Avis institutionnel52025AE0165

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant une interface publique connectée au système d’information du marché intérieur pour la déclaration de détachement de travailleurs et modifiant le règlement (UE) no1024/2012 [COM(2024) 531 — 2024/0301 (COD)]

CELEX52025AE0165
TypeAvis institutionnel
Datemardi 29 avril 2025

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen soutient la proposition de règlement visant à créer une interface publique unique connectée au système d'information du marché intérieur (IMI) pour simplifier la déclaration de détachement des travailleurs. Il vise à réduire la charge administrative pour les entreprises et à améliorer la transparence pour les travailleurs détachés, tout en renforçant la coopération entre les États membres. Le Comité insiste sur la nécessité de garantir la protection des données et de veiller à ce que l'outil ne crée pas d'obstacles supplémentaires pour les PME.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/3196

2.7.2025

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant une interface publique connectée au système d’information du marché intérieur pour la déclaration de détachement de travailleurs et modifiant le règlement (UE) no1024/2012

[COM(2024) 531 — 2024/0301 (COD)]

(C/2025/3196)

Rapporteur:

Bruno CHOIX

Conseiller

Lorenzo GIULIANI (pour le groupe II)

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Conseil de l’Union européenne, 25.11.2024

Parlement européen, 10.2.2025

Base juridique

Article 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2024) 531 final — 2024/0301 (COD)

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 8 à 10

Compétence

Section «Marché unique, production et consommation»

Adoption en section

8.4.2025

Adoption en session plénière

29.4.2025

Session plénière no

596

Résultat du vote (pour/contre/abstentions)

116/35/17

1. RECOMMANDATIONS

Le Comité économique et social européen (CESE)

1.1.

reconnaît l’importance de la numérisation pour la simplification et l’efficacité des déclarations de détachement. La mise en place d’un guichet public devrait contribuer à simplifier les procédures d’information, à faciliter l’exercice de la libre prestation de services et le fonctionnement du marché intérieur et à promouvoir la coopération entre les États membres.

Dans le même temps, le CESE souligne l’importance de lutter contre le non-respect des règles et la fraude, qui entraînent une concurrence déloyale pour les entreprises et dégradent la protection des travailleurs. Il est donc essentiel d’atteindre les objectifs de simplification et de réduction des charges administratives tout en garantissant, dans le même temps, une concurrence loyale entre les entreprises et un niveau adéquat de protection des droits des travailleurs, notamment en ce qui concerne l’application des conditions de travail et d’emploi en vigueur dans l’État membre où le service est fourni;

1.2.

souligne, compte tenu des objectifs de simplification que la proposition de règlement vise à atteindre, qu’il importe que l’adoption du règlement soit soutenue à l’avance par une analyse d’impact appropriée qui permette d’en vérifier les avantages pour les États membres et qui tienne compte non seulement de la simple volonté de réduire la charge bureaucratique, mais aussi des coûts sociaux potentiels et de leurs incidences pour les travailleurs. En particulier, il convient de tenir compte des investissements importants réalisés par les États membres pour mettre en place une interface nationale;

1.3.

souligne le caractère strictement volontaire de la déclaration en ligne proposée et demande que soient respectées les prérogatives des États membres s’agissant de déterminer les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires, conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE du Parlement européen et du Conseil (1) . Le CESE demande aussi que l’interface soit dotée d’un mécanisme qui permette une gestion flexible par les États membres, en rendant possibles l’ajout ou la suppression des informations contenues dans le formulaire type, et qui préservera ainsi leur autonomie, tout en atteignant les objectifs de simplification visés par le règlement;

1.4.

demande que le règlement précise plus en détail le type d’informations contenues dans le formulaire type et que les partenaires sociaux soient associés à sa définition, et suggère que ce formulaire soit inclus dans le règlement afin de faciliter l’adhésion des États membres en répondant aux besoins de leurs autorités de contrôle;

1.5.

demande que la possibilité de vérifier la saisie et la vérification des informations soit introduite en améliorant la traçabilité;

1.6.

demande que les partenaires sociaux intersectoriels et sectoriels soient associés à l’élaboration d’outils visant à mettre en œuvre les dispositions relatives au détachement de travailleurs;

1.7.

recommande à l’Autorité européenne du travail (AET) de soutenir les États membres par des activités de renforcement des capacités en vue de faciliter et de renforcer les inspections et la coopération entre les États membres aux fins de l’application des règles dans le domaine du détachement des travailleurs. Il conviendrait en particulier de veiller à ce que des informations actuelles et complètes soient disponibles, tant en ce qui concerne les entreprises que les travailleurs détachés;

1.8.

demande une conclusion rapide et équilibrée de la révision du règlement (CE) no 883/2004 du Parlement européen et du Conseil (2) , notamment en ce qui concerne le système de notification préalable;

1.9.

demande à la Commission européenne de procéder régulièrement à des évaluations pour permettre aux États membres et aux partenaires sociaux de réexaminer l’opportunité d’adopter le nouveau système commun ou de le quitter, étant donné qu’il s’agit d’une initiative à laquelle les États membres souscrivent sur une base volontaire, l’objectif étant de renforcer le fonctionnement du marché unique.

2. NOTES EXPLICATIVES

Arguments à l’appui de la recommandation 1.1

2.1.

Le CESE prend acte de l’intention déclarée de la Commission de réduire la charge administrative pesant sur les entreprises en facilitant la présentation des déclarations de détachement. Il reconnaît que la numérisation des procédures peut permettre de surmonter plus facilement et plus rapidement des obstacles tels que la barrière de la langue et la comparaison des informations.

2.2.

Le CESE est conscient du fait que la directive 2014/67/UE a limité le risque de fraude. Il souligne toutefois que les entreprises européennes, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises (PME), restent confrontées à une concurrence déloyale liée au contournement des règles en matière de détachement et à la fraude.

2.3.

Les dispositions du droit européen sur le détachement de travailleurs, comme il est indiqué dans la directive de base (Directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil (3)), devraient tenir dûment compte de trois objectifs: le respect des droits des travailleurs, le respect de la concurrence loyale et la promotion de la prestation de services dans un cadre transnational au sein de l’UE. Il est essentiel d’atteindre les objectifs de simplification et de réduction des charges administratives tout en assurant, dans le même temps, un niveau adéquat de protection des droits des travailleurs détachés, notamment en ce qui concerne l’application de la législation sur les conditions de travail et d’emploi et sur la santé et la sécurité applicable dans l’État membre où le service est fourni.

2.4.

Près d’un tiers des travailleurs détachés (30,7 %) sont actifs dans le secteur de la construction (4) et, selon les dernières données d’Eurostat, près d’un quart de tous les accidents du travail (22,9 %) se produisent dans ce même secteur de la construction (5). Pour ces raisons, il est fondamental de tenir compte des spécificités des secteurs stratégiques comme la construction, où l’implication des partenaires sociaux sectoriels est cruciale. En outre, dans son dernier rapport sur les travailleurs détachés, l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail fait référence à la diversité des conditions de travail, au manque de disponibilité des données et au risque élevé d’infractions en matière de rémunération et de santé et de sécurité au travail (6). Dans ce cadre, maintenir un système de notification préalable au détachement de travailleurs est fondamental pour éviter une dégradation des conditions de travail et lutter contre la fraude sociale.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.2

2.5.

