Initiative législative52025IP0031

P10_TA(2025)0031 — Semestre européen pour la coordination des politiques économiques 2025 — Résolution du Parlement européen du 12 mars 2025 sur le Semestre européen pour la coordination des politiques économiques 2025 (2024/2112(INI))

CELEX52025IP0031
TypeInitiative législative
Datemercredi 12 mars 2025

Résumé IA

Cette résolution du Parlement européen, adoptée le 12 mars 2025, définit la position de l'institution sur le cycle 2025 du Semestre européen. Elle évalue les priorités économiques et budgétaires de l'Union, en insistant sur la nécessité de concilier discipline budgétaire, investissements dans la transition verte et numérique, et renforcement de la compétitivité. Pour un professionnel du droit français, ce texte sert de référence politique pour anticiper les futures recommandations par pays adressées à la France et les orientations des réformes structurelles nationales.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/3148

20.6.2025

P10_TA(2025)0031

Semestre européen pour la coordination des politiques économiques 2025

Résolution du Parlement européen du 12 mars 2025 sur le Semestre européen pour la coordination des politiques économiques 2025 (2024/2112(INI))

(C/2025/3148)

Le Parlement européen,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ci-après, le «traité FUE»), et notamment ses articles 121, 126 et 136,

vu le protocole no 1 du traité sur l’Union européenne (ci-après, le «traité UE») et du traité FUE sur le rôle des parlements nationaux dans l’Union européenne,

vu le protocole no 2 du traité UE et du traité FUE sur l’application des principes de subsidiarité et de proportionnalité,

vu le protocole no 12 du traité UE et du traité FUE sur la procédure concernant les déficits excessifs,

vu le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire,

vu le règlement (UE) 2024/1263 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2024 relatif à la coordination efficace des politiques économiques et à la surveillance budgétaire multilatérale et abrogeant le règlement (CE) no 1466/97 du Conseil (1),

vu le règlement (UE) 2024/1264 du Conseil du 29 avril 2024 modifiant le règlement (CE) no 1467/97 visant à accélérer et à clarifier la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs (2),

vu la directive (UE) 2024/1265 du Conseil du 29 avril 2024 modifiant la directive 2011/85/UE sur les exigences applicables aux cadres budgétaires des États membres (3),

vu le règlement (UE) no 1173/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la mise en œuvre efficace de la surveillance budgétaire dans la zone euro (4),

vu le règlement (UE) no 1174/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 établissant des mesures d’exécution en vue de remédier aux déséquilibres macroéconomiques excessifs dans la zone euro (5),

vu le règlement (UE) no 1176/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques (6),

vu le règlement (UE) no 472/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres de la zone euro connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière (7),

vu le règlement (UE) no 473/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro (8),

vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2092 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union (9) (ci-après le «règlement sur la conditionnalité liée à l’état de droit»),

vu le règlement (UE) 2021/241 du Parlement européen et du Conseil du 12 février 2021 établissant la facilité pour la reprise et la résilience (10) (règlement FRR),

vu les prévisions économiques de la Commission du printemps 2024, publiées le 15 mai 2024,

vu les prévisions économiques de la Commission de l’automne 2024, publiées le 15 novembre 2024,

vu le «Debt Sustainability Monitor» (rapport de suivi de la soutenabilité de la dette) de la Commission pour 2023, publié le 22 mars 2024,

vu la communication de la Commission du 17 décembre 2024 intitulée «Rapport 2025 sur le mécanisme d’alerte» (COM(2024)0702) et la recommandation de la Commission du 17 décembre 2024 pour une recommandation du Conseil concernant la politique économique de la zone euro (COM(2024)0704),

vu la proposition de rapport conjoint sur l’emploi de la Commission et du Conseil, présentée le 17 décembre 2024 par la Commission (COM(2024)0701),

vu la communication de la Commission du 8 mars 2023 intitulée «Orientations en matière de politique budgétaire pour 2024» (COM(2023)0141),

vu le rapport de la Commission du 19 juin 2024 établi conformément à l’article 126, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (COM(2024)0598),

vu la recommandation du Conseil du 12 avril 2024 concernant la politique économique de la zone euro (11),

vu l’évaluation du comité budgétaire européen du 3 juillet 2024 concernant l’orientation budgétaire appropriée pour la zone euro en 2025,

vu la déclaration de l’Eurogroupe du 15 juillet 2024 concernant l’orientation budgétaire pour la zone euro en 2025,

vu le rapport annuel 2024 du comité budgétaire européen, publié le 2 octobre 2024,

vu la communication de la Commission du 19 juin 2024 intitulée «Semestre européen 2024 – Paquet de printemps» (COM(2024)0600),

vu la communication de la Commission du 17 décembre 2024 intitulée «Semestre européen 2025 – Paquet d’automne» (COM(2024)0700),

vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe» (COM(2019)0640), l’accord de Paris adopté le 12 décembre 2015 dans le contexte de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et les objectifs de développement durable des Nations unies,

