Avis institutionnel52024AE3619

Avis du Comité économique et social européen — Le secteur des services dans l’Union européenne (avis exploratoire à la demande de la présidence polonaise du Conseil)

CELEX52024AE3619
TypeAvis institutionnel
Datemercredi 26 février 2025

Résumé IA

Cet avis exploratoire du Comité économique et social européen, sollicité par la présidence polonaise, analyse les défis et les opportunités du secteur des services dans l'UE. Il met en lumière les obstacles persistants au marché unique des services, notamment les charges administratives et réglementaires, et formule des recommandations pour renforcer la compétitivité, la numérisation et l'intégration transfrontalière de ce secteur clé de l'économie européenne.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/2011

30.4.2025

Avis du Comité économique et social européen

Le secteur des services dans l’Union européenne

(avis exploratoire à la demande de la présidence polonaise du Conseil)

(C/2025/2011)

Rapporteur:

Marcin NOWACKI

Consultation

6.9.2024, future présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Marché unique, production et consommation»

Adoption en section

12.2.2025

Adoption en session plénière

26.2.2025

Session plénière no

594

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

205/9/10

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) fait valoir qu’il s’impose d’harmoniser l’application des directives relatives aux services et aux qualifications professionnelles afin de remédier à la fragmentation du secteur des services de l’Union européenne. Cette démarche devrait comprendre des solutions pratiques pour concilier la libre circulation des services et la notion d’établissement stable dans un autre État membre, et ce faisant, clarifier et simplifier la mise en pratique de ces principes afin de réduire l’insécurité juridique et la complexité administrative. Ces mesures permettraient d’éliminer les obstacles à la prestation transfrontière de services, de faire valoir une concurrence loyale et d’élargir l’accès des consommateurs à des services abordables et diversifiés, tout en favorisant la mobilité des travailleurs.

1.2.

Un «paquet de mesures pour 100 professions» devrait être adopté pour éliminer les obstacles réglementaires les plus importants dans l’ensemble des États membres. Cette initiative faciliterait la prestation transfrontière de services, améliorerait la mobilité des travailleurs et stimulerait la concurrence et la croissance dans des secteurs clés.

1.3.

Afin de réduire les coûts et les incertitudes juridiques, en particulier pour les PME, il est essentiel de simplifier les procédures administratives, telles que celles d’octroi de licences, de certification et de conformité. Des démarches rationalisées permettraient aux PME d’opérer efficacement par-delà les frontières au sein du marché unique.

1.4.

La numérisation devrait jouer un rôle central pour moderniser les procédures administratives. Un portail numérique unique de déclaration et la numérisation des attestations A1 permettraient non seulement de réduire les charges administratives pour les PME, mais aussi de rationaliser les services transfrontières, et d’assurer ainsi des services plus rapides et plus accessibles tant aux entreprises qu’aux consommateurs. Il convient de concevoir des solutions hors ligne afin d’aider les groupes vulnérables et de promouvoir l’inclusivité.

1.5.

Des réformes sectorielles ciblées sont nécessaires pour lever les obstacles dans des secteurs tels que la construction, le commerce de détail et les services financiers. Ces réformes, parallèlement à une mise en cohérence plus large de la réglementation, ouvriraient des perspectives par-delà les frontières, stimuleraient la productivité et renforceraient l’intégration du marché. Le CESE fait valoir que la protection des travailleurs, la négociation collective et les conventions collectives ne sauraient être tenues pour des contraintes injustifiées.

1.6.

Le CESE met en avant la nécessité de collecter des données sur le secteur des services, en particulier en ce qui concerne les PME, afin d’étayer l’élaboration des politiques et de supprimer les obstacles sur le marché unique. Une infrastructure numérique est capitale pour réduire les charges administratives et faire progresser les services transfrontières. En outre, accroître la transparence et la cohérence du processus décisionnel de la Commission européenne, en particulier pour ce qui est des infractions et d’une communication claire sur le respect des règles, aidera les PME à s’orienter sur le marché et permettra de mieux faire valoir l’obligation de rendre des comptes.

1.7.

Il convient de doter la stratégie actualisée pour le marché unique d’un plan d’action global propre à chaque secteur pour l’intégration du marché des services. Celui-ci devrait définir des mesures concrètes et réalisables, assorties d’un calendrier précis, afin de s’attaquer aux obstacles existants, de créer des emplois de qualité et de mener à bien des progrès substantiels.

