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AccueilDroit européen52025DC0763
Acte préparatoire52025DC0763

RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL sur la mise en œuvre du programme européen pour le tourisme 2030

CELEX52025DC0763
TypeActe préparatoire
Datemardi 16 décembre 2025

Résumé IA

Ce rapport de la Commission au Conseil fait le point sur l'avancement du programme européen pour le tourisme 2030, en évaluant les actions menées pour renforcer la résilience, la durabilité et la numérisation du secteur touristique. Il identifie les progrès réalisés dans la mise en œuvre des initiatives clés, tout en soulignant les défis persistants, notamment en matière de compétences et de transition écologique. Pour un professionnel du droit français, ce document sert de référence pour anticiper les futures orientations législatives et les priorités de financement de l'UE impactant le secteur touristique.

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 16.12.2025

COM(2025) 763 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU CONSEIL

sur la mise en œuvre du programme européen pour le tourisme 2030


Table des matières

I. Introduction

II. Domaine prioritaire 1: cadre d’action favorable et gouvernance

III. Domaine prioritaire 2: transition écologique

IV. Domaine prioritaire 3: transition numérique

V. Domaine prioritaire 4: résilience et inclusion

VI. Domaine prioritaire 5: compétences et soutien à la transition

VII. Conclusions

Annexe

I.Introduction

Le programme européen pour le tourisme 2030 (ci-après le «programme»), ainsi que son programme de travail pluriannuel, a été adopté par le Conseil dans ses conclusions du 1er décembre 2022. Le Conseil a invité la Commission à assurer le suivi de la mise en œuvre du programme et à lui faire rapport au moins tous les trois ans. Le présent rapport est le premier sur la mise en œuvre du programme, y compris les progrès accomplis dans la mise en œuvre des actions figurant dans son programme de travail pluriannuel.

Le programme est étroitement lié au parcours de transition pour le tourisme , qui a été créé conjointement avec les parties prenantes du tourisme, y compris les autorités nationales, régionales et locales, les organisations de gestion des destinations (OGD), les partenaires sociaux, l’industrie et le monde universitaire, et a été publié le 4 février 2022. Deux rapports-bilans annuels sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des 27 actions prioritaires recensées dans le parcours de transition pour le tourisme ont été publiés respectivement en janvier 2024 et en mai 2025 à l’intention de la Commission, des États membres et des parties prenantes du secteur du tourisme. Le programme de travail de la Commission 1 annonce une nouvelle stratégie de l’UE en faveur du tourisme durable pour le deuxième trimestre de 2026, appelant à redoubler d’efforts dans l’ensemble de l’UE pour promouvoir un secteur du tourisme compétitif, durable et résilient.

Le programme englobe cinq domaines prioritaires pour l’écosystème touristique européen, à savoir la transition écologique, la transition numérique, la résilience et l’inclusion, les compétences et le soutien, ainsi que le cadre d’action favorable et la gouvernance, qui sont conformes au parcours de transition pour le tourisme. Il est toutefois important de noter que les 27 thèmes du parcours ne sont pas tous couverts par le programme, qui combine des actions relevant de 16 sujets. Plusieurs actions sont définies au titre de chaque priorité, telles que la diversification des services touristiques en fonction des saisons et des lieux, la réduction de l’empreinte environnementale et le soutien à l’accessibilité du tourisme. Un autre objectif clé du programme est de répondre à la demande de compétences dans l’écosystème touristique en mettant en œuvre l’ initiative du pacte de l’UE pour les compétences , un modèle d’engagement commun pour le développement des compétences.

Au cours des trois années qui ont suivi les conclusions du Conseil sur le programme, le paysage touristique européen a évolué, ainsi que depuis la pandémie de COVID-19 lors de laquelle le secteur du tourisme avait été gravement touché. La facilité pour la reprise et la résilience (FRR) a joué un rôle essentiel pour aider le secteur du tourisme à se redresser, comme en témoignent les 126 investissements réalisés dans 19 États membres. Environ 13 milliards d’EUR ont été investis dans le tourisme, la culture et les industries créatives, renforçant ainsi l’innovation, la numérisation et la résilience des destinations. Dans l’ensemble, le secteur du tourisme a continué de se redresser et de croître dans la plupart des régions. Toutefois, les tensions géopolitiques, les événements climatiques et le déséquilibre du tourisme dans certaines destinations ont eu une incidence sur le développement et, dans certains cas, sur le bien-être des résidents. Des pénuries de main-d’œuvre ont également persisté dans certains secteurs, en particulier dans l’hôtellerie .

Des progrès ont été accomplis par la quasi-totalité des États membres dans tous les domaines prioritaires recensés dans le programme de travail pluriannuel. Une évaluation globale des différents progrès accomplis dans chaque domaine prioritaire est présentée dans des sections spécifiques du présent rapport. La présente analyse se fonde sur une étude approfondie intitulée « Stock-taking of the co-implementation of the Transition pathway for Tourism and EU Agenda 2030 » (Bilan de la mise en œuvre conjointe du parcours de transition pour le tourisme et du programme de l’UE à l’horizon 2030) 2 , réalisée pour le compte de la Commission de janvier à octobre 2025. L’évaluation est basée sur le nombre de mesures ou d’initiatives que les États membres ont mises en œuvre ou prévoient de mettre en œuvre d’ici à 2030. Ces mesures ont été recensées au moyen d’une combinaison de sources accessibles au public, ainsi que d’informations qualitatives recueillies à partir d’enquêtes, auprès de groupes de réflexion et lors d’entretiens avec une large représentation des parties prenantes.

En collaboration avec les États membres, la Commission et les parties prenantes du secteur du tourisme ont également progressé dans la mise en œuvre de ces mesures, comme en témoigne le rapport-bilan de 2024 sur le parcours de transition pour le tourisme. Certaines actions recensées dans le parcours de transition et le programme qui ont été considérées comme ayant le plus progressé seront réputées achevées ou seront regroupées avec d’autres actions. Néanmoins, certains domaines prioritaires ont connu des progrès limités ou modérés et devraient rester prioritaires afin de développer un secteur européen du tourisme plus durable et plus compétitif. Les actions recensées et leur état d’avancement sont indiqués à l’annexe du présent rapport.

II.Domaine prioritaire 1: cadre d’action favorable et gouvernance

Quatre sujets clés sont définis dans le programme sous la rubrique «Cadre d’action favorable et gouvernance»: des mesures équitables pour les locations de courte durée; les statistiques et indicateurs pour le tourisme; l’élaboration ou la mise à jour de stratégies touristiques globales; et la gestion des destinations collaborative et fondée sur les données.

Sujet clé

Buts et objectifs

Actions et responsabilités

Résultat escompté/échéance conformément au Programme 2030

Mesures équitables pour les locations de courte durée

Un marché européen transparent des locations de courte durée, favorisant la concurrence et la protection des consommateurs, offrant des possibilités et contribuant au tourisme durable.

Les États membres et la Commission renforcent le cadre de l’UE pour les locations de courte durée afin de le rendre plus transparent, plus équitable et d’améliorer l’accès au marché. Les États membres soutiennent leurs autorités régionales et locales.

Cadre commun au niveau de l’UE pour les locations de courte durée.

Statistiques et indicateurs pour le tourisme

Améliorer la disponibilité et la couverture des statistiques concernant le tourisme afin de tenir compte des incidences économiques, sociales, culturelles et environnementales du tourisme. Améliorer l’accès aux données privées et aux données concernant les destinations pour la production de statistiques officielles sur le tourisme, dans le respect des règles en matière de protection des données et des intérêts commerciaux légitimes.

Les acteurs du système statistique européen révisent les règles harmonisées en matière de collecte de données concernant les statistiques du tourisme. L’industrie du tourisme, les autorités régionales et locales et les organismes de gestion de destination (OGD) envisagent la mise au point de mécanismes de collecte et de partage des données pouvant également être utiles pour l’agrégation des statistiques officielles sur le tourisme. La Commission met en œuvre le tableau de bord du tourisme de l’UE pour permettre le suivi des aspects environnementaux, numériques et socio-économiques du tourisme.

Cadre révisé de l’UE pour les statistiques du tourisme, comprenant des indicateurs sur les incidences économiques, environnementales et sociales du tourisme d’ici à 2030. Tableau de bord du tourisme de l’UE proposant des indicateurs accessibles au public sur les transitions écologique et numérique et la résilience socio-économique aux niveaux national, régional et local.

Élaboration ou mise à jour de stratégies touristiques globales

Une approche stratégique du tourisme aux niveaux national, régional et local pour tenir compte de la durabilité économique, environnementale, culturelle et sociale du tourisme.

La Commission et les États membres facilitent le partage des connaissances et des bonnes pratiques.

Échange de bonnes pratiques. Les États membres ou leurs principales régions touristiques disposent d’ici à 2025 d’exemples de stratégies touristiques globales.

Gestion des destinations collaborative et fondée sur les données

Élargir le champ d’action des organismes de gestion des destinations touristiques aux processus décisionnels collaboratifs et fondés sur des données associant toutes les parties prenantes, y compris les résidents locaux.

La Commission récompense la gestion intelligente et durable des destinations. La Commission et les États membres aident les lieux de destination à développer leurs modèles de gouvernance locaux.

Récompenses décernées pour la gestion des destinations. Étude de la Commission sur les modèles de gouvernance des OGD dans l’UE; communauté de pratique et boîte à outils pour la gestion des destinations d’ici à 2023.

Par rapport aux autres domaines prioritaires, les progrès globaux réalisés dans le domaine prioritaire «Cadre d’action favorable et gouvernance» restent limités dans l’ensemble de l’UE, 12 États membres ayant accompli des «progrès modérés» et 15 États membres des «progrès limités». La Commission a accompli des progrès concernant les quatre sujets clés, notamment grâce à l’adoption de sa proposition concernant la collecte et le partage des données relatives aux services de location de courte durée, qui a ensuite été adoptée par les colégislateurs le 24 avril 2024 3 , mais aussi en facilitant la collecte de statistiques sur le tourisme au moyen de comptes satellites du tourisme (CST) et en apportant un soutien au D3Hub . Plus de 130 engagements 4 ont été reçus de la part des parties prenantes sur les sujets clés liés au cadre d’action favorable et à la gouvernance.