vu le huitième programme d’action pour l’environnement à l’horizon 2030,

vu la proclamation interinstitutionnelle du 17 novembre 2017 sur le socle européen des droits sociaux (12) et la communication de la Commission du 4 mars 2021 intitulée «Plan d’action sur le socle européen des droits sociaux» (COM(2021)0102),

vu sa résolution du 21 janvier 2021 sur l’accès à un logement décent et abordable pour tous (13),

vu le document d’Ursula von der Leyen, candidate à la présidence de la Commission européenne, du 18 juillet 2024, intitulé «Le choix de l’Europe – orientations pour la prochaine Commission européenne 2024-2029», et la déclaration faite par Valdis Dombrovskis, commissaire à l’économie et à la productivité, à la mise en œuvre et à la simplification, lors de son audition de confirmation du 7 novembre 2024,

vu le document de travail 24/181 du Fonds monétaire international d’août 2024 intitulé «Taming Public Debt in Europe: Outlook, Challenges, and Policy Response» («Maîtriser la dette publique en Europe: perspectives, défis et mesures à prendre»),

vu le Moniteur des finances publiques du Fonds monétaire international intitulé «Putting a Lid on Public Debt» («Contenir la dette publique») d’octobre 2024,

vu le rapport spécial no 13/2024 de la Cour des comptes européenne intitulé «Absorption des fonds de la facilité pour la reprise et la résilience – La situation progresse tant bien que mal et des risques subsistent quant à la réalisation des mesures et donc des objectifs de la FRR»,

vu l’analyse approfondie intitulée «The new economic governance framework: implications for monetary policy» («Le nouveau cadre de gouvernance économique: implications pour la politique monétaire»), publiée le 20 novembre 2024 par la direction générale des politiques internes du Parlement (14),

vu l’analyse approfondie intitulée «Economic Dialogue with the European Commission on EU Fiscal Surveillance» («Dialogue économique avec la Commission européenne sur la surveillance budgétaire de l’UE»), publiée par sa direction générale des politiques internes le 1er décembre 2024 (15),

vu le rapport de Mario Draghi du 9 septembre 2024 intitulé «The future of European competitiveness» (le rapport Draghi),

vu l’article 55 de son règlement intérieur,

vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires (A10-0022/2025),

A.

considérant que le Semestre européen joue un rôle essentiel dans la coordination des politiques économiques et budgétaires des États membres et préserve ainsi la stabilité macroéconomique de l’Union économique et monétaire;

B.

considérant que le Semestre européen vise à promouvoir une croissance durable, inclusive et compétitive, l’emploi, la stabilité macroéconomique et la viabilité des finances publiques dans l’ensemble de l’Union, en vue d’assurer une convergence ascendante durable des performances économiques, sociales et environnementales des États membres;

C.

considérant que le Semestre européen 2024 a marqué le premier cycle de mise en œuvre du nouveau cadre de gouvernance économique, qui est entré en vigueur le 30 avril 2024 et sert de guide à l’Union et à ses États membres dans une phase de transition;

D.

considérant que la recommandation du Conseil de 2024 concernant la politique économique de la zone euro invite les États membres à prendre des mesures, tant individuellement que collectivement, pour renforcer la compétitivité, stimuler la résilience économique et sociale, préserver la stabilité macrofinancière et maintenir un niveau élevé d’investissements publics pour soutenir les transitions écologique et numérique; que la stabilité budgétaire est une base pour des normes sociales élevées durables dans l’Union ainsi que pour sa compétitivité;

E.

considérant que les principaux objectifs du nouveau cadre de gouvernance économique sont de renforcer la soutenabilité de la dette et d'assurer une croissance durable et inclusive dans tous les États membres, ainsi que de leur permettre d’entreprendre les réformes et les investissements nécessaires pour atteindre les priorités communes de l’Union, qui comprennent i) une transition écologique et numérique équitable, ii) la résilience sociale et économique, y compris le socle européen des droits sociaux, iii) la sécurité énergétique et iv) le renforcement des capacités de défense; que les disparités en matière de capacité budgétaire entre les États membres empêchent d’investir équitablement dans les priorités stratégiques et minent la cohésion au sein du marché unique;

F.

considérant que le traité FUE définit des valeurs de référence qui plafonnent le déficit public à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB; que le déficit nominal et le ratio dette publique/PIB de l’Union restent supérieurs aux valeurs de référence; que tant le déficit nominal que le ratio dette publique/PIB varient d’un État membre à l’autre et que les situations varient considérablement d’un État membre à l’autre;

G.

considérant que des procédures concernant les déficits excessifs ont été ouvertes, ou maintenues ouvertes, pour huit États membres en 2024; que certains États membres n’ont pas fait l’objet d’une telle procédure, malgré un déficit supérieur à 3 % du PIB en 2023, comme l’ont décidé le Conseil et la Commission après une évaluation équilibrée de l’ensemble des facteurs pertinents;

H.

