| CELEX | 52022IR2284 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 12 octobre 2022 |
| 30.12.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 498/24 |
Avis du Comité européen des régions — Le rôle du CdR pour favoriser la diplomatie climatique infranationale dans la perspective des COP 27 et COP 28
(2022/C 498/05)
|
RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
| 1. | souligne l’importance des gouvernements infranationaux dans la concrétisation de l’ambition climatique, en particulier pour la réalisation future des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, et dans la mise en œuvre des dispositions de l’accord de Paris afin d’atteindre l’objectif consistant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 oC; |
| 2. | déplore le manque de reconnaissance du rôle des collectivités infranationales dans les conclusions du Conseil du 21 février 2022 sur «La diplomatie climatique de l’UE: accélérer la mise en œuvre des résultats de la conférence de Glasgow», dans lesquelles le Conseil insiste sur l’importance capitale de la diplomatie climatique et de la coopération de l’UE avec les pays tiers en vue d’accélérer la mise en œuvre du pacte de Glasgow pour le climat adopté par la COP 26; |
| 3. | invite instamment les gouvernements nationaux à associer véritablement leurs gouvernements locaux et régionaux aux négociations relatives aux dispositions qui concernent les objectifs climatiques mondiaux et à la définition des contributions déterminées au niveau national (CDN) ainsi que des plans nationaux d’adaptation (PNA), dans la mesure où les collectivités locales et régionales sont les acteurs qui concrétisent les promesses faites et les engagements pris au niveau international; estime par conséquent que les CDN qui ne sont pas approuvées par les collectivités locales et régionales ne seront probablement pas mises en œuvre efficacement, et que la CCNUCC devrait systématiquement s’assurer, avant d’accepter les CDN, qu’elles répondent à cette condition; exhorte dès lors les gouvernements nationaux à inclure des représentants des régions et des communes dans les délégations nationales qui participent aux négociations du sommet de la CCNUCC sur le climat; |
| 4. | fait observer que les villes et les régions sont en première ligne dans la lutte contre les conséquences du changement climatique, telles que les catastrophes liées au climat, les incidences sociales comme la précarité énergétique et l’accroissement des problèmes de santé liés aux conditions météorologiques, les incidences environnementales comme la perte dramatique de biodiversité, d’écosystèmes et de leurs services, ainsi que les inégalités existantes aggravées par le changement climatique; souligne que la diplomatie climatique infranationale est nécessaire pour atteindre les objectifs nationaux en matière de climat, étant donné que les collectivités locales et régionales préparent et mettent en œuvre des plans détaillés d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de celui-ci qui prennent correctement en compte les circonstances environnementales locales, les besoins au plan socioéconomique et la justice énergétique et climatique; |
| 5. | souligne que les actions fructueuses en faveur du climat menées par les villes et les régions peuvent être plus ambitieuses que les objectifs nationaux sans nuire à la croissance et à la cohésion territoriale, en ce qu’elles produisent dans ce cas un puissant «effet de démonstration» et peuvent servir de levier aux groupes politiques nationaux et infranationaux qui visent à adopter des politiques climatiques plus progressistes; |
| 6. | estime essentiel de soutenir les réseaux climatiques des villes et des régions et de renforcer les activités qu’elles mènent dans le cadre de la diplomatie climatique infranationale, de manière à forger une résilience politique critique face au recul au niveau national et, partant, à préserver la réalisation des objectifs climatiques mondiaux; |
| 7. | reconnaît qu’en dialoguant avec les parties prenantes concernées au niveau local et régional, notamment les entreprises, les universités et centres de recherche, les organisations de la société civile et les citoyens, les villes et les régions contribuent à accroître la sensibilisation et l’acceptation par le public des actions en faveur du climat aux niveaux local, régional, national et mondial, ainsi qu’à permettre et à promouvoir une bonne qualité de vie pour tous dans les limites de notre planète; |