Le CESE souligne que l’élaboration du projet de règlement a été précédée de consultations formelles avec les partenaires sociaux et les parties prenantes. Il constate toutefois l’absence d’analyse d’impact préalable à la proposition à l’examen, souligne que cette pratique va à l’encontre de la logique d’amélioration de la réglementation et s’inquiète de ce que l’instrument proposé soit réellement adapté aux besoins des États membres, des entreprises et des travailleurs. Cette évaluation est aussi importante pour les systèmes nationaux d’interface publique pour l’affichage des notifications par les entreprises établies dans des pays tiers qui n’ont pas accès au système d’information du marché intérieur (IMI).

2.6.

L’analyse d’impact devrait également tenir compte non seulement de la simple réduction de la charge bureaucratique, mais aussi des coûts sociaux potentiels pour les travailleurs détachés. L’investissement dans l’application de la législation est un bien public, essentiel pour garantir une concurrence loyale et des conditions de travail décentes. Le système doit servir l’intérêt général en soutenant les organes de surveillance et en protégeant les travailleurs vulnérables contre les abus, et les entreprises contre la concurrence déloyale.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.3

2.7.

Le CESE note que la période de transposition de la directive 2014/67/UE a pris fin en 2016. Les États membres ont investi, parfois avec des fonds européens, afin de mettre en place des systèmes correspondant à leurs exigences de contrôle, conformément aux dispositions de la directive. Le CESE s’interroge donc sur l’opportunité d’une proposition de déclaration standardisée de la Commission européenne près de dix ans après les investissements réalisés par les États membres.

2.8.

Conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE, il appartient aux États membres d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires», justifiées et proportionnées. Toutefois, l’article 4 de la proposition de règlement habilite la Commission à établir le formulaire et à le modifier au moyen d’actes d’exécution et avec le soutien d’un comité ad hoc. Le CESE estime que cela porte atteinte au principe de la responsabilité conférée aux États membres par la directive 2014/67/UE et demande que cette disposition soit modifiée en ce sens qu’elle devrait permettre aux États membres de compléter la liste des informations de manière autonome et sans qu’un examen préalable de la Commission soit nécessaire.

2.9.

Afin de tirer pleinement parti des systèmes mis en place par les États membres et de respecter leurs responsabilités au titre de la directive 2014/67/UE, le CESE souligne l’importance du caractère volontaire d’une déclaration européenne en ligne.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.4

2.10.

Le CESE estime que les éléments qui peuvent être inclus dans la déclaration devraient être inclus dans le règlement, et non définis par un acte d’exécution, afin de respecter les prérogatives des États membres pour ce qui est d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires» conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.5

2.11.

Le CESE estime que la recherche de la simplification doit aller de pair avec la facilitation et l’amélioration des capacités de contrôle des États membres. Il recommande dès lors de s’inspirer de l’expérience acquise, notamment dans le cadre du système IMI Transport, en introduisant la possibilité de contrôler la saisie des données et de vérifier les informations.

2.12.

La traçabilité des informations dans le système d’interface est un élément essentiel pour la simplification bureaucratique (en permettant l’accès aux informations déjà saisies), mais aussi pour la détection d’irrégularités potentielles.

2.13.

Le CESE note que l’article 4 de la proposition de règlement prévoit la possibilité pour les États membres de demander moins d’informations que ce que la liste propose, mais pas celle de solliciter plus d’informations. Or, le CESE souligne que l’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. En outre, certains États membres pourraient légitimement demander des informations sur les salaires, la période de détachement, les conditions de travail ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés. Il demande donc que la proposition de règlement prévoie la possibilité pour les États membres de demander davantage d’informations sur le détachement, de manière autonome et sans qu’un examen préalable de la Commission soit nécessaire.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.6

2.14.

Le CESE souligne que la consultation des partenaires sociaux intersectoriels et sectoriels est un élément essentiel pour garantir que les mesures découlant de la législation sur le détachement des travailleurs soient adaptées et fonctionnent correctement, dans le double objectif d’une concurrence loyale et de la protection des travailleurs. Il demande donc qu’ils soient pleinement associés à l’élaboration du règlement.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.7

2.15.

Le CESE estime que la proposition de règlement de la Commission ne devrait pas risquer d’affaiblir les capacités d’inspection des États membres. Il souligne que toute action en faveur du détachement devrait faciliter les inspections, surtout en renforçant les capacités des États membres et de l’Autorité européenne du travail (AET).

Arguments à l’appui de la recommandation 1.8

2.16.

Le CESE estime que la priorité de l’Union européenne doit être l’application correcte des règles relatives au détachement de travailleurs et à la lutte contre la fraude. Le CESE réitère dès lors son appel en faveur d’une conclusion rapide des négociations sur la révision du règlement (CE) no 883/2004 et, en particulier, d’une solution équilibrée en ce qui concerne le système de notification préalable, qui est essentiel pour lutter contre la fraude.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

lié aux recommandations 1.4 et 1.5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 2

Fonctionnalité de l’interface publique

Article 2

Fonctionnalité de l’interface publique

1. L’interface publique offre des fonctionnalités permettant:

1. L’interface publique offre des fonctionnalités permettant:

a)

la création d’un compte garantissant un accès sécurisé à l’espace réservé du prestataire de services;

a)

la création d’un compte garantissant un accès sécurisé à l’espace réservé du prestataire de services;

b)

l’enregistrement correct de l’activité de l’utilisateur;

b)

l’enregistrement correct de l’activité de l’utilisateur;

c)

la création, la transmission et la gestion des déclarations de détachement de travailleurs;

c)

la création, la transmission et la gestion des déclarations de détachement de travailleurs ainsi que le suivi de toute modification de celles-ci ;

d)

la transmission d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur détaché;

d)

la transmission d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur détaché;

e)

la mise à disposition des informations communiquées dans l’IMI aux autorités nationales compétentes de l’État membre d’accueil aux fins de la coopération administrative conformément aux points 6 et 7 de l’annexe du règlement (UE) no 1024/2012;

e)

la mise à disposition des informations communiquées dans l’IMI aux autorités nationales compétentes de l’État membre d’accueil aux fins de la coopération administrative conformément aux points 6 et 7 de l’annexe du règlement (UE) no 1024/2012;

f)

la réception additionnelle, par une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil qui sont des autorités compétentes au sens de l’article 3 de la directive 2014/67/UE, des déclarations de détachement directement dans le système dorsal national à la demande de cet État membre.

f)

la réception additionnelle, par une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil qui sont des autorités compétentes au sens de l’article 3 de la directive 2014/67/UE, des déclarations de détachement directement dans le système dorsal national à la demande de cet État membre;

g)

l’habilitation d’une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil à vérifier la saisie des données, à vérifier les informations et, le cas échéant, à rejeter la demande.

Exposé des motifs

La priorité pour le détachement de travailleurs reste de veiller à la bonne application des règles afin de mettre un terme à la fraude et de garantir le respect du droit du travail. Le système proposé devrait donc permettre aux autorités nationales compétentes d’effectuer les contrôles de données nécessaires et de vérifier les informations.

Amendement 2

lié à la recommandation 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 3

Article 3

Utilisation de l’interface publique par les États membres

Utilisation de l’interface publique par les États membres

3. Les États membres qui utilisent l’interface publique n’imposent aucune exigence supplémentaire en matière de déclaration ou d’information aux prestataires de services qui transmettent les déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique.

3. Les États membres qui utilisent l’interface publique peuvent imposer toute exigence supplémentaire en matière de déclaration ou d’information aux prestataires de services qui transmettent les déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique afin d’effectuer les contrôles appropriés conformément à leur législation nationale .

Exposé des motifs

L’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. En outre, certains États membres pourraient légitimement demander des informations sur les salaires, la période de détachement ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés.

