Avis institutionnel52025AE1558

Avis du Comité économique et social européen — Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2021/2115 en ce qui concerne le système de conditionnalité, les types d’intervention sous la forme de paiements directs, les types d’intervention dans certains secteurs et dans le cadre du développement rural et les rapports annuels de performance, ainsi que le règlement (UE) 2021/2116 en ce qui concerne la gouvernance des données et de l’interopérabilité, la suspension des paiements liée à l’apurement annuel des performances et les contrôles et les sanctions — COM(2025) 236 final – 2025/0236 (COD)

CELEX52025AE1558
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 18 septembre 2025

Résumé IA

Cet avis du Comité économique et social européen porte sur une proposition de révision ciblée de la PAC 2023-2027. Il examine des modifications visant à assouplir le système de conditionnalité des aides, à ajuster certains types d'interventions (paiements directs, secteurs, développement rural) et à simplifier les obligations de rapport. La proposition modifie également les règles de gouvernance des données, de suspension des paiements et de contrôle-sanction dans le cadre du règlement horizontal.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/38

16.1.2026

Avis du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2021/2115 en ce qui concerne le système de conditionnalité, les types d’intervention sous la forme de paiements directs, les types d’intervention dans certains secteurs et dans le cadre du développement rural et les rapports annuels de performance, ainsi que le règlement (UE) 2021/2116 en ce qui concerne la gouvernance des données et de l’interopérabilité, la suspension des paiements liée à l’apurement annuel des performances et les contrôles et les sanctions

COM(2025) 236 final – 2025/0236 (COD)

(C/2026/38)

Rapporteur:

John COMER

Corapporteur:

Arnold PUECH d’ALISSAC

Conseillers

Frank ALLEN (pour le rapporteur)

Roch-Marie STERN (pour le corapporteur)

Procédure législative

EU Law Tracker

Consultation

Parlement européen, 16.6.2025

Conseil de l’Union européenne: 25.6.2025

Base juridique

Article 43, paragraphe 2, et article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Documents de la Commission

COM(2025) 236 final — 2025/0236 (COD)

Résumé du document COM(2025) 236 final

Objectifs de développement durable (ODD) pertinents

ODD 8 — Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous

ODD 10 — Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l'autre

ODD 12: établir des modes de consommation et de production durables

ODD 15 — Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité

Compétence

Section «Agriculture, développement rural et environnement»

Adoption en section

8.9.2025

Adoption en session plénière

18.9.2025

Session plénière no

599

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

120/0/1

1. RECOMMANDATIONS

Le Comité économique et social européen (CESE) attire l’attention sur les éléments suivants:

1.1.

Le renforcement et l’amélioration de la numérisation devraient être une stratégie essentielle pour simplifier la PAC, en ce qu’ils permettraient l’utilisation d’outils numériques pour la collecte des données, le suivi et le traitement des paiements. Par conséquent, les États membres doivent élaborer un plan spécifique visant à favoriser la numérisation et à rationaliser et normaliser davantage les procédures fondées sur le système intégré de gestion et de contrôle (SIGC), en améliorant la convivialité, l’interopérabilité et les services aux agriculteurs.

1.2.

La numérisation peut représenter une charge pour les agriculteurs qui manquent de compétences et d’équipements numériques, notamment les agriculteurs plus âgés et ceux qui vivent dans des zones reculées. Les États membres doivent promouvoir et soutenir activement leur formation aux compétences numériques. La numérisation doit être conviviale pour les agriculteurs et aisée à comprendre et exploiter. Il convient de fournir un soutien financier au renforcement des compétences et à la formation en fonction des besoins. Une ligne d’assistance téléphonique spécifique devrait être mise à disposition pour aider les agriculteurs à résoudre les problèmes liés à la charge administrative qu’ils rencontrent. Tout doit être mis en œuvre pour faire en sorte que les agriculteurs ne soient plus obligés de recourir à des consultants privés pour remplir les formulaires de demande.

1.3.

Chaque plan stratégique relevant de la PAC devrait contenir un plan spécifique visant à réduire la charge administrative liée aux demandes de paiement, en raccourcissant les formulaires de demande et en utilisant largement les formulaires préremplis et la technologie numérique la plus récente pour accéder aux données pertinentes. Chaque État membre doit mettre activement en œuvre cette politique.

1.4.

Lors de leur installation initiale en tant que chefs d’une exploitation agricole, les nouveaux agriculteurs devraient bénéficier des mêmes modalités et conditions en matière de soutien aux investissements visant à se conformer aux exigences prévues par la législation de l’UE que celles accordées aux jeunes agriculteurs, à la condition qu’ils soient des agriculteurs actifs.

1.5.