| 8. | rappelle que le programme climatique était l’un des principaux thèmes abordés par les panels de citoyens et l’assemblée plénière de la conférence sur l’avenir de l’Europe, qui ont abouti à 49 propositions assorties de mesures détaillées. Les citoyens de l’Union européenne plaident en faveur d’une transition écologique accélérée et insistent sur la nécessité de se concentrer sur l’éducation, l’amélioration de la communication et le traitement des questions de justice sociale (1); |
| 9. | rappelle que le changement climatique revêt une dimension de genre spécifique, dans la mesure où ses conséquences affectent davantage les femmes que les hommes au niveau mondial; indique dès lors qu’il est primordial de veiller à la participation de femmes dirigeantes aux négociations relatives au climat afin de garantir l’efficacité de l’action à cet égard, et que la diplomatie climatique infranationale peut contribuer à combler cet écart, étant donné que, toutes proportions gardées, davantage de femmes s’impliquent à l’échelon politique local; |
| 10. | fait valoir que les villes accueillent de nombreux jeunes qui agissent en première ligne de l’action pour le climat en mettant sur pied de nouveaux mouvements et initiatives tels que la grève des jeunes pour le climat, exerçant ainsi une pression d’un nouveau genre sur les gouvernements locaux, régionaux et nationaux. En travaillant de concert avec les organisations de jeunesse, les villes mettent à la disposition des jeunes des outils, des plateformes et des refuges adéquats pour leur permettre d’exprimer leurs points de vue par des rassemblements en rue ou grâce à leur participation aux réunions des conseils locaux. Somme toute, les villes et les régions œuvrent activement à forger les dirigeants de demain, qui sont prêts à s’attaquer aux problèmes locaux et à représenter leur propre communauté; |
| 11. | fait observer qu’il est particulièrement important d’associer les collectivités locales et régionales au recensement des possibilités et des risques que présentent les actions envisagées en faveur du climat pour l’emploi, les revenus et l’activité économique des personnes appartenant à différents genres, groupes d’âge, groupes de professions et secteurs d’activité; |
| 12. | est d’avis que, compte tenu de leur proximité vis-à-vis des citoyens, les villes et les régions remplissent une fonction utile pour parvenir à l’autonomisation, l’autodétermination et la bonne gouvernance des communautés: la diplomatie infranationale engendre un lien direct entre les citoyens et les questions mondiales, lequel permet de combler les lacunes démocratiques des systèmes traditionnels d’élaboration de politiques multilatérales, dans lesquels les citoyens ne participent pas suffisamment à la prise de décisions; |
| 13. | estime que la diplomatie climatique infranationale peut contribuer à surmonter certains obstacles spécifiques à la diplomatie entre États, tels que les situations fréquentes de blocage et les clivages entre le Nord et le Sud; |
| 14. | attire l’attention sur les alliances internationales de régions et de communes aux fins de l’action pour le climat, telles que la coalition Under2, qui fournissent, à l’échelon infranational, une contribution importante aux politiques internationales en matière de climat et qui devraient dès lors être davantage associées aux négociations des Nations unies; invite la Commission à inclure ces alliances dans sa diplomatie climatique; |
| 15. | attire l’attention sur plusieurs niveaux auxquels les acteurs infranationaux font progresser le programme international et européen en matière de climat:
|
| 16. | recense les principales difficultés en matière de coopération dans le développement futur de la diplomatie climatique infranationale entre les collectivités locales et régionales de l’UE et leurs homologues dans les pays tiers:
|
| 17. | invite dès lors la Commission européenne à combler ces lacunes et ces limites et à favoriser la diplomatie climatique infranationale entre les villes, les régions et les pays voisins et partenaires de l’Union avant les prochaines conférences des parties en Égypte, aux Émirats arabes unis et ailleurs; |
