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AccueilDroit européen52024XC04618
Communication52024XC04618

Communication de la Commission — Orientations sur les plans pour la reprise et la résilience

CELEX52024XC04618
TypeCommunication
Datelundi 22 juillet 2024

Résumé IA

Cette communication de la Commission européenne fournit des orientations actualisées aux États membres concernant l'élaboration, la modification et la mise en œuvre de leurs plans nationaux pour la reprise et la résilience (PRR) dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Elle précise les critères d'évaluation, les exigences en matière de rapports et les procédures pour les modifications des plans, notamment l'intégration des chapitres REPowerEU. Pour un professionnel du droit français, ces orientations sont essentielles pour comprendre les conditions de déblocage des fonds européens et les obligations de conformité juridique des réformes et investissements nationaux.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4618

22.7.2024

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

Orientations sur les plans pour la reprise et la résilience

(C/2024/4618)

Au cours des trois années qui ont suivi l’entrée en vigueur du règlement relatif à la facilité pour la reprise et la résilience («FRR») (1), les États membres ont utilisé cette facilité de manière stratégique pour faire progresser leurs programmes de réformes et d’investissements, conformément aux priorités communes de l’Union européenne, et pour relever des défis, nouveaux comme plus anciens, dans le cadre de leur reprise après la crise de la COVID-19. Fin avril 2024, l’Union européenne avait versé 232 milliards d’EUR aux États membres, et environ 85 % des jalons et cibles dont la date indicative d’achèvement était fixée à la fin du mois de mars 2024 étaient considérés comme atteints de manière satisfaisante par la Commission ou déclarés comme tels par les États membres. À ce stade, et étant donné que la FRR est limitée dans le temps, il convient de concentrer tous les efforts collectifs sur la mise en œuvre complète et en temps utile des plans pour la reprise et la résilience («PRR») d’ici à 2026, si nécessaire en remédiant de manière flexible aux goulets d’étranglement dans la mise en œuvre lorsqu’ils se présentent. Le cas échéant, et dans le respect des délais serrés fixés pour la mise en œuvre de la facilité, il pourrait néanmoins être nécessaire d’adapter le contenu des PRR de façon à pouvoir relever les défis émergents et en évolution.

À la suite de l’agression militaire non provoquée de la Russie contre l’Ukraine, qui a radicalement modifié le contexte géopolitique et engendré d’énormes défis pour l’union de l’énergie de l’UE, aggravant ainsi les conséquences économiques et sociales de la crise de la COVID-19, la plupart des PRR ont été réajustés en fonction des nouvelles priorités énoncées dans le plan REPowerEU. Le règlement FRR a été modifié par le règlement relatif aux chapitres REPowerEU des PRR (le «règlement REPowerEU») (2) afin d’améliorer la capacité de la FRR à répondre efficacement à l’aggravation directe et indirecte des conséquences de la crise de la COVID-19, causée par les événements géopolitiques sans précédent déclenchés par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. Les modifications du règlement FRR avaient en particulier pour but de permettre de réaliser les objectifs du plan REPowerEU et de contribuer à la sécurité énergétique, à la diversification de l’approvisionnement énergétique de l’Union, à un accroissement de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, à une augmentation des capacités de stockage de l’énergie et à la réduction nécessaire de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles avant 2030.

Compte tenu de la portée financière de la FRR, qui met à la disposition des États membres 648 milliards d’EUR pour soutenir leurs réformes et leurs investissements (3), la FRR et son volet REPowerEU jouent désormais un rôle crucial dans le renforcement de la compétitivité de l’industrie de l’UE, dans un contexte caractérisé par une inflation élevée, des pénuries de main-d’œuvre et de compétences, l’évolution démographique, des perturbations des chaînes d’approvisionnement à la suite de la crise de la COVID-19, des flambées des coûts de l’énergie et des prix des intrants et une fragmentation du marché mondial. Fin 2023, 2,8 millions d’entreprises, soit des PME pour la plupart, avaient bénéficié d’un soutien au titre de la FRR (4).

Néanmoins, il reste encore d’autres défis à relever pour répondre aux besoins d’investissement des économies de l’UE. Il est essentiel de soutenir l’adoption et l’expansion de certaines technologies critiques et émergentes dans des secteurs stratégiques de l’UE afin de réduire les dépendances stratégiques, de renforcer la compétitivité de l’Union et d’atteindre les objectifs des transitions écologique et numérique. Le règlement établissant la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (ci-après le «règlement STEP») (5), qui est entré en vigueur le 1er mars 2024 et a également modifié le règlement FRR, vise à renforcer les technologies stratégiques critiques et émergentes, en mettant l’accent sur les technologies de rupture et les technologies numériques, les technologies propres et économes en ressources et les biotechnologies. Il vise à soutenir le développement, la production et le renforcement des chaînes de valeur dans ces domaines, ainsi qu’à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences. Dans ce contexte, les États membres peuvent allouer des fonds provenant de programmes existants de l’Union, y compris de la FRR, au soutien des objectifs du règlement STEP. Dans le même temps, ces investissements dans les PRR doivent être compatibles avec toutes les exigences du règlement FRR, y compris en ce qui concerne la date de leur achèvement.

Les présentes orientations ont pour but d’expliquer le processus de modification des PRR, et notamment l’affectation des ressources de la FRR aux objectifs du règlement STEP.

Par ailleurs, les conclusions du Conseil ECOFIN d’avril 2024 relatives à l’évaluation à mi-parcours de la FRR ont mis en évidence une charge administrative plus lourde que prévu liée à la mise en œuvre de la FRR, tant pour la Commission que pour les États membres (6). Le Conseil a invité la Commission et les États membres à identifier des moyens de rationaliser et d’améliorer la mise en œuvre des PRR, tout en garantissant une protection adéquate des intérêts financiers de l’UE. Les présentes orientations introduisent donc également plusieurs éléments de simplification concernant la mise en œuvre de la FRR, en mettant l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre afin de permettre l’achèvement des mesures soutenues par la FRR d’ici août 2026. En particulier:

—

elles clarifient la possibilité de modifier un PRR en vertu de l’article 21 du règlement FRR, lorsqu’un État membre détermine une meilleure alternative qui permette de réduire la charge administrative nécessaire à la mise en œuvre de la mesure sans abaisser le niveau d’ambition du plan;

—

elles définissent plus clairement les possibilités d’apporter d’autres modifications à un PRR en vertu de l’article 21 du règlement FRR;

—

elles expliquent les circonstances dans lesquelles il n’est pas nécessaire de réviser les arrangements opérationnels à la suite de la modification d’un PRR, afin de réduire la charge administrative liée à ces révisions.

Parallèlement, la Commission a l’intention de simplifier autant que possible les exigences relatives à l’établissement de rapports imposées aux États membres par le règlement FRR. À cette fin, les informations demandées dans le cadre du rapport semestriel sur la mise en œuvre des PRR seront réduites et, si un État membre propose de supprimer l’annexe II (qui énumère les étapes du suivi [étapes supplémentaires non contraignantes lors desquelles les administrations nationales doivent fournir des informations supplémentaires sur la mise en œuvre des mesures concernées)] des arrangements opérationnels, la Commission acceptera cette suppression (7).

Suivant les recommandations formulées par le Parlement européen dans le cadre de la décharge 2022 concernant de nouvelles orientations à l’intention des États membres afin de faciliter les synergies dans l’utilisation des fonds de l’Union, les présentes orientations précisent également les conditions dans lesquelles il est possible de combiner proportionnellement un soutien de la FRR et un soutien d’autres fonds de l’Union tout en évitant un double financement.

En ce qui concerne l’audit et le contrôle, la Commission soutiendra également les possibilités de simplification afin de permettre des synergies et une complémentarité avec les audits réalisés par les autorités d’audit nationales et européennes. Elle continuera de collaborer avec les États membres afin d’obtenir des assurances supplémentaires qu’elle peut s’appuyer sur les audits réalisés par les organismes d’audit nationaux. Elle définira également des moyens de renforcer sa coopération avec la Cour des comptes européenne de façon à éviter autant que possible le chevauchement des audits, dans le plein respect des prérogatives des deux institutions, notamment lorsque ceux-ci sont réalisés en temps utile pour que la Commission puisse obtenir sa propre assurance.

Les orientations sont structurées comme suit: la partie 1 expose les fondements juridiques de la modification des PRR adoptés, tandis que la partie 2 porte sur l’élaboration et le contenu des addenda. Elle précise également les informations que les États membres devraient communiquer à la Commission en ce qui concerne les raisons, les objectifs et la nature des modifications apportées à leur PRR.

Les présentes orientations complètent les orientations pour l’élaboration des PRR publiées par la Commission en janvier 2021 (8), qui restent les principales orientations de la Commission à l’intention des États membres en ce qui concerne l’élaboration et la présentation de leur PRR. Elles remplacent celles de mars 2023 (9), à l’exception des informations relatives aux chapitres REPowerEU, qui restent pertinentes pour les États membres ayant l’intention de présenter ou de réviser des chapitres REPowerEU. En particulier, une nouvelle section III présente les nouveaux fondements juridiques des modifications effectuées sur la base du règlement STEP.

Les présentes orientations comprennent également, à l’annexe IV, un cadre pour la réduction et le recouvrement des fonds en vertu de la FRR, qui explique comment la Commission applique les dispositions pertinentes de l’article 24, paragraphe 8, et de l’article 22, paragraphe 5, du règlement FRR, ainsi que les dispositions des accords de financement et de prêt.

Lors de l’élaboration des modifications à apporter aux PRR, il convient de garder à l’esprit les principes suivants:

—

la première priorité reste la mise en œuvre rapide des PRR. Les États membres devraient continuer de déployer tous les efforts possibles pour faire avancer les réformes et les investissements, présenter leurs demandes de paiement dans les délais et communiquer à la Commission tous les éléments de preuve pertinents, en permettant un décaissement des fonds en temps utile;

—

lorsqu’ils proposent de nouvelles mesures ou des mesures alternatives, les États membres devraient donner la priorité aux mesures dont la mise en œuvre est déjà en cours et faire en sorte que les mesures puissent être achevées d’ici août 2026;

—

lorsqu’ils proposent de nouvelles mesures ou des mesures alternatives, les États membres devraient également envisager en priorité la possibilité offerte par le règlement STEP d’apporter une contribution sous forme de liquidités au «compartiment États membres» d’InvestEU pour soutenir les objectifs de STEP, et envisager des projets bénéficiant d’un label (de souveraineté) STEP;

—

les États membres devraient également être conscients de l’incidence possible des modifications apportées à leur PRR existant sur le profil de décaissement, et réduire au minimum toute concentration des réformes ou des investissements en fin de période. De manière générale, les États membres devraient également évaluer le calendrier de mise en œuvre des mesures existantes afin de s’assurer que ces dernières seront mises en œuvre conformément au calendrier convenu;

—

les modifications apportées aux PRR au titre de l’article 21 ne devraient pas réduire leur niveau d’ambition global, en particulier en ce qui concerne les mesures répondant aux recommandations par pays et contribuant à la réalisation des objectifs écologiques et numériques;

—

les États membres sont également invités à faire le point et à examiner avec la Commission l’expérience acquise jusqu’à présent dans la mise en œuvre de la facilité afin de déterminer si l’apport de modifications à leur cadre national de mise en œuvre pourrait contribuer à améliorer la réalisation des réformes et des investissements.

Table des matières

PARTIE I:

MODIFICATION DES PLANS POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE 5

I.

Introduction 5

II.

Modification ou remplacement du plan, le plan existant ne pouvant plus être respecté, en tout ou en partie, en raison de circonstances objectives 5

III.

Modification liée à la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP) 7

PARTIE II

ORIENTATIONS SUR L’ÉLABORATION ET LA PRÉSENTATION D’ADDENDA 8

I.

Objectifs des modifications 9

II.

Description des modifications 11

III.

Jalons, cibles et calendrier 14

IV.

Financement et coûts 15

V.

Complémentarité et mise en œuvre des PRR 15

ANNEXE I:

INSTRUMENTS FINANCIERS

ANNEXE II:

MODÈLE D’ADDENDUM AU PLAN POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE

ANNEXE III:

MODÈLE DE CHAPITRE REPOWEREU

ANNEXE IV:

Réductions et recouvrements en vertu de la facilité pour la reprise et la résilience

PARTIE I

MODIFICATION DES PLANS POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE

I. Introduction

Lorsqu’ils modifient leur PRR, les États membres sont encouragés à se baser sur une version consolidée de celui-ci, qui devrait tenir compte des modifications introduites lors de la phase d’évaluation et être pleinement compatible avec les décisions d’exécution du Conseil respectives. Les États membres qui n’ont pas consolidé leur plan sont invités à le faire avant de le modifier. Les États membres devraient soumettre les plans modifiés sous la forme d’un addendum à leur plan consolidé. L’annexe II des présentes orientations contient un modèle spécifique pour cet addendum.

Toute modification des plans nécessitera une nouvelle évaluation par la Commission conformément à l’article 19 du règlement FRR. Une décision d’exécution du Conseil approuvant une évaluation positive du plan sur proposition de la Commission sera requise, conformément à l’article 20 du règlement FRR. Viendra ensuite, si nécessaire, la signature d’arrangements opérationnels modifiés. En accord avec l’État membre, et en vue de réduire au minimum la charge administrative pesant sur les États membres, une modification du plan ne nécessitera une révision des arrangements opérationnels que si un nombre important de nouvelles mesures sont ajoutées (par exemple, un chapitre REPowerEU) ou si d’autres spécifications des arrangements opérationnels doivent être ajoutées ou modifiées.

Avant de soumettre un PRR modifié, les États membres sont invités à entamer d’abord un dialogue informel avec les services de la Commission. Ce dialogue a pour but d’aider les États membres à élaborer les modifications de leur PRR.

II. Modification ou remplacement du plan, le plan existant ne pouvant plus être respecté, en tout ou en partie, en raison de circonstances objectives

En vertu de l’article 21 du règlement FRR, les États membres ont la possibilité de demander une modification de leur plan si un ou plusieurs jalons et cibles figurant dans leur PRR ne peuvent plus être respectés en raison de circonstances objectives. Toutefois, le plan modifié devra toujours tenir compte de l’ensemble ou d’une partie importante des recommandations par pays pertinentes, ainsi que de tous les autres critères d’évaluation prévus par le règlement FRR.