Les progrès relativement limités dans ce domaine semblent indiquer que de nombreux États membres doivent encore mettre en place aux niveaux national, régional et local des structures de gouvernance ou des cadres d’action globaux, capables de soutenir efficacement la transition vers des systèmes touristiques plus durables et plus résilients. Cette situation s’explique par des lacunes dans la planification stratégique à long terme, les statistiques et les indicateurs dans le secteur du tourisme, ainsi que par l’adoption insuffisante de pratiques collaboratives et fondées sur les données en matière de gestion des destinations.

L’action concernant les mesures relatives aux locations de courte durée pourrait être considérée comme en cours, étant donné que le règlement (UE) 2024/1028 susmentionné a été adopté et s’appliquera à partir du 20 mai 2026 5 . Les recherches menées montrent que seize États membres ont mis en place des mesures concernant la législation relative aux locations de courte durée, avec des niveaux variables d’application et de transparence. Neuf États membres enregistrent les biens locatifs de courte durée dans une base de données nationale, cinq États membres imposent des taxes sur les locations ou augmentent ces taxes et quatre villes limitent temporairement les nouvelles autorisations dans les zones à forte densité de population. Les locations de courte durée et le tourisme déséquilibré dans certaines destinations sont pris en compte dans les efforts actuellement déployés pour faire face à une crise plus large du logement abordable au niveau de l’UE. La mise en place d’une initiative supplémentaire concernant les locations de courte durée est actuellement prévue pour le deuxième trimestre de 2026. La Commission a lancé un dialogue sur le logement abordable , y compris une consultation publique et le conseil consultatif sur le logement. Ce dialogue alimentera le plan européen pour des logements abordables qui sera publié d’ici la fin de 2025.

En ce qui concerne les statistiques et les indicateurs pour le tourisme, les statistiques et les mesures pour le tourisme sont considérées comme une priorité dans quinze États membres et, dans l’ensemble, les États membres ont progressé dans l’amélioration desdites statistiques grâce à des méthodes plus performantes de collecte de données. Treize États membres ont mis en place des mesures spécifiques et douze ont publié des bonnes pratiques pouvant être partagées. Au total, sept acteurs nationaux ont pris des engagements dans ce domaine. Malgré ces progrès, il demeure évident que la disponibilité et la couverture des statistiques concernant le tourisme permettant de tenir compte des incidences économiques, sociales, culturelles et environnementales du tourisme doivent être améliorées. La révision prévue du cadre de l’UE pour les statistiques sur le tourisme constituera un élément essentiel pour améliorer la collecte de données.

Lors de l’élaboration du parcours de transition et du programme, les parties prenantes ont souligné l’importance de stratégies bien conçues et fondées sur des données à tous les niveaux appropriés (national, régional, local). Bien qu’il s’agisse là d’une compétence des États membres ou des régions selon les structures de gouvernance nationales, un partage efficace des bonnes pratiques joue un rôle essentiel. En ce qui concerne l’élaboration ou la mise à jour de stratégies touristiques globales, les recherches montrent que tous les États membres ont mis en place une stratégie nationale en matière de tourisme et que plus de la moitié d’entre eux sont alignés sur le programme. Les États membres, les régions et les municipalités ont également tiré parti des possibilités offertes par le financement de l’UE, notamment dans le cadre de la politique de cohésion 6 , pour relever les défis socio-économiques et territoriaux recensés liés au tourisme, renforcer la résilience et la durabilité du secteur et contribuer à la mise en œuvre de stratégies nationales, régionales, locales et internationales en matière de tourisme, conformément au parcours de transition pour le tourisme. Le partenariat thématique sur le tourisme durable , lancé en 2022 dans le cadre du programme urbain pour l’UE, rassemble vingt-neuf membres issus de tous les niveaux de gouvernance et de tous les types de parties prenantes, y compris les villes, chargés de discuter et de concevoir des solutions pour le tourisme urbain d’un point de vue multipartite et à plusieurs niveaux. Son plan d’action couvre un large éventail de sujets tels que la résilience des destinations et l’adaptation au changement climatique, le développement des compétences numériques pour le secteur, la diversification des offres touristiques, l’accessibilité des destinations et la protection du commerce de détail local. Les stratégies nationales, régionales et locales en matière de tourisme devraient continuer à tenir compte des actions prévues dans le programme et être publiées par les États membres, y compris sur la plateforme européenne du tourisme . Les stratégies nationales et régionales continueront de jouer un rôle important dans la politique et les stratégies européennes en matière de tourisme.

Autriche: exemples de planification

·Plan T — Plan directeur pour les mesures en faveur du tourisme: ce document contient une mesure visant à permettre une concurrence loyale pour les prestataires de services d’hébergement. L’objectif de la mesure est de créer un cadre réglementaire et organisationnel moderne, qui garantisse une concurrence loyale dans ce domaine et pour toutes les évolutions futures dans ce sens. Aucun calendrier n’a été fixé pour la mise en œuvre des mesures prévues par le plan.

·Stratégie Visitor Economy 2025 Vienne: cette stratégie à l’échelle de la ville crée une vision d’avenir axée sur une croissance bénéfique et durable de la destination, conciliant les besoins des visiteurs et des résidents.

En ce qui concerne la gestion des destinations collaborative et fondée sur des bases de données, le programme invite la Commission et les États membres à aider les destinations à développer leurs modèles de gouvernance locale. La Commission continue d’organiser tous les ans un concours pour désigner la capitale européenne du tourisme intelligent (pour les grandes villes de destination) et le pionnier vert européen (pour les plus petites villes de destination), en invitant les participants à présenter leurs réalisations en matière de gestion intelligente et durable des destinations. Ces réalisations reposent sur des éléments collaboratifs et fondés sur des données et sur la mise en réseau avec d’autres destinations, servant ainsi d’inspiration et de catalyseur pour l’innovation. Les États membres affichent des progrès variables sur ce sujet, mais des lacunes subsistent en matière de normalisation et de durabilité.

Compte tenu des progrès modestes et variés globalement accomplis dans ce domaine, certaines améliorations pourraient être apportées pour optimiser la collecte de données et rendre les indicateurs plus solides. Un dialogue structuré entre les autorités nationales, régionales et locales pourrait favoriser une meilleure communication et une meilleure collaboration. Un soutien aux OGD pourrait être envisagé afin que celles-ci deviennent des gestionnaires complets du tourisme durable.

III.Domaine prioritaire 2: transition écologique

Trois sujets clés sont définis dans le programme sous la rubrique «Transition écologique»: l’amélioration de la circularité des services touristiques; le soutien à la transition écologique des entreprises touristiques et des PME; et les projets de recherche et d’innovation et les projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable.

Sujet clé

Buts et objectifs

Actions et responsabilités

Résultat escompté/échéance conformément au Programme 2030

Améliorer la circularité des services touristiques

Réduire l’empreinte environnementale des services touristiques (alimentation/déchets généraux, eau/efficacité énergétique et pollution).

La Commission et les États membres aident les services touristiques à réduire leur empreinte environnementale conformément aux objectifs de l’UE et favorisent l’amélioration des capacités de gestion des déchets et de l’eau et des capacités d’assainissement.

Les organismes du secteur du tourisme/de l’hôtellerie réduisent leurs déchets conformément à la directive 2008/98/CE relative aux déchets.

Soutenir la transition écologique des entreprises touristiques et des PME

Encourager les entreprises touristiques à adopter des pratiques plus écologiques en augmentant la demande de services écologiques de la part des acteurs publics et en promouvant des programmes qui favorisent l’évaluation, le suivi et la réduction de l’empreinte environnementale. Aider les PME à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement afin de veiller à ce qu’elles ne deviennent pas un obstacle au commerce.

La Commission et les États membres recourent, le cas échéant, à des critères pertinents dans le cadre de marchés publics écologiques pour l’acquisition de services liés au tourisme (événements, hôtellerie, voyages). La Commission, les États membres et d’autres autorités publiques aux niveaux pertinents aident les PME à adopter des pratiques et des programmes respectueux de l’environnement, tels que l’EMAS, le label écologique de l’UE, d’autres labels écologiques ISO 14024 de type I ou des labels volontaires équivalents vérifiés par des tiers.

Recours accru à des critères pertinents dans le cadre de marchés publics écologiques pour l’achat de services écosystémiques touristiques; augmentation du nombre d’organismes touristiques enregistrés EMAS; augmentation du nombre de services touristiques porteurs du label écologique de l’UE ou de logements auxquels ont été décernés d’autres labels écologiques ISO 14024 de type I ou des labels volontaires équivalents.

Projets de recherche et d’innovation et projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable

Soutenir la coopération public-privé dans les projets de recherche et d’innovation et les projets pilotes qui développent des modèles et des pratiques transférables pour le tourisme durable.

La Commission et les États membres soutiennent le développement de modèles et des pratiques transférables pour le tourisme durable; les OGD et les autorités publiques aux niveaux pertinents soutiennent la mise en place de projets pilotes à grande échelle sur le tourisme durable dans l’ensemble de l’UE, y compris sur les îles et dans les régions ultrapériphériques.

Modèles validés et transférables de tourisme circulaire et durable; bonnes pratiques issues de projets pilotes sur les destinations fondés sur des modèles circulaires globaux.

Les progrès réalisés dans ce domaine prioritaire sont généralement modérés à significatifs, 9 États membres de l’UE ayant accompli des «progrès significatifs», 16 États membres des «progrès modérés» et seulement 2 États membres des «progrès limités».

Dans le cadre de la transition écologique, les progrès les plus notables de ces dernières années ont été l’adoption de nombreuses initiatives législatives proposées par la Commission dans le cadre du pacte vert pour l’Europe, telles que le règlement relatif à la restauration de la nature , , la directive sur la performance énergétique des bâtiments , le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages et la directive sur le devoir de vigilance des entreprises . Comme l’exige la loi sur le climat, la Commission a recommandé, en février 2024, un objectif intermédiaire supplémentaire de réduction de 90 % des émissions d’ici à 2040.

Plus de 110 engagements ont été pris par les parties prenantes en faveur des trois sujets clés du domaine prioritaire de la transition écologique, ce qui témoigne de l’engagement de nombreux acteurs du tourisme en faveur d’initiatives en matière de durabilité.

Contrairement au premier domaine prioritaire, les États membres ont accompli des progrès modérés sur les sujets clés de la transition écologique grâce à un nombre relativement élevé d’initiatives et d’actions stratégiques. Cela indique un niveau plus élevé d’engagement et d’investissement de la part des États membres dans ce domaine.

En ce qui concerne l’amélioration de la circularité des services touristiques, la résilience dans le domaine de l’eau en particulier est un sujet qui a pris de l’importance dans le programme de l’UE. Les problèmes résultant du changement climatique, des conditions météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles affectent tous les Européens et tous les secteurs économiques, y compris le tourisme. La rareté de l’eau touche chaque année 30 % des Européens et 20 % des terres. 70 % des Européens se sont déclarés préoccupés par la pollution et la rareté de l’eau, mais près de la moitié d’entre eux se sentent mal informés des problèmes liés à l’eau dans leur pays. Plusieurs États membres considèrent la circularité du secteur du tourisme comme un défi (lié aux déchets/à l’eau/à la pollution ainsi qu’aux services de restauration), tandis que d’autres encore considèrent l’amélioration de la gestion des déchets et de l’eau et la réduction de la pollution des services touristiques comme des priorités. Treize États membres au total ont mis en place des mesures visant à réduire l’empreinte environnementale des services de restauration, et dix ont pris des mesures pour améliorer la gestion des déchets et de l’eau dans les services touristiques. Les régions adoptent également de plus en plus de projets innovants visant à renforcer la circularité dans le secteur du tourisme en mettant l’accent sur la gestion des déchets, l’utilisation efficace des ressources et les modèles d’économie circulaire. Il sera nécessaire de continuer à aider les services touristiques à réduire leur empreinte environnementale, conformément aux objectifs de l’UE, et de favoriser l’amélioration des capacités de gestion des déchets et de l’eau et des capacités d’assainissement.

En ce qui concerne le soutien à la transition écologique des entreprises touristiques et des PME, l’adoption de l’ EMAS et des systèmes de label écologique de l’UE par les entreprises touristiques n’a cessé de croître au cours des dernières années. Les États membres favorisent un tourisme plus vert en encourageant les labels écologiques et en soutenant les PME dans l’évaluation environnementale et la réduction de l’empreinte environnementale. Néanmoins, la Commission et les États membres pourraient faire davantage pour promouvoir l’utilisation de ces régimes aux niveaux national, régional et local. L’entrée en application de la directive donnant aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte en septembre 2026 et l’adoption possible de la directive sur les allégations écologiques par les colégislateurs devraient également stimuler l’adoption de labels et systèmes de durabilité fiables, dont le label écologique de l’UE, l’EMAS et l’empreinte environnementale de produit (EEP), ainsi que la sensibilisation des consommateurs à ceux-ci. De nombreux États membres estiment qu’il est difficile d’aider les PME à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement et d’utiliser des critères en matière de marchés publics écologiques pour l’acquisition de services liés au tourisme (voyages, hôtellerie, restauration), bien que ces deux aspects soient considérés comme prioritaires. Toutefois, environ la moitié des États membres ont pris des mesures pour soutenir les PME. Il est donc clair que la transition écologique des entreprises touristiques, en particulier des PME, devrait rester une priorité.

L’objectif des projets de recherche et d’innovation et des projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable est clair — tant la Commission que les États membres devraient soutenir l’élaboration de modèles et de pratiques transférables pour le tourisme durable au moyen de projets spécifiques. Aux niveaux régional et local, les OGD devraient également continuer à soutenir ces projets, y compris sur les îles et dans les régions ultrapériphériques. Au titre du programme-cadre «Horizon Europe» 2021-2027, plusieurs appels à propositions pertinents ont pu soutenir le développement du tourisme durable: les solutions circulaires systémiques pour un tourisme durable, le patrimoine culturel et les industries culturelles et créatives, y compris les projets «nouveau Bauhaus européen» et «Food 2030» 7 pour la transformation du système alimentaire urbain. D’après la base de données CORDIS , en septembre 2025, le financement de la recherche et de l’innovation au titre de H2020/Horizon Europe avait été accordé à plus de 300 projets ayant des liens avec le tourisme, la durabilité, le climat et la circularité. Ces projets portent directement sur le tourisme dans les zones urbaines/périurbaines, comme par exemple H2020 SmartCulTour, qui met l’accent sur le tourisme culturel intelligent; Horizon Europe VERNE en tant que guichet unique pour le tourisme circulaire et l’énergie; les projets pilotes menés dans le cadre de la mission «Villes neutres pour le climat et intelligentes» d’Horizon Europe et les 100 villes participant à la mission qui ont intégré des éléments pertinents pour le tourisme dans leurs plans au titre de leurs «contrats ville climat»; le partenariat d’Horizon Europe pour la conduite des transitions urbaines vers un avenir durable, qui a également permis d’aborder les aspects liés aux villes et au tourisme circulaires dans le cadre de son pilier consacré à l’économie circulaire.

Environ la moitié des États membres considèrent le développement de pratiques transférables ou la mise en place de projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable comme une priorité, tandis qu’un nombre équivalent a mis en place des mesures spécifiques. L’initiative d’économie circulaire pour les villes et les régions devrait être exploitée comme un moyen de transfert et de renforcement des connaissances. La mise en œuvre de modèles de tourisme circulaire et durable validés et transférables, ainsi que de bonnes pratiques en matière de tourisme durable, restera importante pour l’écosystème touristique. Il sera notamment essentiel de guider les entreprises et les destinations touristiques en ce qui concerne les exigences législatives de l’UE en matière d’objectifs climatiques et de renforcer leurs compétences et leurs capacités dans le cadre des efforts de transition écologique.

Étant donné que, dans l’ensemble, l’UE a accompli des progrès importants dans la promotion de la transition écologique dans le secteur du tourisme, il convient d’accélérer l’adoption de modèles d’économie circulaire et de pratiques économes en ressources afin d’apporter des avantages concrets aux communautés locales, renforçant la durabilité sociale. En donnant aux acteurs et intermédiaires locaux les moyens d’agir, en renforçant les partenariats pour un approvisionnement durable, en approfondissant l’échange et la reproduction des connaissances et en pilotant des pôles de l’économie circulaire, ces actions contribueront à réduire l’empreinte environnementale du tourisme, à favoriser l’innovation et à renforcer la compétitivité, tout en améliorant la durabilité sociale et les avantages pour les communautés locales. À la lumière des conclusions du rapport « Europe’s environment 2025 » de l’Agence européenne pour l’environnement, les actions dans ce domaine deviennent encore plus importantes pour le tourisme, étant donné que la dégradation de l’environnement constitue une menace directe pour la compétitivité de l’Europe.

IV.Domaine prioritaire 3: transition numérique

Trois sujets clés sont définis dans le cadre du domaine prioritaire «Transition numérique»: la numérisation des PME du secteur du tourisme; le partage de données publiques pour encourager les services touristiques innovants; et les projets de recherche et d’innovation et les projets pilotes sur les outils et services numériques dans le secteur du tourisme.

Sujet clé

Buts et objectifs

Actions et responsabilités

Résultat escompté/échéance conformément au Programme 2030

Numérisation des PME du secteur du tourisme

Parvenir à une utilisation efficace des outils numériques par les PME et les microentreprises du secteur du tourisme pour la gestion des ressources, les processus de travail internes, la fourniture de services, le marketing, la communication avec les clients et les chaînes d’approvisionnement, et le développement de nouveaux services.

La Commission, les États membres, d’autres autorités publiques concernées et les OGD sensibilisent les PME du secteur du tourisme aux avantages de la numérisation et soutiennent les PME et les jeunes entreprises du secteur du tourisme au moyen de programmes de numérisation; la Commission recueille et partage les bonnes pratiques en matière d’outils et de pratiques numériques pour le tourisme.

Les PME du secteur du tourisme atteignent un niveau élémentaire d’intensité numérique d’ici 2030, conformément aux objectifs de la boussole numérique; la Commission publie d’ici 2023 une collection consultable des outils et pratiques numériques transférables pour le secteur du tourisme; le réseau Entreprise Europe fournit des services de conseil pour soutenir les PME du secteur du tourisme.

Partage des données publiques pour favoriser des services innovants dans le secteur du tourisme

Encourager le partage des données pertinentes pour le tourisme et y participer pour favoriser des services innovants.

Les autorités nationales, régionales et locales et les OGD publient des ensembles de données ouvertes présentant un intérêt pour les services touristiques — données sur les transports publics, les collections des musées et les visiteurs, etc.

Des exemples d’ensembles de données publiques ouvertes dans d’importantes régions touristiques sont fournis d’ici 2025, qui peuvent être utilisés pour développer des services liés au tourisme.

Projets et projets pilotes en matière de recherche et d’innovation concernant les outils et services numériques dans le secteur du tourisme

Soutenir la coopération public-privé concernant les projets et projets pilotes en matière de recherche et d’innovation qui développent l’utilisation innovante et durable des outils et pratiques numériques dans le secteur du tourisme.

La Commission, les États membres et d’autres autorités publiques concernées soutiennent le développement d’une gestion durable des destinations fondée sur les données. La Commission et les États membres soutiennent les services touristiques innovants utilisant des technologies de pointe (réalité virtuelle/augmentée, intelligence artificielle) et le patrimoine culturel numérique et numérisé.

Les bonnes pratiques en matière de suivi de la capacité d’accueil et du bien-être des résidents locaux sont recensées d’ici 2025; des exemples de services et de partenariats innovants destinés à fournir des expériences touristiques grâce à la réalité virtuelle, étendue et augmentée, aux mégadonnées et à l’IA sont fournis d’ici 2025.

Les progrès dans ce domaine prioritaire sont ici aussi généralement modérés, 5 États membres ayant accompli des «progrès significatifs», 17 États membres des «progrès modérés» et 5 États membres des «progrès limités».

La Commission soutient le développement de PME innovantes dans le secteur du tourisme numérique par l’intermédiaire du programme relatif au marché unique, du fonds du Conseil européen de l’innovation, des pôles d’innovation numérique de l’UE et du réseau Entreprise Europe. Horizon Europe soutient également des projets de développement numérique dans le secteur du tourisme afin de renforcer l’innovation numérique dans des centaines de PME. Quatre-vingt-six engagements ont été pris par les parties prenantes en faveur des trois sujets clés du domaine de la transition numérique, ce qui témoigne de l’engagement de nombreux acteurs du tourisme en faveur d’initiatives en matière de numérisation.

Contrairement au premier domaine prioritaire, les États membres ont également accompli des progrès modérés dans les domaines de la transition numérique grâce à un nombre relativement élevé d’initiatives et d’actions stratégiques. Cela indique un niveau plus élevé d’engagement et d’investissement de la part des États membres dans ce domaine. La transition numérique de l’écosystème touristique européen reste un catalyseur essentiel de pratiques touristiques plus durables et plus résilientes.

En ce qui concerne la numérisation des PME du secteur du tourisme, l’analyse des jeunes entreprises du domaine des technologies numériques dans l’ensemble des secteurs de l’UE du rapport analytique de l’Observatoire européen des écosystèmes industriels (édition 2024) a révélé une augmentation de l’adoption de toutes les technologies numériques à l’exception des mégadonnées, dont l’utilisation est passée de 13,6 % en 2023 à 11,5 % en 2024. La plus forte augmentation est observée dans les technologies en nuage et l’intelligence artificielle, cette dernière augmentant de près de 15 %, et l’internet des objets, qui a affiché une augmentation de près de 10 %. L’enquête de l’Observatoire européen des écosystèmes industriels sur les PME du secteur du tourisme a montré que les technologies avancées sont déjà adoptées par les entreprises innovantes et qu’elles ont augmenté par rapport à il y a seulement deux ans: 37 % des entreprises innovantes utilisaient les technologies en nuage, contre 25 % auparavant, 11,5 % utilisaient les mégadonnées et 23 % avaient adopté l’intelligence artificielle, contre 8 % auparavant. Plus de la moitié des États membres ont estimé qu’il était prioritaire de soutenir le développement de services touristiques innovants et personnalisés et/ou la gestion des destinations fondée sur les données, et près de la moitié ont introduit des mesures spécifiques pour remédier à ces problèmes. Étant donné que la Commission a également publié une base de données contenant des outils et des pratiques numériques consultables pour le tourisme, on peut considérer que des progrès substantiels ont été accomplis sur ce sujet clé particulier. La Commission continue également de fournir un financement en cascade aux organisations et aux pôles qui soutiennent directement les PME dans le cadre du programme relatif au marché unique. Néanmoins, il demeure essentiel de continuer à soutenir les initiatives liées à la transition numérique, en particulier pour garantir un accès équitable aux outils numériques et encourager l’innovation parmi les PME du secteur du tourisme.

En ce qui concerne le partage des données publiques afin d’encourager les services touristiques innovants, des progrès significatifs ont été accomplis par la Commission et les autorités publiques des États membres. Tout d’abord, la Commission a publié en juillet 2023 une communication sur un espace européen commun des données du tourisme , qui expose les principales considérations et introduit un test de partage des données, et propose des options de gouvernance telles qu’un consortium pour une infrastructure numérique européenne (EDIC). Quatre États membres ont participé volontairement à ce test de partage de données et les discussions se sont poursuivies en vue de la mise en place d’un EDIC. En outre, les OGD et les administrations régionales continuent de développer des plateformes et des sites web pour diffuser des informations fiables sur les services touristiques proposés dans leur localité, ce qui aide les entreprises touristiques à rendre leurs services visibles. La Commission a également mis en place le centre de compétences de l’UE D3Hub , financé par le programme SMP COSME, qui soutient les OGD dans la gestion des données et la numérisation. Les données étant un moteur essentiel de l’innovation et de la compétitivité, l’accès aux données ainsi que la gestion et le partage des données devraient rester des priorités pour l’avenir: le rôle prépondérant de l’UE pourrait faire l’objet d’un examen plus approfondi afin de soutenir le tourisme intelligent dans l’ensemble des OGD.

Tout comme le soutien à l’objectif des projets et projets pilotes en matière de recherche et d’innovation concernant le tourisme circulaire et durable, le soutien aux projets concernant les outils et services numériques dans le secteur du tourisme devrait également se poursuivre. Bien que des centaines de projets de recherche et d’innovation liés au tourisme et aux technologies numériques soient actuellement financés par l’UE, les résultats escomptés n’ont pas été pleinement atteints en 2025. Une activité menée dans le cadre de l’accord de coopération avec l’OCDE (2025-2027) sur le thème «Optimiser les incidences sociales du tourisme» permettra de mieux comprendre la manière de gérer les compromis économiques et sociaux liés au développement du tourisme et de mieux cerner les avantages du tourisme dans les destinations.

Bien que l’adoption des technologies par les entreprises touristiques progresse à un rythme rapide, la Commission encouragera et soutiendra une initiative menée par le secteur afin de définir un ensemble de lignes directrices sur la manière d’utiliser l’IA de manière efficace dans le tourisme, conformément à la stratégie pour l’application de l’IA .

La transition numérique pourrait être accélérée par la mise en place d’un cadre commun pour les données relatives au tourisme et l’intégration de la stratégie dans ce domaine, parallèlement à la mise en place d’un système commun de données pour étayer la prise de décision fondée sur des données probantes. En étudiant l’utilisation de l’intelligence artificielle, en introduisant des indicateurs clés de performance harmonisés et des systèmes de données en temps réel pour faciliter le suivi des progrès et en mettant en place des programmes spécifiques de renforcement des capacités et de formation, il serait possible d’envisager un cadre solide, fondé sur les données, pour la planification touristique.

Tchéquie: exemples d’initiatives innovantes

·Ferme de lavande à Olomouc: cette ferme pittoresque combine agriculture et tourisme. Elle a su tirer parti de la tendance croissante du tourisme d’expérience en mettant en œuvre un plan de marketing complet associant des sites web, des médias sociaux et de la publicité traditionnelle. Cette réussite témoigne de la bonne cohabitation entre le tourisme et l’agriculture.

·Transports 2030: un concours a été lancé concernant l’automatisation, la numérisation et des transports avancés sur le plan technologique en plus de solutions de transport durables, accessibles et sûres, afin de soutenir la recherche et le développement de transports à émissions nulles.

·Applications de démonstration de la 5G — zone d’essai pour la mobilité autonome: le projet vise à créer une zone d’essai pour la mobilité autonome dans la ville de Pilsen. Cela apportera des solutions innovantes à la ville, notamment en augmentant les possibilités de gestion dynamique du trafic.



V.Domaine prioritaire 4: résilience et inclusion

Au total, trois sujets clés sont définis sous la rubrique «Résilience et inclusion»: l’accessibilité des services touristiques; des services et destinations touristiques de l’UE résilients; et l’innovation durable dans les services touristiques.

Sujet clé

Buts et objectifs

Actions et responsabilités

Résultat escompté/échéance conformément au Programme 2030

Accessibilité des services touristiques

Renforcer l’inclusion sociale et économique, en tenant compte des personnes âgées, des personnes handicapées et d’autres groupes ayant des besoins spécifiques.

La Commission, les États membres, d’autres autorités publiques concernées et les OGD sensibilisent à l’importance de l’accessibilité dans le secteur du tourisme en vue d’améliorer l’accessibilité des services touristiques et de créer des conditions favorables à l’offre de services touristiques accessibles.

L’offre de services touristiques accessibles est étendue.

Services et destinations touristiques de l’UE résilients

Améliorer la résilience des services et destinations touristiques de l’UE afin de desservir des publics variés en toute saison et en différents endroits.

La Commission, les États membres et d’autres autorités publiques concernées fournissent diverses formes de soutien pour aider les destinations, les entreprises et les jeunes entreprises à diversifier les services touristiques, en particulier en toute saison et en différents endroits.

Les services et les destinations gagnent en résilience pour mieux résister aux chocs.

Innovation durable dans les services touristiques

Promouvoir l’UE en tant que destination qui répond à l’évolution de la demande touristique tout en préservant le bien-être des résidents et leur environnement.

La Commission, les États membres et d’autres autorités publiques concernées fournissent diverses formes de soutien pour aider les entreprises, les jeunes entreprises et les collectivités locales à innover au moyen de services touristiques durables et résilients, avec un réel impact positif pour les résidents et les modes de vie locaux.

Des services touristiques innovants sont fournis pour répondre à de nouveaux types de demande touristique dans le respect des besoins de durabilité à long terme des résidents et de l’environnement.

Les progrès dans ce domaine prioritaire sont également généralement modérés, 4 États membres de l’UE ayant accompli des «progrès significatifs», 18 États membres des «progrès modérés» et 5 États membres des «progrès limités».

La Commission a accompli des progrès notables en introduisant une proposition visant à créer une carte européenne du handicap et une carte européenne de stationnement pour personnes handicapées, qui s’appliqueraient également aux touristes. Les prix «Access City» et «Tourisme intelligent» décernés par la Commission continuent également de promouvoir l’accessibilité des lieux de visite et de séjour. Plusieurs projets financés par l’UE aident les OGD à devenir plus résilientes et plus diversifiées. Soixante-quatorze engagements ont été pris par les parties prenantes en faveur des trois sujets clés du domaine de la résilience et de l’inclusion, ce qui témoigne d’un engagement modéré des acteurs du tourisme à l’égard des initiatives liées à la résilience. Comme pour les deux domaines prioritaires précédents, les sujets liés à la résilience et à l’inclusion ont fait l’objet d’un nombre relativement plus élevé d’initiatives et d’actions stratégiques. Cela indique un niveau plus élevé d’engagement et d’investissement de la part des États membres également dans ce domaine.

En ce qui concerne l’accessibilité des services touristiques, des progrès notables ont été accomplis ces dernières années, mais ce sujet doit rester une priorité compte tenu de l’augmentation exponentielle du nombre de voyageurs âgés de plus de 65 ans attendue au cours des prochaines décennies. Le Parlement européen a réalisé une étude sur le rôle de l’économie de la longévité dans le secteur du tourisme. Dans le cadre de la stratégie en faveur des droits des personnes handicapées pour la période 2021-2030, la carte européenne du handicap proposée a été adoptée par les colégislateurs en octobre 2024. Les règles la concernant permettent aux personnes handicapées de voyager plus facilement dans l’ensemble de l’UE, en leur accordant la reconnaissance de leur statut de personne handicapée. Près des deux tiers des États membres mettent en œuvre des mesures spécifiques pour stimuler la fourniture de services touristiques accessibles et accroître la sensibilisation dans ce domaine. L’amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, les personnes handicapées ainsi que les voyageurs âgés continuera d’être une priorité pour toutes les parties prenantes au cours des prochaines décennies.

L’objectif visant à garantir des services et des destinations touristiques de l’UE résilients consiste à développer des services plus résilients qui puissent mieux résister aux chocs. Le projet « Gestion des crises et gouvernance dans le secteur du tourisme », financé par l’UE, vise à renforcer la résilience de l’écosystème touristique de l’UE en améliorant sa gouvernance et ses mécanismes de résistance aux crises futures ainsi que de gestion et d’atténuation de celles-ci. Les États membres font progresser la résilience grâce à diverses stratégies telles que les infrastructures durables, l’innovation numérique et les expériences inclusives. La résilience des destinations implique également la diversification des services touristiques, à la fois sur le plan des saisons, des activités et des lieux, ce qui est nécessaire pour éviter un tourisme déséquilibré. Par exemple, dans le cadre du deuxième appel à propositions d’actions innovantes de l’initiative urbaine européenne (IUE), soutenue par le Fonds européen de développement régional, sept projets ont été sélectionnés pour tester des solutions urbaines innovantes aux défis liés au tourisme. Ces solutions comprennent un soutien aux offres de tourisme urbain innovantes, durables et résilientes, élaborées au moyen de solutions fondées sur les données, en consultation avec les populations locales et sur la base de critères de durabilité à Coimbra, Copenhague, Elliniko-Argyroupoli, Cracovie, Prato, Ravenne et Valence. Un projet à grande échelle financé au titre du programme relatif au marché unique vise à aider les PME à renforcer leur croissance durable et leur résilience. Bien que plusieurs politiques et projets intersectoriels aient contribué à la résilience des destinations au cours de la période de référence, ces dernières années, la question du tourisme déséquilibré a été placée au centre du programme de l’UE pour le tourisme, car certaines destinations sont confrontées à une surpopulation et à des défis croissants liés à la dispersion des flux touristiques.

La déclaration de Palma de 2023 souligne l’importance que tous les États membres accordent à la durabilité sociale du tourisme, y compris l’accessibilité du tourisme pour tous et les avantages nets du tourisme pour le bien-être à long terme des visiteurs et des résidents locaux.

L’innovation durable dans les services touristiques est essentielle pour répondre aux nouveaux types de demande et respecter les besoins de durabilité économique, environnementale et sociale des destinations et de leurs résidents. Pour promouvoir l’Union européenne en tant que destination répondant à l’évolution des demandes touristiques, il faut une «marque Europe» plus forte, qui pourrait être développée davantage dans les années à venir. Le projet « Tourisme durable dans l’UE — Façonner le tourisme de demain », financé par l’UE, aide les destinations, en particulier les OGD, à devenir plus durables et plus résilientes, en mettant l’accent sur les communautés locales et l’environnement. Les résultats comprennent des bonnes pratiques reproductibles et des solutions concrètes pour relever divers défis — dont la croissance déséquilibrée du tourisme — au niveau des destinations. Néanmoins, l’innovation devra être davantage soutenue pour aider les entreprises, les jeunes entreprises et les communautés locales à développer des services touristiques durables et résilients qui ont une incidence positive sur les résidents et les modes de vie locaux.

La mise en place de mécanismes solides de préparation aux situations de crise, axés sur les systèmes d’alerte précoce, l’accès à des informations fiables sur les catastrophes dans différentes langues et la prise en considération des besoins des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, pourrait améliorer la préparation des destinations.

Grèce: exemples d’initiatives innovantes

·Projet OpenRegioCulture: le projet, financé par Interreg Europe et mené en collaboration avec sept autres régions de l’UE, vise à créer conjointement un environnement garantissant l’accessibilité des ressources culturelles aux personnes handicapées ou ayant d’autres besoins particuliers. Les partenaires du projet dans les secteurs de la culture et du tourisme adopteront une approche innovante de cocréation en associant les autorités, les institutions, le personnel du secteur culturel et les parties concernées. Pour certaines régions participantes, ce projet visera également à améliorer l’utilisation des fonds ciblés disponibles au titre du FEDER dans les programmes nationaux et régionaux respectifs relevant de la politique de cohésion pour la période 2021-2027. La région de Grèce centrale est un partenaire et le projet devrait être achevé en juin 2028.

·Des plages accessibles: financé par la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et mis en œuvre par le ministère du tourisme, ce projet vise à financer la modernisation des infrastructures d’accessibilité d’environ 250 plages dans toute la Grèce d’ici la fin de 2025.

VI.Domaine prioritaire 5: compétences et soutien à la transition

Au total, trois sujets clés sont définis sous la rubrique «Compétences et soutien à la transition»: la sensibilisation aux besoins et aux possibilités pour la double transition dans le secteur du tourisme; le pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme; et la plateforme de soutien intégrée pour les acteurs du secteur du tourisme.

Sujet clé

Buts et objectifs

Actions et responsabilités

Résultat escompté/échéance conformément au Programme 2030

Sensibilisation aux besoins et aux possibilités pour la double transition dans le secteur du tourisme

Sensibiliser à l’évolution de la demande touristique, aux possibilités que la double transition offre aux acteurs du secteur du tourisme, ainsi qu’aux compétences et aux approches qui contribuent à accroître la résilience.

La Commission, les États membres, d’autres autorités publiques concernées et les OGD organisent des activités de sensibilisation à l’intention des acteurs du secteur du tourisme et soutiennent la mise en réseau et le partage des bonnes pratiques par les villes de l’UE récompensées dans les domaines du tourisme intelligent, de la culture et du patrimoine, de la durabilité, de l’innovation et de l’accessibilité.

Le parcours de transition pour le secteur du tourisme est diffusé en 2022; des actions de sensibilisation sont mises en place en ce qui concerne la transition numérique et écologique, la résilience, l’échange de bonnes pratiques et la promotion de manifestations.

Pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme

Répondre à la demande de compétences dans l’écosystème du secteur du tourisme en mettant en œuvre le pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme et en élargissant la participation à ce pacte afin d’encourager activement le développement des compétences et d’offrir des possibilités de formation à la main-d’œuvre, aux chômeurs et aux PME.

La Commission, les États membres et d’autres autorités publiques concernées facilitent et soutiennent la mise en place de partenariats nationaux, régionaux et locaux en matière de compétences, dans la mesure du possible et conformément au cadre existant; la Commission encourage les entreprises touristiques, les prestataires de services éducatifs, les syndicats et autres organisations à prendre l’engagement d’atteindre des objectifs de formation arrêtés d’un commun accord pour leur main-d’œuvre, dans le respect du principe de subsidiarité; les États membres soutiennent les partenariats en matière de compétences pour mettre en place des formations accélérées, des programmes d’apprentissage et des modèles mixtes pour chômeurs et demandeurs d’emploi.

Des partenariats régionaux et locaux en matière de compétences sont mis en place d’ici 2024 dans d’importantes régions touristiques. D’ici 2030, une part importante de la main-d’œuvre du secteur du tourisme participe à des formations conformément aux objectifs du pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme.

Plateforme de soutien intégré pour les acteurs du secteur du tourisme

Aider les acteurs du secteur du tourisme à trouver en temps utile des informations pertinentes, des financements et un soutien, ainsi qu’à établir des liens avec des pairs et des experts.

La Commission met en place une plateforme de soutien aux parties prenantes pour faciliter le partage d’informations, l’accès aux ressources et la collaboration dans le secteur du tourisme et entre les acteurs concernés. Les États membres, d’autres autorités publiques concernées et les OGD communiquent aux parties prenantes des informations pertinentes sur les résultats obtenus, les manifestations et les ressources destinées aux publics européens par l’intermédiaire de la plateforme et d’autres canaux d’information.

Une plateforme de soutien aux parties prenantes est lancée d’ici 2023, qui comprend un partage régulier d’informations, des contenus élaborés en collaboration et des activités à l’échelle locale.

Les progrès dans ce domaine prioritaire sont également modérés, 20 États membres ayant réalisé des «progrès modérés» et 7 États membres des «progrès limités».

Les progrès sur les sujets clés liés aux compétences et au soutien à la transition sont variables, les initiatives de la Commission dans le cadre du pacte pour les compétences et du partenariat à grande échelle en matière de compétences pour le tourisme jouant un rôle de premier plan, tout comme le développement de la plateforme européenne du tourisme. Plusieurs projets financés au titre d’Erasmus+ et d’autres programmes (par exemple, le programme pour une Europe numérique et le programme relatif au marché unique) soutiennent des initiatives de perfectionnement et de reconversion professionnels au moyen de partenariats nationaux et régionaux en matière de compétences dans les États membres. Néanmoins, il convient de sensibiliser davantage aux défis et aux possibilités liés à la transition numérique et écologique, ainsi que de promouvoir davantage la plateforme européenne du tourisme. Soixante-quatre engagements ont été pris par les parties prenantes en faveur des trois sujets clés du domaine thématique relatif aux compétences et au soutien à la transition, ce qui témoigne d’un engagement modéré des acteurs du tourisme à l’égard des initiatives en matière de compétences.

Bien que des efforts significatifs aient été déployés pour sensibiliser aux besoins et aux possibilités pour la double transition dans le secteur du tourisme — sous la forme de manifestations semestrielles réunissant les parties prenantes, de Journées européennes du tourisme, du Forum européen annuel du tourisme, ainsi que de webinaires réguliers du groupe d’experts «Ensemble pour le tourisme de l’UE» (T4T) et d’autres parties prenantes — , il reste difficile d’atteindre les parties prenantes au niveau local pour les informer des priorités de la politique touristique de l’UE. En outre, la Commission promeut les prix annuels des capitales du tourisme intelligent et des pionniers verts , qui contribuent à la sensibilisation aux domaines d’action du programme et du parcours de transition, ainsi que le prix annuel «Access City» , les capitales de la culture , les prix du patrimoine européen et les prix de la Capitale verte et de la Feuille verte . La Commission cofinance également des campagnes de communication et de comarquage avec la Commission européenne du tourisme (CET) afin de soutenir la visibilité et la demande de tourisme durable dans l’UE.

Le partenariat à grande échelle pour le tourisme dans le cadre du pacte de l’UE pour les compétences a été lancé en janvier 2022 et compte désormais près d’une centaine de membres, soutenus par plusieurs projets financés par Erasmus+. L’objectif principal de reconversion ou de perfectionnement professionnels de plus de 10 % de la main-d’œuvre du tourisme européen par an a été partiellement atteint en 2024 8 . À ce jour, dix partenariats nationaux/régionaux en matière de compétences ont été mis en place pour répondre aux besoins en compétences aux niveaux national et régional. L’objectif est d’établir de tels partenariats dans d’importantes régions touristiques au cours des prochaines années. Des progrès ont donc été accomplis dans ce domaine, mais afin de remédier aux pénuries critiques de personnel dans le secteur de l’hôtellerie en particulier, des efforts supplémentaires sont nécessaires au niveau de l’UE pour recenser les déficits de compétences et proposer des formations accessibles et abordables pour les nouveaux profils professionnels dans le secteur du tourisme.

Enfin, la plateforme européenne du tourisme , une plateforme de soutien intégrée destinée aux acteurs du tourisme, est pleinement opérationnelle depuis plus d’un an et compte désormais plus de 650 utilisateurs enregistrés. La plateforme fait l’objet d’une large promotion et s’est révélée être une ressource utile pour les parties prenantes en ce qui concerne la recherche d’informations sur le financement et les appels ouverts, le partage des bonnes pratiques et des engagements en faveur d’actions dans le parcours de transition, la promotion d’événements et de webinaires, et sert également de forum de discussion sur divers sujets pour les utilisateurs enregistrés. Bien que des améliorations supplémentaires soient nécessaires pour rendre la plateforme plus conviviale et promouvoir son utilisation par un plus large éventail de parties prenantes, on peut considérer que l’action spécifique visant à développer une telle plateforme pour les parties prenantes du tourisme a été menée à bien.

Bien que de nombreuses initiatives importantes soient lancées au niveau de l’UE et des États membres en matière de perfectionnement et de reconversion professionnels de la main-d’œuvre du secteur du tourisme, en particulier celles relatives à la transférabilité des compétences et à l’attraction des talents depuis l’étranger dans le cadre de l’ union des compétences , des efforts supplémentaires devraient être déployés pour atteindre la main-d’œuvre du secteur du tourisme et les demandeurs d’emploi existants au moyen de formations ouvertes, accessibles et abordables, afin d’améliorer les compétences numériques, vertes et d’autres compétences essentielles pour le secteur du tourisme. Un soutien supplémentaire pourrait être apporté au développement de partenariats opérationnels nationaux et régionaux en matière de compétences dans le cadre de l’union des compétences.

Italie: exemples d’initiatives pertinentes

·Boîte à outils pour le perfectionnement et la reconversion professionnels — Projet TourX: cette initiative est mise en œuvre dans le cadre du réseau TourX et des futurs centres d’excellence professionnelle afin de remédier aux déficits de compétences dans le secteur du tourisme régional. Les partenaires italiens contribuent à l’analyse des compétences régionales, à l’alignement des programmes et au pilotage d’outils de reconversion professionnelle afin d’améliorer la résilience de la main-d’œuvre dans le secteur du tourisme.

·PacTS4ALL — Pact for Tourism Skills Forward Alliance: financé par le programme Erasmus +, PacTS4ALL coordonne les initiatives de perfectionnement et de reconversion professionnels dans toute l’Europe, y compris en Italie. Le projet a mobilisé près de 80 signataires et organisé de multiples réunions de coordination afin de favoriser la collaboration entre les parties prenantes.

·Renforcer les compétences dans le secteur de l’hôtellerie: le projet «Trame Mediterranee», qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative RegenerAction, propose des programmes de formation aux populations locales afin de renforcer les compétences dans le secteur de l’hôtellerie. Il met l’accent sur le développement d’un sentiment de fierté du patrimoine et comprend des programmes de stages innovants permettant aux jeunes de devenir des ambassadeurs de l’identité méditerranéenne.

·Pacte de l’UE pour les compétences: les autorités régionales Regione del Veneto, Regione Emilia-Romagna, Regione Lombardia et Regione Toscana participent à l’initiative.

Comparaison des parcours de mise en œuvre et évaluation globale

La matrice d’analyse des progrès présentée ci-dessous est structurée de manière à fournir une vue d’ensemble complète de la mesure dans laquelle les États membres progressent vers la réalisation des objectifs énoncés dans le programme, comme indiqué dans l’étude.

La matrice est organisée de manière à présenter les domaines prioritaires du programme sur l’axe horizontal et les États membres de l’UE sur l’axe vertical. Cette présentation permet de comparer clairement et côte à côte les progrès accomplis par chaque pays dans tous les domaines prioritaires, ce qui facilite la visualisation des forces, des faiblesses et des tendances.

9 Figure 1 — Résultats de la matrice d’analyse des progrès 10

Dans l’étude, les progrès accomplis dans la mise en œuvre des actions prévues dans le programme permettent de répartir les États membre en trois catégories: pays chefs de file, pays en progression et pays émergents. En évaluant les principales réalisations, ainsi que les défis et les lacunes recensés, on constate à la fois des similitudes et des différences au sein de chacun des trois groupes de pays.

Dans certains domaines, les pays appartenant au même groupe ont fait preuve de progrès comparables ou ont rencontré des obstacles similaires, ce qui témoigne de l’existence de conditions structurelles ou d’approches politiques communes. Néanmoins, des différences significatives apparaissent également au sein des groupes, souvent façonnées par des contextes nationaux et régionaux distincts, y compris des écarts dans la dynamique politique et les capacités administratives.

Par exemple, les pays chefs de file mettent l’accent sur la diversification du tourisme, le positionnement stratégique et l’image de marque, l’alignement étroit des stratégies nationales sur les priorités de l’UE et le recours à des approches innovantes en matière d’investissement. Les États membres qui ont le moins progressé dans la mise en œuvre des actions prévues dans le programme présentent des lacunes notables à cet égard et, dans certains cas, ne suivent pas et n’appliquent pas de stratégies nationales en matière de tourisme, et font preuve d’incohérence dans l’utilisation des fonds de l’UE disponibles pour le tourisme.

Bien qu’il existe des objectifs communs et des progrès vers la mise en place d’un écosystème touristique européen plus durable, plus numérique et plus résilient, plusieurs lacunes subsistent dans la mise en œuvre 11 , où des efforts supplémentaires pourraient être déployés, par exemple:

Domaine

Analyse

Développement de la main d’œuvre

(27 États membres 12 )

Le perfectionnement et la reconversion professionnels continus sont nécessaires pour répondre à l’évolution des demandes du secteur du tourisme, en particulier en ce qui concerne la transition numérique et écologique.

Utilisation des données

(16 États membres)

Bien que de plus en plus de données sur le tourisme soient collectées, leur utilisation stratégique pour la planification et le suivi des performances reste limitée dans de nombreux États membres.

Coordination

(14 États membres)

Le manque de coopération et de coordination structurées entre les parties prenantes nationales, régionales et locales entrave la conception et la mise en œuvre cohérentes de stratégies et de réformes en matière de tourisme dans l’ensemble des États membres et au sein de ceux-ci.

Soutien aux PME

(11 États membres)

Les PME ont besoin d’un soutien plus ciblé, y compris d’un meilleur accès au financement, à des formations sur mesure et à des services de conseil, pour participer efficacement à la transformation durable et numérique du secteur du tourisme.

Double transition

(10 États membres)

Les efforts visant à faire progresser simultanément la numérisation et la durabilité dans le secteur du tourisme sont souvent fragmentés ou sous-développés, ce qui limite l’innovation et la capacité d’adaptation dans l’ensemble dans l’ensemble du secteur.

Accès au financement

(6 États membres)

Les acteurs du tourisme rencontrent souvent des obstacles pour accéder aux financements nationaux et européens, en raison de connaissances limitées, de la complexité administrative ou d’un ciblage insuffisant au niveau local des acteurs qui en bénéficieront.

Réglementation à court terme

(5 États membres)

L’expansion rapide des locations de logements de courte durée a dépassé les cadres réglementaires de certains États membres, créant des incohérences et des difficultés, en particulier sur les marchés du logement.

Planification stratégique

(5 États membres)

Il est nécessaire de mettre en place des stratégies touristiques tournées vers l’avenir, assorties de jalons bien définis et de calendriers de mise en œuvre clairs.

D’autres problèmes de mise en œuvre sont apparus en ce qui concerne le tourisme déséquilibré, la préparation aux crises et l’adaptation au changement climatique. Le tourisme déséquilibré reste un défi, les flux de visiteurs étant concentrés dans les destinations les plus prisées et les mesures mises en place pour encourager la diversification étant limitées. La préparation aux crises dans les États membres, les régions et les municipalités devrait également être renforcée. L’adaptation au changement climatique reste également sous-développée, les politiques et les infrastructures touristiques n’étant pas encore pleinement alignées sur les objectifs de résilience au changement climatique.

Ces constatations montrent que des efforts supplémentaires seront nécessaires dans les années à venir pour que toutes les parties prenantes progressent dans certains domaines prioritaires (voir annexe).

VII.Conclusions

Les résultats de l’ étude et des rapports-bilans de 2023 et 2024 sur le parcours de transition permettent de conclure que la majorité des États membres ont accompli des progrès dans les domaines prioritaires du programme en matière d’écologie, de numérique et de résilience. Tous les États membres conviennent que la double transition est une priorité et que le soutien aux PME et aux microentreprises est essentiel. Des initiatives louables ont été menées en faveur de la relance, ce qui a entraîné une croissance record dans de nombreuses régions jusqu’en 2025. Néanmoins, la résilience doit être renforcée dans des domaines tels que le soutien aux compétences et à la main-d’œuvre, l’adaptation au changement climatique, le tourisme déséquilibré et la préparation aux crises. Une coordination accrue est nécessaire pour les politiques liées au développement des compétences et aux mécanismes de soutien.

La disparité des progrès accomplis dans les différents domaines prioritaires met en évidence la nécessité d’une approche plus équilibrée et coordonnée aux niveaux local, régional, national et de l’UE. Le renforcement de la gouvernance et des cadres d’action est essentiel non seulement pour harmoniser les efforts parmi les États membres et au sein de ceux-ci, mais aussi pour faire en sorte que le tourisme contribue de manière significative aux objectifs plus larges de l’UE en matière de durabilité et de transition numérique.

La future stratégie de l’UE pour un tourisme durable devrait s’appuyer sur ces résultats pour contribuer à harmoniser les efforts à tous les niveaux (local, régional, national et international) et dans tous les secteurs, et garantir des progrès plus équilibrés dans l’ensemble de l’UE.

Principales questions nécessitant un examen plus approfondi

Sur la base des résultats de l’étude, les considérations suivantes sont formulées en vue d’intensifier les efforts en faveur des actions prévues à la fois dans le programme et dans le parcours de transition pour le tourisme:

1.Économie, utilisation efficace des ressources et durabilité sociale dans l’ensemble de l’écosystème touristique

Les modèles d’économie circulaire nécessitent un soutien aux acteurs et intermédiaires locaux. Les partenariats pour un approvisionnement durable pourraient être renforcés et il convient de continuer à partager les connaissances sur les initiatives durables de l’UE telles que le plan d’action en faveur de l’économie circulaire pour le tourisme et sur le label écologique de l’UE et les systèmes EMAS. La création de pôles locaux réunissant les PME du secteur du tourisme, les autorités et les parties prenantes de la communauté afin de concevoir et de mettre en œuvre conjointement des solutions pour la réduction des déchets, l’utilisation efficace des ressources et le partage des avantages pour la communauté est essentielle pour faire en sorte que les initiatives soient inclusives et axées sur la communauté.

2.Données sur le tourisme et intégration de la stratégie

La politique touristique de l’UE nécessite une infrastructure de données solide et un cadre unifié ainsi qu’un système de données commun pour étayer la prise de décision fondée sur des données probantes. Des indicateurs clés de performance harmonisés et des systèmes de données en temps réel sont nécessaires pour développer et améliorer le suivi et la comparabilité entre les États membres. Afin de renforcer pleinement l’utilisation de données harmonisées sur le tourisme, le recours à l’intelligence artificielle peut aider les acteurs du tourisme en ce qui concerne la planification, les services et la fourniture. Des indicateurs clés de performance harmonisés et des systèmes de données en temps réel pourraient être utiles pour favoriser un suivi transparent des progrès accomplis. Enfin, un cadre de l’UE pourrait également être établi pour les destinations intelligentes, sur la base de critères de performance communs pour la certification des OGD et de mécanismes de suivi semestriels. Un tel cadre pourrait être approuvé par un système de soutien à l’élaboration d’un cadre stratégique et d’un système de gouvernance pour le tourisme.

3.Préparation et réaction aux crises

Les chocs extérieurs tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, l’instabilité géopolitique, les urgences sanitaires et la volatilité économique mettent en évidence la nécessité de mettre en place des mécanismes structurés et proactifs de gestion des crises dans l’ensemble du secteur et à tous les niveaux de gouvernance. Les cadres actuels ne soutiennent pas encore suffisamment une action coordonnée ou la résilience à long terme du secteur. Un cadre pour les destinations intelligentes pourrait amener les destinations à recenser les risques, conformément au projet de gestion des crises et de gouvernance dans le secteur du tourisme et à la gestion des crises, notamment en mettant en place une communication sur les risques et les crises adaptée à tous les voyageurs ainsi qu’aux personnes handicapées. L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets pourraient rester une priorité de la politique touristique, accompagnée d’une approche axée sur la préparation et la réaction aux crises.

4.Soutien structurel et financier aux PME

Les PME continuent de rencontrer des difficultés pour accéder aux investissements privés et aux financements de l’UE, s’y retrouver dans des procédures de financement complexes et investir dans la transition écologique et numérique et la résilience du secteur. La simplification du soutien financier et structurel aux PME pourrait être adaptée aux réalités opérationnelles du secteur du tourisme, en fournissant des orientations plus claires, des canaux de financement plus visibles et des procédures conviviales. La communication sur les possibilités pourrait mettre l’accent sur les avantages pratiques tels que les économies de coûts et la compétitivité afin de stimuler l’engagement et d’accroître la participation. Les PME du secteur du tourisme devraient également bénéficier de l’union européenne de l’épargne et des investissements, qui vise à créer de meilleures possibilités financières pour les citoyens et les entreprises de l’UE en orientant l’épargne vers des investissements européens productifs.

5.Rôle des intermédiaires et promotion de la collaboration multipartite

Tous les acteurs du tourisme, y compris les associations industrielles, les chambres de commerce, les OGD, les réseaux et les ONG, sont essentiels pour relier les stratégies au niveau de l’UE à la prise de décision et à la mise en œuvre à l’échelon régional et local. Pour renforcer la participation des parties prenantes, il convient de sensibiliser les acteurs aux transitions écologique et numérique, au développement des compétences, à la résilience et à l’inclusion. Ces intermédiaires pourraient donc jouer un rôle plus important dans l’interprétation et la diffusion des orientations au niveau de l’UE, en particulier grâce à la collaboration au sein de forums réguliers, de groupes d’experts et de plateformes de communication comme la plateforme européenne du tourisme.

6.Visibilité, coordination et adoption des initiatives de l’UE en matière de compétences pour les acteurs du tourisme

L’initiative du pacte de l’UE pour les compétences permet déjà de coordonner les mises à jour régulières et de diffuser des renseignements sectoriels sur les compétences, de recenser les besoins émergents tels que le numérique, l’écologie, la gestion des crises et l’accessibilité, et de les transposer en orientations concrètes pour les prestataires de formation, les employeurs et les travailleurs. Pour soutenir ces actions, des ressources ciblées, des boîtes à outils et un renforcement des capacités pourraient être proposés aux OGD, aux réseaux et aux autorités régionales et locales pour qu’ils agissent en tant que multiplicateurs de compétences, en les aidant à guider leurs communautés dans le recensement des possibilités de perfectionnement professionnel pertinentes, l’accès à celles-ci et leur hiérarchisation. Des mécanismes sont actuellement mis en place pour recenser, reconnaître et diffuser les initiatives locales et informelles de perfectionnement professionnel, en utilisant la plateforme européenne du tourisme comme plaque tournante pour le partage des bonnes pratiques, des études de cas et des retours d’information, qui pourrait être davantage encouragé.

Les actions prioritaires qui n’ont pas été pleinement prises en compte dans le programme ou dans le parcours de transition pour le tourisme pourraient être considérées comme faisant partie de la nouvelle stratégie de l’UE pour un tourisme durable, par exemple un accent accru sur la lutte contre le tourisme déséquilibré, la gestion des crises, la coopération internationale, le partage de données, la connectivité, y compris la mobilité urbaine durable et la multimodalité en tant que facteurs clés, ainsi que les investissements et financements. Dans le contexte de l’union des compétences, l’accent pourrait être davantage mis sur le développement d’une main-d’œuvre qualifiée dans le secteur.



Annexe

État d’avancement des actions prévues dans le programme européen pour le tourisme 2030

Sujet clé

Buts et objectifs

État d’avancement

Mesures à prendre à l’avenir

Mesures équitables pour les locations de courte durée

Un marché européen transparent des locations de courte durée, favorisant la concurrence et la protection des consommateurs, offrant des possibilités et contribuant au tourisme durable.

Partiellement achevé avec l’adoption du règlement (UE) 2024/1028. Mise en œuvre en cours dans les États membres.

Suivi de la mise en œuvre et de la pleine application du règlement.

Statistiques et indicateurs pour le tourisme

Améliorer la disponibilité et la couverture des statistiques concernant le tourisme afin de tenir compte des incidences économiques, sociales, culturelles et environnementales du tourisme. Améliorer l’accès aux données privées et aux données concernant les destinations pour la production de statistiques officielles sur le tourisme, dans le respect des règles en matière de protection des données et des intérêts commerciaux légitimes.

Progrès modérés: un plus grand nombre d’États membres fournissent des indicateurs par l’intermédiaire des comptes satellites du tourisme et la Commission poursuit le développement du tableau de bord du tourisme de l’UE

Évaluer le cadre de l’UE pour les statistiques du tourisme, comprenant des indicateurs sur les incidences économiques, environnementales et sociales du tourisme d’ici à 2030, prévu pour 2027.

Élaboration ou mise à jour de stratégies touristiques globales

Une approche stratégique du tourisme aux niveaux national, régional et local pour tenir compte de la durabilité économique, environnementale, culturelle et sociale du tourisme.

Des progrès significatifs ont été accomplis, étant donné que tous les États membres ont mis en place des stratégies nationales en matière de tourisme à des niveaux d’ambition variables.

Les stratégies nationales en matière de tourisme doivent être considérées comme une source d’inspiration et alignées dans toute la mesure du possible sur la nouvelle stratégie de l’UE pour un tourisme durable et pourraient être publiées sur les sites web des États membres.

Gestion des destinations collaborative et fondée sur les données

Élargir le champ d’action des organismes de gestion des destinations touristiques aux processus décisionnels collaboratifs et fondés sur des données associant toutes les parties prenantes, y compris les résidents locaux.

Des progrès constants ont été accomplis en ce qui concerne les prix annuels du tourisme intelligent, mais des efforts supplémentaires doivent être consentis pour étendre le champ d’application des OGD du tourisme à la prise de décision fondée sur des données.

Étude en cours de la Commission sur les principaux défis et possibilités qui se présentent aux OGD; évaluer le rôle des OGD, qui pourraient évoluer pour passer d’un rôle traditionnel de marketing à celui de gestionnaire global du tourisme durable.

Améliorer la circularité des services touristiques

Réduire l’empreinte environnementale des services touristiques (alimentation/déchets généraux, eau/efficacité énergétique et pollution).

Des progrès modérés ont été accomplis, près de la moitié des États membres mettant en œuvre des mesures qui visent à réduire l’empreinte environnementale des services alimentaires. La mise en œuvre de la législation connexe du pacte vert pour l’Europe est en cours.

