LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52024XC02474
Communication52024XC02474

Publication d’une demande de modification du cahier des charges d’une dénomination dans le secteur vitivinicole visée à l’article 105 du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil

CELEX52024XC02474
TypeCommunication
Datemercredi 3 avril 2024

Résumé IA

Cette communication publie une demande de modification du cahier des charges d'une appellation viticole protégée, conformément à la procédure prévue par l'OCM unique. Pour un professionnel du droit français, il s'agit d'une étape de publicité préalable à une éventuelle modification réglementaire, ouvrant un délai d'opposition de deux mois pour les personnes physiques ou morales ayant un intérêt légitime.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/2474

3.4.2024

Publication d’une demande de modification du cahier des charges d’une dénomination dans le secteur vitivinicole visée à l’article 105 du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil

(C/2024/2474)

La présente publication confère un droit d’opposition conformément à l’article 98 du règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil (1) dans un délai de deux mois à compter de la date de la présente publication.

DEMANDE DE MODIFICATION DU CAHIER DES CHARGES

« Chianti »

PDO-IT-A1228-AM04

Date de la demande: 12.6.2017

1. Règles applicables à la modification

Article 105 du règlement (UE) no 1308/2013 – modification non mineure

2. Description et motifs de la modification

—

2.1. Cépages – réintroduction de cépages blancs pour le «Chianti» de la sous-zone Colli Senesi

Des cépages blancs ont été réintroduits comme cépages accessoires pour les vins «Chianti» provenant de la sous-zone Colli Senesi, pour autant qu’ils ne constituent pas plus de 10 % de la composition générale. Par conséquent, la clause insérée dans la modification précédente du cahier des charges, qui stipulait que, à compter des vendanges de 2016, les cépages blancs seraient exclus de la composition variétale, en raison de la tendance à produire les vins uniquement à partir de cépages rouges, a été supprimée.

La possibilité traditionnelle d’inclure dans la composition du vin, dans la limite de 10 %, des cépages blancs figurant sur la liste des cépages dont la culture est autorisée en Toscane a donc été maintenue.

La composition variétale des vins «Chianti» provenant de la sous-zone Colli Senesi a ainsi été alignée sur celle des autres types et sous-zones figurant dans le cahier des charges des vins bénéficiant de l’AOP «Chianti». Cette option, qui était mentionnée dans les versions précédentes du cahier des charges, a été réintroduite pour restaurer les pratiques traditionnelles utilisées dans la culture viticole et la production de «Chianti» Colli Senesi.

Cette modification concerne l’article 2.2 du cahier des charges, mais ne concerne pas le document unique.

2.2. Suppression de l’altitude maximale pour la culture

La règle fixant une altitude maximale de 700 mètres au-dessus du niveau de la mer pour les vignobles utilisés dans la production de vins relevant de l’AOP «Chianti» a été supprimée.

Sous l’influence du changement climatique — non seulement en Toscane, mais aussi sur l’ensemble de la planète — il est désormais possible de produire des raisins et des vins dans de nouvelles zones, situées même à des altitudes plus élevées, qui étaient auparavant considérées comme inadaptées à la viticulture et qui donnent également des produits de haute qualité, ce qui rend dépassée la limite d’altitude à 700 mètres.

Cette modification concerne l’article 4.1 du cahier des charges, mais ne concerne pas le document unique.

2.3. Augmentation adaptée de la densité de plantation minimale par hectare pour les vignobles nouvellement plantés ou replantés

La densité minimale applicable aux vignobles nouvellement plantés ou replantés a été portée à 4 100 pieds par hectare pour tous les vins de l’AOP «Chianti», à l’exception du «Chianti» de la sous-zone Rufina, pour lequel la densité minimale est de 4 500 pieds par hectare.

Il s’agit d’une modification technique, portant de 4 000 à 4 100 pieds par hectare la densité de plantation minimale pour les zones autorisées à utiliser la dénomination de l’AOP «Chianti», à l’exception de la sous-zone «Chianti» Rufina, pour laquelle la densité minimale est de 4 500 pieds par hectare.

Cette augmentation vise à améliorer la qualité des raisins produits par chaque pied de vigne. Le seuil pour «Chianti» Rufina est fixé à 4 500 pieds par hectare car cette sous-zone est caractérisée par des conditions pédoclimatiques particulières.

Cette modification concerne l’article 4.2 du cahier des charges, mais ne concerne pas le document unique.

2.4. Rendements maximaux – raisins par hectare et par pied de vigne

Le rendement maximal exprimé en raisins par hectare a été augmenté pour les vignobles dont la densité de plantation minimale est supérieure à 4 000 pieds par hectare.

Pour ces vignobles, le rendement maximal pour le «Chianti» de base est de 11 tonnes de raisins par hectare. Un rendement maximal de 9,5 tonnes par hectare s’applique pour les sous-zones «Chianti» Colli Aretini, «Chianti» Colline Pisane, «Chianti» Montalbano, «Chianti» Montespertoli et «Chianti» Rufina ainsi que pour le «Chianti» Superiore, et une limite de 9 tonnes par hectare s’applique pour le «Chianti» Riserva des types Colli Fiorentini, «Chianti» Colli Senesi et «Chianti» Colli Senesi.. Toutefois, si la densité de plantation est inférieure à 4 000 pieds par hectare, le rendement des raisins ne peut pas dépasser 9 tonnes par hectare pour le «Chianti» de base, 8 tonnes par hectare pour toutes les sous-zones, et 7,5 tonnes par hectare pour les vins Superiore.