Si une entreprise agricole, une exploitation agricole ou un groupement d’agriculteurs actifs au sein de la même exploitation compte au moins deux jeunes agriculteurs au cours d’années différentes, ils devraient être éligibles à davantage que cinq années d’aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs.

1.6.

Le paiement annuel en faveur des petits agriculteurs ne devrait pas dépasser 5 000 EUR (soumis à l’indexation) lorsque les États membres octroient un paiement aux petits agriculteurs sous la forme d’un montant forfaitaire ou de montants par hectare remplaçant les paiements directs. Les contrôles de conditionnalité et les sanctions ne devraient pas s’appliquer à ces paiements.

1.7.

Le nombre d’inspections sur place devrait être considérablement réduit grâce à un recours accru aux technologies modernes tout en protégeant les intérêts financiers de l’Union.

1.8.

Les États membres peuvent prévoir la possibilité de corriger les demandes d’aide et les demandes de paiement après leur introduction, sans incidence sur le droit de bénéficier d’une aide, à condition que les erreurs à corriger aient été commises de bonne foi — et reconnues comme telles par l’autorité compétente — et que la correction soit effectuée soit avant que le demandeur soit informé de sa sélection en vue d’un contrôle sur place, soit avant que l’autorité compétente n’ait pris sa décision. Les demandeurs qui ont commis une omission ou une erreur manifeste doivent en être avertis afin que la correction puisse être effectuée sans que cela donne lieu à une sanction.

1.9.

Les agriculteurs qui, en raison de circonstances imprévues, n’ont pas été en mesure de contribuer à un outil de gestion des risques ne devraient pas être discriminés en se voyant octroyer un taux de paiements compensatoires inférieur.

1.10.

Dans des circonstances exceptionnelles, lorsque l’ampleur d’une catastrophe naturelle, d’un phénomène climatique défavorable ou d’un autre événement catastrophique est si importante que les fonds disponibles ne sont pas suffisants pour fournir une compensation raisonnable aux agriculteurs, la Commission, conjointement avec l’État membre, doit fournir un financement d’urgence supplémentaire. Le versement de paiements de crise ne doit pas entraîner une réduction des dotations au titre de l’aide de base au revenu.

1.11.

Si cela est jugé approprié compte tenu des conditions locales, il devrait être laissé à la discrétion des États membres d’appliquer un autre système de paiement que celui des paiements par hectare pour les désavantages spécifiques à une zone imposés par les exigences obligatoires.

1.12.

La complexité de la PAC réside en grande partie dans la mise en œuvre des bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE). Il est nécessaire d’évaluer pleinement et de réviser les BCAE afin qu’elles soient respectueuses des agriculteurs et soutiennent la sécurité alimentaire dans l’UE en facilitant une production alimentaire de qualité conforme aux bonnes pratiques environnementales.

1.13.

Le soutien aux investissements dans l’irrigation ne devrait pas dépendre de l’interprétation par chaque État membre ou région de la qualification «moins que bon» de la masse d’eau, car cela crée des distorsions entre les États membres et entre les régions. Les besoins des autres écosystèmes doivent être respectés.

2. NOTES EXPLICATIVES

Arguments à l’appui de la recommandation 1.1

2.1.

La télédétection et l’intégration des bases de données numériques peuvent améliorer le suivi et le rendre plus simple. Les systèmes satellitaires utilisés pour l’observation des zones agricoles et le suivi des subventions, complétés par l’intelligence artificielle, peuvent avoir une incidence majeure sur le processus de simplification. La confidentialité des données doit être protégée et cette activité ne devrait pas être privatisée. Les agriculteurs ne devraient pas perdre le contrôle de leurs propres données. Il y a lieu que les États membres prennent rapidement les mesures nécessaires pour moderniser leurs infrastructures numériques de manière à réduire la charge administrative pesant sur les agriculteurs. Enfin, ces derniers ne devraient être tenus de soumettre des données qu’une seule fois, au moyen d’un système unique.

Arguments à l’appui des recommandations 1.2, 1.3 et 1.7

2.2.

Une numérisation accrue pourrait conduire à l’émergence d’une agriculture européenne «à deux vitesses», avec le risque que certains segments d’agriculteurs se retrouvent à la traîne ou abandonnent tout simplement leur activité. Il convient de remédier systématiquement à tous les problèmes liés au développement de la numérisation. Il importe de mettre à jour les compétences numériques des agriculteurs, en accordant une attention particulière à ceux à qui elles font défaut. La simplification et le raccourcissement des formulaires de demande constitueraient une avancée très positive pour les agriculteurs sur le plan de la gestion de la charge administrative. Il y a lieu de prévoir un financement pour faciliter le partage des connaissances, la communication, le conseil et le soutien aux agriculteurs. Chaque État membre doit mettre activement en œuvre cette politique. Tout doit être mis en œuvre afin d’éliminer la nécessité pour les agriculteurs de recourir à des consultants privés pour remplir les formulaires de demande. La «crainte d’un audit» par la Commission est l’une des causes de la surréglementation au niveau des États membres et devrait également être abordée au niveau horizontal dans l’UE.