Amendement 3

lié aux recommandations 1.3 et 1.4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 4

Article 4

Formulaire type

Formulaire type

1. Sans préjudice du paragraphe 5, le formulaire type comporte des informations sur:

1. Sans préjudice du paragraphe 5, le formulaire type comporte des informations sur:

a)

le prestataire de services;

a)

le prestataire de services et le représentant légal ;

b)

le travailleur détaché;

b)

le travailleur détaché;

c)

la mission de détachement;

c)

la mission de détachement;

d)

la personne de contact chargée d’assurer la liaison avec les autorités compétentes;

d)

la personne de contact chargée d’assurer la liaison avec les autorités compétentes;

e)

le destinataire du service.

e)

le destinataire du service;

[...]

f)

les conditions de travail du travailleur détaché.

1 bis. Tous les éléments individuels listés dans le paragraphe 1 du présent article doivent être accompagnés d’informations détaillées pertinentes.

[…]

3. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de ne pas demander toutes les informations prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.

3. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de ne pas demander toutes les informations prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.

3 bis. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de demander davantage d’informations que celles prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.

Exposé des motifs

L’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. Les États membres peuvent légitimement demander des informations sur la rémunération, la période de détachement ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés.

Le règlement devrait fournir des informations détaillées sur les différents éléments pertinents pour les activités de contrôle et la détection des irrégularités et prévoir, à cette fin, la transmission automatique d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur. Dans certains pays, la responsabilité des infractions liées au travail incombe au représentant légal; il est donc nécessaire de préciser son nom et ses coordonnées. Il est également important de comprendre quel type de détachement est effectué, en chaîne ou non, à long terme ou non. En cas de sous-traitance, de double détachement ou de détachement en chaîne, des données sur l’utilisateur final devraient également être fournies.

En outre, la consultation des partenaires sociaux intersectoriels et sectoriels est un élément essentiel pour garantir que les mesures découlant de la législation sur le détachement de travailleurs soient adaptées et fonctionnent correctement, dans un double objectif de concurrence loyale et de protection des travailleurs. À cette fin, un mécanisme d’interopérabilité avec les cartes d’identité sociales et leurs bases de données devrait également être mis en place.

Le règlement devrait fournir des informations détaillées sur le formulaire type, ce qui exclut toute possibilité de modification au moyen d’actes d’exécution.

Amendement 4

lié à la recommandation 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 3

Article 3

Utilisation de l’interface publique par les États membres

Utilisation de l’interface publique par les États membres

5. Tout État membre peut cesser d’utiliser l’interface publique. Le cas échéant, il en informe la Commission six mois avant la date à laquelle il prévoit de cesser d’utiliser l’interface publique.

5. Tout État membre peut cesser d’utiliser l’interface publique. Le cas échéant, il en informe la Commission trois mois avant la date à laquelle il prévoit de cesser d’utiliser l’interface publique.

Exposé des motifs

Il est suggéré de prévoir un délai plus court et une plus grande flexibilité au cas où l’État membre déciderait de suspendre ou d’abandonner l’utilisation de l’interface commune et de revenir à son système national. Le délai de six mois semble excessif si l’État membre a préparé son système national et que le «dégagement» peut donc être immédiat.

Amendement 5

lié à la recommandation 1.6

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

Article 9

Article 9

Évaluation

Évaluation

La Commission établit un rapport sur l’expérience acquise dans l’application du présent règlement au plus tard le [cinq ans après l’entrée en vigueur du règlement]. Le rapport examine en particulier dans quelle mesure le présent règlement a permis de réduire les obstacles administratifs à la libre prestation de services, de faciliter le contrôle effectif, par les États membres, du respect de la législation de l’Union visant à assurer la protection des travailleurs détachés et de favoriser la coopération administrative dans ce domaine entre les autorités nationales compétentes des États membres.

1. La Commission établit un rapport sur l’expérience acquise dans l’application du présent règlement au plus tard le [cinq ans après l’entrée en vigueur du règlement]. Le rapport examine en particulier dans quelle mesure le présent règlement a permis de réduire les obstacles administratifs à la libre prestation de services, de faciliter le contrôle effectif, par les États membres, du respect de la législation de l’Union visant à assurer la protection des travailleurs détachés et de favoriser la coopération administrative dans ce domaine entre les autorités nationales compétentes des États membres.

2. La Commission recense des outils pour encourager la participation active des partenaires sociaux au processus de suivi et d’évaluation.

Exposé des motifs

Il est suggéré de structurer un mécanisme de suivi et d’évaluation en temps utile, y compris par la participation des partenaires sociaux.

Bruxelles, le 29 avril 2025.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) Directive 2014/67/UE du Parlement Européen et du Conseil du 15 mai 2014 relative à l'exécution de la directive 96/71/CE concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d'une prestation de services et modifiant le règlement (UE) n ° 1024/2012 concernant la coopération administrative par l'intermédiaire du système d'information du marché intérieur («règlement IMI») (JO L 159 du 28.5.2014, p. 11).

(2) Règlement (CE) no 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (JO L 166 du 30.4.2004, p. 1).

(3) Directive 96/71/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 1996 concernant le détachement de travailleurs effectué dans le cadre d'une prestation de services (JO L 18 du 21.1.1997, p. 1).

(4) Détachement de travailleurs — Office des publications de l’UE.

(5) Eurostat, Statistiques sur les accidents du travail.

(6) EU-OSHA, Sécurité et santé au travail en Europe: état des lieux et tendances 2023.


ANNEXE

Les amendements suivants, qui ont recueilli au moins le quart des suffrages exprimés, ont été rejetés au cours des débats (article 74, paragraphe 3, du règlement intérieur):

Les amendements 1 (2.6) et 11 (1.2) ont été soumis au vote ensemble.

Paragraphe 2.6

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

L’ analyse d’impact devrait également tenir compte non seulement de la simple réduction de la charge bureaucratique, mais aussi des coûts sociaux potentiels pour les travailleurs détachés. L’investissement dans l’application de la législation est un bien public, essentiel pour garantir une concurrence loyale et des conditions de travail décentes. Le système doit servir l’intérêt général en soutenant les organes de surveillance et en protégeant les travailleurs vulnérables contre les abus, et les entreprises contre la concurrence déloyale.

On aurait pu tenir compte, dans l’ analyse d’impact , non seulement d’une réduction de la charge bureaucratique, mais aussi des potentiels effets d’ordre social sur les travailleurs détachés. L’investissement dans l’application de la législation est un bien public, essentiel pour garantir une concurrence loyale et des conditions de travail décentes. Le système doit servir l’intérêt général en soutenant les organes de surveillance et en protégeant les travailleurs vulnérables contre les abus, et les entreprises contre la concurrence déloyale.

Exposé des motifs

Il est vrai que l’initiative à l’examen n’est pas étayée par une analyse d’impact. Néanmoins, le projet de règlement a été précédé d’une vaste consultation des partenaires sociaux et de différentes parties prenantes, avec:

un webinaire en coopération avec l’Autorité européenne du travail (AET) le 17 février 2022 en vue d’informer les autorités compétentes et les partenaires sociaux des États membres du projet et de connaître leur avis;

des réunions et des entretiens avec les autorités des États membres intéressés et les parties intéressées concernées entre février et avril 2022;

un atelier sur l’expérience utilisateur le 27 avril 2022, avec des prestataires de services identifiés par les partenaires sociaux, pour recueillir des informations sur l’expérience administrative en matière de détachement de travailleurs;

un atelier technique avec les représentants concernés des autorités compétentes des États membres, le 28 avril 2022, afin de discuter des options de mise en œuvre;

des réunions avec les partenaires sociaux le 30 novembre 2021, le 8 décembre 2021, le 8 février 2022, le 2 juin 2022 et le 11 mai 2023;

une enquête technique auprès des États membres entre le 9 juin et le 6 juillet 2022;

une audition en ligne des partenaires sociaux le 29 avril 2024 consacrée à la déclaration électronique du détachement de travailleurs.

