Avis du Comité européen des régions — La perspective locale et régionale dans la mise en œuvre de l’état de droit au sein de l’Union européenne
| CELEX | 52024IR3434 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 2 avril 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/3169 | 20.6.2025 |
Avis du Comité européen des régions — La perspective locale et régionale dans la mise en œuvre de l’état de droit au sein de l’Union européenne
(C/2025/3169)
| Rapporteur : Stephen DE RON (LU/Les Verts), conseiller communal d’Hesperange Texte de référence : Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — Rapport 2024 sur l’état de droit — La situation de l’état de droit dans l’Union européenne COM(2024) 800 final |
RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),
L’état de droit: socle indéfectible du projet européen
| 1. | réaffirme avec insistance que l’état de droit demeure la pierre angulaire du projet européen (1), lequel garantit la sécurité juridique et la protection des libertés fondamentales et scelle la solidarité entre les États membres, leurs citoyens et leurs territoires; il s’agit également d’une condition préalable essentielle au fonctionnement de la démocratie à tous les niveaux; |
| 2. | soutient que dans un contexte de crises géopolitiques, de transformations écologiques, de révolutions numériques et de défis démographiques, il s’impose d’avoir résolument à cœur de renforcer l’état de droit. Les collectivités locales et régionales (ci-après: «CLR»), grâce à leur proximité avec les citoyens et à la responsabilité qu’elles assument dans la fourniture de services publics permettant l’exercice de certains des droits et libertés énumérés dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, sont ainsi positionnées au premier rang pour détecter à un stade précoce les menaces qui pourraient peser sur l’état de droit et pour enraciner concrètement les valeurs fondamentales de l’Union européenne (ci-après: «UE»), dans la vie quotidienne de chacun; |
Un état de droit sous pression: menaces et dérives démocratiques
| 3. | observe toutefois que, malgré la présence de multiples mécanismes de protection [la procédure prévue à l’article 7 du traité sur l’Union européenne, celle d’infraction au titre de l’article 258 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) (2), le règlement (UE, Euratom) 2020/2092 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’UE (3), le rapport annuel sur l’état de droit], l’indépendance de la justice, la liberté des médias et la participation citoyenne sont fréquemment remises en cause. À cet égard, il apparaît nécessaire que les instances politiques respectent pleinement l’indépendance du pouvoir judiciaire et acceptent comme il se doit les résultats de son travail. Les effets cumulatifs de ces dérives fragilisent la cohésion territoriale et sapent la démocratie et la légitimité de l’action européenne; dans un environnement aussi incertain, où l’indépendance du pouvoir judiciaire est mise en question et où les ingérences se multiplient dans des secteurs aussi importants pour l’état de droit que celui des médias, il serait essentiel que des mesures soient mises en œuvre pour renforcer l’application des mécanismes susmentionnés; |
| 4. | souligne que le rapport 2024 de la Commission européenne (ci-après: «Commission») sur l’état de droit (4) met en évidence plusieurs défis transversaux, tels que l’insuffisance des protections accordées aux lanceurs d’alerte, la persistance de conflits d’intérêts, de sérieux doutes sur l’indépendance de la justice, ou encore des entraves à la liberté de la presse et de la société civile. Il met aussi en lumière des avancées prometteuses: adoption de lois de transparence, création d’instances de contrôle plus indépendantes ou participation accrue des citoyens dans certaines politiques; |
| 5. | se réjouit que le champ d’application du rapport annuel sur l’état de droit ait été, pour la première fois en 2024, étendu au-delà des frontières de l’UE, à savoir à certains pays candidats (Albanie, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie), et invite la Commission à poursuivre cette extension, de manière à couvrir l’ensemble des pays candidats; |
Les collectivités locales et régionales, sentinelles de la démocratie européenne
| 6. | rappelle que l’état de droit ne saurait se réduire à un ensemble de normes technico-juridiques; il repose avant tout sur une culture commune de la légalité, de l’équité et de la dignité humaine; |
| 7. | souligne que les collectivités nationales, locales et régionales apparaissent comme des remparts essentiels pour la démocratie et la protection des valeurs fondamentales de l’UE, non seulement quand elles agissent délibérément contre les atteintes qui y sont portées, mais aussi quand elles s’abstiennent de rester les témoins passifs ou les complices de pratiques qui mettent en péril la démocratie ou la séparation des pouvoirs qui garantissent l’état de droit. Bien que la responsabilité en incombe en premier lieu à l’échelon national, les collectivités territoriales jouent elles aussi un rôle très important en la matière, même si elles demeurent confrontées à des contraintes budgétaires et institutionnelles qui peuvent limiter leur capacité d’action; |
