Initiative législative52025IP0054

P10_TA(2025)0054 — Protocole de mise en œuvre de l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche CE/Guinée-Bissau (2024-2029) — Résolution non législative du Parlement européen du 2 avril 2025 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, du protocole relatif à la mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et la République de Guinée-Bissau (2024-2029) (12475/2024 – C10-0108/2024 – 2024/0159M(NLE))

CELEX52025IP0054
TypeInitiative législative
Datemercredi 2 avril 2025

Résumé IA

Le Parlement européen a adopté une résolution non législative approuvant la conclusion du nouveau protocole de mise en œuvre de l'accord de partenariat de pêche entre l'UE et la Guinée-Bissau pour la période 2024-2029. Ce texte donne son feu vert politique à l'accord, qui fixe les possibilités de pêche pour les navires européens dans les eaux bissau-guinéennes et la contrepartie financière correspondante. Pour le professionnel du droit français, cette résolution constitue une étape procédurale préalable à l'entrée en vigueur du protocole, qui permettra aux armateurs français d'accéder aux ressources halieutiques de la zone.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/4385

9.9.2025

P10_TA(2025)0054

Protocole de mise en œuvre de l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche CE/Guinée-Bissau (2024-2029)

Résolution non législative du Parlement européen du 2 avril 2025 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, du protocole relatif à la mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et la République de Guinée-Bissau (2024-2029) (12475/2024 – C10-0108/2024 – 2024/0159M(NLE))

(C/2025/4385)

Le Parlement européen,

vu le projet de décision du Conseil (12475/2024),

vu le protocole relatif à la mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et la République de Guinée-Bissau (2024-2029) (12189/2024) (1),

vu la demande d’approbation présentée par le Conseil conformément à l’article 43, paragraphe 2, et à l’article 218, paragraphe 6, deuxième alinéa, point a) v), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (C10-0108/2024),

vu les directives volontaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté (directives sur la pêche artisanale),

vu le rapport de 2023 intitulé «Évaluation et analyse des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable» commandé par la Commission européenne (2),

vu sa résolution législative du 2 avril 2025 (3) sur le projet de décision du Conseil,

vu l’évaluation budgétaire par la commission des budgets,

vu l’article 107, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

vu l’avis de la commission du développement,

vu le rapport de la commission de la pêche (A10-0040/2025),

A.

considérant que l’objectif général de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) entre l’Union européenne et la Guinée-Bissau est d’améliorer, dans l’intérêt des deux parties, la coopération dans le secteur de la pêche entre l’Union et la Guinée-Bissau, en favorisant une politique de pêche durable et l’exploitation durable et responsable des ressources halieutiques dans la zone de pêche de Guinée-Bissau, ainsi que le développement du secteur de la pêche en Guinée-Bissau et de son économie bleue;

B.

considérant que l’utilisation des taux admissibles de captures (TAC) au titre de l’APPD précédent est considérée comme globalement satisfaisante;

C.

considérant que les scientifiques (4), ont mis en garde contre la surexploitation des pélagiques dans cette région, qui subissent une pression constante;

D.

considérant que l’APPD UE-Guinée-Bissau revêt une importance considérable dans le contexte des APPD conclus par l’Union avec des pays tiers, qu’il est actuellement le deuxième plus important en ce qui concerne les fonds impliqués et qu’il offre l’avantage supplémentaire d’être l’un des trois seuls accords permettant l’accès à des pêches mixtes;

E.

considérant que l’APPD UE-Guinée-Bissau est important pour la coopération avec la Guinée-Bissau, les actions de gouvernance internationale des océans, le renforcement de la coopération dans des enceintes telles que les organisations régionales de gestion des pêches (ORGP), et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN);

F.

considérant que la Guinée-Bissau est l’un des pays les plus pauvres, les plus instables et les moins avancés de la région et que la contribution de sa pêche à la richesse du pays est très faible (3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2018 (5)), mais que les fonds versés au titre de l’APPD à titre de compensation financière pour l’accès aux ressources contribueront de manière significative à ses finances publiques;

G.

considérant que les prises artisanales ne sont pas suffisantes pour approvisionner les marchés locaux; que la surexploitation des petits pélagiques reste un problème urgent pour la sécurité alimentaire de la population locale; que l’augmentation de la production de farine de poisson, qui est principalement transformée à partir de petits pélagiques, soit à terre dans des usines de farine de poisson, soit directement sur des navires-usines, est l’un des principaux facteurs contribuant à la surexploitation de ces stocks dans la région; que la transparence autour des fournisseurs de ces usines de farine de poisson et de leurs bénéficiaires effectifs est insuffisante;

H.

considérant que 97 % des captures effectuées dans la zone de pêche de la Guinée-Bissau sont débarquées en dehors du pays, selon l’évaluation ex post et ex ante de 2023 (6);