Le rendement moyen ne peut pas excéder les 3 kilogrammes de raisins par pied de vigne.

En outre, le titre alcoométrique naturel minimal des raisins utilisés pour la production du «Chianti» Rufina est passé de 11,00 % du volume à 11,50 % du volume.

Comme souligné dans le rapport technique de l’Accademia Italiana della Vite e del Vino annexé à la proposition de modification du cahier des charges de 2014, les techniques modernes de production et de gestion des vignobles permettent d’obtenir des raisins de bonne qualité avec des rendements pouvant atteindre jusqu’à 12 tonnes par hectare, et l’augmentation du rendement à ce niveau n’entraîne pas une diminution de la qualité. Les nouveaux vignobles sont désormais plantés avec des densités moyennes d’environ 5 000 pieds par hectare, et les nouveaux clones disponibles sur le marché permettent d’obtenir de meilleurs rendements et dans le même temps une meilleure qualité, en réduisant la quantité d’yeux ou la production par pied de vigne. Par exemple, dans les vignobles existants dont la densité de plantation dépasse 4 000 pieds par hectare, à un rendement maximal de production de 11 tonnes de raisins par hectare (la limite proposée pour les vins de l’AOP «Chianti» de base), le rendement moyen par pied de vigne ne dépassera pas les 2,75 kilogrammes, ce qui est nettement inférieur au plafond de rendement moyen de 3 kilogrammes. Cela entraînera une nette amélioration de la qualité des raisins utilisés pour produire les vins de l’AOP «Chianti» (y compris les variantes portant des indicateurs de sous-zones) et de la qualité du produit final.

Cette modification concerne l’article 4.6 du cahier des charges et la section 1.5.2 «Rendements maximaux» du document unique.

2.5. Ajout d’une règle limitant les activités de vinification, de transformation, de mise en bouteille et d’affinage final à la zone de production

A) Zone de vinification, de transformation et de vieillissement:

Conformément à la législation en vigueur de l’UE, la zone de vinification, de transformation, de vieillissement et d’affinage a été revue de manière que les différentes étapes du cycle d’élaboration du vin de l’AOP «Chianti» puissent être concentrées dans la zone de production (qui s’étend à l’ensemble des territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato et de Sienne) ainsi qu’aux provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques.

Tous les vins portant des indicateurs de sous-zones doivent être vinifiés, transformés et vieillis dans la zone de production délimitée pour la sous-zone concernée. Cependant, ces opérations peuvent également être effectuées dans des chais situés sur les territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato ou de Sienne ou dans les provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques, à condition que ces chais aient été établis avant le 5 août 1996 et qu’ils appartiennent à des viticulteurs dont les cultures sont acceptées pour l’élaboration de vin portant l’indicateur de sous-zone concerné de l’AOP «Chianti».

En plus de garantir la qualité des produits mis sur le marché, la transformation et, le cas échéant, le vieillissement dans la zone de production visent à assurer et à garantir l’efficacité et le rapport coût-efficacité des contrôles respectifs et la traçabilité par les organismes de contrôle et les autorités compétentes, conformément à la législation de l’UE en vigueur.

B) Zone de mise en bouteille et d’affinage final:

La zone de mise en bouteille et, pour les types concernés, d’affinage final a été revue de manière que la mise en bouteille du vin de l’AOP «Chianti» puisse également être concentrée dans la zone de production (qui s’étend à l’ensemble des territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato et de Sienne) ainsi que dans les provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques, comme expliqué au point A ci-dessus.

Les vins portant un indicateur de sous-zone doivent être mis en bouteille et, le cas échéant, affinés dans la zone de production délimitée pour la sous-zone concernée. Cependant, ces opérations peuvent également être réalisées dans des chais situés sur les territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato ou de Sienne ou dans les provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques.

En outre, conformément à la législation en vigueur de l’UE, les particuliers ou les entreprises qui mettent traditionnellement le produit en bouteille en dehors des zones délimitées dans le cahier des charges peuvent recevoir des autorisations individuelles pour cette activité selon les conditions établies dans la législation nationale applicable.

L’exigence selon laquelle les étapes de la mise en bouteille et, le cas échéant, de l’affinage final sont limitées à la zone de production ou aux zones voisines vise à sauvegarder la qualité et la réputation des vins bénéficiant de l’AOP «Chianti», y compris ceux portant des indicateurs de sous-zones supplémentaires.

Un transport et une mise en bouteille en dehors de la zone de production pourraient compromettre la qualité des vins de l’AOP «Chianti», ces derniers pouvant être exposés à des réactions redox, à des variations soudaines de température et à une contamination microbiologique. Ces phénomènes pourraient avoir des effets négatifs sur les caractéristiques physiques et chimiques (acidité totale minimale, extrait non réducteur minimal, etc.) ainsi que sur les caractéristiques organoleptiques (robe, nez et bouche) des vins. Plus grande est la distance entre les zones de viticulture et de mise en bouteille, plus ces risques augmentent. À l’inverse, une mise en bouteille dans la zone d’origine garantit que les lots de vins restent à la même place ou que leur déplacement est réduit au minimum, ce qui permet de préserver les caractéristiques et les qualités du produit. Cela protège également la réputation de l’AOP «Chianti», qui représente plus de 3 000 viticulteurs avec une production de vin annuelle moyenne de quelque 800 000 hectolitres, mis sur le marché dans environ 90-100 millions de bouteilles.