Arguments à l’appui des recommandations 1.4 et 1.5

2.3.

Le nombre d’exploitations agricoles et d’agriculteurs continue de diminuer dans l’Union et au moins la moitié des agriculteurs européens ont plus de 55 ans. Il convient de mettre tout en œuvre pour rendre l’agriculture plus attrayante en encourageant et en incitant les nouveaux agriculteurs et les jeunes agriculteurs à entreprendre une activité agricole. Le défi du renouvellement des générations est énorme.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.6

2.4.

Les petites exploitations sont sous pression: au cours des dix dernières années, quatre millions d’exploitations ont disparu dans l’UE. Pour développer une communauté rurale cohésive sur le plan social, toutes les exploitations agricoles ont un rôle à jouer, qu’elles soient grandes, moyennes ou petites. À l’heure actuelle, de nombreux petits agriculteurs ont besoin d’un soutien spécifique pour survivre. Un équilibre raisonnable au sein du secteur agricole est essentiel pour maintenir une société rurale dynamique d’un point de vue social et environnemental.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.8

2.5.

La PAC doit être rendue plus conviviale. En cas d’erreurs ou d’omissions, lorsque l’autorité compétente reconnaît que celles-ci ont été commises de bonne foi, les agriculteurs devraient être autorisés à apporter des corrections aux demandes déjà introduites sans que cela donne lieu à des sanctions.

Arguments à l’appui des recommandations 1.9 et 1.10

2.6.

En cas de catastrophe naturelle, de phénomènes climatiques défavorables ou d’autres événements catastrophiques, l’indemnisation des agriculteurs doit être juste et équitable. Le versement de paiements de crise ne doit pas entraîner une réduction des dotations au titre de l’aide de base au revenu. Ceux-ci doivent disposer d’un revenu raisonnable pour poursuivre leur activité agricole et, lorsque des événements catastrophiques surviennent, une aide doit être fournie dès que possible afin qu’ils puissent survivre. Le défi du maintien de la production alimentaire dans l’UE ne peut être ignoré. La sécurité alimentaire est un aspect essentiel à prendre en considération dans le développement futur de l’agriculture européenne, et il y a lieu d’insister sur l’urgence de lutter contre l’incidence négative du changement climatique sur l’agriculture.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.12

2.7.

Le système de conditionnalité a été créé en 2003 et mis en œuvre pour la première fois en 2005, et son objectif est clair: établir des exigences de base communes pour les États membres en vue d’améliorer les conditions agroenvironnementales des terres agricoles. Aujourd’hui, en 2025, les normes relatives aux BCAE ne sont plus équivalentes entre les agriculteurs des différents États membres et ne constituent plus un ensemble de normes communes et équitables en raison des différences entre les évaluations des plans stratégiques nationaux réalisées par la Commission. Par exemple, les dates de mise en œuvre des différentes BCAE varient d’un État membre à l’autre, et les mesures déployées pour les BCAE 1, 2 et 9 ne sont pas uniformes à l’échelle de l’Union.

2.8.

En 2025, ces exigences, qui ont été consolidées au fil des ans, sont toutes respectées par la grande majorité des agriculteurs. En effet, le rapport de la Cour des comptes européenne (no 13/2020) sur la biodiversité des terres agricoles estime qu’environ 99 % des agriculteurs respectent les règles de conditionnalité et que seul 1 % de ceux ayant fait l’objet d’un contrôle ont été sanctionnés (réduction des aides) pour non-respect de ces règles. Les exigences environnementales sont donc bien comprises par les agriculteurs.

2.9.

La grande majorité des agriculteurs (par exemple, 92 % en France) souscrivent à des programmes écologiques dont les ambitions environnementales sont toujours plus élevées que celles prévues par le système de conditionnalité, conformément à l’article 31, paragraphe 5 bis, du règlement (UE) 2021/2115 (1). Oliver Moore de ARC2020 souligne, dans un article publié en mars 2025 sur le site web de la plateforme, basé sur des données provenant de 12 États membres, que l’objectif de la superficie cible globale pour les programmes écologiques (70 % de la superficie cultivée) a été largement atteint, mais que ces programmes ont généralement une faible incidence sur l’environnement.

2.10.