| 8. | réaffirme que la gouvernance multiniveaux est une nécessité absolue pour garantir l’efficacité et la pérennité de l’état de droit. Il est, partant, primordial d’assurer une intégration effective des collectivités locales et régionales dans les dispositifs de suivi et d’alerte, afin de garantir une protection accrue des principes démocratiques à l’échelle locale et régionale; |
| 9. | souligne que la position des collectivités locales et régionales, en tant que niveau de gouvernance le plus proche des citoyens, leur permet de recenser les signes précoces de manquements à l’état de droit; encourage à cet égard la Commission européenne à mieux intégrer les avis de ces collectivités dans les consultations ciblées organisées dans le cadre de la préparation du rapport sur l’état de droit; |
| 10. | insiste sur le fait que, dans ce contexte, ces collectivités, sont souvent responsables de l’administration de domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, l’aménagement, l’inclusion sociale et l’environnement. À ce titre, elles jouent un rôle important dans la mise en place de mécanismes de participation civique, renforçant ainsi la légitimité et la responsabilité politiques des institutions, ainsi que dans l’instauration d’une culture du respect des droits fondamentaux et dans la préservation de l’état de droit; |
| 11. | souligne qu’il est impératif d’investir non seulement dans les instruments de contrôle et de sanction, mais également dans la sensibilisation et la formation des élus, des agents administratifs, des magistrats et des forces de l’ordre; |
| 12. | insiste sur l’importance de l’éducation citoyenne et encourage l’intégration des principes fondamentaux de l’état de droit dans les programmes à tous les niveaux d’enseignement, tout en gardant à l’esprit que l’éducation relève de la compétence des États membres; |
| 13. | appelle l’UE à jouer pleinement son rôle de catalyseur en élaborant des programmes de renforcement des capacités, en facilitant l’échange de bonnes pratiques et en soutenant les rapprochements ainsi que les projets transfrontaliers. Il souligne enfin la nécessité d’assurer une cohérence globale dans la promotion et la consolidation des principes démocratiques à travers l’ensemble des politiques européennes; |
| 14. | avertit que sans leviers financiers efficaces et des mécanismes de contrôle adaptés, les principes de l’état de droit risquent de demeurer lettre morte. La protection des valeurs fondamentales de l’UE exige un cadre budgétaire qui renforce la responsabilité démocratique et empêche toute instrumentalisation des fonds européens à des fins contraires aux engagements de l’UE; attend donc avec grand intérêt les nouvelles mesures destinées à renforcer l’état de droit qui ont été annoncées dans les orientations politiques de la présidente la Commission, Mme Ursula von der Leyen; |
Protéger l’état de droit: un impératif pour l’Europe
| 15. | souligne, partant, que les fonds européens doivent demeurer un levier de stabilité démocratique et de renforcement de l’état de droit, et non un instrument d’arbitrage politique sujet à des interprétations fluctuantes. L’UE a la responsabilité d’assurer que chaque euro investi reflète ses valeurs fondamentales, garantissant ainsi que les financements européens ne bénéficient pas à des régimes qui s’en écartent. Pour cela, il est impératif d’appliquer des critères de conditionnalité budgétaire rigoureux et transparents, tout en veillant à ce qu’ils soient ciblés, proportionnés et équitables, afin de ne pas pénaliser les collectivités locales et régionales engagées dans une gouvernance démocratique exemplaire; |
| 16. | dans cette optique, rappelle l’importance stratégique du règlement (UE) 2020/2092, qui conditionne l’accès aux fonds européens au respect des principes de l’état de droit. Cet outil est essentiel pour prévenir et corriger les dérives systémiques susceptibles de fragiliser l’ordre démocratique européen. Toutefois, sa mise en œuvre doit être cohérente et pragmatique, en évitant que les sanctions financières ne pèsent sur les collectivités régionales, locales et les citoyens, alors même qu’ils ne sont pas responsables des violations commises au niveau national; |
| 17. | attire donc l’attention sur les risques liés à la suspension ou à la perte des financements européens pour certaines régions, et invite dès lors la Commission à mettre en œuvre de la façon la plus stricte possible le cadre législatif existant, notamment les obligations au titre de l’article 5, paragraphe 2, du règlement 2020/2092, qui impose aux autorités des États membres d’exécuter le programme touché par la suspension du financement de l’Union; souligne qu’il est nécessaire de protéger les bénéficiaires dans les cas où les États membres ne respectent pas cette obligation; demande la création d’outils permettant aux bénéficiaires aux niveaux régional et local de signaler à la Commission les cas où les États membres manquent à leurs obligations d’exécuter les programmes et d’effectuer des paiements en faveur des bénéficiaires; |