Ces aspects, liés à l’expérience et aux connaissances techniques et scientifiques sur les vins que les producteurs du vin bénéficiant de l’AOP «Chianti» ont acquises au fil des ans, permettent de procéder à la mise en bouteille dans la zone d’origine en utilisant les meilleures techniques conçues pour préserver l’ensemble des caractéristiques physiques, chimiques et organoleptiques définies dans le cahier des charges de ces vins.

En plus de sauvegarder la qualité des produits mis sur le marché, la mise en bouteille dans la zone de production vise à assurer et à garantir l’efficacité et le rapport coût-efficacité des contrôles respectifs et la traçabilité par les organismes de contrôle et les autorités compétentes, conformément à la législation de l’UE en vigueur.

Une mise en bouteille dans la zone délimitée offre aussi au consommateur final une plus grande garantie en matière de sécurité alimentaire, étant donné que le produit quitte la zone d’origine en étant déjà conditionné, avec une étiquette portant les marquages d’assurance de la qualité et en ayant déjà fait l’objet des processus de certification requis par le cahier des charges et les règles applicables aux AOP.

Cette modification concerne l’article 5.1 du cahier des charges et la section 1.9 «Autres conditions» du document unique.

2.6. Rendement maximal fruit-vin par hectare

Compte tenu de l’augmentation des rendements maximaux par hectare qui s’appliquent aux raisins avec lesquels est élaboré le vin de l’AOP «Chianti», il convient d’adapter à ces nouveaux rendements la proportion maximale fruit-vin par hectare de 70 %.

Sur la base des rendements en raisins révisés, les nouveaux rendements maximaux en vins sont donc les suivants: 77 hectolitres par hectare pour le «Chianti» de base, 66,50 hectolitres par hectare pour les sous-zones Colli Aretini, Colline Pisane, Montalbano, Montespertoli et Rufina et pour la catégorie «Superiore», et 63,00 hectolitres par hectare pour les sous-zones Colli Fiorentini et Colli Senesi.

Il s’agit d’un ajustement automatique appliqué en adaptant le rapport de 70 % de fruit-vin aux nouveaux rendements maximaux par pied de vigne ou par hectare qui s’appliquent aux raisins à partir desquels est élaboré le vin de l’AOP «Chianti».

Cette modification concerne l’article 5.4 du cahier des charges et la section 1.5.2 «Rendements maximaux» du document unique.

2.7. Mise à la consommation anticipée

S’ils ont acquis les caractéristiques chimiques, physiques et organoleptiques minimales indiquées dans le cahier des charges, les vins de l’AOP «Chianti» (avec ou sans indicateurs géographiques supplémentaires) peuvent être mis à la consommation au plus tôt deux mois avant la date de mise à la consommation fixée lorsque cela est jugé opportun en raison des conditions météorologiques ou de marché. Pour obtenir une autorisation de mise à la consommation anticipée, le Consortium du vin Chianti, après consultation des associations professionnelles du secteur, doit déposer une demande documentée auprès des autorités régionales toscanes.

Il s’agit d’une modification mineure pour permettre aux vins de l’AOP «Chianti» (avec ou sans indicateurs géographiques supplémentaires) d’être mis à la consommation au plus tôt deux mois avant les dates habituelles fixées dans le cahier des charges si cela est jugé opportun en raison des conditions météorologiques ou de marché, à condition que les vins aient acquis les caractéristiques chimiques, physiques et organoleptiques minimales requises par le cahier des charges pour la consommation.

Cette modification concerne l’article 5.6 du cahier des charges et ne concerne pas le document unique.

2.8. Dispositifs de fermeture

Tous les dispositifs de fermeture autorisés conformément à la législation en vigueur, à l’exception des bouchons-couronnes ou opercules, peuvent désormais être utilisés pour tous les types de «Chianti» (avec ou sans indicateurs de sous-zones). Cela ne concerne pas les vins portant la mention «Riserva», pour lesquels ne peuvent être utilisés que des bouchons en liège classiques.

Cette proposition de modification du cahier des charges vise à répondre aux nouvelles exigences du marché, en particulier des marchés étrangers, qui représentent plus de 70 % du volume de vins de l’AOP «Chianti» commercialisés. Aujourd’hui, les marchés — et en particulier ceux de l’Europe du nord et des États-Unis, mais cela pourrait s’étendre à tous les marchés étrangers — doivent utiliser des bouchons à visser Stelvin ou tout autre dispositif de fermeture prévu par la législation en vigueur, car ces systèmes de fermeture sont plus pratiques et garantissent, au moment de la consommation, que le vin sera exempt de tout défaut lié à l’utilisation de bouchons de liège traditionnels. Dans la pratique, cela élargit l’éventail des possibilités de commercialisation des vins de l’AOP «Chianti» à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE.

