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AccueilDroit européen52023DC0068
Acte préparatoire52023DC0068

Acte préparatoire — 52023DC0068

CELEX52023DC0068
TypeActe préparatoire
Datevendredi 10 février 2023

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 10.2.2023

COM(2023) 68 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le code

{SWD(2023) 29 final}


RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le code

Table des matières

1. Introduction

2. Contexte

3. Méthodologie des projets pour les systèmes électroniques prévus dans le CDU

4. Aperçu général des progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes électroniques prévus dans le CDU

4.1 Projets achevés en 2022

4.2 Projets en cours

4.2.1 Projets transeuropéens

4.2.2 Projets nationaux

4.3 Risques de retard dans la mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU

4.4 Mesures d’atténuation

5. Résumé et conclusions concernant la gestion



1.Introduction

Le présent rapport est le quatrième rapport de la Commission, élaboré conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union (CDU) 1 , sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le CDU 2 . Le rapport de cette année détaille les progrès constants réalisés dans le développement des systèmes électroniques et décrit les avancées accomplies vers un environnement douanier entièrement numérique depuis l’entrée en vigueur du CDU. À cet effet, il s’appuie sur le programme de travail relatif au CDU (PT CDU) 3 , qui fait office de référence pour rendre compte des progrès.

Les projets répertoriés dans le PT CDU peuvent être répartis en trois catégories de système:

I)onze systèmes centraux transeuropéens devant être conçus ou mis à niveau par la Commission (nécessitant souvent également le développement ou la mise à niveau de systèmes nationaux par les États membres);

II)trois systèmes transeuropéens décentralisés devant être conçus ou mis à niveau par la Commission, mais qui présentent une composante nationale essentielle devant être mise en œuvre par les États membres; ainsi que

III)trois systèmes nationaux devant être conçus ou mis à niveau exclusivement par les États membres.

Le présent rapport analyse les progrès concrets réalisés pour les trois types de systèmes, et expose les objectifs à atteindre pour chaque projet, l’architecture du projet et la planification. Sur cette base, il attire l’attention sur les retards potentiels, lorsque ceux-ci sont détectés, ainsi que sur les mesures d’atténuation envisagées. L’évaluation globale des progrès réalisés dans la mise en œuvre du PT CDU est résumée en conclusion du présent rapport (section 5) et démontre que, si certains des projets restants sont en voie d’achèvement conformément au calendrier de planification, d’autres (les systèmes nationaux, principalement) sont victimes de retards allant au-delà des délais légaux, de sorte que la Commission a dû adopter des dérogations. De plus amples informations concernant la planification et le statut de chaque projet sont fournies dans le document de travail des services de la Commission 4 qui accompagne le présent rapport.

2.Contexte

Le CDU est entré en vigueur le 1er mai 2016 et, après avoir été modifié en 2019 5 , il a fixé les dates limites en 2020, 2022 et 2025 pour l’achèvement progressif des projets relatifs à la transition et à la mise en œuvre des systèmes informatiques. L’article 278 du CDU prévoit que les systèmes électroniques et sur support papier existants peuvent continuer à être utilisés pour accomplir des formalités douanières (les «mesures transitoires») jusqu’au moment où les systèmes électroniques prévus par le CDU, qu’ils soient nouveaux ou mis à niveau, sont opérationnels. Les mesures transitoires doivent cesser de s’appliquer dès que les systèmes électroniques pertinents sont en place.

Afin de soutenir ce processus complexe de transition électronique vers un environnement douanier entièrement numérique, le PT CDU fixe pour chaque système électronique (et ses phases éventuelles) des dates limites comprises entre 2020 et 2025.

En vertu de l’article 278 bis, la Commission est tenue de présenter un rapport annuel sur les progrès réalisés dans le déploiement des systèmes électroniques en cours. À cette fin, la Commission a recueilli des informations pertinentes en s’appuyant sur les sources suivantes:

1) les plans nationaux que les États membres sont tenus de présenter deux fois par an (en janvier et en juin);

2) une enquête distribuée à ses services et aux États membres afin de mesurer les progrès accomplis.

Cette enquête a permis de recueillir auprès des États membres et de la Commission des informations sur les progrès effectivement accomplis dans la mise en œuvre des plans. Les données récoltées par l’enquête sont à la fois quantitatives, sous forme d’étapes ou de délais respectés ou non, et qualitatives, sous forme de descriptions détaillées portant sur la complexité estimée des projets, les difficultés rencontrées, les risques anticipés, les retards et leurs raisons sous-jacentes ainsi que les mesures d’atténuation prévues/prises;

3) une enquête spécifique concernant la mise en œuvre des projets nationaux.

Cette enquête spécifique sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets nationaux a permis d’avoir une vue d’ensemble des progrès réalisés par les États membres en ce qui concerne la notification d’arrivée, la notification de présentation, le dépôt temporaire, le volet 2 des régimes particuliers et la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation à la lumière de la prochaine date limite du CDU, fixée au 31 décembre 2022;

4) des réunions bilatérales à haut niveau entre la direction générale de la fiscalité et de l’union douanière (DG TAXUD) de la Commission et les directions des États membres chargées des systèmes informatiques douaniers.

Les résultats des enquêtes ont permis à la Commission d’avoir une idée claire de l’état d’avancement de chaque système. Il a toutefois été jugé important d’acquérir des connaissances actualisées afin d’avoir une image complète et précise de l’état d’avancement de chacun des projets prévus par le CDU dans les États membres, de comprendre les problèmes auxquels ceux-ci étaient confrontés et de réfléchir à des solutions pour remédier aux situations problématiques. Des réunions bilatérales à haut niveau ont ainsi été organisées avec la direction de chaque État membre responsable des systèmes informatiques douaniers;

5) les résultats des programmes transeuropéens de coordination et de suivi.

Le présent rapport contient également une analyse fondée sur des informations plus détaillées qui ont été communiquées par les États membres dans le cadre des programmes de coordination en place depuis 2020 pour les systèmes transeuropéens décentralisés essentiels dans le domaine du transit et de l’exportation.

Le présent rapport annuel reflète l’état d’avancement au 30 juin 2022, y compris les progrès attendus jusqu’au 31 décembre 2022, afin d’obtenir une vue d’ensemble des progrès réalisés en 2022.

3.Méthodologie des projets pour les systèmes électroniques prévus dans le CDU

Dans les récents développements des projets afférents au CDU, la méthodologie des projets a été optimisée. La modélisation des processus opérationnels et des données ainsi que les spécifications techniques ont été élaborées plus en parallèle et, dès le début, en étroite collaboration avec des experts des domaines juridique, opérationnel et informatique, issus de la Commission ainsi que des États membres. La Commission et les États membres adoptent des processus plus agiles pour le développement des systèmes électroniques prévus dans le CDU, qui offrent une fonctionnalité utilisateur progressive au moyen de versions logicielles plus rapides et plus faciles à gérer.