considérant qu’aucune procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques n’a été ouverte par le Conseil depuis la mise en place de ladite procédure en 2011; que, conformément à son rapport sur le mécanisme d’alerte, la Commission procédera à un examen approfondi de neuf pays pour lesquels des déséquilibres macroéconomiques ou des déséquilibres excessifs ont été recensés en 2025;

I.

considérant que le succès d’un cadre dépend dans une large mesure de sa mise en œuvre correcte, transparente et efficace dès le début, mais compte tenu des situations de départ des États membres et des défis auxquels ils sont confrontés;

J.

considérant que la présentation en temps utile des plans budgétaires structurels et budgétaires nationaux à moyen terme est une condition préalable à la mise en œuvre effective et à la crédibilité des nouvelles règles; que les premiers plans budgétaires et budgétaires nationaux ont déjà été évalués par le Conseil; que l’égalité de traitement entre les États membres et le respect des exigences énoncées dans le règlement (UE) 2024/1263 en ce qui concerne les plans budgétaires sont nécessaires à la mise en œuvre effective du cadre;

K.

considérant que les perspectives économiques de l’Union restent très incertaines et que le risque de voir se produire des événements ou des situations qui auront une incidence négative sur l’économie augmente; que l’agression russe contre l’Ukraine et les conflits au Moyen-Orient aggravent les risques géopolitiques et mettent en évidence la vulnérabilité énergétique de l’Europe; que l’augmentation des mesures protectionnistes adoptées par certains partenaires commerciaux pourrait affecter le commerce mondial, avec une incidence négative sur l’économie de l’Union; que les tensions géopolitiques actuelles ont établi la nécessité pour l’Union de renforcer davantage encore son autonomie stratégique ouverte et de rester compétitive sur le marché mondial, tout en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte;

L.

considérant que la mise en œuvre du cadre de gouvernance économique révisé devrait conduire à une orientation budgétaire restrictive pour l’ensemble de la zone euro, de 0,5 % du PIB en 2024 et de 0,25 % du PIB en 2025; qu’il est nécessaire d’engager un débat politique pour assurer des niveaux appropriés d’investissement public en 2026 et après l’expiration de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR);

M.

considérant que le rapport Draghi souligne que l’écart entre l’Union et les États-Unis en ce qui concerne le niveau du PIB aux prix de 2015 s’est progressivement creusé, passant d’un peu plus de 15 % en 2002 à 30 % en 2023, et qu’il faudrait des investissements annuels supplémentaires de l’Union à hauteur de 800 milliards d’euros, dont 450 milliards d’euros pour la transition énergétique;

N.

considérant que la nouvelle Commission s’est fixé pour objectif de devenir une «Commission des investissements»; que des discussions visant à combler l’important déficit d’investissement et à réduire les coûts d’emprunt sont nécessaires au sein de l’Union; que le cadre devrait, le cas échéant, être renforcé par des instruments et des outils d’investissement au niveau de l’Union destinés à réduire au minimum le coût pour les contribuables de l’Union et à maximiser l’efficacité de la fourniture de biens publics européens;

O.

considérant qu’il convient que les États membres mettent en place les mécanismes de contrôle et d’audit nécessaires pour garantir le respect de l’état de droit et protéger les intérêts financiers de l’Union, notamment pour prévenir la fraude, la corruption et les conflits d’intérêts et assurer la transparence;

P.

considérant qu’il importe d’accroître la part des recommandations par pays «pleinement mises en œuvre» et de les relier plus étroitement aux rapports par pays respectifs afin de contribuer à une meilleure efficacité de la gouvernance économique;

1.

observe que, au cours des dernières années, l’Union a fait preuve d’une forte résilience et d’une grande unité face à des chocs de grande ampleur, grâce, entre autres, à une réponse politique coordonnée associant toutes les institutions de l’Union, y compris une certaine souplesse dans l’utilisation des instruments nouveaux et existants; rappelle en outre que la promotion d’une croissance durable à long terme implique de promouvoir un équilibre entre des politiques budgétaires responsables, des réformes structurelles et des investissements qui, ensemble, accroissent l’efficacité, la productivité, l’emploi et la prospérité, et impliquent également de stimuler la compétitivité, de promouvoir le marché unique, d’élaborer des politiques de croissance économique et de réviser le cadre réglementaire afin d’attirer les investissements; insiste sur la nécessité fondamentale d’une croissance économique durable, inclusive et compétitive;

2.

constate que la coordination des politiques économiques est indispensable au succès de l’union économique et monétaire; rappelle que le Semestre européen est le cadre bien établi pour la coordination des politiques budgétaires, économiques, sociales et de l’emploi dans l’ensemble de l’Union, conformément aux traités, dans le plein respect des compétences nationales définies;

3.

prend acte de l’engagement qu’a pris la Commission de veiller à ce que le Semestre européen stimule la coordination des politiques en faveur de la compétitivité, de la durabilité et de l’équité sociale, ainsi que l’intégration des objectifs de développement durable des Nations unies et du socle européen des droits sociaux; note que le pacte vert pour l’Europe en demeure un élément essentiel pour la Commission;

