LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52024XC05144
Communication52024XC05144

Publication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une appellation d’origine protégée ou d’une indication géographique protégée dans le secteur des produits agricoles et des denrées alimentaires, visée à l’article 6 ter, paragraphes 2 et 3, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission

CELEX52024XC05144
TypeCommunication
Datelundi 19 août 2024

Résumé IA

Cette communication publie une modification standard approuvée du cahier des charges d'une AOP ou d'une IGP dans le secteur agroalimentaire, conformément aux procédures prévues par le règlement délégué (UE) n° 664/2014. Elle officialise la mise à jour des spécifications du produit concerné, sans nécessiter une nouvelle procédure d'opposition, et garantit la transparence et l'information des opérateurs économiques et des autorités nationales. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue la notification officielle de la modification, qui doit être prise en compte dans le cadre des contrôles et de la protection juridique de l'indication géographique.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5144

19.8.2024

Publication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une appellation d’origine protégée ou d’une indication géographique protégée dans le secteur des produits agricoles et des denrées alimentaires, visée à l’article 6 ter, paragraphes 2 et 3, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission

(C/2024/5144)

La présente communication est publiée conformément à l’article 6 ter, paragraphe 5, du règlement délégué (UE) no 664/2014 de la Commission (1).

COMMUNICATION DE L’APPROBATION D’UNE MODIFICATION STANDARD DU CAHIER DES CHARGES D’UNE APPELLATION D’ORIGINE PROTEGEE OU UNE INDICATION GEOGRAPHIQUE PROTEGEE EMANANT D’UN ÉTAT MEMBRE

[Règlement (UE) no 1151/2012]

«Azeite de Trás-os-Montes»

No UE: PDO-PT-0216-AM01 - 1.4.2024

AOP (X) IGP ( )

1. Dénomination du produit

«Azeite de Trás-os-Montes»

2. État membre dont fait partie la zone géographique

Portugal

3. Autorité de l’État membre communiquant la modification standard

Direção Geral da Agricultura e Desenvolvimento Rural - Divisão da Qualidade e Recursos Genéticos (direction générale de l’agriculture et du développement rural - division qualité et ressources génétiques)

—

4. Description de la ou des modification(s) approuvée(s)

Motivation de la conformité de la ou des modification(s) à la définition d’une modification standard visée à l’article 53, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1151/2012:

Motifs pour lesquels la ou les modification(s) répond(ent) à la définition d’une modification standard visée à l’article 53, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1151/2012:

ces modifications ne sont pas considérées comme des modifications à l’échelle de l’Union, au sens de l’article 53 du règlement (UE) no 1151/2012, tel que modifié par le règlement (UE) 2021/2117, attendu:

a)

qu’elles n’incluent pas un changement de la dénomination de l’appellation d’origine protégée ou de l’indication géographique protégée ou un changement de l’utilisation de cette dénomination;

b)

qu’elles ne créent pas un risque d’annihiler les liens démontrant que la qualité ou les caractéristiques du produit sont dues essentiellement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains en ce qui concerne les appellations d’origine protégées;

c)

qu’elles ne concernent pas une spécialité traditionnelle garantie;

d)

qu’elles n’entraînent pas de nouvelles restrictions en ce qui concerne la commercialisation du produit.

1. Azeite de Trás-os-Montes

Absence de document unique

a)

Le cahier des charges de l’AOP «Azeite de Trás-os-Montes» est très ancien et n’est, à ce titre, formalisé ni par une fiche-résumé ni par un document unique.

b)

La fiche-résumé est un document instauré par le règlement (CE) no 383/2004 de la Commission du 1er mars 2004 portant modalités d’application du règlement (CEE) no 2081/92 du Conseil, en vigueur à la date d’enregistrement de l’AOP «Azeite de Trás-os-Montes».

c)

Ladite fiche a été conçue aux fins de la publication des appellations enregistrées au Journal officiel de l’Union européenne, conformément aux principaux éléments de chaque cahier des charges.

d)

Le règlement susvisé disposait qu’à partir du 21 mars 2004, les États membres étaient tenus de veiller à ce qu’une fiche-résumé soit dûment complétée et transmise à la Commission de manière progressive pour chaque appellation d’origine ou indication géographique enregistrée au titre du règlement (CEE) no 2081/92 (article 2).

e)

Le Portugal n’a pas rempli la fiche-résumé correspondant à l’AOP «Azeite de Trás-os-Montes».

f)

Entre-temps, la fiche-résumé a été remplacée par le document unique à la suite de la publication du règlement (CE) no 510/2006 du Conseil du 20 mars 2006 relatif à la protection des indications géographiques et des appellations d’origine des produits agricoles et des denrées alimentaires, par lequel le règlement (CEE) no 2081/92 a été abrogé.

g)

Le document unique est alors devenu partie intégrante de la liste des documents à présenter pour demander l’enregistrement d’une dénomination d’un produit agricole en tant qu’AOP ou IGP.

h)

Le format du document unique a été approuvé par le règlement (CE) no 1898/2006 de la Commission, du 14 décembre 2006 portant modalités d’application du règlement (CE) no 510/2006.

i)

À cette date, les États membres avaient été invités à transmettre à la Commission européenne les documents uniques relatifs aux dénominations déjà enregistrées avant l’entrée en vigueur du règlement (CE) no 510/2006 (article 18, paragraphe 2).

j)

Le Portugal n’a pas rempli le document unique correspondant à l’AOP «Azeite de Trás-os-Montes».

k)

L’obligation de présenter un tel document étant toujours en vigueur (article 8 du règlement (UE) no 1151/2012), elle a été rappelée dans le cadre de la présente demande.

l)

Le registre européen de l’AOP «Azeite de Trás-os-Montes» ne contient donc pas ces éléments, ce qui pourrait poser un problème dans le cadre de la communication des modifications à la Commission européenne.

1. Modification - Description

Libellé actuel:

Libellé des règles de production: Article 2, paragraphe 2

2. L’oléiculteur doit utiliser les variétés recommandées suivantes: Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa et Cordovil.

Modification proposée:

L’«Azeite de Trás-os-Montes» est une huile d’olive d’acidité faible à très faible, issue du fruit de l’Olea Europæa L. Elle est extraite au moyen de procédés manuels ou mécaniques à partir d’olives des variétés Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa, Cordovil, ou d’autres variétés traditionnelles agréées par le groupement de producteurs, provenant d’oliveraies situées dans l’aire géographique de production.

Justification:

1.

La description ne diffère nullement des spécifications actuelles. Les modifications visent uniquement à se conformer aux nouveaux formats d’approbation des cahiers des charges, tels qu’établis dans les dispositions de l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

2.

L’acidité, qui auparavant était mentionnée dans d’autres sections du cahier des charges, est à présent incluse dans la description de l’huile d’olive en raison de l’importance de cette caractéristique.

3.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

2. Modification - Caractéristiques organoleptiques

Libellé actuel:

Cahier des charges, page 70

L’«Azeite de Trás-os-Montes» est une huile d’olive équilibrée, dégageant une odeur et une saveur de fruit frais, parfois teintée d’amande, ainsi que des notes sucrées, fraîches, amères et épicées, caractéristiques qui la distinguent des autres huiles d’olive du pays.

Modification proposée:

Caractéristiques organoleptiques

L’«Azeite de Trás-os-Montes» est une huile d’olive équilibrée, d’acidité faible à très faible, caractérisée par:

—

sa couleur jaune-vert;

—

son intensité olfactive dominée par des arômes, associés ou isolés, de fruits frais, parfois teintés d’amande;

—

sa saveur aux arômes dominants de fruits frais, parfois teintés d’amande, avec des notes sucrées, fraîches, amères et épicées.

Justification:

1.

La description ne diffère nullement des spécifications actuelles. Les modifications visent uniquement à se conformer aux nouveaux formats d’approbation des cahiers des charges, tels qu’établis dans les dispositions de l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

2.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

3.

Modification - Caractéristiques chimiques

Libellé actuel:

a.

Cahier des charges, pages 68 à 70

Acidité:

Jusqu’à 1,0 % pour l’huile d’olive vierge extra

Jusqu’à 1,5 % pour l’huile d’olive vierge

Absorbances:

K232 – jusqu’à 2,0

K270 – jusqu’à 0,20

Delta E – jusqu’à 0,01

Indice de peroxyde:

Jusqu’à 15 mg/kg

Longueur d’onde dominante

577 à 578 mn

Trinoléine

Jusqu’à 0,3 %

Triglycérides

LLL - 0,01 à 0,3

0LLn - 0,1 à 0,5

PLLn - 0,0 à 0,2

0LL - 1,0 à 3,0

PLL – 0,4 à 0,7

P0Ln - 0,1 à 0,4

POL - 3,0 à 7,0

PPL- jusqu’à 1,0

OOO - 36,0 à 58,0

POO - 13,0 à 23,0

PPO - 1,0 à 3,5

StOO - 3,5 à 8,5

PstO - 0,7 à 1,5

PPS - 0,5 à 1,2

ACIDES GRAS (%)

C14:0 – jusqu’à 1 %;

C16:0 - 6,0 à 12,0

C16:1 – 0,2 à 1,0

C17:0– jusqu’à 0,4

C17:1– jusqu’à 0,4

C18:0 - 1,5 à 3,0

C18:1 - 72,0 à 82,0

C18:2 - 4,0 à 12,0

C18:3 – 0,5 à 0,9

C20:0 – jusqu’à 0,5

C20:1 – jusqu’à 0,3

C22:0 – jusqu’à 0,3

C24:0 – jusqu’à 0,2

ACIDES GRAS TRANS (%)

TRANS OLÉIQUE < 0,030

TRANS LINOLÉIQUE + TRANS LINOLÉIQUE < 0,030

ALCOOLS ALIPHATIQUES

Jusqu’à 250 mg/kg

STÉROLS (%)

Cholestérol - jusqu’à 0,3

Brassicastérol < ou = 0,1

Campestérol < ou = 4,0

Stigmastérol < Campestérol

B- Systostérol apparent > 94,0

Delta7-Stigmasténol < 0,4

Stérols totaux minimaux -1 000

Érythrodiol + Uvaol jusqu’à – 3,5

Cires

Jusqu’à 250 mg/kg

b.

Règles de production - Article 9

L’huile d’olive vierge extra désigne une huile d’olive vierge à la saveur et à l’odeur de qualité irréprochable, avec une acidité exprimée en acide oléique inférieure ou égale à 1 g par 100 g et dont les caractéristiques sont conformes au règlement (CEE) n° 2568/91. L’huile d’olive vierge spéciale désigne une huile d’olive vierge extra avec une acidité exprimée en acide oléique inférieure ou égale à 0,7 g par 100 g et dont les caractéristiques sont conformes au même règlement. L’huile d’olive vierge, désigne une huile d’olive vierge à la saveur et à l’odeur de qualité irréprochable, avec une acidité exprimée en acide oléique inférieure ou égale à 2 g par 100 g et dont les caractéristiques sont conformes au même règlement.

Modification proposée

2.2. Caractéristiques chimiques

Paramètre Valeur

Acidité -

Huile d’olive vierge extra jusqu’à 0,8 %

Huile d’olive vierge jusqu’à 1,5 %

Absorbances:

K232 jusqu’à 2,0

K270 jusqu’à 0,20

Delta K jusqu’à 0,01

Indice de peroxyde jusqu’à 15 mg/kg

Trinoléine jusqu’à 0,3 %

Triglycérides

LLL - 0,01 à 0,3

0LLn - 0,1 à 0,5

PLLn - 0,0 à 0,2

0LL - 1,0 à 3,0

PLL - 0,4 à 0,7

P0Ln - 0,1 à 0,4

POL - 3,0 à 7,0

PPL- jusqu’à 1,0

OOO - 36,0 à 58,0

POO - 13,0 à 23,0 13,0 à 23,0

PPO - 1,0 à 3,5 1,0 à 3,5

StOO - 3,5 à 8,5 3,5 à 8,5

PstO - 0,7 à 1,5 0,7 à 1,5

PPSt - 0,5 à 1,2 0,5 à 1,2

ACIDES GRAS (%)

C14:0 – Acide myristique jusqu’à 1 %;

C16:0 - Acide palmitique 6,0 à 15,0

C16:1 – Acide palmitoléique 0,2 à 1,0

C17:0 – Acide margarique jusqu’à 0,4

C17:1 – Acide margaroléique jusqu’à 0,4

C18:0 - Acide stéarique 1,5 à 4,0

C18:1 - Acide oléique 68,0 à 83,0

C18:2 - Linoléique 4,0 à 14,0

C18:3 - Linolénique 0,5 à 1,0

C20:0 – Acide arachidique jusqu’à 0,5

C20:1 – Acide gadoléique jusqu’à 0,3

C22:0 – Acide béhénique jusqu’à 0,3

C24:0 – Acide lignocérique jusqu’à 0,2

ACIDES GRAS TRANS (%)

TRANS OLÉIQUE < 0,030

TRANS LINOLÉIQUE + TRANS LINOLÉNIQUE < 0,030

TRANS OLÉIQUE < 0,030

STÉROLS (%)

Cholestérol jusqu’à 0,3

Brassicastérol < ou = 0,1

Campestérol < ou = 4,0

Stigmastérol < Campestérol

B- Systostérol apparent > 94,0

Delta7-Stigmasténol < 0,4

Stérols totaux minimaux 1 000

Érythrodiol + Uvaol jusqu’à – 3,5

Justification:

1.

Le contenu ne diffère nullement des spécifications actuelles. Les modifications visent uniquement à se conformer aux nouveaux formats d’approbation des cahiers des charges, tels qu’établis dans les dispositions de l’article 7, paragraphe 1 du règlement (UE) no 1151/2012 du Parlement européen et Conseil du 21 novembre 2012, modifié par le règlement (UE) 2021/2117 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021.

2.

Le changement dans la teneur en acidité de l’huile d’olive vierge extra découle de la classification de l’acidité dans la législation applicable à l’huile d’olive.

3.

La longueur d’onde dominante est éliminée car elle est associée aux indices de maturation. En raison de l’augmentation actuelle des températures moyennes, de la sécheresse ressentie dans la région de Trás-os-Montes, ainsi que de la recrudescence des ravageurs et des maladies tels que la «gafa» (l’anthracnose de l’olivier), la récolte est avancée pour atténuer le nombre de parasites susceptibles d’affecter la saison suivante.

4.

La référence aux ALCOOLS ALIPHATIQUES est supprimée, car ce paramètre sert de critère pour différencier les huiles lampantes, raffinées et de grignons avec l’érythrodiol et l’uvaol, ce qui n’est pas une caractéristique spécifique de l’«Azeite de Trás-os-Montes».

5.

La référence aux CIRES est supprimée, car leur teneur actuelle pour les huiles d’olive vierges est inférieure à 150 mg/kg et ne constitue donc pas une caractéristique spécifique de l’«Azeite de Trás-os-Montes».

6.

La modification des valeurs des acides gras par rapport aux acides palmitique, stéarique, oléique, linoléique et linolénique est motivée par le dérèglement climatique, et notamment par l’augmentation de la température moyenne et par la sécheresse qui sévit de plus en plus dans la région de Trás-os-Montes, ainsi que par la recrudescence des ravageurs et des maladies tels que la «gafa» (l’anthracnose de l’olivier). Ces phénomènes ont entraîné le besoin d’effectuer une récolte précoce des olives dans les campagnes afin d’atténuer le nombre de ravageurs et de maladies qui séviront lors des saisons suivantes.