I.

considérant que la contribution financière de l’Union a augmenté par rapport au protocole précédent, passant de 11 600 000 euros à 12 500 000 euros par an en ce qui concerne le montant annuel pour l’accès aux ressources halieutiques et de 4 000 000 euros à 4 500 000 euros par an en ce qui concerne l’appui à la politique sectorielle de la pêche de la Guinée-Bissau;

J.

considérant que, pendant la période couverte par le protocole, les possibilités de pêche seront en transition d’un effort de pêche (mesuré en tonnage de jauge brute – TJB) vers des limites de captures (mesurées en tonnes – TAC); que cette transition devrait s’accompagner de la mise en œuvre d’un système de déclaration électronique des captures et de traitement des données relatives aux captures;

K.

considérant que pendant la période couverte par le protocole, les possibilités de pêche accordées aux flottes de l’Union sont fixées comme suit: 3 700 TJB pour les chalutiers crevettiers congélateurs, 3 500 TJB pour les chalutiers congélateurs poissonniers et céphalopodiers et 0 TJB pour les chalutiers pour petits pélagiques, 28 thoniers senneurs congélateurs et palangriers et 13 thoniers canneurs pour les espèces hautement migratoires;

L.

considérant que le premier accord de pêche conclu entre la Communauté économique européenne et la Guinée-Bissau remonte à 1980; que le dernier protocole à l’accord a expiré le 14 juin 2024; que les résultats du volet «coopération au développement» de ces accords (c’est-à-dire l’appui sectoriel) ne sont pas globalement satisfaisants; que néanmoins, des améliorations ont été constatées en matière de capacité de suivi, de contrôle et de surveillance de la pêche, ainsi que d’inspection sanitaire, et de participation de la Guinée-Bissau au sein des organismes régionaux de la pêche;

M.

considérant que la coopération sectorielle avec les communautés côtières locales devrait être renforcée en vue de mieux promouvoir le développement du secteur local de la pêche et des industries et activités qui s’y rapportent, afin qu’une part plus élevée de la valeur ajoutée créée par l’exploitation des ressources naturelles du pays reste en Guinée-Bissau; que la Commission devrait améliorer le suivi et veiller à ce que la coopération sectorielle soit mieux ciblée sur les besoins locaux et que l’aide contribue efficacement au développement durable dans les pays partenaires, ainsi qu’à fournir des informations transparentes sur la manière et le lieu d’utilisation de l’aide;

N.

considérant que le développement du secteur de la pêche en Guinée-Bissau passe par la mise en place d’infrastructures de base et fonctionnelles, telles que des ports, des sites de débarquement, des installations de stockage et des usines de transformation, qui font toujours défaut ou qui sont construites par d’autres pays tiers concurrents de l’Union, dans le but d’attirer le débarquement des poissons capturés dans les eaux de Guinée-Bissau;

O.

considérant qu’en 2021 la décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030) a débuté; que les pays tiers doivent être encouragés et aidés à jouer un rôle clé dans la connaissance des ressources et des écosystèmes; que les États membres de l’Union devraient jouer un rôle de soutien à cet égard.

P.

considérant que le commerce des produits de la pêche en provenance de Guinée-Bissau est interdit par l’Union européenne depuis de nombreuses années en raison de l’incapacité du pays à se conformer aux mesures sanitaires requises par l’Union; que le retard pris dans le processus de certification du laboratoire d’analyses (CIPA) est le principal obstacle à l’exportation des produits de la pêche de Guinée-Bissau vers l’Union européenne; que les autorités bissau-guinéennes et la Commission collaborent dans le cadre du processus de certification afin de lever l’interdiction;

Q.

considérant que, pour la première fois, l’APPD fait référence, dans son préambule, aux directives sur la pêche artisanale, dans le but de protéger la pêche artisanale, en tenant compte de sa contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté;

R.

considérant qu’il conviendrait pour la Guinée-Bissau de garantir qu’une part plus élevée de la valeur ajoutée générée par l’exploitation des ressources halieutiques dans la zone de pêche bissau-guinéenne reste dans le pays; que l’Union devrait encourager les autorités locales à appliquer cette recommandation aux navires de l’Union, mais aussi aux flottes étrangères opérant dans la zone de pêche de Guinée-Bissau;

S.

considérant que la création d’emploi direct dans le secteur de la pêche en Guinée-Bissau est malheureusement rare et limitée, même s’agissant des membres d’équipage locaux à bord des navires et des femmes qui travaillent dans le secteur de la pêche et qui vivent de cette activité; qu’une part importante de l’appui sectoriel devrait être allouée au soutien de la pêche artisanale, des femmes transformatrices et du commerce local;

T.