Des circonstances objectives peuvent faire qu’une mesure n’est plus réalisable avec le niveau de coût ou d’efficacité estimé ou peuvent permettre de déterminer une meilleure alternative contribuant davantage à la réalisation des mêmes objectifs du règlement FRR ou des critères d’évaluation. Dans de tels cas, l’État membre devra présenter les éléments objectifs sous-tendant les manques d’efficacité inattendus découlant de la mise en œuvre de la mesure telle qu’initialement prévue et démontrer que l’alternative proposée est mieux adaptée pour atteindre les objectifs visés par cette mesure. Par exemple, l’État membre pourrait apporter la preuve que la mesure alternative est plus efficace du point de vue des coûts ou plus propice à la réalisation des objectifs stratégiques de la réforme ou de l’investissement.

Des circonstances objectives peuvent également faire qu’une mesure n’est plus réalisable avec le niveau estimé de coût ou d’efficacité compte tenu de la charge administrative qu’implique sa mise en œuvre. Cela peut conduire à déterminer une meilleure alternative qui permette de réduire la charge administrative liée à la mise en œuvre d’une mesure donnée, tout en continuant d’atteindre les objectifs de cette mesure sans que le niveau d’ambition du PRR soit revu à la baisse. L’État membre devra alors présenter les éléments objectifs démontrant qu’une action ou un processus spécifique n’est pas nécessaire pour atteindre les objectifs visés par cette mesure. En particulier, un État membre peut apporter la preuve que certaines exigences relatives à la description d’un jalon, d’une cible ou d’une mesure sont inutilement détaillées ou entraînent une charge administrative injustifiée, car elles ne contribuent pas à la réalisation de l’objectif ou des objectifs de la mesure.

Lorsqu’ils invoquent l’article 21 pour modifier leur plan, les États membres sont tenus de fournir une justification adéquate à l’appui des modifications proposées et peuvent choisir le type de preuves et d’informations qu’ils souhaitent présenter à l’appui de leur justification. Le type et la nature des modifications, ainsi que les circonstances objectives invoquées détermineront l’étendue des informations à fournir. Ainsi, les États membres ne sont pas tenus d’apporter des preuves de l’existence de circonstances largement connues (comme, par exemple, des pénuries dans les chaînes d’approvisionnement), mais ils devraient fournir des informations spécifiques sur l’incidence qu’ont ces événements sur les mesures concernées. Dans le cas où une meilleure alternative a été trouvée, ou lorsque certaines exigences relatives à la description d’un jalon, d’une cible ou d’une mesure sont inutilement détaillées ou entraînent une charge administrative injustifiée, les informations fournies devraient être succinctes et avoir trait uniquement aux explications liées à la meilleure alternative ou aux raisons pour lesquelles certaines exigences ne contribuent pas à la réalisation de l’objectif ou des objectifs de la mesure.

Les scénarios suivants permettent d’illustrer les types de modifications pouvant être apportées au titre de l’article 21, ainsi que le type d’informations que les États membres devraient fournir (10):

—

un État membre propose de supprimer un investissement numérique important en raison de pénuries dans la chaîne d’approvisionnement. La demande est accompagnée d’un bref aperçu des tentatives déployées par les autorités pour se procurer le produit concerné et, le cas échéant, des preuves de l’échec de la procédure d’appel d’offres;

—

un État membre trouve un moyen plus efficace, du point de vue des coûts, pour construire une plateforme de transport et souhaiterait modifier les spécifications techniques pertinentes dans le jalon correspondant. Sa demande est accompagnée d’une note expliquant le type d’analyse qui a été effectuée pour démontrer que la nouvelle méthode serait plus efficace du point de vue des coûts tout en aboutissant aux mêmes résultats globaux;

—

un État membre souhaiterait modifier les caractéristiques d’une centrale hydroélectrique, ce qui permettrait à cette dernière d’assurer un rendement énergétique nettement meilleur, malgré des coûts légèrement plus élevés. L’État membre fournit une analyse succincte de la manière dont les nouvelles caractéristiques de la centrale hydroélectrique amélioreraient ses performances globales, ainsi qu’une estimation actualisée du coût de la mesure;

—

un État membre propose de supprimer l’obligation de créer un fonds à compartiments qui ne serait utilisé que pour canaliser les investissements vers deux fonds existants. L’État membre montre que l’investissement peut être mis en œuvre directement en utilisant les deux fonds existants, sans la charge administrative liée à la création du fonds à compartiments;

—

un État membre propose de remplacer l’indicateur prévu pour un investissement donné (par exemple, le nombre d’arbres plantés) par un autre indicateur (par exemple, le nombre d’hectares plantés avec une certaine densité d’arbres) car, eu égard au droit national et aux procédures nationales, il n’a pas été possible ou il a été excessivement contraignant de fournir des preuves directes de ce que l’indicateur initial était atteint. En utilisant le nouvel indicateur, l’État membre serait en mesure, moyennant une charge administrative allégée, de démontrer que le jalon/la cible a été atteint, sans modifier le niveau d’ambition de l’investissement;

—

un État membre propose de supprimer un détail spécifique mentionné dans un jalon qui n’est pas pertinent aux fins de l’objectif de la mesure (par exemple, parce qu’il a été ajouté au moment de la négociation, à titre d’élément de contexte). On pourrait citer, à titre d’exemple (parmi d’autres cas potentiels), la situation dans laquelle l’État membre a fait référence nommément à un organe administratif particulier, qui peut ne plus exister ou avoir été fusionné avec une autre structure, ou dont les compétences peuvent avoir changé depuis l’adoption du PRR. En pareil cas, l’État membre pourrait modifier le jalon et simplement indiquer que l’administration en général est chargée de la mise en œuvre du jalon;

—

un État membre propose de supprimer l’obligation d’attribuer des subventions pour des investissements dans l’efficacité énergétique sur la base de toute une série de critères détaillés. Étant donné que la complexité excessive de ce système d’attribution contribue à limiter les demandes de la part des bénéficiaires, l’État membre décide de simplifier les conditions d’attribution des subventions. Les critères révisés classent les propositions uniquement en fonction du niveau d’économies d’énergie escompté, tout en garantissant le respect du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» et des règles en matière d’aides d’État (par exemple, la section 2.6 de l’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État). Cette approche simplifiée permet toujours d’atteindre l’objectif consistant à réaliser d’importants gains d’efficacité énergétique.

Les modifications proposées ne devraient pas réduire le niveau d’ambition global des PRR. Elles devraient faire en sorte que les plans continuent de respecter l’ensemble ou une partie non négligeable des recommandations par pays et elles ne devraient pas conduire à une concentration de la mise en œuvre dans les dernières années de la FRR. Lorsqu’un État membre retire de son PRR une mesure dont il s’avère qu’elle ne peut plus être réalisée dans les limites du calendrier de la FRR, il pourrait vouloir envisager de transférer le ou les projets concernés vers le Fonds de cohésion, pour autant qu’ils relèvent des objectifs stratégiques des programmes opérationnels et qu’ils soient conformes aux règles applicables.

III. Modification liée à la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP)

La plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP) vise à soutenir le développement ou la production de technologies critiques dans l’ensemble de l’Union, ainsi qu’à préserver et à renforcer leurs chaînes de valeur respectives en mobilisant les fonds existants et en favorisant les synergies. Les secteurs couverts par STEP sont i) les technologies numériques et l’innovation de très haute technologie, ii) les technologies propres et économes en ressources, y compris les technologies à zéro émission nette et iii) les biotechnologies, y compris les médicaments figurant sur la liste de l’Union des médicaments critiques, ainsi que leurs composants. En outre, STEP contribuera également à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences essentielles pour assurer des emplois de qualité à l’appui de ces objectifs.

Le règlement STEP5 a modifié le règlement FRR de façon à permettre aux États membres d’allouer un montant supplémentaire, pouvant représenter jusqu’à 6 % de la valeur de leur PRR, exclusivement à des investissements destinés à soutenir les objectifs de STEP par l’intermédiaire du «compartiment États membres» d’InvestEU. Concrètement, les États membres peuvent inclure dans leur PRR, en tant que coûts estimés, le montant de la contribution aux fins du «compartiment États membres» d’InvestEU exclusivement pour les mesures de soutien à des opérations de financement et d’investissement contribuant à la réalisation des objectifs de STEP.

La possibilité initiale de transfert prévue à l’article 7, paragraphe 2, du règlement FRR, qui permet d’inclure dans le PRR, en tant que coûts estimés, la contribution aux fins du «compartiment États membres» d’InvestEU à concurrence de 4 % de la valeur du PRR, peut continuer d’être utilisée, y compris pour des mesures non liées aux objectifs de STEP. Ainsi, la contribution totale peut représenter jusqu’à 10 % de la dotation financière totale du PRR. Les mesures pertinentes doivent respecter les exigences énoncées dans le règlement FRR.

Comme pour toute autre mesure figurant dans les PRR, les jalons et cibles finaux des mesures mises en œuvre par l’intermédiaire d’InvestEU doivent être atteints au plus tard le 31 août 2026 . Par conséquent, les États membres souhaitant faire usage de l’extension de cette possibilité de transfert vers le «compartiment États membres» d’InvestEU sont invités à entamer dès que possible des discussions avec la Commission et le partenaire concerné chargé de la mise en œuvre. Il est essentiel que ce dernier accepte de mettre en œuvre la dotation en faveur de l’État membre concerné, et il est vivement recommandé, dans l’intérêt d’une mise en œuvre en temps utile, de choisir un produit financier existant mis en œuvre dans le cadre du «compartiment UE». Pour que les mesures InvestEU puissent être considérées comme mises en œuvre au plus tard le 31 août 2026, il est indispensable que la convention de contribution nécessaire entre la Commission et l’État membre et les accords de garantie entre la Commission et le partenaire chargé de la mise en œuvre soient négociés et signés dans les plus brefs délais (11). Compte tenu du temps nécessaire pour signer de tels accords et déterminer les opérations d’investissement à soutenir, les États membres devraient présenter leur PRR modifié, par lequel ils font usage de cette extension de la possibilité de transfert aux fins du compartiment «États membres» d’InvestEU, d’ici la fin de 2024 au plus tard. En vue de l’échéance du 31 août 2026, les États membres sont vivement encouragés à faire usage de l’extension de la possibilité de transférer des fonds de la FRR vers le compartiment «États membres» d’InvestEU, en particulier s’ils éprouvent des difficultés à mettre en œuvre certaines mesures de leur PRR en temps utile.

Pour la modification des PRR, le règlement STEP a introduit une nouvelle base juridique à l’article 21, paragraphe 1 bis, du règlement FRR, en combinaison avec l’article 7, paragraphe 3, du règlement FRR et l’article 4, paragraphe 4, du règlement STEP. Ainsi, les États membres peuvent désormais demander une modification de leur PRR dans le seul but de tirer parti de la possibilité de transférer jusqu’à 6 % de la dotation financière de leur plan vers le «compartiment États membres» d’InvestEU. Cette nouvelle base juridique aux fins de la modification des PRR permet aux États membres soit i) de refondre les mesures existantes qui contribuent déjà aux objectifs de STEP de telle manière qu’elles puissent être canalisées via InvestEU (conversion en produits financiers), soit ii) de supprimer les mesures existantes et d’utiliser les ressources libérées pour soutenir de nouvelles mesures STEP dans leur PRR via InvestEU. Dans les deux cas, tous les critères d’évaluation existants prévus par le règlement FRR continueront de s’appliquer au PRR modifié.

En outre, l’article 19, paragraphe 3, du règlement STEP prévoit qu’avant le lancement de tout appel à propositions ou de toute procédure d’appel d’offres en lien avec les objectifs de STEP, les États membres mettent à disposition les informations suivantes sur le portail STEP (souveraineté):

a)

la zone géographique couverte par l’appel à propositions;

b)

les investissements concernés;

c)

le type de candidats éligibles;

d)

le montant total du soutien prévu pour l’appel à propositions;

e)

la date de début et de fin de l’appel à propositions;

f)

un lien vers le site internet où l’appel sera publié.

Les États membres sont donc censés soumettre ces informations à leurs homologues de la Commission européenne en vue de leur publication sur le portail STEP.

Enfin, l’article 4, paragraphe 4, du règlement STEP dispose que, lorsqu’ils révisent leur PRR, les États membres, sans préjudice des dispositions du règlement FRR, considèrent comme projets prioritaires les projets qui ont obtenu un label STEP (souveraineté). Lorsqu’ils présentent une demande de modification de leur PRR impliquant l’ajout de nouvelles mesures, les États membres devraient fournir une brève explication de la manière dont ils ont considéré comme prioritaires les projets ayant obtenu un label STEP (voir également l’annexe II). Le label STEP est un label destiné à accroître la visibilité des projets de qualité pouvant faire l’objet d’un financement. Il importe de faire remarquer que les États membres peuvent soutenir des projets relevant du champ d’application de STEP, qu’ils soient ou non détenteurs du label STEP.

Lorsqu’un État membre a déjà inclus dans son PRR, en tant que coûts estimés, une contribution aux fins du «compartiment États membres» d’InvestEU, et que les mesures en question du PRR sont considérées comme contribuant aux objectifs du règlement STEP, il peut également choisir de compléter ces contributions existantes au «compartiment États membres» d’InvestEU pour le même type de mesure. Cela nécessiterait des modifications des accords de contribution et de garantie existants.

Pour obtenir des indications supplémentaires sur le champ d’application des mesures contribuant aux objectifs de STEP et pour en savoir plus sur d’autres exigences du règlement STEP, il convient de consulter la note d’orientation distincte (12) concernant ledit règlement.

Liste des bases juridiques disponibles pour les demandes de modification présentées par les États membres

Scénarios possibles

Base juridique

Ajout d’un chapitre REPowerEU au PRR

Article 21 quater

Modification des mesures prévues dans le PRR en raison de circonstances objectives rendant ces mesures irréalisables

Article 21

Modification des mesures du PRR dans le cas où une meilleure alternative a été trouvée ou lorsque certaines exigences relatives à la description d’un jalon, d’une cible ou d’une mesure sont inutilement détaillées ou entraînent une charge administrative injustifiée, car elles ne contribuent pas à la réalisation du ou des objectifs de la mesure.

Article 21

Modification faisant usage de la possibilité prévue à l’article 7, paragraphe 3, du règlement FRR et à l’article 4, paragraphe 4, du règlement STEP d’inclure dans le PRR des mesures qui soutiennent les objectifs de la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP).