7.

De nombreux auteurs consultés, parmi lesquels Esmaeili et coll (2012) et Beltrán et coll (2004), font référence à l’effet de la température sur la teneur en acide palmitique. Ils sont parvenus à la conclusion que des valeurs de température plus basses réduisent la teneur en acide palmitique (C16:0). Par ailleurs, une diminution de la teneur en acide gras palmitique (C16:0) a été observée dans les fruits dont le stade de maturation est plus avancé. Une situation similaire se produit avec les acides gras C18:0, C18:2 et C18:3. En revanche, ce n’est pas le cas pour l’acide C18:1. Comme le font remarquer Aguilera et coll en 2005, le profil des acides gras peut varier avec l’altitude, l’insaturation augmentant avec la latitude et l’altitude, et la teneur en acide oléique diminue avec l’augmentation de la température au moment de la formation d’huile dans le fruit.

Il est manifeste que les températures moyennes, surtout au printemps et en été, sont traditionnellement plus élevées dans les concelhos (communes) de la région de Trás-os-Montes.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

4. Modification - Présentation commerciale

Libellé actuel:

Libellé des règles de production- Article 12

Les huiles d’olive vierge et vierge extra qui obtiennent la dénomination d’origine doivent être conditionnées exclusivement dans des emballages d’une contenance maximale de 5 litres. Ce conditionnement sera réalisé par des entreprises de conditionnement situées dans la région concernée et agréées par l’A.O.T.A.D. Le matériau utilisé dans l’emballage doit correspondre aux matériaux autorisés par la Commission européenne. Les huiles d’olive ayant une dénomination d’origine ne peuvent pas être conditionnées dans des matières plastiques. Le projet pour les emballages des huiles qui bénéficient d’une appellation protégée est attaché en annexe.

Modification proposée:

Présentation commerciale

Les huiles «Azeite de Trás-os-Montes» vierge et vierge extra sont conditionnées dans des emballages d’une capacité maximale de 5 litres.

Ce conditionnement est réalisé au sein de l’aire géographique par des opérateurs agréés par le groupement de producteurs. Le matériau utilisé dans l’emballage devra être inerte et apte pour le contact avec l’huile d’olive, l’utilisation d’emballages plus légers et adaptés au marché actuel étant autorisée.

Justification:

1.

Les normes de présentation et d’emballage doivent être incluses dans la description du produit, ce qui signifie que la formulation doit être maintenue et mise à jour.

2.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

5. Modification - Délimitation de l’aire géographique

Libellé actuel

Libellé et cartes du cahier des charges

L’aire géographique de production est limitée aux concelhos de:

—

Mirandela

—

Vila Flor

—

Alfândega da Fé

—

Macedo de Cavaleiros

—

Vila Nova de Foz Côa

—

Carrazeda de Ansiães

—

Valpaços, freguesias (paroisses civiles) de Sonim, Barreiros, Santa Valha, Vilarandelo, Fornos do Pinhal, Possacos, Valpaços, Vassal, Santiago da Ribeira, Algeriz, Sanfins, Rio Torto, Água Revés e Castro, Santa Maria de Émeres, Canavezes et São Pedro de Veiga de Lila

—

Murça, freguesias de Vales, Palheiros, Murça, Noura et Candedo;

—

Moncorvo, freguesias de Lousa, Cabeça Boa, Castedo, Horta da Vilariça, Adeganha, Torre de Moncorvo, Cardanha, Larinho, Felgueiras, Felgar et Souto da Velna;

—

Mogadouro, freguesias de Valverde, Paradela, Mogadouro, Brunhoso, Castro Vicente, Vale da Madre Remondes, Soutelo et Azinhoso

—

Vimioso, freguesia de Santulhão;

—

Bragança, freguesias de Izeda et Macedo de Mato.

Modification proposée:

L’aire géographique de production est limitée aux concelhos de:

—

Mirandela

—

Vila Flor

—

Alfândega da Fé

—

Macedo de Cavaleiros

—

Vila Nova de Foz Côa

—

Carrazeda de Ansiães

—

Valpaços, freguesias de Sonim, Barreiros, Santa Valha, Vilarandelo, Fornos do Pinhal, Possacos, Valpaços, Vassal, Santiago da Ribeira, Algeriz, Sanfins, Rio Torto, Água Revés e Castro, Santa Maria de Émeres, Canavezes et São Pedro de Veiga de Lila

—

Murça, freguesias de Vales, Palheiros, Murça, Noura et Candedo;

—

Moncorvo, freguesias de Lousa, Cabeça Boa, Castedo, Horta da Vilariça, Adeganha, Torre de Moncorvo, Cardanha, Larinho, Felgueiras, Felgar et Souto da Velna;

—

Mogadouro, freguesias de Valverde, Paradela, Mogadouro, Brunhoso, Castro Vicente, Vale da Madre Remondes, Soutelo et Azinhoso

—

Vimioso, freguesia de Santulhão;

—

Bragança, freguesias de Izeda et Macedo de Mato

Justification:

1.

Couvrir tout le concelho de Valpaços, car les freguesias non incluses présentent les conditions pédoclimatiques de la région de Terra Quente Transmontana et d’Alto Tâmega et une altitude allant de 400 à 1 300 m.

2.

Couvrir tout le concelho de Murça, car les freguesias non incluses présentent les conditions pédoclimatiques de la région de Terra Quente Transmontana et une altitude allant de 400 à 1 300 m.

La freguesia de Vales, indiquée comme appartenant au concelho de Murça, appartient au concelho de Valpaços.

3.

Couvrir tout le concelho de Moncorvo, car les freguesias non incluses présentent les conditions pédoclimatiques de la région de Terra Quente Transmontana et ont une altitude allant de 400 à 1 300 m.

4.

Concernant le concelho de Mogadouro e Bragança, les freguesias résultant de la modification de 2013 sont ajoutées:

a)

U.F. Mogadouro, Valverde, Vale de Porco et Vilar de Rei;

b)

U.F. Izeda, Calvelhe et Paradinha Nova.

5.

Une carte mise à jour est insérée.

6.

L’extension de l’aire géographique aux freguesias voisines du même concelho, qui présentent les mêmes caractéristiques pédoclimatiques, ne met pas en danger ni n’annule les liens qui prouvent que la qualité ou les caractéristiques de l’«Azeite de Trás-os-Montes» sont dues essentiellement ou exclusivement au milieu géographique spécifique, y compris à ses facteurs naturels et humains.

7.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

6. Modification - Éléments prouvant que le produit est originaire de l’aire géographique définie

Libellé actuel:

I - Libellé du règlement technique

Article 4

1. L’autorisation d’utilisation de la marque de certification prévue à l’article 2 dépend de la réalisation d’actions de contrôle systématiques à réaliser par l’A.I.A.T.A.D, ainsi que des conditions de production et de fabrication des producteurs auxquels l’A.O.T.A.D peut octroyer l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os-Montes».

1.

Les actions de contrôle porteront spécifiquement sur les domaines suivants:

a)

conditions de récolte, conditionnement, transport et conservation des olives;

b)

caractéristiques de la matière première;

c)

règles techniques et hygiéniques observées dans la réception et la fabrication de l’huile d’olive (éventuellement avec collecte d’échantillons d’olives et d’huile d’olive);

d)

règles de conditionnement de l’huile d’olive.

2.

À cet effet, les agents de l’A.I.A.T.A.D vérifieront systématiquement le respect de chaque élément des règles de production de l’A.O.T.A.D. Cette vérification fera toujours l’objet d’un rapport.

Article 5

L’A.O.T.A.D fournira à l’A.I.A.T.A.D une copie du formulaire d’inscription descriptif de chaque producteur (…).

Article 7

2. Les actions de contrôle porteront spécifiquement sur les domaines suivants:

a)

conditions de récolte, conditionnement, transport et conservation des olives;

b)

caractéristiques de la matière première;

c)

règles techniques et hygiéniques observées lors de la réception et de la fabrication de l’huile d’olive (éventuellement avec collecte d’échantillons d’olives et d’huile d’olive);

d)

règles de conditionnement de l’huile d’olive.

II - Règles de production

Article premier

Chaque oléiculteur doit déclarer le nombre d’oliveraies qu’il possède, ainsi que le nombre d’oliviers que contient chacune d’elles, le nombre d’oliviers de chaque variété et leur production respective.

Article 11

No8 – L’huile d’olive doit être produite et conditionnée dans des installations préalablement agréées par

l’A.O.T.A.D. Les installations doivent se trouver dans la région déterminée.

Modification proposée:

Pour prouver que l’huile d’olive Trás-os-Montes provient de l’aire géographique délimitée, un suivi documentaire est exigé tout au long du processus de production de l’huile d’olive, associé à des contrôles sur le terrain, analytiques et organoleptiques du produit.

Tout opérateur souhaitant utiliser l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os-Montes» est tenu d’établir les déclarations décrites ci-dessous auprès du groupement de producteurs et de tenir à jour les documents et registres dans les délais fixés.

6.1. Identification des opérateurs

Tout opérateur souhaitant utiliser l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes» doit s’engager à respecter le cahier des charges et ses annexes, au travers d’une déclaration d’identification adressée au groupement de producteurs comportant les éléments suivants:

—

Informations sur l’opérateur (identité, statut, activité);

—

Description et caractéristiques des parcelles pour les producteurs d’olives (nombre d’oliviers dans chaque oliveraie, nombre d’oliviers de chaque variété et production respective);

—

Description des moyens de production d’huile d’olive pour les transformateurs.

Pour les nouveaux opérateurs, la déclaration doit être envoyée:

a)

avant le 31 mars précédant la première récolte d’olives pouvant porter l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes»;

b)

avant le 31 août antérieur à la première transformation d’huile d’olive pouvant utiliser la dénomination «Azeite de Trás-os-Montes», pour les transformateurs d’huile d’olive.

6.2. Déclaration annuelle de récolte des olives

Les producteurs d’olives doivent faire une déclaration de récolte avant le 15 février suivant l’année de récolte, en précisant les superficies et les quantités récoltées ainsi que leur destination.

a. Déclaration annuelle de non-production totale ou partielle

Le cas échéant, tout producteur d’huile d’olive peut établir, avant le 31 mars de l’année en cours, une déclaration annuelle d’intention de non-production, portant sur tout ou partie de sa production.

Cette déclaration comprend la liste des parcelles identifiées pour lesquelles la production ne sera pas concernée par l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os-Montes».

b. Cahier de culture

Chaque producteur d’olives tient à jour un cahier de culture ou tout autre document permettant d’enregistrer les opérations culturales réalisées sur les parcelles et leur date, à savoir: le calibre et l’élimination des bois taillés, les pratiques culturales, la fin d’irrigation, la récolte, la quantité, la maturité et l’état sanitaire des olives, la livraison au moulin.

Les données du cahier de culture sont conservées par l’exploitant pendant l’année à laquelle elles se réfèrent et les deux années suivantes.

c. Registres du transformateur d’huile d’olive

Les exploitants d’huile d’olive habilités à utiliser la dénomination «Azeite de Trás-os-Montes» doivent enregistrer les mouvements qui permettent d’identifier:

—

le fournisseur d’olives;

—

la quantité et l’origine des olives récoltées;

—

la quantité et la destination des olives utilisées;

—

la quantité et l’origine de l’huile d’olive produite.

Ces données sont conservées par l’exploitant pendant l’année à laquelle elles se rapportent et les deux années suivantes.

d. Déclaration annuelle de fabrication

Les transformateurs doivent faire une déclaration de fabrication au plus tard le 15 février suivant l’année de récolte, précisant les quantités:

—

d’huile d’olive manufacturée pouvant porter l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes», ainsi que l’identité des oléiculteurs;

—

d’huile d’olive fabriquée, sous un régime de prestation de services, qui comporte l’identité de l’exploitant auquel le service a été fourni.

Le transformateur qui a l’intention de vendre de l’huile d’olive sous l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes», établit, avant la première commercialisation ou mise sur le marché, et en respectant un délai suffisant pour permettre d’effectuer les contrôles, une déclaration précisant les quantités d’huile d’olive qu’il compte commercialiser, l’identification des lots et le lieu de stockage du produit.

Ces opérateurs doivent présenter, avant le 15 février de l’année suivant la récolte, une déclaration précisant la quantité d’huile d’olive produite, identifiant le lot et le lieu de stockage du produit.

Déclaration annuelle de stock:

Les transformateurs qui vendent de l’huile d’olive sous l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes» doivent déclarer leur stock d’huile d’olive avant le 1er novembre de chaque année, en précisant les quantités d’huile d’olive sous l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes» conservées en stock.

Justification:

1.

Les éléments prouvant que le produit est originaire de l’aire géographique délimitée étaient divisés en deux règlements, qui constituaient des annexes au cahier des charges.

2.

Une nouvelle rédaction est proposée, avec les modifications suivantes:

a)

délais d’information pour les producteurs et transformateurs et déclarations de nouvelles productions et de stocks;

b)

l’ensemble de la procédure relative aux règles de contrôle spécifiques a été supprimé, car le cahier des charges ne doit contenir que les procédures à respecter par les exploitants en matière de preuve de l’origine des produits, des matières premières, et d’autres éléments qui doivent, conformément audit cahier, provenir de la zone géographique identifiée.

Il n’est pas nécessaire de prévoir des règles spécifiques au contrôle dans le plan de contrôle.

3.

Le document unique n’est pas affecté par cette modification.

7. Modification - Description de la méthode d’obtention du produit

Variétés

Libellé actuel

Libellé des règles de production - Article 2

1.

Il convient d’utiliser le matériel végétal recommandé par l’A.O.T.A.D lors de l’installation de nouvelles oliveraies.

2.

L’oléiculteur doit utiliser les variétés recommandées suivantes: Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa et Cordovil.

Modification proposée:

L’«Azeite de Trás-os-Montes» provient d’olives des variétés Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa, Cordovil et d’autres variétés traditionnelles autorisées par le groupement de producteurs.

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

Cette proposition met le libellé à jour.

8. Modification - Densité de plantation

Libellé actuel: n/a

Modification proposée:

Chaque arbre dispose d’une superficie minimale de 24 mètres carrés, cette surface étant obtenue en multipliant les deux distances entre les lignes et l’espacement entre les arbres.

La distance minimale entre les arbres doit être au moins 4 mètres.

Justification:

1. Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

Cette modification vise à créer des règles pour protéger les variétés d’oliviers destinées à la production du produit «Azeite de Trás-os-Montes», tout en soutenant la durabilité.

9. Modification - Nouvelles plantations

Libellé actuel:

Libellé des règles de production:

Article 2

1. Lors de l’installation de nouvelles oliveraies, il convient d’utiliser le matériel végétatif recommandé par l’A.O.T.A.D.

2. L’oléiculteur doit utiliser les variétés recommandées suivantes: Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa et Cordovil.

Article 3

Lors de la préparation du terrain préalable à l’installation de l’oliveraie, il convient de procéder à l’épierrage, au ripage croisé, à la scarification, au hersage et, si nécessaire, au drainage du terrain.

Modification proposée:

La préparation du terrain préalable à l’installation de l’oliveraie comprend les opérations suivantes: épierrage, ripage croisé, scarification, hersage et, si nécessaire, drainage du terrain.