La Commission et les États membres se réunissent régulièrement pour définir et adopter ces documents de projet pour chaque système transeuropéen. En outre, la Commission consulte systématiquement les opérateurs par l’intermédiaire du groupe de contact avec les opérateurs économiques. Les États membres ont la responsabilité d’être en contact direct avec leurs opérateurs pour ce qui est des plans nationaux et de la documentation des activités économiques. L’un des principaux défis est de garantir que les systèmes existants continuent à fonctionner sans heurts pendant que les nouveaux systèmes sont en cours de développement. Une fois que ces systèmes sont opérationnels, il est de la plus haute importance de faire en sorte que la transition des systèmes existants vers les systèmes mis à niveau se fasse en douceur. Il s’agit d’un point essentiel pour que les opérations économiques et douanières ne soient pas perturbées.

4.Aperçu général des progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes électroniques prévus dans le CDU

Le PT CDU comprend dix-sept projets destinés au déploiement des systèmes électroniques requis: quatorze projets transeuropéens qui relèvent de la responsabilité conjointe de la Commission et des États membres, et trois systèmes qui relèvent de la responsabilité exclusive des États membres.

4.1Projets achevés en 2022

La Commission peut rendre compte de la réussite du déploiement des systèmes suivants (nouveaux ou mis à niveau):

·système des exportateurs enregistrés – REX dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·décisions douanières – CDS dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·accès direct des opérateurs aux systèmes d’information européens – UUM&DS (gestion uniforme des utilisateurs et signature numérique) dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2017;

·version 2 du système d’enregistrement et d’identification des opérateurs économiques – EORI2 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2018;

·Surveillance 3 – SURV3 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2018;

·renseignements tarifaires contraignants – RTC dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2019;

·opérateurs économiques agréés – OEA dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2019;

·bulletins d’information pour les régimes particuliers – INF dans le cadre du CDU (nouveau): déployé en 2020;

·version 1 du système de contrôle des importations 2 – version 1 de l’ICS2 dans le cadre du CDU (mise à niveau): déployé en 2021.

4.2Projets en cours

Pour les projets en cours, le présent rapport vise à mettre en évidence les progrès accomplis en 2022, mais aussi à recenser les problèmes qui se sont posés lors de la mise en œuvre des projets nationaux.

Les projets transeuropéens dont le déploiement est prévu entre 2023 et 2025 sont décrits à la section 4.2.1. Pour quatre de ces projets, la fin des fenêtres de déploiement est prévue en 2023.

Le présent rapport met l’accent sur la mise en œuvre des trois projets nationaux mentionnés à la section 4.2.2, à savoir la notification d’arrivée, la notification de présentation et le dépôt temporaire, le volet 2 des régimes particuliers et la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation. Ceux-ci devraient être opérationnels d’ici au 31 décembre 2022, selon le CDU. Toutefois, de nombreux États membres ont signalé à la Commission qu’ils ne seraient pas en mesure de respecter la date prévue dans le CDU, ce qui exacerbe le risque décrit dans les précédents rapports annuels sur l’état d’avancement du CDU.

4.2.1 Projets transeuropéens

En ce qui concerne les projets transeuropéens, une série de documents de projet informatique, visant à servir de base aux travaux de développement des systèmes, ont été élaborés et adoptés en 2022.

Ces projets transeuropéens présentent une architecture spécifique requérant parfois une combinaison de composantes centrales et nationales ainsi qu’une ou plusieurs phases de projet, et doivent être achevés d’ici au 31 décembre 2025 au plus tard en vertu de l’article 278, paragraphe 3, du CDU. Une description et l’état d’avancement de chaque projet sont présentés ci-dessous.

1)Gestion des garanties – GUM dans le cadre du CDU (nouveau): vise à garantir l’attribution et la gestion en temps réel au sein de l’Union des différents types de garanties. L’amélioration de la vitesse de traitement, de la traçabilité et du suivi des garanties par des moyens électroniques entre les bureaux de douane devrait permettre de repérer plus rapidement les cas dans lesquels les garanties sont jugées invalides ou insuffisantes pour couvrir la dette née ou potentielle. Le volet décentralisé GUM 2 doit être développé au niveau national, les États membres ayant ainsi la possibilité d’inclure des fonctionnalités 6 qui ne sont nécessaires qu’au niveau national (des garanties nationales, par exemple).

État d’avancement: compte tenu des étapes juridiques prévues par le PT CDU, la Commission a achevé les spécifications techniques pour le 30 septembre 2022 en ce qui concerne le volet 1 relatif au GUM transeuropéen et les États membres doivent achever les leurs pour le 30 novembre 2024 en ce qui concerne le volet 2 relatif au système national de gestion des garanties.

Pour ce qui est du système national de gestion des garanties, les États membres ont indiqué essentiellement un faible niveau de risque pour la mise en œuvre du projet dans les délais, avec un niveau de complexité moyen/faible. Quatre États membres ont signalé avoir désormais déployé leur volet national du système; seuls deux États membres s’attendent à des retards en ce qui concerne l’étape opérationnelle.

2)Système de contrôle des importations 2 – ICS2 dans le cadre du CDU (mise à niveau):vise à renforcer la sûreté et la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en améliorant la qualité des données, les fichiers de données ainsi que la disponibilité et le partage des données en ce qui concerne les notifications avant arrivée («déclarations sommaires d’entrée») et les informations connexes relatives aux risques et aux contrôles. En particulier, ce projet facilitera la collaboration entre les États membres dans le cadre du processus d’analyse des risques. Le projet sera livré en trois versions afin de permettre une transition réalisable par mode de transport.

État d’avancement: le développement de la version 2, en utilisant comme référence la version 1, continue. Cette version 2 comprend de nouveaux modèles opérationnels reflétant les besoins dans le domaine opérationnel ainsi que de nouvelles règles et interfaces utilisateur, ce qui ajoute de la complexité pour ce qui est des minuteurs, de la qualité des données, des règles en matière de cohérence des données et de l’établissement de liens entre plusieurs dépôts et notifications d’arrivée.

La migration de la version 1 à la version 2 représente un défi à l’heure actuelle, compte tenu des différentes fenêtres de transition. La stratégie de transition a été achevée et publiée en 2021 et les protocoles et procédures pour la gestion de crise 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, 365 jours par an, ont été approuvés et distribués à tous les États membres. Les États membres préparent actuellement les spécifications fonctionnelles et techniques nationales en s’appuyant sur les spécifications communes de l’UE qui sont fournies par la DG TAXUD. Lorsqu’ils ont fait état des progrès réalisés dans le développement du système, les États membres ont signalé un niveau de complexité accru, notamment en ce qui concerne l’augmentation du nombre d’opérateurs économiques de pays tiers à atteindre et leur degré de préparation en vue des essais. Il s’ensuit des risques pour la préparation en temps utile des États membres et des opérateurs.