Article 21, paragraphe 1 bis

Combinaison de plusieurs des scénarios ci-dessus

Article 21, article 21, paragraphe 1 bis, ou article 21 quater

PARTIE II

ORIENTATIONS SUR L’ÉLABORATION ET LA PRÉSENTATION D’ADDENDA

La présente section fournit des orientations générales sur l’élaboration et la présentation d’un addendum à un PRR. Dans la présente partie, le terme «modification» est utilisé pour couvrir tous les changements apportés au PRR, indépendamment de la base juridique. Lorsqu’ils modifient leur PRR, les États membres devraient fournir des éléments de preuve relatifs aux critères d’évaluation énoncés dans le règlement FRR.

L’étendue des nouvelles informations fournies devrait être proportionnelle aux modifications proposées dans l’addendum. Si les modifications proposées n’ont aucune incidence sur une section donnée, il n’est pas nécessaire de remplir la partie correspondante du modèle. Il n’est pas nécessaire de restructurer le plan déjà adopté et il y a lieu d’éviter toute répétition.

Les sections ci-dessous donnent une vue d’ensemble des éléments que les États membres devraient intégrer dans leur PRR modifié. Les présentes orientations abordent les questions les plus fréquemment posées par les États membres et fournissent des orientations pratiques sur la manière de structurer l’addendum au PRR. Par souci de cohérence entre la présentation de l’addendum et celle du PRR, la structure ci-après suit celle des orientations sur les PRR de janvier 2021. Les États membres sont encouragés à continuer d’utiliser la même structure pour leur PRR et à limiter les modifications apportées aux sections existantes des PRR.

Pour obtenir des orientations et des informations relatives aux mesures relevant de REPowerEU, les États membres sont invités à se référer à la partie II, section 1, des orientations spécifiques publiées en mars 2023 (13).

I. Objectifs des modifications

Réponse globale et adéquatement équilibrée à la situation économique et sociale/contribution aux six piliers

Le PRR modifié doit continuer à représenter une réponse globale et adéquatement équilibrée à la situation économique et sociale et à contribuer de manière appropriée aux six piliers visés à l’article 3 du règlement FRR. Les modifications apportées au plan devraient maintenir cet équilibre ou, si elles le modifient, être justifiées par la démonstration de leur conformité aux nouveaux défis à relever. À cet effet, les États membres sont invités à décrire en quoi le PRR modifié représente toujours une réponse globale et adéquatement équilibrée à la situation économique et sociale de l’État membre concerné. Si les modifications du plan sont minimes, les États membres peuvent simplement partir du principe que la contribution aux six piliers continue d’être équilibrée, sans qu’il soit nécessaire de fournir des explications supplémentaires détaillées.

Les États membres doivent relier les nouvelles mesures aux piliers correspondants, en expliquant en quoi elles y contribueront. Si des mesures sont supprimées ou revues à la baisse dans le plan modifié, celui-ci doit expliquer pourquoi la contribution globale qu’il apportera aux piliers concernés restera suffisante. Le cas échéant, cette explication doit établir un lien entre les mesures supprimées et les nouvelles mesures proposées en remplacement de celles-ci, en mentionnant les piliers concernés.

Les explications fournies doivent tenir dûment compte de toute nouvelle évolution intervenue dans l’État membre ou dans les politiques de l’UE, ayant une incidence sur les six piliers. Les addenda comportant des mesures supplémentaires qui ne couvrent qu’un ou deux piliers sont acceptables dans la mesure où cela se justifie par les nouveaux défis auxquels sont confrontés les États membres.

Lien avec les recommandations par pays et le Semestre européen

Lors de la révision de leur plan, les États membres doivent continuer de répondre efficacement à l’ensemble ou à une partie non négligeable des défis recensés dans les recommandations par pays pertinentes, y compris celles adoptées par le Conseil dans le cadre des cycles du Semestre européen 2019, 2020, 2022 et 2023 et des cycles ultérieurs du Semestre, jusqu’à la date de l’évaluation des PRR modifiés (14). Les rapports annuels par pays font le point sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures prévues dans les PRR, en mettant en évidence des exemples de réformes et d’investissements importants, et indiquent les principaux défis en suspens ou émergents qui ne sont pas suffisamment pris en compte dans les PRR.

Un PRR modifié devrait conserver le même niveau d’ambition que le plan adopté précédemment, notamment en ce qui concerne les réformes donnant suite à des recommandations par pays. En particulier, lors de l’élaboration de leur addendum, les États membres devraient veiller à ce que l’incidence des modifications proposées sur la viabilité budgétaire soit conforme aux recommandations par pays les plus récentes relatives aux questions budgétaires, y compris structurelles, telles qu’approuvées par le Conseil. En outre, les États membres de la zone euro devraient veiller à ce que les mesures actualisées soient cohérentes par rapport aux priorités définies dans la recommandation la plus récente concernant la politique économique de la zone euro telle qu’adoptée par le Conseil.

Dans le même temps, dans le nouveau cadre de surveillance budgétaire de l’UE, qui est appliqué pour la première fois en 2024 pour la planification budgétaire à partir de 2025, les États membres peuvent demander une prolongation de leur période d’ajustement budgétaire à condition que leur plan budgétaire et structurel à moyen terme comprenne un ensemble de réformes et d’investissements pertinents qui répondent aux critères du règlement (UE) 2024/1263 relatifs, entre autres, à la viabilité budgétaire et à la contribution à la croissance. Les engagements en matière de réformes et d’investissements figurant dans les PRR peuvent également être pris en considération à cette fin. Les modifications du PRR concernant les engagements en matière de réformes et d’investissements qui ont justifié une prolongation de la trajectoire d’ajustement budgétaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur le plan budgétaire et structurel à moyen terme qui a été approuvé par le Conseil.

Incidence globale du PRR

Conformément aux orientations sur les PRR de 2021 et 2023, les États membres doivent expliquer dans quelle mesure les modifications proposées sont censées modifier l’incidence globale de leur PRR. Ces explications doivent présenter l’incidence attendue du PRR modifié dans son ensemble, en tenant compte des mesures ajoutées ou supprimées.

Les éléments suivants doivent être pris en compte:

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les perspectives macroéconomiques et sociales;

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une explication de l’incidence macroéconomique et sociale du PRR, conformément à l’article 18, paragraphe 4, du règlement FRR;

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la durabilité;

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la cohésion.

Lorsque les modifications apportées aux PRR sont significatives sur le fond et/ou par leur ampleur, les États membres sont invités à fournir des chiffres actualisés concernant l’incidence de leur PRR modifié. Pour ce faire, les États membres peuvent s’appuyer sur les informations fournies dans leur programme national de réforme ou dans leur plan budgétaire et structurel à moyen terme et, le cas échéant, utiliser des références croisées. Il convient que l’ampleur des nouvelles informations fournies soit proportionnée aux changements proposés dans les addenda.

Cohérence

Il convient de présenter l’incidence des modifications proposées sur la cohérence du PRR modifié en expliquant les interactions entre les nouvelles mesures et celles qui figuraient dans le PRR adopté précédemment, en se référant à la fois aux mesures maintenues et aux mesures retirées dans le plan modifié. Les États membres sont également invités à expliquer la manière dont est maintenu l’équilibre global entre réformes et investissements. Les mesures nouvelles ou modifiées ne doivent pas créer d’incohérences et ne doivent pas nuire à la cohérence globale du PRR.

La cohérence avec les accords de partenariat et les programmes approuvés dans le cadre de la politique de cohésion doit également être soulignée, conformément à l’article 17, paragraphe 3, et à l’article 18, paragraphe 4, point n), et au considérant 62 du règlement FRR (voir également ci-dessous).

Égalité entre les femmes et les hommes et égalité des chances pour tous

Les États membres doivent décrire l’incidence des modifications sur la contribution de leur PRR modifié aux objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes et d’égalité des chances pour tous.

À cet effet, les États membres devraient suivre les orientations sur les PRR de 2021, tout en tenant compte des développements récents, par exemple:

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en examinant comment prendre en compte au mieux les objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes et d’égalité des chances pour tous dans le processus de mise en œuvre et de suivi, en tenant compte de l’expérience acquise jusqu’à présent dans la mise en œuvre de leurs plans;

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en prévoyant d’associer les organismes chargés des questions d’égalité et de non-discrimination à la mise en œuvre des PRR, notamment en association avec les organismes de contrôle compétents;

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en intégrant mieux ces objectifs dans les jalons et cibles révisés, par exemple en les ventilant par sexe, âge, handicap et origine raciale ou ethnique, dans la mesure du possible.

Il convient que l’ampleur des nouvelles informations fournies soit proportionnée aux changements proposés dans les addenda.

Aides d’État

Les règles en matière d’aides d’État s’appliquent pleinement aux réformes et aux investissements supplémentaires ou révisés. Il incombe à chaque État membre de veiller à ce que toutes les réformes et tous les investissements de son PRR soient conformes aux règles de l’UE en matière d’aides d’État et suivent les procédures applicables en la matière.

Dans ce contexte, les lignes directrices de 2022 concernant les aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie (les «CEEAG») (15) fournissent des orientations sur la manière dont la Commission appréciera la compatibilité des mesures d’aide à la protection de l’environnement, y compris la protection du climat, et d’aide à l’énergie qui sont soumises à l’obligation de notification en vertu de l’article 108, paragraphe 3, du TFUE. En outre, le règlement général d’exemption par catégorie (ci-après le «RGEC») déclare certaines catégories d’aides d’État compatibles avec le traité, pour autant qu’elles remplissent des conditions clairement établies, et les exempte de l’obligation de notification préalable à la Commission et d’autorisation préalable par celle-ci. Il convient d’observer que, le 23 juin 2023, la Commission a procédé à la révision du RGEC et a élargi son champ d’application et relevé les seuils de notification, ce qui devrait faciliter l’autorisation des mesures au titre de la FRR. À titre d’exemple, en ce qui concerne les mesures contribuant aux objectifs REPowerEU, les États membres sont encouragés à prendre en considération les dispositions de la section 4 du RGEC concernant les aides à la recherche, au développement et à l’innovation et de la section 7 relative aux aides à la protection de l’environnement.

L’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État adopté par la Commission le 9 mars 2023, et révisé le 20 novembre 2023 et le 2 mai 2024, afin de soutenir l’économie de l’UE dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et d’aider les secteurs qui sont essentiels à la transition vers une économie à zéro émission nette peut également être pertinent aux fins de l’appréciation des mesures relevant de la FRR au regard des règles en matière d’aides d’État, dans la mesure où elles peuvent relever du champ d’application des sections 2.5, 2.6 ou 2.8, dudit encadrement, qui sont toujours applicables jusqu’au 31 décembre 2025. En outre, les projets qui relèvent du champ d’application du règlement STEP ou qui ont reçu un label STEP (souveraineté) doivent être conformes aux règles en matière d’aides d’État dans la mesure où un financement des États membres est concerné.

Conformément aux orientations et au modèle sur les PRR de 2021, les États membres devraient préciser dans leur PRR modifié, pour chaque réforme ou chaque investissement nouveau ou révisé, s’ils considèrent que la mesure en question nécessite une notification en tant qu’aide d’État et, dans l’affirmative, fournir une indication du calendrier de prénotification et de notification. Si l’État membre estime que la mesure ne doit pas être notifiée, il doit inclure une référence à la décision d’autorisation d’aide d’État existante ou aux dispositions du RGEC ou d’autres règlements d’exemption par catégorie considérés comme applicables à la mesure, avec leur justification, ou une description des raisons pour lesquelles la mesure ne peut être considérée comme une aide d’État. Lorsqu’ils anticipent les délais prévus pour atteindre les jalons et cibles pertinents, les États membres doivent laisser suffisamment de temps à la Commission pour autoriser toute aide d’État susceptible d’être présente dans les mesures d’investissement concernées et nécessitant une notification d’aide d’État. La Commission a déjà fourni aux États membres des orientations détaillées sur les aides d’État (16) et est disposée à leur fournir au besoin des orientations préliminaires sur la conformité de chaque investissement inclus dans leur PRR modifié avec le cadre réglementaire en matière d’aides d’État. Les États membres sont encouragés à communiquer à la Commission leur calendrier de (pré)notification en même temps que la demande de modification, afin de lui laisser suffisamment de temps et d’éviter toute difficulté de mise en œuvre résultant d’une mauvaise interprétation des règles applicables en matière d’aides d’État.

Au vu de l’expérience acquise précédemment avec les mesures contenues dans les PRR et examinées sous l’angle des règles relatives aux aides d’État, une communication précoce avec les services de la Commission dans le cadre de la révision des PRR est essentielle pour que les mesures notifiées puissent être appréciées rapidement au regard des règles en matière d’aides d’État. Les États membres sont invités à engager des discussions avec les services de la Commission afin de tirer pleinement parti des possibilités offertes par les différents encadrements des aides d’État pour concevoir des mesures conformes aux règles applicables.

Si les règles en matière d’aides d’État sont susceptibles d’évoluer jusqu’en 2026, il convient de rappeler qu’en vertu de ces règles, le moment pertinent pour l’appréciation d’une mesure est celui où l’aide d’État est octroyée, c’est-à-dire le moment où le droit juridiquement exécutoire de recevoir l’aide est conféré au bénéficiaire.

II. Description des modifications

Conformément aux orientations sur les PRR de 2021, la présente section doit être structurée par volet. Elle ne doit être remplie que pour les volets auxquels des modifications sont apportées. Plutôt que de reproduire les informations fournies dans d’autres sections, il convient d’indiquer les modifications apportées par rapport à la décision d’exécution du Conseil adoptée précédemment (avec des références précises aux sections et mesures concernées). Les États membres peuvent s’appuyer sur les volets existants pour ajouter quelques réformes et investissements sur le même thème (par exemple, une nouvelle mesure de rénovation de bâtiments peut être ajoutée à un volet existant sur la rénovation énergétique). Les États membres peuvent également ajouter des volets tout à fait nouveaux en cas de nouveaux investissements et réformes répondant à des priorités différentes.

Description des réformes et des investissements

Pour chaque volet au sein duquel les mesures sous-jacentes sont modifiées, les États membres devraient indiquer les investissements ou réformes «ajoutés», «supprimés» ou «modifiés» par rapport au plan précédent.

Utilisation d’instruments financiers et de garanties budgétaires

Les mesures qui prennent la forme d’instruments financiers et de garanties budgétaires peuvent constituer une solution attrayante pour réaliser les investissements inclus dans les PRR, et ce pour plusieurs raisons:

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les instruments financiers peuvent intégrer le remboursement à l’État membre du principal reçu par les bénéficiaires, ce qui limite la création de dette publique à long terme;

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ils doivent permettre la réutilisation des flux, y compris le remboursement du principal, le cas échéant (pour les fonds d’emprunt ou les garanties en fonds propres, par exemple), pour les mêmes objectifs stratégiques, y compris après 2026, et/ou le remboursement des prêts consentis dans le cadre de la FRR;

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ils peuvent servir à financer de nombreux petits investissements dans un cadre cohérent (pour les garanties publiques et les prêts à des conditions favorables en faveur de l’efficacité énergétique des bâtiments, par exemple) et faciliter la sensibilisation des bénéficiaires potentiels au moyen de structures partenaires décentralisées;

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ils peuvent aider à tirer parti de ressources financières supplémentaires ou de co-investissements, provenant en particulier d’entreprises et d’institutions financières privées.