Le matériel végétal à installer doit être autorisé par le groupement de producteurs.

Justification:

1.

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

2.

Cette proposition met simplement le libellé à jour.

10. Modification - Entretien de l’oliveraie

Libellé actuel:

Libellé des règles de production:

Article 4

L’oléiculteur doit maintenir le sol exempt de mauvaises herbes et d’autres types de couverture végétale.

Article 5:

La taille doit être effectuée environ tous les deux ans, chaque fois que les couronnes sont excessivement compactes et mal éclairées, afin de ne pas compromettre la capacité productive de l’oliveraie.

Article 6

1. Une correction et/ou une fertilisation du sol doivent être effectuées chaque fois que l’analyse du sol le préconise.

2. Des traitements phytosanitaires doivent être effectués si des ravageurs ou des maladies apparaissent dans les différents états phénologiques:

a)

État hivernal: en présence de tuberculose, les nodules doivent être retirés, en supprimant les branches qui les soutiennent ou en les retirant individuellement, s’ils sont peu nombreux.

Les plaies coupées doivent être désinfectées avec une pâte composée de 250 grammes de sulfate de cuivre, 250 grammes de chaux vive et 3 litres d’eau. Les outils doivent être désinfectés immédiatement après leur utilisation sur des arbres touchés, avec un sublimé corrosif à 2 % ou du formaldéhyde commercial (formol) à 4 %.

Un intervalle de sécurité d’une semaine doit être respecté avant leur réutilisation.

b)

Toujours en état hivernal, toute apparition de ver à bois doit être traitée en brûlant le bois immédiatement après la taille, pour éviter la propagation du ravageur, qui ne devrait pas représenter de problème dans les oliveraies en bon état végétatif et sanitaire.

c)

Dans l’état compris entre le début végétatif et l’apparition des boutons floraux, l’œil de paon doit être traité si les attaques locales sont fréquentes et intenses, et si des taux d’humidité élevés, intenses et persistants sont enregistrés à des températures comprises entre 10 et 25 oC.

L’oxychlorure de cuivre ou l’oxychlorure de cuivre + zinèbe peuvent être utilisés pour le traitement.

Le zinèbe et le zirame peuvent être utilisés à titre d’action préventive. Il convient de respecter un intervalle de sécurité d’une semaine pour chacun d’entre eux.

d)

Dans l’état visé à l’alinéa précédent, l’apparition de coton ne doit être traitée que si les oliveraies sont fortement attaquées. La pulvérisation doit être effectuée à haute pression sur les colonies recouvertes d’une protection cotonneuse.

Les substances actives pouvant être utilisées sont le diméthoate (intervalle de sécurité de six semaines à respecter), le diméthoate de phosphamidon (intervalle de sécurité de cinq semaines) et le parathion (intervalle de sécurité de trois semaines).

e)

Dans l’état compris entre le gonflement des boutons floraux et l’apparition complète des corolles, le traitement contre la teigne ne doit être effectué que si la floraison n’est pas très abondante et si l’oliveraie est fortement attaquée. Le traitement doit absolument être effectué à proximité de l’ouverture des fleurs. Les substances actives suivantes peuvent être utilisées pour ce traitement: carbaryl,

L’oléiculteur doit maintenir le sol exempt de mauvaises herbes.

Une correction et/ou une fertilisation du sol doivent être effectuées chaque fois que l’analyse du sol le préconise.

Des traitements phytosanitaires doivent être effectués si des ravageurs ou des maladies apparaissent dans les différents états phénologiques.

La taille doit être effectuée environ tous les deux ans, chaque fois que les couronnes sont excessivement compactes et mal éclairées, afin de ne pas compromettre la capacité productive et sanitaire de l’oliveraie.

Le bois taillé est retiré des vergers ou broyé sur place avant la prochaine récolte.

Malathion (intervalle de sécurité d’une semaine), diazinon, diméthoate, éthoate de méthyle, formothion, fenthion (intervalle de sécurité de six semaines), phosphamidon (intervalle de sécurité de cinq semaines).

Le traitement n’est pas recommandé les années où la floraison est abondante.

f)

Dans l’état visé au paragraphe précédent, si un traitement contre les cicadelles et le thrips est justifié, et s’il est nécessaire d’envisager une intervention contre la teigne, il convient de choisir des pesticides adaptés à tous ces prédateurs.

Pour lutter contre le thrips, les pulvérisations doivent être effectuées à haute pression, sur le feuillage, les branches et les troncs. Le diméthoate (intervalle de sécurité de six semaines) et le parathion (intervalle de sécurité de trois semaines) peuvent être utilisés pour le traitement.

g)

Toujours dans l’état du paragraphe précédent, le traitement du coton peut être effectué, s’il n’a pas été fait dans le cas visé au paragraphe c) et que l’infestation est encore importante.

Les substances actives suivantes peuvent être utilisées pour le traitement: le diméthoate (intervalle de sécurité de six semaines), le phosphamidon (intervalle de sécurité de cinq semaines) et le parathion (intervalle de sécurité de trois semaines).

h)

Le moment le plus opportun pour traiter les oliveraies attaquées par la teigne est la période de croissance des fruits.

- Dans le premier état, en l’exécutant dans les plus brefs délais après la nouaison. Le carbaryl, le malathion (intervalles de sécurité d’une semaine), le diméthoate, le diazinon, l’éthoate de méthyle, le forthion, le fenthion, (intervalles de sécurité de six semaines), et le phosphamidon (intervalle de sécurité de cinq semaines) peuvent être utilisés pour le traitement.

i)

Dans l’état visé au paragraphe précédent, le traitement contre les cicadelles et le thrips doit être effectué, s’il n’a pas été fait dans l’état compris entre le gonflement des boutons floraux et l’apparition complète des corolles et si l’infestation est encore très présente.

Pour le thrips, il convient de suivre les instructions visées au point f). Lorsqu’il est justifié de lutter contre ces ravageurs et s’il est nécessaire d’envisager une intervention contre la teigne, il convient de choisir des pesticides adaptés à tous ces prédateurs.

Les substances actives qui peuvent être utilisées pour le traitement sont le diméthoate, en respectant un intervalle de sécurité de six semaines entre deux applications, et le parathion, en respectant un intervalle de sécurité de trois semaines.

j)

Dans le 2e état, qui comprend la croissance des fruits, le traitement de la cochenille noire doit être effectué si les oliveraies sont très attaquées. La période d’août à mi-septembre est le mois le plus favorable (période pendant laquelle se produit le maximum d’éclosions).

Les substances actives pouvant être utilisées pour le traitement sont: le méthidathion (avec un intervalle de sécurité de huit semaines), l’huile d’été + parathion et le parathion (avec un intervalle de sécurité de trois semaines)

k)

Dans l’état visé au paragraphe précédent, le traitement de la mouche de l’olive doit respecter le processus suivant:

dans les oliveraies, le traitement ne doit être effectué que lorsque 10 % des fruits contiennent des larves vivantes. Dans les oliveraies où ce niveau d’infestation se produit de la mi-juillet à fin août, il convient d’effectuer deux traitements. Le premier est activé dès que ce taux d’infestation est vérifié et le second environ un mois plus tard.

Dans les oliveraies de variétés conservées, il convient d’utiliser des bouteilles à appât, contenant une solution de sulfate d’ammonium à 2 % ou de phosphate d’ammonium à 4 %. Le traitement doit être effectué dès que les captures par le biais de ce système augmentent.

L’apparition de piqûres justifie à elle seule une intervention immédiate. Les substances actives utilisées pour le traitement sont la décaméthrine, le trichlorfron (intervalle de sécurité d’une semaine), le diazimon, le diméthoate et l’éthoate de méthyle, le forthion, le fenthion (intervalles de sécurité de 6 semaines) et le phosmet (intervalle de sécurité de 2 semaines).

Dans le cas de la mouche de l’olive, la technique de prélèvement à suivre pour déterminer le pourcentage de fruits attaqués est la suivante: 6 oliviers sont choisis, de taille et de production moyennes. Ils doivent être représentatifs de l’oliveraie: les arbres plus lourds ou produisant le moins de fruits doivent être exclus. Les oliviers situés dans des endroits très secs ou très frais ne doivent pas être pris en compte pour l’échantillonnage, car le comportement du parasite est atypique dans ces zones.

Après le marquage des arbres, un échantillonnage hebdomadaire est effectué à compter des premiers signes de début de ponte (généralement début août). Dans chacun de ces arbres sont récoltés, dans les tiers inférieur, moyen et supérieur, 150 fruits au total.

Les fruits correspondant aux six arbres sont mélangés dans un sac plastique pour constituer l’échantillon général. Cet échantillon est ensuite réduit à 200 fruits, qu’il convient d’analyser.

L’observation doit être réalisée à l’aide d’une loupe en disséquant les fruits suspects avec une lame.

À partir de l’observation, les fruits qui contiennent des larves vivantes sont comptabilisés et leur pourcentage est déterminé selon la formule suivante: % nombre de fruits avec larves vivantes x 100 nombre total de fruits observés (200).

l)

Avant maturation, le traitement contre la gafa est préventif.

Un traitement effectué de mi-septembre à mi-octobre, de préférence avant les premières pluies d’automne, est généralement suffisant. Si les pluies sont abondantes sur la période, il convient de renouveler le traitement. Les substances actives utilisées pour le traitement sont: l’oxychlorure de cuivre + zinèbe avec un intervalle de sécurité d’une semaine.

m)

Pour le traitement de l’œil de paon, de la cercosporiose et des fumagines, qui se déclarent avant la maturation, un traitement contre la gafa peut être appliqué, car il est également efficace contre ces champignons.

Les substances actives suivantes peuvent être utilisées: l’oxychlorure de cuivre, l’oxychlorure de cuivre + zinèbe, le zinèbe et le zirame, avec des intervalles de sécurité d’une semaine.

n)

Les mouches de l’olive apparaissant avant la maturation sont traitées comme indiqué au point k).

2. Les intervalles de sécurité visés au point 2 doivent être respectés.

Modification proposée:

L’oléiculteur doit maintenir le sol exempt de mauvaises herbes.

Une correction et/ou une fertilisation du sol doivent être effectuées chaque fois que l’analyse du sol le préconise.

Des traitements phytosanitaires doivent être effectués si des ravageurs ou des maladies apparaissent dans les différents états phénologiques.

La taille doit être effectuée environ tous les deux ans, chaque fois que les couronnes sont excessivement compactes et mal éclairées, afin de ne pas compromettre la capacité productive et sanitaire de l’oliveraie.

Le bois taillé est retiré des vergers ou broyé sur place avant la prochaine récolte.

Justification:

1.

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

2.

Cette proposition, outre la mise à jour du libellé, contient les modifications suivantes:

a)

La spécificité des traitements phytosanitaires est supprimée car ils ne constituent pas une caractéristique spécifique de l’«Azeite de Trás-os-Montes» et parce qu’ils sont déjà régis par une législation spécifique.

b)

Les pratiques qui ne sont actuellement ni durables ni respectueuses de l’environnement, telles que le nettoyage du sol de la couverture végétale, sont supprimées.

11. Modification - Récolte

Libellé actuel:

Libellé des règles de production: - Article 7:

La récolte des fruits commence lorsque leur état de maturation est compris entre 4 (peau noire et pulpe verte) et 5 (peau noire et pulpe violette). La récolte peut se faire de manière manuelle ou mécanique. Les fruits sont être envoyés au moulin dès leur récolte, après avoir séparé les fruits tombés spontanément du lot général.

Modification proposée:

La date de récolte est fixée tous les ans par le groupement de producteurs. La récolte des fruits commence lorsque leur état de maturation est compris entre 4 (peau noire et pulpe verte) et 5 (peau noire et pulpe violette).

La clôture de la récolte des olives éligibles à l’appellation «Azeite de Trás-os-Montes» est fixée au 55ème jour après la date d’ouverture de la récolte. Les olives sont récoltées directement sur l’arbre, sans produits d’abscission, ou par des procédés mécaniques avec réception obligatoire des fruits dans des filets ou autres conteneurs sous l’arbre.

L’utilisation de filets permanents est interdite.

Les olives récoltées au sol ne peuvent pas être utilisées.

Les olives aptes pour la production d’huile d’olive de dénomination «Azeite de Trás-os-Montes» sont stockées dans des caisses ou des palettes à lattes, puis livrées au moulin dans un délai maximum d’un jour après la récolte.

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

Cette proposition met le libellé à jour, tout en améliorant certains aspects de la récolte essentiels au maintien de la qualité de l’huile d’olive.

12. Modification - Production de l’huile

Libellé actuel:

Libellé des règles de production:

Article 8:

Il est préférable d’utiliser des caisses en plastique pour emballer les olives. Le transport peut être effectué dans ces caisses ou en vrac, sous réserve de prévoir une protection appropriée.

Article 11:

1. La production de l’huile d’olive commence dès la réception des olives au moulin. Les olives doivent être lavées et pelées avant d’être farcies et/ou transformées. Les olives ne doivent pas rester en bocaux plus de 2 jours, afin d’éviter l’augmentation de leur acidité et de garantir la qualité de l’huile obtenue.

2. Le broyage doit être effectué de manière à ce que les pâtes ne soient ni trop fines ni trop épaisses, afin de ne pas entraver la séparation de l’huile.

3. La taille des mailles du tamis doit être augmentée tout au long de la saison pour éviter la formation d’émulsions, dès lors que les olives commencent à paraître très mûres.

4. Le thermobattage ne doit jamais durer moins de 55 minutes dans les systèmes continus, ou 30 minutes dans les systèmes classiques, à une température toujours comprise entre 20 et 32 oC. Si une grande quantité de marc reste dans les pales du dernier pétrin, cela indique un mélange défectueux de la pâte. La dernière pale du batteur doit présenter de l’huile d’olive en suspension.

5. Le liquide sortant du décanteur doit être lavé régulièrement. Pour remettre le décanteur en marche, il convient de le porter à sa vitesse maximale puis d’y injecter la pâte. La température de l’eau du décanteur doit toujours être inférieure ou égale à 40 oC.

Les tamis doivent être nettoyés quotidiennement avec un jet d’eau chaude pour éviter que des matières solides ne passent dans les centrifugeuses verticales.

6. La centrifugeuse à eau brute doit être lavée en fonction de la teneur en solides présente, avec une fréquence maximale de 1 heure (décharge). À défaut, l’huile s’écoulera dans les égouts.

L’huile doit sortir de la centrifugeuse à eau brute en gouttes et non en flux continu.

Il convient de changer les rondelles des centrifugeuses verticales autant que nécessaire. L’huile de la centrifugeuse à huile d’olive doit être de couleur jaune-vert. Si elle en ressort avec une couleur trop sombre et vive, cela signifie que la température est trop élevée.

Les centrifugeuses verticales doivent être démontées une fois par semaine afin de procéder à un lavage complet. La quantité d’eau ajoutée à la centrifugeuse d’huile d’olive doit toujours être inférieure au débit d’huile entrant.

La température de l’eau ajoutée ne doit pas être supérieure à 35 oC.

(…) 9. Le moulin doit être maintenu propre et dans d’excellentes conditions hygiéniques. L’huile prend facilement les odeurs, qui doivent donc être évitées dans la salle de production.

Modification proposée:

Les huiles proviennent toujours d’un mélange d’olives des variétés définies au paragraphe 5.1. Après la récolte, les olives sont immédiatement transférées au moulin, emballées dans des caisses en plastique ou transportées en vrac, sous réserve qu’elles soient correctement protégées.