Les travaux sur le «recueil des orientations opérationnelles» pour la version 2 ont été achevés au premier trimestre de 2022 et, dans le même temps, le «plan de continuité des activités» a été mis à jour afin de couvrir les opérations de la version 2. Le «document d’organisation de bout en bout» a été publié à destination des États membres et des opérateurs économiques en avril 2022. Afin de préparer les administrations douanières des États membres aux tests de conformité de l’ICS2, des campagnes de formation ont eu lieu au deuxième trimestre de 2022. Les activités des tests de conformité proprement dites ont commencé au troisième trimestre de 2022.

Pour ce qui est de l’état d’avancement de l’ICS2, les États membres se concentrent actuellement sur la version 2.

3)Preuve du statut douanier de l’Union – PoUS dans le cadre du CDU (nouveau): permettra de stocker, gérer et consulter l’ensemble des preuves fournies pour attester que les opérateurs indiquent le statut douanier de l’Union de leurs marchandises. Ce projet peut être déployé au niveau central ou national, mais de nombreux États membres ont explicitement exprimé leur intention d’utiliser le système central conçu par la Commission. Compte tenu de la dépendance entre la mise en œuvre du manifeste douanier des marchandises dans le cadre du CDU comme preuve du statut douanier de l’Union et la mise en œuvre du système de guichet unique maritime européen, ce projet comportera deux phases pour éviter les incohérences et réduire les risques.

État d’avancement: pour la phase 1 du projet PoUS, les spécifications techniques et les spécifications du système ont été achevées au premier trimestre de 2022. Une approche de développement de type agile est utilisée pour ce projet, dont l’avancement suit la planification établie par le PT CDU 7 .

Au moment de la rédaction du présent rapport, la phase de construction était en cours, sa fin étant prévue pour novembre 2022. Le début des tests de conformité est toujours prévu en 2022.

En ce qui concerne la phase 2 du projet PoUS, les spécifications fonctionnelles du manifeste douanier des marchandises (MDM) ont été acceptées par les États membres au deuxième trimestre de 2021, tandis que les spécifications techniques et les spécifications du système devraient être lancées au premier trimestre de 2023. À la suite des travaux relatifs à la mise en œuvre technique et des récentes discussions juridiques, une activité de gestion du changement a été entreprise afin d’aligner les spécifications fonctionnelles.

Il a été souligné que la date de déploiement du MDM de la phase 2 du projet PoUS (le 2 juin 2025) n’était pas pleinement alignée sur la date de déploiement du système de guichet unique maritime européen (EMSWe) (le 15 août 2025). Étant donné que le système PoUS devrait recevoir un volume considérable de MDM par l’intermédiaire de l’EMSWe et que l’écart entre ces dates engendrerait une charge inutile pour les opérateurs, il est envisagé de veiller à l’alignement des dates de déploiement de ces deux projets.

4)Dédouanement centralisé des importations – CCI dans le cadre du CDU (nouveau): vise à permettre le placement des marchandises sous un régime douanier en ayant recours au dédouanement centralisé, les opérateurs économiques pouvant ainsi centraliser leurs activités d’un point de vue douanier. Le traitement de la déclaration en douane et la mainlevée physique des marchandises seront coordonnés entre les bureaux de douane concernés. Ce système reposera sur les nouveaux systèmes d’importation nationaux et permettra d’automatiser le fonctionnement du processus de dédouanement centralisé au niveau européen.

État d’avancement: en ce qui concerne la phase 1 du CCI, les activités des tests de préconformité avaient été lancées au premier trimestre de 2022, les États membres «précurseurs» et un autre État membre envisageant de terminer leurs activités de tests d’ici à décembre 2022 et de déployer le CCI au moyen d’une déclaration standard au premier trimestre de 2023.

Pour ce qui est de l’évaluation du caractère complet du système, environ 75 % des États membres ont signalé que le développement du système était en bonne voie. Toutefois, plusieurs États membres ont indiqué que, en l’état actuel des choses, leur déploiement du système serait retardé au-delà de la date limite fixée dans le PT CDU. Autrement dit, il se peut que, pour certains opérateurs souhaitant avoir recours au dédouanement centralisé pour l’ensemble de leurs opérations, un tel dédouanement centralisé soit retardé pour leurs opérations dans certains États membres.

La Commission a achevé les spécifications techniques de la phase 2 du CCI pour le 30 juin 2022, bien avant le début prévu de la fenêtre de déploiement en octobre 2023.

5)Nouveau système de transit informatisé – NSTI/NCTS dans le cadre du CDU (mise à niveau): le nouveau système de transit informatisé permet l’alignement du système de transit commun de l’Union existant sur les nouvelles dispositions législatives du CDU, et notamment l’alignement des échanges d’informations sur les exigences du CDU en matière de données ainsi que la mise à niveau et la conception d’interfaces avec d’autres systèmes.

État d’avancement: depuis l’acceptation des spécifications techniques, la composante «développement national» de la phase 5 du NSTI ne se voit guère allouer les ressources nécessaires, les États membres se concentrant sur des domaines plus prioritaires. Il est à remarquer que l’année 2023 et, en particulier, le quatrième trimestre de 2023 sont désormais privilégiés pour la mise en service, ce qui accroît davantage encore la pression sur l’étape du 1er décembre 2023. Dans l’ensemble, tous les États membres ont enregistré des progrès dans le déploiement de leur système. Toutefois, la lenteur des progrès accomplis en ce qui concerne le déploiement des systèmes nationaux indique un risque élevé de retards dans l’achèvement de la phase 5 du NSTI. À l’heure actuelle, la transition est achevée à 48 %, tandis que le pourcentage envisagé était initialement fixé à 72 %. Malgré cela, la majorité des États membres ont déclaré rester sur la bonne voie pour la transition complète prévue pour le 1er décembre 2023.

En ce qui concerne la phase 5 du NSTI, tous les États membres sauf trois ont confirmé qu’ils prévoyaient de lancer les opérations pendant la fenêtre de déploiement prévue entre le premier trimestre de 2021 et le quatrième trimestre de 2023. C’est ce qui ressort de la Figure 1. La barre jaune représente la date limite imposée aux États membres pour préparer la fermeture des systèmes d’exportation et de transit existants et pour commencer à exploiter les nouveaux systèmes afin d’être prêts pour le délai légal indiqué par la barre rouge.

Figure 1 – Mise en service de la phase 5 du NSTI dans les administrations nationales

Pour la phase 6 du NSTI (interconnexion avec d’autres systèmes), l’analyse de rentabilité et le document stratégique ont été approuvés par le comité de pilotage de l’informatique (ITSC), le comité chargé des technologies de l’information et de la cybersécurité (ITCB) et le groupe de coordination sur la douane électronique (ECCG) au quatrième trimestre de 2021. Les spécifications fonctionnelles et techniques sont élaborées en parallèle, en itérations. Le fait que certains États membres déploient la phase 5 du NSTI plus tard que prévu pourrait avoir une incidence sur les tests de conformité et le déploiement.