| 18. | comprend l’attention qu’il convient d’accorder aux grandes villes, compte tenu de leur puissance économique et du rôle décisif qu’elles jouent dans la crise climatique, d’une part parce qu’elles y contribuent, et d’autre part parce qu’elles pourraient receler des solutions essentielles pour la résoudre; estime toutefois que la nature du changement climatique exige une réponse qui soit pleinement intégrée sur l’ensemble du territoire, et demande dès lors que l’accent soit également placé sur les villes de petite et moyenne taille, lesquelles doivent se contenter d’une participation plus limitée aux réseaux et à la diplomatie des villes et jouissent d’une reconnaissance moindre sur la scène internationale; en outre, les réseaux ruraux existants aux niveaux international et local devraient être utilisés pour faciliter l’échange de connaissances; |
| 19. | souligne que les zones archipélagiques et les territoires insulaires du monde sont particulièrement vulnérables au changement climatique, et demande instamment qu’on améliore l’échange de connaissances en matière de climat entre les îles de l’UE ainsi qu’entre celles-ci et celles du reste du monde; |
| 20. | est disposé à faire office de principale institution de coordination de la diplomatie climatique infranationale dans l’UE et ses pays voisins; se tient prêt à assumer une plus grande responsabilité lors des réunions de la COP, à jouer un rôle de coordination et à relayer les points de vue des collectivités régionales et locales de l’UE, des Balkans occidentaux et de la Turquie ainsi que du voisinage oriental et méridional de l’Union; |
| 21. | s’engage à présenter les propositions de l’ARLEM et de la CORLEAP portant sur les questions climatiques à la CCNUCC dans le cadre de sa participation à la délégation officielle de l’UE à la COP; préconise que les collectivités locales et régionales soient associées à toutes les étapes de la préparation et aux négociations de la COP; |
| 22. | invite les institutions européennes, les institutions financières internationales et l’ensemble des partenaires internationaux, y compris les collectivités locales et régionales de l’UE qui contribueront à la reconstruction et au redressement des villes et des municipalités ukrainiennes ainsi que des sites industriels et énergétiques détruits par la guerre russe, à orienter les investissements de reconstruction vers les aspects les plus importants de l’accord de Paris ainsi que vers les objectifs du pacte vert pour l’Europe, en vue d’atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050, une autonomie énergétique fondée sur les énergies renouvelables, une économie sans carbone, une agriculture durable, ainsi que la conservation et la restauration des écosystèmes et de la biodiversité; |
| 23. | se félicite de la mise en place d’un programme spécifique dans le cadre des travaux de la CCNUCC sous la forme du programme de travail renforcé de Lima relatif au genre et de son plan d’action en faveur de l’égalité des sexes en vue de pallier l’absence d’une mise en œuvre des politiques climatiques qui réponde aux besoins spécifiques des hommes et des femmes et prenne en compte l’égalité des sexes, ainsi qu’en vue de garantir que se fasse entendre la voix des femmes dans le débat mondial et dans les négociations internationales sur le changement climatique; se félicite en particulier de la désignation pour chaque partie de points de contact nationaux pour le genre et le changement climatique; est prêt à coopérer avec la CCNUCC et les autres partenaires concernés du domaine; |
| 24. | comprend le rôle que jouent les villes dans le phénomène de la migration climatique mondiale en fournissant des emplois et des abris à ceux qui fuient des conditions environnementales défavorables et hostiles; les collectivités locales et régionales sont actuellement confrontées à des défis économiques et humanitaires sans précédent en raison des effets du changement climatique, car elles accueillent des réfugiés climatiques qui exercent une pression sur les ressources déjà limitées que peuvent offrir les villes; dans le même temps, les collectivités locales et régionales, ainsi que les organisations locales et les autres parties prenantes, peuvent apporter une réponse en temps utile à des questions telles que la détresse sociale et les catastrophes écologiques causées par l’afflux humain dans les zones urbaines; |
Engagement des organes des relations extérieures du CdR en faveur du programme mondial pour le climat
| 25. | reconnaît que la coopération entre les collectivités locales et régionales européennes et leurs homologues dans les pays tiers est essentielle pour la promotion de la diplomatie climatique infranationale, par exemple par la création d’alliances et par des actions visant à promouvoir, à élargir et à financer les initiatives nouvelles et existantes qui favorisent les échanges de connaissances et de bonnes pratiques par les réseaux européens, nationaux, régionaux et locaux ainsi que la coopération entre villes, notamment les évaluations par les pairs et les activités d’apprentissage mutuel, les visites de sites, le jumelage vert, le tutorat et l’accompagnement entre partenaires; |
| 26. | fait valoir que tous les organes et plateformes des relations extérieures du CdR (ARLEM, CORLEAP, groupes de travail et comités consultatifs paritaires, coopération entre pairs et forum «Les villes et les régions pour les partenariats internationaux») participent activement à la réalisation des objectifs mondiaux en matière de climat auxquels ils se sont engagés dans leurs plans d’action et programmes de travail respectifs; |
| 27. | apprécie le potentiel considérable et inexploité de la diplomatie climatique infranationale pour favoriser la reconnaissance du rôle des villes et des régions dans le cadre de la CCNUCC; fait observer, à cet égard, que la participation des membres de l’ARLEM et des partenaires de l’hémisphère sud a conduit à la réintroduction de la référence à la collaboration à plusieurs niveaux dans le texte du pacte de Glasgow pour le climat, adopté dans le cadre de la COP 26; |
ARLEM
| 28. | reconnaît que l’action pour le climat est au cœur des travaux de l’ARLEM sur le programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations unies et ses objectifs de développement durable, qui ont déclenché une coopération accrue entre les collectivités locales et régionales méditerranéennes, un exemple de diplomatie infranationale, afin de relever les défis communs que pose le changement climatique à tous les territoires; |
| 29. | salue la participation active de l’ARLEM aux conférences ministérielles de l’Union pour la Méditerranée (UpM) liées à ce sujet, telles que celles consacrées à l’économie bleue, l’énergie, l’environnement et le changement climatique, au cours desquelles les représentants de l’ARLEM mettent régulièrement en évidence le rôle des collectivités locales et régionales dans l’atténuation des effets du changement climatique et l’adaptation à ceux-ci; |
| 30. | tout en se félicitant de la coopération qui existe depuis longtemps entre les villes méditerranéennes en matière d’action pour le climat, en particulier entre les villes côtières, note qu’il convient d’encourager un engagement géographique élargi aux collectivités locales et régionales non côtières; |
CORLEAP
| 31. | note que les priorités du partenariat oriental en ce qui concerne le programme en matière de climat ont clairement mis l’accent sur l’accélération de la transition écologique, tout en adoptant les orientations promues par l’accord de Paris, les objectifs de développement durable du programme 2030 des Nations unies et le pacte vert pour l’Europe; ajoute qu’il existe un réel intérêt pour le pacte vert, ce qui est souvent considéré comme faisant partie des efforts plus larges déployés au niveau national pour adopter les programmes nationaux en matière d’environnement alignés sur les engagements internationaux, en particulier au moyen des contributions déterminées au niveau national (CDN) et des ODD; |
| 32. | souligne que tous les domaines d’intervention relevant du pacte vert figurent dans les stratégies nationales des pays du partenariat oriental, l’énergie étant l’élément central; |
| 33. | insiste sur la nécessité de soutenir, au moyen d’un financement et d’une assistance technique, les pays du partenariat oriental dans les efforts qu’ils déploient pour diversifier leurs sources d’approvisionnement énergétique afin de s’éloigner des sources russes et donner la priorité à l’énergie propre; |
| 34. | attire l’attention sur l’engagement profond des villes et régions du trio de partenaires associés du partenariat oriental (Ukraine, République de Moldavie et Géorgie) en faveur du programme environnemental de l’UE dans le cadre de leurs accords de partenariat, et se félicite vivement de la décision du Conseil européen d’accorder le statut de pays candidat à l’Ukraine et à la République de Moldavie; |
| 35. | note que le volet «Est» de la Convention des maires constitue un important réseau d’action pour le climat dans les pays du partenariat oriental, ayant rallié 361 nouveaux signataires issus de gouvernements locaux désireux de s’engager à réduire les émissions de CO2 de 30 % d’ici à 2030 et à renforcer la résilience grâce à l’adaptation au changement climatique; |