La production de l’huile d’olive commence dès la réception des olives au moulin. Les olives doivent être lavées et pelées avant d’être farcies et/ou transformées.

Les olives ne restent pas dans les bacs plus de 2 jours, afin de contenir leur niveau d’acidité et d’éviter la survenue de défauts sensoriels.

Le délai entre la récolte et la production est inférieur à quatre jours.

L’extraction est effectuée exclusivement au moyen de processus mécaniques, et la température de la pâte d’olive doit être maintenue en dessous de 27 oC à tous les stades de la chaîne de transformation.

Le broyage est effectué de manière à ce que les pâtes ne soient ni trop fines ni trop épaisses, afin de ne pas entraver la séparation de l’huile.

La taille des mailles du tamis est augmentée tout au long de la saison pour éviter la formation d’émulsions dues à la maturation des olives.

La masse broyée suit un processus de thermobattage à une température comprise entre 20 et 32 oC, pendant une durée de 55 minutes pour les systèmes continus et 30 minutes pour les systèmes classiques.

La pâte est bien mélangée si les dernières pales du batteur présentent de l’huile d’olive en suspension.

La température de l’eau introduite dans le batteur doit être inférieure à 40 oC.

Dans la centrifugeuse à huile d’olive, la température de l’eau ajoutée ne doit pas être supérieure à 35 oC pour éviter que l’huile ne ressorte d’une couleur trop foncée.

À l’exception de l’eau, l’utilisation d’adjuvants pour faciliter l’extraction de l’huile est interdite.

Aucun traitement n’est autorisé avant l’extraction, hormis le lavage et l’égrenage, et, après extraction, hormis la décantation, la centrifugation et la filtration.

Justification:

Les modalités d’obtention du produit étaient précisées dans les règles de production en annexe du cahier des charges.

Cette proposition met le libellé à jour afin de supprimer les pratiques qui ne sont pas spécifiques à la production d’«Azeite de Trás-os-Montes», notamment en ce qui concerne le nettoyage des appareils.

Les modifications proposées n’annulent pas les liens qui prouvent que la qualité ou les caractéristiques de l’huile sont dues essentiellement ou exclusivement au milieu géographique spécifique comprenant ses facteurs naturels et humains.

Éléments prouvant le lien entre le produit et le milieu géographique

13. Modification - Spécificité de l’aire géographique | Facteurs naturels

Libellé actuel: Libellé de la page 7 du cahier des charges:

Physiographie - Par sa forme et sa pente, le relief détermine en grande partie les conditions: d’érosion, sur les pentes abruptes et de forme convexe; de conservation, sur pentes douces; ou d’accumulation, sur les reliefs concaves.

Une brève analyse de la physiographie de la région permet de distinguer deux situations:

—

un ensemble de surfaces aplaties au relief ondulé plus ou moins lisse, parmi lesquelles se distinguent notamment le plateau du Mirandês et d’autres zones plus réduites, entre Vimioso et Mogadouro, au sud de Bragança, près de Macedo de Cavaleiros, Izeda, Alfândega da Fé, Freixo de Espada-à-Cinta, Figueira de Castelo Rodrigo, Meda, Franco (entre Murça et Mirandela), Jou, Rebordelo et Lebução. Dans ces zones, les sols ont une épaisseur moyenne. Ils sont réputés excellents pour la culture des céréales de la région, notamment du blé, dans les sols plus riches et les zones plus chaudes, et du seigle, dans les sols plus pauvres et les zones plus froides, associées à la culture des pommes de terre.

—

Toute une série de vallées, dites vallées sous-montagnardes, de plus ou moins grandes dimensions, selon leur origine et leur situation, dont certaines ont une superficie considérable, comme la Veiga de Chaves, la Vale de Vila Pouca, la Vale da Vilariça, la Veiga de Carvalhais, la Veiga de Lila et la Veiga da Campeã. D’autres vallées ont une taille plus réduite et constituent des petites tâches à côté des lignes d’eau, plus ou moins coincées entre les reliefs, qui se retrouvent en pointillé dans toute la région. On y retrouve des sols profonds, frais, généralement fertiles, où sont cultivées les cultures les plus riches, ou des prairies permanentes, connues dans la région sous le nom de «lameiros», et qui constituent le pilier principal pour l’élevage du bétail.

HYPSOMÉTRIE - Pour bien comprendre le relief de la région, 5 zones hypsométriques différentes ont été marquées sur la carte: jusqu’à 400 m, de 400 à 700 m, de 700 à 1 000 m, de 1 000 à 1 300 m et de plus de 1 300 m.

Comme le montre la carte ci-jointe, dans la zone où l’oliveraie est la plus densément implantée, l’altitude ne dépasse généralement pas 700 m.

RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE

À l’exception d’une petite zone du nord-ouest (drainée par le Cavado), l’ensemble du réseau hydrographique est alimenté par le Douro, dont le cours représente le niveau de base de la région et vers lequel convergent tous les affluents importants: Sabor, Tua, Pinhão, Corgo et Tâmega, sur la rive droite, Coa e Teja, Torto, Távora, Varosa et Paiva, sur la rive gauche.

Le versant du Douro, qui s’étend dans une vallée profondément encaissée tout au long de son parcours, est assez raide, avec une altitude variant entre 550 m à la limite frontalière et 20 m à la limite aval (le confluent de la rivière Paiva); le réseau hydrographique secondaire des deux rives, qui prend naissance sur les sommets des plateaux au-dessus de 800/1 000 m, s’étend également dans des vallées assez encaissées, tout du moins à proximité du Douro.

En ce qui concerne le régime hydrique, il convient de noter que l’ensemble du réseau hydrographique a un débit permanent, à l’exclusion du réseau tertiaire de l’intérieur du sous-continent, notamment de Terra Quente et des zones de transition, qui s’assèchent en pleine saison sèche.

CARACTÉRISTIQUES CLIMATIQUES DE LA RÉGION ÉTUDIÉE

Si la grande variabilité du climat entre le nord et le sud du Portugal est incontestable, la région de Trás-os-Montes n’est pas en reste et le climat y est également variable, en raison de facteurs tels que l’exposition et altitude.

«Dans une région qui s’étend de montagnes en plateaux, sillonnée de vallées profondes, orientée vers le sud, comme Trás-os-Montes, l’altitude et exposition sont des facteurs qui perturbent l’influence normale de la latitude, donnant lieu à des contrastes météorologiques très soudains».

Pour définir le climat de la région étudiée, il est possible d’utiliser les données des stations climatologiques de Mirandela (1951/80), Bragança (1951/80), Vila Flor (1931/60), Moncorvo (1931/60) et des stations d'observation pluviométrique, pour la période 1951/80, d’Alfândega da Fé, Argozelo, Bornes, Campo de Víboras, Carviçais, Chacim, Izeda, Jou, Macedo de Cavaleiros, Mogadouro, Peredo, Pinela, Rebordelo, Rio Torto, Sanhoane, Soutelo et Torre de D. Chama.

Ce vaste territoire peut également être regroupé en régions au climat homogène, comme le montre la carte ci-jointe.

IDENTIFICATION GÉOGRAPHIQUE DES SAISONS CLIMATOLOGIQUES ET PLUVIOMÉTRIQUES

LOCAL

LAT

LONG

ALT

Alfandega da Fé

41o20

6o58’

600

Argozelo

41o39’

6o37’

650

Bornes

41o28’

7o01’

700

Bragança

41o48’

6o44’

690

Campo das Víboras

41o31’

6o33’

650

Carviçais

41o11’

6o54’

625

Celas

41o42’

6o56’

970

Chacim

41o28’

6o55’

520

Izeda

41o34’

6o44’

605

Jou

41o29’

7o25’

675

Macedo de Cavaleiros

41o33’

6o59’

550

Mirandela

41o31’

7o12’

250

Mogadouro

41o20’

6o43’

750

Moncorvo

41o10’

7o03’

415

Peredo

41o26’

6o53’

600

Pinela

41o41’

6o47’

870

Rebordelo

41o44’

7o11’

540

Rio Torto

41o33’

7o17’

450

Sanhoane

41o23’

6o34’

820

Soutelo

41o24’

6o45’

625

Torre Dona

41o39’

7o09’

335

Source:

I.N.M.G

TEMPÉRATURE DE L’AIR

Nous savons que la température et l’eau sont des facteurs décisifs dans l’utilisation des terres, et sont également les principaux éléments déterminants des climats régionaux et locaux.

En ce qui concerne la température, des données relatives à la température moyenne mensuelle, à la température minimale moyenne, à la température maximale moyenne et à la température maximale et minimale absolues ont été enregistrées.

La connaissance du record des températures moyennes est importante, car l’olivier a besoin d’environ 5 300 oC (somme des moyennes journalières) pour compléter son cycle annuel, qui est réparti comme suit, d’après Galvão:

1.

La végétation commence lorsque la température ambiante moyenne est de 10 à 11 oC.

2.

Les inflorescences apparaissent à 15 oC quand elles ont accumulé 750 oC.

3.

La floraison commence entre 18o et 19 oC avec 550 oC accumulés sur 2 mois (1 300 oC).

4.

La fécondation se produit à 21-22 oC avec une accumulation de 660 à 700 oC sur 3 mois.

5.

Les fruits mûrissent après avoir accumulé 3 300 oC pendant 3 mois avant le début de la période de froid intense.

La carte montre que ces concelhos se situent principalement dans la région de Terra Quente et du Douro Superior Norte. Les oliveraies restantes se trouvent principalement dans les régions frontalières de Terra Quente.

Les oliveraies ont une constitution et une forme spécifiques à chaque concelho. Il existe même des différences au niveau des freguesias au sein d’un même concelho.

Il a donc été décidé de caractériser les oliveraies par concelho, en indiquant, le cas échéant, les freguesias qui s’écartent de la norme.

1 - Zone de Terra Quente

Mirandela

Concelho comptant le plus grand nombre d’oliviers de la région nord-est de Trás-os-Montes.

Il accueille environ 8 932 ha d’oliveraies, ce qui représente 34,22 % de la surface agricole utile (S.A.U.) totale du concelho.

L’oliveraie se compose des variétés suivantes:

—

Verdeal Transmontana - 40 %

—

Cobrançosa - 30 %

—

Madural - 10 %

—

Cordovil - 13 %

—

Autres - 7 %

Selon les déclarations culturales, 60 % des oliveraies sont alignées, les autres étant dispersées. Dans ce concelho, il est courant de réaliser deux cultures croisées par an pour lutter contre les mauvaises herbes, et les années pendant lesquelles des traitements phytosanitaires sont effectués contre la mouche «Dacus oleae» et la teigne «Prays oleae» sont rares.

Tant la pratique des cultures croisées que les quelques traitements effectués, au titre qu’ils ne sont pas nécessaires, sont caractéristiques du système de culture des oliveraies de cette région.

Macedo de Cavaleiros

Ce concelho appartient également à la zone Terra Quente, bien que sa partie nord présente des caractéristiques climatiques, et par conséquent un paysage naturel, typique de Terra Fria.

Dans ce concelho, l’oliveraie occupe 7 475 ha, ce qui lui confère un taux d’occupation de 21,89 % de la S.A.U.

Dans la majeure partie du concelho, l’oliveraie se compose des variétés suivantes:

—

Cobrançosa - 65 %

—

Madural - 22 %

—

Verdeal - 10 %

—

Autres - 3 %

Il convient d’indiquer que dans ce concelho, certaines freguesias s’écartent de la moyenne. C’est notamment le cas de Chacim, Morais et Bagueixe, qui bien qu’elles aient peu d’oliveraies, cultivent majoritairement la variété Santolhana, et de Vilar do Monte, où la variété Verdeal est prédominante (environ 80 %).

Comme dans le concelho de Mirandela, la majorité des oliveraies sont alignées (environ 55 %).

Alfândega da Fé

Le concelho d’Alfândega da Fé compte 4 571 ha d’oliveraies.

La principale différence entre l’oliveraie de ce concelho et les autres oliveraies de Terra Quente (Macedo et Mirandela) est la présence de la variété Borrenta, ou Borreira. Elle représente en effet environ 30 % de l’oliveraie totale de ce concelho, le reste étant composé comme suit: 30 % de Verdeal, 20 % de Madurai, 10 % de Cobrançosa et 10 % d’autres variétés.

La composition de l’oliveraie est homogène sur tout le concelho, à l’exception des freguesias de Sambade, où la variété Cordovil représente environ 30 % de l’oliveraie, et de Pombal, où la variété Madurai représente 10 % de l’oliveraie, tout comme les variétés Cordovil et Cobrançosa.

2 - Zone du Douro Superior Norte Vila Flor

De tous les concelhos du nord-est de Trás-os-Montes, juste après Mirandela, c’est à Vila Flor que l’oliveraie occupe le pourcentage de S.A.U. le plus élevé. (32,02 %).

Sur les 3 409 ha d’oliveraies de ce concelho, 35 % sont de la variété Cordovil, 15 % de Redondil, 25 % de Verdeal, 10 % de Madurai, 12 % de Cobrançosa et 3 % d’autres variétés.

La répartition des oliveraies parmi les freguesias est assez hétérogène. À Valverde et Nabo, par exemple, presque toutes les oliveraies sont respectivement des variétés Verdeal et Madurai, tandis que dans les autres freguesias, la composition de l’oliveraie est similaire à la moyenne du concelho.

Moncorvo

Moncorvo est le troisième concelho du nord-est de Trás-os-Montes en termes de superficie d’oliveraies (4 685 ha).

Dans ce concelho, l’oliveraie se compose d’environ 40 % de Cordovil, 25 % de Verdeal, 20 % de Madurai, 11 % de Negrinha (principalement dans les freguesias voisines de Freixo de Espada-à-Cinta) et 4 % d’autres variétés.

La composition de l’oliveraie est assez hétérogène dans ce concelho, avec des freguesias comme Castedo, où la variété Cordovil représente la quasi-totalité de l’oliveraie, et Cabeça Boa, la variété où Madurai représente environ 85 % de l’oliveraie.

Carrazeda de Ansiães

Dans ce concelho, l’oliveraie occupe 2 024 ha, ce qui représente 25,08 % de la surface agricole utile.

L’oliveraie se compose des variétés suivantes:

—

Cordovil - 45 %

—

Verdeal - 30 %

—

Carrasquenha - 10 %

—

Madurai - 10 %

—

Autres - 5 %

La grande majorité des olives produites dans ce concelho sont transformées ailleurs car il n’y a pas de moulins coopératifs sur ce territoire et que les moulins privés y sont presque entièrement inactifs.

3 - Alto Tâmega

Valpaços

Dans ce concelho, l’oliveraie se compose comme suit: 20 % de Cordovil, 30 % de Madurai, 15 % de Verdeal, 30 % de Cobrançosa et 5 % d’autres variétés.

Tant la répartition des oliveraies que leur composition y sont très variées. En ce qui concerne la répartition, il apparaît que les freguesias limitrophes de Terra Quente possèdent la plus grande superficie d’oliveraies.

En ce qui concerne leur composition, l’on retrouve des freguesias aussi diverses qu’Argeriz (60 % de Cordovil et 30 % de Verdeal) et Veiga de Lila (60 % de Madurai et 35 % de Verdeal).