6)Système automatisé d’exportation – SAE dans le cadre du CDU [mise à niveau du système transeuropéen existant (volet 1 du projet) et des systèmes nationaux d’exportation existants (volet 2 du projet)]: a pour objet de mettre en œuvre les exigences du CDU en matière d’exportation et de sortie de marchandises. Le projet relatif au SAE transeuropéen prévoit la mise en œuvre des simplifications des échanges prévues dans le CDU en vue de faciliter les exportations de marchandises pour les entreprises européennes, comme le dédouanement centralisé des exportations, et la mise en œuvre des obligations prévues dans le CDU visant à mieux contrôler les marchandises sortant du territoire douanier de l’Union pour prévenir la fraude.

État d’avancement: le premier semestre de 2022 a été marqué par la mise en service au niveau international, en avril 2022, du volet 1 du SAE dans deux États membres. Cinq autres États membres rejoindront l’opération pour la fin de 2022 et le début de 2023. Un nombre représentatif d’États membres ont accompli des progrès ou achevé leurs spécifications techniques, tandis que quatre États membres n’ont pas encore lancé les activités y afférentes. Les périodes de transition proposées par les États membres à leurs opérateurs sont de plus en plus limitées voire disparaissent totalement, au vu de la nécessité de procéder à des transitions directes en raison du manque de temps. Tous les États membres sauf trois ont confirmé qu’ils prévoyaient de lancer les opérations pendant la fenêtre de déploiement prévue entre le premier trimestre de 2021 et le quatrième trimestre de 2023. C’est ce qui ressort de la Figure 2.

Figure 2 – Mise en service du volet 1 du SAE dans les administrations nationales

Pour le volet 2 du SAE (mise à niveau des systèmes nationaux d’exportation), un nombre représentatif d’États membres ont accompli des progrès ou achevé leurs spécifications techniques, tandis que six États membres ont signalé n’avoir pas encore lancé les activités y afférentes.

Pour résumer l’état d’avancement des projets transeuropéens restants, la Commission est en bonne voie pour respecter les délais légaux prévus dans le CDU et le PT CDU, ainsi que les étapes des projets définies dans le plan stratégique pluriannuel dans le domaine douanier (MASP-C) de 2019. En ce qui concerne le déploiement par les États membres des composantes nationales de ces systèmes transeuropéens, certains risques de retard ont été constatés, en particulier pour la version 2 de l’ICS2, la phase 1 du CCI, le SAE et la phase 5 du NSTI (voir section 4.3).

Enfin, il est important de souligner, eu égard à la mise en œuvre du PT CDU, que la Commission aura réalisé environ 87 % de ses activités au plus tard en décembre 2022 (l’année dernière, 84 % de l’ensemble de ses travaux de développement avaient été achevés). Ce pourcentage est fondé sur des indicateurs clés de performance pour les activités confiées exclusivement à la Commission et ne tient pas compte des activités menées par les États membres. L’aperçu ci-dessous présente les prévisions reflétant l’état d’avancement et la planification dont dispose la DG TAXUD.

Calendrier

Pourcentage de réalisation

Fin 2022

87 %

Fin 2023

95 %

Fin 2024

97 %

Fin 2025

100 %

Figure 3 – Approximation du pourcentage de réalisation des activités de développement de la Commission

Même si, pour la plupart des activités des projets de la Commission, le déploiement ne dépend pas des progrès réalisés au niveau national, il existe des répercussions pour certains types d’activités menées en étroite collaboration par la Commission et les États membres, telles que les tests de conformité d’une composante nationale d’un système transeuropéen. Du fait de ces répercussions collatérales, force est de constater que les retards de certains États membres dans la mise en œuvre de leurs composantes nationales ont une incidence sur les progrès globaux réalisés en ce qui concerne la mise en œuvre du CDU.

4.2.2 Projets nationaux

Il est prévu que les États membres achèvent la mise à niveau de leurs trois projets pleinement nationaux 8 . Les activités de développement relèvent des compétences nationales, tandis que les processus et les exigences en matière de données pour le domaine externe sont définis par la législation de l’Union.

Les trois projets nationaux devant être achevés d’ici au 31 décembre 2022 en vertu de l’article 278, paragraphe 2, du CDU sont les suivants:

1)Notification d’arrivée, notification de présentation et dépôt temporaire – NA NP et DT dans le cadre du CDU (mise à niveau): ce projet définit l’automatisation des procédures au niveau national pour la notification de l’arrivée des moyens de transport, la présentation des marchandises et la déclaration de dépôt temporaire décrites dans le CDU. Il favorise l’harmonisation en la matière dans tous les États membres en ce qui concerne l’échange de données entre les opérateurs et les services douaniers.

État d’avancement: la mise en place en temps utile des systèmes nationaux requis dans tous les États membres avait déjà été identifiée comme étant à risque dans le rapport de l’année dernière. Des retards supplémentaires par rapport aux retards constatés dans le rapport annuel de 2021 sur l’état d’avancement du CDU ont été observés. À la fin de 2022, les projets NA, NP et DT n’avaient été achevés que par respectivement 4, 7 et 6 États membres (voir section 3.1.2 du document de travail des services de la Commission accompagnant le présent rapport);

2)Systèmes nationaux d’importation – SNI dans le cadre du CDU (mise à niveau): ce projet vise à mettre en œuvre toutes les exigences en matière de procédures et de données découlant du CDU qui concernent les importations. Les États membres doivent élaborer des spécifications techniques à leur niveau comme première étape vers la réalisation des systèmes.

État d’avancement: des retards supplémentaires par rapport aux retards constatés dans le rapport annuel de 2021 sur l’état d’avancement du CDU ont été observés. À la fin de 2022, seuls 10 États membres avaient mis à niveau les SNI pour se conformer aux exigences du CDU (voir section 3.2.2 du document de travail des services de la Commission accompagnant le présent rapport);

3)Régimes particuliers – RP dans le cadre du CDU (mise à niveau): ce projet vise à harmoniser et à faciliter les régimes particuliers (entrepôt douanier, destination particulière, admission temporaire et perfectionnement actif et passif). Les États membres devront mettre en œuvre dans leurs systèmes nationaux toutes les modifications requises par le CDU pour ces régimes particuliers. Le volet «importation» fera partie de la mise à niveau du projet SNI dans le cadre du CDU, tandis que le volet «exportation» des RP sera mis en œuvre en tant que composante du projet SAE national dans le cadre du CDU et conformément à celui-ci.

État d’avancement: compte tenu des interdépendances existantes avec la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation et d’autres circonstances particulières, plusieurs États membres ne sont pas en mesure de respecter le délai légal pour le volet «importation» des RP. Quinze États membres envisageaient d’achever les activités de développement du volet «importation» des RP d’ici à la fin de 2022 (voir section 3.3.2 du document de travail des services de la Commission accompagnant le présent rapport). Toutefois, il se peut que cette étape ne soit pas respectée pour certains d’entre eux, eu égard aux derniers développements signalés en ce qui concerne la mise à niveau de leurs SNI. Pour ce qui est du volet «exportation» des RP, dont la date limite est fixée au 1er décembre 2023, la situation semble meilleure, la plupart des États membres planifiant le déploiement dans les délais.