Le projet de déclaration électronique du détachement de travailleurs a également été examiné avec les États membres et les partenaires sociaux lors du forum de l’AET sur le détachement de travailleurs le 13 mars 2023 et le 11 avril 2024.

La Commission a analysé le niveau existant de la charge administrative liée à la déclaration des travailleurs détachés dans les vingt-sept États membres de l’Union, ce qui a abouti à une modélisation détaillée des coûts des différentes procédures de déclaration. Rien ne prouve qu’il pourrait y avoir une diminution des droits sociaux. Demander qu’une analyse d’impact soit réalisée à ce stade ne fera que retarder l’initiative sans rien ajouter à la protection des travailleurs, dans la mesure où il s’agit d’un dossier de procédure qui ne modifie aucune des dispositions de fond relatives au détachement de travailleurs. C’est la raison pour laquelle nous proposons de relever, dans le texte de l’avis, la portée qu’aurait pu avoir l’analyse d’impact.

Paragraphe 1.2

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

souligne, compte tenu des objectifs de simplification que la proposition de règlement vise à atteindre, qu’il importe que l’adoption du règlement soit soutenue à l’avance par une analyse d’impact appropriée qui permette d’en vérifier les avantages pour les États membres et qui tienne compte non seulement de la simple volonté de réduire la charge bureaucratique, mais aussi des coûts sociaux potentiels et de leurs incidences pour les travailleurs. En particulier, il convient de tenir compte des investissements importants réalisés par les États membres pour mettre en place une interface nationale;

souligne, compte tenu des objectifs de simplification que la proposition de règlement vise à atteindre, que l’adoption du règlement aurait dû être étayée à l’avance par une analyse d’impact appropriée qui aurait permis d’en vérifier les avantages pour les États membres , en tenant compte non seulement de la simple volonté de réduire la charge bureaucratique, mais aussi des potentiels effets d’ordre social et de leurs incidences pour les travailleurs. En particulier, il convient de tenir compte des investissements importants réalisés par les États membres pour mettre en place une interface nationale;

Exposé des motifs

Il est vrai que l’initiative à l’examen n’est pas étayée par une analyse d’impact. Néanmoins, le projet de règlement a été précédé d’une vaste consultation des partenaires sociaux et de différentes parties prenantes, avec:

un webinaire en coopération avec l’Autorité européenne du travail (AET) le 17 février 2022 en vue d’informer les autorités compétentes et les partenaires sociaux des États membres du projet et de connaître leur avis;

des réunions et des entretiens avec les autorités des États membres intéressés et les parties intéressées concernées entre février et avril 2022;

un atelier sur l’expérience utilisateur le 27 avril 2022, avec des prestataires de services identifiés par les partenaires sociaux, pour recueillir des informations sur l’expérience administrative en matière de détachement de travailleurs;

un atelier technique avec les représentants concernés des autorités compétentes des États membres, le 28 avril 2022, afin de discuter des options de mise en œuvre;

des réunions avec les partenaires sociaux le 30 novembre 2021, le 8 décembre 2021, le 8 février 2022, le 2 juin 2022 et le 11 mai 2023;

une enquête technique auprès des États membres entre le 9 juin et le 6 juillet 2022;

une audition en ligne des partenaires sociaux le 29 avril 2024 consacrée à la déclaration électronique du détachement de travailleurs.

Le projet de déclaration électronique du détachement de travailleurs a également été examiné avec les États membres et les partenaires sociaux lors du forum de l’AET sur le détachement de travailleurs le 13 mars 2023 et le 11 avril 2024.

La Commission a analysé le niveau existant de la charge administrative liée à la déclaration des travailleurs détachés dans les vingt-sept États membres de l’Union, ce qui a abouti à une modélisation détaillée des coûts des différentes procédures de déclaration. Rien ne prouve qu’il pourrait y avoir une diminution des droits sociaux. Demander qu’une analyse d’impact soit réalisée à ce stade ne fera que retarder l’initiative sans rien ajouter à la protection des travailleurs, dans la mesure où il s’agit d’un dossier de procédure qui ne modifie aucune des dispositions de fond relatives au détachement de travailleurs. C’est la raison pour laquelle nous proposons de relever, dans le texte de l’avis, la portée qu’aurait pu avoir l’analyse d’impact.

Résultat du vote

Voix pour:

59

Voix contre:

102

Abstentions:

3

Amendement 2

Paragraphe 2.7

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Le CESE note que la période de transposition de la directive 2014/67/UE a pris fin en 2016. Les États membres ont investi, parfois avec des fonds européens, afin de mettre en place des systèmes correspondant à leurs exigences de contrôle, conformément aux dispositions de la directive. Le CESE s’interroge donc sur l’opportunité d’une proposition de déclaration standardisée de la Commission européenne près de dix ans après les investissements réalisés par les États membres .

Le CESE note que la période de transposition de la directive 2014/67/UE a pris fin en 2016. Les États membres ont investi, parfois avec des fonds européens, afin de mettre en place des systèmes correspondant à leurs exigences de contrôle, conformément aux dispositions de la directive. Le CESE insiste dès lors sur le caractère volontaire de l’utilisation de l’interface publique et considère qu’une solution technique fournie au niveau de l’Union devrait faire en sorte de limiter l’effort de mise en œuvre au niveau national .

Exposé des motifs

La proposition à l’examen prévoit que les États membres puissent utiliser l’interface publique sur une base volontaire afin de permettre aux prestataires de services de transmettre la déclaration requise lorsqu’ils détachent des travailleurs sur leur territoire. Dans ce cas, le prestataire de services n’aurait qu’à remplir la déclaration au moyen de l’interface publique et n’aurait plus besoin de se soumettre à une procédure de déclaration nationale spécifique. Par conséquent, il n’apparaît pas justifié de réclamer la possibilité de juxtaposer différentes approches nationales, car une telle démarche compromettrait l’objectif même du projet de règlement.

Les États membres qui souhaitent participer à cette initiative volontaire devront adapter leurs dispositions nationales applicables pour faire en sorte que les prestataires de services soient tenus d’utiliser cette interface lorsqu’ils transmettent une déclaration de détachement à leurs autorités nationales compétentes, pour permettre des contrôles factuels sur le lieu de travail. Le CESE devrait donc défendre l’idée selon laquelle l’utilisation d’une solution technique fournie au niveau de l’UE doit aller de pair avec un effort limité à consentir pour sa mise en œuvre au niveau national.

La réduction de la charge administrative pesant sur les entreprises et les autorités nationales compétentes ne doit cependant pas contrevenir aux dispositions du droit européen relatives au détachement de travailleurs.

L’homogénéité du système, sa plus grande transparence et un meilleur accès aux obligations déclaratives faciliteraient le respect des règles en matière de détachement et renforceraient de ce fait la protection des travailleurs. Par ailleurs, à l’heure actuelle, les États membres ne fournissent pas d’informations au travailleur détaché concernant la déclaration qui a été faite. Le fait de communiquer des informations sur la déclaration de détachement aux travailleurs détachés permettrait à ces derniers de mieux se familiariser avec le détachement et les aiderait à obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire valoir leurs droits.