4 - Zone de Terra Fria

Bragança

Dans le concelho de Bragança, Izeda est l’une des seules freguesias où les oliveraies occupent une superficie considérable.

Dans cette freguesia, l’oliveraie est presque entièrement composée de la variété Santolhana (environ 90 %), le reste de l’oliveraie étant constitué d’autres variétés, comme Madurai et Cordovil.

Pages 49 à 68 de la description de l’étude indépendante du cahier des charges.

Modification proposée:

Les caractéristiques essentielles de l’aire géographique où est produite l’Azeite de Trás-os-Montes sont, d’une part, l’unité de l’aire géographique qui constitue la région de Terra Quente Transmontana et, d’autre part, son altitude, qui varie de 400 à 1 300 m, sachant toutefois que la zone la plus dense en oliveraies se situe en dessous de 700 m.

Il s’agit d’une région de relief et de terroir spécifiques, traversée par des cours d’eau, où l’oliveraie culmine jusqu’à 700 m d’altitude.

L’aire géographique présente: a) un ensemble de surfaces aplaties au relief ondulé plus ou moins lisse, parmi lesquelles se distingue notamment par sa grande taille le plateau du Mirandês, et d’autres zones plus réduites, entre Vimioso et Mogadouro, au sud de Bragança, près de Macedo de Cavaleiros, Izeda, Alfândega da Fé, Freixo de Espada-à-Cinta, Figueira de Castelo Rodrigo, Meda, Franco (entre Murça et Mirandela), Jou, Rebordelo et Lebução.

Dans ces zones, les sols ont une épaisseur moyenne. Is sont réputés excellents pour la culture des céréales de la région, notamment du blé, dans les sols plus riches et les zones plus chaudes, et du seigle, dans les sols plus pauvres et les zones plus froides, associées à la culture des pommes de terre;

b) toute une série de vallées, vallées sous-montagneuses, d’étendue plus ou moins importante: se distinguent par leur superficie considérable Veiga de Chaves, Vale de Vila Pouca, Vale da Vilariça, Veiga de Carvalhais, Veiga de Lila et Veiga da Campeã; on retrouve également des vallées de dimensions plus modestes, formant de petites tâches le long des lignes d’eau, plus ou moins encaissées entre les vallées. On y retrouve des sols profonds, frais, généralement fertiles, où sont cultivées les cultures les plus riches, ou des prairies permanentes, connues dans la région sous le nom de «lameiros», et qui constituent le pilier principal pour l’élevage du bétail.

Le contraste entre les reliefs vigoureux des montagnes et les douces ondulations du plateau, entrecoupées par un réseau hydrographique de cours d’eau encastrés entre des pentes abruptes, est saisissant.

Les formations quaternaires issues des roches précédentes, donc riches en carbonates, et qui atteignent parfois plusieurs mètres, sont des lieux parfaitement adaptés pour l’oléiculture. Ces héritages quaternaires sont représentés par des terrasses caractérisées par la présence de matériaux feuilletés, aux stratifications plus ou moins grossières.

Les formations géologiques et leur évolution ont façonné un profil morphologique fortement orienté par l’écoulement du réseau hydrographique, dont les principales lignes, affluentes du Douro, sont généralement orientées du nord au sud, définissant des vallées parallèles encastrées.

À l’exception d’une petite zone du nord-ouest (drainée par le Cavado), l’ensemble du réseau hydrographique est alimenté par le Douro, dont le cours représente le niveau de base de la région et vers lequel convergent tous les affluents importants: Sabor, Tua, Pinhão, Corgo et Tâmega, sur la rive droite, Coa e Teja, Torto, Távora, Varosa et Paiva, sur la rive gauche.

Le versant du Douro, qui s’étend dans une vallée profondément encaissée tout au long de son parcours, est assez raide, avec une altitude variant entre 550 m à la limite frontalière et 20 m à la limite aval (le confluent de la rivière Paiva). Le réseau hydrographique secondaire, qui prend naissance sur les sommets des plateaux au-dessus de 800/1 000 m, s’étend également dans des vallées assez encaissées, tout du moins à proximité du Douro. L’ensemble du réseau hydrographique a un débit permanent à l’exclusion du réseau tertiaire de l’intérieur du sous-continent, notamment de Terra Quente et des zones de transition, qui s’assèchent en pleine saison.

Le climat de la région de Trás-os-Montes varie en fonction de l’exposition et de l’altitude, mais il se caractérise globalement par un type méditerranéen avec une influence continentale. Ses étés sont chauds et secs, avec toutefois des températures nocturnes hivernales largement négatives et des amplitudes annuelles très élevées (entre 17 oC et 18 oC en moyenne), ainsi que des amplitudes journalières importantes et des phénomènes d’inversion de température.

Identification géographique des saisons climatiques et pluviométriques

LOCAL

LAT

LONG

ALT

Alfandega da Fé

41o20’

6o58’

600

Argozelo

41o39’

6o37’

650

Bornes

41o28’

7o01’

700

Bragança

41o48’

6o44’

690

Campo das Víboras

41o31’

6o33’

650

Carviçais

41o11’

6o54’

625

Celas

41o42’

6o56’

970

Chacim

41o28’

6o55’

520

Izeda

41o34’

6o44’

605

Jou

41o29’

7o25’

675

Macedo de Cavaleiros

41o33’

6o59’

550

Mirandela

41o31’

7o12’

250

Mogadouro

41o20’

6o43’

750

Moncorvo

41o10’

7o03’

415

Peredo

41o26’

6o53’

600

Pinela

41o41’

6o47’

870

Rebordelo

41o44’

7o11’

540

Rio Torto

41o33’

7o17’

450

Sanhoane

41o23’

6o34’

820

Soutelo

41o24’

6o45’

625

Torre Dona

41o39’

7o09’

335

Source:

I.N.M.G.

La température et l’eau sont des facteurs décisifs dans l’utilisation des terres, et sont, à ce titre, les principaux éléments déterminants des climats régionaux et locaux.

La température moyenne de la région est déterminante pour la production d’olives. En effet, afin de compléter son cycle annuel, elles nécessitent environ 5 300 oC (somme des moyennes journalières), répartis comme suit:

1.

La végétation commence lorsque la température ambiante moyenne est de 10 à 11 oC.

2.

Les inflorescences apparaissent à 15 oC quand elles ont accumulé 750 oC.

3.

La floraison commence entre 18o et 19 oC avec 550 oC accumulés sur 2 mois (1 300 oC).

4.

La fécondation se produit à 21-22 oC avec une accumulation de 660 à 700 oC sur 3 mois.

5.

Les fruits mûrissent après avoir accumulé 3 300 oC pendant 3 mois avant le début de la période de froid intense.

Les oliveraies sont plus répandues dans les régions de Terra Quente et de Douro Superior.

Zone de Terra Quente Transmontana

Cette zone possède ses propres caractéristiques climatiques, avec des étés très chauds et secs et des hivers rigoureux. Les sols sont majoritairement schisteux et pauvres en matière organique. Le couvert végétal et les cultures de type méditerranéen, comme les vignes, les oliveraies et les amandiers, prédominent.

Du fait de son origine schisteuse, le sol est très pauvre en macronutriments et très riche en micronutriments.

Ce facteur, combiné au climat, confère aux produits cultivés dans cette zone des arômes et des saveurs très intenses.

Dans cette zone se distinguent:

Mirandela: concelho comptant le plus grand nombre d’oliviers de la région nord-est de Trás-os-Montes, où prédominent les variétés Verdeal transmontana et Cobrançosa.

Macedo de Cavaleiros: ce concelho, qui présente des caractéristiques climatiques et un paysage naturel typiques de Terra Fria, possède une superficie considérable d’oliveraies, avec la prédominance de la variété Cobrançosa.

Alfândega da Fé: il présente des caractéristiques similaires à celles de Macedo et Mirandela, avec la prédominance de la variété Verdeal.

Zone du Douro Superior Norte

Les dépôts sédimentaires du tertiaire, de nature argileuse avec un creux en quartz, sont considérables dans la vallée de Vilariça, affluent de la rivière Sabor, dans le Douro Superior. Dans cette zone se distinguent: Vila Flor, Moncorvo et Carrazeda de Ansiães, concelhos possédant de vastes superficies d’oliviers, avec la prédominance des variétés Cordovil et Verdeal.

Zone de l’Alto Tâmega

Elles se constituent majoritairement de sols granitiques et schisteux. On peut y distinguer Valpaços, un concelho doté de vastes superficies d’oliviers avec la prédominance des variétés Cordovil et Cobrançosa.

Zone de Terra Fria

Intégrée à la périphérie du plateau ibérique, dans un massif de formation très ancienne constitué essentiellement de schistes et de granites, elle présente deux faciès généralement adaptés aux régions qui, à l’est et à l’ouest, se développent à partir de l’alignement orographique des montagnes de Nogueira et de Montesinho.

Concernant les variétés, le fruit de la variété Verdeal Transmontana, par exemple, malgré sa véraison tardive, présente une faible teneur en eau et une concentration en huile au moment de la récolte qui garantit une bonne résistance aux premières gelées. Ces dernières n’altèrent donc pas la qualité de l’huile d’olive. En tout état de cause, les olives sont récoltées avant les fortes gelées, qui surviennent le plus souvent au cours des deux dernières semaines de décembre.

C’est pourquoi la proportion d’olives encore vertes est souvent élevée lors de la récolte. La chlorophylle liposoluble donne à l’huile, dans les premières semaines après sa fabrication, des reflets verts caractéristiques.

L’huile d’olive perd progressivement ces reflets verts avec le temps, sans que ses caractéristiques organoleptiques ne soient altérées, pour présenter une couleur aux reflets dorés. En effet, les pigments chlorophylliens sont dégradés sous l’effet de la lumière.

Les huiles d’olive sont également riches en polyphénols, amers et épicés, qui garantissent leur bonne conservation dans le temps.

Justification:

1.

Les caractéristiques de la zone géographique sont précisées dans le cahier des charges.

2.

La caractérisation pédoclimatique, qui contenait peu d’informations sur certains facteurs naturels, est améliorée, mais

la description complète de l’étude réalisée dans les années 80 à 90 est supprimée par manque de pertinence - Pages 49 à 68.

3.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

La modification a une incidence sur le document unique.

2.14.

Modification - Spécificité de l’aire géographique

14. Modification - Spécificité de l’aire géographique - facteurs humains

Libellé actuel:

Introduction du cahier des charges

Avec environ 40 000 hectares occupés par des oliveraies, dont les olives produisent une huile peu acide et au goût fruité, à partir de fruits sains, la région de Trás-os-Montes, qui compte 30 000 oléiculteurs, produit environ 8 millions de litres d’huile d’olive, pour une productivité d’environ 200 litres d’huile par hectare d’oliveraie. Tout au long du processus de régression de la production oléicole portugaise, les oléiculteurs de Trás-os-Montes sont restés particulièrement attachés au soin porté à la culture des oliviers et à la récolte manuelle des olives dans les meilleures conditions possibles.

Dans la zone de «Terra Quente», en raison de son rendement, l’olivier est encore aujourd’hui considéré comme un arbre sacré.

(…)

La zone oléicole de Trás-os-Montes s’est essentiellement développée pour deux raisons: l’oliveraie de la région reste une manne financière appréciable pour l’économie rurale de Trás-os-Montes, et le modèle d’exploitation familial, qui est une caractéristique fondamentale de l’oliveraie de Trás-os-Montes. En effet, la récolte des olives y est majoritairement réalisée par des familles d’oléiculteurs qui s’entraident pour les opérations de récolte, contrairement à d’autres provinces, où la récolte des olives dépend du recours à une main-d’œuvre rémunérée.

Compte tenu de ces réalités, on estime que la tendance de la production d’olives dans le nord-est de Trás-os-Montes sera amenée à s’accroître par rapport aux moyennes précédentes, contrairement à la perspective de stabilisation ou de déclin observée dans d’autres régions du pays. Par conséquent, et étant donné que cette région est réputée pour l’huile d’olive de qualité qu’elle produit, il a été jugé opportun de réaliser des études en vue de délimiter une zone correspondant à l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os-Montes».

Modification proposée:

L’agriculture pratiquée dans l’aire géographique est majoritairement familiale et paysanne (châtaignes, légumes, olives, raisins, cerises, pommes, amandes...), avec quelques exploitations à caractère commercial, notamment dans le secteur oléicole.

La région se caractérise par un patrimoine naturel qui intègre divers écosystèmes, avec notamment des parcs naturels, des réserves écologiques et des zones protégées, ainsi que d’importants sites panoramiques.

La production d’huile d’olive est importante dans cette région depuis au moins le 16e siècle. La plantation d’oliviers a été encouragée par la grande valeur ajoutée qu’elle confère à la terre.

Pendant des siècles, les agriculteurs pratiquant cette culture ont appris à maîtriser leurs terroirs et à élaborer une huile de qualité dont la réputation n’est plus à faire.

La qualité de l’huile d’olive produite dans cette région est due au savoir-faire des agriculteurs, lesquels ont, au fil des siècles, savamment sélectionné les variétés les mieux adaptées au climat local, maîtrisé les techniques d’exposition des oliveraies et développé des pratiques culturales et de production efficaces: sélection du moment idoine pour la cueillette et perfectionnement du système de récolte, du conditionnement des fruits jusqu’à leur transformation, ainsi que du système de transformation et de stockage de l’huile d’olive.

Nous pouvons citer les présentations alignées ou dispersées des oliveraies selon les régions, ou encore le broyage de matériaux ligneux.

Dans le passé, deux cultures croisées traditionnelles étaient également utilisées chaque année pour lutter contre les mauvaises herbes, une pratique qui a été abandonnée depuis en raison de sa nocivité pour le sol.

Justification:

Les facteurs naturels qui caractérisent l’aire géographique sont étayés, le cahier des charges comportant peu d’informations à ce sujet.

15. Modification - Spécificité du produit

Libellé actuel: n/a

Modification proposée: La spécificité de l’huile «Azeite de Trás-os-Montes» est due à l’utilisation majoritaire des variétés Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa et Cordovil, aux particularités de l’aire géographique (notamment de son sol et de son climat), ainsi qu’au savoir-faire des agriculteurs de la région.

Le fruit de la variété Verdeal Transmontana, par exemple, malgré sa véraison tardive, présente une faible teneur en eau et une concentration en huile au moment de la récolte qui garantit une bonne résistance aux premières gelées. Ces dernières n’altèrent donc pas la qualité de l’huile d’olive. En tout état de cause, les olives sont récoltées avant les fortes gelées, qui surviennent le plus souvent au cours des deux dernières semaines de décembre.

Ainsi, la proportion d’olives encore vertes est souvent élevée lors de la récolte. La chlorophylle liposoluble donne à l’huile, dans les premières semaines après sa fabrication, des reflets verts caractéristiques.

L’huile d’olive perd progressivement ces reflets verts avec le temps, sans que ses caractéristiques organoleptiques ne soient altérées, pour présenter une couleur aux reflets dorés. En effet, les pigments chlorophylliens sont dégradés sous l’effet de la lumière. Les huiles d’olive sont également riches en polyphénols, amers et épicés, qui garantissent leur bonne conservation dans le temps.

L’huile ainsi obtenue est une huile d’acidité faible à très faible, riche en arômes caractérisés par des notes de fruits frais, parfois teintées d’amande. Elle a une couleur jaune-vert et des arômes dominants de fruits frais, parfois teintés d’amande, avec des notes sucrées, fraîches, amères et épicées.