| 18. | fait appel à la Commission pour qu’elle entame une analyse des mécanismes d’affectation financière existants pour s’assurer que les financements restent accessibles aux autorités locales et aux acteurs de la société civile qui respectent pleinement les valeurs de l’UE. Au cas où ces mécanismes devraient être complétés, il importerait de les définir en consultation avec le CdR et les collectivités locales et régionales. Cette approche permettrait de concilier fermeté et justice, en préservant la cohésion territoriale et en soutenant les forces démocratiques locales et régionales, même dans des contextes nationaux où l’état de droit est fragilisé; |
Vers une gouvernance multiniveaux plus forte et plus inclusive
| 19. | affirme qu’une gouvernance européenne ambitieuse nécessite la pleine reconnaissance du rôle stratégique des collectivités locales et régionales. De par leur proximité avec les citoyens, ces entités incarnent pleinement les valeurs fondamentales de l’UE, dont la justice, la solidarité, l’égalité, et le respect de l’état de droit et des droits de l’homme. Toutefois, leur capacité à contribuer au contrôle et à la défense de l’état de droit demeure circonscrite, ce qui restreint l’aptitude de l’UE à réagir avec célérité face aux dérives; |
| 20. | à ce titre, appelle de ses vœux le renforcement du dialogue entre la Commission, les acteurs régionaux et locaux ainsi que la société civile sur les questions relatives à l’état de droit, en associant le CdR, le CESE et l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne. Un tel forum, en établissant un relais plus direct entre l’échelon européen et les réalités de terrain, faciliterait la détection et la prévention des menaces visant les valeurs fondamentales de l’UE; |
| 21. | souligne que la préservation de l’état de droit ne peut relever uniquement de décisions centralisées. Les collectivités mettent activement en œuvre d’autres initiatives démocratiques — budgets participatifs, assemblées citoyennes, plateformes de transparence — qui ne bénéficient pas toujours de la valorisation adéquate au sein de l’UE. Il convient donc de promouvoir et de mutualiser ces bonnes pratiques pour construire une gouvernance plus inclusive et résiliente; |
| 22. | propose, par conséquent, la mise en place de «dialogues locaux sur l’état de droit», forums au sein desquels seraient examinées la liberté de la presse, l’indépendance des organes de contrôle et la transparence administrative. Il importe, ce faisant, d’octroyer un soutien européen ciblé à l’endroit des collectivités locales et régionales, qui veillent au respect effectif des principes démocratiques malgré des pressions multiples; |
| 23. | estime en outre que la défense de l’état de droit suppose une action pédagogique et culturelle renforcée, de manière à ancrer les valeurs démocratiques dès l’enfance. L’UE est donc fondée à financer et à élaborer des programmes ambitieux visant à favoriser la démocratie, l’éducation civique et le développement durable. Les collectivités locales, de concert avec les établissements scolaires, universitaires et la société civile, jouent ici un rôle déterminant dans l’appropriation de ces principes par la population; |
| 24. | demande que le pouvoir judiciaire soit mieux doté en moyens humains et matériels lorsqu’il relève d’instances locales ou régionales, comme ce peut être le cas dans des États décentralisés où les collectivités territoriales possèdent des compétences en matière de justice; |
| 25. | préconise une mise en application rigoureuse et cohérente du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil (5) relatif à un marché unique des services numériques, et serait également ouvert à l’idée d’en étoffer très prochainement le dispositif, par exemple grâce à une définition et une stricte régulation des pratiques coordonnées de comportements non authentiques sur les plateformes en ligne, en particulier dans le cadre de campagnes de désinformation; |
| 26. | réitère que l’UE doit défendre les valeurs fondatrices de la démocratie face aux atteintes qui leur sont portées. L’état de droit constitue un engagement pérenne, une promesse à l’égard des générations futures. Il incombe donc à l’UE de faire preuve de vigilance et de fermeté, en renforçant les capacités d’action des collectivités — véritables piliers de la démocratie — et en réagissant sans délai à toute menace qui porterait atteinte à ses fondements; |
L’Europe face aux nouvelles menaces: garantir la résilience démocratique
