer que ce rôle ne semble être mis en œuvre que par l’octroi de prêts convertibles, tout en exigeant un co-investissement équivalent pour tout investissement en fonds propres; constate que jusqu’à présent, plus de 50 % des investissements au titre de la composante «fonds propres» ont pris la forme de prêts convertibles; souligne que l’une des raisons pour lesquelles le CEI a été mis en place était que l’Europe manquait d’investisseurs de capital-risque et, en particulier, d’investisseurs de capital-risque disposant d’une expertise sur les marchés deep-tech; note à cet égard qu’un marché dysfonctionnel ne peut constituer un mécanisme fiable et efficace pour guider les décisions d’investissement et de sortie du CEI; met en garde, à cet égard, sur le fait qu’une exigence de co-investissement qualifié pourrait aggraver les défaillances du marché que le CEI a été mis en place pour résoudre; |
| 19. | constate que l’exigence de co-investissement transforme le CEI en investisseur de suivi, ce qui lui fait courir le risque:
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| 20. | est alarmé par la pratique consistant à convertir en fonds propres les prêts convertibles pour les entreprises qui n’ont pas réussi à attirer des investissements supplémentaires, sur la base d’une valorisation établie au moment de l’octroi du prêt plutôt qu’au moment de la conversion du prêt; souligne à cet égard que le CEI a été mis en place pour faciliter le développement et l’expansion des jeunes entreprises précisément à un stade où les valorisations peuvent augmenter rapidement parce que les risques associés à une technologie diminuent vite et où l’entrée sur le marché approche; en déduit que le fait de s’appuyer sur une valorisation ancienne va à l’encontre des objectifs du CEI; souligne en outre que le Fonds du CEI est censé prendre des risques, mais qu’en utilisant des prêts convertibles, la majeure partie du risque est essentiellement transférée au demandeur; |
| 21. | relève qu’un investisseur principal externe apporte une valeur ajoutée parce qu’il peut avoir une connaissance hautement spécialisée du segment de marché pertinent pour un investissement spécifique, et que le Fonds du CEI, en raison de sa taille et de sa nature générale, ne possède peut-être pas ces connaissances spécialisées; constate par conséquent que l’investisseur principal spécialisé peut apporter une plus grande valeur ajoutée au développement de l’entreprise que le Fonds du CEI; observe en outre que la présence d’un investisseur principal externe garantirait que la valorisation et les autres conditions d’investissement sont fixées par le marché; |
| 22. | rejette fermement l’idée selon laquelle le Fonds du CEI ne peut être le seul investisseur ou l’investisseur principal; souligne que la capacité d’investir même lorsque le marché n’est pas prêt à le faire est l’une des principales justifications de l’existence du CEI; conclut que la politique d’investissement du Fonds du CEI devrait explicitement prévoir:
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| 23. | note que le point 1.2.3 de l’annexe I de la décision (UE) 2021/764 du Conseil impose au Fonds du CEI de définir et de mettre en œuvre une stratégie de sortie pour ses investissements; observe qu’aucune stratégie de ce type ne semble avoir été mise en place; |
Défauts dans la mise en œuvre
Procédure de demande
| 24. | souligne l’importance d’une procédure de demande accessible et efficace dans le cadre d’un programme visant à attirer les innovateurs les plus ambitieux; note que la procédure peut encore être améliorée comme suit:
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| 25. | constate avec inquiétude que les évaluateurs envoient des signaux confus aux parties prenantes au sujet du niveau de risque et de l’aspect finançable appropriés des propositions de l’Accélérateur du CEI, en particulier en ce qui concerne la participation des régions sous-représentées et des entreprises dirigées par des femmes; rappelle que l’un des principes fondamentaux du CEI est sa capacité à prendre des risques et que le point 1.1.2 de l’annexe I de la décision (UE) 2021/764 du Conseil souligne que l’un des objectifs essentiels de l’Accélérateur du CEI est d’apporter des fonds à des projets qui ne sont pas finançables; est profondément convaincu que l’Accélérateur du CEI ne peut réussir que s’il existe une politique et une communication claires sur le niveau de risque et l’aspect finançable appropriés des projets de l’Accélérateur du CEI; |
| 26. | s’inquiète du manque visible de transparence dans la gestion du programme, que les parties prenantes ont signalé; souligne les deux grandes préoccupations de celles-ci:
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| 27. | met l’accent sur l’importance de la fiabilité des délais annoncés pour l’octroi des subventions; souligne à cet égard que l’évaluation de l’appel «Open» de l’Éclaireur en 2021 a duré plus de cinq mois, alors que l’article 31 du règlement (UE) 2021/695 exige que les demandeurs soient informés des résultats du processus d’évaluation dans un délai de cinq mois; |