Des études (Ferreira Lapa) attribuent la présence d’huiles margarineuses ou épaisses au climat chaud et sec, alors que (Ferreira da Silva) relie cette présence aux caractéristiques du sol.

Il affirme que les huiles d’olive les plus fines sont celles produites dans les formations granitiques et dans les schistes précambriens et siluriques, sur lesquels sont bâtis les districts de Bragança et Vila Real.

Ainsi, en ce qui concerne la composition acide, il apparaît que l’huile d’olive vierge de la région de Trás-os-Montes présente des valeurs d’acide palmitoléique égales ou inférieures à celles d’acide palmitique, contrairement à ce que l’on peut observer dans le reste du Portugal.

La particularité des teneurs palmitiques et palmitoléiques semble donc être l’une des caractéristiques de l’huile d’olive vierge de la région de Trás-os-Montes, correspondant à la région de Terras Quentes.

Justification:

1.

La description de la spécificité du produit n’était pas incluse dans le cahier des charges initial, alors qu’elle est prévue dans le cadre de l’article 7, paragraphe 1, points e) et f) du règlement (UE) no 1151/2012. Elle constitue en outre un élément important pour démontrer le lien entre l’huile d’olive de Trás-os-Montes et le milieu géographique.

2.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

16. Modification - Lien entre le produit et le milieu géographique

Libellé actuel:

Page 6 (Note historique)

L’huile d’olive de Trás-os-Montes est considérée, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, tant dans les documents historiques dont nous disposons encore aujourd’hui, que dans les démonstrations irréfutables des travaux scientifiques modernes, comme étant l’une des meilleures du pays.

La consommation d’huile d’olive à Trás-os-Montes est très ancienne, puisque le Dr

Francisco da Fonseca Henriques, à la page 344 de sa Medicina Lusitana, y fait la référence suivante: «Celui qui, à la saison de l’huile d’olive, mange du pain chaud avec cette huile nouvelle sortie du pressoir, sans l’avoir purifiée ni décantée, soulagera son estomac au bout de plusieurs jours, comme le faisaient déjà avec grand succès les paysans de Trallos Montes». La plantation des oliviers de Mirandela semble dater de la première moitié du 16e siècle, tel qu’il ressort de la Geografia du Dr João de Barros «...les premiers oliviers y ont été plantés il y a bien peu de temps, et déjà l’huile d’olive abonde dans la région».

Il semble que les premières plantations auraient eu lieu en plus grand nombre dans la zone actuelle de Mirandela, sur la rive droite du Tua, où l’on peut encore admirer des spécimens dont la taille indique des siècles d’existence. Manuel Severim de Faria, en décrivant son voyage jusqu’à la ville de Miranda do Douro fin 1609, décrit, au sujet des terres voisines de Pocinho: «Les oliveraies, cependant, sont modernes, car elles ont été plantées là il y a 20 ans, ce qui était une grande première sur ce territoire; et malgré leur jeune âge, le sol est si riche que les arbres y poussent plus luxuriants et verts que nulle part ailleurs».

En 1886, la production d’huile d’olive dans le concelho de Mirandela était de 457 barils (625 1), de 25 mesures (25 1) chacun, selon un rapport du gouverneur civil de l’époque.

En 1894, la production s’élevait à 776 kilo litres.

En 1896, l’on comptait douze pressoirs à huile d’olive dans la ville de Mirandela, l’huile d’olive présentée par le Dr Ohmpio Guedes de Andrade ayant reçu une médaille d’argent à l’exposition agricole de 1903, organisée à Real Tapada da Ajuda.

Déjà dans le livre Notas de Portugal (Lisbonne, 1908), il est mentionné que les olives prédominantes dans les oliveraies de Mirandela appartiennent aux variétés madurai, verdeal, cordovil, sevilhana, lentisca, carrasquenha, bical et redondil.

En 1942, Costa Netto et Canhoto Vidal ont identifié 3 régions productrices, en se basant uniquement et exclusivement sur leur bonne tradition oléicole et la reconnaissance naturelle de ces mêmes zones, l’une d’elles étant la région d’Além Douro (Zona du Nordeste Transmontano, ou Terra Quente Transmontana).

Modification proposée:

Influence des caractéristiques de la zone géographique sur les spécificités du produit (lien)

La qualité de l’«Azeite de Trás-os-Montes» est déterminée par les conditions pédoclimatiques présentes dans l’aire géographique, les variétés d’oliviers, l’exposition de l’oliveraie, le savoir-faire des producteurs - notamment en ce qui concerne le calendrier et le système de récolte, ainsi que les opérations de transport et de transformation - et par sa réputation.

Les caractéristiques de l’aire géographique liées à des facteurs naturels ou humains ont façonné le paysage oléicole de Terra Quente de Trás-os-Montes et les spécificités de l’«Azeite de Trás-os-Montes».

Le climat de la région de Trás-os-Montes varie en fonction de l’exposition et de l’altitude, mais il se caractérise globalement par un type méditerranéen avec une influence continentale. Ses étés sont chauds et secs, avec toutefois des températures nocturnes hivernales largement négatives et des amplitudes annuelles très élevées (entre 17 oC et 18 oC en moyenne), ainsi que des amplitudes journalières importantes et des phénomènes d’inversion de température.

Les phénomènes d’amplitude thermique fréquents en hiver, mais aussi au printemps et en automne, excluent l’oliveraie des zones basses. Les formations quaternaires issues des roches précédentes, donc riches en carbonates, et qui atteignent parfois plusieurs mètres, sont des lieux parfaitement adaptés pour l’oléiculture. Toutes ces caractéristiques ont contribué à la sélection des variétés qui contribuent à définir la personnalité de l’«Azeite de Trás-os-Montes», parmi lesquelles la Verdeal Transmontana, la Madural, la Cobrançosa et la Cordovil. Le fruit de la variété Verdeal Transmontana, par exemple, malgré sa véraison tardive, présente une faible teneur en eau et une concentration en huile au moment de la récolte qui garantit une bonne résistance aux premières gelées. Ces dernières n’altèrent donc pas la qualité de l’huile d’olive.

En tout état de cause, les olives sont récoltées avant les fortes gelées, qui surviennent le plus souvent au cours des deux dernières semaines de décembre.

C’est pourquoi la proportion d’olives encore vertes est souvent élevée lors de la récolte. La chlorophylle liposoluble donne à l’huile, dans les premières semaines après sa fabrication, des reflets verts caractéristiques.

Il convient également de souligner le «savoir-faire» des producteurs, qui ont su s’adapter aux caractéristiques pédoclimatiques de la région, par la sélection des variétés, le mode de gestion de l’oliveraie et, bien évidemment, le choix des dates de récolte, la rotation des olives et les phases techniques de la production de l’huile d’olive. (1984, Suzana Dias)

Le conditionnement des fruits jusqu’à leur transformation, le système de transformation et le stockage de l’huile contribuent également à la qualité de l’huile. Le lien entre l’«Azeite de Trás-os-Montes» et le milieu géographique est ici explicite, car il est fait référence au fait que la qualité d’une huile d’olive est déterminée par un grand nombre de facteurs, tels que les conditions pédoclimatiques présentes, les variétés des oliviers, l’exposition de l’oliveraie, le calendrier et le système de récolte, le conditionnement des fruits jusqu’à leur transformation, le système de transformation et le stockage de l’huile d’olive.

La production d’huile d’olive est importante dans l’aire géographique de production de l’«Azeite de Trás-os-Montes», depuis au moins le 16e siècle, tel qu’il ressort de la Geografia du Dr João de Barros «...les premiers oliviers y ont été plantés il y a bien peu de temps, et déjà l’huile d’olive abonde dans la région».

Manuel Severim de Faria, en décrivant son voyage jusqu’à la ville de Miranda do Douro fin 1609, décrit, au sujet des terres voisines de Pocinho: «Les oliveraies, cependant, sont modernes, car elles ont été plantées là il y a 20 ans, ce qui était une grande première sur ce territoire; et malgré leur jeune âge, le sol est si riche que les arbres y poussent plus luxuriants et verts que nulle part ailleurs».

On retrouve également des références anciennes aux variétés d’oliviers. En 1908, l’ouvrage Notas de Portugal (Lisbonne, 1908) indique que les olives prédominantes dans les oliveraies de Mirandela appartiennent aux variétés madurai, verdeal, cordovil, sevilhana, lentisca, carrasquenha, bical et redondil.

En 1942, Costa Netto et Canhoto Vidal ont identifié 3 régions productrices, en se basant uniquement et exclusivement sur leur bonne tradition oléicole et la reconnaissance naturelle de ces mêmes zones, l’une d’elles étant la région d’Além Douro (Zona du Nordeste Transmontano, ou Terra Quente Transmontana).

Enfin, l’«Azeite de Trás-os-Montes» est reconnu par les consommateurs. On peut affirmer que la consommation d’huile d’olive à Trás-os-Montes est très ancienne. En effet, le Dr Francisco da Fonseca

Henriques, à la page 344 de sa Medicina Lusitana, y fait la référence suivante: «Celui qui, à la saison de l’huile d’olive, mange du pain chaud avec cette huile nouvelle sortie du pressoir, sans l’avoir purifiée ni décantée, soulagera son estomac au bout de plusieurs jours, comme le faisaient déjà avec grand succès les paysans de Trallos Montes».

De nos jours, la réputation de l’«Azeite de Trás-os-Montes» n’est plus à faire. Le classement «Evoo World Ranking», créé par l’Association mondiale des journalistes et écrivains de vins, liqueurs et autres (WAWWJ) dans le but d’informer les consommateurs de la qualité des huiles d’olive vierges extra les plus primées au monde est publié chaque année depuis plus de dix ans, sur la base du système de classification WRW & S (World Ranking Wine & Spirit). Les appellations d’origine associées à l’huile d’olive, comme l’«Azeite de Trás-os-Montes», y figurent constamment dans les 100 premiers au classement mondial. Dans le classement portugais, elles sont toujours parmi les plus primées, qu’elles soient produites par des coopératives, ou par des moulins et des producteurs privés.

Justification:

1.

La description du lien entre la spécificité du produit et le milieu géographique était incluse de manière disparate dans l’introduction du cahier des charges initial.

2.

Conformément au cadre de l’article 7, paragraphe 1, points) et f) du règlement (UE) no 1151/2012, elle constitue un élément important pour démontrer le lien entre l’huile d’olive de Trás-os-Montes et le milieu géographique.

3.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

17. Modification - Structure de contrôle

Libellé actuel:

Libellé du règlement interne

Article premier

La certification de l’huile d’olive est formalisée par l’apposition, sur chaque unité de conditionnement, à la sortie des installations de fabrication, d’une marque dont le modèle figure en annexe.

Article 2

L’approbation de la marque visée à l’article précédent est effectuée par l’organisme privé de contrôle et de certification A.I.A.T.A.D (Associação Interprofissional de Azeite de Trás-os-Montes e Alto Douro) (Association interprofessionnelle de l’Azeite de Trás-os-Montes e Alto Douro), ou par les fabricants agréés à cette fin par ledit organisme.

Les producteurs d’«Azeite de Trás-os-Montes» ne sont pas autorisés à déléguer à quiconque l’autorisation prévue au paragraphe précédent.

Article 3

Peuvent être certifiées uniquement les huiles d’olive qui répondent aux conditions fixées dans les annexes du règlement n° 136/66/CEE et du règlement (CEE) n° 2568/91, et dont la production a été:

a)

réalisée conformément aux règles de production de l’Associação Interprofissional de Azeite de Trás-os-Montes e Alto Douro;

b)

contrôlée par l’A.I.A.T.A.D.

Article 4 (Partie 1)

1. L’autorisation d’utilisation de la marque de certification prévue à l’article 2 dépend de la réalisation d’actions de contrôle systématiques par l’A.I.A.T.A.D, ainsi que des conditions de production et de fabrication des producteurs auxquels l’A.O.T.A.D peut octroyer l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os Montes».

3. Les actions de contrôle porteront spécifiquement sur les domaines suivants:

a)

conditions de récolte, de conditionnement, de transport et de conservation des olives;

b)

caractéristiques de la matière première;

c)

règles techniques et hygiéniques observées lors de la réception et de la fabrication de l’huile d’olive (éventuellement avec collecte d’échantillons d’olives et d’huile d’olive);

d)

règles de conditionnement de l’huile d’olive.

4. À cet effet, les agents de l’A.I.A.T.A.D vérifieront systématiquement le respect de chaque élément des règles de production de l’A.O.T.A.D. Cette vérification fera toujours l’objet d’un rapport.

5. Une copie de ce rapport, qui doit être signé par l’agent de contrôle et par le producteur contrôlé, est transmise à l’A.O.T.A.D.

Article 6

1. Le contrôle des règles et des conditions de production est exercé par l’A.I.A.T.A.D par l’intermédiaire de ses agents, ou par des agents agréés à cette fin.

2. Dans le cadre de leurs fonctions, les agents de contrôle de l’A.I.A.T.A.D visés ci-dessus disposent d’un accès libre à l’ensemble des locaux et installations appartenant aux producteurs et fabricants d’olives enregistrés et liés à la fabrication de l’huile d’olive, y compris aux oliveraies, aux installations de fabrication et aux entrepôts de stockage.

3. Les agents de contrôle ont également accès, dans le cadre de leurs fonctions, à tous les registres relatifs à la fabrication de l’huile d’olive, à son contrôle et à sa commercialisation établis par les fabricants.

4. Les agents de contrôle sont tenus au secret professionnel à l’égard de toutes les données obtenues dans le cadre de leurs fonctions. Cette obligation reste en vigueur y compris après la cessation de leurs fonctions chez l’A.I.A.T.A.D.

5. Les agents de contrôle ne peuvent pas avoir d’intérêts particuliers dans les exploitations qu’ils contrôlent, et leur rémunération doit être indépendante des producteurs d’olives, des fabricants d’huile d’olive et des quantités de produits contrôlés et certifiés.

Article 9

1. L’A.I.A.T.A.D dispose d’un conseil de certification, dans lequel sont représentés:

a)

les producteurs d’olives;

b)

les fabricants d’huile d’olive;

c)

les distributeurs d’huile d’olive;

d)

les consommateurs; et

e)

les commerçants.

2. Ce conseil est chargé de se prononcer sur l’ensemble de la politique générale de fonctionnement de l’A.I.A.T.A.D, sur les plans du contrôle et de la certification de l’«Azeite de Trás-os-Montes», ainsi que de surveiller l’ensemble du processus opérationnel technique et économique.

Le conseil technique de certification est nommé pour une durée de trois ans et se compose comme suit:

Président: Manuel Maria Meneses, directeur de la coopérative d’oléiculteurs de Moncorvo.

Membres:

Représentant des producteurs d’olives:

António Clemente Menéres Manso, président de l’Associação de olivicultores de Trás-os-Montes e Alto Douro (association des oléiculteurs de Trás-os-Montes et de l’Alto Douro), agronome et oléiculteur.

Représentant des producteurs d’huile d’olive: Francisco Almiro Cristino, directeur de la coopérative agricole de Macedo de Cavaleiros.

Représentant des distributeurs: Normando Augusto Pereira, emballeur d’huile d’olive.