Les manifestations massives d’agriculteurs qui ont débuté à la fin de 2023 ont mis en évidence l’incompatibilité de certaines BCAE avec les pratiques agricoles mises en œuvre par les agriculteurs pour garantir la sécurité des approvisionnements. Pour répondre au besoin de cohérence entre les BCAE non réalisables et les objectifs de la PAC, la Commission a simplifié en 2024 plusieurs normes, telles que les BCAE 1, 7 et 8. Ces simplifications ont eu pour conséquence que plusieurs normes BCAE sont désormais inopérantes et non contraignantes pour les agriculteurs. Pour la norme BCAE 8, la mesure de simplification a entraîné la suppression de la norme. Pour les autres, la Commission a autorisé des dérogations équivalant à une suppression, les contraintes ayant été supprimées pour les agriculteurs. L’ensemble de ces mesures constituent un pas dans la bonne direction.

2.11.

Ces normes se caractérisent aujourd’hui par une grande complexité, un grand nombre de dérogations et cas particuliers, et de nombreux calculs doivent être effectués pour vérifier leur conformité. En conséquence:

de nombreuses erreurs sont commises de bonne foi par les agriculteurs, lesquelles entraînent des sanctions, même si les pratiques qu’ils mettent en œuvre dans les terres qu’ils cultivent sont bénéfiques pour l’environnement, le climat et la biodiversité;

plusieurs outils de calcul ont été mis en place par les administrations nationales et régionales mais ils contiennent souvent des erreurs et causent des retards dans l’examen des demandes. Cela a une incidence, d’une part, sur la confiance des agriculteurs dans l’administration concernée et, d’autre part, sur le montant et les délais des paiements aux agriculteurs, ce qui les met parfois en difficulté financière même s’ils respectent les règles relatives aux BCAE;

les agriculteurs doivent payer des services de conseil agricole supplémentaires pour remplir leur déclaration PAC, un processus qui prend de plus en plus de temps et coûte de plus en plus cher;

les administrations doivent mettre en place un système complexe de contrôles, qui a pour conséquence que les agriculteurs peuvent être inspectés plusieurs fois par an dans le cadre de la PAC, même lorsqu’ils respectent les BCAE, ce qui crée un sentiment d’injustice.

2.12.

Alors que 99 % des agriculteurs respectent les critères de conditionnalité, il ne faut pas perdre de vue que l’une des neuf BCAE, la BCAE 2 sur la protection des zones humides et des tourbières, est récente et n’a été mise en œuvre que depuis 2024 ou 2025 dans la plupart des pays membres. Aucune information n’est encore disponible en ce qui concerne son incidence ou son bon fonctionnement, et la protection de ces zones particulièrement riches en carbone reste nécessaire.

Arguments à l’appui de la recommandation 1.13

2.13.

Dans les zones connaissant une pénurie d’eau, le critère quantitatif exclut les subventions au stockage, lequel est nécessaire pour assurer l’irrigation en été sans avoir à pomper l’eau des rivières. L’irrigation est essentielle à l’installation des jeunes agriculteurs, à l’adaptation au changement climatique et au maintien du potentiel productif des zones concernées qui, sans production, seraient négligées, ce qui pourrait entraîner des incendies. Les besoins des autres écosystèmes doivent être respectés.

3. AMENDEMENTS PROPOSÉS À LA PROPOSITION LÉGISLATIVE DE LA COMMISSION

Amendement 1

lié à la recommandation 1.1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

1 bis)

À l’article 6, le paragraphe suivant est ajouté:

«4. Le renforcement de la numérisation doit être une stratégie essentielle pour simplifier la PAC, en ce qu’il permettrait l’utilisation d’outils numériques pour la collecte des données, le suivi et le traitement des paiements.»

Exposé des motifs

Il s’agit de faciliter la gestion administrative et de la simplifier.

Amendement 2

lié à la recommandation 1.6

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

9)

L’article 28 est remplacé par le texte suivant:

9)

L’article 28 est remplacé par le texte suivant:

«Article 28

«Article 28

Paiements en faveur des petits agriculteurs

Paiements en faveur des petits agriculteurs

Les États membres peuvent octroyer un paiement aux petits agriculteurs, tels qu’ils sont déterminés par les États membres, au moyen d’un montant forfaitaire ou de montants par hectare qui remplacent les paiements directs prévus par la présente section et la section 3 du présent chapitre. Les États membres conçoivent l’intervention correspondante dans le plan stratégique relevant de la PAC comme étant facultative pour les agriculteurs.

Les États membres peuvent octroyer un paiement aux petits agriculteurs, tels qu’ils sont déterminés par les États membres, au moyen d’un montant forfaitaire ou de montants par hectare qui remplacent les paiements directs prévus par la présente section et la section 3 du présent chapitre. Les États membres conçoivent l’intervention correspondante dans le plan stratégique relevant de la PAC comme étant facultative pour les agriculteurs.

[...]

[...]

Le paiement annuel pour chaque agriculteur au titre du premier alinéa ne dépasse pas 2 500 EUR.

Le paiement annuel pour chaque agriculteur au titre du premier alinéa ne dépasse pas 5 000 EUR (soumis à l’indexation) .

[...]»;

[...]»;

Exposé des motifs

Il s’agit d’encourager les petits agriculteurs et de les aider à maintenir leur activité, ainsi que de soutenir la société rurale dans ses aspects sociaux et économiques.

Amendement 3

lié à la recommandation 1.5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

9a)

À l’article 30, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant:

«3. L’aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs est octroyée pour une durée maximale de cinq ans, à compter de la première année d’introduction de la demande de paiement en faveur des jeunes agriculteurs, et sous réserve des conditions à déterminer par le cadre juridique de la PAC applicable pour la période postérieure à 2027, lorsque la durée de cinq ans va au-delà de 2027. Les États membres veillent à ce qu’aucune attente juridique de la part des bénéficiaires ne soit créée pour la période postérieure à 2027. Si une entreprise agricole, une exploitation agricole ou un groupement d’agriculteurs actifs au sein de la même exploitation compte au moins deux jeunes agriculteurs au cours d’années différentes, ils devraient être éligibles pour une durée plus longue que cinq ans.»;

Exposé des motifs

L’objectif visé est d’aider les jeunes agriculteurs et de favoriser le renouvellement des générations.

Amendement 4

lié à la recommandation 1.9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

11)

Au titre III, chapitre II, la section suivante est ajoutée:

11)

Au titre III, chapitre II, la section suivante est ajoutée:

«Section 4

«Section 4

Paiements de crise complémentaires

Paiements de crise complémentaires

Article 41 bis

Article 41 bis

Paiements de crise complémentaires versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques

Paiements de crise complémentaires versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques

1. [...]

1. [...]

4. Les États membres établissent les taux d’aide applicables pour compenser les pertes de production. Ces taux sont plus élevés pour les agriculteurs qui sont couverts par un régime d’assurance ou par un autre outil de gestion des risques. Des indices peuvent être utilisés pour le calcul de la perte de production.

4. Les États membres établissent les taux d’aide applicables pour compenser les pertes de production. Ces taux sont plus élevés pour les agriculteurs qui sont couverts par un régime d’assurance ou par un autre outil de gestion des risques. Des indices peuvent être utilisés pour le calcul de la perte de production. Les agriculteurs qui, en raison de circonstances imprévues, ne sont pas en mesure de contribuer à un outil de gestion des risques ne devraient pas être discriminés en se voyant octroyer un taux de paiements compensatoires inférieur, étant donné qu’ils doivent pouvoir disposer d’un revenu raisonnable pour poursuivre leur activité agricole.

5. [...]»;

5. [...]»;

Exposé des motifs

Il importe de garantir la justice et l’équité dans les paiements compensatoires en cas de crise.

Amendement 5

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

15)

L’article 70 est modifié comme suit:

15)

L’article 70 est modifié comme suit:

c)

Le paragraphe 8 est remplacé par le texte suivant:

c)

Le paragraphe 8 est remplacé par le texte suivant:

«8. Lorsque l’aide au titre du présent article est octroyée à des engagements agroenvironnementaux et climatiques, ou à des engagements destinés à maintenir des pratiques et méthodes de l’agriculture biologique prévues dans le règlement (UE) 2018/848, ou à adopter de telles pratiques et méthodes, les États membres mettent en place un paiement à l’hectare ou, le cas échéant, à la ruche, telle que définie dans l’acte délégué visé à l’article 56, point b), du présent règlement . [...]»;

«8. Lorsque l’aide au titre du présent article est octroyée à des engagements agroenvironnementaux et climatiques, ou à des engagements destinés à maintenir des pratiques et méthodes de l’agriculture biologique prévues dans le règlement (UE) 2018/848, ou à adopter de telles pratiques et méthodes, les États membres mettent en place un paiement à l’hectare. [...]»;

Exposé des motifs

Le paiement à la ruche ne simplifie pas la procédure mais, au contraire, le rend plus complexe pour les administrations.

Amendement 6

lié à la recommandation 1.11

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

16 bis)

À l’article 72, le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. Les paiements effectués au titre du présent article sont accordés annuellement par hectare. Les États membres peuvent décider d’autres méthodes de paiement si elles sont jugées plus adaptées aux conditions locales.»

Exposé des motifs

Il s’agit de rendre le système aussi favorable que possible aux agriculteurs.

Amendement 7

lié à la recommandation 1.4

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

17)

À l’article 73, le paragraphe 5 est remplacé par le texte suivant:

17)

À l’article 73, le paragraphe 5 est remplacé par le texte suivant:

«5. Lorsque le droit de l’Union conduit à imposer de nouvelles exigences aux agriculteurs, une aide peut être accordée pour les investissements qu’ils réalisent en vue de se conformer à ces exigences pendant une période maximale de trente-six mois à compter de la date à laquelle celles-ci deviennent obligatoires pour l’exploitation.

«5. Lorsque le droit de l’Union conduit à imposer de nouvelles exigences aux agriculteurs, une aide peut être accordée pour les investissements qu’ils réalisent en vue de se conformer à ces exigences pendant une période maximale de trente-six mois à compter de la date à laquelle celles-ci deviennent obligatoires pour l’exploitation.

Pour les jeunes agriculteurs qui s’installent pour la première fois dans une exploitation agricole en tant que chef d’exploitation, l’aide aux investissements visant à se conformer aux exigences du droit de l’Union peut être accordée pour une durée maximale de trente-six mois à compter de la date de l’installation ou jusqu’à l’achèvement des actions définies dans le plan d’entreprise visé à l’article 75, paragraphe 3.»;

Pour les jeunes agriculteurs qui s’installent pour la première fois dans une exploitation agricole en tant que chef d’exploitation, l’aide aux investissements visant à se conformer aux exigences du droit de l’Union peut être accordée pour une durée maximale de trente-six mois à compter de la date de l’installation ou jusqu’à l’achèvement des actions définies dans le plan d’entreprise visé à l’article 75, paragraphe 3. Il convient également de prévoir des conditions similaires pour les nouveaux agriculteurs qui s’installent pour la première fois en tant que chefs d’une exploitation agricole, à la condition qu’ils soient des agriculteurs actifs. »;

Exposé des motifs

Tout le soutien possible doit être accordé aux jeunes comme aux nouveaux agriculteurs afin de garantir le maintien d’un secteur agricole dynamique.

Amendement 8

lié à la recommandation 1.13

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

17 bis)

À l’article 74, les paragraphes 4, 6 et 7 sont supprimés;

Exposé des motifs

Le soutien aux infrastructures d’irrigation ne peut être octroyé si l’état de la masse d’eau est qualifié, dans le plan de gestion de district hydrographique pertinent, de «moins que bon» pour des raisons liées à la quantité d’eau. Toutefois, cette qualification est opaque et inégale d’un pays/d’une région à l’autre.

Amendement 9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

19)

À l’article 76, paragraphe 5, le premier alinéa est remplacé par le texte suivant:

19)

À l’article 76, paragraphe 5, le premier alinéa est remplacé par le texte suivant:

«Les États membres veillent à ce que l’aide ne soit accordée que pour couvrir les pertes dépassant un plafond d’au moins 20 % de la production annuelle moyenne ou du revenu annuel moyen de l’agriculteur au cours des trois années précédentes ou de sa production moyenne triennale calculée sur la base des cinq années précédentes, en excluant la valeur la plus élevée et la valeur la plus faible. Les outils de gestion des risques sectoriels calculent les pertes au niveau de l’exploitation, au niveau de l’activité de l’exploitation dans le secteur concerné, ou par rapport à la zone spécifique concernée assurée.

«Les États membres veillent à ce que l’aide ne soit accordée que pour couvrir les pertes dépassant un plafond d’au moins 20 % de la production annuelle moyenne ou du revenu annuel moyen de l’agriculteur au cours des trois années précédentes ou de sa production moyenne triennale calculée sur la base des cinq années précédentes, en excluant la valeur la plus élevée et la valeur la plus faible. Les outils de gestion des risques sectoriels calculent les pertes au niveau de l’exploitation, au niveau de l’activité de l’exploitation dans le secteur concerné, ou par rapport à la zone spécifique concernée assurée.

Pour les cultures permanentes et dans d’autres cas justifiés pour lesquels les méthodes de calcul visées au premier alinéa ne sont pas appropriées, les États membres peuvent évaluer les pertes sur la base de la production annuelle moyenne ou du revenu annuel moyen de l’agriculteur sur une période ne dépassant pas huit ans, en excluant la valeur la plus élevée et la valeur la plus faible .

Pour les cultures permanentes , pour les terres arables et dans d’autres cas justifiés pour lesquels les méthodes de calcul visées au premier alinéa ne sont pas appropriées, les États membres peuvent évaluer les pertes sur la base de la production annuelle moyenne ou du revenu annuel moyen de l’agriculteur sur une période ne dépassant pas huit ans, en excluant les deux valeurs les plus faibles .

[...]»;

[...]»;

Exposé des motifs

L’amendement vise à rendre l’assurance récolte plus efficace et à permettre une meilleure adaptation au changement climatique, lequel a entraîné une plus grande volatilité des rendements pour toutes les cultures.

Amendement 10

lié à la recommandation 1.9

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

20)

Au titre III, chapitre IV, section 1, l’article suivant est ajouté:

20)

Au titre III, chapitre IV, section 1, l’article suivant est ajouté:

«Article 78 bis

«Article 78 bis

Paiements de crise versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques au titre du développement rural

Paiements de crise versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques au titre du développement rural

1. [...]

1. [...]

4. Les États membres établissent les taux d’aide applicables pour compenser les pertes de production. Ces taux sont plus élevés pour les agriculteurs qui sont couverts par un régime d’assurance ou par un autre outil de gestion des risques. Des indices peuvent être utilisés pour le calcul de la perte de production.

4. Les États membres établissent les taux d’aide applicables pour compenser les pertes de production. Ces taux sont plus élevés pour les agriculteurs qui sont couverts par un régime d’assurance ou par un autre outil de gestion des risques. Des indices peuvent être utilisés pour le calcul de la perte de production. Les agriculteurs qui, en raison de circonstances imprévues, ne sont pas en mesure de contribuer à un outil de gestion des risques ne devraient pas être discriminés en se voyant octroyer un taux de paiements compensatoires inférieur, étant donné qu’ils doivent pouvoir disposer d’un revenu raisonnable pour poursuivre leur activité agricole.

5. [...]»;

5. [...]»;

Exposé des motifs

Il s’agit de garantir l’équité et l’équilibre en matière de paiements compensatoires en cas de crise et de veiller à ce que les agriculteurs puissent poursuivre leur activité.

Amendement 11

lié à la recommandation 1.10

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

26)

Dans le titre IV, l’article suivant est inséré:

26)

Dans le titre IV, l’article suivant est inséré:

«Article 96 bis

«Article 96 bis

Dotations financières maximales pour les paiements de crise versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques

Dotations financières maximales pour les paiements de crise versés aux agriculteurs à la suite de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques défavorables ou d’événements catastrophiques

1. [...]

1. [...]

2. [...]»;

2. [...]

3. Dans des circonstances exceptionnelles, lorsque l’ampleur d’une catastrophe naturelle, d’un phénomène climatique défavorable ou d’un autre événement catastrophique est si importante que les fonds disponibles à l’annexe XV, tableaux 1 et 2, ne sont pas suffisants pour fournir une compensation raisonnable aux agriculteurs, la Commission, conjointement avec l’État membre, doit fournir un financement d’urgence supplémentaire. Le versement de paiements de crise ne doit pas entraîner une réduction des dotations au titre de l’aide de base au revenu. »;

Exposé des motifs

Il y a lieu de prévoir des paiements compensatoires spéciaux lorsque, en cas de crise exceptionnelle, les fonds existants sont insuffisants pour permettre aux agriculteurs de survivre.

Amendement 12

lié à la recommandation 1.3

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

26a)

À l’article 107, paragraphe 1, le point suivant est ajouté:

«i)

un plan spécifique visant à réduire la charge administrative liée aux demandes de paiement, en raccourcissant les formulaires de demande et en utilisant largement les formulaires préremplis et la technologie numérique la plus récente pour accéder aux données pertinentes.»;

Exposé des motifs

La simplification de la PAC doit contribuer à réduire la charge administrative en modifiant la procédure de demande.

Amendement 13

lié à la recommandation 1.2

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

27 bis)

À l’article 114, le paragraphe suivant est ajouté:

«La numérisation peut être une mesure de simplification, mais son introduction peut également représenter une charge et un coût pour certains agriculteurs qui ne disposent pas des compétences nécessaires dans une société agricole vieillissante. Les États membres doivent soutenir activement la formation aux compétences numériques des agriculteurs, le partage des connaissances, la formation plus générale et la communication. Un soutien financier devrait être fourni en fonction des besoins. Une ligne d’assistance téléphonique spécifique devrait être mise à disposition pour aider les agriculteurs à résoudre les problèmes liés à la charge administrative qu’ils rencontrent. Tout doit être mis en œuvre faire en sorte que les agriculteurs ne soient plus obligés de recourir à des consultants privés pour remplir les formulaires de demande.»;

Exposé des motifs

La numérisation accrue fait partie de l’avenir, et les agriculteurs ont besoin d’une formation et d’un renforcement des compétences pour y faire face. Ce nouveau système doit être convivial pour les agriculteurs et facile à comprendre et à utiliser, et il doit réduire la nécessité de recourir à des consultants privés.