considérant que le nombre de marins à embarquer dans la flotte de l’Union a considérablement augmenté par rapport au protocole précédent; que les armateurs des navires de l’Union doivent s’efforcer d’embarquer des marins bissau-guinéens supplémentaires; considérant toutefois que les autorités de la Guinée-Bissau devraient remplir leur obligation d’établir et de tenir à jour une liste indicative des marins qualifiés qui sont destinés à être embarqués sur des navires de l’Union; qu’un appui sectoriel peut être fourni en vue de la formation des marins locaux conformément aux standards de l’Organisation maritime internationale (OMI);

U.

considérant qu’après avoir paraphé le protocole, la Commission a validé, avec le Conseil, un amendement au point 4 du chapitre VIII de l’annexe du protocole («Rémunération des pêcheurs d’eau profonde») qui remplaçait le terme «salaire» par «rémunération», après approbation des autorités de Guinée-Bissau;

V.

considérant que des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la pêche INN dans les eaux territoriales de Guinée-Bissau, grâce au renforcement des moyens de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) bissau-guinéenne, notamment ceux alloués à la direction générale des pêches et de la surveillance et du contrôle des activités de pêches, qui comprend un corps d’observateurs et des patrouilleurs rapides; que des lacunes doivent encore être comblées, notamment au niveau du système de surveillance par satellite (système VMS) des navires;

W.

considérant que l’accès aux informations sur les bénéficiaires effectifs est essentiel pour les services répressifs, pour détecter la pêche illicite, révéler les réseaux cachés et identifier les personnes et les entreprises bénéficiaires de ces activités en traçant les flux de bénéfices;

X.

considérant les progrès réalisés dans la caractérisation des stocks démersaux de la ZEE bissau-guinéenne ne sont pas suffisants pour atteindre le rendement maximum durable, selon la dernière évaluation ex-post et ex-ante de juillet 2023;

Y.

considérant que la Guinée-Bissau est l’un des 13 pays inclus dans le champ du projet «amélioration de la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest (PESCAO)» de l’Agence européenne de contrôle des pêches adopté par la décision C(2017)2951 de la Commission du 28 avril 2017, qui vise notamment à renforcer la prévention de la pêche INN et la lutte contre ce phénomène à travers l’amélioration du suivi, du contrôle et de la surveillance au niveau national et régional;

Z.

considérant que l’intégration des recommandations précédemment formulées par le Parlement dans le protocole actuel n’a pas été pleinement satisfaisante;

AA.

considérant que le Parlement européen doit être étroitement informé, à toutes les étapes, des procédures relatives au protocole, à toute modification qui y est apportée ou à son renouvellement;

1.

note l’importance de l’APPD UE-Guinée-Bissau, tant pour la Guinée-Bissau que pour les flottes de l’Union opérant dans la zone de pêche bissau-guinéenne; souligne que l’Union et la Guinée-Bissau pourraient coopérer plus efficacement dans le domaine de la pêche et appelle de nouveau la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le nouveau protocole relatif à la mise en œuvre de cet accord soit plus ambitieux que les précédents, afin de garantir que cet APPD apporte un soutien satisfaisant au développement du secteur local de la pêche et accroît la valeur ajoutée pour les communautés côtières, ce qui contribuera à la sécurité et à la souveraineté alimentaires, et est cohérent avec les objectifs cités à l’objectif de développement durable des Nations unies (ODD) 14 pour conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable;

2.

se félicite de la nouvelle disposition sociale de l’APPD introduite par la Commission; rappelle les principes importants qui y figurent, qui couvrent également l’égalité des conditions de travail des gens de mer, y compris pour les pêcheurs des pays de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique qui travaillent sur des navires de l’Union, et estime que ce protocole doit faire l’objet d’un suivi efficace au cours de sa période de mise en œuvre;

3.

souligne l’importance d’un cadre structuré de coopération avec la Guinée-Bissau en matière de pêche, qui permettra également d’améliorer la coopération et la coordination des efforts communs dans les domaines de la diplomatie internationale des océans et de la gouvernance internationale des océans;

4.

encourage la Commission à élaborer un accord de partenariat plus ambitieux facilitant l’exportation de produits de la pêche transformés de manière durable sur le continent africain, à condition que cela ne compromette pas la sécurité alimentaire de la population locale;

5.

estime que les objectifs de l’APPD UE-Guinée-Bissau ont été réalisés à des degrés divers et que, si l’accord a offert et continue d’offrir des possibilités de pêche aux navires de l’Union dans la zone de pêche bissau-guinéenne, compte tenu du niveau élevé d’exploitation par les armateurs européens, il est difficile d’en dire autant pour le secteur de la pêche locale, dont le développement reste globalement insuffisant ou insatisfaisant;

6.