Faute de coordination entre les États membres en ce qui concerne la définition et la mise en œuvre des procédures nationales de déclaration, les systèmes des États membres ne sont pas reliés et présentent des différences au niveau de leur conception, de leurs fonctionnalités et des informations demandées aux prestataires de services. On constate par exemple des différences en ce qui concerne les exigences d’enregistrement et de connexion, la disponibilité limitée d’autres langues, l’étendue des informations requises (nombre d’éléments à communiquer, de domaines et de catégories) ou encore la possibilité limitée, voire l’impossibilité, de réutiliser les données des déclarations.

Résultat du vote

Voix pour:

50

Voix contre:

105

Abstentions:

7

Les amendements 3 (2.8), 6 (2.13), 9 (amendement 2 du CESE), 10 (amendement 3 du CESE) et 12 (1.3) ont été soumis au vote ensemble:

Paragraphe 2.8

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE, il appartient aux États membres d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires», justifiées et proportionnées. Toutefois, l’article 4 de la proposition de règlement habilite la Commission à établir le formulaire et à le modifier au moyen d’actes d’exécution et avec le soutien d’un comité ad hoc. Le CESE estime que cela porte atteinte au principe de la responsabilité conférée aux États membres par la directive 2014/67/UE et demande que cette disposition soit modifiée en ce sens qu’elle devrait permettre aux États membres de compléter la liste des informations de manière autonome et sans qu’un examen préalable de la Commission soit nécessaire .

Conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE, il appartient aux États membres d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires», justifiées et proportionnées. Toutefois, l’article 4 de la proposition de règlement habilite la Commission à établir le formulaire et à le modifier au moyen d’actes d’exécution et avec le soutien d’un comité ad hoc. Le CESE estime que cela ne devrait pas porter atteinte au principe de la responsabilité conférée aux États membres par la directive 2014/67/UE.

Exposé des motifs

L’idée derrière la proposition qui est faite est que les États membres puissent solliciter tout ou partie des informations définies dans le formulaire type, ce qui permettra d’harmoniser cette procédure dans le marché unique. L’éventuel ajout d’informations parmi celles susceptibles d’être demandées doit se faire dans le cadre de la procédure de comitologie idoine.

Toutefois, le champ étroit et clairement défini des informations retenues aux fins de la déclaration n’implique pas que les États membres soient privés de la faculté de solliciter des informations complémentaires à des fins d’inspection conformément à la directive 2014/67/UE. À cet égard, il convient de distinguer clairement déclaration et inspection.

Paragraphe 2.13

Supprimer:

Avis de section

Amendement

Le CESE note que l’article 4 de la proposition de règlement prévoit la possibilité pour les États membres de demander moins d’informations que ce que la liste propose, mais pas celle de solliciter plus d’informations. Or, le CESE souligne que l’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. En outre, certains États membres pourraient légitimement demander des informations sur les salaires, la période de détachement, les conditions de travail ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés. Il demande donc que la proposition de règlement prévoie la possibilité pour les États membres de demander davantage d’informations sur le détachement, de manière autonome et sans qu’un examen préalable de la Commission soit nécessaire.

Exposé des motifs

Il est proposé de supprimer ce paragraphe, qui est sans rapport avec la recommandation 1.5 où il est demandé que la possibilité de vérifier la saisie et les informations soit introduite, améliorant ainsi la traçabilité.

Amendement du CESE 2

Supprimer:

Texte proposé par la Commission

Article 3

Utilisation de l’interface publique par les États membres

3. Les États membres qui utilisent l’interface publique n’imposent aucune exigence supplémentaire en matière de déclaration ou d’information aux prestataires de services qui transmettent les déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique.


Avis de section

Amendement

Article 3

Article 3

Utilisation de l’interface publique par les États membres

Utilisation de l’interface publique par les États membres

3. Les États membres qui utilisent l’interface publique peuvent imposer toute exigence supplémentaire en matière de déclaration ou d’information aux prestataires de services qui transmettent les déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique afin d’effectuer les contrôles appropriés conformément à leur législation nationale .

3. Les États membres qui utilisent l’interface publique n’imposent aucune exigence supplémentaire en matière de déclaration ou d’information aux prestataires de services qui transmettent les déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique.


Exposé des motifs figurant dans le projet d’avis

Amendement à l’exposé des motifs figurant dans l’avis

L’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. En outre, certains États membres pourraient légitimement demander des informations sur les salaires, la période de détachement ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés.

Explication des modifications proposées

La proposition à l’examen prévoit que les États membres puissent utiliser l’interface publique sur une base volontaire afin de permettre aux prestataires de services de transmettre la déclaration requise lorsqu’ils détachent des travailleurs sur leur territoire. Dans ce cas, le prestataire de services n’aurait qu’à remplir la déclaration au moyen de l’interface publique et n’aurait plus besoin de se soumettre à une procédure de déclaration nationale spécifique. Par conséquent, il n’apparaît pas justifié de réclamer la possibilité de juxtaposer différentes approches nationales, car une telle démarche compromettrait l’objectif même du projet de règlement.

Les États membres qui souhaitent participer à cette initiative volontaire devront adapter leurs dispositions nationales applicables pour faire en sorte que les prestataires de services soient tenus d’utiliser cette interface lorsqu’ils transmettent une simple déclaration de détachement de travailleurs à leurs autorités nationales compétentes, pour permettre des contrôles factuels sur le lieu de travail. Le CESE devrait donc défendre l’idée selon laquelle l’utilisation d’une solution technique fournie au niveau de l’UE doit aller de pair avec un effort limité à consentir pour sa mise en œuvre au niveau national.

La réduction de la charge administrative pesant sur les entreprises et les autorités nationales compétentes ne doit cependant pas contrevenir aux dispositions du droit européen relatives au détachement de travailleurs.

L’homogénéité du système, sa plus grande transparence et un meilleur accès aux obligations déclaratives faciliteraient le respect des règles en matière de détachement et renforceraient de ce fait la protection des travailleurs. Par ailleurs, à l’heure actuelle, les États membres ne fournissent pas d’informations au travailleur détaché concernant la déclaration qui a été faite. Le fait de communiquer des informations sur la déclaration de détachement aux travailleurs détachés permettrait à ces derniers de mieux se familiariser avec le détachement et les aiderait à obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire valoir leurs droits.

Faute de coordination entre les États membres en ce qui concerne la définition et la mise en œuvre des procédures nationales de déclaration, les systèmes des États membres ne sont pas reliés et présentent des différences au niveau de leur conception, de leurs fonctionnalités et des informations demandées aux prestataires de services. On constate par exemple des différences en ce qui concerne les exigences d’enregistrement et de connexion, la disponibilité limitée d’autres langues, l’étendue des informations requises (nombre d’éléments à communiquer, de domaines et de catégories) ou encore la possibilité limitée, voire l’impossibilité, de réutiliser les données des déclarations.

Amendement du CESE 3

Supprimer:

Texte proposé par la Commission

Article 4

Formulaire type

1. Sans préjudice du paragraphe 5, le formulaire type comporte des informations sur:

a)

le prestataire de services;

b)

le travailleur détaché;

c)

la mission de détachement;

d)

la personne de contact chargée d’assurer la liaison avec les autorités compétentes;

e)

le destinataire du service.

[...]

3. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de ne pas demander toutes les informations prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.