Sur la base de l’expérience acquise dans le cadre des PRR existants, les types d’instruments financiers suivants sont les plus couramment utilisés jusqu’à présent:

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les instruments de garantie et les prêts préférentiels visant à réduire les coûts du capital emprunté pour les programmes de rénovation destinés à renforcer l’efficacité énergétique;

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les accords de partenariat public-privé pour les investissements dans les sources d’énergie renouvelables;

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les facilités de prêt destinées à soutenir les PME dans certains domaines stratégiques afin d’améliorer l’accès au financement;

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les prises de participation dans le capital d’entreprises ou dans des fonds de capital-investissement soutenant la transition verte (17).

L’annexe I fournit de plus amples informations sur l’utilisation d’instruments financiers au titre de la FRR et sur la possibilité de contribuer à la garantie InvestEU par l’intermédiaire d’un «compartiment États membres», sur la base de l’expérience acquise au cours de l’élaboration et de la mise en œuvre des PPR initiaux.

Dimension verte et dimension numérique

Il convient que les États membres expliquent dans quelle mesure leur PRR modifié contribuera à la transition verte et à l’accélération de la transition vers une énergie propre, ainsi qu’à une transition numérique à l’épreuve du temps et à un marché unique numérique solide, ou répondra aux défis qui en découlent. Il peut notamment s’agir de mesures de recherche et d’innovation assorties d’un calendrier approprié. Les deux transitions doivent être considérées comme se renforçant mutuellement, conformément au concept de double transition, et seront examinées simultanément par la Commission.

La dimension écologique des mesures du PRR continuera d’être évaluée dans le cadre à la fois d’une approche qualitative (lien entre ces mesures et les défis énergétiques, climatiques et environnementaux de chaque État membre) et d’une approche quantitative (la contribution totale aux objectifs climatiques du PRR modifié, y compris le chapitre REPowerEU, et le chapitre REPowerEU pris isolément doivent tous deux représenter au moins 37 % de l’enveloppe totale du plan).

Les États membres sont invités à expliquer comment leur PRR modifié contribuera à la réalisation des objectifs climatiques de l’UE inscrits dans la loi sur le climat et tiendra compte du paquet «Ajustement à l’objectif 55» convenu pour mettre en œuvre ces objectifs. Le paquet «Ajustement à l’objectif 55» définit des objectifs climatiques à atteindre d’ici à 2030 aux niveau national et de l’UE, ainsi que d’autres mesures législatives visant à faire en sorte que les politiques en matière de climat, d’énergie, d’utilisation des sols, de transport et de fiscalité soient aptes à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre de 55 % au moins d’ici à 2030 et à parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050.

La dimension numérique des mesures du PRR continuera elle aussi d’être évaluée selon une approche tant quantitative que quantitative. Le 9 mars 2021, la Commission européenne a présenté une communication intitulée «Une boussole numérique pour 2030: l’Europe balise la décennie numérique», qui s’articule autour de quatre axes principaux: les compétences, des infrastructures numériques sûres et durables, la transformation numérique des entreprises et la numérisation des services publics. Elle définit des objectifs ambitieux au niveau de l’UE pour chacun de ces axes, à l’horizon 2030. La présentation de cette boussole a été suivie d’une proposition de décision établissant le programme d’action à l’horizon 2030 «La voie à suivre pour la décennie numérique», qui est entrée en vigueur le 9 janvier 2023. Ce programme établirait une structure de gouvernance permettant aux États membres et à la Commission de coopérer de manière structurée pour atteindre les objectifs et faciliterait la mise en œuvre de projets portant sur plusieurs pays. Les États membres sont invités à indiquer en quoi les éventuelles mesures supplémentaires ou modifiées concernant la transition numérique, ou les défis qui en découlent, contribueraient aux quatre axes principaux et à la réalisation des objectifs à l’horizon 2030.

En ce qui concerne l’approche quantitative, la contribution totale du PRR modifié aux objectifs numériques doit représenter au moins 20 % de l’enveloppe totale du plan, à l’exclusion des mesures incluses dans le chapitre REPowerEU.

Suivi de l’action pour le climat et étiquetage numérique

L’objectif de 37 % en faveur du climat et l’objectif de 20 % en faveur du numérique énoncés à l’article 19, paragraphe 3, points e) et f), du règlement FRR restent obligatoires en cas de modifications apportées au PRR, quels que soient les motifs ayant conduit à ces modifications (à l’exclusion du coût des mesures incluses dans le chapitre REPowerEU en ce qui concerne l’étiquetage numérique; les mesures incluses dans les chapitres REPowerEU ne sont pas prises en compte pour le calcul de l’objectif en faveur du numérique). Il est donc important que les États membres tiennent compte de l’enveloppe totale du PRR lorsqu’ils introduisent des révisions de leur PRR.

Les États membres doivent donc expliquer, pour chaque mesure nouvelle ou modifiée, la contribution aux objectifs en faveur du climat et du numérique, conformément aux orientations sur les PRR de 2021. Une nouvelle évaluation de l’étiquetage destinée à vérifier la poursuite de la réalisation des deux objectifs sera nécessaire en cas de modification du coût total estimé du PRR ou du coût estimé de toute mesure comportant une étiquette climatique ou numérique. Une évaluation de l’étiquetage devra également avoir lieu en cas de modification du champ d’application initial, de la nature ou de la conception d’une mesure existante.

Il importe de noter que les deux objectifs sont calculés pour le PRR modifié dans son ensemble, constitué par le PRR adopté précédemment et par l’addendum, à l’exclusion du coût des mesures incluses dans le chapitre REPowerEU en ce qui concerne l’objectif numérique. La contribution aux objectifs en faveur du climat et du numérique sera recalculée pour le PRR modifié en tenant compte des modifications apportées aux mesures dans le PRR et du coût total estimé modifié.

Sur la base de l’expérience acquise avec les 27 plans adoptés, pour les mesures couvrant plusieurs domaines, comme dans le cas des mesures horizontales, il est nécessaire d’appliquer le suivi de l’action pour le climat et l’étiquetage numérique, le cas échéant, au niveau de la sous-mesure (une partie distincte d’une mesure se rapportant à un domaine d’intervention spécifique), en utilisant des domaines d’intervention différents (conformément aux annexes VI et VII du règlement FRR).

Par ailleurs, il convient de rappeler que l’article 19, paragraphe 3, points e) et f), du règlement FRR et ses annexes VI et VII fixent les coefficients applicables au calcul du soutien aux objectifs en faveur du climat et du numérique. Selon ces dispositions, les coefficients de soutien aux objectifs climatiques peuvent être augmentés (jusqu’à un montant total équivalant à 3 % pour l’étiquetage climatique), à condition qu’ils soient accompagnés de mesures qui renforcent leur effet. Les États membres doivent justifier suffisamment le recours à ces dispositions, le cas échéant.

Les États membres sont invités à décrire l’approche spécifique qu’ils proposent pour l’étiquetage de ces mesures. La Commission peut aider les États membres à trouver des exemples de la manière dont des mesures similaires ont été étiquetées dans les PRR adoptés précédemment par le Conseil.

Principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» (principe DNSH)

Les orientations techniques sur le principe DNSH [document 2021/C 58/01, modifié par le document C(2023) 6454 final], qui définissent les principes directeurs et les modalités d’application dudit principe dans le cadre de la FRR, continuent d’être pleinement applicables, compte tenu de leurs caractéristiques spécifiques. Pour les transferts du PRR vers le «compartiment États membres» d’InvestEU, des dispositions simplifiées s’appliquent conformément à la section 2.4 des orientations techniques DNSH modifiées. Elles fournissent également une «liste de contrôle» à suivre lors de l’autoévaluation au regard du principe DNSH (autoévaluation qui doit figurer dans le PRR modifié pour chaque mesure). La présente section résume les principaux éléments de ces orientations et explique leur application aux mesures nouvelles ou révisées. Elle apporte également des précisions supplémentaires sur la base de l’expérience acquise avec les PRR adoptés précédemment.

Application du principe DNSH dans le cadre des révisions des PRR

Les États membres doivent fournir une autoévaluation au regard du principe DNSH pour chaque mesure nouvelle ou modifiée incluse dans le PRR modifié (voir également la section 2.1 et l’annexe I des orientations techniques DNSH), sauf dans le cas prévu à l’article 21 quater, paragraphe 6, du règlement FRR. Lorsque la modification de la mesure ne change pas son incidence environnementale, les États membres peuvent se fonder sur leur autoévaluation initiale. Les États membres sont également invités à fournir, dans le cadre de l’autoévaluation DNSH, chaque fois que cela est pertinent et possible, une évaluation quantitative de l’incidence de la réforme ou de l’investissement sur l’environnement. Il convient de tenir compte des considérations transversales suivantes:

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solutions de remplacement à faible incidence nouvellement disponibles: les principes figurant à la section 2.4, y compris la note de bas de page 25, des orientations techniques DNSH restent applicables à l’évaluation des mesures nouvelles ou révisées. L’évaluation de ces mesures au regard du principe DNSH (l’«évaluation DNSH») doit tenir compte des informations sur les solutions de remplacement à faible incidence disponibles au moment de la soumission du PRR modifié;

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modification des incidences environnementales d’une mesure modifiée: dans le cas d’une modification d’une mesure existante, les États membres doivent s’efforcer d’éviter toute augmentation des incidences environnementales de la mesure modifiée. Lorsqu’une mesure modifiée affecte les incidences environnementales (par exemple, leur ampleur, leur nature ou leur étendue dans l’espace), l’État membre doit démontrer que la mesure est toujours conforme au principe DNSH.

Démonstration dans les PRR de la conformité des mesures avec le principe DNSH

En cas de modification, deux scénarios principaux sont possibles, qui ont des effets différents sur le processus d’évaluation DNSH:

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introduction d’une mesure nouvelle: si un État membre choisit d’ajouter une nouvelle mesure à son PRR, il convient de suivre la même procédure que pour la soumission initiale du PRR. L’État membre doit remplir la liste de contrôle figurant à l’annexe I des orientations techniques DNSH afin d’étayer son analyse visant à déterminer si et dans quelle proportion la mesure nouvelle a une incidence sur les objectifs environnementaux;

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modification d’une mesure existante: les États membres peuvent souhaiter modifier la conception, la nature ou le champ d’application d’une mesure existante. Ils doivent alors soumettre l’évaluation DNSH correspondante, en la modifiant si nécessaire pour tenir compte des modifications apportées à la mesure. Il convient que l’État membre indique la référence à la section du PRR adopté précédemment dans laquelle figure l’évaluation DNSH initiale.

III. Jalons, cibles et calendrier

Lorsqu’ils modifient leur PRR, les États membres doivent veiller à ce que chaque mesure nouvelle ou modifiée bénéficiant d’un soutien au titre de la FRR soit accompagnée d’un ensemble correspondant de jalons et de cibles. Lorsqu’ils définissent de nouveaux jalons et cibles, ou lorsqu’ils proposent des modifications aux jalons et cibles existants, les États membres doivent suivre les principes énoncés dans les orientations sur les PRR de 2021, y compris en ce qui concerne leur spécificité et leur solidité.

Les États membres étant encouragés à participer à des projets transfrontières ou plurinationaux, notamment à l’appui des objectifs REPowerEU et STEP, il convient de veiller tout particulièrement à bien définir les jalons et cibles correspondants. D’une part, ces jalons et cibles devraient être définis séparément pour chacun des États membres participant à de tels projets afin d’éviter les chevauchements et les retards dans l’évaluation et la mise en œuvre. Le succès d’un PRR ne devrait pas être lié à celui d’un autre pays. D’autre part, les jalons et cibles devraient être conçus de manière bien coordonnée, afin de garantir que les interdépendances inévitables entre les États membres sont correctement évaluées et que des délais de mise en œuvre prudents sont fixés. La Commission est prête à aider les groupes d’États membres participant à des projets transfrontières ou plurinationaux à veiller à ce que leurs jalons et cibles soient conçus de manière adéquate.

La période de mise en œuvre de certains investissements nationaux peut s’étendre au-delà de 2026. Dans de tels cas, les jalons et cibles correspondants doivent être élaborés de manière à n’inclure que les actions soutenues par la FRR pendant la durée de vie de la facilité, tandis que la conception des mesures devrait indiquer clairement les étapes de mise en œuvre qui seront soutenues par des fonds nationaux ou d’autres fonds de l’UE après 2026.

Si un État membre propose de modifier une mesure de son PRR sur la base de l’article 21 et fournit une justification adéquate à l’appui de cette demande (notamment en démontrant le lien de causalité entre les circonstances objectives et la mesure qui n’est plus réalisable/la nécessité de réduire la charge administrative (18)), des modifications peuvent être proposées pour tous les jalons et cibles existants liés à la mesure révisée.

Les jalons et les cibles devraient être conçus de manière à refléter les étapes essentielles de la mise en œuvre des réformes et des investissements. Dans tous les cas, il convient d’éviter d’inclure des exigences non contraignantes, excessivement détaillées ou inutiles. La Commission sera donc aussi favorable aux demandes visant à supprimer de telles exigences des jalons et cibles existants, conformément à la section II du présent document d’orientation.

Les erreurs matérielles relevées dans la décision d’exécution du Conseil peuvent être signalées à la Commission et au Conseil à tout moment au cours de la mise en œuvre des PRR. Elles seront prises en compte dans la proposition de la Commission relative à une décision d’exécution du Conseil nouvelle ou modifiée, ou dans un rectificatif spécifique.

IV. Financement et coûts

Nouvelles mesures: les États membres fournissent une estimation des coûts totaux des nouvelles réformes et des nouveaux investissements proposés dans un addendum.

Mesures révisées: pour chaque mesure révisée, lorsque les modifications ont une incidence sur les estimations des coûts, l’État membre fournit des estimations actualisées des coûts. Si la modification ne porte que sur l’ampleur de la mesure, la révision des coûts estimés doit être effectuée sur une base proportionnelle.

Méthodologie: lors de l’élaboration de ces estimations de coûts, les États membres doivent suivre les instructions spécifiques fournies dans les orientations sur les PRR de 2021. En règle générale, les États membres ne sont pas tenus de fournir des estimations de coûts révisées pour les mesures qui ne sont ni nouvelles ni modifiées. Les États membres peuvent fournir une validation des estimations des coûts par un organisme public indépendant, ce qui pourrait contribuer à renforcer la plausibilité de ces estimations.

V. Complémentarité et mise en œuvre des PRR

Cohérence avec d’autres initiatives

Conformément à l’article 17 du règlement FRR, tous les PRR, y compris les addenda, doivent être cohérents avec les recommandations par pays pertinentes ainsi qu’avec les informations figurant dans les programmes nationaux de réforme, les plans nationaux en matière d’énergie et de climat (PNEC) et leurs mises à jour au titre du règlement (UE) 2018/1999, les plans territoriaux pour une transition juste au titre du Fonds pour une transition juste, les plans de mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse, les accords de partenariat et les programmes opérationnels.

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Pour la cohérence avec les recommandations par pays et les programmes nationaux de réforme/plans budgétaires et structurels à moyen terme pertinents, voir la partie II, section I, des présentes orientations, relative au Semestre européen.

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Les addenda devront également être cohérents avec les activités en faveur d’une économie neutre pour le climat qui auront été définies dans les plans territoriaux pour une transition juste.

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Enfin, les addenda devront être cohérents avec les accords de partenariat et les programmes opérationnels qui ont été adoptés en application du RDC pour 2021-2027 depuis l’adoption des PRR initiaux. Étant donné que tous les États membres ont adopté leurs accords de partenariat et la quasi-totalité des programmes relevant de la politique de cohésion, les États membres doivent expliquer en quoi les mesures nouvelles ou modifiées du PRR sont complémentaires par rapport à la mise en œuvre des programmes au titre du RDC pour 2021-2027.

Complémentarité des financements et prévention du double financement

C’est en premier lieu aux États membres qu’il incombe d’éviter le double financement entre la FRR et d’autres fonds de l’UE; à ce titre, ils ont l’obligation de vérifier l’absence de double financement avant de présenter toute demande de paiement (conformément aux articles 9 et 22 du règlement FRR). Ils doivent préciser dans leur PRR modifié si les modalités mises en place pour garantir la complémentarité des financements et le respect de l’article 9 du règlement FRR ont changé.

L’article 9 du règlement FRR établit clairement que le financement au titre de la FRR peut être combiné avec un financement d’autres fonds de l’UE «[…] à condition que ce soutien ne couvre pas les mêmes coûts ». Le financement au titre de la FRR étant lié aux performances, il est nécessaire d’établir ex ante une délimitation claire entre, d’une part, les activités et projets financés au titre de la FRR et, d’autre part, les activités et projets financés par d’autres fonds de l’UE, comme cela a également été précisé dans les orientations de 2021 sur les PRR. Cette délimitation ex ante reste l’approche par défaut dans la FRR.

Dans le but de simplifier la mise en œuvre de la FRR, de réduire la charge administrative qu’elle implique, de favoriser la complémentarité entre les fonds de l’UE et d’éviter un double financement, lorsqu’il est établi qu’une délimitation ex ante des coûts n’est pas réalisable ou est excessivement contraignante, il est possible de combiner le soutien de la FRR et celui d’autres fonds de l’UE au prorata, en dernier recours et dans des cas exceptionnels, pour autant que toutes les conditions suivantes soient remplies:

(i)

la description de la mesure dans la décision d’exécution du Conseil correspondante indique clairement que la FRR finance uniquement une partie du projet en combinaison avec d’autres programmes ou instruments de l’Union;

(ii)

les estimations ex ante des coûts fournies par l’État membre pour l’ensemble du projet précisent le montant financé par la FRR et pris en compte pour le calcul des coûts du PRR, tout en indiquant que d’autres coûts pourraient être pris en charge par d’autres programmes ou instruments de l’Union (si possible, avec un montant indicatif pour ces programmes ou instruments);

(iii)

les jalons/cibles concernés sont élaborés de manière à ne mesurer que la contribution de la FRR, éventuellement au moyen d’une cible d’exécution budgétaire;

(iv)

l’État membre notifie au bénéficiaire final le montant de la contribution de la FRR, qu’il doit déclarer à l’entité qui met en œuvre le programme ou l’instrument de l’Union complétant le soutien de la FRR;

(v)

l’entité qui met en œuvre tout autre programme ou instrument de l’Union complétant le soutien de la FRR est en mesure de vérifier, au niveau des projets, que les bénéficiaires finaux d’un financement au titre de la FRR ne reçoivent pas de soutien de l’Union pour plus de 100 % du coût total éligible (19).

Outre les conditions décrites ci-dessus, cette approche doit être conforme aux dispositions de l’autre instrument de financement de l’UE concerné, ainsi qu’aux règles en matière d’aides d’État, y compris les dispositions relatives au cumul. Elle ne s’applique pas aux fonds régis par le règlement portant dispositions communes, étant donné que la condition v) est difficile à appliquer dans leur contexte.

Mise en œuvre

Le cadre de mise en œuvre a été évalué dans le cadre des PRR initiaux et la Commission part du principe que les États membres continueront de s’appuyer sur les mêmes modalités pour mettre en œuvre leur PRR modifié. Il convient toutefois d’expliquer toute modification apportée au cadre de mise en œuvre.

Si les États membres ont jusqu’à présent rencontré des difficultés dans la mise en œuvre de leur PRR (en raison de capacités administratives insuffisantes, d’un système informatique non développé ou d’un mandat insuffisamment clair pour les autorités compétentes, par exemple), ils sont encouragés à réexaminer de manière proactive leurs modalités existantes afin de les rendre plus efficaces. Les États membres sont également invités à examiner avec la Commission l’expérience acquise jusqu’à présent afin de déterminer si l’apport de modifications au cadre de mise en œuvre pourrait contribuer à améliorer la mise en œuvre des réformes et des investissements.

Les États membres doivent veiller à disposer d’une capacité administrative suffisante pour mettre en œuvre les réformes et les investissements du PRR et, à ce titre, avoir la possibilité d’inclure dans le calcul du coût de leurs investissements ou réformes respectifs des coûts administratifs limités de nature temporaire, pour autant que ces coûts soient liés à la mise en œuvre de cet investissement ou de cette réforme spécifique.

Lorsque l’État membre a demandé ou a l’intention de demander un soutien horizontal au titre de l’instrument d’appui technique («STI») en lien avec la mise en œuvre du PRR, par exemple pour des mesures de communication, il est invité à l’indiquer dans cette section.

Processus de consultation

Les États membres doivent fournir un résumé du processus de consultation mené conformément à leur cadre juridique national, en vue de la présentation du PRR modifié. Le processus de consultation doit être proportionné à l’ampleur des modifications introduites dans les PRR. Étant donné l’ampleur variable des consultations menées dans le cadre de la préparation des PRR initiaux, compte tenu notamment de la situation d’urgence liée à la COVID-19, les États membres sont encouragés à renforcer ce processus de manière générale s’ils modifient leur PRR. Ils doivent veiller à ce que les parties prenantes, y compris les autorités locales et régionales, les partenaires sociaux, les organisations non gouvernementales et, le cas échéant, les parties prenantes du secteur agricole, participent à la conception, à la mise en œuvre et au suivi de toute mesure nouvelle ou révisée, conformément à leur cadre juridique national, en temps utile et de manière significative.

Pour la mise en œuvre des mesures pertinentes, il peut être approprié que les États membres prévoient des conditions liées à des considérations régionales ou locales dans les jalons et les cibles qui comportent une dimension géographique (par exemple en ajoutant des conditions spécifiques liées à la consultation des collectivités locales et régionales). Ils peuvent également prévoir des conditions similaires pour la consultation des partenaires sociaux et, le cas échéant, des parties prenantes du secteur agricole liées à la mise en œuvre de réformes ou d’investissements pertinents.

En outre, le Semestre européen constituera un cadre important pour débattre de l’avancement de la mise en œuvre des PRR avec les parties prenantes, conformément aux pratiques et aux traditions de chaque État membre. La mise en œuvre des PRR ne sera couronnée de succès que si elle bénéficie d’une forte appropriation régionale et locale, ainsi que du soutien des partenaires sociaux et de la société civile.

Contrôles et audits

Les systèmes de contrôle interne des États membres sont essentiels pour assurer le plein respect de l’article 22 du règlement FRR par les PRR. Ils doivent être solides afin de garantir la protection des intérêts financiers de l’Union et la conformité de l’utilisation des fonds de l’Union avec le droit de l’Union et le droit national applicables, notamment en termes de prévention, de détection et de correction de la fraude, de la corruption, des conflits d’intérêts et du double financement. Dans ce contexte et à la lumière des changements résultant de la révision d’un PRR, il est essentiel que les États membres justifient avec précision en quoi les structures de contrôle mises en place sont toujours appropriées et, le cas échéant, comment elles seront renforcées pour garantir le caractère approprié des ressources et des structures. Les principales exigences des systèmes de contrôle de l’État membre sont développées plus avant à l’annexe I de l’accord de financement et (le cas échéant) de prêt signée entre la Commission et l’État membre. En particulier, lorsque le PRR modifié contient des mesures nouvelles ou révisées, l’État membre devrait expliquer et démontrer que les structures de contrôle sont toujours adéquates ou, le cas échéant, comment leurs capacités, y compris les effectifs et les processus, seront renforcées proportionnellement à l’augmentation de la taille de son PRR. Si la Commission exige une assurance supplémentaire quant au respect des obligations énoncées à l’article 22 du règlement FRR, les jalons en matière d’audit et de contrôle seront inclus dans la proposition de décision d’exécution du Conseil approuvant l’évaluation du PRR modifié.

Lorsqu’ils demandent la modification de leurs plans, les États membres sont invités à fournir une explication actualisée des dispositifs et des systèmes de contrôle, y compris le système de répertoire des données relatives au destinataire final.

Communication

Les États membres doivent continuer de mettre en œuvre leur stratégie de communication, en la mettant à jour s’il est nécessaire d’y intégrer les réformes et les investissements nouvellement ajoutés, afin de sensibiliser le public au financement de l’Union, conformément à l’article 34 du règlement FRR, à l’article 10 des accords de financement et, le cas échéant, à l’article 19 des accords de prêt. Lorsqu’ils soumettent des PRR modifiés, les États membres sont invités à décrire les mesures qu’ils ont prises pour mettre en œuvre ces obligations, afin de faciliter le contrôle par la Commission du respect des dispositions mentionnées.

Les campagnes de communication doivent mettre l’accent sur la sensibilisation aux réformes et aux investissements clés dans le cadre d’une réponse européenne, notamment dans le contexte de REPowerEU, ainsi que sur une meilleure connaissance des PRR et de leur finalité au sein du grand public. Les États membres sont encouragés à concentrer leurs activités de communication au sujet de la FRR sur les domaines suivants:

—

expliquer et rappeler les objectifs de leur PRR et ses avantages pour l’État membre;

—

expliquer, au moyen d’éléments concrets, en quoi les réformes et les investissements sont bénéfiques pour la société, la relance de l’Europe, la transition écologique et numérique et la sécurité énergétique;

—

veiller à ce que l’approbation politique à haut niveau du PRR soit suffisamment visible;

—

communiquer sur les projets marquants et attribuer leur réalisation à la FRR;

—

encourager les bénéficiaires potentiels à demander un financement dans le cadre du PRR;

—

présenter les progrès globaux accomplis dans la mise en œuvre des réformes et des investissements, notamment dans le cadre de REPowerEU, y compris dans le cadre d’échanges réguliers avec les partenaires sociaux, les communautés concernées et la société civile dans son ensemble.

La Commission est également disponible par l’intermédiaire du réseau INFORM EU pour aider les États membres à mettre en œuvre leur stratégie nationale de communication, y compris pour leur PRR modifié.

Transparence au sujet des bénéficiaires finaux

La transparence au sujet de l’utilisation des fonds de la FRR a été renforcée par l’inclusion d’une nouvelle obligation de transparence dans le règlement REPowerEU. Les États membres doivent mettre en place un portail accessible au public et facile à utiliser, sur lequel ils publient des données concernant les 100 bénéficiaires finaux recevant le montant de financement le plus élevé en vue de la mise en œuvre de mesures au titre de la FRR.

On entend par «bénéficiaires finaux» la dernière entité recevant des fonds en faveur d’une mesure relevant de la FRR, qui n’est ni un contractant ni un sous-traitant. Cette notion doit être distinguée de celle de «bénéficiaires», qui, dans le cadre de la gestion directe de la facilité, désigne les États membres. La définition des bénéficiaires finaux découle directement de l’article 22, paragraphe 2, point d), du règlement FRR.

Un bénéficiaire final peut être soit une personne physique (par exemple, un citoyen), soit une personne morale (par exemple, un ministère, une agence publique, une autorité régionale ou locale, une association, une organisation caritative ou une entreprise). Les bénéficiaires initiaux ou intermédiaires d’un financement (par exemple, des ministères ou des agences qui ne sont pas des pouvoirs adjudicateurs, mais qui se contentent de distribuer des fonds à d’autres entités) ne devraient pas être considérés comme étant des entités finales. Pour être considérée comme un bénéficiaire final, l’entité devrait avoir reçu un transfert monétaire ou s’être vu allouer des crédits de paiement budgétaires aux fins indiquées dans la mesure relevant de la FRR, comme décrit dans la décision d’exécution du Conseil. Ces données doivent comprendre la dénomination légale du bénéficiaire final, y compris ses nom et prénoms si le bénéficiaire final est une personne physique, le montant des fonds reçus ainsi que la ou les mesures associées au titre de la FRR pour lesquelles le financement a été reçu. Aux fins de la détermination des 100 principaux bénéficiaires finaux, tous les financements versés aux bénéficiaires finaux en vue de la mise en œuvre de mesures relevant de la FRR doivent être pris en considération, étant donné que certains investissements peuvent également être financés en partie par d’autres financements publics.