plaide en faveur du développement des infrastructures et de l’exploitation des produits de la pêche de manière à garantir des résultats tangibles pour la pêche locale et artisanale, en donnant la priorité à leurs besoins et en soutenant le développement des infrastructures et l’accès au marché;

7.

soutient la sensibilisation et l’inclusion de tous les acteurs possibles du secteur de la pêche de Guinée-Bissau tout au long du processus menant à un accord, depuis son élaboration jusqu’à sa conclusion et sa mise en œuvre, y compris en ce qui concerne le recours à l’appui sectoriel, et souligne la nécessité d’améliorer la participation de toutes les parties prenantes possibles et le rôle particulièrement important des coopératives locales et des représentants des pêcheurs artisanaux locaux et des communautés côtières;

8.

souligne que le protocole contient, à l’article 3, une clause de non-discrimination selon laquelle la Guinée-Bissau s’engage à ne pas accorder de conditions techniques plus favorables aux autres flottes étrangères opérant dans la zone de pêche de Guinée-Bissau ayant les mêmes caractéristiques et ciblant les mêmes espèces; demande à la Commission de suivre de près et de contrôler en permanence l’accord de pêche applicable dans la zone de pêche de Guinée-Bissau; soutient la Commission dans son approche de précaution visant à fixer des TAC à 0 TJB pour les chalutiers de petits pélagiques, mais s’interroge sur la capacité des parties prenantes à faire respecter une obligation équivalente aux flottes des pavillons tiers, y compris les flottes sous pavillon de la Guinée-Bissau, compte tenu du risque de violation du règlement INN (7);

9.

invite la Commission, pour améliorer la mise en œuvre du règlement INN, à remédier au manque de transparence dans le secteur de la pêche en Guinée-Bissau, qui résulte, par exemple, des pavillons de complaisance, des sauts de pavillon, de la complexité des structures d’entreprise et du manque d’informations publiques sur les bénéficiaires effectifs; demande à la Guinée-Bissau de communiquer à la Commission les informations disponibles concernant les navires ou compagnies sous pavillon dont les armateurs ont leur siège dans l’Union;

10.

rappelle que la pêche INN nuit à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance des populations des pays côtiers ainsi qu’aux écosystèmes des océans; constate avec inquiétude que la Guinée-Bissau se profile rapidement en tant que pays de pavillon de complaisance; s’inquiète du fait que la lutte contre la pêche INN est entravée par un manque de transparence concernant la propriété des navires de pêche dans les pays présentant un risque élevé de pêche INN;

11.

rappelle aux États membres qu’ils sont tenus d’enquêter et d’appliquer des sanctions concernant toute violation de la législation de l’Union en matière de pêche par les ressortissants relevant de leur juridiction, y compris ceux qui possèdent des navires battant pavillon de pays tiers; demande que les États membres améliorent leur coopération et leur échange d’informations avec l’Union et les pays tiers afin de détecter les infractions aux règles en matière de pêche, et qu’ils coopèrent afin de garantir la mise en place de sanctions proportionnées et dissuasives; rappelle les exigences des États membres en vertu du règlement INN en ce qui concerne les ressortissants qui soutiennent et pratiquent des activités de pêche INN, y compris les obligations concernant les bénéficiaires effectifs;

12.

souligne que le PIB de la Guinée-Bissau dépend fortement de ses ressources marines; relève que, même si le secteur de la pêche représente 15 % du total des recettes publiques, il ne peut pas exporter de produits de la mer vers l’Union, car il n’a pas satisfait aux exigences sanitaires et sanitaires en matière d’exportation, alors qu’on estime que seulement 3 % des captures effectuées par des navires étrangers en Guinée-Bissau sont débarquées en Guinée-Bissau;

13.

rappelle que la pêche artisanale contribue grandement à la sécurité alimentaire, le poisson étant la principale source de protéines disponibles à un prix abordable; souligne dès lors qu’il importe de réserver l’accès aux pélagiques à la pêche artisanale, qui pêche à des fins de consommation humaine; rappelle qu’il incombe à l’Union d’encourager ces mesures dans le cadre de ses accords;

14.

salue la contribution apportée par les navires de l’Union à la sécurité alimentaire en Guinée-Bissau à travers les débarquements directs visés au chapitre V de l’annexe au protocole, au bénéfice des communautés locales et pour promouvoir le commerce et la consommation intérieurs du poisson; constate avec inquiétude le faible tonnage de 94 tonnes déclaré en 2022 (8); demande, à cet égard, une augmentation des débarquements dans le cadre de ce nouveau protocole;

15.