| 27. | constate avec une vive préoccupation l’essor inquiétant des interférences extérieures dans les processus démocratiques des États membres, que ce soit par le biais de campagnes de désinformation ou par des interventions directes lors des scrutins électoraux. Dans ce contexte, il apparaît essentiel de renforcer immédiatement la sécurité numérique et de promouvoir une éducation aux médias à l’échelle locale. Ces mesures visent à doter les citoyens des outils nécessaires pour identifier et contrer les manipulations informationnelles, garantissant ainsi qu’ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause; |
| 28. | appelle avec force à une réflexion collective sur le rôle stratégique que peuvent jouer les technologies numériques, et en particulier l’intelligence artificielle, dans le soutien et la promotion de l’état de droit. En exploitant ces outils pour améliorer la transparence, assurer une responsabilité accrue dans la commande publique et favoriser une participation citoyenne active, il est possible de transformer les défis numériques en leviers pour renforcer les principes démocratiques. Il convient dès lors d’identifier et d’adopter les bonnes pratiques permettant une intégration efficace de ces technologies dans la gouvernance locale, tout en veillant à respecter des normes éthiques ainsi qu’à préserver et à enrichir nos principes démocratiques fondamentaux en ligne avec le règlement européen règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées en matière d’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle) (6); |
| 29. | incite l’UE à veiller à ce que les CLR participent pleinement, dès la phase d’élaboration des politiques, à la définition des priorités et à l’anticipation des contraintes réglementaires. La plupart des politiques, dont les politiques de cohésion, agricole, numérique et migratoire ainsi que le pacte vert, gagneraient, en effet, à être coconstruites avec les acteurs qui en assurent la mise en pratique la plus concrète, afin de garantir que les principes de l’état de droit soient intégrés de manière transversale dans l’ensemble des cadres politiques de l’UE et respectés dans la totalité de son processus décisionnel; |
| 30. | rappelle que les CLR, riches de leur expérience de terrain, sont aussi vectrices d’innovations institutionnelles et démocratiques: soutenues par l’UE, elles peuvent déployer des mécanismes efficaces de contrôle citoyen, de concertation ou de consultation publique, et ainsi contribuer à améliorer la qualité de la gouvernance dans son ensemble; il serait bon que les pouvoirs locaux et régionaux fassent preuve de diligence dans l’exécution des décisions de justice qui exigent une action de leur part; |
| 31. | invite à réfléchir à des mécanismes destinés à renforcer le rôle de la gouvernance locale et régionale dans le contexte du cadre de l’Union pour l’état de droit. Il s’agirait notamment de repérer et d’échanger les bonnes pratiques en matière de transparence, de participation citoyenne, d’efforts de lutte contre la corruption et de respect des droits fondamentaux. Encourageant la coopération entre le CdR, le CESE et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, entre autres instances, ces mécanismes devraient s’appuyer sur leur expertise et leurs conclusions. Les résultats ainsi obtenus devraient contribuer directement au rapport annuel sur l’état de droit, garantissant ainsi une prise en compte significative de la perspective infranationale, tout en favorisant les échanges entre villes, régions et institutions; |
| 32. | martèle avec force que l’état de droit, en tant que pilier d’une UE stable et solidaire, doit être appliqué de manière cohérente et non sélective. Il doit s’ancrer dans une gouvernance réellement partagée, où régions et villes contribuent activement à la mise en œuvre, mais aussi à la défense des valeurs européennes sur le terrain; |
| 33. | met en garde que seule une Europe fidèle à sa diversité territoriale et intransigeante sur la défense commune des droits et libertés sera capable de résister aux tensions et de relever les défis de demain. Le renforcement de l’état de droit n’est pas une option; il est la condition sine qua non d’une UE forte, légitime et crédible; |
| 34. | entend agir à la hauteur de cette responsabilité. Il réaffirme sa détermination à collaborer étroitement avec la Commission, le Conseil, le Parlement européen et l’ensemble des institutions européennes et internationales, pour faire de l’état de droit un rempart indéfectible contre les attaques populistes, les dérives autoritaires et les stratégies de démantèlement démocratique. |
Bruxelles, le 2 avril 2025.
La présidente
du Comité européen des régions
Kata TÜTTŐ
(1) Article 2 du traité sur l’Union européenne (TUE).
(2) Article 258 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
(3) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 1.
(4) Rapport 2024 de la Commission européenne sur l’état de droit.
(5) Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques) (JO L 277 du 27.10.2022, p. 1).
(6) JO L, 2024/1689, 12.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/3169/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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