Amendement 14

lié à la recommandation 1.1

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

4)

Au titre II, le chapitre suivant est ajouté:

4)

Au titre II, le chapitre suivant est ajouté:

«Chapitre III

«Chapitre III

Gouvernance des données et de l’interopérabilité de la PAC

Gouvernance des données et de l’interopérabilité de la PAC

Article 13 bis

Article 13 bis

Autorité chargée de la gouvernance des données dans le cadre de la PAC

Autorité chargée de la gouvernance des données dans le cadre de la PAC

1. [...]

1. [...]

3. La feuille de route contient en particulier les éléments suivants:

3. La feuille de route contient en particulier les éléments suivants:

a)

[...]

a)

[...]

c)

l’identification des synergies éventuelles avec d’autres initiatives nationales et de l’UE en matière d’interopérabilité.

c)

l’identification des synergies éventuelles avec d’autres initiatives nationales et de l’UE en matière d’interopérabilité.

Les États membres doivent élaborer un plan spécifique visant à favoriser la numérisation et à rationaliser et normaliser davantage les procédures fondées sur le système intégré de gestion et de contrôle (SIGC), en améliorant la convivialité, l’interopérabilité et les services aux agriculteurs.

Dans la mesure du possible, les États membres fondent leur évaluation des besoins et la conception des mesures sur le principe selon lequel les données ne sont collectées qu’une seule fois et sont réutilisées.

Dans la mesure du possible, les États membres fondent leur évaluation des besoins et la conception des mesures sur le principe selon lequel les données ne sont collectées qu’une seule fois et sont réutilisées.

4. [...]»;

4. [...]»;

Exposé des motifs

L’objectif est de réduire la charge administrative et de rendre le système plus convivial et plus facile à comprendre et à utiliser.

Amendement 15

lié à la recommandation 1.8

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

13 bis)

À l’article 59, le paragraphe 6 est remplacé par le texte suivant:

«6. Les États membres peuvent prévoir, dans leurs systèmes de gestion et de contrôle, la possibilité que les demandes d’aide et les demandes de paiement soient corrigées après leur présentation sans incidence sur le droit à recevoir une aide, pour autant que les éléments à corriger ou les omissions à réparer aient été reconnus par l’autorité compétente comme des faits survenus de bonne foi, et que la correction soit effectuée ou l’omission réparée avant que le demandeur ne soit informé de sa sélection en vue d’un contrôle sur place ou avant que l’autorité compétente n’ait pris sa décision concernant la demande. Les demandeurs qui ont commis une omission ou une erreur manifeste doivent en être avertis afin qu’une correction puisse être effectuée sans que cela donne lieu à une sanction.»;

Exposé des motifs

Il s’agit de rendre le système plus favorable aux agriculteurs, en acceptant la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des paiements de l’UE.

Amendement 16

Lié à la recommandation 1.7

Texte proposé par la Commission

Amendement du CESE

14)

À l’article 60, paragraphe 1, l’alinéa suivant est ajouté:

14)

À l’article 60, paragraphe 1, l’alinéa suivant est ajouté:

«Lorsqu’un bénéficiaire a été sélectionné en vue d’un contrôle sur place portant sur une demande d’aide, sur une demande de paiement ou sur la conditionnalité conformément à l’article 83, les États membres, dans la mesure du possible et compte tenu des risques associés, ne sélectionnent pas ce bénéficiaire pour un contrôle et un échantillon de contrôle ultérieurs pour l’année en question, sauf lorsque les circonstances exigent un second contrôle afin d’assurer une protection efficace des intérêts financiers de l’Union. Cette disposition ne réduit pas le niveau des contrôles.»;

«Lorsqu’un bénéficiaire a été sélectionné en vue d’un contrôle sur place portant sur une demande d’aide, sur une demande de paiement ou sur la conditionnalité conformément à l’article 83, les États membres, dans la mesure du possible et compte tenu des risques associés, ne sélectionnent pas ce bénéficiaire pour un contrôle et un échantillon de contrôle ultérieurs pour l’année en question, sauf lorsque les circonstances exigent un second contrôle afin d’assurer une protection efficace des intérêts financiers de l’Union. Cette disposition ne réduit pas le niveau des contrôles. Le recours accru aux technologies modernes devrait réduire considérablement le nombre d’inspections sur place. Il convient de tout mettre en œuvre pour réduire le nombre d’inspections sur place tout en protégeant les intérêts financiers de l’Union. »;

Exposé des motifs

L’amendement vise à favoriser une réduction de la charge administrative pesant sur les agriculteurs et les autorités des États membres.

Bruxelles, le 18 septembre 2025.

Le président

du Comité économique et social européen

Oliver RÖPKE


(1) Règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (plans stratégiques relevant de la PAC) et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), et abrogeant les règlements (UE) no 1305/2013 et (UE) no 1307/2013 (JO L 435 du 6.12.2021, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/38/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)