constate que le principal problème auquel est confronté le secteur de la pêche artisanale est le manque d’infrastructures pour le débarquement, la conservation et la transformation des produits de la pêche; souligne qu’il convient de donner la priorité aux besoins à long terme de la population locale en matière de sécurité alimentaire et qu’il importe de maintenir des stocks halieutiques durables afin de garantir la sécurité alimentaire des communautés côtières; rappelle que 97 % des stocks pêchés en Guinée-Bissau sont débarqués dans d’autres pays; encourage dès lors les navires européens à débarquer au moins 2 % en Guinée-Bissau, pour la population locale;

16.

se félicite que, pour la première fois dans le cadre d’un APPD, le préambule du protocole entre la Guinée et l’Union européenne fasse référence aux directives de la FAO sur la pêche artisanale; souligne que leur inclusion dans le texte du protocole montre la détermination des deux parties à faire de ce secteur une priorité; relève toutefois que les communautés de pêcheurs artisanaux n’ont été consultées à aucun stade du processus d’élaboration du nouveau protocole; souligne que l’engagement de l’Union européenne à soutenir le secteur local de la pêche en Guinée-Bissau implique la participation de ce dernier à l’identification des priorités pour l’utilisation des fonds d’appui sectoriel;

17.

invite le gouvernement de Guinée-Bissau et la Commission à améliorer la participation des communautés côtières et de pêche à petite échelle lors de la mise en œuvre du nouveau protocole, notamment en amont des réunions de la commission mixte;

18.

considère que le système de communication électronique de capture, de traitement des données et de suivi de l’activité des navires constituent un défi pour ce protocole; invite la Commission et la Guinée-Bissau à promouvoir sans délai une mise en œuvre appropriée et efficace, qui garantisse la fiabilité et l’efficacité nécessaires du système de déclaration électronique des captures et du traitement des données relatives aux captures, et souligne que cela doit se faire, sans plus tarder, lors de l’extension du protocole;

19.

soutient la nécessité de réaliser des progrès significatifs dans le développement du secteur de la pêche de la Guinée-Bissau, notamment au niveau des industries et des activités connexes, et demande à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris une éventuelle révision et un renforcement du volet «appui sectoriel» de l’accord;

20.

estime que l’APPD UE-Guinée-Bissau n’atteindra pas ses objectifs s’il ne contribue pas à mettre en place un système de gestion durable sur le long terme de l’exploitation de ses ressources halieutiques, ainsi que des dispositions socio-économiques responsables; estime qu’il est extrêmement important que les dispositions énoncées dans le protocole relatives à l’appui sectoriel soient respectées, en faisant preuve de la plus grande transparence, afin qu’il contribue à la pleine mise en œuvre de la stratégie nationale pour une pêche durable; rappelle qu’il est dans l’intérêt de l’Union de mettre en lumière et de démontrer aux citoyens de Guinée-Bissau le rôle à long terme, positif et stratégique de l’APPD, par rapport au manque d’implication des pays tiers dans le bien-être de la population locale; souligne à cet égard que l’Union devrait mobiliser en priorité son assistance technique et financière en conséquence, pour:

a)

renforcer les capacités institutionnelles, notamment les stratégies régionales de la gouvernance de la pêche, afin de prendre en compte les incidences cumulées des différents accords de pêche des pays dans la région;

b)

renforcer les capacités de suivi et de contrôle des activités de pêche afin de prévenir toute pêche INN; lutter contre les risques liés aux stratégies de changement de pavillon en conditionnant l’attribution du pavillon à des critères de durabilité; mettre en œuvre des mesures visant à prévenir toute pratique de pavillon de complaisance et à garantir une transparence totale tout au long du processus d’enregistrement;

c)

construire, en lien avec la stratégie «Global Gateway», des infrastructures adaptées à la pêche et aux activités connexes, telles que des ports (industriels et artisanaux), des sites de débarquement, des infrastructures de stockage et de transformation du poisson, des marchés, des structures de distribution et de commercialisation, et des laboratoires d’analyse de la qualité, dans le but d’attirer le débarquement des poissons capturés dans les eaux de Guinée-Bissau;

d)

renforcer les capacités des opérateurs artisans locaux dans le secteur de la pêche en soutenant les organisations de pêcheurs et les coopératives de femmes transformatrices et mareyeuses;

e)

former les professionnels de la pêche en amont, y compris le personnel naviguant, mais aussi en aval dans les ateliers de transformation, notamment sur la manutention, l’hygiène et le conditionnement des poissons, et informer les armateurs de la liste des pêcheurs d’eau profonde possédant les compétences requises, comme le prévoit le protocole;

f)

soutenir la pêche artisanale dans son accès à la ressource, conformément aux directives de la FAO sur la pêche artisanale, dans la modernisation des capacités nautiques, des équipements à bord et de la chaîne du froid pour la conservation des captures à terre, comme éléments fondamentaux de la cohésion des communautés côtières et de leur autonomie alimentaire, ainsi qu’en dispensant une formation sur la géolocalisation, la sécurité et la sûreté en mer pour les chefs de pirogue;

g)

contribuer à la bonne condition écologique du milieu marin, notamment en soutenant la collecte et le recyclage des déchets et des engins de pêche par tous les acteurs, en contribuant à la lutte contre la surpêche et en promouvant des engins de pêche plus sélectifs;

h)

reconnaître et valoriser le rôle des femmes et des jeunes dans la pêche, dans le cadre du soutien au présent APPD, et renforcer l’organisation de leurs rôles en favorisant les conditions nécessaires à cette fin, en finançant des formations pour les femmes travaillant dans les entreprises de valorisation et en créant toutes les conditions nécessaires pour leur permettre de développer leur travail et de concilier vie professionnelle et vie privée, comme des structures d’accueil des enfants à proximité du lieu de travail et un soutien à l’éducation;

i)

faciliter les débarquements d’espèces consommées localement pour la sécurité alimentaire des communautés locales et garantir l’accès à la matière première pour les femmes transformatrices et mareyeuses, en assurant et en promouvant la consommation humaine locale du poisson;

21.

demande la publication des activités financées par les fonds de l’appui sectoriel sans qu’il soit nécessaire d’en faire la demande, ainsi qu’une plus grande transparence à cet égard, de manière à permettre un suivi plus rigoureux et une meilleure cohérence avec d’autres fonds destinés au développement du secteur local, étant donné que cette publication donnerait au contribuable européen et aux populations locales une pleine visibilité des retombées;

22.

exhorte la Commission et les États membres, dans le cadre de leurs politiques de coopération et d’aide publique au développement, à tenir compte du fait que l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde et son programme indicatif pluriannuel 2021-2027, ainsi que l’appui sectoriel prévu dans l’APPD UE-Guinée-Bissau devraient se compléter et être pleinement coordonnés, afin de contribuer au renforcement du secteur local de la pêche, conformément aux règles de la FAO, et d’assurer la sécurité alimentaire des communautés côtières;

23.

souligne que la formation des pêcheurs artisanaux, en particulier pour les femmes, est une condition nécessaire au développement du secteur local de la pêche; demande à l’Union d’utiliser également des fonds d’appui sectoriel à cet effet;

24.

exprime son inquiétude au vu du nombre croissant d’usines de fabrication de farine et d’huile de poisson sur les côtes de l’Afrique de l’Ouest qui sont également approvisionnées en poissons provenant des eaux de Guinée-Bissau; souligne que la pêche de poissons fourrage est en opposition avec le principe de durabilité et la fourniture de précieuses sources de protéines à la communauté locale; salue l’extension des installations portuaires et de débarquement en Guinée-Bissau, mais craint qu’elle ne soit suivie de la construction de nouvelles usines de fabrication de farine de poisson;

25.

invite l’Union à redoubler d’efforts pour soutenir la gestion régionale conjointe des petits pélagiques et mettre un terme à la surpêche, notamment en créant une organisation régionale de gestion des pêches dédiée à leur gestion partagée;

26.

invite la Commission et les autorités de la Guinée-Bissau à renforcer leur coopération afin de fixer les conditions d’exportation des produits de la pêche de la Guinée-Bissau à destination de l’Union, notamment en ce qui concerne le contrôle des conditions sanitaires requises et la certification du laboratoire d’analyses (CIPA), en vue de surmonter l’interdiction actuelle, de favoriser le développement du secteur local de la pêche et, par conséquent, de progresser dans la réalisation des objectifs de l’APPD;

27.

soutient la nécessité d’améliorer la contribution de l’APPD à la création locale d’emplois directs et indirects, tant sur les navires opérant dans le cadre de cet accord que dans les activités liées à la pêche, tant en amont qu’en aval; estime que les États membres peuvent jouer un rôle important et participer activement aux efforts de renforcement des capacités et de formation pour atteindre les objectifs fixés;

28.

rappelle le caractère unique des écosystèmes marins et côtiers de la Guinée-Bissau comme les forêts de mangrove, qui agissent comme des zones d’alevinage pour la ressource halieutique, et qui nécessitent des mesures et une action ciblée pour protéger et restaurer la biodiversité; demande à l’Union de tenir compte de ces considérations pour sa flotte de pêche extérieure;

29.

rappelle que la Guinée-Bissau est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique; demande la conservation des écosystèmes marins, le financement des efforts de lutte contre l’érosion côtière et des mesures générales d’atténuation pour combattre les effets du changement climatique sur la pêche;

30.

juge utile pour la Guinée-Bissau de recueillir des informations sur les avantages de la mise en œuvre du présent protocole pour les économies locales (par exemple, en termes d’emploi, d’infrastructures et d’améliorations sociales) et de les compiler dans une base de données, afin de ne pas créer de charges administratives;