4.

souligne qu’une politique industrielle intégrée, coordonnée, ciblée et transversale est essentielle pour accroître les investissements dans la capacité d’innovation de l’Union, tout en renforçant la compétitivité et l’intégrité du marché unique;

5.

souligne que les investissements publics et privés sont essentiels pour permettre à l’Union de relever les défis existants, notamment en ce qui concerne le développement de sa capacité d’innovation et des transitions écologique et numérique, et qu’ils accroîtront la résilience, la compétitivité à long terme et l’autonomie stratégique ouverte de l’Union; attire l’attention sur la nécessité d’investissements stratégiques dans les interconnexions énergétiques, les énergies à faibles émissions de carbone (telles que les énergies renouvelables) et l’efficacité énergétique afin, entre autres, i) de rendre l’Union indépendante des importations de combustibles fossiles et de prévenir les éventuels effets inflationnistes de la dépendance à ces combustibles, ii) de moderniser les systèmes de production et iii) de promouvoir la cohésion sociale; rappelle que la concrétisation des risques physiques liés au changement climatique peut avoir une incidence considérable sur les finances publiques, comme l’ont montré les inondations à Valence en octobre 2024 et le cyclone à Mayotte en décembre 2024; invite les États membres à réaliser les investissements nécessaires pour améliorer l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, ainsi que pour renforcer la résilience de l’économie de l’Union;

6.

invite la Commission à prendre des initiatives sur la base de la Déclaration de Budapest, afin de rendre l’Union européenne plus compétitive, plus productive, plus innovante et plus durable, en s’appuyant sur la cohésion économique, sociale et territoriale et en garantissant la convergence et les conditions de concurrence équitables aussi bien dans l’Union qu’au niveau mondial; prend acte de la mise au point d’un nouvel outil de coordination de la compétitivité; attend de la Commission qu’elle précise la manière dont cet outil interagira avec le Semestre européen; souligne qu’il importe de soutenir les micro, petites et moyennes entreprises, qui jouent un rôle essentiel dans la croissance économique et l’emploi au sein de l’Union;

7.

souligne également qu’il faut encourager un écosystème entrepreneurial dynamique propice aux innovateurs et reconnaître la source d’inspiration essentielle qu’ils représentent pour la compétitivité mondiale, la résilience économique, la création d’emplois et l’autonomie stratégique ouverte;

8.

se félicite des recommandations de la Commission concernant la politique économique de la zone euro, invitant instamment les États membres à renforcer la compétitivité et à favoriser la productivité grâce à un meilleur accès au financement pour les entreprises, à une réduction des charges administratives et à des investissements publics et privés dans des domaines relevant des priorités communes de l’Union, qui comprennent i) une transition écologique et numérique équitable, ii) la résilience sociale et économique, y compris le socle européen des droits sociaux, iii) la sécurité énergétique et iv) le renforcement des capacités de défense;

9.

accueille favorablement la recommandation de la Commission selon laquelle, au moment de définir les stratégies budgétaires, les États membres de la zone euro devraient chercher à améliorer la qualité et l’efficacité des dépenses et des recettes publiques, qui sont essentielles pour garantir la viabilité des finances publiques, tout en réduisant au minimum les effets néfastes et de distorsion sur la croissance économique; souligne qu’il serait possible d’atteindre cet objectif notamment en renforçant la coordination européenne et en réduisant l’évasion ainsi que la fraude fiscales; se félicite de la conclusion du «rapport Draghi» selon laquelle il est nécessaire de réduire de façon coordonnée l’imposition des revenus du travail pour les travailleurs à revenu faible ou intermédiaire afin d’encourager la compétitivité de l’Union; rappelle la compétence des États membres en matière de politique fiscale; invite les États membres à réorienter la charge fiscale des revenus vers des bases d’imposition moins génératrices de distorsions;

10.

insiste sur la nécessité de créer des réserves budgétaires pour résoudre les difficultés en matière de viabilité budgétaire, en s’assurant de disposer de suffisamment de ressources pour investir et pour faire face à d’éventuels chocs et crises à l’avenir; souligne qu’il importe de promouvoir une croissance compétitive, durable et inclusive pour soutenir la stabilité et la résilience budgétaires à long terme;

Perspectives économiques pour l’Union européenne

11.

exprime sa préoccupation à l’égard du fait que, selon les prévisions économiques de la Commission de l’automne 2024, le PIB de l’Union devrait augmenter de 0,9 % (0,8 % dans la zone euro) en 2024, de 1,5 % (1,3 % dans la zone euro) en 2025, et de 1,8 % (1,6 % dans la zone euro) en 2026; rappelle que ces chiffres reflètent une reprise progressive, mais également une expansion économique limitée par rapport aux cycles économiques précédents; constate que les perspectives économiques de l’Union restent très incertaines et que les risques sont plus susceptibles d’affecter négativement la croissance économique;

12.

constate que le taux d'endettement devrait augmenter pour atteindre 83,0 % dans l’Union et 89,6 % dans la zone euro en 2025, puis 83,4 % dans l’Union et 90 % dans la zone euro en 2026, alors que l’écart de production sera pratiquement comblé, tant dans l’Union que dans la zone euro, et que ce taux est supérieur aux niveaux de 2024 (82,4 % pour l’Union et 89,1 % pour la zone euro);

13.

rappelle que l’évolution des taux d'endettement varie d’un pays à l’autre; souligne que l’incertitude politique et les risques géopolitiques peuvent largement contribuer à l’augmentation du coût de l’emprunt sur les marchés financiers pour les États membres; constate que des niveaux d’endettement insoutenables pourraient compromettre la stabilité économique et réduire la résilience économique des États membres ainsi que leur capacité de réaction aux crises; souligne qu’en 2024 et 2025, onze États membres de la zone euro devraient afficher des ratios d’endettement supérieurs à la valeur de référence de 60 % prévue par le traité, et que cinq États membres devraient rester au-dessus de 100 %;

14.

constate que, selon les prévisions économiques de la Commission de l’automne 2024, le déficit public dans l’Union et la zone Union devrait diminuer à 3,1 % et 3 % du PIB, respectivement, en 2024, pour poursuivre sa baisse à 3 % et 2,9 % en 2025, et à 2,9 % et 2,8 % en 2026; souligne que dix États membres de l’Union devraient afficher un déficit supérieur à la valeur de référence de 3 % du PIB prévue par le traité en 2024; note que ce chiffre restera stable en 2025, et qu’en 2026, la plupart des États membres devraient afficher des situations budgétaires plus faibles encore qu’avant la pandémie (2019), neuf d’entre eux affichant encore des déficits supérieurs à 3 %;

15.

constate que huit États membres présentent des déficits excessifs; rappelle que le Conseil a pris des mesures correctives et invite les États membres concernés à prendre des mesures pour réduire les déficits excessifs tout en en minimisant les répercussions socio-économiques; rappelle l’importance de la cohérence dans l’application aux États membres de la procédure concernant les déficits excessifs;

16.

constate que, selon les prévisions économiques de la Commission de l’automne 2024, l’inflation devrait baisser, passant de 2,6 % en 2024 à 2,4 % en 2025 et à 2 % en 2026 dans l’Union, et de 2,4 % en 2024 à 2,1 % en 2025 et à 1,9 % en 2026 dans la zone euro; rappelle que, bien que cette réduction soit une bonne nouvelle, l’inflation sous-jacente reste relativement élevée, ce qui laisse entrevoir des tensions inflationnistes persistantes; constate que la politique budgétaire, tout en préservant la viabilité budgétaire, peut soutenir la politique monétaire dans la réduction de l’inflation, et devrait prévoir une marge de manœuvre suffisante pour des investissements supplémentaires et soutenir la croissance à long terme;

17.

constate que la Commission n’a pas été en mesure de présenter en même temps l’examen annuel de la croissance durable, le rapport sur le mécanisme d’alerte, le projet de recommandation concernant la zone euro et le projet de rapport conjoint sur l’emploi;

18.

observe que, d’après le rapport 2025 de la Commission sur le mécanisme d’alerte, des bilans approfondis seront préparés en 2025 pour neuf pays dont il est établi qu’ils connaissaient en 2024 des déséquilibres ou des déséquilibres excessifs, et qu’un autre bilan approfondi devrait être effectué pour un autre État membre qui présente des risques spécifiques de nouveaux déséquilibres émergents;

19.

souligne que le logement est directement lié aux déséquilibres macroéconomiques dans la zone euro, ce qui a des conséquences néfastes sur la résilience économique, le dynamisme et le progrès social ainsi que sur la mobilité régionale et au sein de l'Union; est préoccupé par le fait que, dans certains États membres, les prix de l’immobilier devraient augmenter et pourraient devenir difficiles à freiner en l’absence d’une stratégie globale;

Révision du cadre de gouvernance économique de l’Union et mise en œuvre effective de celui-ci

20.

rappelle que la réforme vise à rendre le cadre plus simple, plus transparent et plus efficace, en vue d’une plus grande appropriation nationale et d’une meilleure application de la législation, tout en opérant une distinction entre les États membres en fonction de leurs points de départ individuels, ce qui représente un pas en avant dans la fin de l’approche «universelle» compte tenu des considérations de viabilité budgétaire propres à chaque pays inscrites dans la trajectoire des dépenses nettes; rappelle, en outre, que la réforme vise à renforcer la viabilité budgétaire au moyen d’ajustements progressifs et taillés sur mesure complétés par des réformes et des investissements et à promouvoir des politiques budgétaires contracycliques;

21.

reconnaît que les nouvelles règles budgétaires offrent davantage de flexibilité et d’incitations liées aux investissements et aux réformes nationales nécessaires pour relever les défis économiques, sociaux et géopolitiques auxquels l’Union est confrontée; reconnaît que les ressources financières et les contributions provenant des budgets nationaux diffèrent d’un État membre à l’autre; se félicite que l’indicateur des dépenses nettes exclue tout cofinancement national dans les programmes financés par l’Union, ce qui donne aux États membres une plus grande marge de manœuvre budgétaire pour investir dans les priorités communes de l’Union, comme le prévoit le règlement (UE) 2024/1263, contribuant ainsi à renforcer les synergies entre le budget de l’Union et les budgets nationaux, à réduire la fragmentation et à augmenter l’efficacité globale des dépenses publiques dans plusieurs domaines, tels que la défense;

22.

souligne que l’analyse de la soutenabilité de la dette joue un rôle essentiel dans le cadre des règles budgétaires révisées de l’Union; est d’avis que le rôle discrétionnaire de la Commission dans le règlement sur les services numériques exige que les évaluations pertinentes soient pleinement transparentes, prévisibles, reproductibles et stables; invite la Commission à examiner les éventuelles améliorations méthodologiques, telles que l’évaluation des effets induits entre les États membres, et à en informer dûment le Parlement à cet égard;

23.

constate l’application incohérente du cadre des règles budgétaires par la Commission dans le passé et le respect inégal des règles par les États membres; souligne qu’il est essentiel que le nouveau cadre garantisse l’égalité de traitement entre les États membres; affirme que le succès d’un cadre dépend dans une large mesure de sa mise en œuvre correcte, transparente et efficace dès le début, mais compte tenu des situations de départ des États membres et des défis auxquels ils sont confrontés; prend acte des changements qui ont été introduits dans le nouveau cadre afin d’améliorer la crédibilité du régime de sanctions financières;

24.

encourage les États membres à harmoniser la définition technique de leur indicateur opérationnel national avec l’indicateur européen des dépenses primaires nettes;

25.

insiste sur le rôle du Parlement et des autorités budgétaires indépendantes dans le cadre de gouvernance économique de l’Union; souligne le pouvoir discrétionnaire dont dispose la Commission dans l’élaboration des plans budgétaires et structurels à moyen terme; insiste sur la nécessité d’un contrôle accru de la Commission par le Parlement et le comité budgétaire européen, comme le prévoit le règlement (UE) 2024/1263, ainsi que d’une augmentation du flux d’informations vers le Parlement afin de permettre son contrôle effectif;

Plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme

26.

constate que tous les États membres n’ont pas été en mesure de présenter leurs plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme et leurs projets de plans budgétaires pour l’année suivante dans les temps; constate qu’à la suite des élections législatives et de la formation de nouveaux gouvernements, cinq États membres n’ont pas encore présenté leur plan budgétaire et structurel national à moyen terme et que deux États membres n’ont pas encore présenté leur projet de plan budgétaire, un État membre n’ayant pas présenté de projet de plan budgétaire pour d’autres raisons non spécifiées; demande à ces États membres de présenter les plans correspondants dans les meilleurs délais; souligne que la présentation en temps utile de ces plans est une condition préalable à la mise en œuvre effective et à la crédibilité des nouvelles règles; réaffirme qu’il importe de présenter en temps utile des projets de plans budgétaires pour l’année suivante afin de traduire les engagements exposés dans les plans budgétaires à moyen terme en politiques concrètes après l’approbation des plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme;

27.

rappelle que les réformes et les investissements prévus dans les plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme devraient correspondre aux priorités communes de l’Union énoncées dans le règlement (UE) 2024/1263; souligne qu’au titre du nouveau cadre, la Commission devrait accorder une attention particulière à ces priorités lors de l’évaluation des plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme;

28.

constate que 21 des 22 plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme examinés jusqu’à présent ont fait l’objet d’une évaluation positive; note que le nouveau cadre permet aux États membres de recourir à des hypothèses qui diffèrent de la législation sur les services numériques de la Commission à condition que ces différences soient expliquées et dûment justifiées de manière transparente et au moyen d’arguments économiques solides dans le cadre du dialogue technique avec les États membres; observe toutefois que, dans les plans présentés par cinq États membres, la Commission a constaté des incohérences et des écarts insuffisamment justifiés par rapport au cadre de la législation sur les services numériques dans les hypothèses macroéconomiques relatives au PIB potentiel et/ou au déflateur du PIB; souligne que ces écarts et ces risques de report pourraient menacer la viabilité budgétaire à l’avenir; relève que, dans les plans présentés par trois États membres, la Commission constate une concentration des ajustements budgétaires vers la fin de la période; invite la Commission à veiller à ce que cette concentration des ajustements réponde aux exigences énoncées dans le règlement et l’invite à prévenir les politiques procycliques;

29.

prend acte du fait que seuls sept États membres ont demandé un avis à leur institution budgétaire indépendante, situation qui présente une dimension supplémentaire importante en matière de contrôle; constate avec prudence que certaines institutions budgétaires indépendantes ont émis un avis négatif sur le plan budgétaire national de leur propre État membre; souligne que neuf États membres n’ont pas respecté leur obligation de mener des consultations politiques avec la société civile, les partenaires sociaux, les autorités régionales et les autres parties prenantes concernées avant de présenter leurs plans nationaux; regrette en outre que plusieurs États membres n’aient pas associé leurs parlements nationaux au processus d’approbation des plans et n’aient pas indiqué si les consultations requises ont eu lieu avec les parlements nationaux comme le prévoit le nouveau cadre;

30.

observe que cinq États membres ont demandé une prolongation de la période d’ajustement; souligne que toute prolongation de ce type devrait reposer sur un ensemble d’engagements en matière d’investissements et de réformes qui, pris dans leur ensemble, améliorent la croissance potentielle et la résilience de l’économie, soutiennent la viabilité budgétaire, répondent aux priorités communes de l’Union et aux recommandations par pays pertinentes, et ont été jugés conformes aux conditions énoncées dans le règlement pour une telle prolongation; note que les réformes et les investissements utilisés pour justifier cette prolongation reposent largement sur des réformes déjà approuvées au titre de la facilité pour la reprise et la résilience; insiste sur l’importance et sur la nécessité de réformes et d’investissements qui contribuent positivement à la croissance potentielle du PIB des États membres; invite la Commission à évaluer de manière effective ex post l’incidence des investissements et des réformes convenus en ce qui concerne le soutien à la viabilité budgétaire, le renforcement du potentiel de croissance de l’économie, la prise en compte des priorités communes de l’Union et des recommandations par pays ainsi que la garantie du niveau requis d’investissements publics financés au niveau national;

31.

prend acte de l’évaluation de la Commission selon laquelle seuls huit des 17 projets de plans budgétaires présentés sont conformes aux recommandations budgétaires découlant du plan budgétaire et structurel national à moyen terme concerné; regrette que sept plans aient été considérés comme n’étant pas pleinement conformes aux recommandations, un comme non conforme et un comme risquant de ne pas être conforme aux recommandations; juge préoccupant que six États membres aient présenté des projets de plans budgétaires prévoyant une croissance des dépenses annuelle ou cumulée supérieure aux plafonds prescrits;

Orientation budgétaire et rôle de la politique budgétaire dans la fourniture de biens publics européens

32.

prend acte des projections de la Commission selon lesquelles la mise en œuvre du cadre de gouvernance révisé devrait entraîner une réduction du solde structurel primaire pour l’ensemble de la zone euro de 0,5 % du PIB en 2024 et de 0,25 % du PIB en 2025; prend acte de l’évaluation de la Commission selon laquelle cette situation est conforme au processus de renforcement de la viabilité budgétaire et de soutien au processus désinflationniste en cours, alors que l’incertitude économique reste élevée; note que la croissance du PIB continuera de favoriser l’assainissement budgétaire dans l’ensemble de l’Union; appelle de ses vœux des politiques budgétaires qui rétablissent la stabilité tout en stimulant l’innovation, la compétitivité industrielle et la croissance économique à long terme; souligne qu’il importe de créer une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire pour faire face aux défis à venir et aux crises potentielles, tout en préservant un niveau d’investissement suffisant pour soutenir et favoriser une croissance durable et inclusive, l’industrialisation ainsi que la prospérité pour tous;

33.

estime que la mise en œuvre effective des règles budgétaires, bien que nécessaire, n’est pas en soi suffisante pour parvenir à une orientation budgétaire optimale à tout moment et garantir un niveau de vie élevé à tous les Européens; note qu’en 2025, l’orientation budgétaire devrait encore varier considérablement d’un État membre à l’autre; invite la Commission à explorer des pistes pour un mécanisme qui contribue à ce que la position cyclique de l’Union dans son ensemble soit à tout moment adaptée aux perspectives macroéconomiques;

34.

rappelle que, selon la Commission, le frein budgétaire en 2025 sera partiellement compensé par une légère augmentation des investissements, financés à la fois par les budgets nationaux ainsi que par les subventions au titre de la FRR et d’autres fonds de l’Union; insiste sur le rôle que joue la FRR pour répondre aux besoins d’investissement de l’Union, tout en soulignant qu’elle expirera d’ici la fin de 2026, ce qui pourrait entraîner une diminution des investissements publics dans les priorités européennes communes;

35.

invite la Commission à engager des discussions sur la manière de combler l’important déficit d’investissement dans l’Union et de réduire les coûts d’emprunt, de renforcer la stabilité financière et de permettre des investissements stratégiques conformément aux objectifs de l’Union, ainsi que pour la fourniture de biens publics européens, tels que les capacités de défense, afin de répondre aux besoins dans un contexte de menaces et défis en matière de sécurité allant croissants; demande que les gains d’efficacité qui pourraient découler de la fourniture de biens publics européens à l’échelle de l’Union soient pleinement exploités grâce à une coordination efficace des priorités d’investissement entre les États membres; estime que ce cadre devrait, le cas échéant, être renforcé par des instruments et des outils d’investissement au niveau de l’Union destinés à réduire au minimum le coût pour les contribuables de l’Union et à maximiser l’efficacité de la fourniture de biens publics européens;

36.

rappelle que tout financement de l’Union doit être assorti de contrôles solides qui garantissent la transparence, la responsabilité et l’utilisation efficace des fonds, afin d’éviter qu’elles se traduisent par une augmentation injustifiée des dépenses publiques;

37.

encourage les États membres à promouvoir des dépenses d’investissement qui produisent une rémunération positive; prend acte de l’évaluation du rapport Draghi selon laquelle environ quatre cinquièmes des investissements productifs seront réalisés par le secteur privé dans l’Union, alors que les investissements publics joueront également un rôle de catalyseur; se félicite de l’initiative de la Commission visant à proposer un fonds pour la compétitivité au titre du nouveau cadre financier pluriannuel, et l’invite à recourir pleinement aux garanties financières pour mobiliser des investissements privés; souligne que les États membres doivent redoubler d’efforts, notamment sur le plan budgétaire, pour accélérer l’innovation, la numérisation, l’éducation, la transition numérique et la décarbonation, renforcer la compétitivité européenne et réduire les dépendances;

Recommandations spécifiques par pays

38.

constate que le taux de recommandations par pays «pleinement mises en œuvre» est passé de 18,1 % (au cours de la période 2011-2018) à 13,9 % (au cours de la période 2019-2023); rappelle que la mise en œuvre des recommandations par pays, y compris en ce qui concerne l’efficacité des dépenses publiques, est un élément essentiel pour assurer la viabilité budgétaire et remédier aux déséquilibres macroéconomiques; plaide en faveur d’une mise en œuvre plus efficace des recommandations par pays ainsi que des réformes pertinentes; demande que soient étudiées les moyens d’accroître la part des recommandations par pays «pleinement mises en œuvre»; invite la Commission à établir un lien plus étroit entre les recommandations par pays et les rapports par pays respectifs; demande que l’incidence des réformes et les progrès accomplis dans la réduction des déficits d’investissement recensés soient évalués; demande une plus grande transparence dans l’élaboration des recommandations par pays;

39.

rappelle, à cet égard, qu’il conviendrait de renforcer les recommandations par pays en mettant l’accent sur un ensemble limité de problématiques, en particulier les problématiques structurelles spécifiques des États membres et les priorités communes de l’Union, en vue de promouvoir une croissance économique saine et inclusive, de renforcer la compétitivité et la stabilité macroéconomique, de promouvoir les transitions écologique et numérique ainsi que de garantir l’équité sociale et intergénérationnelle;

40.

rappelle que les États membres se sont engagés à tenir compte, dans leurs plans budgétaires nationaux, des recommandations par pays pertinentes dans leurs dimensions économique et sociale, comme le prévoit le Semestre européen; note que la Commission a constaté que certaines recommandations par pays n’avaient pas été prises en considération dans les plans budgétaires nationaux;

41.

insiste sur l’importance des recommandations par pays pour s’attaquer aux facteurs à plus long terme de la viabilité budgétaire, notamment la viabilité et le bon fonctionnement des systèmes de retraite publics, des systèmes de soins de santé et de soins de longue durée face aux défis démographiques tels que le vieillissement des populations, et la préparation à des évolutions défavorables, y compris les risques physiques liés au changement climatique; souligne la pertinence des recommandations par pays pour assurer la stabilité du marché du logement afin de contribuer à la résilience économique de l’Union;

°

° °

42.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission.

(1) JO L, 2024/1263, 30.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1263/oj.

(2) JO L, 2024/1264, 30.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1264/oj.

(3) JO L, 2024/1265, 30.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1265/oj.

(4) JO L 306 du 23.11.2011, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2011/1173/oj.

(5) JO L 306 du 23.11.2011, p. 8, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2011/1174/oj.

(6) JO L 306 du 23.11.2011, p. 25, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2011/1176/oj.

(7) JO L 140 du 27.5.2013, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/472/oj.

(8) JO L 140 du 27.5.2013, p. 11, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/473/oj.

(9) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2020/2092/oj.

(10) JO L 57 du 18.2.2021, p. 17, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/241/oj.

(11) JO C, C/2024/2807, 23.4.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2807/oj.

(12) JO C 428 du 13.12.2017, p. 10.

(13) JO C 456 du 10.11.2021, p. 145.

(14) Document sur le dialogue monétaire – «The new economic governance framework: implications for monetary policy», Darvas, Z. et al. pour le Parlement européen, Direction générale des politiques internes, unité du contrôle de la gouvernance économique et de l’UEM, 20 novembre 2024.

(15) Analyse approfondie – «Economic Dialogue with the European Commission on EU Fiscal Surveillance», Parlement européen, Direction générale des politiques internes, unité du contrôle de la gouvernance économique et de l’UEM, 1er décembre 2024.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/3148/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)