Cette modification concerne l’article 8.2 du cahier des charges et ne concerne pas le document unique.

DOCUMENT UNIQUE

1. Dénomination du produit

Chianti

2. Type d’indication géographique

AOP — Appellation d’origine protégée

3. Catégories de produits de la vigne

1.

Vin

4. Description du ou des vins

1. «Chianti» de base et vins «Chianti» portant des indicateurs de sous-zones

Robe: teinte rouge rubis vif, tirant sur le grenat après vieillissement.

Nez: intense, dégageant parfois des notes de violette qui mûrissent durant la phase de vieillissement.

Bouche: harmonieuse, savoureuse, propre et légèrement tannique, qui devient, avec le temps, plus tendre, veloutée; pour les millésimes soumis à la technique du «Governo all’uso Toscano», la bouche est vive et ronde.

Titre alcoométrique volumique total minimal: 11,50 %, pour le «Chianti», le «Chianti» Colli Aretini, le «Chianti» Colline Pisane et le «Chianti» Montalbano.

Pour les vins issus des autres sous-zones, à savoir le «Chianti» Colli Fiorentini, le «Chianti» Colli Senesi, le «Chianti» Montespertoli et le «Chianti» Rufina: titre alcoométrique volumique total minimal: 12,00 %. Teneur maximale en sucres réducteurs de 4,0 g/l.

Extrait non réducteur minimal: 20,0 g/l pour l’AOP «Chianti».

Extrait non réducteur minimal: 21,0 g/l pour tous les vins de l’AOP «Chianti» portant des indicateurs géographiques supplémentaires (sous-zones).

Les paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites prévues par la législation nationale et la législation de l’UE.

Caractéristiques analytiques générales

Titre alcoométrique total maximal (en % du volume)

Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume)

Acidité totale minimale

4,50 grammes par litre, exprimée en acide tartrique

Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre)

20,00

Teneur maximale en anhydride sulfureux total (en milligrammes par litre)

2. «Chianti» Riserva et vins «Chianti» Riserva portant des indicateurs de sous-zones

Robe: teinte rouge rubis vif, tirant sur le grenat après vieillissement.

Nez: intense, dégageant parfois des notes subtiles de violette après vieillissement.

Bouche: sèche, savoureuse, propre, très tannique, qui devient, avec le temps, plus tendre, veloutée;

Titre alcoométrique volumique total minimal pour le «Chianti» Riserva: 12,00 %.

Titre alcoométrique volumique total minimal pour le «Chianti» Riserva portant les indicateurs des sous-zones Colli Aretini, Colli Fiorentini, Colline Pisane, Montalbano, Montespertoli et Rufina: 12,50 %.

Titre alcoométrique volumique total minimal pour le «Chianti» Riserva de la sous-zone Colli Senesi: 13,00 %.

Teneur maximale en sucres réducteurs: 4,0 g/l.

Extrait non réducteur minimal pour le «Chianti» Riserva, le «Chianti» Riserva Colli Aretini, le «Chianti» Riserva Colli Fiorentini, le «Chianti» Riserva Colline Pisane, le «Chianti» Riserva Montalbano et le «Chianti» Riserva Montespertoli: 22,0 g/l.

Extrait non réducteur minimal pour le «Chianti» Colli Senesi et le «Chianti» Rufina: 23,0 g/l.

Les paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites prévues par la législation nationale et la législation de l’UE.

Caractéristiques analytiques générales

Titre alcoométrique total maximal (en % du volume)

Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume)

Acidité totale minimale

4,50 grammes par litre, exprimée en acide tartrique

Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre)

20,00

Teneur maximale en anhydride sulfureux total (en milligrammes par litre)

3. «Chianti» Superiore

Robe: teinte rouge rubis vif, tirant sur le grenat après vieillissement.

Nez: intense, dégageant parfois des notes de violettes et de fruits des bois.

Bouche: sèche, savoureuse, propre, chaleureuse, persistante, légèrement tannique, qui devient, avec le temps, plus tendre, veloutée.

Titre alcoométrique volumique total minimal: 12,00 % avec une teneur maximale en sucres réducteurs de 4,0 g/l.

L’extrait non réducteur minimal est de 22,0 g/l.

Les paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites spécifiées par la législation nationale et la législation de l’UE.

Caractéristiques analytiques générales

Titre alcoométrique total maximal (en % du volume)

Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume)

Acidité totale minimale

4,50 grammes par litre, exprimée en acide tartrique

Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre)

20,00

Teneur maximale en anhydride sulfureux total (en milligrammes par litre)

5. Pratiques vitivinicoles

a. Pratiques œnologiques essentielles

Les viticulteurs peuvent utiliser la pratique traditionnelle du «Governo all’uso Toscao», qui consiste en une lente remise en fermentation du vin, dès sa sortie de la cuve, avec des raisins issus de cépages autorisés légèrement passerillés.

b. Rendements maximaux

1.

«Chianti» et «Chianti» Riserva

11 000 kilogrammes de raisin par hectare

2.

«Chianti» et «Chianti» Riserva

77 hectolitres par hectare

3.

«Chianti»Colli Aretini et «Chianti»Colli Aretini Riserva

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

4.