31.

considère qu’il est nécessaire d’améliorer la quantité et la qualité des données relatives à toutes les captures (espèces cibles et prises accessoires), à l’état de conservation des ressources halieutiques dans la zone de pêche bissau-guinéenne et, d’une manière générale, à l’incidence de l’APPD sur les écosystèmes, et qu’il convient de faire un effort pour développer la capacité de la République de Guinée-Bissau à collecter ces données; demande à la Commission de soutenir le fonctionnement régulier des organismes qui accompagnent l’application de l’APPD, notamment la commission mixte et le comité scientifique mixte, avec la participation des associations de pêcheurs artisanaux, des associations de femmes travaillant dans le secteur de la pêche, des syndicats ainsi que des représentants des communautés côtières et des organisations de la société civile bissau-guinéenne;

32.

estime qu’il est absolument nécessaire d’améliorer la collecte des données sur les captures en Guinée-Bissau; demande en outre l’amélioration de la transmission aux autorités africaines des données générées par les systèmes VMS des navires de l’Union par l’intermédiaire de l’État du pavillon; demande une meilleure interopérabilité des systèmes de données, avec réciprocité pour les pays tiers sur la bases des standards internationaux;

33.

souligne que le PIB de la Guinée-Bissau dépend fortement de ses ressources marines; souligne qu’il importe de soutenir les évaluations scientifiques des stocks halieutiques et de veiller au respect des limites de capture et des quotas afin de rester dans des limites durables et d’éviter l’épuisement des ressources marines;

34.

encourage la Commission à promouvoir le recours à l’appui sectoriel afin d’accentuer la surveillance et les contrôles, et à développer la recherche scientifique en laboratoire sur les stocks, afin de former les travailleurs locaux aux normes de l’Union en matière d’hygiène, de transformation du poisson et d’emballage; souligne que la formation est un investissement à long terme pour le développement de l’économie bleue locale, le commerce du poisson, et la protection des entreprises locales et de l’environnement;

35.

demande que soient publiés des rapports actualisés sur les actions soutenues par l’appui sectoriel en vue d’assurer la transparence nécessaire;

36.

estime qu’en cas de fermeture de pêcheries ou d’instauration de restrictions de pêche, il convient de s’attaquer en premier lieu, sur la base d’avis scientifiques solides et structurés, aux besoins locaux en matière de pêche afin de garantir la durabilité des ressources comme prévu dans le protocole;

37.

met l’accent sur l’importance que revêt l’obligation relative aux excédents pour les navires de l’Union pêchant dans les eaux de pays tiers; rappelle que des données solides et fiables ainsi que des informations transparentes sont nécessaires pour calculer l’excédent disponible; estime que cibler les populations de poissons surexploitées est contraire à cet objectif;

38.

soutient la nécessité d’améliorer la gouvernance, le contrôle et la surveillance de la zone de pêche bissau-guinéenne et de lutter contre la pêche INN, notamment en renforçant la surveillance des navires (grâce au système VMS ou tout autre système de géolocalisation et d’identification plus léger et moins onéreux), en vue d’améliorer la durabilité des activités de pêche pour les flottes opérant dans sa zone de pêche; se félicite du soutien de l’Union aux patrouilles en mer ces dernières années;

39.

demande une meilleure application des dispositions en matière de transparence, notamment la publication de tous les accords conclus avec des États ou des entités privées octroyant aux navires étrangers l’accès à la ZEE de Guinée-Bissau; souligne que, selon les évaluations ex post et ex ante de juillet 2023, les informations sur les accords d’accès ont été partagées avec la Commission mais n’ont pas été rendues publiques;

40.

souligne qu’il est important d’allouer les possibilités de pêche prévues dans l’APPD sur la base des principes d’équité, d’équilibre et de transparence, en tenant compte de niveaux de captures historiquement hauts et de leur relative stabilité;

41.

invite la Commission à rendre publiques les informations fournies au titre de la clause de transparence du protocole;

42.

souligne qu’il importe que les débarquements de poissons dans les ports de Guinée-Bissau contribuent aux activités de transformation locales et à la sécurité alimentaire, sur le plan tant des espèces que de la qualité; demande par conséquent à la Commission de renforcer ce volet dans le prochain accord; encourage la création d’entreprises nationales dans le secteur de la pêche industrielle, capables de participer à l’exploitation, par les flottes nationales, de ressources halieutiques qui seraient transformées à terre;

43.