| 28. | fait part de ses préoccupations concernant le processus de soumission de l’Accélérateur du CEI, allongé et complexifié par le nombre élevé d’étapes et l’utilisation d’une plateforme propre au CEI, en dehors du portail officiel relatif aux possibilités de financement et aux appels d’offres; estime que le processus de soumission et d’évaluation d’un Accélérateur du CEI centré sur l’innovation devrait être facile à comprendre pour les entrepreneurs comme pour les scientifiques, équitable, transparent et conforme aux normes du secteur, et qu’il devrait prendre aussi peu de temps que possible; |
| 29. | est profondément préoccupé par le fonctionnement de la plateforme d’IA; note à cet égard que tant les demandeurs que les évaluateurs ont fait part de leurs préoccupations vis-à-vis de la plateforme; |
| 30. | souligne que le formulaire en ligne est chronophage, qu’il ne présente aucune souplesse en ce qui concerne la présentation des informations (il est impossible de changer le format ou d’ajouter des images) et qu’il recourt inutilement au jargon; observe que le «plan d’entreprise» qui en résulte ne semble pas conforme aux normes du secteur et n’adopte pas un format convivial pour les évaluateurs ou les gestionnaires de projets; |
| 31. | attire particulièrement l’attention sur l’allongement des propositions (entre 120 et 200 pages) par rapport au projet pilote du CEI (50 pages); rappelle que les évaluateurs disposent de 36 minutes pour évaluer une proposition complète lors de la deuxième phase; relève que c’est l’une des raisons pour lesquelles les parties prenantes ne sont pas satisfaites de la qualité de l’évaluation; |
| 32. | constate avec inquiétude qu’une seule appréciation négative lors de la deuxième phase de la procédure d’évaluation suffit à faire échouer une demande; juge cela disproportionné, étant donné que trois évaluateurs examinent la proposition et qu’ils fournissent tous une appréciation positive ou négative sur trois critères d’évaluation distincts; |
| 33. | apprécie, de même que la plupart des parties prenantes, l’introduction de la procédure de réfutation, car elle pourrait contribuer à améliorer l’évaluation; note toutefois que des améliorations sont nécessaires, étant donné que de nombreuses parties prenantes signalent qu’ils ne comprennent pas clairement ce qu’il advient des remarques de réfutation transmises par les demandeurs et que ces derniers n’ont que très peu de temps pour préparer leur réfutation; souligne que l’introduction de la procédure de réfutation est signalée comme l’une des causes de l’allongement du délai d’octroi; invite la Commission à améliorer la procédure de réfutation afin qu’elle devienne plus significative et qu’elle soit réalisée dans un délai plus court, de manière à respecter le délai d’octroi tout en laissant suffisamment de temps pour la préparation de la réfutation; |
| 34. | s’inquiète du besoin croissant qu’ont les demandeurs d’engager des consultants pour gérer la procédure de demande, en raison de sa complexité; |
| 35. | reconnaît que, pour faciliter la prise de décisions rapide de la part du CEI et le développement de jeunes entreprises deep-tech, les personnes employées par les organismes de recherche devraient être en mesure d’utiliser les résultats des projets de recherche pour créer de jeunes entreprises; se félicite à cet égard de l’introduction du concept d’«inventeur CEI» dans le modèle de convention de subvention et le programme de travail 2022; déplore que cette introduction s’accompagne d’une incertitude quant aux conséquences juridiques de ce concept pour les organismes de recherche; |
Autres questions soulevées
| 36. | souligne que le concept d’«inventeur CEI» devrait conduire à une utilisation fructueuse des résultats de recherche dans le développement d’activités économiques; en déduit qu’il ne devrait pas compromettre l’utilisation des résultats par d’autres experts au sein de l’organisme de recherche ou par l’organisme de recherche lui-même en vue de développer des activités économiques; estime que des droits d’accès étendus, sans limitation dans le temps, pour les inventeurs CEI ne se justifient que dans les cas où les organismes de recherche n’apportent pas le soutien nécessaire aux chercheurs individuels pour utiliser les résultats en vue de développer des activités économiques; croit par conséquent que ces droits d’accès devraient être accordés aux inventeurs CEI au cas par cas, lorsqu’il est évident que l’inventeur ne dispose pas du soutien nécessaire au sein de l’organisme de recherche; |
| 37. | déplore que, du fait des faibles taux de réussite du programme (6-10 %), un trop grand nombre de propositions de qualité ne soient pas financées; souligne que les faibles taux de réussite constituent une perte, puisque des innovations potentiellement porteuses de grands changements ne sont pas développées, mais aussi parce que la préparation des propositions a représenté une perte de temps et d’argent; à cet égard, demande la mise en place, lorsque cela est pertinent, de demandes en deux étapes, afin de limiter les pertes de temps et d’argent dans la préparation des propositions; |
| 38. | souligne que la capacité d’innovation, la croissance économique et la résilience de l’Europe sont compromises en raison de la faible participation des femmes sur la scène des jeunes entreprises et du capital-risque; se félicite à cet égard des efforts déployés par le CEI pour promouvoir l’encadrement féminin et la participation des femmes dans les jeunes entreprises et les sociétés de capital-risque; déplore que cela n’ait pas encore donné lieu à des changements suffisants; souligne à ce propos que seuls 1,8 % des investissements dans les jeunes entreprises européennes en 2021 ont bénéficié à de jeunes entreprises fondées exclusivement par des femmes et que seuls 9,3 % d’entre eux ont bénéficié à de jeunes entreprises fondées par des hommes et des femmes (10); |
| 39. | met l’accent sur l’importance du comité CEI en tant que conseiller principal de la Commission européenne pour la mise en œuvre du CEI et l’élaboration d’une politique d’innovation plus large, en particulier en ce qui concerne l’amélioration de l’écosystème d’innovation en Europe et le recensement des technologies présentant un intérêt stratégique; souligne que le comité CEI devrait être pleinement informé en temps utile, tant par l’Eismea que par les autres services de la Commission concernés, de toutes les évolutions dans la mise en œuvre du CEI, et qu’il devrait obtenir toutes les informations qu’il demande sur le CEI; |
| 40. | observe que les activités de transition du CEI font officiellement partie de l’Éclaireur, bien que leur mise en œuvre relève d’une partie distincte du programme; estime que les appels relatifs aux activités de transition représentent moins de 10 % des budgets du CEI au titre des programmes de travail 2021 et 2022; fait observer que ces appels sont les seuls auxquels la procédure accélérée pour la recherche et l’innovation est appliquée; approuve le recours à cette procédure pour l’appel relatif aux activités de transition et demande à la Commission de l’élargir à un plus grand nombre d’appels de l’Éclaireur; |
| 41. | souligne que le programme de travail 2022 fait référence au principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» à la fois en tant que critère d’évaluation pour l’Accélérateur du CEI et en tant que critère d’admissibilité pour le CEI en général; se déclare vivement préoccupé par l’obligation de respecter ce principe tel qu’il est inscrit dans le règlement (UE) 2020/852 (règlement sur la taxinomie) si elle concerne tous les appels, indépendamment de leur contenu ou de leur degré d’avancement; admet l’utilité de ce principe pour guider le choix des projets lorsque le contenu de l’appel d’offres est directement lié aux objectifs environnementaux de l’Union et que le déploiement sur le marché est imminent; souligne qu’il n’existe aucune base juridique pour une application généralisée de ce critère d’admissibilité supplémentaire à tous les appels à propositions; |
| 42. | salue les efforts déployés au sein du CEI pour définir un cadre approprié pour l’évaluation des performances du CEI; souligne que le caractère unique du CEI nécessite une approche sur mesure pour le suivi de ses performances et l’utilisation des résultats de ce suivi, afin de faire du CEI un acteur très performant du marché; |
Recommandations
| 43. | invite la Commission à réévaluer sa mise en œuvre du Fonds du CEI dans le cadre du programme Horizon Europe et à trouver un nouveau mode de gestion adapté à sa finalité et reflétant le caractère ambitieux et porteur de changement du CEI en tant qu’investisseur de référence pour l’innovation radicale en Europe; demande instamment à la Commission d’inclure dans cette nouvelle approche les principes suivants:
|
| 44. | prie instamment la Commission d’engager un dialogue ouvert avec le Parlement, le comité du programme concerné et le comité CEI afin de mettre au point une autre solution à long terme pour la structure du Fonds du CEI qui respecte pleinement la législation pertinente de l’Union et les principes susmentionnés; recommande de procéder à une évaluation approfondie des moyens d’améliorer la mise en œuvre du CEI, en envisageant la création d’un organe indépendant de l’Union au titre de l’article 187 du traité FUE qui serait le principal responsable de la mise en œuvre du CEI; souligne la nécessité de veiller à ce que les demandeurs soient toujours traités sur un pied d’égalité et à ce que la mise en œuvre garantisse la transparence, la responsabilité et la prévention des conflits d’intérêts; recommande de mettre en place un tel organe dès que possible, si l’évaluation approfondie conclut qu’il constituerait le cadre institutionnel le plus approprié pour mettre en œuvre l’Accélérateur selon les modalités exposées ci-dessus; |
