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AccueilDroit européen52023SC0087
Acte préparatoire52023SC0087

Acte préparatoire — 52023SC0087

CELEX52023SC0087
TypeActe préparatoire
Datelundi 17 avril 2023

Texte intégral

Résumé de l’analyse d’impact

Analyse d’impact en vue d’un règlement établissant les exigences d’écoconception applicables à la consommation d’énergie en mode arrêt, en mode veille et en veille avec maintien de la connexion au réseau des équipements ménagers et de bureau électriques et électroniques conformément à la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil, et abrogeant les règlements (CE) nº 1275/2008 1 et (CE) n° 107/2009 de la Commission 2 .

A. Nécessité d’une action

Pourquoi? Quel est le problème à résoudre?

Un grand nombre de produits électriques et électroniques utilisés dans les foyers et les bureaux passent la majorité du temps dans des modes à faible consommation d’électricité, branchés à une prise électrique. Cela inclut le mode arrêt, le mode veille et la veille avec maintien de la connexion au réseau. Ces modes de fonctionnement consomment de petites quantités d’électricité pour les raisons suivantes. Les produits en veille et en veille avec maintien de la connexion au réseau peuvent être réactivés immédiatement, par exemple au moyen d’une télécommande (pour le mode veille) ou d’un signal envoyé d’un smartphone par l’intermédiaire d’un réseau wifi (pour la veille avec maintien de la connexion au réseau). Les produits en mode arrêt peuvent indiquer qu’ils sont éteints, par exemple au moyen d’un voyant DEL. Nous devons veiller à ce que l’énergie consommée dans ces modes de fonctionnement soit très faible. Sinon, les conséquences sur la consommation d’énergie globale des foyers et des bureaux pourraient être importantes, en raison du grand nombre d’appareils actuellement utilisés (environ 800 millions de produits sont vendus chaque année, et on estime à 5 milliards le nombre d’unités utilisées dans l’UE). En outre, il est nécessaire de protéger les intérêts des utilisateurs, étant donné qu’ils peuvent ne pas être pleinement conscients de la consommation d’énergie de leurs produits lorsque ceux-ci sont dans un mode à faible consommation d’électricité, ou ne pas y être attentifs.

Le règlement (CE) nº 1275/2008 actuellement en vigueur [modifié six fois, notamment par le règlement (UE) nº 801/2013 qui a introduit la veille avec maintien de la connexion au réseau] s’est révélé très efficace pour réduire la consommation d’énergie dans les modes à faible consommation d’électricité. Les économies d’électricité sont estimées à environ 33 TWh/an à la date de 2020. Toutefois, actuellement, l’efficacité du présent règlement peut être entravée par: i) son champ d’application obsolète, ii) des exemptions obsolètes, qui créent des conditions de concurrence inégales, iii) des exigences obsolètes concernant la consommation maximale dans les modes à faible consommation d’électricité et iv) le manque d’informations facilement accessibles.

Quels sont les objectifs de cette initiative?

Une révision du règlement permettra:

˗d’élargir le champ d’application du règlement afin d’y inclure de nouveaux types de produits entrant sur le marché en nombre croissant, et de combler ses lacunes potentielles en garantissant des conditions de concurrence égales pour tous les fabricants;

˗de mettre à jour les exigences applicables aux modes à faible consommation d’électricité, en phase avec les progrès technologiques;

˗de sensibiliser les utilisateurs à la quantité d’énergie consommée dans les modes à faible consommation d’électricité;

˗de rendre le règlement plus cohérent avec d’autres règlements relatifs à l’écoconception.

Quelle est la valeur ajoutée d’une action à l’échelle de l’Union?

La valeur ajoutée apportée par l’imposition de niveaux minimaux d’efficacité énergétique à l’échelle de l’UE est indéniable. En l’absence d’exigences harmonisées dans l’ensemble de l’Union, les États membres seraient incités à fixer leurs propres exigences spécifiques aux produits en matière d’efficacité énergétique, dans le cadre de leurs politiques nationales en matière d’énergie et d’environnement. Cela porterait atteinte à la libre circulation des produits. Tel était en effet le cas pour de nombreux produits avant la mise en œuvre des mesures relatives à l’écoconception et à l’étiquetage énergétique.

B. Les solutions

Quelles sont les options législatives et non législatives envisagées? Y a-t-il une option privilégiée? Pourquoi?

Cinq options stratégiques ont été examinées:

˗Option 1 — statu quo. Scénario de référence, dans lequel le règlement actuel reste inchangé.

˗Option 2 — mesure peu contraignante. Le champ d’application du règlement serait étendu aux produits fixes équipés d’une source d’alimentation externe basse tension (SAE BT) en supprimant partiellement une exemption prévue par le règlement actuel (qui concerne tous les produits utilisant une SAE BT). Les produits portables (fonctionnant sur batterie) fonctionnant avec une SAE BT resteraient exemptés.

˗Option 3 — mesure équilibrée au niveau de l’UE, visant à réduire l’exigence de consommation d’électricité en mode veille pour les produits présentant un affichage de l’état à 0,8 W au maximum. Le champ d’application serait étendu soit aux seuls produits fixes fonctionnant avec une SAE BT, soit à tous les produits fonctionnant avec une SAE BT. Cette dernière possibilité (application à tous les produits fonctionnant avec une SAE BT) est préférable, car c’est celle qui générerait le plus d’avantages (en matière d’économies d’énergie et d’argent pour les utilisateurs finaux) avec le meilleur rapport coût-efficacité (les coûts sur le cycle de vie seront les plus faibles pour la grande majorité des produits couverts);

˗Option 4 — autre mesure équilibrée au niveau de l’UE, similaire à l’option 3 (y compris en ce qui concerne les deux extensions possibles du champ d’application), mais visant également à réduire la consommation d’électricité en mode arrêt à un maximum de 0,3 W;

˗Option 5 — une mesure stricte au niveau l’UE, incluant tous les produits équipés d’une SAE BT en supprimant complètement l’exemption actuelle. La consommation électrique serait également plafonnée à 0,8 W pour le mode veille pour les produits affichant l’état, à 0,3 W pour le mode veille pour tous les autres produits, et à 0,3 W pour le mode arrêt.