invite la Commission à sensibiliser les partenaires sociaux du comité de dialogue social sectoriel pour la pêche à l’importance de coordonner et d’avoir des conventions collectives de travail déterminant une rémunération minimale au titre de la convention no 188 de l’Organisation internationale du travail (OIT), dont il pourra être fait usage pour les APPD ultérieurs; encourage la Commission à promouvoir la ratification de la convention 188 de l’OIT par tous les États membres et les pays tiers, notamment lors de la négociation d’APPD, et à faire progresser les exigences des conventions actuelles au sein de l’OIT; invite la Commission à inclure toute clause sociale nécessaire à la réalisation de ces objectifs dans le mandat délivré pour les APPD par le Conseil ou lors des négociations au sein des organisations régionales de gestion des pêches (ORGP);

44.

souligne l’importance de clarifier la clause sociale figurant dans l’APPD et prend acte de l’intention de la Commission de le faire lors de la prochaine réunion de la commission mixte avec la Guinée-Bissau; relève qu’il importe que la clause soit conforme au modèle de rémunération couramment utilisé dans le secteur; invite la Commission à prendre les mesures nécessaires pour modifier le point 4 du chapitre VIII de l’annexe du protocole («Rémunération des pêcheurs d’eau profonde»), tel que validé avec le Conseil;

45.

invite la Commission, lors de l’évaluation et de la renégociation des APPD, à déterminer la mise en œuvre effective de toutes les dispositions du chapitre VIII de l’annexe, notamment les dispositions relatives aux rémunérations réellement perçues par les pêcheurs locaux; invite la Commission à proposer des mesures correctives dans les cas où toutes ces dispositions n’auraient pas été respectées;

46.

invite la Commission à traiter, dans le cadre de la diplomatie des océans et dans les APPD, la mise en œuvre de la convention de l’OMI sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille afin de promouvoir de meilleures normes de sécurité au travail dans le secteur de la pêche et, si nécessaire, d’inclure le volet formation dans l’appui sectoriel;

47.

rappelle les responsabilités dites de l’État du pavillon en matière de fourniture de protection sociale pour les salariés vivant sur son territoire et demande en conséquence à la Commission de s’assurer de l’effectivité des mesures, par l’intermédiaire des comités techniques de mise en œuvre de l’accord;

48.

demande à la Commission de présenter au Parlement, durant la dernière année d’application du protocole en vigueur et avant l’ouverture de négociations en vue de son renouvellement, un rapport complet sur sa mise en œuvre ainsi que la documentation nécessaire pour évaluer la situation de manière appropriée;

49.

demande à la Commission et aux autorités de la Guinée-Bissau de fournir des éléments plus précis sur le développement des activités liées à la pêche des poissons fourrage dans la région, notamment sur l’activité des navires de pays tiers ou de pays voisins;

50.

invite la Commission à mieux intégrer les recommandations du Parlement contenues dans l’APPD UE-Guinée-Bissau et à en tenir compte dans les procédures de renouvellement du protocole;

51.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres et de la Guinée-Bissau.


(1) JO L, 2024/2589 du 3.10.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/prot/2024/2589/oj.

(2) Commission européenne: Direction générale des affaires maritimes et de la pêche et al., Evaluation and analysis of the Sustainable Fisheries Partnership Agreements (SFPAs) between the EU and third countries including an in-depth analysis of the sectoral support component of the SFPAs – Final report [Évaluation et analyse des accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) entre l’UE et les pays tiers, comprenant une analyse approfondie de la composante d’appui sectoriel des APPD – Rapport final], Office des publications de l’Union européenne, 2023.

(3) Textes adoptés de cette date, P10_TA(2025)0053.

(4) Commission européenne: Direction générale des affaires maritimes et de la pêche, rapport du 10 septembre 2024 sur la 10e réunion du comité scientifique conjoint de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche UE-Guinée-Bissau.

(5) Profils FAO de la pêche et de l’aquaculture par pays. Guinée-Bissau, 2018, division de la pêche et de l’aquaculture. Rome.

(6) Commission européenne, Direction générale des affaires maritimes et de la pêche et al., Évaluation rétrospective et prospective du Protocole de mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche entre l’Union européenne et la République de Guinée-Bissau – Rapport final, Office des publications de l’Union européenne, 2023.

(7) Règlement (CE) no 1005/2008 du Conseil du 29 septembre 2008 établissant un système communautaire destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, modifiant les règlements (CEE) no 2847/93, (CE) no 1936/2001 et (CE) no 601/2004 et abrogeant les règlements (CE) no 1093/94 et (CE) no 1447/1999 (JO L 286 du 29.10.2008, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2008/1005/oj).

(8) Commission européenne, Direction générale des affaires maritimes et de la pêche et al., Évaluation rétrospective et prospective du Protocole de mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche entre l’Union européenne et la République de Guinée-Bissau – Rapport final, Office des publications de l’Union européenne, 2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/4385/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)