2. Contexte de l’avis

2.1.

Le secteur des services, qui représente quelque 70 % du PIB et de l’emploi dans l’Union européenne, constitue un pan essentiel de son économie, dont les possibilités demeurent cependant sous-exploitées dans le cadre des échanges commerciaux transfrontières (1). Les législations nationales restreignent fréquemment la prestation de services en provenance d’autres États membres, et font souvent valoir pour ce faire des préoccupations d’ordre public ou de sécurité. Le CESE fait valoir que la protection des travailleurs, la négociation collective et les conventions collectives ne sauraient être tenues pour des contraintes injustifiées, mais qu’elles existent pour garantir des conditions de concurrence équitables aux prestataires locaux et étrangers de services.

2.2.

En dépit des ambitions affichées dans le cadre du marché unique, ce secteur accuse un retard par rapport à celui des marchandises du point de vue de son intégration commerciale, ce qui entraîne une limitation de l’accès des citoyens à des services variés et concurrentiels, une augmentation des coûts et une réduction du choix. La fragmentation entrave également les professionnels dans l’expansion de leurs activités, et limite ce faisant la croissance du secteur et les avantages que procurerait son intégration complète.

2.3.

La directive relative aux services a été adoptée pour constituer la pierre angulaire des efforts visant à intégrer le marché des services, tout en maintenant leur qualité à un niveau élevé. Toutefois, sa mise en œuvre n’a que partiellement réussi à atteindre les objectifs qu’elle se donnait (2). Les obstacles qui en découlent actuellement pèsent tout particulièrement sur les petites et moyennes entreprises (PME), car ils limitent leur capacité à fournir des services par-delà les frontières et amoindrissent la contribution générale du secteur des services à l’économie de l’Union européenne.

2.4.

Le secteur des services financiers est confronté à des obstacles tels que l’incohérence des réglementations concernant le crédit-bail, l’assurance et les paiements transfrontières. Les activités bancaires de détail transfrontières demeurent peu importantes, elles ne comptent que pour 7 % des prêts dans la zone euro, un chiffre qui témoigne de la lenteur de l’intégration (3). Cette situation constitue un frein pour les consommateurs et les PME, qui sont tributaires de ces services. Harmoniser la réglementation dans des domaines tels que l’assurance et le crédit permettrait de réduire les coûts et de favoriser l’accès au marché (4).

2.5.

Au sein de l’Union, plus de 5 700 professions sont réglementées, sachant que chacune d’elles est régie par des exigences spécifiques au pays considéré, qui compliquent la prestation transfrontière de services (5). Le nombre de professions réglementées varie considérablement d’un État membre de l’Union à l’autre: selon les données de 2023, il oscille entre un minimum de 88 en Lituanie et un maximum de 415 en Hongrie (6). Parmi celles-ci, quelque 140 professions non médicales sont réglementées uniquement dans un seul des États membres, ce qui montre tant l’ampleur de la fragmentation que la nécessité d’une harmonisation pour faire avancer la reconnaissance mutuelle des qualifications et la mobilité professionnelle dans l’ensemble de l’Union (7).

2.6.

La directive relative aux qualifications professionnelles joue un rôle essentiel pour la reconnaissance mutuelle des qualifications et la mobilité professionnelle au sein de l’Union européenne (8). Néanmoins, lorsqu’elle est mal appliquée, elle peut susciter des obstacles pour des professionnels qui ont obtenu leur qualification dans d’autres États membres. L’Union européenne devrait faire correspondre ses systèmes d’éducation et de formation à l’évolution des besoins du marché du travail afin de garantir que les travailleurs acquièrent les compétences nécessaires. Le CESE plaide pour appliquer ladite directive avec davantage de cohérence et de transparence, de sorte à faire valoir dans les faits son but premier, à savoir d’assurer la reconnaissance mutuelle.

3. Observations générales

3.1.

Le CESE met en relief la nécessité de s’attaquer dans le cadre de la directive relative aux services aux obstacles à la fois transversaux et sectoriels. Si des efforts généraux d’harmonisation sont essentiels, des mesures ciblées dans des secteurs clés, notamment la construction, la production de biens industriels — et les services qui y sont associés tels que l’installation, l’entretien et la réparation — les services de vente au détail et le tourisme, sont déterminantes pour pouvoir exploiter le potentiel qu’ils recèlent.