Afin de garantir la proportionnalité et le respect de la vie privée, lorsque les destinataires finaux sont des personnes physiques, toute donnée à caractère personnel doit être supprimée deux ans après la fin de l’exercice au cours duquel le dernier financement au titre de la FRR a été versé à ce bénéficiaire final. De même, par analogie, quelques exceptions à la publication des données, prévues à l’article 38, paragraphe 3, du règlement financier, ont été rendues applicables à la FRR. Il s’agit des cas suivants:

—

les aides à l’éducation versées aux personnes physiques et toute autre aide directe versée aux personnes physiques qui en ont le plus besoin, telles que les chômeurs et les réfugiés [article 191, paragraphe 4, point b), du règlement financier];

—

les marchés de très faible valeur attribués à des experts sélectionnés sur la base de leur capacité professionnelle (article 237, paragraphe 2, du règlement financier), ainsi que les marchés de très faible valeur inférieurs à 15 000 EUR (montant visé au point 14.4 de l’annexe I du règlement financier);

—

un soutien financier fourni au moyen d’instruments financiers, d’un montant inférieur à 500 000 EUR;

—

les cas où la divulgation des informations risque de mettre en péril les droits et libertés des personnes ou des entités concernées, tels qu’ils sont protégés par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, ou de nuire aux intérêts commerciaux des destinataires.

Compte tenu des montants concernés au titre de la FRR, il est peu probable que les exceptions énoncées dans les trois premiers paragraphes s’appliquent aux 100 principaux bénéficiaires. La quatrième exception ne devrait pas non plus s’appliquer largement. Étant donné que la publication des données ne concerne que les gros bénéficiaires, dont la plupart devraient être des entités juridiques, il convient de mettre en balance toute préoccupation relative à la protection de la vie privée concernant les personnes physiques avec le besoin de transparence dans l’utilisation des fonds de l’UE. En outre, il convient de noter que le renvoi à l’article 38, paragraphe 3, du règlement financier reflétera toute modification future de cette disposition.

Outre ces données publiées sur les portails des États membres, la Commission centralise ces données ainsi que les liens vers les portails des États membres dans le tableau de bord de la reprise et de la résilience. Ces données devront être mises à jour deux fois par an, et la Commission s’efforcera d’aligner le calendrier des mises à jour sur les rapports semestriels existants d’avril et d’octobre. La Commission publiera également une carte interactive montrant les différentes mesures et leur localisation dans les États membres.


(1) Règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (JO L 57 du 18.2.2021, p. 17).

(2) Règlement (UE) 2023/435 du Parlement européen et du Conseil du 27 février 2023 modifiant le règlement (UE) 2021/241 en ce qui concerne les chapitres REPowerEU des plans pour la reprise et la résilience (JO L 63 du 28.2.2023, p. 1).

(3) Aux prix de 2022.

(4) Soutien soit monétaire, soit en nature.

(5) Règlement (UE) 2024/795 du Parlement européen et du Conseil du 29 février 2024 établissant la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP) (JO L, 2024/795, 29.2.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/795/oj).

(6) https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-8868-2024-INIT/fr/pdf

(7) Compte tenu de l’examen attentif de l’évaluation de la Commission liée aux demandes de paiement régulières (qui peut être effectuée jusqu’à deux fois par an), les étapes de suivi supplémentaires prévues à l’annexe II ne se sont pas révélées pertinentes pour améliorer le contrôle par la Commission de la mise en œuvre de l’instrument. Dans les cas où l’annexe II des arrangements opérationnels contient des étapes de suivi liées à l’établissement de rapports sur la mise en œuvre d’instruments financiers (bénéficiant d’un domaine d’intervention climatique), ces étapes seront reprises dans une nouvelle clause des arrangements opérationnels.

(8) SWD(2021) 12 final, «Guidance to Member States, Recovery and Resilience Plans» (Orientations à l’intention des États membres sur les plans pour la reprise et la résilience), disponible à l’adresse suivante: https://commission.europa.eu/system/files/2021-01/document_travail_service_part1_v2_en.pdf

(9) Communication de la Commission – Orientations sur les plans pour la reprise et la résilience dans le cadre de REPower (2023/C 80/01) (JO C 80 du 3.3.2023, p. 1).

(10) Ces exemples sont donnés à titre purement indicatif et ne préjugent en rien de l’appréciation par la Commission de la justification avancée par l’État membre.

(11) Lorsqu’un État membre signe une convention de contribution aux fins d’un transfert de fonds de son PRR vers le «compartiment États membres» d’InvestEU, outre les exigences prévues par la FRR, les règles InvestEU s’appliquent à cette garantie supplémentaire. Plus précisément, l’article 13, paragraphe 7, du règlement InvestEU [règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant le programme InvestEU et modifiant le règlement (UE) 2015/1017] fixe le délai pour la signature des opérations sous-jacentes à la fin de 2028 au plus tard.

(12) C(2024) 3148 final.

(13) Communication de la Commission – Orientations sur les plans pour la reprise et la résilience dans le cadre de REPower (2023/C 80/01) (JO C 80 du 3.3.2023, p. 1).

(14) Dans le cadre du cycle régulier du Semestre européen, les recommandations par pays sont généralement proposées par la Commission vers la fin du mois de mai ou le début du mois de juin, approuvées par le Conseil européen et finalement adoptées par le Conseil au début du mois de juillet.

(15) SEC(2022) 70 final - SWD(2022) 19 final - SWD(2022) 20 final.

(16) Disponible à l’adresse suivante: https://competition-policy.ec.europa.eu/state-aid/legislation/rrf-guiding-templates_en (mises à jour en 2023 afin de tenir compte des révisions du RGEC, des CEEAG et de l’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État).

(17) En particulier pour les PME.

(18) Conformément aux orientations de la partie I, section II, cela fait référence à « l’identification d’une meilleure alternative ou des cas dans lesquels certaines exigences relatives à la description d’un jalon, d’une cible ou d’une mesure sont inutilement détaillées ou entraînent une charge administrative injustifiée, car elles ne contribuent pas à la réalisation de l’objectif ou des objectifs de la mesure ».

(19) Dans les cas où l’autre financement de l’UE ne rembourse pas les coûts (Fonds pour l’innovation) mais est également fondé sur une estimation ex ante des coûts, cette vérification est remplacée par une comparaison entre les deux estimations de coûts ex ante du côté de la FRR et de l’autre fonds de l’UE afin de s’assurer que le montant alloué ne dépasse pas 100 % de l’estimation ex ante du total des coûts.


ANNEXE I

INSTRUMENTS FINANCIERS

Conformément à l’article 17, paragraphe 1, du règlement FRR, les investissements publics peuvent inclure «des programmes publics destinés à encourager l’investissement privé». Suivant cette logique, un transfert de fonds vers un programme financier, qui utilise ensuite les fonds pour encourager l’investissement par des entités privées, peut être considéré comme un investissement éligible au titre de la FRR sous certaines conditions.

La création d’un tel instrument financier est considérée comme l’investissement au titre de la FRR lui-même. Cela garantit l’achèvement de l’investissement d’ici fin 2026, conformément au délai fixé par le règlement FRR.

Les États membres peuvent décider du type d’instrument financier, de sa mise en place et de la sélection des entités chargées de la mise en œuvre/de l’exécution et sont encouragés à débattre avec les services de la Commission de la meilleure méthode de mise en œuvre pour l’utilisation prévue des instruments financiers, en tenant compte des objectifs des mesures, des structures existantes et des liens avec les travaux des partenaires.

D’une manière générale, les États membres ont deux options principales pour utiliser les instruments financiers: ils peuvent transférer des fonds de la FRR vers le «compartiment États membres» d’InvestEU (à titre de garantie budgétaire), ou utiliser d’autres structures, nationales par exemple. Les conditions attachées à ces deux options sont décrites dans les orientations sur les PRR de janvier 2021 et détaillées ci-après.

La contribution au «compartiment États membres» au titre d’InvestEU nécessitera la signature de la convention de contribution entre un État membre et la Commission. La mise en œuvre de la garantie InvestEU est assurée par la Commission par l’intermédiaire de partenaires sélectionnés.

Les États membres sont encouragés à discuter avec la Commission de la meilleure façon de réaliser les réformes et les investissements prévus dans leur PRR. La Commission peut aider les États membres à concevoir, à élaborer et à mettre en place des instruments financiers afin de garantir l’égalité de traitement entre les PRR et de protéger les intérêts financiers de l’Union.

En ce qui concerne les instruments financiers nationaux, les phases suivantes peuvent être distinguées:

Première phase: élaboration de la mesure: veiller à ce que les instruments financiers contribuent aux objectifs du PRR, à savoir:

—

décrire la politique d’investissement à soutenir (par exemple, efficacité énergétique, haut débit ou numérisation des PME), la façon dont les fonds de la FRR seront utilisés dans l’instrument financier et en quoi cela est conforme au champ d’application et aux critères d’évaluation de la FRR, y compris en décrivant la défaillance du marché sous-jacente qui rend nécessaire le déploiement de fonds publics pour des investissements privés;

—

définir l’instrument financier (et notamment la politique en matière de risque/rendement entre la FRR et d’autres sources de fonds au sein de l’instrument financier) et la façon dont il contribuera à la réalisation des objectifs du PRR;

—

fournir une autoévaluation DNSH détaillée et les garanties nécessaires pour garantir que le principe DNSH sera respecté pendant la mise en œuvre de la mesure;

—

recenser les dispositions pertinentes en matière d’aides d’État et d’application éventuelle du règlement général d’exemption par catégorie et des critères connexes que doivent remplir les produits de financement;

—

définir des jalons clairs (liés à la mise en place et à la mise en œuvre de l’instrument) et des cibles claires (liées aux réalisations/résultats des projets sous-jacents financés par l’instrument);

—

définir le type de soutien à déployer (par exemple, prêts, garanties ou fonds propres), les bénéficiaires visés (par exemple, les PME, les grandes entreprises ou les PPP) et les investissements (par exemple, innovation, haut débit ou infrastructures) afin de déterminer les actifs dans lesquels il est possible d’investir;

—

définir le calendrier de déploiement de l’instrument financier (la création d’un instrument financier peut prendre jusqu’à deux ans en moyenne), y compris les investissements dans l’économie réelle et l’impact correspondant;

—

décrire le système de suivi pour rendre compte des cibles et des jalons conformément au PRR.

Deuxième phase: accord de mise en œuvre avec l’entité chargée de l’exécution de l’instrument financier.

—

Pour mettre en œuvre l’instrument financier, il convient de conclure un accord avec le partenaire/l’entité chargé(e) de la mise en œuvre (dans le cas de fonds, il s’agit du gestionnaire du fonds agissant pour le compte des partenaires), qui reflète les obligations découlant du PRR. L’accord-cadre entre l’État membre et les entités chargées de la mise en œuvre/de l’exécution devrait traduire toutes les obligations découlant du règlement FRR et de la décision d’exécution du Conseil relative au PRR de l’État membre, en accordant une attention particulière aux obligations en matière d’aides d’État, de DNSH, d’audit et de contrôle et d’étiquetage climatique et numérique, ainsi qu’aux limitations éventuelles imposées aux bénéficiaires.

—

Les règles applicables en matière d’aides d’État et de marchés publics doivent être respectées.

—

L’un des premiers jalons du PRR peut être lié à la conclusion de l’accord de mise en œuvre établissant l’instrument financier ou adaptant un instrument existant (conformément à la politique d’investissement convenue dans le PRR) entre l’État membre et l’entité chargée de l’exécution.

—

Dans le cadre du premier jalon du PRR, lors de la présentation de la première demande de versement, l’État membre communiquera les règles et la politique d’investissement de l’instrument financier à la Commission, afin que celle-ci puisse vérifier sa conformité avec le PRR.

—

Déploiement d’investissements dans l’économie réelle par l’entité chargée de l’exécution ou les intermédiaires financiers (par exemple, les banques commerciales ou les fonds d’investissement)

—

Tous les jalons ultérieurs seront liés au déploiement d’investissements dans l’économie réelle par l’entité chargée de l’exécution ou par les intermédiaires financiers.

—

À l’achèvement de l’instrument financier, les provisions et les reliquats qui n’ont pas été consommés pour couvrir des pertes retourneront à l’État membre conformément aux modalités définies dans la politique d’investissement et dans la stratégie de sortie de l’instrument. Une obligation devra être prévue pour que les recettes et les reliquats soient utilisés à des fins équivalentes.


ANNEXE II

MODÈLE D’ADDENDUM AU PLAN POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE

MODÈLE: ADDENDUM AU PLAN POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE

Table des matières

PARTIE 1:

INTRODUCTION À L’ADDENDUM 23

1.

Objectif général 23

2.

Justification de l’addendum 23

PARTIE 2:

DESCRIPTION DES RÉFORMES ET INVESTISSEMENTS SUPPLÉMENTAIRES ET MODIFIÉS 24

—

Volets modifiés 4

—

Volets entièrement nouveaux 4

PARTIE 3:

COMPLÉMENTARITÉ ET MISE EN ŒUVRE DU PLAN 25

1.

Cohérence avec d’autres initiatives 7

2.

Complémentarité des financements 7

3.

Mise en œuvre effective 7

4.

Processus de consultation des parties prenantes 7

5.

Contrôles et audits 7

6.

Communication 7

PARTIE 4:

COHÉRENCE GLOBALE ET INCIDENCE GLOBALE DU PLAN 26

1.

Cohérence: 8

2.

Égalité entre les femmes et les hommes et égalité des chances pour tous 8

3.

Renforcement de la résilience économique, sociale et institutionnelle 8

4.

Comparaison avec la valeur de référence des investissements 8

AVERTISSEMENT

Le présent modèle doit être utilisé par les États membres pour rédiger les addenda à leurs plans pour la reprise et la résilience. Les États membres sont invités à ne fournir que des informations pertinentes pour les modifications proposées par rapport à leur dernier PRR adopté. Le modèle ne peut être lu indépendamment des orientations actualisées sur les PRR dans le cadre de REPowerEU. Le présent document fournit un simple modèle sur la manière de présenter les informations figurant dans l’addendum, tandis que les documents d’orientation fournissent les indications nécessaires sur la manière de remplir chaque section. Comme indiqué dans le document d’orientation, les États membres sont encouragés à modifier leur plan sur la base d’une version consolidée de leur dernier plan adopté, qui doit tenir compte des changements apportés lors de la ou des modifications antérieures du plan et être pleinement cohérente avec la décision d’exécution du Conseil. À ce titre, l’utilisation du présent modèle d’addendum présuppose que les États membres ont préalablement aligné leur PRR sur la décision d’exécution du Conseil.

Les États membres sont invités à s’adresser aux services de la Commission pour toute question complémentaire.

PARTIE 1

INTRODUCTION À L’ADDENDUM

1. Objectif général

Les États membres devraient décrire brièvement dans cette section le contexte général dans lequel s’inscrit la demande de modification de leur plan et, le cas échéant, les changements notables concernant les principaux défis auxquels ils sont confrontés depuis la présentation de leur dernier plan pour la reprise et la résilience (PRR) ayant été adopté. Ils devraient, en particulier, expliquer brièvement en quoi le PRR modifié continue d’apporter une réponse globale et adéquatement équilibrée à la situation économique et sociale et de contribuer de manière appropriée aux six piliers.