Représentant des commerçants: Manuel Rodrigues da Silva, président de l’Associação comercial e industrial de Mirandela (Association commerciale et industrielle de Mirandela).

Représentant des consommateurs: João de Deus da Silva, pharmacien.

4. Le conseil de certification se réunit sur demande de l’A.I.A.T.A.D ou de toute partie intéressée. Le président a le droit de voter uniquement pour départager une égalité à l’issue des votes des membres.

Article 10

L’A.I.A.T.A.D est tenue de se conformer aux exigences légales applicables aux organismes privés de contrôle et de certification.

Article 11

Les frais de contrôle et de certification seront calculés provisoirement sur la base du coût de la marque de certification, majoré d’un montant par kilomètre parcouru par les techniciens de l’A.I.A.T.A.D, et des coûts inhérents à la collecte, à la manipulation et à l’analyse des échantillons.

Modification proposée:

L’autorité compétente pour vérifier la conformité au cahier des charges est la Direcção-Geral de Agricultura e Desenvolvimento Rural (direction générale de l’agriculture et du développement rural) (DGADR)

Avenida Afonso Costa 3

1949-002 Lisbonne, Portugal

Tél. +351 218442 200

Courriel: dqrg@dgadr.pt

L’autorité compétente peut déléguer cette compétence à un organisme de contrôle (OC) désigné par le groupement et légalement agréé à cette fin (norme EN 17065).

L’identification de cet organisme est accessible sur le site de la DGADR et dans la base de données de la Commission européenne.

Justification:

1.

Cette rubrique est modifiée afin d’assurer la conformité de son intitulé et de son contenu avec l’article 7, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 1151/2012 et avec les normes de contrôle officiel approuvées par le règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 (contrôle officiel).

2.

Les normes spécifiques de contrôle sont définies dans le plan de contrôle.

3.

Cette modification a une incidence sur le document unique.

18. Modification - Étiquetage

L’étiquetage était régi par l’article 8, Règles de production:

L’étiquette mise au point par l’A.O.T.A.D pour les huiles d’olive bénéficiant de l’appellation d’origine doit comporter les mentions suivantes:

1.

«Azeite de Trás-os-Montes Denominação de Origem» («Azeite de Trás-os-Montes» Appellation d’origine)

2.1.

«Azeite virgem» (Huile d’olive vierge),

2.2.

«Azeite virgem extra» (Huile d’olive vierge extra),

2.3.

«Azeite virgem extra especial» (Huile d’olive vierge extra spéciale).

3.

Acidité

4.

Lot

5.

Date limite de consommation, exprimée par la mention

«Consumir de preferência antes do fim de …» (à consommer de préférence avant la fin…)

6.

Quantité nette

Nom et adresse du producteur et de l’emballeur

Modification proposée:

L’étiquetage de l’«Azeite de Trás-os-Montes» doit comporter les mentions et éléments graphiques suivants:

—

la mention «Azeite de Trás-os-Montes – Denominação de Origem Protegida» (Azeite de Trás-os-Montes – Appellation d’origine protégée) ou «DOP» (AOP);

—

le symbole de l’Union européenne;

—

l’identification du producteur/opérateur (nom, société ou raison sociale et adresse);

—

le logo figurant ci-dessous, adapté aux divers emballages.

Justification:

1.

Conformité au libellé des règles facultatives d’étiquetage énoncées à l’article 7, paragraphe 1, point h), et à l’article 12, paragraphes 4 et 5, du règlement (UE) n° 1151/2012, ainsi qu’à l’article 3 du règlement (UE) n° 668/2014, afin de renforcer le contrôle et l’identification de l’appellation enregistrée.

2.

Remplacement du logo précédent pour renouveler l’image de l’appellation.

3.

Cette modification ne restreint pas la commercialisation et n’affecte pas le document unique.

Conclusions sur les modifications apportées au cahier des charges:

1.

Conformément à l’analyse menée dans les paragraphes précédents, la demande de modification du cahier des charges décrit et justifie les modifications. Elle démontre que les modifications proposées constituent des «modifications standards» et présente une synthèse des raisons qui démontrent leur caractère nécessaire, telles que prévues à l’article 6 ter du règlement (UE) no 664/2014 du 18 décembre 2013.

2.

Toutes les modifications proposées sont des modifications standards, car il ne s’agit pas de modifications à l’échelle de l’Union - article 53 du règlement (UE) no 1151/2012 et articles 6 et 6 ter du règlement (UE) no 664/2014 du 18 décembre 2013.

3.

L’enregistrement de l’appellation d’origine «Azeite de Trás-os-Montes», AOP n’était pas formalisée par un document unique car un tel document n’était pas requis à la date de son enregistrement.

4.

La proposition de document unique présentée ci-après est conforme aux dispositions de l’annexe I du règlement d’exécution (UE) no 668/2014.

La modification a une incidence sur le document unique.

DOCUMENT UNIQUE

«Azeite de Trás-os-Montes»

No UE: PDO-PT-0216-AM01 - 1.4.2024

AOP (X) IGP ( )

1. Dénomination(s) [de l’AOP ou de l’IGP]

«Azeite de Trás-os-Montes»

2. État membre ou pays tiers

Portugal

3. Description du produit agricole ou de la denrée alimentaire

3.1. Type de produit [voir annexe XI]

Classe 1.5. Huiles et matières grasses (beurre, margarine, huiles, etc.)

3.2. Description du produit portant la dénomination visée au point 1

L’«Azeite de Trás-os-Montes» est une huile d’olive d’acidité faible à très faible, issue du fruit de l’Olea Europæa L. Elle est extraite au moyen de procédés spécifiques manuels ou mécaniques à partir d’olives des variétés Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa, Cordovil, ou d’autres. variétés traditionnelles agréées par le groupement de producteurs, provenant d’oliveraies situées dans l’aire géographique de production.

Caractéristiques organoleptiques

L’«Azeite de Trás-os-Montes» est une huile d’olive équilibrée, d’acidité faible à très faible, caractérisée par:

—

sa couleur jaune-vert;

—

son intensité olfactive dominée par des arômes, associés ou isolés, de fruits frais, parfois teintés d’amande;

—

sa saveur aux arômes dominants de fruits frais, parfois teintés d’amande, avec des notes sucrées, fraîches, amères et épicées.

Caractéristiques chimiques:

Paramètre Valeur

Acidité -

Huile d’olive vierge extra jusqu’à 0,8 %

Huile d’olive vierge jusqu’à 1,5 %

Absorbances:

K232 jusqu’à 2,0

K270 jusqu’à 0,20

Delta K jusqu’à 0,01

Indice de peroxyde 15 mg/kg meq O2/kg

Trinoléine jusqu’à 0,3 %

Triglycérides (%) -

LLL 0,01 à 0,3

0LLn 0,1 à 0,5

PLLn 0,0 à 0,2

0LL 1,0 à 3,0

PLL 0,4 à 0,7

P0Ln 0,1 à 0,4

POL 3,0 à 7,0

PPL jusqu’à 1,0

OOO 36,0 à 58,0

POO 13,0 à 23,0

PPO 1,0 à 3,5

StOO 3,5 à 8,5

PstO 0,7 à 1,5

PPSt 0,5 à 1,2

Acides gras (%)

C14:0 – Acide myristique jusqu’à 0,03 %

C16:0 - Acide palmitique 6,0 à 15,0

C16:1 – Acide palmitoléique 0,2 à 1,0

C17:0 – Acide margarique jusqu’à 0,4

C17:1 – Acide margaroléique jusqu’à 0,4

C18:0 - Acide stéarique 1,5 à 4,0

C18:1 - Acide oléique 68,0 à 83,0

C18:2 - Linoléique 4,0 à 14,0

C18:3 - Linolénique 0,5 à 1,0

C20:0 – Acide arachidique jusqu’à 0,5

C20:1 – Acide gadoléique jusqu’à 0,3

C22:0 – Acide béhénique jusqu’à 0,3

C24:0 – Acide lignocérique jusqu’à 0,2

Acides gras trans (%)

TRANS OLÉIQUE < 0,03

TRANS LINOLÉIQUE + TRANS LINOLÉNIQUE < 0,03

TRANS OLÉIQUE < 0,03

Stérols (%)

Cholestérol jusqu’à 0,3

Brassicastérol < ou = 0,1

Campestérol < ou = 4,0

Stigmastérol < Campestérol

ß- Systostérol apparent > 94,0

Delta7-Stigmasténol < 0,4

Stérols totaux (mg/kg) 1 000

Érythrodiol + Uvaol jusqu’à – 3,5

3.3. Aliments pour animaux (uniquement pour les produits d’origine animale) et matières premières (uniquement pour les produits transformés)

Sans objet

3.4. Étapes spécifiques de la production qui doivent avoir lieu dans l’aire géographique délimitée

La production des matières premières, la transformation, le conditionnement et le stockage doivent être réalisés dans la zone géographique délimitée.

3.5. Règles spécifiques applicables au tranchage, râpage, conditionnement, etc., du produit auquel la dénomination fait référence

Les huiles «Azeite de Trás-os-Montes» vierge et vierge extra sont conditionnées dans des emballages d’une capacité maximale de 5 litres.

Le matériau utilisé dans l’emballage devra être inerte et apte pour le contact avec l’huile d’olive, l’utilisation d’emballages plus légers et adaptés au marché actuel étant autorisée.

3.6. Règles spécifiques applicables à l’étiquetage du produit auquel la dénomination fait référence

L’étiquetage de l’«Azeite de Trás-os-Montes» doit comporter les mentions et éléments graphiques suivants:

—

la mention «Azeite de Trás-os-Montes – Denominação de Origem Protegida» (Azeite de Trás-os-Montes – Appellation d’origine protégée) ou «DOP» (AOP);

—

le symbole de l’Union européenne;

—

l’identification du producteur/opérateur (nom, société ou raison sociale et adresse);

—

le logo figurant ci-dessous, adapté aux divers emballages.

Image 1

4. Description succincte de la délimitation de l’aire géographique

Limitée aux concelhos (communes) de: Mirandela, Vila Flor, Alfândega da Fé, Macedo de Cavaleiros, Vila Nova de Foz Côa, Carrazeda de Ansiães, Valpaços, Murça, Moncorvo, Bragança: Union des Freguesias (paroisses civiles) de Izeda, Calvelhe e Paradinha Nova, Macedo de Mato, Vimioso: freguesia de Santulhão, Mogadouro: União de Freguesias de Mogadouro, Valverde, Vale de Porco e Vilar de Rei, Paradela, Brunhoso, Castro Vicente, Vale da Madre, União de Freguesias de Remondes e Soutelo et Azinhoso

5. Lien avec l’aire géographique

La qualité de l’«Azeite de Trás-os-Montes» est déterminée par les conditions pédoclimatiques présentes dans l’aire géographique, les variétés d’oliviers, l’exposition de l’oliveraie, le savoir-faire des producteurs — notamment en ce qui concerne le calendrier et le système de récolte, ainsi que les opérations de transport et de transformation — et par sa réputation.

5.1. Spécificité de l’aire géographique - Facteurs naturels

Les caractéristiques essentielles de l’aire géographique où est produite l’Azeite de Trás-os-Montes sont, d’une part, l’unité de l’aire géographique qui constitue la région de Terra Quente Transmontana et, d’autre part, son altitude, qui varie de 400 à 1 300 m, sachant toutefois que la zone la plus dense en oliveraies se situe en dessous de 700 m.

Il s’agit d’une région de relief et de terroir spécifiques, traversée par des cours d’eau, où l’oliveraie culmine jusqu’à 700 m d’altitude. Le contraste entre les reliefs vigoureux des montagnes et les douces ondulations du plateau, entrecoupées par un réseau hydrographique de cours d’eau encastrés entre des pentes abruptes, est saisissant.

Les formations quaternaires issues des roches précédentes, donc riches en carbonates, et qui atteignent parfois plusieurs mètres, sont des lieux parfaitement adaptés pour l’oléiculture. Ces héritages quaternaires sont représentés par des terrasses caractérisées par la présence de matériaux feuilletés, aux stratifications plus ou moins grossières.

Les formations géologiques et leur évolution ont façonné un profil morphologique fortement orienté par l’écoulement du réseau hydrographique, dont les principales lignes, affluentes du Douro, sont généralement orientées du nord au sud, définissant des vallées parallèles encastrées.

À l’exception d’une petite zone du nord-ouest (drainée par le Cavado), l’ensemble du réseau hydrographique est alimenté par le Douro, dont le cours représente le niveau de base de la région et vers lequel convergent tous les affluents importants: Sabor, Tua, Pinhão, Corgo et Tâmega, sur la rive droite, Coa e Teja, Torto, Távora, Varosa et Paiva, sur la rive gauche.

Le versant du Douro, qui s’étend dans une vallée profondément encaissée tout au long de son parcours, est assez raide, avec une altitude variant entre 550 m à la limite frontalière et 20 m à la limite aval (le confluent de la rivière Paiva). Le réseau hydrographique secondaire, qui prend naissance sur les sommets des plateaux au-dessus de 800/1 000 m, s’étend également dans des vallées assez encaissées, tout du moins à proximité du Douro. L’ensemble du réseau hydrographique a un débit permanent à l’exclusion du réseau tertiaire de l’intérieur du sous-continent, notamment de Terra Quente et des zones de transition, qui s’assèchent en pleine saison.

Le climat de la région de Trás-os-Montes varie en fonction de l’exposition et de l’altitude, mais il se caractérise globalement par un type méditerranéen avec une influence continentale. Ses étés sont chauds et secs, avec toutefois des températures nocturnes hivernales largement négatives et des amplitudes annuelles très élevées (entre 17 oC et 18 oC en moyenne), ainsi que des amplitudes journalières importantes et des phénomènes d’inversion de température.

La température et l’eau sont des facteurs décisifs dans l’utilisation des terres, et sont, à ce titre, les principaux éléments déterminants des climats régionaux et locaux.

La température moyenne de la région est déterminante pour la production d’olives. En effet, afin de compléter son cycle annuel, elles nécessitent environ 5 300 oC (somme des moyennes journalières), répartis comme suit:

1.

La végétation commence lorsque la température ambiante moyenne est de 10 à 11 oC.

2.

Les inflorescences apparaissent à 15 oC quand elles ont accumulé 750 oC.

3.

La floraison commence entre 18o et 19 oC avec 550 oC accumulés sur 2 mois (1 300 oC).

4.

La fécondation se produit à 21-22 oC avec une accumulation de 660 à 700 oC sur 3 mois.

5.

Les fruits mûrissent après avoir accumulé 3 300 oC pendant 3 mois avant le début de la période de froid intense.

Les oliveraies sont plus répandues dans les régions de Terra Quente et de Douro Superior.

Zone de Terra Quente Transmontana

Cette zone possède ses propres caractéristiques climatiques, avec des étés très chauds et secs et des hivers rigoureux. Les sols sont majoritairement schisteux et pauvres en matière organique. Le couvert végétal et les cultures de type méditerranéen, comme les vignes, les oliveraies et les amandiers, prédominent.

Du fait de son origine schisteuse, le sol est très pauvre en macronutriments et très riche en micronutriments. Ce facteur, combiné au climat, confère aux produits cultivés dans cette zone des arômes et des saveurs très intenses.

Dans cette zone se distinguent:

Mirandela: concelho comptant le plus grand nombre d’oliviers de la région nord-est de Trás-os-Montes, où prédominent les variétés Verdeal transmontana et Cobrançosa.