3.2.

Le CESE insiste sur la nécessité pressante de réaliser une intégration financière dans le secteur des services de l’Union européenne. La fragmentation qui résulte à l’échelle de cette dernière de la multiplicité des réglementations nationales ne permet pas d’employer avec toute l’efficacité voulue les quelque 33 000 milliards d’euros d’épargne privée, dont 34,1 % sont parqués sur des comptes courants, un chiffre qui indique que pour une part importante, cette épargne demeure inutilisée. Comme le défend Enrico Letta, une union de l’épargne et de l’investissement est essentielle pour mobiliser ces fonds, combler les déficits d’investissement et stimuler la concurrence (9).

3.3.

Dans le secteur de la construction, l’incohérence des normes concernant les matériaux, les qualifications de la main-d’œuvre et les permis nuit à l’efficacité et aux possibilités qu’offrent les échanges transfrontières. Les services de détail sont confrontés à des règles disparates en matière d’octroi de licences et de protection des consommateurs, tandis que le tourisme est freiné par des normes nationales fort diverses. En outre, le secteur du commerce de détail est entravé par les exigences nationales en matière d’emballage et d’étiquetage (10). Les services d’intérêt général et le secteur à but non lucratif méritent absolument d’être mieux reconnus dans les relations transfrontières. Pour relever ces défis, le CESE propose:

d’harmoniser les réglementations touchant aux services de professionnels, de simplifier et de normaliser les exigences relatives aux métiers de juriste, de comptable et d’architecte. Il s’agit notamment des formes juridiques requises pour exercer, sachant qu’il est nécessaire pour certaines professions d’établir des statuts juridiques qui définissent les formes que prennent les activités de l’entreprise;

d’unifier les normes dans les services de construction, à savoir de créer des règles pour l’ensemble de l’Union en matière de qualification des travailleurs, de permis, de normes des matériaux afin de réduire les délais et les coûts associés aux projets transfrontières;

d’assouplir la réglementation des services de vente au détail, à savoir de simplifier les procédures d’octroi de licences et d’harmoniser les législations relatives à la protection des consommateurs afin d’élargir les possibilités d’accéder au marché;

d’intégrer les secteurs des transports et de la logistique, à savoir de s’attaquer à l’incohérence des exigences administratives, tout en veillant à se conformer aux règles de santé et de sécurité au travail et à respecter les droits des travailleurs.

3.4.

Malgré la forte croissance que connaissent les achats en ligne au sein de l’Union européenne (11), le marché du commerce électronique se heurte dans son expansion à l’incohérence des législations en matière de protection des consommateurs, à la diversité des politiques de remboursement et à la disparité des procédures de garantie et de retour. Les divergences en matière de TVA et les exigences de conformité compliquent les ventes transfrontières et augmentent les coûts, en particulier pour les PME. Les blocages géographiques, tels que les restrictions fondées sur l’adresse IP, empêchent les entreprises de bénéficier d’un marché unique et restreignent les consommateurs pour ce qui est de l’accès et du choix.

3.5.

Le CESE souligne que le détachement de travailleurs, qui concerne 2,6 millions de personnes dans l’Union, relève à part entière de la libre prestation de services. Garantir aux travailleurs un accès équitable dans tous les États membres est non seulement une question d’efficacité économique, mais aussi une question d’équité sociale.

3.6.

Le CESE propose que soit adopté un «paquet de mesures pour 100 professions» visant à s’attaquer aux importants obstacles réglementaires qui entravent la prestation de services par-delà les frontières. Ce paquet s’attacherait spécifiquement à déréglementer les professions qui souffrent actuellement d’un excès de réglementation.

3.7.

Le CESE note que la mise en œuvre de la législation relative aux «travailleurs détachés» demeure incohérente d’un État membre à l’autre, ce qui entraîne d’importantes charges administratives et des incertitudes juridiques. Plus précisément, les directives 96/71/CE et (UE) 2018/957 (12), qui entendent régir des conditions de travail équitables pour les travailleurs détachés, ne sont pas appliquées partout de la même manière.

3.8.

Le CESE souligne que l’attestation A1, requise par le règlement (CE) no 883/2004 (13) pour vérifier le statut des travailleurs détachés en matière de sécurité sociale, continue de poser d’importants obstacles à la prestation de services transfrontières. Bien que cette attestation ne revête qu’un caractère déclaratoire et que la directive 2014/67/UE (14) ne requière pas de le présenter immédiatement, certaines autorités de contrôle nationales continuent d’exiger le contraire. Le CESE demande d’harmoniser les procédures A1 et il soutient fermement la numérisation de cette procédure dans tous les États membres afin de rationaliser les démarches et d’améliorer l’accessibilité, tout en veillant à éviter de désavantager les personnes vulnérables.

3.9.

Le CESE met en avant les problèmes que rencontrent les entreprises lorsqu’elles emploient des ressortissants de pays tiers pour fournir des services transfrontaliers au sein de l’Union européenne. En dépit de permis de travail dans l’Union valables et de certificats A1 valides en vertu de l’article 13 du règlement (CE) no 883/2004, les autorités des États membres d’accueil exigent souvent des permis supplémentaires. Ces problèmes découlent de divergences d’interprétation du «détachement» évoqué à l’article 12 et des «activités simultanées ou en alternance» visées à l’article 13 du règlement (CE) no 883/2004, ainsi que de la non-application de la directive 2011/98/UE aux ressortissants de pays tiers qui sont détachés, comme celle-ci le prévoit en son article 3, paragraphe 2, point c). Ce caractère fragmenté des réglementations porte préjudice au marché unique et à la libre prestation des services, qui sont essentiels à l’intégration européenne (15). Par conséquent, le CESE soutient la proposition de la Commission visant à créer un portail unique de déclaration numérique pour les entreprises.

3.10.

Le CESE souligne qu’il importe de faire jouer pleinement et de moderniser les principaux instruments dont dispose l’Union, tels que l’outil relatif aux obstacles au marché unique (SMOT), le système d’information du marché intérieur (IMI) et le réseau de résolution des problèmes dans le marché intérieur (SOLVIT), afin de supprimer les obstacles sur le marché unique et de soutenir les services transfrontières. Il est essentiel de créer un cadre intégré sur le plan numérique pour les outils de l’Union afin de réduire les charges administratives et de mieux servir les entreprises, en particulier les PME, tout en donnant aux citoyens les moyens d’agir (16).

3.11.

Le CESE souligne qu’il s’impose de prévoir dans le cadre de la nouvelle stratégie pour le marché unique un plan d’action détaillé pour les services. Ce dernier devrait définir des activités spécifiques pour chaque secteur et un calendrier précis pour leur mise en œuvre, et veiller ce faisant à ce que les engagements soient réalisables et les progrès puissent réellement faire l’objet d’un suivi. Faute d’une telle approche structurée, l’intégration du marché des services risque de rester dans le flou, ce qui limiterait les possibilités de progrès significatifs et de croissance économique à long terme.

3.12.

Le CESE reconnaît le rôle que joue le règlement général relatif à la protection des données pour précisément protéger les données, mais il relève que son application incohérente à l’échelle de l’Union européenne est source d’insécurité juridique et entrave l’innovation et les services numériques transfrontières. Des règles strictes restreignent l’utilisation des données, tandis qu’un manque de normes d’interopérabilité fait obstacle au partage d’informations. Les lacunes de la réglementation en matière d’apprentissage automatique, de données à caractère non personnel et de protocoles d’essais de véhicules autonomes donnent un coup de frein supplémentaire à l’innovation. Comme le note Mario Draghi dans son rapport, les entreprises numériques sont dissuadées d’exercer leurs activités dans l’ensemble de l’Union en raison des disparités des exigences, de la multiplicité des régulateurs et de la «surréglementation» (17). Dans le même temps, il demande de préserver les normes élevées en matière de travail et de les renforcer dans toute l’Union, ainsi que d’améliorer les mesures de protection sociale.

3.13.

Le CESE souligne la nécessité de renforcer la transparence et la cohérence des activités de la Commission européenne. Une source de fortes préoccupations réside dans le penchant invétéré des États membres à imposer des exigences nationales qui vont au-delà des dispositions des directives de l’Union. Un cadre réglementaire mieux coordonné et plus rationalisé serait à même d’améliorer la compétitivité des secteurs des services, de soutenir la croissance des entreprises et de stimuler l’innovation, tout en maintenant des normes élevées en matière de travail et en préservant la protection sociale.