2. Justification de l’addendum

Les États membres doivent indiquer la ou les bases juridiques des modifications qu’ils proposent d’apporter à leur plan, ainsi que la justification pour invoquer la ou les bases juridiques pertinentes, comme requis par le ou les articles correspondants du règlement FRR. La ou les bases juridiques et la justification doivent être fournies à partir de la liste ci-dessous, pour chaque mesure supplémentaire, modifiée ou supprimée.

Conformément au règlement FRR, les États membres peuvent proposer des modifications à apporter à un PRR adopté précédemment aux fins suivantes:

—

article [21 bis] relatif au chapitre REPowerEU: pour le chapitre REPowerEU, veuillez utiliser le modèle spécifique;

—

Article [7]: une révision du plan accompagnant un nouveau transfert ou un transfert supplémentaire de 5 % des ressources provenant de programmes en gestion partagée;

—

article [21, paragraphe 1]: une modification du plan ou la présentation d’un nouveau plan au motif que le plan existant, y compris les jalons et cibles pertinents, ne peut plus être respecté, en partie ou en totalité, en raison de circonstances objectives. Cela inclut la détermination d’une meilleure alternative ou des cas dans lesquels certaines exigences liées à la description d’un jalon, d’une cible ou d’une mesure sont inutilement détaillées ou entraînent une charge administrative injustifiée, car elles ne contribuent pas à la réalisation de l’objectif ou des objectifs de la mesure;

—

Article [21, paragraphe 1 bis]: une modification visant à tirer parti de la possibilité prévue à l’article 7, paragraphe 3, d’inclure dans le plan des mesures qui soutiennent les objectifs de la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (STEP).

Conformément au règlement STEP (article 4), lors de la révision de leur plan pour la reprise et la résilience, les États membres doivent considérer comme prioritaires les projets qui ont obtenu un label de souveraineté. Dans cette section, les États membres doivent également inclure une brève explication de la manière dont ils se sont conformés à la disposition. En particulier, lorsque les États membres n’ont pas inclus de projets ayant obtenu un label (de souveraineté) STEP, il convient de fournir une brève justification à cet égard.

PARTIE 2

DESCRIPTION DES RÉFORMES ET INVESTISSEMENTS SUPPLÉMENTAIRES ET MODIFIÉS

La présente section porte sur les modifications apportées aux volets (ajouts ou modifications) par rapport au plan pour la reprise et la résilience sous-tendant la décision d’exécution du Conseil en vigueur. Parmi ces volets, seuls les réformes et les investissements qui sont ajoutés, supprimés ou modifiés doivent être pris en compte. Tous les volets du dernier plan adopté qui ne sont pas mentionnés dans la présente section sont réputés inchangés.

—

Volets modifiés: pour chaque volet modifié, veuillez uniquement fournir des informations sur les sous-sections du modèle susmentionné dans lesquelles des informations sont modifiées, supprimées ou ajoutées par rapport au plan approuvé par la décision d’exécution du Conseil. Dans le cas contraire, toutes les autres sous-sections sont réputées inchangées. Veuillez également insérer la référence FENIX pour chaque volet modifié mentionné dans le présent addendum. Indiquez clairement si la description du volet a été modifiée.

—

Volets entièrement nouveaux: Dans le cas d’un volet tout à fait nouveau, veuillez suivre la structure exposée dans la partie 2 du modèle fourni par la Commission en janvier 2021 et tenir compte des orientations de la Commission sur les plans pour la reprise et la résilience dans le cadre de REPowerEU. Pour le chapitre REPowerEU, veuillez utiliser le modèle spécifique et l’insérer ici une fois que vous l’aurez rempli.

Tableau 1

Les États membres sont invités à remplir le tableau récapitulatif ci-dessous pour chaque volet modifié.


Nom du volet modifié

Référence de la décision d’exécution du Conseil pour l’investissement/la réforme

Nom de l’investissement/de la réforme

Type de modification par rapport à la décision d’exécution du Conseil

[Ajout/suppression/modification]

Base juridique de la modification (sélectionnez-en au moins une)

☐

Article 21, paragraphe 1 – Modification en raison de circonstances objectives

☐

Article 21 bis – Soutien financier non remboursable au titre de REPowerEU (recettes du SEQE)

☐

Article 21, paragraphe 1 bis – Modification du transfert de fonds vers le «compartiment États membres» d’InvestEU afin d’inclure des mesures de soutien aux objectifs de STEP

☐

Aucun de ces articles, correction d’une erreur matérielle

Éléments modifiés (uniquement pour les mesures modifiées)

☐

Volet/description de la mesure

☐

Jalons et cibles

☐

Coût estimé

☐

Étiquetage vert et numérique (potentiellement pertinent, en raison d’une modification substantielle de la mesure sous-jacente)

☐

Autoévaluation DNSH (Do No Significant Harm, principe consistant à «ne pas causer de préjudice important»)

Propositions de modifications:

Pour chaque réforme ou investissement nouveau, veuillez suivre les instructions figurant dans le modèle initial de PRR de janvier 2021.

Pour chaque réforme ou investissement supprimé, veuillez fournir une justification en vous référant directement à la base juridique de la modification, ainsi que des explications sur la manière dont l’incidence globale et la cohérence du volet seront préservées.

Pour chaque réforme ou investissement modifié, veuillez indiquer, en complétant le tableau 2 ci-dessous:

—

la description et la justification de la ou des modifications apportées à la mesure, le cas échéant en ce qui concerne, par exemple, sa nature, son objectif et son ampleur, ainsi que les incidences attendues de la ou des modifications sur le champ d’application de la mesure, le calendrier et les principaux éléments livrables;

—

la version modifiée des descriptions du volet (le cas échéant) et de la mesure par rapport à celles figurant dans l’annexe de la dernière décision d’exécution du Conseil adoptée;

—

la ou les propositions de modifications des jalons et/ou des cibles par rapport aux informations fournies dans l’annexe de la dernière décision d’exécution du Conseil adoptée;

—

les modifications qu’il est proposé d’apporter au coût estimé, le cas échéant, conformément aux instructions fournies dans le modèle de la Commission de janvier 2021 et aux orientations de la Commission de mai 2024;

—

les modifications qu’il est proposé d’apporter à l’étiquetage vert et/ou numérique, le cas échéant, conformément aux instructions fournies dans l’orientation de la Commission de janvier 2021;

—

les modifications qu’il est proposé d’apporter à l’autoévaluation DNSH conformément aux instructions données dans la communication de la Commission de février 2023 et comprenant, le cas échéant, une estimation quantitative de l’incidence environnementale des mesures.

Les États membres doivent en outre aborder les éléments suivants dans le tableau 2 ci-dessous, dans la mesure où ils sont concernés par les modifications apportées à la mesure:

—

projets transfrontières et plurinationaux.

—

Aides d’État

—

autonomie stratégique ouverte

Tableau 2

Les États membres sont invités à utiliser ce tableau pour structurer la description des mesures modifiées dans la présente section conformément aux instructions susmentionnées. Pour les nouvelles mesures, les États membres sont invités à suivre le format du modèle initial de 2021.


Nom de la mesure et numéro de référence de la décision d’exécution du Conseil

Description et justification de la modification

Éléments modifiés

Version actuelle

Version modifiée

Volet et/ou description de la mesure

Jalons et cibles

Coût estimé

Étiquetage vert et numérique

Autoévaluation DNSH

PARTIE 3

COMPLÉMENTARITÉ ET MISE EN ŒUVRE DU PLAN

Les États membres doivent expliquer comment l’addendum garantit les éléments suivants, conformément aux mêmes sections que celles prévues dans le modèle initial du PRR:

1.

Cohérence avec d’autres initiatives

2.

Complémentarité des financements

3.

Mise en œuvre effective

4.

Processus de consultation des parties prenantes

5.

Contrôles et audits

6.

Communication

Lorsqu’ aucune modification n’est nécessaire par rapport au dernier plan adopté, les États membres peuvent simplement indiquer que les indications précédentes restent inchangées.

PARTIE 4

COHÉRENCE GLOBALE ET INCIDENCE GLOBALE DU PLAN

Les États membres doivent expliquer comment l’addendum garantit les éléments suivants, conformément aux mêmes sections que celles prévues dans le modèle initial du plan pour la reprise et la résilience. Lorsqu’aucune modification significative n’est apportée à un ou plusieurs des éléments ci-dessous par rapport au plan initial ou au dernier plan adopté, les États membres peuvent simplement indiquer que les indications précédentes restent inchangées et renvoyer à la ou aux sections pertinentes du plan initial ou du dernier plan adopté.

1.

Cohérence: les États membres doivent démontrer comment les modifications préservent ou renforcent la cohérence et les liens au sein des volets du plan et entre ces volets, la cohérence du plan global et, en particulier, la cohérence entre les dimensions de la réforme et de l’investissement.

2.

Égalité entre les femmes et les hommes et égalité des chances pour tous: les États membres doivent décrire la manière dont les modifications apportées à leur plan contribuent à relever les défis nationaux existants en matière d’égalité entre les hommes et les femmes et d’égalité des chances pour tous, indépendamment du sexe, de la race ou de l’origine ethnique, de la religion ou des convictions, du handicap, de l’âge ou de l’orientation sexuelle, conformément aux principes 2 et 3 du socle européen des droits sociaux et en s’appuyant sur le tableau de bord social.

3.

Renforcement de la résilience économique, sociale et institutionnelle: conformément à la même section prévue dans le modèle de présentation initiale, les États membres doivent rendre compte des incidences macroéconomiques, sociales et institutionnelles du plan modifié, dans la mesure où les modifications apportées au PRR sont significatives par rapport au PRR adopté précédemment (perspectives et incidences macroéconomiques et sociales, méthodologie, durabilité et cohésion sociale et territoriale). Les États membres doivent remplir le modèle Excel correspondant fourni par la Commission.

4.

Comparaison avec la valeur de référence des investissements: les États membres ont été invités à fournir ces informations dans le cadre de la première présentation de leur plan. Une mise à jour de cette section ne se justifierait que dans la mesure où l’addendum est d’une ampleur significative, par exemple en cas d’intégration d’un chapitre REPowerEU.


ANNEXE III

MODÈLE DE CHAPITRE REPOWEREU

Le modèle de chapitre REPowerEU reste inchangé: voir la communication de la Commission intitulée «Orientations sur les plans pour la reprise et la résilience dans le cadre de REPowerEU» (2023/C 80/01)


ANNEXE IV

RÉDUCTIONS ET RECOUVREMENTS AU TITRE DE LA FACILITÉ POUR LA REPRISE ET LA RÉSILIENCE

1. Introduction

Le règlement (UE) 2021/241 (ci-après le «règlement FRR») contient plusieurs dispositions différentes relatives à la réduction et/ou au recouvrement des fonds. Aux termes de l’article 24, paragraphe 8, du règlement FRR, la Commission réduit la contribution financière ou le prêt dans les cas où, à la suite de l’adoption d’une décision de suspension en vertu de l’article 24, paragraphe 6, du règlement FRR établissant que les jalons et cibles fixés dans la décision d’exécution du Conseil n’ont pas été atteints de manière satisfaisante, l’État membre n’a pas pris les mesures nécessaires dans un délai de six mois à compter de ladite décision. En outre, l’article 22, paragraphe 5, du règlement FRR dispose que l’accord de financement et l’accord de prêt prévoient le droit pour la Commission « de réduire proportionnellement le soutien accordé au titre de la facilité et de recouvrer tout montant dû au budget de l’Union ou de demander le remboursement anticipé du prêt, en cas de fraude, de corruption et de conflits d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union qui n’ont pas été corrigés par l’État membre, ou en cas de manquement grave à une obligation découlant de tels accords » (1). Outre ce droit, l’accord financier prévoit expressément qu’il peut être procédé à une réduction et, si nécessaire, à un recouvrement dans le cas où « les informations et la justification étayant une demande de prêt se révèlent inexactes » (2). De son côté, l’accord de prêt prévoit expressément que, dans ces circonstances, la Commission peut déclarer les montants en souffrance immédiatement dus et exigibles, ou annuler les montants non utilisés (3).

La présente note fournit un cadre pour l’application de ces dispositions (4). Ce cadre peut être modifié compte tenu de l’expérience acquise lors son application pratique.

2. Les motifs des réductions et des recouvrements

Le cadre juridique de la facilité pour la reprise et la résilience prévoit trois motifs distincts sur le fondement desquels la Commission peut procéder à des réductions et à des recouvrements (5):

1)

en cas de fraude, de corruption et de conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union qui n’ont pas été corrigés par l’État membre;

2)

en cas de manquement grave à une obligation découlant de l’accord de financement ou de l’accord de prêt (6). Ce motif suppose, de la part de l’État membre, un manquement à des obligations spécifiques de l’accord de financement ou de l’accord de prêt qui porte atteinte, d’une manière concrète ou substantielle, aux droits de la Commission ou à la bonne mise en œuvre des fonds de l’Union (7). Plus précisément, cela se limite aux obligations énoncées dans les articles concernant: i) la responsabilité de l’État membre, notamment de veiller à ce qu’il n’y ait pas de double financement (8); ii) le préfinancement (9); iii) la publication d’informations, la visibilité du financement de l’Union et le droit d’utilisation (10); iv) la protection des intérêts financiers de l’Union (11) et v) les vérifications et contrôles effectués par la Commission, l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), la Cour des comptes européenne et le Parquet européen (12).

3)

dans les cas où les informations et justifications étayant une demande de paiement se révèlent inexactes.

Les considérations relatives à ces trois motifs de réduction et de recouvrement sont expliquées aux sections 3, 4 et 5.

En outre, le cadre juridique relatif à la facilité pour la reprise et la résilience prévoit un autre motif sur le fondement duquel la Commission peut procéder spécifiquement à une réduction (mais pas à un recouvrement) dans les cas où un État membre n’a pas pris les mesures nécessaires dans un délai de six mois à compter de la décision de suspension pour que la Commission estime que les jalons et/ou cibles pertinents ont été atteints de manière satisfaisante. Les considérations relatives à ce motif de réduction sont expliquées à la section 6.

3. Processus de détermination de la nécessité d’une réduction et/ou d’un recouvrement

Aux termes de l’accord de financement et de l’accord de prêt, il peut être procédé à un recouvrement et/ou à une réduction à la suite d’une vérification, d’un examen, d’un contrôle ou d’un audit réalisé par la Commission (13).