Avis de section

Amendement

Article 4

Article 4

Formulaire type

Formulaire type

1. Sans préjudice du paragraphe 5, le formulaire type comporte des informations sur:

1. Sans préjudice du paragraphe 5, le formulaire type comporte des informations sur:

a)

le prestataire de services et le représentant légal ;

a)

le prestataire de services;

b)

le travailleur détaché;

b)

le travailleur détaché;

c)

la mission de détachement;

c)

la mission de détachement;

d)

la personne de contact chargée d’assurer la liaison avec les autorités compétentes;

d)

la personne de contact chargée d’assurer la liaison avec les autorités compétentes;

e)

le destinataire du service;

e)

le destinataire du service.

f)

les conditions de travail du travailleur détaché.

[...]

1 bis. Tous les éléments individuels listés dans le paragraphe 1 du présent article doivent être accompagnés d’informations détaillées pertinentes.

[…]

3. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de ne pas demander toutes les informations prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.

3.

Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de ne pas demander toutes les informations prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.

3 bis. Tout État membre qui choisit d’utiliser l’interface publique peut décider de demander davantage d’informations que celles prévues dans le formulaire type et en informe la Commission.


Exposé des motifs figurant dans le projet d’avis

Amendement à l’exposé des motifs figurant dans l’avis

L’article 9 de la directive 2014/67/UE laisse aux États membres le soin de définir les mesures nécessaires. Les États membres peuvent légitimement demander des informations sur la rémunération, la période de détachement ou le logement des travailleurs détachés afin de procéder à des contrôles appropriés.

Le règlement devrait fournir des informations détaillées sur les différents éléments pertinents pour les activités de contrôle et la détection des irrégularités et prévoir, à cette fin, la transmission automatique d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur. Dans certains pays, la responsabilité des infractions liées au travail incombe au représentant légal; il est donc nécessaire de préciser son nom et ses coordonnées. Il est également important de comprendre quel type de détachement est effectué, en chaîne ou non, à long terme ou non. En cas de sous-traitance, de double détachement ou de détachement en chaîne, des données sur l’utilisateur final devraient également être fournies.

En outre, la consultation des partenaires sociaux intersectoriels et sectoriels est un élément essentiel pour garantir que les mesures découlant de la législation sur le détachement de travailleurs soient adaptées et fonctionnent correctement, dans un double objectif de concurrence loyale et de protection des travailleurs. À cette fin, un mécanisme d’interopérabilité avec les cartes d’identité sociales et leurs bases de données devrait également être mis en place.

Le règlement devrait fournir des informations détaillées sur le formulaire type, ce qui exclut toute possibilité de modification au moyen d’actes d’exécution.

Explication des modifications proposées

L’analyse effectuée par la Commission a montré que le délai moyen de transmission d’une déclaration préalable dans le cadre d’expériences contrôlées varie significativement d’un État membre à l’autre. Cette variation tient à plusieurs facteurs, y compris aux différences quant aux éléments individuels à communiquer dans la déclaration préalable, aux différences dans la conception, les exigences et les fonctionnalités des outils nationaux de déclaration, ou encore à la mesure dans laquelle les données de déclarations antérieures peuvent être réutilisées.

Une vue d’ensemble des exigences nationales en matière de déclaration de détachement de travailleurs fait apparaître, si l’on considère l’ensemble des États membres, qu’il existe plus de 300 éléments individuels différents à communiquer dans le cadre de ces déclarations. Parmi les systèmes servant à remplir la déclaration, ceux d’entre eux qui sont simples se distinguent par un nombre réduit d’éléments à communiquer et par la possibilité de réutiliser les données pour transmettre plusieurs déclarations. Les systèmes fastidieux, quant à eux, ont généralement des outils difficiles à trouver ou à manipuler, des contraintes linguistiques qui rendent nécessaire une traduction, ou des formulaires contenant une série complexe d’exigences en matière d’information.

La Commission a bénéficié des éclairages du groupe d’experts sur les exigences et les systèmes nationaux de déclaration et sur les informations pertinentes nécessaires pour effectuer des contrôles factuels sur le lieu de travail.

Les États membres peuvent utiliser l’interface publique sur une base volontaire afin de permettre aux prestataires de services de transmettre la déclaration requise lorsqu’ils détachent des travailleurs sur leur territoire. Dans ce cas, un prestataire de services n’aurait qu’à remplir la déclaration au moyen de l’interface publique et n’aurait plus besoin de se soumettre à une procédure de déclaration nationale spécifique.

La liste commune des exigences en matière d’information pour la déclaration de détachement de travailleurs a été mise au point au sein du groupe d’experts en décembre 2023. Sur la base des orientations données par le groupe d’experts des États membres, le formulaire type contiendra des informations concernant le prestataire de services, le travailleur détaché, la mission du travailleur détaché, la personne de contact assurant la liaison avec les autorités compétentes et le destinataire du service. Il y a lieu d’accorder à la Commission des compétences d’exécution en ce qui concerne la mise au point plus détaillée du formulaire type et les modifications ultérieures qui lui seront apportées. On bénéficiera ainsi de la flexibilité nécessaire dans l’adaptation et la mise en œuvre techniques du formulaire.

La transmission des déclarations de détachement par l’intermédiaire de l’interface publique facilitera une application plus rigoureuse et uniforme de la directive 96/71/CE et améliorera la coopération administrative entre les autorités des États membres. À l’heure actuelle, les autorités nationales compétentes qui sollicitent l’assistance mutuelle d’autres États membres lorsqu’elles présentent une demande d’information motivée doivent insérer manuellement les informations relatives au détachement dans l’IMI. Si les informations sont différentes dans chacun des États membres, elles ne seront plus comparables ni interopérables.

Paragraphe 1.3

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

souligne le caractère strictement volontaire de la déclaration en ligne proposée et demande que soient respectées les prérogatives des États membres s’agissant de déterminer les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires, conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE. Le CESE demande aussi que l’interface soit dotée d’un mécanisme qui permette une gestion flexible par les États membres, en rendant possibles l’ajout ou la suppression des informations contenues dans le formulaire type, et qui préservera ainsi leur autonomie, tout en atteignant les objectifs de simplification visés par le règlement ;

souligne le caractère volontaire de la déclaration en ligne proposée et insiste sur le fait que l’utilisation d’une solution technique fournie au niveau de l’Union devrait faire en sorte de limiter l’effort de mise en œuvre au niveau national ;

Exposé des motifs

L’idée derrière la proposition qui est faite est que les États membres puissent solliciter tout ou partie des informations définies dans le formulaire type, ce qui permettra d’harmoniser cette procédure dans le marché unique. L’éventuel ajout d’informations parmi celles susceptibles d’être demandées doit se faire dans le cadre de la procédure de comitologie idoine.

Toutefois, le champ étroit et clairement défini des informations retenues aux fins de la déclaration n’implique pas que les États membres soient privés de la faculté de solliciter des informations complémentaires à des fins d’inspection conformément à la directive 2014/67/UE. À cet égard, il convient de distinguer clairement déclaration et inspection.

Ce paragraphe mélange deux procédures distinctes: la déclaration ex ante de détachement et les éventuelles procédures de contrôle ex post. L’idée avancée dans la proposition à l’examen est que la procédure en amont du détachement devrait être aussi harmonisée et simple que possible, tout en permettant aux États membres de solliciter des informations et des documents supplémentaires dans le cas où des contrôles sont effectués a posteriori.

La proposition à l’examen prévoit que les États membres puissent utiliser l’interface publique sur une base volontaire afin de permettre aux prestataires de services de transmettre la déclaration requise lorsqu’ils détachent des travailleurs sur leur territoire. Dans ce cas, le prestataire de services n’aurait qu’à remplir la déclaration au moyen de l’interface publique et n’aurait plus besoin de se soumettre à une procédure de déclaration nationale spécifique. Par conséquent, il n’apparaît pas justifié de réclamer la possibilité de juxtaposer différentes approches nationales, car une telle démarche compromettrait l’objectif même du projet de règlement.

Les États membres qui souhaitent participer à cette initiative volontaire devront adapter leurs dispositions nationales applicables pour faire en sorte que les prestataires de services soient tenus d’utiliser cette interface lorsqu’ils transmettent une déclaration de détachement à leurs autorités nationales compétentes, pour permettre des contrôles factuels sur le lieu de travail. Le CESE devrait donc défendre l’idée selon laquelle l’utilisation d’une solution technique fournie au niveau de l’UE doit aller de pair avec un effort limité à consentir pour sa mise en œuvre au niveau national.

La réduction de la charge administrative pesant sur les entreprises et les autorités nationales compétentes ne doit cependant pas contrevenir aux dispositions du droit européen relatives au détachement de travailleurs.

L’homogénéité du système, sa plus grande transparence et un meilleur accès aux obligations déclaratives faciliteraient le respect des règles en matière de détachement et renforceraient de ce fait la protection des travailleurs. Par ailleurs, à l’heure actuelle, les États membres ne fournissent pas d’informations au travailleur détaché concernant la déclaration qui a été faite. Le fait de communiquer des informations sur la déclaration de détachement aux travailleurs détachés permettrait à ces derniers de mieux se familiariser avec le détachement et les aiderait à obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire valoir leurs droits.

Faute de coordination entre les États membres en ce qui concerne la définition et la mise en œuvre des procédures nationales de déclaration, les systèmes des États membres ne sont pas reliés et présentent des différences au niveau de leur conception, de leurs fonctionnalités et des informations demandées aux prestataires de services. On constate par exemple des différences en ce qui concerne les exigences d’enregistrement et de connexion, la disponibilité limitée d’autres langues, l’étendue des informations requises (nombre d’éléments à communiquer, de domaines et de catégories) ou encore la possibilité limitée, voire l’impossibilité, de réutiliser les données des déclarations.

Résultat du vote

Voix pour:

59

Voix contre:

98

Abstentions:

7

Amendement 4 (2.9)

Paragraphe 2.9

Supprimer:

Avis de section

Amendement

Afin de tirer pleinement parti des systèmes mis en place par les États membres et de respecter leurs responsabilités au titre de la directive 2014/67/UE, le CESE souligne l’importance du caractère volontaire d’une déclaration européenne en ligne.

Exposé des motifs

Ce paragraphe mélange deux procédures distinctes: la déclaration ex ante de détachement et les éventuelles procédures de contrôle ex post. L’idée avancée dans la proposition à l’examen est que la procédure en amont du détachement devrait être aussi harmonisée et simple que possible, tout en permettant aux États membres de solliciter des informations et des documents supplémentaires dans le cas où des contrôles sont effectués a posteriori.

Voir aussi le paragraphe 2.7 ci-dessus.

Résultat du vote

Voix pour:

56

Voix contre:

105

Abstentions:

7

Les amendements 5 (2.10) et 13 (1.4) ont été soumis au vote ensemble.

Paragraphe 2.10

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Le CESE estime que les éléments qui peuvent être inclus dans la déclaration devraient être inclus dans le règlement, et non définis par un acte d’exécution, afin de respecter les prérogatives des États membres pour ce qui est d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires» conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE.

Le CESE soutient la proposition de la Commission consistant à définir les éléments devant être inclus dans la déclaration au moyen d’ un acte d’exécution, afin de respecter les prérogatives des États membres pour ce qui est d’imposer «les exigences administratives et les mesures de contrôle nécessaires» conformément à l’article 9 de la directive 2014/67/UE.

Exposé des motifs

L’acte de base ne devrait contenir que les catégories d’informations demandées. Les informations spécifiques sont à définir au moyen d’actes d’exécution. Il y a lieu d’accorder à la Commission des compétences d’exécution en ce qui concerne la mise au point plus détaillée du formulaire type et les modifications ultérieures qui lui seront apportées. On bénéficiera ainsi de la flexibilité nécessaire dans l’adaptation et la mise en œuvre techniques du formulaire. Comme indiqué dans le document de travail des services de la Commission [SWD(2024) 258 final], «l’expérience dans la mise en œuvre du formulaire type pour la déclaration de conducteurs dans le secteur du transport routier a montré que la mise en œuvre technique a besoin, pour être efficace, d’un certain degré de flexibilité, dans la limite d’un cadre bien défini. Conférer des compétences d’exécution à la Commission permettrait également de modifier plus rapidement le formulaire type en cas de besoin, sans qu’il soit nécessaire de modifier l’acte de base sous-jacent».

Paragraphe 1.4

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

demande que le règlement précise plus en détail le type d’informations contenues dans le formulaire type et que les partenaires sociaux soient associés à sa définition , et suggère que ce formulaire soit inclus dans le règlement afin de faciliter l’adhésion des États membres en répondant aux besoins de leurs autorités de contrôle ;

soutient la proposition de la Commission consistant à préciser plus en détail le type d’informations contenues dans le formulaire type au moyen d’un acte d’exécution, car il sera ainsi plus facile de procéder aux adaptations qui seraient nécessaires, et demande que les partenaires sociaux soient associés à sa définition;

Exposé des motifs

L’acte de base ne devrait contenir que les catégories d’informations demandées. Les informations spécifiques sont à définir au moyen d’actes d’exécution. Il y a lieu d’accorder à la Commission des compétences d’exécution en ce qui concerne la mise au point plus détaillée du formulaire type et les modifications ultérieures qui lui seront apportées. On bénéficiera ainsi de la flexibilité nécessaire dans l’adaptation et la mise en œuvre techniques du formulaire. Comme indiqué dans le document de travail des services de la Commission [SWD(2024) 258 final], «l’expérience dans la mise en œuvre du formulaire type pour la déclaration de conducteurs dans le secteur du transport routier a montré que la mise en œuvre technique a besoin, pour être efficace, d’un certain degré de flexibilité, dans la limite d’un cadre bien défini. Conférer des compétences d’exécution à la Commission permettrait également de modifier plus rapidement le formulaire type en cas de besoin, sans qu’il soit nécessaire de modifier l’acte de base sous-jacent».

Résultat du vote

Voix pour:

56

Voix contre:

106

Abstentions:

10

Les amendements 7 (2.16) et 14 (1.8) ont été soumis au vote ensemble:

Paragraphe 2.16

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

Le CESE estime que la priorité de l’Union européenne doit être l’application correcte des règles relatives au détachement de travailleurs et à la lutte contre la fraude. Le CESE réitère dès lors son appel en faveur d’une conclusion rapide des négociations sur la révision du règlement (CE) no 883/2004 et, en particulier, d’une solution équilibrée en ce qui concerne le système de notification préalable, qui est essentiel pour lutter contre la fraude.

Le CESE estime que la priorité de l’Union européenne doit être l’application correcte des règles relatives au détachement de travailleurs et à la lutte contre la fraude. Le CESE réitère dès lors son appel en faveur d’une conclusion rapide des négociations sur la révision du règlement (CE) no 883/2004 et, en particulier, d’une solution équilibrée en ce qui concerne le système de notification préalable, qui est essentiel pour lutter contre la fraude. Il souligne aussi qu’il est nécessaire d’introduire la notion de «voyage d’affaires» afin de mettre un terme à l’insécurité juridique qui entoure l’utilisation du certificat A1 à cette fin.

Exposé des motifs

Dans l’état actuel de la législation, il n’existe pas de distinction claire entre un voyage d’affaires et un détachement au sens de l’article 12 du règlement (CE) no 883/2004 La notion de «voyage d’affaires» n’est pas définie au niveau de l’UE.