En résumé, malgré les efforts déployés, de nombreux États membres ont connu des retards et ne seront donc pas en mesure de respecter la date limite prévue dans le CDU pour que les systèmes nationaux soient opérationnels (soit le 31 décembre 2022).

4.3Risques de retard dans la mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU

La Commission est en bonne voie en ce qui concerne les développements qui relèvent de sa responsabilité et aucun retard au-delà des délais légaux n’a été constaté ou n’est effectivement survenu. Aucun risque majeur susceptible d’entraîner un déploiement tardif n’a en outre été signalé. Toutefois, bien que, dans le présent rapport, une distinction soit opérée entre les progrès accomplis par la Commission et ceux des États membres, les retards nationaux ont des répercussions sur la mise en œuvre des systèmes transeuropéens tels que l’ICS2, le CCI, le SAE et le NSTI et, par conséquent, ont aussi une incidence, limitée, sur les activités de la Commission. Les conséquences revêtent la forme, par exemple, d’une période plus longue d’affectation des ressources pour les tests de conformité et pour le soutien et le suivi de la coordination transeuropéenne, d’une aide à la mise en place d’autres programmes nationaux de développement et de déploiement, ou encore du maintien prolongé de composantes centrales mises en place pour la transition.

Si l’on examine les progrès globaux accomplis par les États membres en matière de mise en œuvre, on constate des avancées en ce qui concerne les activités de développement qui relèvent de leur responsabilité, mais ces avancées sont pour l’essentiel plus lentes que prévu, de sorte que des retards ont été signalés pour un ou plusieurs projets, et ce au-delà des délais légaux.

Les États membres ont justifié par différents motifs les retards ainsi signalés. La plupart des problèmes et des risques ont été observés année après année, ce qui a eu une incidence sur l’avancement de leurs activités et, au final, a entraîné des retards dans le développement de leurs systèmes. Parmi les principales sources de difficultés et de risques de retard signalées par les États membres figurent leur manque de ressources financières et humaines, l’incidence du paquet TVA sur le commerce électronique 9 et la replanification en résultant, les conditions de travail particulières causées par la pandémie de COVID-19, les priorités concurrentes et les conséquences du Brexit et de la guerre en Ukraine pour les douanes. Les États membres ont également mentionné le fait que les infrastructures informatiques nationales n’étaient pas en mesure de répondre aux besoins des projets, les problèmes de capacité des contractants et leur dépendance à l’égard d’autres parties prenantes, la transition et les tests avec les opérateurs économiques, les appels d’offres tardifs ou infructueux pour l’externalisation de travaux et la complexité de l’intégration des systèmes des projets prévus par le CDU.

Étant donné que le PT CDU a été établi en avril 2019 et que la Commission a fourni ses spécifications fonctionnelles et techniques à temps pour les systèmes transeuropéens, le fait que les appels d’offres n’ont toujours pas été attribués dans quelques États membres (au moment de notre évaluation des États membres) ou qu’il subsiste des problèmes importants dans les procédures nationales de passation de marchés semble problématique du point de vue de la gouvernance.

La Commission a organisé des réunions bilatérales avec tous les États membres afin de discuter de leurs problèmes respectifs, de leur rappeler qu’il convient de donner la priorité aux projets prévus par le CDU et de leur fournir des conseils sur d’éventuelles actions et mesures de suivi. Dans ce contexte, 24 États membres ont envoyé des demandes formelles de dérogation à la Commission, conformément à l’article 6, paragraphe 4, du CDU, eu égard aux retards des projets nationaux au-delà de la date limite du 31 décembre 2022. Un aperçu des dérogations demandées par les États membres est fourni ci-dessous:

·en ce qui concerne la mise en œuvre du projet relatif à la notification d’arrivée, les États membres suivants ont demandé une dérogation: AT, BG, BE, CY, CZ, DK, EE, ES, FR, EL, HU, HR, LU, MT, NL, PL, PT, RO, SE, SI et SK. Dans le même temps, AT, BG, CY, DE, EE, ES, FI, FR, HR, HU, LT, LV, NL, PL, RO, SE et SI ont indiqué qu’ils utiliseraient la notification d’arrivée intégrée dans la version 2 de l’ICS2 (dont le déploiement est prévu le 1er mars 2023). DE et IE ont déclaré «non applicable» le projet relatif à la notification d’arrivée;

·en ce qui concerne la mise en œuvre du projet relatif à la notification de présentation, les États membres suivants ont demandé une dérogation: AT, BE, CY, CZ, DK, EE, ES, FR, EL, HU, HR, LU, MT, NL, PL, PT, RO, SE, SI et SK;

·en ce qui concerne la mise en œuvre du projet relatif au dépôt temporaire, les États membres suivants ont demandé une dérogation: AT, BE, CY, CZ, DK, EE, ES, FR, EL, HU, HR, LT, LU, MT, NL, PL, PT, RO, SE, SI et SK;

·en ce qui concerne la mise en œuvre du projet relatif à la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation, les États membres suivants ont demandé une dérogation: AT, BE, CY, CZ, DK, ES, FR, EL, HU, LT, LU, MT, NL, PT, RO et SE. Ces retards auront une incidence sur le projet transeuropéen CCI et sur le volet 2 des régimes particuliers, dont le calendrier est identique à celui de la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation.

La Commission a soigneusement évalué les demandes soumises par chaque État membre et les circonstances particulières évoquées en tant que justification et a adopté des décisions d’exécution accordant des dérogations aux États membres demandeurs pour une durée limitée, jusqu’au 31 décembre 2023 au plus tard, en ce qui concerne la notification d’arrivée, la notification de présentation, le dépôt temporaire et les systèmes nationaux d’importation. En outre, pour ce qui est du projet national d’entrée, une approche itérative sera autorisée pour le mode de transport maritime compte tenu de l’alignement sur la date fixée dans le PT CDU pour la version 3 de l’ICS2.

Outre les informations recueillies aux fins du présent rapport d’avancement annuel, et comme indiqué dans le document de travail des services de la Commission qui l’accompagne, plusieurs États membres ont informé la Commission, séparément et de manière formelle (au moyen d’une demande de dérogation), de retards concernant les autres projets (les projets transeuropéens, principalement):

·en ce qui concerne la mise en œuvre du projet relatif à la version 2 de l’ICS2, les États membres suivants ont demandé une dérogation: AT, DK, EE, FR, EL, NL et RO. De même, CY, FI, FR, EL et NL ont signalé des retards en ce qui concerne la version 3 de l’ICS2 (voir sections 4.3.1 et 4.3.2 du document accompagnant le présent rapport);

·en ce qui concerne la mise en œuvre de la phase 1 du projet PoUS, l’État membre suivant a indiqué une date de déploiement planifiée qui est postérieure à la date limite prévue dans le PT CDU: EL. Pour ce qui est de la phase 2, FI a signalé des retards dans la mise en œuvre de son système (voir section 4.4.2 du document accompagnant le présent rapport);

·en ce qui concerne la mise en œuvre de la phase 1 du CCI, les États membres suivants ont indiqué une date de mise en service planifiée qui est postérieure à la date limite prévue dans le PT CDU: DE, DK, FI, FR et EL. Pour ce qui est de la phase 2 du CCI, EE et FI ont indiqué une date de mise en service planifiée qui est postérieure à la date limite prévue dans le PT CDU (voir section 4.5.2 du document accompagnant le présent rapport);

·en ce qui concerne la mise en œuvre de la phase 5 du NSTI, AT, LT et NL ont signalé des retards dans le déploiement du système (voir section 4.6.2 du document accompagnant le présent rapport);

·en ce qui concerne la mise en œuvre du volet 1 du SAE, AT, FI et SE ont indiqué une date de mise en service planifiée qui est postérieure à la date limite prévue dans le PT CDU (voir section 4.7.2 du document accompagnant le présent rapport);

·en ce qui concerne la mise en œuvre du volet 2 du projet GUM, les États membres suivants ont indiqué une date de mise en service planifiée qui est postérieure à la date limite prévue dans le PT CDU: FI et FR (voir section 4.2.2 du document accompagnant le présent rapport).