Homologues concernés par l’élargissement
| 36. | souligne le rôle central du programme environnemental et de la connectivité durable dans le paquet «Élargissement» 2021 et soutient la mise en œuvre du plan économique et d’investissement (PEI) pour les Balkans occidentaux, qui peut apporter une contribution majeure à la transition écologique dans cette région (2); |
| 37. | reconnaît, en ce qui concerne la région des Balkans, le potentiel du réseau B40 (réseau des villes des Balkans) en tant qu’élément important en faveur de la diplomatie climatique des villes de la région, le développement durable et l’action pour le climat faisant partie des domaines prioritaires du réseau, qui rassemble désormais 24 villes et vise à s’étendre davantage dans la région; |
Gouvernance à plusieurs niveaux
| 38. | demande la mise en place d’un cadre de gouvernance bien conçu et à plusieurs niveaux définissant les règles de la coopération européenne, nationale et infranationale en matière de diplomatie climatique au sein de l’Union et pouvant être mis en œuvre dans les pays partenaires; estime que, compte tenu de l’absence de soutien et d’inclusion des communes et des régions plus petites et moins développées, le cadre devrait accorder une attention particulière à ces collectivités locales et régionales sous-représentées, en garantissant leur participation juste et égale au processus; |
| 39. | propose qu’il soit envisagé de repérer, parmi les organes des relations extérieures du CdR, les collectivités locales et régionales ambassadrices du climat, en tenant compte des ambassadeurs existants de la Convention des maires et du pacte pour le climat au sein du CdR, et de créer des synergies entre eux, ce qui leur permettrait de coordonner en interne leur contribution à la délégation officielle du CdR aux COP; |
| 40. | préconise de renforcer la coordination entre les villes et les régions en vue d’élaborer des déclarations communes avant les manifestations de la COP de la CCNUCC et le bilan mondial de 2023, en étroite coopération avec les partenaires mondiaux, dont la circonscription des gouvernements locaux et autorités municipales (LGMA), les gouvernements locaux pour le développement durable (ICLEI), le réseau Regions4, la coalition Under2 et la Convention mondiale des maires; encourage les collectivités locales et régionales des États membres et des pays partenaires, en particulier celles qui sont membres de l’ARLEM, de la CORLEAP et celles qui se situent dans les Balkans occidentaux, à organiser des réunions multilatérales entre les collectivités locales et régionales ambassadrices du climat et les représentants des États membres; |
| 41. | souligne le lien potentiel entre la diplomatie climatique infranationale et la politique énergétique de l’Union, et notamment l’importance de la sécurité énergétique dans le cadre de la transition mondiale juste vers une énergie propre par le biais de la politique extérieure de l’énergie et de la diplomatie, afin de faire face à la crise énergétique exacerbée par l’invasion illégale de l’Ukraine par la Russie et à la menace existentielle du changement climatique; |
| 42. | demande à l’Union de renforcer son engagement dans le monde entier au moyen de partenariats spécifiques associant les collectivités locales et régionales dans les domaines de la sécurité énergétique, de la transition énergétique vers un modèle fondé sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, et de la suffisance stratégique; |
| 43. | souligne le rôle des villes et des régions en tant que pôles mondiaux d’innovation climatique, qui élaborent de nouvelles politiques et fixent des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions, d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de celui-ci que les contributions déterminées au niveau national (CDN); préconise une fois de plus la mise en place d’un système de contributions déterminées au niveau régional et local en complément des CDN afin de reconnaître, de surveiller et d’encourager les efforts déployés par les autorités infranationales pour réduire les émissions de CO2; |
Pôle d’innovation