Bruxelles, le 26 février 2025.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) Commission européenne, Single market for services («Le marché unique des services»), https://single-market-economy.ec.europa.eu/single-market/services_en.

(2) Commission européenne, The Services Directive («La directive relative aux services»), https://single-market-economy.ec.europa.eu/single-market/services/directive_en.

(3) Banque centrale européenne, Financial integration in Europe: where do we stand after the banking union’s first decade? («Après une décennie d’union bancaire, où en sommes-nous de l’intégration financière en Europe?»), https://www.bankingsupervision.europa.eu/press/speeches/date/2024/html/ssm.sp240430~68c9861180.en.html.

(4) Décision de la présidente de la Commission européenne établissant un groupe de projet des commissaires sur une union de l’épargne et de l’investissement, https://commission.europa.eu/document/download/d610a29d-84e2-476f-9155-291545fdc6e3_en?filename=Decision%20on%20the%20establishment%20of%20a%20Commissioners%27%20Project%20Group%20on%20the%20European%20Saving%20and%20Investments%20Union.pdf (en anglais).

(5) Blix, M., Where Are the Fruits? The Untapped Single Market for Services in the EU («Où sont les bénéfices? Le potentiel inexploité du marché unique des services dans l’Union européenne»), 2023, p. 2.

(6) Cour des comptes européenne, Reconnaissance des qualifications professionnelles dans l’Union européenne: un mécanisme essentiel, mais utilisé de manière sporadique et incohérente. Rapport spécial 10, 2024 , Office des publications de l’Union européenne, 2024.

(7) Blix, M., Where Are the Fruits? The Untapped Single Market for Services in the EU («Où sont les bénéfices? Le potentiel inexploité du marché unique des services dans l’Union européenne»), 2023, p. 2.

(8) Commission européenne, Recognition of professional qualifications in practice («La reconnaissance des qualifications professionnelles dans la pratique»), https://single-market-economy.ec.europa.eu/single-market/services/free-movement-professionals/recognition-professional-qualifications-practice_en.

(9) Rapport d’Enrico Letta, Much More than a Market («Bien plus qu’un marché»), 2024, https://www.consilium.europa.eu/media/ny3j24sm/much-more-than-a-market-report-by-enrico-letta.pdf.

(10) Commission européenne, questions débattues au sein du groupe de travail sur le respect de l’application des règles du marché unique (SMET), https://ec.europa.eu/internal_market/smet/index_en.htm (en anglais).

(11) Conseil européen, Commerce électronique dans l’UE, https://www.consilium.europa.eu/fr/infographics/e-commerce/.

(12) Directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 1996 concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services (JO L 18 du 21.1.1997, p. 1) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:31996L0071, et directive (UE) 2018/957 du Parlement européen et du Conseil du 28 juin 2018 modifiant la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services (JO L 173 du 9.7.2018, p. 16) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32018L0957.

(13) JO L 166 du 30.4.2004, p. 1.

(14) JO L 159 du 28.5.2014, p. 11.

(15) Livre noir des obstacles sur le marché intérieur, «Non-reconnaissance des permis de travail polonais délivrés aux employés ukrainiens d’un entrepreneur polonais», ministère du développement et des technologies, p. 13, https://www.gov.pl/web/rozwoj-technologia/czarna-ksiega-barier-na-ktore-polskie-firmy-napotykaja-w-panstwach-ue.

(16)

1)

Outil relatif aux obstacles au marché unique (SMOT), https://fosmo.youreurope.europa.eu/.

2)

Commission européenne, Marché unique de l’Union européenne — système d’information du marché intérieur (IMI), https://ec.europa.eu/internal_market/imi-net/index_fr.htm.

3)

Commission européenne, SOLVIT, https://ec.europa.eu/solvit/index_fr.htm.

(17) Commission européenne, The future of European competitiveness («L’avenir de la compétitivité européenne»), https://commission.europa.eu/topics/strengthening-european-competitiveness/eu-competitiveness-looking-ahead_en#paragraph_47059.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/2011/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)