L’article 12, paragraphe 1, du règlement (CE) no 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale dispose que «[l]a personne qui exerce une activité salariée dans un État membre pour le compte d’un employeur y exerçant normalement ses activités, et que cet employeur détache pour effectuer un travail pour son compte dans un autre État membre, demeure soumise à la législation du premier État membre, à condition que la durée prévisible de ce travail n’excède pas vingt-quatre mois et que la personne ne soit pas envoyée en remplacement d’une autre personne». Un employeur qui détache un travailleur est tenu de solliciter un certificat A1 conformément aux règles prévues dans le règlement (CE) no987/2009 du Parlement européen et du Conseil (1) fixant les modalités d’application du règlement (CE) no 883/2004. Par conséquent, les règles actuelles sont une source d’insécurité juridique, en raison aussi des différences constatées dans les jurisprudences nationales. Dans le cadre de la révision du règlement no883/2004 et de son règlement d’application, il est envisagé d’introduire la notion de «voyage d’affaires» aux fins de l’application de l’article 12 du règlement no883/2004, en vertu de quoi il ne sera plus nécessaire de solliciter un certificat A1 pour les salariés envoyés dans le cadre d’un voyage d’affaires ainsi défini.

Paragraphe 1.8

Modifier comme suit:

Avis de section

Amendement

demande une conclusion rapide et équilibrée de la révision du règlement (CE) no 883/2004, notamment en ce qui concerne le système de notification préalable.

demande une conclusion rapide et équilibrée de la révision du règlement (CE) no 883/2004, notamment en ce qui concerne le système de notification préalable et l’octroi de dérogations en cas de voyages d’affaire et de détachements de courte durée, afin que les entreprises ne se trouvent pas dans une situation d’insécurité juridique .

Exposé des motifs

Dans l’état actuel de la législation, il n’existe pas de distinction claire entre un voyage d’affaires et un détachement au sens de l’article 12 du règlement (CE) no 883/2004 La notion de «voyage d’affaires» n’est pas définie au niveau de l’UE.

L’article 12, paragraphe 1, du règlement (CE) no 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale dispose que «[l]a personne qui exerce une activité salariée dans un État membre pour le compte d’un employeur y exerçant normalement ses activités, et que cet employeur détache pour effectuer un travail pour son compte dans un autre État membre, demeure soumise à la législation du premier État membre, à condition que la durée prévisible de ce travail n’excède pas vingt-quatre mois et que la personne ne soit pas envoyée en remplacement d’une autre personne». Un employeur qui détache un travailleur est tenu de solliciter un certificat A1 conformément aux règles prévues dans le règlement (CE) no987/2009 fixant les modalités d’application du règlement (CE) no 883/2004. Par conséquent, les règles actuelles sont une source d’insécurité juridique, en raison aussi des différences constatées dans les jurisprudences nationales. Dans le cadre de la révision du règlement (CE) no883/2004 et de son règlement d’application, il est envisagé d’introduire la notion de «voyage d’affaires» aux fins de l’application de l’article 12 du règlement no883/2004, en vertu de quoi il ne sera plus nécessaire de solliciter un certificat A1 pour les salariés envoyés dans le cadre d’un voyage d’affaires ainsi défini.

Résultat du vote

Voix pour:

63

Voix contre:

101

Abstentions:

4

Amendement 8

Amendement 1 du CESE

Modifier comme suit:

Texte proposé par la Commission

Article 2

Fonctionnalité de l’interface publique

1. L’interface publique offre des fonctionnalités permettant:

a)

la création d’un compte garantissant un accès sécurisé à l’espace réservé du prestataire de services;

b)

l’enregistrement correct de l’activité de l’utilisateur;

c)

la création, la transmission et la gestion des déclarations de détachement de travailleurs;

d)

la transmission d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur détaché;

e)

la mise à disposition des informations communiquées dans l’IMI aux autorités nationales compétentes de l’État membre d’accueil aux fins de la coopération administrative conformément aux points 6 et 7 de l’annexe du règlement (UE) no 1024/2012;

f)

la réception additionnelle, par une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil qui sont des autorités compétentes au sens de l’article 3 de la directive 2014/67/UE, des déclarations de détachement directement dans le système dorsal national à la demande de cet État membre.


Avis de section

Amendement

Article 2

Article 2

Fonctionnalité de l’interface publique

Fonctionnalité de l’interface publique

1. L’interface publique offre des fonctionnalités permettant:

1. L’interface publique offre des fonctionnalités permettant:

a)

la création d’un compte garantissant un accès sécurisé à l’espace réservé du prestataire de services;

a)

la création d’un compte garantissant un accès sécurisé à l’espace réservé du prestataire de services;

b)

l’enregistrement correct de l’activité de l’utilisateur;

b)

l’enregistrement correct de l’activité de l’utilisateur;

c)

la création, la transmission et la gestion des déclarations de détachement de travailleurs ainsi que le suivi de toute modification de celles-ci ;

c)

la création, la transmission et la gestion des déclarations de détachement de travailleurs ainsi que le suivi de toute modification de celles-ci ;

d)

la transmission d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur détaché;

d)

la transmission d’une copie de la déclaration de détachement au travailleur détaché;

e)

la mise à disposition des informations communiquées dans l’IMI aux autorités nationales compétentes de l’État membre d’accueil aux fins de la coopération administrative conformément aux points 6 et 7 de l’annexe du règlement (UE) no 1024/2012;

e)

la mise à disposition des informations communiquées dans l’IMI aux autorités nationales compétentes de l’État membre d’accueil aux fins de la coopération administrative conformément aux points 6 et 7 de l’annexe du règlement (UE) no 1024/2012;

f)

la réception additionnelle, par une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil qui sont des autorités compétentes au sens de l’article 3 de la directive 2014/67/UE, des déclarations de détachement directement dans le système dorsal national à la demande de cet État membre;

f)

la réception additionnelle, par une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil qui sont des autorités compétentes au sens de l’article 3 de la directive 2014/67/UE, des déclarations de détachement directement dans le système dorsal national à la demande de cet État membre;

g)

l’habilitation d’une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil à vérifier la saisie des données, à vérifier les informations et, le cas échéant, à rejeter la demande.

g)

l’habilitation d’une ou plusieurs autorités nationales de l’État membre d’accueil à vérifier la saisie des données et à vérifier les informations.


Exposé des motifs figurant dans le projet d’avis

Amendement à l’exposé des motifs figurant dans l’avis

La priorité pour le détachement de travailleurs reste de veiller à la bonne application des règles afin de mettre un terme à la fraude et de garantir le respect du droit du travail. Le système proposé devrait donc permettre aux autorités nationales compétentes d’effectuer les contrôles de données nécessaires et de vérifier les informations.

La priorité pour le détachement de travailleurs reste de veiller à la bonne application des règles afin de mettre un terme à la fraude et de garantir le respect du droit du travail. Le système proposé devrait donc permettre aux autorités nationales compétentes d’effectuer les contrôles de données nécessaires et de vérifier les informations.

Explication des modifications proposées

Nous sommes hostiles à l’ajout d’un droit à rejeter la demande, qui n’est pas suffisamment motivé et pourrait potentiellement contrevenir à d’autres dispositions du droit de l’Union relatives à la libre circulation des travailleurs.

Résultat du vote

Voix pour:

58

Voix contre:

105

Abstentions:

5


(1) Règlement (CE) n o 987/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 fixant les modalités d’application du règlement (CE) n o 883/2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (JO L 284 du 30.10.2009, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/3196/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)