| 44. | plaide en faveur d’une coopération entre le secteur privé, les collectivités locales et régionales et le programme des Nations unies relatif aux idées innovantes en matière de climat afin de mettre au point des solutions uniques et transfrontières qui permettraient de faire avancer le programme mondial en matière de climat; en outre, les différentes villes et régions peuvent mettre en œuvre des politiques innovantes qui, en cas de succès, peuvent être développées ou reproduites ailleurs; dans cette optique, suggère de s’appuyer sur des initiatives telles que Innovate4Cities dans le cadre du pilier «innovation» de la Convention mondiale des maires; |
| 45. | représente les collectivités locales et régionales des États membres ainsi que leurs initiatives internationales partenaires lors des débats sur l’innovation climatique qui se tiennent au niveau européen et mondial; met en avant des exemples de collaboration fructueuse entre l’Union européenne et ses partenaires pour élaborer des solutions innovantes en matière de climat; |
Financement
| 46. | souligne que la diplomatie climatique et l’ambition climatique au niveau local et régional nécessitent un financement et des investissements appropriés; insiste, à cet égard, sur l’importance de mettre des financements directs à la disposition des gouvernements infranationaux pour mener à bien l’action pour le climat et l’adaptation au changement climatique; |
| 47. | insiste sur la nécessité d’une synergie entre les sources de financement publiques et privées aux niveaux mondial, européen, national, régional et local, et demande qu’un soutien financier accru, y compris au moyen de fonds directs, soit octroyé aux collectivités locales et régionales de l’UE et à leurs homologues en dehors de l’Union, en accélérant la diplomatie climatique et en mettant en œuvre les objectifs de l’accord de Paris; |
| 48. | demande que les financements de l’UE consacrés à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci soient spécifiques et orientés vers les niveaux régional et local. Le Comité se félicite particulièrement de l’accent mis par la mission de l’UE sur l’adaptation et de l’importance accordée au soutien à 150 régions en faveur de scénarios d’adaptation, mais estime que ces démarches pourraient être étendues et reproduites dans le cadre du financement extérieur de l’UE en faveur du climat et de l’aide apportée à d’autres régions d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie; |
| 49. | note que les villes et les régions du monde présentent un degré variable de fonctionnement des marchés et des investissements «verts»; soutient l’engagement dans des projets et des réseaux entre pairs, qui permettent aux collectivités locales et régionales de s’informer auprès de pairs plus expérimentés sur les approches mises en œuvre ailleurs et de s’en inspirer pour leurs propres programmes locaux ou régionaux; considère, à cet égard, qu’il convient d’aider les collectivités locales et régionales à élaborer leurs propres stratégies d’adaptation au changement climatique afin d’accroître la protection et la résilience des communautés locales et des habitats naturels; |
Recherche
| 50. | admet qu’il convient de mettre en place une approche plus structurée de l’évaluation de la diplomatie climatique infranationale actuellement exercée au niveau international et que la collecte de données doit être renforcée afin de pleinement en comprendre la portée, en particulier dans les pays du Sud; demande que les efforts de coordination fournissent une vue d’ensemble complète de l’action climatique multilatérale existante au niveau local et régional, surtout celle menée par les collectivités locales et régionales de l’UE et leurs initiatives partenaires; |
| 51. | demande la mise en place d’une boîte à outils et d’une plateforme d’autoévaluation et d’autodéclaration destinée aux collectivités locales et régionales en ce qui concerne l’action pour le climat et la diplomatie internationale. |
Bruxelles, le 12 octobre 2022.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) La proposition 3/mesure 11 vise à renforcer la place de chef de file de l’Union européenne et à accroître son rôle et sa responsabilité en vue de promouvoir une action ambitieuse en faveur du climat, une transition juste et un soutien permettant de réagir aux pertes et dommages sur le plan international.
(2) CDR 109/2022, paquet «Élargissement» 2021.
Initiative législative — 52022IP0451
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0450
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0449
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0448
15/12/2022