La Commission analyse et suit de très près la situation des projets susmentionnés et prend des mesures pour accroître son soutien (voir section 4.4 ci-dessous).

En conclusion, la majorité des États membres n’ont pas été en mesure d’atténuer de manière appropriée les risques décrits dans les rapports précédents et des retards se sont effectivement produits pour les projets nationaux d’entrée et d’importation dont la date de mise en œuvre est le 31 décembre 2022. Les retards affectant ces projets risquent d’avoir un effet négatif sur la mise en œuvre des composantes nationales des systèmes transeuropéens, les différents déploiements étant soumis à des fenêtres encore plus courtes. En outre, ces retards entravent la capacité des États membres et de l’Union à collecter des données pertinentes et à procéder à des analyses de données critiques, ce qui nuit à leurs efforts collectifs consentis pour lutter efficacement contre la fraude. Enfin, les avantages pour les opérateurs que prévoit le CDU du fait de la numérisation complète des procédures douanières et des projets de facilitation des activités économiques, tels que le CCI, ne se concrétiseront qu’à un stade ultérieur, vers la fin de la période de transition.

4.4Mesures d’atténuation

En ce qui concerne les projets nationaux, les informations relatives à la planification et à l’état d’avancement communiquées par les États membres montrent que, pour le projet NA/NP/DT, pour la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation et pour le volet 2 des régimes particuliers (RPN IMP), la situation s’est détériorée en 2022 par rapport aux dispositions de planification adoptées en 2021.

Compte tenu de cette situation, la Commission a renforcé l’aide apportée aux États membres au moyen de plusieurs actions. Elle a suivi la situation de plus près en collectant des rapports d’avancement plus fréquents auprès des États membres et en organisant avec chacun d’entre eux des réunions bilatérales au niveau des directeurs afin d’examiner les progrès accomplis et la planification. La mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU a été maintenue en tant que sujet récurrent à l’ordre du jour de la plupart des missions effectuées par le directeur général avec ses homologues ainsi qu’à l’ordre du jour des réunions plénières avec les directeurs généraux des États membres. Les États membres ont été encouragés à prendre toutes les mesures d’atténuation nécessaires et à présenter des demandes de financement au titre du Fonds pour la reprise et la résilience afin de pouvoir réaliser plus facilement leurs travaux concernant les systèmes informatiques douaniers, mais peu d’entre eux ont fait usage de cette possibilité.

La Commission a fourni des orientations supplémentaires aux États membres pour la mise en œuvre des projets nationaux, par exemple en publiant un dossier d’information sur la réutilisation des spécifications du CCI pour les systèmes nationaux d’importation et en mettant en place au sein de la DG TAXUD un service d’assistance chargé de répondre aux questions juridiques, procédurales et techniques 10 . Elle a également proposé un soutien supplémentaire aux États membres lors de chaque réunion bilatérale. Les États membres ont systématiquement répondu à ces propositions que leur situation était particulière, que les systèmes concernés étaient des systèmes nationaux reflétant des spécificités nationales et que, par conséquent, le soutien de la Commission n’était pas vraiment nécessaire. Le fait d’associer davantage de parties prenantes aux projets nationaux existants pourrait même entraîner des retards supplémentaires. L’aide que les États membres attendent de la Commission concerne exclusivement le réexamen de certaines dates de mise en œuvre prévues dans le CDU, à la suite de leurs demandes officielles de dérogation. Malgré ce retour d’information, la Commission continuera d’examiner, au cours de la période 2023-2025, la possibilité de fournir un soutien supplémentaire aux États membres qui le souhaitent, en mettant éventuellement à leur disposition des conseils fournis par des experts dans des domaines tels que la gouvernance, la gestion de projets, la gestion du changement des processus opérationnels, la passation de marchés, la communication, etc. Les États membres susceptibles d’être intéressés par ces conseils ou ce soutien sont invités à adresser leurs demandes en ce sens à la Commission.

Les États membres ont indiqué qu’ils mettaient en place les types suivants de mesures d’atténuation: utilisation d’une méthodologie de développement souple, externalisation d’un plus grand nombre d’activités de développement ou conduite de plusieurs activités en parallèle, mobilisation de ressources supplémentaires, décomposition des projets en plusieurs étapes et hiérarchisation d’un champ d’application central et, éventuellement, modification de la structure organisationnelle avec leurs fournisseurs dans le but de parvenir à un processus de développement plus efficace. Ces actions ont été mentionnées pour les projets nationaux et transeuropéens.

En ce qui concerne les projets liés aux systèmes transeuropéens, la Commission a poursuivi et renforcé son soutien aux États membres en mettant en place des mécanismes innovants de développement et de déploiement, en affinant l’approche de gouvernance et en fournissant des programmes transeuropéens de coordination et de suivi. Ce point est abordé plus en détail ci-après.

Afin de réduire le risque de retard, la Commission a recours à une approche souple en ce qui concerne le développement et le déploiement des systèmes électroniques prévus dans le CDU, en particulier pendant la phase de développement des logiciels de chaque projet. Cette approche permet de développer des prototypes, de trouver des solutions plus rapides et de parvenir à une charge de travail plus équilibrée pour la Commission et les États membres. Elle a été inaugurée dans les projets SAE, phase 5 du NSTI et ICS2 et a été accueillie favorablement par les États membres et par les opérateurs économiques. En outre, la Commission a mis en place un mécanisme permettant de renforcer la collaboration entre toutes les parties prenantes dès le début des projets, afin d’améliorer la qualité des activités préparatoires et d’éviter les difficultés dans le processus décisionnel ainsi que l’ajout d’exigences supplémentaires à des stades ultérieurs des projets.

Le tableau de bord du plan stratégique pluriannuel dans le domaine douanier (MASP-C) continue d’être utilisé pour le suivi des progrès afin que la Commission puisse repérer à un stade précoce tout retard potentiel. Les points de référence pour les étapes du tableau de bord sont le plan stratégique pluriannuel dans le domaine douanier 2019 et le PT CDU 2019. Ce tableau de bord est présenté chaque trimestre aux États membres (groupe de coordination des douanes électroniques) et aux opérateurs économiques (groupe de contact avec les opérateurs économiques) pour information et à des fins de pilotage.

