Avis institutionnel52024AE4652

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la coopération entre les autorités chargées de faire appliquer la directive (UE) 2019/633 sur les pratiques commerciales déloyales dans les relations interentreprises au sein de la chaîne d’approvisionnement agricole et alimentaire

CELEX52024AE4652
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 27 mars 2025

Résumé IA

Le Comité économique et social européen (CESE) approuve la proposition visant à renforcer la coopération transfrontalière entre les autorités nationales chargées de faire appliquer l'interdiction des pratiques commerciales déloyales (PCD) dans la chaîne d'approvisionnement agricole et alimentaire. Ce texte vise à améliorer l'échange d'informations et la coordination des enquêtes pour lutter efficacement contre les PCD ayant un impact dans plusieurs États membres. Pour un professionnel du droit français, cet avis souligne la nécessité d'une harmonisation des procédures de contrôle et d'une coopération renforcée avec les autorités des autres États membres pour assurer une application uniforme de la directive 2019/633.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/2970

16.6.2025

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la coopération entre les autorités chargées de faire appliquer la directive (UE) 2019/633 sur les pratiques commerciales déloyales dans les relations interentreprises au sein de la chaîne d’approvisionnement agricole et alimentaire

[COM(2024) 576 final — 2024/0318 (COD)]

(C/2025/2970)

Rapporteure:

Émilie PROUZET

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Parlement européen, 20.1.2025

Conseil, 14.2.2025

Base juridique

Article 43, paragraphe 2, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2024) 576 final

Résumé du document COM(2024) 576 final

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 2 — Faim «zéro»

ODD 8 — Travail décent et croissance économique

ODD 10 — Inégalités réduites

ODD 12 — Consommation et production durables

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

12.3.2025

Adoption en session plénière

27.3.2025

Session plénière no

595

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

188/0/3

1. RECOMMANDATIONS

Le Comité économique et social européen (CESE):

1.1.

soutient le renforcement de la coopération des autorités nationales au sein du marché intérieur;

1.2.

constate combien il est essentiel de rechercher une meilleure communication, coordination et coopération entre autorités nationales, quel que soit le domaine, notamment pour mieux accompagner les plaignants dans leur démarche. Dans ce cadre, le CESE met à nouveau en avant le rôle déterminant des interprètes et des traducteurs. Les langues constituent toujours un obstacle majeur qui restreint l’accès aux procédures;

1.3.

se félicite de la décision de la Commission de commencer rapidement à intégrer les recommandations du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture européenne dans le processus législatif;

1.4.

soutient l’esprit de dialogue ouvert qui a prévalu au cours des derniers mois entre les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, notamment dans le cadre dudit dialogue stratégique, et souhaite que cet esprit perdure au sein du conseil européen de l’agriculture et de l’alimentation (EBAF) récemment créé;

1.5.

comprend l’absence d’étude d’impact sachant que la proposition de règlement à l’examen ne vise qu’à clarifier les modalités de la coopération entre les autorités nationales déjà prévues par la directive relative aux pratiques commerciales déloyales (PCD);

1.6.

demande aux colégislateurs de veiller à ce que le règlement proposé demeure un acte législatif qui vise uniquement à spécifier des mesures administratives et procédurales;

1.7.

demande aux colégislateurs de veiller à ce que les entreprises qui opèrent sur le marché intérieur bénéficient d’une sécurité juridique et restent libres de choisir la loi et la juridiction applicables à leurs contrats, dans le cadre du respect du droit de la concurrence;

1.8.

dès lors, faute d’harmonisation entre États membres, demande à ce que les mesures du règlement s’appliquent uniquement à la coopération entre les autorités chargées de veiller à l’application de la législation en ce qui concerne les pratiques commerciales déloyales et les seuils qui sont harmonisées au niveau de l’UE au titre des articles 3 et 4 de la directive PCD;

1.9.

à défaut, demande aux colégislateurs de veiller à ce que les autorités chargées de l’application de la législation aient un droit absolu de refuser les demandes d’échange d’informations sur les règles nationales non harmonisées par la directive PCD — d’autant plus que certaines de ces règles peuvent être incompatibles avec le marché intérieur;

1.10.

demande aux colégislateurs européens de préserver le marché intérieur et de ne pas présenter des mesures conduisant à renationaliser l’approvisionnement en Europe et légitimant en ce sens des contraintes d’approvisionnements territoriales lourdes de conséquences pour les consommateurs et la durabilité des produits.

2. NOTES EXPLICATIVES

Arguments à l’appui des recommandations 1.1 et 1.2

2.1.

Le CESE a maintes fois établi qu’il est essentiel d’améliorer la coordination, la coopération et la communication entre les autorités nationales. Il existe de nombreux leviers d’amélioration en ce sens (1). Une mise en œuvre conforme des règles et de leur application est déterminante pour le bon fonctionnement du marché intérieur et pour un meilleur accès des plaignants à la justice.

2.2.

Le CESE demande aux colégislateurs de veiller à ce que le règlement demeure un acte législatif portant sur des mesures administratives et procédurales qui s’applique uniquement à la coopération entre les autorités chargées de l’application de la législation sur les PCD.

2.3.

Le CESE demande en outre aux colégislateurs de ne pas modifier la directive PCD et de ne pas incorporer de nouvelles règles dans le règlement proposé avant que ne soient connus les résultats de l’évaluation de la directive PCD.

Arguments à l’appui des recommandations 1.3 et 1.4

2.4.

Dans son exposé des motifs, cette proposition s’appuie sur les recommandations du rapport du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture européenne, présenté en septembre 2024 à la présidente de la Commission européenne. Ce rapport est le résultat de plusieurs mois de discussions entre 29 organisations de parties prenantes du secteur agroalimentaire. Le CESE félicite les différentes parties prenantes pour le travail accompli et encourage la Commission à conserver cet esprit de bonne collaboration au sein de l’EBAF.

2.5.

Le CESE soutient en outre les recommandations de ce rapport qui est le fruit d’un esprit de bonne collaboration entre tous les acteurs de la chaîne, lesquels ont accepté de travailler ensemble pour soutenir la transition vers la durabilité de la chaîne agroalimentaire.

Arguments à l’appui des recommandations 1.5 à 1.8

2.6.

Le CESE souligne combien il est essentiel de s’assurer de la cohérence, de la proportionnalité et de l’impact sur la sécurité juridique des entreprises visées de cette proposition (voir le rapport Draghi (2), le rapport Letta (3) et l’engagement pris par Mme von der Leyen concernant le contrôle de l’incidence sur la compétitivité (4)).

2.7.

Le CESE compte sur la Commission pour s’assurer que les garanties effectives ont été apportées aux entreprises, en particulier concernant le respect du choix de la loi et de la juridiction des parties contractantes, et ce dans le cadre du respect du droit de la concurrence.

2.8.

La proposition de règlement ne poserait en effet aucun problème si les règles étaient les mêmes dans toute l’Union européenne. Or, la directive PCD de 2019 [(UE) 2019/633] (5) ne prévoyant qu’une harmonisation minimale, les États membres ont adopté des règles très divergentes en la matière.

2.9.

Or l’article 2, paragraphe 1, second alinéa, prévoit que «les demandes d’informations» visées par le règlement peuvent être utilisées dans le cas des règles nationales (prises en application de la directive PCD). L’article 5, qui porte sur les demandes d’informations, reprend en son paragraphe 4 la possibilité établie à l’article 2 d’ouvrir ce droit aux mesures nationales. Ce paragraphe est complété d’une disposition qui permet à l’autorité requise de refuser de fournir ces informations.

2.10.

En pratique, dix PCD sont illégales dans tous les États membres. Il s’agit de la seule harmonisation réalisée. En ce qui concerne les six pratiques «grises» selon la directive PCD, certains États membres les autorisent dès lors qu’elles ont fait l’objet d’un accord préalable, tandis que d’autres les interdisent purement et simplement.

2.11.

Les mesures nationales qui s’écartent de celles prévues par la directive ou qui complètent les pratiques de la directive peuvent être la traduction d’une réponse nationale à un contexte national et ne relèvent donc pas de la proposition de règlement à l’examen.

2.12.

En outre, la plupart des États membres ont modifié ou supprimé les seuils de chiffre d’affaires fixés dans la directive PCD. Plusieurs ont ajouté de nouvelles pratiques aux listes «grise» et «noire».

Or, certaines règles nationales qui vont au-delà de la directive PCD pourraient s’avérer contraires à la législation européenne, sachant que la Commission n’avait pas encore terminé en avril dernier son «contrôle de conformité» pour évaluer si les mesures nationales de mise en œuvre sont compatibles avec la directive PCD (6).

Les règles nationales plus strictes n’ont pas fait l’objet «d’une demande d’informations ou d’une étude plus approfondie» afin d’évaluer leur compatibilité avec le marché intérieur conformément à l’article 9 de la directive PCD (7).

Enfin, les plaintes relatives à la compatibilité des règles nationales avec le marché intérieur n’ont pas été jusqu’à présent traitées par la Commission.

2.13.

Le CESE craint que la sécurité juridique des entreprises ne soit compromise par les dispositions précitées. Il demande que des garanties soient apportées pour s’assurer que ces dispositions n’ouvrent pas la possibilité d’appliquer des règles de choix de la loi et de la juridiction autres que celles convenues dans le contrat, dans le cadre du respect du droit de la concurrence.

2.14.

Pour garantir la sécurité juridique du champ d’application, le CESE demande que l’article 2 du règlement proposé précise que celui-ci s’applique dans un cadre strict, à savoir:

a)

aux PCD énumérées à l’article 3, paragraphes 1 et 2, de la directive PCD; et

b)

sur la base des seuils de chiffre d’affaires indiqués à l’article 1er de la directive PCD.

2.15.

Le CESE demande en outre que les droits de la défense des opérateurs soient précisés notamment pour ce qui est des procédures lancées contre une entreprise et des motifs liés à cette procédure. Les entreprises visées devraient être notifiées de pareille procédure. Ces notifications devraient, sans entraîner de charges administratives supplémentaires, permettre notamment d’évaluer la compatibilité avec le marché intérieur. Il est toutefois essentiel que l’obligation d’informer l’acheteur soit soumise aux règles nationales qui encadrent la divulgation d’informations, de sorte que celle-ci ne nuise pas à l’enquête ni à la préservation des preuves.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.9

2.16.

En outre, cette insécurité pourrait être renforcée par certains États membres qui cherchent à appliquer leurs propres règles nationales à des contrats légalement conclus dans un autre pays de l’UE, dans le cadre du respect du droit de la concurrence.

2.17.

Le règlement proposé explique toutefois que ses règles s’entendent sans préjudice des règles de droit international privé de l’Union et des États membres (8). Le simple fait d’indiquer qu’un règlement est sans préjudice n’est pas suffisant.

2.18.

Le CESE souligne qu’il est impératif que le renforcement de l’application et de la coordination transfrontalières ne puisse en aucun cas conforter les efforts d’un pays en vue d’imposer l’application extraterritoriale de son droit national.

2.19.

C’est pourquoi le CESE demande à ce que les autorités requises conservent le droit absolu de refuser de répondre à une demande dès lors qu’elle porte sur des mesures nationales non harmonisées.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.10

2.20.

Le marché intérieur de l’UE permet aux détaillants et aux grossistes de se procurer un plus grand choix de produits à de meilleures conditions. Les économies réalisées grâce à un approvisionnement optimal au sein du marché intérieur sont répercutées sur les consommateurs, du fait de l’intense concurrence entre les détaillants et les grossistes, ce qui leur permet d’offrir à leurs clients un plus grand choix de produits à des prix plus bas (9). L’accessibilité des denrées alimentaires demeure une préoccupation majeure pour les consommateurs de l’UE, malgré la stabilisation de l’inflation.

2.21.

Dans son rapport sur le marché intérieur, Enrico Letta a confirmé que la renationalisation du marché intérieur en matière d’approvisionnement était préjudiciable au bien-être des consommateurs (10).

2.22.

Plus il est compliqué ou incertain pour les acheteurs de s’approvisionner dans le marché intérieur, plus il est probable qu’ils reviennent à l’approvisionnement national.

2.23.

La Commission européenne a déjà établi que les contraintes territoriales d’approvisionnement imposées par de grandes multinationales aux détaillants coûtent 14 milliards d’euros par an aux consommateurs européens (11). De nombreux États membres ont demandé depuis à la Commission européenne d’agir urgemment (12).

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

lié à la recommandation 1.8

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 2

Article 2

Champ d’application

Champ d’application

1. Le présent règlement porte sur l’application de l’interdiction des pratiques commerciales déloyales dans les relations interentreprises au sein de la chaîne d’approvisionnement agricole et alimentaire énoncée à l’article 3, paragraphes 1 et 2, de la directive (UE) 2019/633, avec une dimension transfrontalière.

1. Le présent règlement porte sur l’application de l’interdiction des pratiques commerciales déloyales dans les relations interentreprises de la chaîne d’approvisionnement agricole et alimentaire énoncée à l’article 3, paragraphes 1 et 2, de la directive (UE) 2019/633, avec une dimension transfrontalière et sur la base du champ d’application défini à l’article 1er de la directive (UE) 2019/633 .

Exposé des motifs

L’article 2, paragraphe 1, précise que le règlement ne s’applique qu’aux pratiques commerciales déloyales énumérées à l’article 3, paragraphes 1 et 2, de la directive relative aux pratiques commerciales déloyales. Cette précision est essentielle pour limiter les risques d’extraterritorialité.

Amendement 2

lié à la recommandation 1.9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 5

Article 5

Demandes d’informations

Demandes d’informations

[…]

[…]

4. Les États membres peuvent décider que les autorités d’application peuvent faire usage des possibilités visées au présent article en ce qui concerne les règles nationales au sens de l’article 9 de la directive (UE) 2019/633.

4. Les États membres peuvent décider que les autorités d’application peuvent faire usage des possibilités visées au présent article en ce qui concerne les règles nationales au sens de l’article 9 de la directive (UE) 2019/633.

Lorsqu’une autorité d’application requérante fait usage de la possibilité prévue au paragraphe 1, l’autorité d’application requise peut refuser de fournir des informations, en motivant son refus .

Lorsqu’une autorité d’application requérante fait usage de la possibilité prévue au paragraphe 1, l’autorité d’application requise peut refuser de fournir des informations, indépendamment des règles de l’article 10 .

Exposé des motifs

L’article 5 prévoit que les autorités d’application peuvent faire usage des possibilités visées à ce même article en ce qui concerne les règles nationales plus strictes qui vont au-delà de la directive PCD, mais l’autorité d’application requise peut refuser de fournir ces informations. Comme nous l’avons expliqué, dans l’esprit du texte, ce droit de refus est un droit absolu, indépendant de l’article 10. Ce point doit être précisé.

Amendement 3

lié à la recommandation 1.9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 10

Article 10

Refus de donner suite à une demande d’assistance mutuelle

Refus de donner suite à une demande d’assistance mutuelle

1. L’autorité d’application requise ne peut refuser de donner suite à une demande d’informations au titre de l’article 5 que si une ou plusieurs des conditions suivantes sont réunies:

1. L’autorité d’application requise ne peut refuser de donner suite à une demande d’informations au titre de l’article 5 , paragraphe 1, que si une ou plusieurs des conditions suivantes sont réunies:

Amendement 4

lié aux recommandations 1.9 et 1.10

Insérer un nouveau considérant

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Considérant X

L’obligation d’informer l’acheteur est soumise aux règles nationales, qui peuvent limiter la divulgation d’informations lorsque celle-ci peut nuire à une enquête visant à préserver les preuves.

Amendement 5

lié aux recommandations 1.9 et 1.10

Insérer un nouveau chapitre V contenant un nouvel article 21

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 21

L’autorité d’application requérante doit fournir à l’acheteur faisant l’objet d’une enquête sur une pratique commerciale déloyale de dimension transfrontalière ou sur une pratique commerciale déloyale de grande ampleur de dimension transfrontalière, conformément au droit national:

a)

l’accès aux documents sur la base desquels l’autorité d’application requérante ou le coordinateur désigné en vertu de l’article 13, paragraphe 2, a conclu à la nécessité de présenter une demande d’assistance mutuelle;

b)

des informations sur les démarches et les mesures prises par l’autorité d’application requise conformément à l’article 6, paragraphe 3;

c)

l’accès aux documents sur la base desquels l’autorité d’application requérante a constaté que l’acheteur ne dispose pas d’actifs suffisants conformément à l’article 7, paragraphe 2;

d)

la notification du refus ou de l’acceptation d’une demande par l’autorité requise et l’explication du droit à obtenir des détails supplémentaires;

e)

la notification sous XX jours d’une alerte soumise dans le cadre de l’article 19;

f)

la possibilité d’exprimer leur point de vue avant qu’une décision leur faisant grief ne soit prise, notamment en clarifiant les questions relatives à la violation potentielle de la directive (UE) 2019/633; et

g)

la possibilité de présenter des observations lorsqu’il existe des motifs raisonnables de croire que les règles nationales visées à l’article 9 de la directive (UE) 2019/633 ne sont pas compatibles avec les règles relatives au fonctionnement du marché intérieur.

Exposé des motifs

Il s’agit de trouver un équilibre entre les droits de la défense et les règles de divulgation d’informations au cours d’une enquête. En ce sens, il convient de se référer aux législations nationales.

Bruxelles, le 27 mars 2025.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Numérisation de la justice au sein de l’Union européenne — Une panoplie de possibilités» [COM(2020) 710 final] ( JO C 286 du 16.7.2021, p. 88).

(2) The Draghi report on EU competitiveness: https://commission.europa.eu/topics/eu-competitiveness/draghi-report_fr.

(3) Much more than a market: https://www.consilium.europa.eu/media/ny3j24sm/much-more-than-a-market-report-by-enrico-letta.pdf.

(4) https://commission.europa.eu/topics/eu-competitiveness_fr.

(5) Directive (UE) 2019/633 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 sur les pratiques commerciales déloyales dans les relations interentreprises au sein de la chaîne d'approvisionnement agricole et alimentaire (JO L 111 du 25.4.2019, p. 59, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2019/633/oj).

(6) COM(2024) 176 final.

(7) COM(2024) 176 final.

(8) Considérant 4 de la proposition de règlement.

(9) Rapport 2020 du JRC sur les contraintes territoriales d’approvisionnement.

(10) «La renationalisation de l’approvisionnement et du commerce ne peut qu’affecter en fin de compte les avantages que les consommateurs tirent du marché unique.».

(11) Rapport 2020 du JRC sur les contraintes territoriales d’approvisionnement.

(12) En ce début d’année, l’urgence est clairement déclarée par de nombreux acteurs: BEUC — Bureau européen des unions de consommateurs, Commission européenne, Mouvement des entreprises de France.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/2970/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)