—

Si la Commission a connaissance d’un motif de réduction et/ou de recouvrement dans le cadre d’une vérification, d’un examen, d’un contrôle ou d’un audit en cours, ce problème sera examiné et consigné dans tout rapport issu de ce processus.

—

Si la Commission a connaissance d’un motif de réduction et/ou de recouvrement en dehors du cadre d’une vérification, d’un examen, d’un contrôle ou d’un audit en cours, elle lancera un examen ou un audit afin d’examiner ledit motif. La Commission peut avoir connaissance de tels motifs par l’intermédiaire d’autres sources (par exemple, le Semestre européen, les organismes d’audit nationaux ou les informations des parties prenantes).

Conformément à l’article 12, paragraphe 7, de l’accord de financement et à l’article 21, paragraphe 7, de l’accord de prêt, en cas d’audits ou d’examens par la Commission (14), un rapport provisoire est établi sur la base des constatations faites au cours de l’audit ou de l’examen. Après que le rapport lui a été formellement notifié, l’État membre dispose d’un délai d’un mois pour formuler d’éventuelles observations (15).

Dans un délai de 60 jours civils à compter de l’expiration du délai de présentation des observations, la Commission enverra à l’État membre un rapport final sur les motifs de la réduction et/ou du recouvrement (16). Sur la base de ces conclusions finales, la Commission peut prendre les mesures qu’elle juge nécessaires, y compris, si des motifs sont établis, une réduction ou un recouvrement (17).

4. Détermination du montant à réduire et/ou à recouvrer

Si, dans une de ses conclusions finales, la Commission considère qu’il existe des motifs de réduction et/ou de recouvrement, il convient de déterminer le montant à réduire et/ou à récupérer.

L’article 22, paragraphe 5, deuxième alinéa, du règlement FRR dispose que « Lorsqu’elle décide du montant du recouvrement et de la réduction, ou du montant faisant l’objet du remboursement anticipé, la Commission respecte le principe de proportionnalité et tient compte de la gravité de la fraude, de la corruption et du conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, ou du manquement à une obligation.» L’accord de financement et l’accord de prêt précisent, pour les différents motifs de réduction et de recouvrement, la méthode à utiliser pour calculer ces montants.

4.1. Fraude, corruption et conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union qui n’ont pas été corrigés par l’État membre

Conformément à l’article 19, paragraphe 2, point a), de l’accord de financement et à l’article 22, paragraphe 2, point a), de l’accord de prêt, en cas de fraude, de corruption et de conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union qui n’ont pas été corrigés par l’État membre, le montant de la réduction correspond au montant concerné. Sous réserve des considérations exposées au point 4.4 ci-dessous, il s’agit du montant du ou des contrats ou marchés entachés d’une fraude, d’un acte de corruption ou d’un conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union.

4.2. Manquement grave à une obligation de l’accord de financement ou de l’accord de prêt

Selon l’article 19, paragraphe 2, point b) de l’accord de financement et l’article 22, paragraphe 2, point b), de l’accord de prêt:

—

en cas de manquement grave à des obligations autres que celles prévues à l’article 4, paragraphe 2, ou à l’article 11, paragraphe 1, de l’accord de financement, le montant à réduire et, le cas échéant, à recouvrer conformément à l’accord de financement et/ou à l’accord de prêt est établi en tenant compte de la fréquence et de l’étendue du manquement grave aux obligations;

—

en cas de manquement grave à des obligations prévues à l’article 4, paragraphe 2, de l’accord de financement et/ou à l’article 5, paragraphe 2, de l’accord de prêt, qui concernent l’obligation de l’État membre de veiller à ce qu’il n’y ait pas de double financement, le montant à réduire et, le cas échéant, à recouvrer correspond au montant concerné. Il s’agit du montant du ou des contrats ou marchés ayant fait l’objet d’un double financement;

—

en cas de manquement grave à des obligations prévues à l’article 11, paragraphe 1, de l’accord de financement et/ou à l’article 20, paragraphe 1, de l’accord de prêt, qui concernent les obligations relatives au système de contrôle de l’État membre, le montant à réduire et, le cas échéant, à recouvrer est établi comme suit:

—

lorsque la défaillance est si fondamentale, fréquente ou répandue qu’elle représente un échec total du système mettant en péril la bonne utilisation de toutes les dépenses, une réduction forfaitaire de 100 % de la contribution financière et/ou du prêt est appliquée;

—

lorsque la défaillance est si fréquente et répandue qu’elle représente un échec extrêmement grave du système mettant en péril la bonne utilisation d’une très grande proportion des dépenses, une réduction forfaitaire de 25 % de la contribution financière et/ou du prêt est appliquée;

—

lorsque la défaillance est due au fait que le système n’est pas pleinement opérationnel ou fonctionne si mal ou si rarement qu’il met en péril la bonne utilisation d’une grande proportion des dépenses, une réduction forfaitaire de 10 % de la contribution financière et/ou du prêt est appliquée;

—

lorsque la défaillance est due à un système qui fonctionne mais pas avec la cohérence, la fréquence ou l’ampleur requises, de sorte qu’il met en péril la bonne utilisation d’une grande proportion des dépenses, une réduction forfaitaire de 5 % de la contribution financière et/ou du prêt est appliquée.

Il convient de préciser que l’article 22, paragraphe 5, du règlement FRR, ainsi que l’article 19, paragraphe 1 de l’accord de financement et l’article 22, paragraphe 1, de l’accord de prêt prévoient le droit pour la Commission de réduire le soutien financier. En cas de manquement grave à des obligations, la Commission exercera ce droit tant que subsisteront des risques pour les intérêts financiers de l’Union. Si, au moment où est calculé le montant à réduire et/ou à recouvrer, l’État membre a remédié à ce manquement grave, et ce de telle façon qu’il n’est plus porté atteinte de manière concrète ou substantielle aux droits de la Commission ou à la bonne mise en œuvre des fonds de l’Union conformément aux dispositions pertinentes de l’accord de financement et/ou de l’accord de prêt et que les éventuels effets pertinents de ce manquement grave ont été corrigés de manière appropriée, il ne sera procédé à aucune réduction ni à aucun recouvrement. La Commission peut reporter toute décision quant à l’opportunité de procéder à des réductions et/ou à des recouvrements dans les cas où les conclusions de l’audit ont été acceptées et où un délai raisonnable a été convenu pour remédier au manquement.

4.3. Les informations et justifications étayant une demande de paiement se révèlent inexactes.

Conformément à l’article 19, paragraphe 2, point a), de l’accord de financement et à l’article 22, paragraphe 2, point a), de l’accord de prêt, lorsque les informations et la justification étayant une demande de paiement se révèlent inexactes, le montant de la réduction correspond au montant concerné. Il s’agit du montant que l’État membre a reçu «indûment» et, sous réserve des considérations exposées au point 4.4 ci-dessous, il est calculé selon la méthode appliquée pour déterminer la suspension des paiements prévue par le règlement sur la facilité pour la reprise et la résilience, telle qu’elle est détaillée à l’annexe II de la communication du 21 février 2023 intitulée « La facilité pour la reprise et la résilience deux ans après son lancement – Un instrument unique au cœur de la transformation verte et numérique de l’UE » (18). À cet égard, le fait que la communication d’informations ou d’une justification inexactes à l’appui d’une demande de paiement n’ait aucune incidence sur la réalisation satisfaisante du jalon ou de la cible pertinent(e) signifie qu’il n’y a pas de montant concerné.

4.4. Considérations relatives au «montant concerné»

Conformément au principe de proportionnalité, la Commission calculera le montant concerné au moment de l’évaluation du montant à réduire et/ou à recouvrer. Concrètement, cela signifie que:

—

si un État membre a partiellement corrigé la fraude, la corruption ou le conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, le montant concerné correspond au montant restant du ou des contrats ou marchés qui sont entachés d’une fraude, d’un fait de corruption ou d’un conflit d’intérêts portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union qui n’a pas été corrigé par l’État membre;

—

nonobstant la découverte d’informations ou d’une justification inexactes étayant une demande de paiement qui auraient eu une incidence sur la réalisation satisfaisante du jalon ou de la cible pertinent au moment de l’évaluation, si le jalon ou la cible en question a été atteint de manière satisfaisante au moment de l’évaluation du montant à réduire et/ou à recouvrer, il n’y a aucun montant concerné.

5. Conséquences de la décision de recouvrement auprès de l’État membre

Sur la base des conclusions finales d’une vérification, d’un examen, d’un contrôle ou d’un audit effectué par la Commission, dès lors que la nécessité d’une réduction et/ou d’un recouvrement a été établie et que le montant correspondant a été déterminé, la Commission informe l’État membre par lettre et lui demande de lui soumettre des observations. Après que la lettre lui a été notifiée formellement, l’État membre dispose d’un délai de deux mois pour présenter d’éventuelles observations finales (19).

Si, à la suite d’éventuelles observations de l’État membre, la Commission estime toujours qu’une réduction et/ou un recouvrement est nécessaire, il sera procédé à une réduction et/ou à un recouvrement. Le montant à réduire et/ou à recouvrer sera recalculé conformément à la section 4, en tenant compte des éventuelles observations de l’État membre susceptibles d’avoir une incidence sur ce montant. La réduction et/ou le recouvrement seraient précisés dans une décision spécifique de la Commission adressée à l’État membre, nécessitant une consultation interservices et une procédure collégiale.

En principe, la Commission réduira les tranches à venir («compensation»), la réduction s’appliquant dès le paiement de la tranche suivante. S’il ne reste plus aucune tranche ou si l’État membre ne soumet aucune autre demande de paiement, la Commission, conformément à l’article 20, paragraphe 2, de l’accord de financement, émettra une note de débit pour recouvrer les montants restant dus ou, conformément à l’article 22 de l’accord de prêt, déclarera un montant du prêt versé comme étant immédiatement dû et exigible. Selon l’article 22, paragraphe 3, de l’accord de prêt, lorsque le montant des tranches de prêt restant dues est déclaré dû et exigible en vertu de l’article 22 de l’accord de prêt, l’État membre a également l’obligation de rembourser tous les frais, dépens et honoraires dus par la Commission et de payer des intérêts moratoires conformément à l’article 11, paragraphe 4, de l’accord de prêt.

6. Réductions conformément à l’article 24, paragraphe 8, du règlement FRR

Si, dans un délai de six mois à compter de la décision de suspension, l’État membre n’a pas pris les mesures nécessaires pour que la Commission considère que les jalons et/ou cibles pertinents ont été atteints de manière satisfaisante, la Commission procédera à une réduction conformément à l’article 24, paragraphe 8, du règlement FRR. Le montant à réduire est calculé selon la méthode de détermination de la suspension des paiements au titre du règlement établissant la facilité pour la reprise et la résilience, telle que détaillée à l’annexe II de la communication du 21 février 2023 intitulée « La facilité pour la reprise et la résilience deux ans après son lancement — Un instrument unique au cœur de la transformation verte et numérique de l’UE ». Afin de garantir, le cas échéant, l’alignement sur la décision de suspension, les valeurs unitaires indiquées dans la décision de suspension servent de base pour l’application de cette méthode.


(1) Ce droit est reflété à l’article 19 de l’accord de financement et à l’article 22 de l’accord de prêt.

(2) Article 19, paragraphe 2, point a), de l’accord de financement.

(3) Article 22, paragraphe 2, point a), de l’accord de prêt.

(4) Conformément à l’article 13 de l’accord de financement et à l’article 23 de l’accord de prêt, aucune disposition du présent cadre, qui est fondé sur d’autres dispositions de l’accord de financement et de l’accord de prêt, « ne saurait être interprétée comme s’opposant à l’adoption de sanctions administratives (telles que des sanctions financières) ou d’autres mesures de droit public, en complément ou en lieu et place des mesures prévues par le présent accord [voir, par exemple, les articles 135 à 145 du règlement financier et les articles 4 et 7 du règlement (CE, Euratom) no 2988/95] ». Cela inclut l’application de l’article 131, paragraphe 3, du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 (ci-après le «règlement financier»).

(5) Par souci de lisibilité, nous utilisons les termes «réductions et recouvrements», qui sont ceux utilisés pour l’accord de financement. Sauf indication contraire, il convient de considérer que cela s’applique également à la déclaration des montants en souffrance immédiatement dus et exigibles ou à l’annulation de montants non utilisés au titre de l’accord de prêt.

(6) Cette déclaration est sans préjudice des droits de la Commission en cas de simple «manquement» à l’accord de financement ou à l’accord de prêt, notamment, en vertu de l’accord de prêt, le droit de la Commission i) de suspendre les versements non utilisés dans de telles circonstances conformément à l’article 13 ou ii) de déclarer immédiatement dû et exigible le montant du principal restant dû du prêt, majoré des intérêts courus, et/ou d’annuler toute tranche de prêt non utilisée en cas de défaillance conformément à l’article 15. En outre, cette déclaration est sans préjudice des droits de la Commission en vertu de l’article 13 de l’accord de financement et de l’article 23 de l’accord de prêt concernant l’adoption de sanctions administratives (telles que des sanctions financières) ou d’autres mesures de droit public, en complément ou en lieu et place de la réduction et/ou du recouvrement.

(7) Article 3, paragraphe 15, de l’accord de financement et article 4, paragraphe 45, de l’accord de prêt.

(8) Article 4 de l’accord de financement et article 5 de l’accord de prêt.

(9) Article 5 de l’accord de financement et article 6 de l’accord de prêt.

(10) Article 10 de l’accord de financement et article 19 de l’accord de prêt.

(11) Article 11 de l’accord de financement et article 20 de l’accord de prêt.

(12) Article 12 de l’accord de financement et article 21 de l’accord de prêt.

(13) Article 12, paragraphe 8, et articles 19 et 20 de l’accord de financement, et articles 21 et 22 de l’accord de prêt.

(14) Ce processus ne s’applique pas en cas de vérifications ou de contrôles.

(15) Article 15 de l’accord de financement et article 25 de l’accord de prêt.

(16) Article 12, paragraphe 7, de l’accord de financement et article 21, paragraphe 7, de l’accord de prêt.

(17) Article 12, paragraphe 8, de l’accord de financement et article 21, paragraphe 8, de l’accord de prêt.

(18) https://commission.europa.eu/system/files/2023-02/COM_2023_99_1_EN.pdf. Afin de s’assurer que le montant «indûment» reçu est corrigé, la valeur unitaire servant de base à l’application de cette méthode est déterminée sur la base de la décision d’exécution du Conseil en vigueur au moment du paiement de la tranche concernée.

(19) Article 15 de l’accord de financement et article 25 de l’accord de prêt.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4618/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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