Non seulement la Commission suit les progrès réalisés par rapport aux principales étapes du projet définies dans le PT CDU et dans le plan stratégique pluriannuel dans le domaine douanier, mais elle définit des échéances intermédiaires spécifiques par projet (par exemple, échéances avant lesquelles tous les États membres doivent avoir terminé les tests de conformité). Un tel suivi étroit est nécessaire pour rendre le déploiement des systèmes transeuropéens décentralisés gérable et pour éviter les coûts supplémentaires liés au fonctionnement des anciens et des nouveaux systèmes en cas de prolongement de la fenêtre de déploiement.

En ce qui concerne la mise en œuvre du programme ICS2, après le succès du déploiement de la version 1 de l’ICS2, l’accent a été mis sur le développement harmonieux des versions 2 et 3. Les États membres s’efforcent à présent de mettre en œuvre en temps utile la version 2.

La Commission a apporté le soutien suivant aux administrations nationales et aux opérateurs économiques dans leurs activités de développement concernant la version 2 de l’ICS2:

·la création d’un forum spécifique, l’organisation de webinaires spécialisés, un soutien sous la forme de questions fréquemment posées et l’organisation régulière de réunions plénières de coordination transeuropéenne dans le cadre de l’ICS2 avec la participation de tous les États membres, d’opérateurs économiques, d’associations d’opérateurs économiques et d’organisations internationales;

·un suivi étroit et continu, la planification des plans de projets nationaux et des opérateurs afin d’assurer leur alignement sur la planification centrale de la Commission pour toutes les étapes pertinentes de la mise en œuvre des systèmes d’information. Des campagnes de communication, avec différentes activités menées tout au long de la mise en œuvre du programme ICS2, dont la création de contenus propres au programme ICS2 sur la page web de la DG TAXUD, une campagne dans les médias sociaux et une communication directe avec les parties prenantes et les multiplicateurs;

·des sessions de formation en ligne et du matériel de formation;

·la publication de fiches d’information spécialement conçues pour les opérateurs économiques de pays tiers, des présentations lors d’événements organisés par la DG TAXUD ou des opérateurs, la publication de la documentation consacrée à la version 2 de l’ICS2 dans la bibliothèque publique de CIRCABC.

Pour les systèmes transeuropéens NSTI, phase 5, et SAE, la Commission poursuit le «programme de suivi trimestriel des administrations nationales» en utilisant des indicateurs clés de performance afin de mesurer régulièrement les progrès réalisés et de donner l’alerte bien avant que les problèmes ne surviennent. En outre, afin de soutenir les États membres dans le développement et le déploiement de leurs composantes nationales pour les systèmes transeuropéens, la Commission a mis en place un «programme de coordination des administrations nationales», comprenant les activités suivantes:

·un service d’assistance spécialisé;

·des centaines de réunions virtuelles avec des experts et des membres de l’encadrement opérationnel, intermédiaire et supérieur, afin d’atténuer les risques de retard dans les États membres. Un soutien individuel apporté à chacun des États membres dans le but de leur fournir une expérience de test continue, d’accélérer leur préparation et d’atténuer les risques techniques auxquels ils sont confrontés;

·un programme de formation axé sur l’intégration de la première vague d’États membres qui démarrent les tests de conformité en 2022;

·l’information des opérateurs sur l’état d’avancement et les plans des États membres;

·la présentation à l’ECCG et au groupe de politique douanière (GPD), par la Commission, des progrès en cours dans les États membres et les autres parties signataires de la convention relative à un régime de transit commun et du présent rapport qui donne une vue d’ensemble des indicateurs clés de performance des plans nationaux agrégés. La Commission publie un rapport trimestriel consolidé sur l’état d’avancement de la transition pour la phase 5 du NSTI et le SAE depuis le premier trimestre de 2021.

En ce qui concerne la phase 1 du CCI, à la suite des résultats des réunions récurrentes organisées par la Commission, les États membres sont encouragés à sélectionner leur fournisseur de services informatiques en temps utile et à planifier les ressources internes à l’avance afin de disposer de suffisamment de temps pour le développement, les tests et le déploiement. Dans le même temps, la Commission recommande que les tests de connectivité avec le réseau commun des communications de prochaine génération (CCN2) aient lieu parallèlement au développement ou avant celui-ci, et que les tests de préconformité soient menés parallèlement aux activités de développement.

La plupart des États membres doivent renouveler l’ensemble de leurs systèmes informatiques douaniers pour les aligner sur les nouveaux processus douaniers prescrits par le CDU. Toutefois, la majorité des États membres entendent respecter la date du 1er décembre 2023 pour les systèmes transeuropéens. Les États membres ont enregistré des progrès pour ce qui est de leurs spécifications et du développement, certains en menant des tests de conformité et d’autres en assurant la connectivité avec les services centraux. En ce qui concerne la phase 1 du CCI, le SAE et la phase 5 du NSTI, la plupart des États membres ne prévoient une mise en service qu’au cours des deux derniers trimestres de 2023 (ce qui montre un décalage marqué vers la fin de la fenêtre de déploiement). De ce point de vue, les États membres devront déployer des efforts extraordinaires et réagir en temps utile pour remédier aux retards. Les États membres sont invités à faire preuve de transparence dans leurs plans de projet nationaux, tout en relevant la priorité de ces projets et en élaborant un «plan B» pour assurer la continuité de leurs activités.

5.Résumé et conclusions concernant la gestion

Après une évaluation attentive des progrès réalisés dans la mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU au moyen de divers instruments (enquêtes, réunions bilatérales, appels virtuels, planification nationale, etc.), il peut être constaté que les États membres sont confrontés à des retards et à des difficultés pour garantir le déploiement desdits systèmes électroniques dans les délais prévus. En 2022, l’accent a été principalement mis sur les projets nationaux concernant la notification d’arrivée, le dépôt temporaire, la notification de présentation, la mise à niveau des systèmes nationaux d’importation et le volet 2 des régimes particuliers, pour lesquels le délai légal prévu dans le CDU est fixé à la fin de l’année de référence.

Compte tenu des risques recensés dans le rapport précédent, la Commission a pris des mesures pour suivre de plus près l’état d’avancement des projets nationaux et pour apporter un soutien aux États membres en ce qui concerne les processus et systèmes nationaux d’importation. Toutefois, la majorité des États membres n’ont pas été en mesure d’atténuer de manière appropriée les risques décrits dans les rapports précédents et des retards se sont effectivement produits pour les projets nationaux d’entrée et d’importation dont la date de mise en œuvre est le 31 décembre 2022. Compte tenu du ralentissement de la mise en œuvre, de nombreux États membres ont signalé des retards pour ces projets et ont présenté une demande formelle de dérogation à la Commission, conformément à l’article 6, paragraphe 4, du CDU, afin de demander une prolongation des délais de déploiement des systèmes. Les États membres ont indiqué que les contraintes en matière de ressources, la complexité des projets et de leur intégration, les nombreuses obligations à mettre en œuvre dans le cadre des systèmes douaniers, les problèmes contractuels et certains facteurs externes, tels que l’incidence de la pandémie de COVID-19, du Brexit et de la guerre en Ukraine sur les douanes, étaient les principales raisons de ces retards. La Commission a soigneusement évalué les demandes de dérogation et les circonstances particulières évoquées par les États membres en tant que justification. Elle a ainsi accepté un certain nombre de demandes de dérogation des États membres (mais pas toutes) et a adopté en conséquence des décisions d’exécution correspondantes 11 pour les systèmes nationaux liés à l’entrée et/ou à l’importation. Les retards dans le déploiement de ces systèmes nationaux menacent le déploiement en temps utile des systèmes transeuropéens restants, les différents déploiements étant soumis à des fenêtres encore plus courtes et plus proches de la date limite finale.

En outre, par rapport à l’année dernière, les systèmes transeuropéens sont également touchés, des États membres supplémentaires signalant des retards dans leurs activités de développement concernant la version 2 de l’ICS2, la phase 1 du CCI, le SAE et la phase 5 du NSTI. Dans ce contexte, les périodes de transition proposées par les États membres à leurs opérateurs risquent d’être de plus en plus limitées voire de disparaître totalement, au vu de la nécessité de procéder à des transitions directes. Les conséquences touchent les préparatifs des opérateurs relatifs à la mise en œuvre des nouveaux systèmes et de leurs interfaces avec les douanes, tandis que les avantages réels pour les opérateurs découlant de la transformation numérique prévue dans le CDU et résultant de projets tels que le CCI ne se concrétiseront qu’à un stade ultérieur, vers la fin de la période de transition globale prévue dans le CDU. L’allongement de la période de transition aura également une incidence négative sur les États membres qui sont prêts à temps et sur les opérateurs qui exercent leurs activités dans plusieurs États membres, compte tenu de la période prolongée sans harmonisation.

Les États membres devront réévaluer leurs stratégies, leurs ressources et leurs approches en matière de gouvernance afin de faire en sorte que les retards n’aient pas de répercussions supplémentaires sur d’autres projets.

De plus amples informations concernant la planification et le statut de chaque projet sont fournies dans le document de travail des services de la Commission qui accompagne le présent rapport. La Figure 4 ci-dessous donne un aperçu de la planification et des progrès réalisés et montre les risques à surveiller (marqués d’un drapeau rouge).

Figure 4 – Planification des projets du programme de travail du CDU

Les États membres et la Commission poursuivent leurs activités dans l’intention de respecter les délais légaux, et tous s’informent mutuellement, et informent régulièrement les opérateurs, de leurs progrès. Il convient de préciser que, malgré les retards rencontrés, les États membres font preuve d’une forte volonté et déploient des efforts considérables pour prendre des mesures d’atténuation supplémentaires afin de relever les défis.

La Commission continuera de suivre régulièrement la situation, au moyen des exigences renforcées en matière d’établissement de rapports prévues dans le CDU, des programmes de suivi trimestriel et de coordination des administrations nationales pour les systèmes transeuropéens et des réunions plénières et bilatérales avec les États membres, afin de guider la mise en œuvre des systèmes informatiques prévus dans le CDU pour en assurer la réussite d’ici à la fin de 2025.

La Commission réfléchira également à d’autres actions spécifiques permettant de fournir aux États membres une aide renforcée au cours des prochaines années, par exemple en leur apportant une assistance technique.

(1)

Règlement (UE) n° 952/2013 du Parlement européen et du Conseil du 9 octobre 2013 établissant

le code des douanes de l’Union (JO L 269 du 10.10.2013, p. 1).

(2)

Rapports de la Commission au Parlement européen et au Conseil:

2019: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A52019DC0629

2020: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/fr/ALL/?uri=CELEX:52020DC0806

2021: https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX:52021DC0791

(3)

Décision d’exécution (UE) 2019/2151 de la Commission du 13 décembre 2019 établissant le programme de travail portant sur la conception et le déploiement des systèmes électroniques prévus dans le code des douanes de l’Union (JO L 325 du 16.12.2019, p. 168).

(4)

Document de travail des services de la Commission accompagnant le rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil conformément à l’article 278 bis du code des douanes de l’Union sur les progrès réalisés dans le développement des systèmes électroniques prévus dans le code [SWD(2023) 29 final].

(5)

Règlement (UE) 2019/632 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 modifiant le règlement (UE) nº 952/2013 afin de prolonger l’utilisation transitoire de moyens autres que les procédés informatiques de traitement des données prévus par le code des douanes de l’Union (JO L 111 du 25.4.2019, p. 54).

(6)

Outre les fonctionnalités communes pour le volet 1 du GUM.

(7)

Selon le PT CDU, cette composante devrait être opérationnelle le 2 juin 2025.

(8)

Ce calendrier exclut le volet «exportation» du système national relatif aux régimes particuliers, pour lequel les activités et la planification sont étroitement liées au système automatisé d’exportation (SAE).

(9)

Règlement d’exécution (UE) 2017/2459 du Conseil du 5 décembre 2017 (JO L 348 du 29.12.2017, p. 32 ).

(10)

21 février 2022, réf. Ares(2022) 1297882.

(11)

Décision d’exécution (UE) 2023/235 de la Commission du 1er février 2023 accordant une dérogation demandée par certains États membres en application du règlement (UE) nº 952/2013 du Parlement européen et du Conseil relative à l’utilisation de moyens autres que des procédés informatiques de traitement des données pour l’échange et le stockage d’informations aux fins de la notification de l’arrivée d’un navire de mer ou d’un aéronef.
Décision d’exécution (UE) 2023/234 de la Commission du 1er février 2023 accordant une dérogation demandée par certains États membres en application du règlement (UE) nº 952/2013 du Parlement européen et du Conseil relative à l’utilisation de moyens autres que des procédés informatiques de traitement des données pour l’échange et le stockage d’informations aux fins de la notification de présentation concernant les marchandises introduites sur le territoire douanier de l’Union.
Décision d’exécution (UE) 2023/236 de la Commission du 1er février 2023 accordant une dérogation demandée par certains États membres en application du règlement (UE) nº 952/2013 du Parlement européen et du Conseil relative à l’utilisation de moyens autres que des procédés informatiques de traitement des données pour l’échange et le stockage d’informations aux fins de la déclaration de dépôt temporaire relative aux marchandises non Union présentées en douane.
Décision d’exécution (UE) 2023/237 de la Commission du 1er février 2023 accordant une dérogation demandée par certains États membres relative à l’utilisation de moyens autres que des procédés informatiques de traitement des données pour l’échange et le stockage d’informations concernant la déclaration en douane des marchandises introduites sur le territoire douanier de l’Union visées aux articles 158, 162, 163, 166, 167, 170 à 174, 201, 240, 250, 254 et 256 du règlement (UE) nº 952/2013 du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes de l’Union.

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