RÉSUMÉ
Le présent document de travail des services de la Commission présente l’évaluation de la directive sur les droits des victimes 1 . La directive confère aux victimes le droit à l’information, le droit de comprendre et d’être compris, et le droit au soutien et à la protection en fonction de leurs besoins individuels, ainsi qu’un ensemble de droits de procédure.
L’évaluation 2 examine la directive à la lumière de cinq critères d’évaluation 3 : l’efficacité, la pertinence, l’efficience, la cohérence et la valeur ajoutée européenne 4 .
Le présent document de travail des services de la Commission vise à fournir à la Commission une analyse qualitative et quantitative de l’impact de la directive ainsi que les enseignements tirés. Sur la base de cette évaluation, la Commission décidera, s’il y a lieu, des mesures de suivi appropriées. Cette évaluation servira de base à une analyse d’impact 5 pour toute action future de la Commission.
Principales conclusions et enseignements tirés:
En ce qui concerne l’efficacité, l’évaluation montre que la directive a eu une incidence globalement positive. Plusieurs difficultés ont néanmoins été recensées. Certaines sont liées au contenu et à la fourniture des informations aux victimes de la criminalité, à l’absence de certains types de services d’aide spécialisés ainsi qu’à l’absence de mesures en matière de protection physique des victimes.
Pour ce qui est de la pertinence, l’étude montre que la directive reste, en général, pertinente et adéquate. Plusieurs limitations ont cependant été relevées. Par exemple, l’évaluation a montré qu’il était possible d’améliorer la directive en ce qui concerne le rôle de l’espace numérique et l’utilisation de technologies communes.
En ce qui concerne l’efficience, les données montrent que les aspects les plus coûteux à mettre en œuvre ont été très différents d’un État membre à l’autre. Selon l’évaluation, la directive est cohérente sur les plans interne et externe à un niveau satisfaisant.
Des éléments probants ont montré que la directive a généré une valeur ajoutée. Néanmoins, dans certains cas, la valeur ajoutée de la directive était limitée par le manque de précision de certaines dispositions.
L’évaluation a présenté d’éventuelles mesures de suivi qui ne devraient pas préjuger d’une éventuelle décision de procéder au réexamen de la directive. Ces mesures pourraient par exemple consister à: introduire dans la directive une exigence selon laquelle les victimes reçoivent des informations dans divers formats; prolonger la prise en charge médicale et le soutien psychologique gratuits aussi longtemps que nécessaire, du moins pour les victimes vulnérables; introduire des mesures en matière de protection physique des victimes.