«Chianti»Colli Aretini et «Chianti»Colli Aretini Riserva

66,5 hectolitres par hectare

5.

«Chianti»Colli Fiorentini et «Chianti»Colli Fiorentini Riserva

9 000 kilogrammes de raisin par hectare

6.

«Chianti»Colli Fiorentini et «Chianti»Colli Fiorentini Riserva

63 hectolitres par hectare

7.

«Chianti»Colli Senesi et «Chianti»Colli Senesi Riserva

9 000 kilogrammes de raisins par hectare

8.

«Chianti»Colli Senesi et «Chianti»Colli Senesi Riserva

63 hectolitres par hectare

9.

«Chianti»Colline Pisane et «Chianti»Colline Pisane Riserva

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

10.

«Chianti»Colline Pisane et «Chianti»Colline Pisane Riserva

66,5 hectolitres par hectare

11.

«Chianti»Montalbano et «Chianti»Montalbano Riserva

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

12.

«Chianti»Montalbano et «Chianti»Montalbano Riserva

66,5 hectolitres par hectare

13.

«Chianti»Montespertoli et «Chianti»Montespertoli Riserva

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

14.

«Chianti»Montespertoli et «Chianti»Montespertoli Riserva

66,5 hectolitres par hectare

15.

«Chianti»Rufina et «Chianti»Rufina Riserva

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

16.

«Chianti»Rufina et «Chianti»Rufina Riserva

66,5 hectolitres par hectare

17.

«Chianti» Superiore

9 500 kilogrammes de raisins par hectare

18.

«Chianti» Superiore

66,5 hectolitres par hectare

6. Zone géographique délimitée

Les vins de l’AOP «Chianti», englobant l’ensemble des différentes catégories et sous-zones, sont produits dans la partie centrale de la région de Toscane. La zone de production de l’AOP «Chianti» présente un relief vallonné — ce qui en fait un excellent territoire viticole — qui s’étend aux provinces d’Arezzo, de Florence, de Prato, de Pistoia, de Pise et de Sienne. Les communes concernées sont les suivantes:

Arezzo, Bucine, Capolona, Castelfranco Piandiscò, Castiglion Fibocchi, Cavriglia, Civitella in Val di Chiana, Foiano della Chiana, Laterina, Loro Ciuffenna, Lucignano, Monte San Savino, Montevarchi, Pergine Valdarno, San Giovanni Valdarno, Subbiano, Talla et Terranuova Bracciolini dans la province d’Arezzo;

Florence, Bagno a Ripoli, Barberino Val d’Elsa, Capraia e Limite, Castelfiorentino, Cerreto Guidi, Certaldo, Dicomano, Empoli, Fiesole, Figline e Incisa Valdarno, Fucecchio, Gambassi Terme, Impruneta, Lastra a Signa, Londa, Montaione, Montelupo Fiorentino, Montespertoli, Pelago, Pontassieve, Reggello, Rignano sull’Arno, Rufina, San Casciano in Val di Pesa, Scandicci, Tavarnelle Val di Pesa, Vicchio et Vinci dans la province de Florence;

Carmignano, Montemurlo et Poggio a Caiano dans la province de Prato;

Pistoia, Lamporecchio, Larciano, Monsummano Terme, Montale, Pieve a Nievole, Quarrata et Serravalle Pistoiese dans la province de Pistoia;

Capannoli, Casciana Terme, Chianni, Crespina, Fauglia, Lajatico, Lari, Lorenzana, Montopoli in Val d’Arno, Palaia, Peccioli, Ponsacco, Pontedera, San Miniato, Santa Luce et Terricciola dans la province de Pise;

Sienne, Asciano, Casole d’Elsa, Castelnuovo Berardenga, Cetona, Chianciano Terme, Chiusi, Colle di Val d’Elsa, Montalcino, Montepulciano, Monteriggioni, Monteroni d’Arbia, Murlo, Pienza, Poggibonsi, Rapolano Terme, San Casciano dei Bagni, San Gimignano, Sarteano, Sinalunga, Sovicille, Torrita di Siena et Trequanda dans la province de Sienne.

7. Cépages principaux

Sangiovese

8. Description du ou des liens

8.1. Facteurs naturels

La zone de production se trouve au centre de la Toscane, s’étendant sur les parties plus vallonnées des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pistoia, de Pise, de Prato et de Sienne, non loin des Apennins. Compte tenu de son immensité, le territoire de l’AOP «Chianti» peut être divisé en quatre systèmes géologiques présentés ci-après par ordre décroissant selon leur âge de formation: les dorsales pré-apennines du Miocène et de l’Éocène, les collines du Pliocène, la vallée formée par le bassin du Valdarno supérieur et les dépôts du Pléistocène, et les dépôts alluvionnaires.

La complexité du terrain géologique et morphologique et la superposition continue de l’activité anthropique et des facteurs de formation du sol ont créé un paysage pédologique extrêmement varié. Étant donné que les sols se sont développés au cours de différentes ères géologiques, il est possible, au sein d’une même exploitation, de passer de substrats gréseux et calcaires marneux à des schistes argileux et à du sable, ou d’avoir des sols contenant des particules de différentes tailles parfois à tendance sableuse ou argileuse. Cela garantit un apport adéquat en nutriments naturels, complété par la fertilisation régulière du sol et/ou la fumure foliaire pratiquées par les viticulteurs, la combinaison de tous ces éléments assurant l’acquisition, à la fin du cycle végétatif, des caractéristiques analytiques et organoleptiques des raisins et du vin requises pour bénéficier de l’AOP «Chianti».