| 45. | invite la Commission à accorder une attention particulière à la promotion des femmes dans le secteur de l’innovation, ainsi qu’à s’efforcer de parvenir à la parité dans tous les postes pertinents et à l’équilibre géographique des bénéficiaires du CEI entre les régions de l’Union; demande en particulier à la Commission d’inclure dans les programmes de travail du CEI des mesures spécifiques pour traiter ces deux sujets au sein du CEI; |
| 46. | recommande d’envisager un compartiment InvestEU en dehors du Fonds du CEI pour les entreprises qui ont simplement besoin de financements correspondant à leurs besoins pour mener à bien leurs cycles de développement; |
| 47. | invite la Commission à clarifier les règles et procédures relatives à l’interprétation des critères de non-finançabilité et de co-investissement, à améliorer la communication et à mieux associer les points de contact nationaux; |
| 48. | invite la Commission à appliquer le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» lorsque le contenu de l’appel d’offres est directement lié aux objectifs environnementaux de l’Union et que le déploiement sur le marché est imminent; la prie de ne pas faire de ce principe un critère d’admissibilité supplémentaire applicable à l’ensemble des projets du CEI; |
| 49. | demande à la Commission d’adapter le modèle de convention de subvention afin d’y inclure une définition claire de l’«inventeur CEI» et de définir une politique précise en matière de droits d’accès pour les inventeurs CEI qui leur confère des droits d’accès étendus uniquement lorsqu’un organisme de recherche ne dispose pas d’une politique et d’une structure actives pour soutenir l’utilisation des résultats de recherche à des fins d’activités économiques; |
| 50. | invite la Commission à mettre en place un système d’évaluation continue et rapide des performances du CEI, en particulier de l’Accélérateur; |
| 51. | demande à la Commission d’inclure une évaluation rigoureuse et continue de la procédure d’évaluation, en tenant compte comme il se doit des plaintes de demandeurs qui soulèvent des incohérences manifestes dans l’évaluation de leur proposition; invite la Commission à informer le Parlement de la manière dont elle traite les plaintes individuelles qui démontrent un manquement manifeste des évaluateurs; |
| 52. | recommande aux organes compétents de l’Union, y compris la Cour des comptes européenne et le comité CEI, d’élaborer une stratégie d’audit spécifique pour le CEI qui tienne compte de la nature particulière de ce dernier; |
| 53. | invite la Commission à inclure des mesures visant à améliorer la participation des PME et à rendre l’Accélérateur du CEI accessible et attrayant pour les PME innovantes, en simplifiant la procédure de demande afin de réduire les obstacles pour les PME; |
| 54. | suggère à la Commission de veiller à ce que l’instrument soutienne des projets d’une grande diversité d’échelles, de sorte que les petites entreprises qui développent et renforcent des innovations à fort impact puissent y avoir accès sur un pied d’égalité; |
| 55. | invite la Commission à réviser le processus de soumission actuel de l’Accélérateur du CEI et le délai d’octroi des subventions, en harmonisant la plateforme du CEI avec les critères d’évaluation de l’Accélérateur du CEI; estime que cette révision devrait viser à mettre en place un instrument rapide et simple, adapté aux besoins des jeunes entreprises deep-tech, avec l’objectif d’arriver à une période d’octroi des subventions de quatre à cinq mois; |
| 56. | demande à la Commission d’améliorer les synergies et la collaboration avec l’EIT; invite l’EIT et le CEI à systématiser leur échange d’informations et à disposer d’un membre commun dans leurs comités directeurs, afin d’éviter tout fonctionnement en silo et la duplication des efforts et des stratégies; |
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| 57. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission. |
(1) JO L 170 du 12.5.2021, p. 1.
(2) JO L 167 I du 12.05.2021, p. 1.
(3) JO L 193 du 30.7.2018, p. 1.
(4) https://eic.ec.europa.eu/news/statement-eic-board-discussion-european-parliament-itre-committee-eic-implementation-2022-08-16_en
(5) https://eic.ec.europa.eu/system/files/2022-02/Statement%20by%20the%20EIC%20Board%20on%20the%20EIC%20Work%20Programme%20for%202022%20and%20future%20of%20the%20EIC%20Fund.pdf
(6) https://eic.ec.europa.eu/news/eic-accelerator-implementation-update-2022-08-05_en
(7) Commission européenne, Étude d’évaluation du projet pilote du Conseil européen de l’innovation (CEI), 2022.
(8) https://eic.ec.europa.eu/news/eic-accelerator-implementation-update-2022-08-05_en
(9) https://sciencebusiness.net/news/commission-says-european-innovation-council-grant-logjam-end-june
(10) https://europeanwomeninvc.idcinteractive.net/
Initiative législative — 52022IP0451
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0450
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0449
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0448
15/12/2022