Macedo de Cavaleiros: ce concelho, qui présente des caractéristiques climatiques et un paysage naturel typiques de Terra Fria, possède une superficie considérable d’oliveraies, avec la prédominance de la variété Cobrançosa.

Alfândega da Fé: il présente des caractéristiques similaires à celles de Macedo et Mirandela, avec la prédominance de la variété Verdeal.

Zone du Douro Superior Norte

Les dépôts sédimentaires du tertiaire, de nature argileuse avec un creux en quartz, sont considérables dans la vallée de Vilariça, affluent de la rivière Sabor, dans le Douro Superior. Dans cette zone se distinguent: Vila Flor, Moncorvo et Carrazeda de Ansiães, concelhos possédant de vastes superficies d’oliviers, avec la prédominance des variétés Cordovil et Verdeal.

Zone de l’Alto Tâmega

Elles se constituent majoritairement de sols granitiques et schisteux. On peut y distinguer Valpaços, un concelho doté de vastes superficies d’oliviers avec la prédominance des variétés Cordovil et Cobrançosa.

Zone de Terra Fria

Intégrée à la périphérie du plateau ibérique, dans un massif de formation très ancienne constitué essentiellement de schistes et de granites, elle présente deux faciès généralement adaptés aux régions qui, à l’est et à l’ouest, se développent à partir de l’alignement orographique des montagnes de Nogueira et de Montesinho.

Concernant les variétés, le fruit de la variété Verdeal Transmontana, par exemple, malgré sa véraison tardive, présente une faible teneur en eau et une concentration en huile au moment de la récolte qui garantit une bonne résistance aux premières gelées. Ces dernières n’altèrent donc pas la qualité de l’huile d’olive. En tout état de cause, les olives sont récoltées avant les fortes gelées, qui surviennent le plus souvent au cours des deux dernières semaines de décembre.

C’est pourquoi la proportion d’olives encore vertes est souvent élevée lors de la récolte. La chlorophylle liposoluble donne à l’huile, dans les premières semaines après sa fabrication, des reflets verts caractéristiques.

L’huile d’olive perd progressivement ces reflets verts avec le temps, sans que ses caractéristiques organoleptiques ne soient altérées, pour présenter une couleur aux reflets dorés. En effet, les pigments chlorophylliens sont dégradés sous l’effet de la lumière et les huiles d’olive sont également riches en polyphénols, amers et épicés, qui garantissent leur bonne conservation dans le temps.

5.2. Spécificité de l’aire géographique - Facteurs humains

L’agriculture pratiquée dans l’aire géographique est majoritairement familiale et paysanne (châtaignes, légumes, olives, raisins, cerises, pommes, amandes...),avec quelques exploitations à caractère commercial, notamment dans le secteur oléicole.

La région se caractérise par un patrimoine naturel qui intègre divers écosystèmes, avec notamment des parcs naturels, des réserves écologiques et des zones protégées, ainsi que d’importants sites panoramiques.

La production d’huile d’olive est importante dans cette région depuis au moins le 16e siècle. La plantation d’oliviers a été encouragée par la grande valeur ajoutée qu’elle confère à la terre. Pendant des siècles, les agriculteurs pratiquant cette culture ont appris à maîtriser leurs terroirs et à élaborer une huile de qualité dont la réputation n’est plus à faire.

La qualité de l’huile d’olive produite dans cette région est due au savoir-faire des agriculteurs, qui ont, au fil des siècles, savamment sélectionné les variétés les mieux adaptées au climat local, maîtrisé les techniques d’exposition des oliveraies et développé des pratiques culturales et de production efficaces: sélection du moment idoine pour la cueillette et perfectionnement du système de récolte, du conditionnement des fruits jusqu’à leur transformation, ainsi que du système de transformation et de stockage de l’huile d’olive.

Nous pouvons citer les présentations alignées ou dispersées des oliveraies selon les régions, ou encore le broyage de matériaux ligneux. Dans le passé, deux cultures croisées traditionnelles étaient également utilisées chaque année pour lutter contre les mauvaises herbes, une pratique qui a été abandonnée depuis en raison de sa nocivité pour le sol.

5.3. Spécificité du produit

La spécificité de l’huile «Azeite de Trás-os-Montes» est due à l’utilisation majoritaire des variétés Verdeal Transmontana, Madural, Cobrançosa et Cordovil, aux particularités de l’aire géographique (notamment de son sol et de son climat), ainsi qu’au savoir-faire des agriculteurs de la région.

Le fruit de la variété Verdeal Transmontana, par exemple, malgré sa véraison tardive, présente une faible teneur en eau et une concentration en huile au moment de la récolte qui garantit une bonne résistance

aux premières gelées. Ces dernières n’altèrent donc pas la qualité de l’huile d’olive. En tout état de cause, les olives sont récoltées avant les fortes gelées, qui surviennent le plus souvent au cours des deux dernières semaines de décembre.

Ainsi, la proportion d’olives encore vertes est souvent élevée lors de la récolte. La chlorophylle liposoluble donne à l’huile, dans les premières semaines après sa fabrication, des reflets verts caractéristiques.

L’huile d’olive perd progressivement ces reflets verts avec le temps, sans que ses caractéristiques organoleptiques ne soient altérées, pour présenter une couleur aux reflets dorés. En effet, les pigments chlorophylliens sont dégradés sous l’effet de la lumière. Les huiles d’olive sont également riches en polyphénols, amers et épicés, qui garantissent leur bonne conservation dans le temps.

L’huile ainsi obtenue est une huile d’acidité faible à très faible, riche en arômes caractérisés par des notes de fruits frais, parfois teintées d’amande. Elle a une couleur jaune-vert et des arômes dominants de fruits frais, parfois teintés d’amande, avec des notes sucrées, fraîches, amères et épicées.

Ferreira Lapa (1) attribue la présence d’huiles margarineuses ou épaisses au climat chaud et sec, alors que Ferreira da Silva relie cette présence aux caractéristiques du sol. Il affirme que les huiles d’olive les plus fines sont celles produites dans les formations granitiques et dans les schistes précambriens et siluriques, sur lesquels sont bâtis les districts de Bragança et Vila Real.

Ainsi, en ce qui concerne la composition acide, il apparaît que l’huile d’olive vierge de la région de Trás-os-Montes présente des valeurs d’acide palmitoléique égales ou inférieures à celles d’acide palmitique, contrairement à ce que l’on peut observer dans le reste du Portugal.

La particularité des teneurs palmitiques et palmitoléiques semble donc être l’une des caractéristiques de l’huile d’olive vierge de la région de Trás-os-Montes, correspondant à la région de Terras Quentes.

5.4. Influence des caractéristiques de la zone géographique sur les spécificités du produit (lien)

La qualité de l’«Azeite de Trás-os-Montes» est déterminée par les conditions pédoclimatiques présentes dans l’aire géographique, les variétés d’oliviers, l’exposition de l’oliveraie, le savoir-faire des producteurs - notamment en ce qui concerne le calendrier et le système de récolte, ainsi que les opérations de transport et de transformation - et par sa réputation.

Les caractéristiques de l’aire géographique liées à des facteurs naturels ou humains ont façonné le paysage oléicole de Terra Quente de Trás-os-Montes et les spécificités de l’«Azeite de Trás-os-Montes».

Le climat de la région de Trás-os-Montes varie en fonction de l’exposition et de l’altitude, mais il se caractérise globalement par un type méditerranéen avec une influence continentale. Ses étés sont chauds et secs, avec toutefois des températures nocturnes hivernales largement négatives et des amplitudes annuelles très élevées (entre 17 oC et 18 oC en moyenne), ainsi que des amplitudes journalières importantes et des phénomènes d’inversion de température. Les phénomènes d’amplitude thermique fréquents en hiver, mais aussi au printemps et en automne, excluent l’oliveraie des zones basses.

Les formations quaternaires issues des roches précédentes, donc riches en carbonates, et qui atteignent parfois plusieurs mètres, sont des lieux parfaitement adaptés pour l’oléiculture.

Toutes ces caractéristiques ont contribué à la sélection des variétés qui contribuent à définir la personnalité de l’«Azeite de Trás-os-Montes», parmi lesquelles la Verdeal Transmontana, la Madural, la Cobrançosa et la Cordovil.

Il convient également de souligner le «savoir-faire» des producteurs, qui ont su s’adapter aux caractéristiques pédoclimatiques de la région, par la sélection des variétés, le mode de gestion de l’oliveraie et, bien évidemment, le choix des dates de récolte, la rotation des olives et les phases techniques de la production de l’huile d’olive (1984,Suzana Dias)(2).

Le conditionnement des fruits jusqu’à leur transformation, le système de transformation et le stockage de l’huile contribuent également à la qualité de l’huile.

La production d’huile d’olive est importante dans l’aire géographique de production de l’«Azeite de Trás-os-Montes», depuis au moins le 16e siècle, tel qu’il ressort des textes du Dr João de Barros, chroniqueur et historien, contemporain de D. Manuel I, et auteur du livre Geografia de Entre Douro e Minho (Géographie de l’Entre Douro et du Minho), dans laquelle il écrit: «les premiers signes de cette culture remontent au moins à l’année 1548: les premiers oliviers y ont été plantés il y a bien peu de temps, et déjà l’huile d’olive abonde dans la région»(3).

Manuel Severim de Faria, en décrivant son voyage jusqu’à la ville de Miranda do Douro fin 1609, décrit, au sujet des terres voisines de Pocinho: «Les oliveraies, cependant, sont modernes, car elles ont été plantées là il y a 20 ans, ce qui était une grande première sur ce territoire; et malgré leur jeune âge, le sol est si riche que les arbres y poussent plus luxuriants et verts que nulle part ailleurs».

On retrouve également des références anciennes aux variétés d’oliviers. En 1908, l’ouvrage Notas de Portugal (Lisbonne, 1908)(4) indique que les olives prédominantes dans les oliveraies de Mirandela appartiennent aux variétés madurai, verdeal, cordovil, sevilhana, lentisca, carrasquenha, bical et redondil.

En 1942, Costa Netto et Canhoto Vidal(5) ont identifié 3 régions productrices, en se basant uniquement et exclusivement sur leur bonne tradition oléicole et la reconnaissance naturelle de ces mêmes zones, l’une d’elles étant la région d’Além Douro (Zona du Nordeste Transmontano, ou Terra Quente Transmontana).

Enfin, l’«Azeite de Trás-os-Montes» est reconnu par les consommateurs.

On peut affirmer que la consommation d’huile d’olive à Trás-os-Montes est très ancienne. En effet, le Dr Francisco da Fonseca, à la page 344 de sa Medicina Lusitana, y fait la référence suivante: «Celui qui, à la saison de l’huile d’olive, mange du pain chaud avec cette huile nouvelle sortie du pressoir, sans l’avoir purifiée ni décantée, soulagera son estomac au bout de plusieurs jours, comme le faisaient déjà avec grand succès les paysans de Trallos Montes»(6).

De nos jours, la réputation de l’«Azeite de Trás-os-Montes» n’est plus à faire. Le classement «Evoo World Ranking», créé par l’Association mondiale des journalistes et écrivains de vins, liqueurs et autres (WAWWJ) dans le but d’informer les consommateurs de la qualité des huiles d’olive vierges extra les plus primées au monde est publié chaque année depuis plus de dix ans, sur la base du système de classification WRW & S (World Ranking Wine & Spirit). Les appellations d’origine associées à l’huile d’olive, comme l’«Azeite de Trás-os-Montes», y figurent constamment dans les 100 premiers au classement mondial. Dans le classement portugais, elles sont toujours parmi les plus primées, qu’elles soient produites par des coopératives, ou par des moulins et des producteurs privés.

(1)

Lapa, João Inácio Ferreira, 1823-1892, Lisbonne: Imprensa Nacional (Presse nationale), 1871, copie numérique disponible auprès de la bibliothèque numérique HathiTrust, technologie rurale ou arts chimiques, agricoles et forestiers / João Ignacio Ferreira Lapa

(2)

Ferreira Dias, M.S.L. (1984), Contribution statistique à l’étude de la faisabilité de la démarcation des régions oléicoles portugaises, Rapport de stage du cursus d’ingénierie agro-industrielle, Université technique de Lisbonne, Institut Supérieur d’agronomie, p. 51 (Statistical Study on the Establishment of Portuguese Olive Oil Regions, Final Project)

(3)

BARROS, João – Geografia de Entre Douro e Minho e Trás-os-Montes. Porto: Édition de la Câmara Municipal do Porto (Conseil municipal de Porto). 1919, p. 0, Barros, João de (1505? — 1553 ?) — Écrivain, moraliste et géographe, dans sa Geografia d’Entre Douro e Minho e Trallosmontes [Recueil de manuscrits inédits. Vol. 5. Porto: Biblioteca Municipal do Porto (Bibliothèque municipale de Porto), 1919], rédigé vers 1549, parmi les diverses notes sur la région de Trás-os-Montes, il y est écrit à propos de Mirandela: «les premiers oliviers y ont été plantés il y a bien peu de temps, et déjà l’huile d’olive abonde dans la région»; les propos de João de Barros confirment que les premiers oliviers plantés dans les plaines de Mirandela (Carvalhais, Vale Pereiro, Vale Madeiro, Frechas…) et Freixo de Espada à Cinta (Carril, Vale de Igreja…) remontent à la fin du 15e siècle/ au début du 16e siècle.

(4)

Exposition nationale de Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, 1908, «Azeite, óleos e condimentos» (Huile d’olive, huiles et condiments), Observations sur le Portugal, vol. I, Lisbonne, Imprensa Nacional, 1908-1909

(5)

Vidal, V. Canhoto e Neto, I. Costa: Azeites elementares (Huiles d’olive élémentaires). Communication présentée au 1er Congresso Nacional de Ciências Agrárias (congrès national des sciences agronomiques)

(6)

Henriques (Francisco da Fonseca).— MEDICINA LUSITANA // SOCORRO DELPHICO, Porto, Officina Episcopal de Manuel Pedroso Coimbra, 1750

Référence à la publication du cahier des charges

https://tradicional.dgadr.gov.pt/images/prod_imagens/azeites/docs/CE_AzeiteTrasMontes_270224.pdf


(1) JO L 179 du 19.6.2014, p. 17.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5144/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Communication52024XC07559

Mise à jour des modèles de cartes délivrées par les ministères des affaires étrangères des États membres aux membres accrédités des missions diplomatiques et des représentations consulaires, ainsi qu’à leur famille, visés à l’article 20, paragraphe 2, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen)

31/12/2024

Communication52024XC07563

Informations communiquées par les États membres concernant la fermeture de pêcheries

31/12/2024

Communication52024XC07564

Publication des éléments essentiels de la décision relative à l’insolvabilité et à la liquidation des biens de la coopérative WPB Capital, spořitelní družstvo v likvidaci, conformément à l’article 13 de la directive 2001/24/CE du Parlement européen et du Conseil concernant l’assainissement et la liquidation des établissements de crédit

31/12/2024

Communication52024XC07468

Résumé des décisions de l'Union européenne relatives aux autorisations de mise sur le marché des médicaments du 1 novembre 2024 au 30 novembre 2024 (Publié en vertu de l'article 13 ou de l'article 38 du règlement (CE) n° 726/2004 du Parlement européen et du Conseil ou de L’article 5 du règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil)

30/12/2024

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →