Avis du Comité économique et social européen — Comment l’apprentissage et les dispositifs d’alternance peuvent soutenir les compétences attendues des entreprises face aux défis de la transformation numérique et environnementale (avis d’initiative)
| CELEX | 52025IE0781 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 18 septembre 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/11 | 16.1.2026 |
Avis du Comité économique et social européen
Comment l’apprentissage et les dispositifs d’alternance peuvent soutenir les compétences attendues des entreprises face aux défis de la transformation numérique et environnementale
(avis d’initiative)
(C/2026/11)
Rapporteur:
Jean-Michel POTTIER| Conseiller | Francis PETEL (pour le rapporteur, groupe I) |
| Décision de l’assemblée plénière | 23.1.2025 |
| Base juridique | Article52, paragraphe 2, du règlement intérieur |
| Compétence | Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté» |
| Adoption en section | 3.9.2025 |
| Adoption en session plénière | 18.9.2025 |
| Session plénière no | 599 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 95/0/4 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le CESE souligne le rôle essentiel des formations en apprentissage pour préparer les compétences numériques et environnementales attendues sur le marché du travail européen. Les entreprises de toute taille jouent un rôle décisif dans la formation des apprentis. Cette formation permet également de prendre en compte les spécificités des PME qui sont nombreuses à répondre à des besoins de marché de niche avec un savoir-faire unique. Cela concerne tous les secteurs d’activité, y compris également l’économie rurale. |
| 1.2. | Le CESE affirme que la maîtrise des savoirs de base est un préalable essentiel à un parcours de formation professionnelle comme l’apprentissage. Il souligne également que l’apprentissage est un vecteur de réconciliation entre l’école et de nombreux jeunes en grande difficulté, comme ceux sans emploi qui ne suivent ni études ni formation (NEET), grâce à la contextualisation des formations dans le milieu professionnel. |
| 1.3. | De nombreux pays de l’UE ont développé des dispositifs spécifiques pour identifier les nouvelles compétences numériques et environnementales susceptibles d’accompagner les transitions et les besoins en compétences sur le marché du travail. Le CESE invite l’UE à accompagner par ses financements appropriés les processus d’identification des besoins dans le respect des pratiques nationales. |
| 1.4. | Le CESE observe que les dispositifs d’apprentissage et de certification sont dans de nombreux pays de l’UE dans un fonctionnement en silos. Une réforme en profondeur est un objectif soutenu par le CESE par exemple pour adapter les formations aux besoins du marché du travail, améliorer l’accessibilité et favoriser les compétences transversales. Entretemps, une approche disruptive est nécessaire pour permettre des adaptations rapides. |
| 1.5. | Le CESE propose une approche nouvelle des systèmes d’apprentissage en prévoyant un module complémentaire de formation dans un domaine de nouvelles technologies ou d’innovations dans les compétences numériques et environnementales représentant 5 à 10 % du volume de formation professionnelle. Ce module complémentaire choisi par l’entreprise et l’organisme de formation en liaison avec les organismes professionnels fera l’objet d’une mention complémentaire à la certification ou de la délivrance d’une microcertification (1). Le CESE propose qu’une expérimentation soit encouragée dans le cadre des projets de l’union des compétences qui prévoient de «Développer un système d’enseignement et de formation professionnels (EFP) attrayant et innovant» (2). |
| 1.6. | Le CESE soutient le développement du système de formation en apprentissage utilisé dans certains pays de l’UE au profit des adultes de plus de 30 ans. Il note que cet usage convient particulièrement pour les besoins de reconversion des salariés dans leur parcours professionnel: changement et évolution de métier, entrepreneuriat, par exemple. |
| 1.7. | Les partenaires sociaux sont des acteurs efficaces pour mesurer les besoins en compétences du marché du travail. Le CESE rappelle que «[…] les partenaires sociaux sont des acteurs efficaces dans la conception et la gestion d’un système de formation; ils sont particulièrement bien placés pour mesurer les besoins en compétences du marché du travail» (3). |
| 1.8. | L’apprentissage des compétences numériques nécessite de maîtriser les outils de l’intelligence artificielle (IA). Les opportunités et les risques dans l’utilisation de l’IA font partie intégrante des formations en apprentissage. Cela implique la prise en compte de l’IA dans la conception des dispositifs de formation et la culture des jeunes à l’IA dès l’entrée en formation générale. |
| 1.9. | Le CESE soutient fortement le dispositif Erasmus+ qui s’adresse aux élèves de la voie professionnelle sous statut scolaire, ainsi qu’aux apprentis. Il permet de réaliser un stage dans une entreprise européenne, de suivre une formation en Europe dans un organisme de formation professionnelle, de participer à des échanges pédagogiques. |
| 1.10. | Le CESE soutient l’apprentissage comme dispositif permettant l’insertion de personnes en situation de handicap. De nombreux pays comme la France proposent des dispositifs d’apprentissage spécifiques afin de faciliter l’insertion dans l’entreprise et la création d’espaces de travail adaptés (4). Le CESE appelle à une généralisation de cet usage dans tous les pays de l’UE dans le respect des pratiques nationales. |
| 1.11. | Le CESE rappelle qu’un accompagnement et un service d’orientation sont nécessaires pour permettre l’information des jeunes sur les nouvelles compétences et les opportunités du marché du travail. Il s’agit de faire découvrir les nouveaux métiers numériques et environnementaux, ainsi que la transformation des métiers existants, en exploitant les possibilités de l’apprentissage pour une insertion professionnelle réussie dans un emploi durable. L’information et l’orientation doivent concourir à une estime équivalente des différentes formes de formation professionnelle dans lesquelles l’apprentissage permet des taux très élevés d’insertion directe sur le marché du travail. |
2. Contexte
Pénuries de compétences en Europe
| 2.1. | Le Conseil de l’UE a adopté en 2018 une recommandation relative à «un cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité» (5). Parmi les objectifs listés dans ce cadre, on trouve des référentiels décrits en termes d’acquis d’apprentissage («learning») et structurés de telle façon qu’ils guident efficacement la conception du volet «formation» sur le lieu de travail. |
| 2.2. | La Commission européenne a fixé des objectifs dans la stratégie européenne en matière de compétences et dans le plan d’action pour l’éducation numérique afin de garantir que 70 % des adultes possèdent des compétences numériques de base d’ici 2025. Ces initiatives visent à réduire de 30 % (en 2019) à 15 % (en 2030) le nombre de jeunes de 13 à 14 ans qui affichent des performances insuffisantes en matière d’informatique et de culture numérique. |
| 2.3. | Selon la Commission européenne, plus de 70 % des entreprises ont déclaré que le manque de personnel possédant les compétences numériques adéquates constituait un obstacle à l’investissement. |
| 2.4. | La Commission a présenté un plan d’action visant à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences et propose de collaborer avec les États membres et les partenaires sociaux pour résoudre ces problèmes au cours des mois et des années à venir (6). |
| 2.5. | Le plan d’action est également un élément clé de l’Année européenne des compétences (7). Il s’appuie sur les nombreuses mesures politiques et de financement déjà en place au niveau de l’UE, telles que le pacte pour les compétences (8), qui a jusqu’à présent permis de former 3,5 millions de travailleurs, sur les objectifs en matière d’emploi et de compétences pour 2030 approuvés lors du sommet social de Porto, sur les directives relatives à des salaires minimaux adéquats et au travail via une plateforme, ainsi que sur les 65 milliards d’euros de fonds de l’UE disponibles pour investir dans le domaine des compétences. |
| 2.6. | En particulier, la Commission européenne invite les États membres à réviser les programmes d’enseignement et de formation afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. Elle note également que les partenaires sociaux entendent soutenir l’apprentissage et les partenariats entre les prestataires d’enseignement et les employeurs. |
Rapport Draghi
| 2.7. | Le CESE soutient les actions recensées dans le rapport Draghi dans le domaine du développement des compétences afin de relever les défis futurs de l’UE (9). Ce rapport pointe particulièrement la pénurie des compétences: «Une stratégie européenne visant à combler les déficits de compétences, axée sur tous les stades de l’éducation, est essentielle.» |
| 2.8. | Le rapport Draghi identifie les compétences numériques, les compétences vertes et les compétences en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) comme essentielles pour maîtriser l’utilisation des nouvelles technologies et faire progresser leur développement (10). |
| 2.9. | Les orientations politiques pour la nouvelle Commission européenne soulignent l’importance de l’enseignement et de la formation professionnels. L’UE élaborera, entre autres, une stratégie européenne pour l’enseignement et la formation professionnels. En particulier, une sensibilisation des jeunes aux disciplines STIM sera proposée en mettant l’accent sur la féminisation de ces études. L’initiative sur l’union des compétences a été proposée en mars 2025. |
Besoin de compétences environnementales
| 2.10. | En vertu de la loi européenne sur le climat (11), l’UE a l’obligation juridique de devenir climatiquement neutre d’ici à 2050. Elle fixe notamment un objectif intermédiaire à l’horizon 2030 de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 %. La stratégie de l’UE souligne le rôle majeur de l’éducation et de la formation pour permettre d’atteindre l’objectif de neutralité climatique. |
| 2.11. | Créé à l’initiative de la Commission européenne, «GreenComp» (12) est un cadre de référence pour les compétences en matière de durabilité. Il constitue l’une des actions politiques définies dans le pacte vert pour l’Europe et il se donne pour objectif de promouvoir l’apprentissage de la durabilité environnementale dans l’Union européenne. |
| 2.12. | Conformément à cette orientation politique, la Commission a publié des documents d’orientation intitulés «Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience» et «Un espace européen de l’éducation pour 2025», soulignant la nécessité d’élaborer un cadre européen de compétences en matière de durabilité. |
| 2.13. | Enfin, la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil relative à l’efficacité énergétique stipule dans son article 28 que: «Les États membres, en étroite collaboration avec les partenaires sociaux, veillent à ce que des systèmes de certification ou de qualifications équivalents, y compris, si nécessaire, des programmes appropriés, soient disponibles pour les métiers en lien avec l’efficacité énergétique […].» (13) |
Besoin de compétences numériques
| 2.14. | Le plan d’action en matière d’éducation numérique 2021-2027 est une initiative politique de l’Union européenne visant à soutenir l’adaptation durable et efficace des systèmes d’éducation et de formation des États membres de l’UE à l’ère numérique (14). |
| 2.15. | Pour atteindre ses objectifs, le plan d’action prévoit deux domaines prioritaires:
|
3. Observations générales
| 3.1. | Effectifs d’apprentis dans les différents pays: s’appuyant sur les données nationales collectées sur les sites gouvernementaux, en référence aux définitions de l’apprentissage utilisées dans chaque pays, il rassemble des éléments hétérogènes. L’Allemagne arrive en tête avec près de 1,3 million d’apprentis (année 2023), suivie en 2023 de la France avec 1 million, les Pays-Bas 500 000, l’Autriche 130 000, le Danemark 100 000, la Pologne 99 000, la Finlande 57 000, la Hongrie 51 000, la Belgique 30 000, le Portugal 22 000, l’Espagne 20 500, etc. |
| 3.2. | L’apprentissage recouvre des réalités très différentes dans deux groupes de pays: |
| 3.2.1. | Dans le premier cas, l’apprentissage est un système distinct de l’éducation formelle. C’est particulièrement le cas pour le système dual allemand, mais aussi pour la double formation en Autriche, au Danemark ou en Suisse. Ce modèle se retrouve en Irlande, en Croatie, en Islande, en Norvège et en Pologne. |
| 3.2.2. | Dans le second groupe, l’apprentissage n’est pas un sous-système spécifique de l’éducation formelle et de la formation professionnelle mais constitue un mode de prestation de formation en entreprise, utilisant les mêmes normes de qualification que dans la formation professionnelle à temps plein. En France comme en Belgique (Flandre), elles constituent des parcours de qualification complets. Mais aussi en Italie, en Finlande, en Suède et en Belgique francophone, les parcours d’apprentissage peuvent également être partiels. Les Pays-Bas et le Portugal sont des cas distincts car l’apprentissage est organisé dans des programmes du type de ceux du premier groupe. |
| 3.3. | Il existe donc des différences significatives entre les pays de l’UE en raison de leur culture et de leurs traditions et cette diversité doit rester un avantage qui mériterait une analyse comparative complexe. |
| 3.4. | Les jeunes possèdent très tôt des compétences numériques qui font partie intégrante de leur mode de vie. L’utilisation des outils numériques parfois dès le plus jeune âge, l’emploi de ces outils dans le cadre de l’enseignement initial, le développement des réseaux sociaux font partie du cadre de vie des jeunes. De même, leur éducation les initie très vite aux enjeux environnementaux. Beaucoup d’entre eux ont compris que ces enjeux pèsent sur la jeunesse actuelle et surtout les générations à venir. Toutefois, les jeunes ont besoin d’une formation initiale adaptée à ces compétences naturelles. |
| 3.5. | Les salariés en fin de carrière font partie de la génération analogique, les jeunes sont en large majorité issus de la génération numérique. Concilier les compétences analogiques des salariés séniors avec les aptitudes numériques des jeunes dans leur insertion dans le monde du travail est un défi majeur pour les entreprises. |
| 3.6. | Les nouvelles compétences numériques et environnementales regroupent des innovations technologiques issues des activités de recherche et de développement des entreprises et des travaux de recherche universitaire ou institutionnelle. Une combinaison de l’effort de formation de l’entreprise et de l’organisme de formation répond particulièrement aux objectifs de l’apprentissage de ces compétences nouvelles. La transmission des savoir-faire dans le cadre de l’alternance doit permettre d’assurer les enjeux de la transformation numérique et environnementale, de la transformation des métiers et de la création de nouveaux métiers. Dans cet objectif, le rôle des organismes de formation professionnelle est essentiel, en particulier pour accompagner les PME afin de définir les compétences souhaitées. |
| 3.7. | Les dispositifs d’apprentissage sont un puissant vecteur de l’insertion professionnelle des jeunes. Dans certains pays de l’UE, les apprentis sont des salariés de l’entreprise, dans d’autres, ils bénéficient d’un statut spécifique. En Allemagne, le taux d’insertion sur le marché du travail est de 87 %, aux Pays-Bas de 75 % et au Danemark de 70 %, par exemple. |
| 3.8. | Les entreprises jouent loyalement leur rôle formateur dans l’alternance en lien avec l’organisme de formation. Toutefois, il convient tout particulièrement de veiller à anticiper et empêcher tout abus cherchant à obtenir un emploi productif gratuit. |
4. Observations particulières
| 4.1. | Compte tenu de la nature des nouvelles compétences recherchées, les entreprises de toute taille jouent un rôle décisif dans la formation des apprentis. Il convient également de prendre en compte les spécificités des PME qui sont nombreuses à répondre à des besoins de marché de niche avec un savoir-faire unique. Cela concerne tous les secteurs d’activité, y compris également l’économie rurale. Ce rôle formateur permet de prendre en compte l’acceptabilité des transitions par les consommateurs en satisfaisant les besoins du marché en lien avec la mise en œuvre de ces transitions dans les pays de l’UE. |
| 4.2. | La récente étude PISA de 2022 montre que 30 % des élèves de moins de 15 ans de l’UE n’atteignent pas un niveau minimal de compétences en mathématiques et qu’environ 25 % ne maîtrisent pas la lecture et les sciences. L’importance de la maîtrise des savoirs de base est un préalable essentiel à un parcours de formation professionnelle comme l’apprentissage. Il faut souligner également que l’apprentissage est un vecteur de réconciliation entre l’école et de nombreux jeunes en grande difficulté, comme les NEET, grâce à la contextualisation des formations dans le milieu professionnel. |
| 4.3. | De nombreux pays de l’UE ont développé des dispositifs spécifiques pour identifier les nouvelles compétences numériques et environnementales susceptibles d’accompagner les transitions et les besoins en compétences sur le marché du travail, les travaux sur les définitions des compétences et des formations réunissent de manière très différenciée les services publics, les autorités gouvernementales, les représentants des entreprises et les partenaires sociaux. Le «conseil de la disruption» au Danemark en est un exemple remarquable (15). |
| 4.4. | Le dispositif de formation professionnelle est souvent considéré par les entreprises comme manquant d’agilité. Tant les chefs d’entreprise que les salariés et en particulier les maîtres d’apprentissage jugent les certifications en décalage avec les réalités des avancées technologiques et des nouveaux métiers émergents. Une approche disruptive est nécessaire pour permettre des adaptations rapides aux évolutions toujours plus rapides des besoins en compétences, de sorte à adapter les métiers et à faire advenir de nouveaux métiers en particulier dans les domaines numériques et environnementaux, lesquels sont particulièrement imbriqués dans la question de l’énergie. |
| 4.5. | Le système de formation en apprentissage est utilisé dans certains pays de l’UE au profit des adultes de plus de 30 ans. Cet usage convient particulièrement pour les besoins de reconversion des salariés dans leur parcours professionnel. Il peut s’agir également de périodes ou de contrats prévoyant une alternance entre l’entreprise et l’organisme de formation. |
| 4.6. | Pour mettre en œuvre des politiques efficaces en matière de renforcement des compétences numériques, le CESE recommande à la Commission d’encourager les États membres à adopter une approche globale associant les partenaires sociaux, les organismes de formation, la communauté scientifique et les institutions concernées comme les chambres de commerce (16). Les organisations de la société civile peuvent également jouer un rôle à titre de partenaires dans les systèmes d’apprentissage dual — à la fois en tant que fournisseurs de contenu éducatif et en tant que participants à l’identification des besoins en compétences des communautés locales. |
| 4.7. | L’apprentissage des compétences numériques nécessite de maîtriser les outils de l’intelligence artificielle (IA). L’éducation précoce aux technologies de l’IA permet de préparer à cette maîtrise. À ce titre, la prise en compte des opportunités et des risques dans l’utilisation de l’IA fait partie intégrante des formations en apprentissage (17). |
| 4.8. | Le dispositif Erasmus+ s’adresse aux élèves de la voie professionnelle sous statut scolaire, ainsi qu’aux apprentis. Il permet de réaliser un stage dans une entreprise européenne, de suivre une formation en Europe dans un organisme de formation professionnelle, de participer à des échanges pédagogiques. |
| 4.9. | L’apprentissage est aussi un dispositif qui permet l’insertion de personnes en situation de handicap. De nombreux pays comme la France proposent des dispositifs d’apprentissage spécifiques afin de faciliter l’insertion dans l’entreprise et la création d’espaces de travail adaptés (18). |
| 4.10. | Un accompagnement et un service d’orientation sont nécessaires pour permettre l’information des jeunes sur les nouvelles compétences et les opportunités du marché du travail. Une grande diversité des systèmes nationaux doit être prise en compte dans cet objectif. Il s’agit de faire découvrir les nouveaux métiers numériques et environnementaux, ainsi que la transformation des métiers existants, en exploitant les possibilités de l’apprentissage pour une insertion professionnelle réussie dans un emploi durable. De même, l’information et l’orientation doivent concourir à une estime équivalente des différentes formes de formation professionnelle dans lesquelles l’apprentissage permet des taux très élevés d’insertion directe sur le marché du travail. |
Bruxelles, le 18 septembre 2025.
Le président
du Comité économique et social européen
Oliver RÖPKE
(1) Recommandation sur une approche européenne des microcertifications pour l’apprentissage tout au long de la vie et l’employabilité.
(2) Communication de la Commission sur l’union des compétences, COM(2025) 90 final.
(3) Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Formation professionnelle: l’efficacité des systèmes pour anticiper et mettre en adéquation compétences et besoins du marché du travail et le rôle des partenaires sociaux et des différentes parties prenantes» [Avis exploratoire à la demande de la présidence portugaise] (JO C 286 du 16.7.2021, p. 20).
(4) Apprentissage et handicap: un guide pour les employeurs et les apprentis | Travail-emploi.gouv.fr | Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
(5) Cadre européen pour un apprentissage efficace et de qualité, EFQEA.
(6) https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-15463-2024-INIT/fr/pdf.
(7) Décision (UE) 2023/936 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 relative à l’Année européenne des compétences (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) (JO L 125 du 11.5.2023, p. 1).
(8) pact-for-skills.ec.europa.eu.
(9) Avis du Comité économique et social européen — Évaluation des rapports Letta et Draghi sur le fonctionnement et la compétitivité du marché unique de l’Union européenne (avis d’initiative) (JO C, C/2025/2004, 30.4.2025, ELI: https://eur-lex.europa.eu/eli/C/2025/2004/oj).
(10) Rapport Draghi « L’avenir de la compétitivité européenne — Analyse approfondie et recommandations », page 258.
(11) https://climate.ec.europa.eu/eu-action/european-climate-law_fr.
(12) GreenComp: le cadre européen des compétences en matière de durabilité — Commission européenne.
(13) Directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (JO L 231 du 20.9.2023, p. 1).
(14) Plan d’action en matière d’éducation numérique (2021-2027) — Espace européen de l’éducation.
(15) Document de suivi des activités du conseil danois de la disruption (en anglais), février 2019.
(16) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de recommandation du Conseil relative aux principaux facteurs favorisant la réussite de l’éducation et de la formation numériques [COM(2023) 205 final — 2023/0099 (NLE)], la proposition de recommandation du Conseil sur l’amélioration de l’enseignement des compétences numériques dans le domaine de l’éducation et de la formation [COM(2023) 206 final — 2023/0100 (NLE)] et sur le thème «De nouvelles voies pour réussir l’insertion numérique» (avis exploratoire à la demande de la présidence belge) (JO C, C/2024/885, 6.2.2024, ELI: https://eur-lex.europa.eu/eli/C/2024/885/oj).
(17) Avis du Comité économique et social européen — Une intelligence artificielle au service des travailleurs: leviers pour exploiter le potentiel et atténuer les risques de l’IA dans le cadre des politiques de l’emploi et du marché du travail (avis d’initiative) (JO C, C/2025/1185, 21.3.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1185/oj).
(18) Apprentissage et handicap: un guide pour les employeurs et les apprentis | Travail-emploi.gouv.fr | Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/11/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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