La zone possède le climat typique des collines intérieures de la Toscane: un climat humide à semi-humide avec des étés secs et une pluviométrie annuelle moyenne de 867 mm. Cela permet aux raisins de mûrir dans de bonnes conditions, ce qui signifie qu’ils satisfont facilement aux paramètres analytiques de base prévus par le cahier des charges pour les vins de l’AOP «Chianti».

Les précipitations atteignent habituellement leur niveau maximal au mois de novembre (121 mm), la pluviométrie moyenne minimale étant de 32 mm en juillet.

Août est le mois le plus chaud en moyenne, avec des températures moyennes supérieures à 23 °C, tandis que janvier est généralement le mois le plus froid, avec des températures moyennes d’environ 5 °C.

Facteurs humains

Le lien symbiotique entre les facteurs humains et la zone de production est d’une importance cruciale. La découverte en Toscane de vignes fossilisées datant de dizaines de millions d’années permet de penser que des vignes étaient cultivées bien avant l’époque des Étrusques. Au fil des siècles, la vigne est restée la culture principale de la zone. La viticulture a s’est fortement développée lorsque la famille des Médicis a accédé au pouvoir. Dès la seconde moitié du XVe siècle, le vin était décrit dans la culture populaire comme l’essence d’un théâtre d’esprit et de banalités frôlant le grotesque, notamment dans le Simposio et Le Triomphe de Bacchus de Laurent de Médicis. Plus tard, en 1870, la composition variétale utilisée pour produire le «Chianti» a été établie grâce à l’intuition du baron Bettino Ricasoli, et des techniques viticoles spéciales, comme celle du Governo all’uso Toscano, ont été introduites.

Du fait du passage du métayage à l’agriculture «classique» dans les années 1970les systèmes de culture mixte ont été remplacés par des vignobles spécialisés, souvent plantés selon une disposition verticale dite «rittochino», c’est-à-dire suivant la direction des versants. En 1927, des viticulteurs florentins visionnaires et animés par l’esprit d’entreprise ont créé le Consortium du vin Chianti dans le but de défendre et de protéger ce qu’était alors le «Chianti typique» dans les échanges intérieurs et les exportations. La zone de production du «Chianti» a été officiellement délimitée pour la première fois dans un décret gouvernemental daté du 31 juillet 1932, avant que n’ait été attribué en 1967 le statut de DOC (Denominazione di Origine Controllata ou appellation d’origine contrôlée) et en 1984 le statut de DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita ou appellation d’origine contrôlée et garantie).

Le lien avec la zone géographique délimitée est prouvé par la manière dont les caractéristiques particulières de l’environnement (le relief vallonné, le type et la structure du sol, le climat «humide à semi-humide» avec des variations de température et des étés secs) interagissent avec la tradition historique (le début de la viticulture à l’époque des Étrusques, puis son développement et son expansion grâce au soutien de la famille des Médicis au XVe siècle, suivis par la formulation du vin «Chianti» par le baron Ricasoli à la fin des années 1800).

8.2. Facteurs humains

Les facteurs humains (tels que le mode de sélection des greffes et des cépages, les pourcentages de cépages utilisés dans les assemblages, les méthodes de conduite des vignes, l’exclusion du palissage, les systèmes de culture dans les limites fixées dans le cahier des charges proposé et approuvé par les viticulteurs, l’interdiction de forcer la production et l’irrigation des vignobles sauf en cas d’urgence, la possibilité de vendanges en vert et la décision quant à la date de récolte des raisins) se conjuguent aux facteurs naturels caractéristiques de la zone vallonnée du centre de la Toscane, où sont produits les vins de l’AOP «Chianti». La combinaison de ces facteurs contribue à améliorer la qualité des raisins produits et donne des vins aux arômes très complexes, avec du corps et un titre alcoométrique approprié. La juste quantité d’acidité offre un niveau élevé de flexibilité, permettant ainsi de produire des vins qui sont prêts à boire et d’autres qui sont adaptés au vieillissement, tels que ceux qui relèvent des catégories «Riserva» et «Superiore».

8.3. Description de l’interaction causale entre les facteurs naturels et humains et les caractéristiques des vins

Plus précisément, la latitude, la topographie et la nature du sol — présentant des teneurs en argile, sable et limon et un squelette du sol variables selon la zone de production — influencent toutes la quantité, et surtout, la qualité des raisins cultivés pour l’élaboration de vins «Chianti».

Ces facteurs se combinent parfaitement au cépage rouge natif de la zone (Sangiovese N) ainsi qu’aux cépages internationaux introduits plus récemment (comme le Merlot et le Cabernet) et aux cépages blancs historiques (Trebbiano et Malvasia Lunga Toscana, par exemple). Le cahier des charges fixe pour ces cépages les pourcentages minimaux et maximaux qui équilibrent les exigences en matière de production et de qualité afin d’obtenir une gamme de vins adaptés à différents marchés.