Les efforts visant à améliorer la circularité des services touristiques continueront d’être suivis.

Soutenir la transition écologique des entreprises touristiques et des PME

Encourager les entreprises touristiques à adopter des pratiques plus écologiques en augmentant la demande de services écologiques de la part des acteurs publics et en promouvant des programmes qui favorisent l’évaluation, le suivi et la réduction de l’empreinte environnementale. Aider les PME à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement afin de veiller à ce qu’elles ne deviennent pas un obstacle au commerce.

Des progrès modérés ont été accomplis, près de la moitié des États membres soutenant la transition écologique des PME. Des progrès sont nécessaires en ce qui concerne l’EEP et la promotion du label écologique de l’UE et de l’EMAS.

Il est proposé de combiner ce sujet avec le précédent sur l’amélioration de la circularité des services touristiques, sous la forme d’un soutien continu aux PME en matière de services touristiques durables.

Projets de recherche et d’innovation et projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable

Soutenir la coopération public-privé dans les projets de recherche et d’innovation et les projets pilotes qui développent des modèles et des pratiques transférables pour le tourisme durable.

Des progrès modérés ont été accomplis en ce qui concerne les projets relatifs au tourisme circulaire et durable, en particulier dans le cadre d’Horizon Europe.

Les projets de recherche et d’innovation et les projets pilotes sur le tourisme circulaire et durable continueront d’être soutenus.

Numérisation des PME du secteur du tourisme

Parvenir à une utilisation efficace des outils numériques par les PME et les microentreprises du secteur du tourisme pour la gestion des ressources, les processus de travail internes, la fourniture de services, le marketing, la communication avec les clients et les chaînes d’approvisionnement, et le développement de nouveaux services.

Des progrès substantiels ont été accomplis en ce qui concerne l’utilisation des outils numériques par les PME du secteur du tourisme et un recours accru aux technologies de pointe a été constaté.

Bien que les PME du secteur du tourisme aient presque toutes atteint un niveau élémentaire d’intensité numérique, conformément aux objectifs de la boussole numérique, et que l’adoption de technologies avancées augmente rapidement, il est nécessaire de continuer à soutenir la numérisation et à surveiller l’écosystème touristique.

Partage des données publiques pour favoriser des services innovants dans le secteur du tourisme

Encourager le partage des données pertinentes pour le tourisme et y participer pour favoriser des services innovants.

Des progrès modérés ont été réalisés en ce qui concerne le partage des données publiques et la mise en place d’un espace européen des données pour le tourisme.

Étant donné que la plupart des États membres ont estimé qu’il était prioritaire de soutenir le développement de services touristiques innovants et personnalisés et/ou la gestion des destinations fondée sur les données, et que le développement d’un espace européen des données pour le tourisme est en cours, ce sujet restera une priorité.

Projets et projets pilotes en matière de recherche et d’innovation concernant les outils et services numériques dans le secteur du tourisme

Soutenir la coopération public-privé concernant les projets et projets pilotes en matière de recherche et d’innovation qui développent l’utilisation innovante et durable des outils et pratiques numériques dans le secteur du tourisme.

Des progrès significatifs ont été accomplis en ce qui concerne les projets soutenant l’innovation numérique dans les PME, en particulier dans le cadre d’Horizon Europe, du programme relatif au marché unique et des projets pilotes financés par le Parlement européen.

Un besoin continu subsiste en matière de soutien aux projets de recherche et d’innovation soutenant le développement d’outils et de services numériques dans le secteur du tourisme.

Accessibilité des services touristiques

Renforcer l’inclusion sociale et économique, en tenant compte des personnes âgées, des personnes handicapées et d’autres groupes ayant des besoins spécifiques.

Des progrès significatifs ont été accomplis en ce qui concerne la carte européenne du handicap et les prix du tourisme intelligent, qui incluent désormais un critère d’accessibilité.

Les services touristiques accessibles devraient continuer à augmenter; il convient de réfléchir à la meilleure manière de les intégrer dans la politique touristique globale, compte tenu notamment du vieillissement de la population de voyageurs.

Services et destinations touristiques de l’UE résilients

Améliorer la résilience des services et destinations touristiques de l’UE afin de desservir des publics variés en toute saison et en différents endroits.

Des progrès modérés ont été réalisés grâce à des études financées par l’UE sur la résilience et le tourisme déséquilibré, mais les progrès ont été limités en matière de traitement de la saisonnalité, de diversification et de garantie du bien-être des résidents.

Soutien à la lutte contre le tourisme déséquilibré dans les destinations.

Innovation durable dans les services touristiques

Promouvoir l’UE en tant que destination qui répond à l’évolution de la demande touristique tout en préservant le bien-être des résidents et leur environnement.

Des progrès modérés ont été accomplis en ce qui concerne la satisfaction des nouveaux types de demande et le respect des besoins de durabilité économique, environnementale et sociale des destinations et de leurs résidents.

Une «marque Europe» renforcée contribuera à promouvoir davantage l’UE en tant que destination. Ce sujet doit être regroupé avec le précédent sur la résilience des services et des destinations touristiques de l’UE.

Sensibilisation aux besoins et aux possibilités pour la double transition dans le secteur du tourisme

Sensibiliser à l’évolution de la demande touristique, aux possibilités que la double transition offre aux acteurs du secteur du tourisme, ainsi qu’aux compétences et aux approches qui contribuent à accroître la résilience.

Des progrès constants ont été accomplis par toutes les parties prenantes en ce qui concerne l’organisation d’activités de sensibilisation à l’intention des acteurs du tourisme. La Commission a apporté son soutien à la mise en réseau et au partage des bonnes pratiques par les villes de l’UE récompensées dans les domaines du tourisme intelligent, de la culture et du patrimoine, de la durabilité, de l’innovation et de l’accessibilité.

La sensibilisation à la politique européenne du tourisme et à la nouvelle stratégie de l’UE pour un tourisme durable restera une priorité, de même que l’échange de bonnes pratiques et la promotion d’événements, y compris la promotion des avantages du tourisme pour les communautés locales.

Pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme

Répondre à la demande de compétences dans l’écosystème du secteur du tourisme en mettant en œuvre le pacte pour les compétences dans le secteur du tourisme et en élargissant la participation à ce pacte afin d’encourager activement le développement des compétences et d’offrir des possibilités de formation à la main-d’œuvre, aux chômeurs et aux PME.

Des progrès significatifs ont été accomplis en ce qui concerne la sensibilisation accrue au pacte pour les compétences et au partenariat à grande échelle pour le tourisme, comme en témoignent l’augmentation constante du nombre de membres et le lancement de l’union des compétences.

Le nombre de partenariats régionaux et locaux en matière de compétences est en hausse, mais une part plus importante de la main-d’œuvre du secteur du tourisme gagnerait à suivre une formation. L’action pourrait être soutenue par une Académie européenne des compétences en tourisme.

Plateforme de soutien intégré pour les acteurs du secteur du tourisme

Aider les acteurs du secteur du tourisme à trouver en temps utile des informations pertinentes, des financements et un soutien, ainsi qu’à établir des liens avec des pairs et des experts.

Des progrès significatifs ont été réalisés concernant la mise en place d’une plateforme de soutien aux parties prenantes du tourisme à l’échelle de l’UE pour faciliter le partage d’informations, l’accès aux ressources et la collaboration dans le secteur du tourisme et entre les acteurs concernés.

L’action est achevée, mais des améliorations continues seront apportées à la plateforme afin de promouvoir le partage régulier d’informations, les contenus développés de manière collaborative et les activités communautaires.

(1)

Programme de travail de la Commission pour 2026 et annexes — Commission européenne .

(2)

https://transport.ec.europa.eu/tourism/statistics-reports-and-studies/tourism-studies-and-reports_en (ci-après l’«étude»).

(3)

Règlement (UE) 2024/1028 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 concernant la collecte et le partage des données relatives aux services de location de logements de courte durée, et modifiant le règlement (UE) 2018/1724.

(4)

Les engagements sont pris, sur une base volontaire, par tous les types de parties prenantes du tourisme en faveur d’actions prévues dans le parcours de transition pour le tourisme. Bien qu’ils puissent être considérés comme des indicateurs de progrès, ils ne reflètent pas pleinement la situation actuelle.

(5)

Les États membres concernés devront adopter les mesures d’application nécessaires avant cette date.

(6)

Un soutien direct de 4,1 milliards d’EUR provenant du Fonds européen de développement régional (5,4 milliards d’EUR, y compris les contributions nationales) dans le cadre de 160 programmes.

(7)

Alimentation 2030 — Recherche et innovation — Commission européenne.

(8)

Formation/éducation et perfectionnement/reconversion d’une moyenne de 10 % de la main-d’œuvre du secteur du tourisme chaque année de 2023 à 2030 afin de remédier aux déficits de compétences dans l’écosystème touristique, tant pour la main-d’œuvre actuelle que pour les nouveaux entrants. Cet engagement représente un total de 7 500 000 travailleurs du secteur du tourisme (60 %) participant chaque année à des actions de perfectionnement ou de reconversion professionnels d’ici à 2030.

(9)

Les États membres «en progression» font preuve d’un engagement positif envers les objectifs du programme de l’UE pour le tourisme à l’horizon 2030 au moyen d’une série d’actions, d’initiatives et de projets documentés. Les États membres «émergents» affichent des progrès prometteurs dans certains domaines, quoique dans une moindre mesure que les autres. Les États membres «chefs de file» ont également encore des possibilités de développement, ce qui témoigne du potentiel actuel dont tous les États membres disposent pour progresser davantage sur la voie de la double transition et du renforcement de la résilience.

(10)

La méthode de notation appliquée dans l’ étude évalue chaque action en fonction du nombre de projets et d’initiatives recensés dans chaque État membre, et ces notes ont été agrégées pour déterminer les progrès globaux dans chaque domaine prioritaire, classés comme «significatifs», «modérés» ou «limités». Les États membres ont ensuite été classés comme «chef de file», «en progression» ou «émergent» en fonction de leurs performances cumulées dans les cinq domaines prioritaires.

(11)

Nombre d’États membres pour lesquels cette lacune a été relevée dans l’étude.

(12)

Nombre de pays où cette lacune a été relevée.

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