Outre les différences décrites ci-dessus, toutes les options, à l’exception de l’option 1, comprennent un certain nombre d’exigences standard, telles que: i) l’extension du champ d’application aux meubles réglables et aux éléments de bâtiment à moteur; ii) la fourniture d’informations sur la veille avec maintien de la connexion au réseau, le mode veille et le mode arrêt sur des sites web accessibles au public et dans les manuels d’utilisation; iii) l’inclusion d’une nouvelle définition, et la clarification, de certains des concepts et termes utilisés.

Option privilégiée

L’option 3, qui couvre tous les produits fonctionnant avec une SAE BT (le plus d’avantages avec le meilleur rapport coût-efficacité).

Qui soutient quelle option?

˗Les exigences standard sont soutenues par les États membres, les ONG et, dans une large mesure, par les représentants du secteur;

˗l’option 2 est principalement soutenue par les parties prenantes du secteur;

˗les options 3 et 4 sont des propositions fondées sur des discussions menées avec les parties prenantes lors du Forum consultatif sur l’écoconception de décembre 2017 et sur les retours d’information des parties prenantes tout au long du processus préparatoire (y compris les points de vue des États membres);

˗l’option 5 est principalement soutenue par les ONG de défense de l’environnement et des consommateurs.

C. Incidence de l’option privilégiée

Quels sont les avantages de l’option privilégiée (ou, à défaut, des options principales)?

D’ici à 2030, l’option privilégiée devrait produire les résultats suivants:

˗réduction au minimum des coûts sur le cycle de vie pour les ménages typiques et réalisation de 0,53 milliard d’euros d’économies sur les dépenses annuelles des utilisateurs finaux;

˗réalisation d’économies d’énergie de 4 TWh/an (soit des économies cumulées de 23 TWh) et réduction des émissions de GES correspondantes de 1,36 million de tonnes d’équivalent CO2 par an);

˗réalisation d’un chiffre d’affaires supplémentaire d’environ 180 millions d’euros par an pour les fabricants;

˗mise à jour adéquate des exigences en matière d’écoconception, pour tenir compte des progrès technologiques;

˗limitation de l’incidence sur les petites et moyennes entreprises (PME) qui fabriquent des produits couverts par le règlement.

Quels sont les coûts de l’option privilégiée (ou, à défaut, des options principales)?

Les coûts administratifs et de mise en conformité sont des coûts directs estimés comme suit pour 2030:

˗Fabricants (grandes entreprises): coûts de mise en conformité de 52 millions d’euros par an, et coût administratifs (pour les essais et la documentation) de 20 millions d’euros par an.

˗Consommateurs: augmentation du coût d’achat des produits d’environ 320 millions d’euros par an. Ces coûts seront intégralement récupérés grâce à une réduction des factures d’électricité tout au long du cycle de vie du produit, et des économies financières seront réalisées au cours de cette période.

Quelle sera l’incidence sur les PME et les microentreprises?

Le règlement proposé s’applique pleinement aux microentreprises et aux PME associées à la fabrication de produits couverts par le règlement. La part des PME sur ce marché est estimée à environ 30 %. Les principaux coûts pour ces entreprises seront liés à la mise en conformité et à la reconception des produits, ainsi qu’aux essais menés sur ceux-ci (pour un total d’environ 30 millions d’euros par an en 2030). Toutefois, ces coûts seront marginaux. Par exemple, les coûts liés aux essais sont d’environ 1 300 euros par modèle et correspondent à une augmentation moyenne de 0,028 euro du prix de chaque unité vendue. Par conséquent, il est prévu que ces coûts soient intégralement transférés aux clients.

Y aura-t-il une incidence notable sur les budgets nationaux et les administrations nationales?

Aucune incidence supplémentaire n’est prévue sur les budgets nationaux et les administrations nationales. Au contraire, les États membres bénéficieraient d’une surveillance du marché présentant un meilleur coût-efficacité (grâce à un meilleur accès aux informations sur les performances des produits en mode veille et en mode arrêt).

Y aura-t-il d’autres incidences notables?

Aucune autre incidence négative ou significative n’est attendue.

D. Suivi

Quand la législation sera-t-elle réexaminée?

Une clause de réexamen proposera le réexamen du règlement dans un délai de cinq ans à compter de son adoption.

(1)

Règlement (CE) nº 1275/2008 de la Commission du 17 décembre 2008 portant application de la directive 2005/32/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences d’écoconception relatives à la consommation d’électricité en mode veille, en mode arrêt et en veille avec maintien de la connexion au réseau des équipements ménagers et de bureau électriques et électroniques (JO L 339 du 18.12.2008, p. 45) (règlement sur l’écoconception) .

(2)

Règlement (CE) n° 107/2009 de la Commission du 4 février 2009 portant application de la directive 2005/32/CE du Parlement européen et du Conseil concernant les exigences relatives à l’écoconception des décodeurs numériques simples.

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