Le moment de la récolte des raisins dépend du caractère favorable des conditions météorologiques. La vendange commence généralement début septembre, mais peut avoir lieu plus tard en fonction de la zone et en particulier de l’altitude à laquelle les vignobles sont situés. Les raisins mûrs atteignent un équilibre parfait entre l’acidité, le pH et les sucres, conférant ainsi aux vins qui en sont issus des valeurs analytiques équilibrées. Cet excellent équilibre entre les sucres et les acides, associé à la maturité phénolique des raisins, donne des vins caractérisés par un arôme, un équilibre, une structure et un corps de bonne qualité.

Enfin, les vins sont encore élaborés selon les pratiques traditionnelles qui sont devenues, au fil du temps, bien établies dans la zone locale pour la production de vins tranquilles rouges, se différenciant de manière appropriée par la sélection de raisins provenant des différents types autorisés et sur la base des caractéristiques spécifiques des divers cépages, qui conviennent le mieux à l’élaboration du vin «Chianti» de base et des vins rouges plus structurés des catégories «Riserva» et «Superiore». Le cahier des charges fixe des règles spécifiques concernant le vieillissement pour les différents types de produits.

9. Autres conditions essentielles

Zone de vinification, de transformation, de vieillissement et d’affinage du «Chianti»

Cadre juridique:

Législation de l’Union européenne

Type de condition supplémentaire:

Dérogation à l’exigence de production dans la zone géographique délimitée

Description de la condition:

Conformément à la législation en vigueur de l’UE, la zone de vinification, de transformation et de vieillissement a été revue de manière que les différentes étapes du cycle de production du vin de l’AOP «Chianti» puissent être concentrées dans la zone de production (qui s’étend à l’ensemble des territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato et de Sienne) ainsi qu’aux provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques.

Chacun des vins provenant d’une sous-zone de l’AOP «Chianti» doit être vinifié, transformé et vieilli dans la zone de production délimitée pour la sous-zone concernée. Cependant, ces opérations peuvent aussi être effectuées dans des chais situés sur les territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato ou de Sienne ou dans les provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques, à condition que ces chais aient été établis avant le 5 août 1996 et qu’ils appartiennent à des viticulteurs dont les cultures sont acceptées pour l’élaboration de vin portant l’indicateur de sous-zone concerné de l’AOP «Chianti».

L’exigence selon laquelle les étapes de vinification, de transformation et de vieillissement sont limitées à la zone de production ou aux zones voisines vise à sauvegarder la qualité et à protéger la réputation des vins bénéficiant de l’AOP «Chianti», y compris ceux portant des indicateurs de sous-zones supplémentaires.

La vinification des raisins en dehors de la zone de production pourrait, en conséquence de la durée de transport nécessaire, compromettre la qualité finale des vins bénéficiant de l’AOP «Chianti», car les raisins pourraient être soumis à des procédés de fermentation anormaux au cours du voyage, ce qui se produit généralement à cause des températures élevées au moment de la récolte, ou même subir une contamination microbiologique. Ces facteurs peuvent avoir une influence négative sur les caractéristiques chimiques, physiques et organoleptiques du vin. Plus la distance entre les zones de viticulture et de vinification est grande, plus ces risques augmentent. À l’inverse, veiller à ce que les raisins et le vin restent en place ou que leur déplacement soit réduit au minimum durant la transformation et le vieillissement permet de préserver le plus possible les caractéristiques et les qualités du produit de base. Cela protège également la réputation de l’AOP «Chianti», qui représente plus de 3 000 viticulteurs avec une production annuelle moyenne de près de 100 000 tonnes de raisins (l’équivalent de près de 800 000 hectolitres de vin).

Ces aspects, liés à l’expérience et aux connaissances techniques et scientifiques sur les raisins et les vins que les producteurs du vin bénéficiant de l’AOP «Chianti» ont acquises au fil des ans, permettent de procéder au vieillissement presque partout dans l’ensemble de la zone d’origine au moyen des meilleures techniques, conçues dans le but de préserver toutes les caractéristiques définies dans le cahier des charges.

En plus de garantir la qualité des produits mis sur le marché, la transformation et, le cas échéant, le vieillissement dans la zone de production visent à assurer et à garantir l’efficacité et le rapport coût-efficacité des contrôles respectifs et la traçabilité par les organismes de contrôle et les autorités compétentes, conformément à la législation de l’UE en vigueur.

Zone de mise en bouteille de l’AOP «Chianti»

Cadre juridique:

Législation de l’Union européenne

Type de condition supplémentaire:

Conditionnement dans la zone géographique délimitée.

Description de la condition:

La zone de mise en bouteille et d’affinage final a été revue de manière que cette étape de l’élaboration de vin de l’AOP «Chianti» puisse également être concentrée dans la zone de production (qui s’étend à l’ensemble des territoires administratifs des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato et de Sienne) ainsi qu’aux provinces voisines de Grosseto, Livourne et Lucques.

Les vins «Chianti» portant un indicateur de sous-zone doivent être mis en bouteille et, le cas échéant, affinés dans la zone de production délimitée pour la sous-zone concernée. Cependant, ces opérations peuvent également être réalisées sur le territoire des provinces d’Arezzo, de Florence, de Pise, de Pistoia, de Prato ou de Sienne ou dans les provinces adjacentes de Grosseto, Livourne et Lucques.

La limitation de ces étapes à la zone de production ou aux zones voisines vise à sauvegarder la qualité et la réputation des vins de l’AOP «Chianti», y compris ceux portant des indicateurs de sous-zones supplémentaires.

Le transport et la mise en bouteille en dehors de la zone de production peuvent compromettre la qualité du vin et avoir des effets négatifs sur ses caractéristiques chimiques, physiques et organoleptiques. Les risques sont proportionnels à la distance entre la zone de production et la zone de mise en bouteille. À l’inverse, éviter le déplacement ou le réduire au minimum garantit que les caractéristiques du produit restent intactes, ce qui aide à maintenir l’excellente réputation de l’AOP «Chianti».

Ces aspects, qui sont liés à l’expérience et à des connaissances technico-scientifiques approfondies, permettent d’assurer la mise en bouteille dans la région d’origine avec les meilleures précautions technologiques en vue de préserver toutes les caractéristiques physiques, chimiques et organoleptiques décrites dans le cahier des charges.

La mise en bouteille dans la zone de production vise aussi à assurer et à garantir l’efficacité et le rapport coût-efficacité des contrôles respectifs et la traçabilité par les organismes de contrôle et les autorités compétentes, conformément à la législation de l’UE en vigueur.

Une mise en bouteille dans la zone délimitée offre également au consommateur la sécurité alimentaire, étant donné que le produit quitte la zone d’origine en étant déjà conditionné, avec une étiquette portant les marquages d’assurance de la qualité et en ayant déjà fait l’objet des processus de certification requis par le cahier des charges et les règles applicables aux AOP.

Néanmoins, conformément à la législation en vigueur, afin de sauvegarder les droits établis, les entreprises de mise en bouteille concernées peuvent demander une dérogation afin de pouvoir continuer à embouteiller le vin dans leurs locaux situés en dehors de la zone délimitée, selon les conditions fixées et communiquées au préalable à tous les producteurs sans discrimination.

Cette procédure permet aux entreprises de mise en bouteille concernées de présenter la demande adéquate au ministère, en annexant des documents attestant qu’elles ont mis en bouteille des vins de l’AOP «Chianti» pendant au moins 2 ans (pas nécessairement consécutifs) sur les 5 ans précédant l’entrée en vigueur de la modification introduisant l’obligation de procéder à la mise en bouteille dans la zone.

Ces dérogations individuelles sont alignées sur la législation nationale spécifique et le droit de l’UE.

Calendrier de mise à la consommation du «Chianti»

Cadre juridique:

Législation nationale

Type de condition supplémentaire:

Dispositions complémentaires relatives à l’étiquetage

Description de la condition:

Le vin de l’AOP «Chianti» est mis sur le marché à différents moments, qui varient en fonction des caractéristiques pédologiques, des facteurs climatiques, des combinaisons de cépages et des altitudes au-dessus du niveau de la mer que l’on retrouve dans une grande partie de la Toscane occupée par les vignobles produisant les raisins utilisés pour l’élaboration des vins de l’AOP «Chianti» (y compris ceux portant des indicateurs géographiques supplémentaires). Le vin de base de l’AOP «Chianti», ainsi que le «Chianti» Colli Aretini, le «Chianti» Colli Senesi, le «Chianti» Colline Pisane et le «Chianti» Montalbano ne peuvent pas être mis sur le marché avant le 1er mars de chaque année. Le «Chianti» Montespertoli ne peut pas être mis sur le marché avant le 1er juin de chaque année, alors que le «Chianti» Colli Fiorentini, le «Chianti» Rufina et le «Chianti» de la catégorie «Superiore» ne peuvent être mis sur le marché qu’à partir du 1er septembre de chaque année. En outre, les vins peuvent être mis à la consommation uniquement s’ils sont conformes aux exigences chimiques, physiques et organoleptiques précisées pour chaque différent type.

Lien vers le cahier des charges

https://www.politicheagricole.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/IT/IDPagina/14329


(1) JO L 347 du 20.12.2013, p. 671, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/1308/oj.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2474/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Communication52024XC07559

Mise à jour des modèles de cartes délivrées par les ministères des affaires étrangères des États membres aux membres accrédités des missions diplomatiques et des représentations consulaires, ainsi qu’à leur famille, visés à l’article 20, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen)

31/12/2024

Communication52024XC07563

Informations communiquées par les États membres concernant la fermeture de pêcheries

31/12/2024

Communication52024XC07564

Publication des éléments essentiels de la décision relative à l’insolvabilité et à la liquidation des biens de la coopérative WPB Capital, spořitelní družstvo v likvidaci, conformément à l’article 13 de la directive 2001/24/CE du Parlement européen et du Conseil concernant l’assainissement et la liquidation des établissements de crédit

31/12/2024

Communication52024XC07468

Résumé des décisions de l'Union européenne relatives aux autorisations de mise sur le marché des médicaments du 1 novembre 2024 au 30 novembre 2024 (Publié en vertu de l'article 13 ou de l'article 38 du règlement (CE) n° 726/2004 du Parlement européen et du Conseil ou de L’article 5 du règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil)

30/12/2024

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →