P10_TA(2025)0076 — Contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023 — Résolution du Parlement européen du 6 mai 2025 sur le contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023 (2024/2052(INI))
| CELEX | 52025IP0076 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mardi 6 mai 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/574 | 24.2.2026 |
P10_TA(2025)0076
Contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023
Résolution du Parlement européen du 6 mai 2025 sur le contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023 (2024/2052(INI))
(C/2026/574)
Le Parlement européen,
| — | vu le rapport d’activité 2023 du Groupe Banque européenne d’investissement («Groupe BEI») du 1er février 2024 intitulé «Un plan directeur pour un mode de vie durable» et le document du Groupe BEI du 2 février 2023 intitulé «plan d’activité 2023-2025 du Groupe BEI», |
| — | vu le rapport 2023/2024 de la Banque européenne d’investissement («BEI», ci-après «la Banque») sur l’investissement intitulé «Une transformation au service de la compétitivité», publié le 7 février 2024, |
| — | vu le document de la BEI du 8 mai 2023 intitulé «Examen à mi-parcours de la politique de prêt dans le secteur de l’énergie», |
| — | vu le rapport du Groupe BEI sur la mise en œuvre de la politique de transparence du Groupe BEI en 2023, publié le 1er juillet 2024, |
| — | vu le document du Groupe BEI du 27 novembre 2023 intitulée «cadre PATH du Groupe BEI – Version 1.2, novembre 2023 – Soutenir les contreparties sur la voie de l’alignement sur l’accord de Paris», |
| — | vu les documents du Groupe BEI et de la BEI du 21 juin 2024, intitulé «Feuille de route stratégique du Groupe BEI pour la période 2024-2027», et du 29 novembre 2023, intitulé «Feuille de route stratégique de BEI Monde», |
| — | vu le rapport de durabilité 2023 du Groupe BEI, publié le 25 juillet 2024, |
| — | vu la note d’information de la BEI du 6 février 2023 intitulée «Approche de la Banque européenne d’investissement en matière de droits humains», |
| — | vu le rapport 2023 sur le mécanisme de traitement des plaintes du Groupe BEI, publié le 10 juin 2024, |
| — | vu le document du Groupe BEI du 14 octobre 2024 intitulé «Diversity, Equity and Inclusion at the EIB Group» (Diversité, équité et inclusion au sein du Groupe BEI), |
| — | vu la publication de la BEI du 23 septembre 2024 intitulée «Rapports annuels du comité de vérification de la BEI pour l’exercice 2023», |
| — | vu le rapport du Groupe BEI du 15 juillet 2024 intitulé «EIB Group activities in EU cohesion regions in 2023» (Activités du Groupe BEI dans les régions de l’Union relevant de la cohésion en 2023), |
| — | vu le rapport de la BEI du 19 octobre 2023 intitulé «Enquête BEI sur l’investissement 2023 – Union européenne – Vue d’ensemble», |
| — | vu le rapport du Groupe BEI du 26 juin 2024 intitulé «EIB Group support for EU businesses: Evidence of impact in addressing market failures» (Le soutien du Groupe BEI aux entreprises de l’UE: preuve de l’efficacité en matière de correction des défaillances du marché), |
| — | vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 5 mars 2024 intitulée «Une nouvelle stratégie pour l’industrie européenne de la défense pour préparer l’Union à toute éventualité en la dotant d’une industrie européenne de la défense réactive et résiliente» (JOIN(2024)0010), |
| — | vu le rapport spécial 22/2024 de la Cour des comptes européenne intitulé «Double financement sur le budget de l’UE», |
| — | vu le rapport 2023 du Groupe BEI du 29 décembre 2023 intitulé «European Investment Bank Group Risk Management Disclosure Report» (rapport d’information sur la gestion des risques du Groupe BEI) – juin 2023, |
| — | vu la communication conjointe de la Commission et de la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 19 mars 2025 intitulée «Joint White Paper for European Defence Readiness 2030» (livre blanc conjoint pour une défense européenne – Préparation à l’horizon 2030) (JOIN(2025)0120), |
| — | vu l’article 55 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A10-0068/2025), |
| A. | considérant que le Groupe BEI comprend la BEI et le Fonds européen d’investissement (FEI); que la BEI est la plus grande banque de développement multilatérale au monde; que la BEI est tenue, par les traités, de contribuer à l’intégration de l’Union; que les principales priorités de la BEI comprennent le financement de projets qui favorisent l’intégration européenne et la cohésion sociale; que le FEI agit en tant qu’organe spécialisé dans le soutien des objectifs politiques de l’Union européenne dans les domaines de l’entrepreneuriat, de la création d’emplois et de la cohésion économique; |
| B. | considérant qu’en tant que banque détenue par les États membres de l’Union, la BEI est dirigée par un conseil des gouverneurs, un conseil d’administration et un comité de direction et qu’elle s’appuie sur de solides mécanismes internes de responsabilité, de gouvernance et d’audit; que le FEI est détenu par la BEI (60 %), par l’Union (30 %) et par des institutions financières (10 %) des États membres, du Royaume-Uni et de la Turquie; qu’il est géré par l’assemblée générale des actionnaires du FEI, le conseil d’administration et le directeur général, et dispose de mécanismes internes indépendants en matière de responsabilité, de gouvernance et d’audit, certaines de ces fonctions étant partagées au niveau du groupe; |
| C. | considérant que la BEI et le FEI opèrent tous deux sur un marché concurrentiel, mais qu’en tant qu’organes de l’Union, ils sont tenus de respecter des normes élevées de transparence et de dialogue avec les parties prenantes; |
| D. | considérant que le Groupe BEI promeut les politiques de l’Union, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union, et qu’il collabore étroitement avec d’autres institutions européennes et nationales et aligne dès lors son financement sur les priorités politiques de l’Union; que le Groupe BEI a présenté huit priorités stratégiques dans sa feuille de route stratégique pour 2024-2027: l’action pour le climat, la transformation numérique, la défense, la cohésion, l’agriculture, les infrastructures sociales, le financement extérieur et la promotion de l’union des marchés de capitaux; |
| E. | considérant que la BEI a également pour mission de se procurer des ressources par des activités d’emprunt, qui sont cruciales pour la mise en œuvre des politiques de l’Union; |
| F. | considérant que le programme stratégique du Conseil européen pour la période 2024-2029 prévoit que le Groupe BEI joue un rôle accru de moteur de la défense et de la sécurité de l’Union, et souligne la nécessité de stimuler la compétitivité de l’Union et d’améliorer le bien-être économique et social des citoyens par des efforts d’investissement collectifs importants, en mobilisant des financements tant publics que privés; |
| G. | considérant que le rapport Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne (1) propose de nombreuses pistes pour élargir le rôle de la BEI dans le financement des politiques de l’Union et pour permettre à la BEI d’assumer davantage de risques; |
| H. | considérant que la mission principale du Groupe BEI est de renforcer le potentiel de l’Europe en matière de création d’emplois et de croissance économique; que ses investissements devraient combattre les inégalités en améliorant l’accès à l’emploi, aux possibilités de formation, au logement et à l’éducation afin de lutter contre la pauvreté et le chômage; qu’il est crucial d’éliminer les obstacles au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises à capitalisation moyenne; que les régimes publics de prêt et de garantie constituent d’importants moyens d’action contracycliques, en particulier en période de récession économique et contribuent à atténuer les défaillances structurelles du marché; |
| I. | considérant que la BEI est une pierre angulaire de l’architecture financière européenne pour le développement et qu’elle est le plus grand prêteur multilatéral dans les régions voisines de l’Union, y compris les pays du voisinage oriental, les Balkans occidentaux, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord; que la BEI devrait contribuer à combler l’écart en matière d’investissements productifs entre l’Europe et ses principaux concurrents en augmentant les investissements dans l’innovation, les technologies de la communication et la propriété intellectuelle; |
| J. | considérant que la réalisation des objectifs politiques de l’Union et leur exécution efficace dépendent de plus en plus du Groupe BEI; que le degré d’approfondissement et la qualité du contrôle exercé par le Parlement sur les opérations financières de la BEI devraient dès lors correspondre au degré de coopération entre la BEI et la Commission, qui a fortement progressé; |
| K. | considérant que le modèle économique de la BEI exige les normes les plus élevées en matière d’intégrité, de responsabilité et de transparence, et qu’il convient de mettre en œuvre des mesures fortes et de les mettre à jour en permanence afin de lutter contre la fraude financière, la corruption, le blanchiment de capitaux, le terrorisme, la criminalité organisée ainsi que la fraude et l’évasion fiscale; que le Groupe BEI dispose d’un cadre de contrôle visant à prévenir et à atténuer les risques de sanctions; |
| L. | considérant que le Groupe BEI retient la définition du risque de non-conformité établie par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, dans le but de prévenir le risque de sanctions légales ou réglementaires, de pertes financières importantes ou d’atteintes à la réputation; que la Banque prend des mesures appropriées pour atténuer ces risques en veillant au strict respect des cadres juridiques et réglementaires, tant au niveau de l’Union qu’au niveau international; |
Performance et opérations financières
| 1. | est conscient que la BEI a mené ses activités de manière efficace et efficiente dans un contexte marqué par d’importants défis mondiaux, notamment des tensions géopolitiques, les effets du changement climatique et d’autres facteurs affectant l’économie mondiale; suggère d’étudier l’efficacité et l’efficience de la BEI en procédant à une analyse réfléchie visant à mesurer en particulier les effets sur la compétitivité et la croissance; |
| 2. | reconnaît que le financement de la BEI s’avère de plus en plus déterminant compte tenu des taux d’intérêt élevés et des restrictions budgétaires; souhaite que, dans le contexte de perspectives économiques difficiles et d’une concurrence mondiale accrue, la BEI s’attaque aux contraintes qui pèsent sur la compétitivité de l’Union, telles que les prix instables de l’énergie, le manque de compétences dans des secteurs clés ainsi que l’insuffisance des investissements dans l’innovation et les nouvelles technologies; |
| 3. | relève que le Groupe BEI a obtenu d’excellents résultats consolidés qui se sont élevés à 2,272 milliards d’EUR en 2023 selon les normes internationales d’information financière (IFRS), contre 2,327 milliards d’EUR en 2022, ce qui correspond à une baisse de 2,4 % en glissement annuel; appelle à une analyse détaillée des facteurs contribuant à cette diminution, d’autant plus que la période a été marquée par une croissance économique régulière; observe que les réserves de la BEI atteignent plus de 56 milliards d’EUR en 2023, en hausse par rapport aux 53,9 milliards d’EUR de 2022 et aux 36 milliards d’EUR de 2014; |
| 4. | observe que le ratio de liquidité totale de la BEI est resté bien en deçà des limites internes jusqu’à la fin de 2023 et que le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) de la BEI s’est élevé à 33,1 % en 2023, ce qui est bien supérieur au ratio moyen des institutions importantes supervisées par la Banque centrale européenne (BCE) à ce moment-là; souligne que le maintien de la note AAA assortie de perspectives stables de la BEI est crucial pour garantir des sources de financement sur le marché avantageuses à des taux préférentiels et qu’il conviendrait de la préserver; souligne que la cote de crédit élevée de la BEI est un aspect essentiel de son modèle économique; |
| 5. | invite la BEI à maintenir sa forte position en capital et ses bénéfices constamment élevés, mais note que la Banque est capable d’absorber les fluctuations potentielles des rendements sans compromettre le capital des actionnaires ou sa notation de crédit, qu’elle a la capacité de prendre plus de risques dans les investissements stratégiques et qu’elle dispose des moyens appropriés pour investir davantage dans des projets novateurs à plus haut risque pour lesquels les capitaux privés restent quasi inexistants; |
| 6. | invite la BEI à améliorer sa transparence institutionnelle en publiant des procès-verbaux plus détaillés des réunions de son conseil d’administration, y compris les procès-verbaux de vote et les justifications spécifiques au projet, tout en respectant la confidentialité légitime lorsque cela est strictement nécessaire; |
| 7. | souligne que le total des décaissements de la BEI a atteint 54,4 milliards d’EUR en 2023, dont 53,4 milliards d’EUR sur ses ressources propres, par rapport à 54,3 milliards d’EUR (dont 53,3 milliards d’EUR sur ses ressources propres) en 2022; observe que les décaissements du FEI pour les investissements en capital-investissement se sont élevés à 139,7 millions d’EUR en 2023, contre 113,7 millions d’EUR en 2022; note que, sur la base d’un modèle économique élaboré conjointement par le département «Analyses économiques» de la BEI et par le Centre commun de recherche de la Commission, l’investissement global du Groupe BEI dans l’Union en 2023 devrait créer environ 1 460 000 nouveaux emplois dans l’EU-27 d’ici à 2027 et augmenter le PIB de l’Union de 1,03 point de pourcentage; invite le Groupe BEI à assurer une répartition géographique plus équilibrée des investissements afin de maximiser leurs effets dans toutes les régions de l’Union, de façon à promouvoir une croissance cohérente et inclusive dans l’ensemble de l’Union, en accordant une attention particulière aux régions sous-représentées et les moins développées; |
| 8. | rappelle que les statuts de la BEI prévoient un équilibre géographique au sein de son personnel et que la sélection des membres du personnel doit être fondée sur le mérite, tout en tenant compte d’une représentation équitable des ressortissants de tous les États membres; encourage la BEI à surveiller en permanence l’équilibre géographique au sein de son personnel et à adapter le processus de recrutement en conséquence, si nécessaire; |
| 9. | prend acte de l’engagement du Groupe BEI à lutter avec fermeté contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme; demande un renforcement supplémentaire de la transparence des bénéficiaires finaux, des mécanismes de suivi et de l’accès aux informations publiques afin de garantir une responsabilité pleine et entière; |
| 10. | souligne que la BEI, en tant qu’organe de l’Union, devrait pleinement aligner ses pratiques en matière de transparence sur les normes fixées dans le règlement (CE) no 1049/2001 (2) relatif à l’accès du public aux documents; invite la Banque à veiller à la divulgation proactive des documents relatifs aux projets financés et aux décisions prises, avec uniquement des exceptions limitées et justifiées; réaffirme l’importance d’un véritable accès du public en tant que pierre angulaire de la responsabilité institutionnelle; |
InvestEU, la simplification du cadre financier pluriannuel et la facilité pour la reprise et la résilience
| 11. | se félicite de l’adoption, le 13 décembre 2023, du plan opérationnel 2024-2026 du Groupe BEI, qui définit les priorités et les activités nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie du Groupe BEI pour les trois prochaines années; demande qu’il soit procédé à des ajustements aux nouvelles conditions du marché, y compris une simplification et une réduction de la bureaucratie afin de supprimer les obstacles au financement des PME, qui doit être considérablement accru; est conscient que le renforcement des activités à haut risque et des mandats est crucial pour apporter un soutien efficace aux secteurs innovants et à forte valeur ajoutée; |
| 12. | rappelle que le Groupe BEI s’est vu attribuer 75 % (19,6 milliards d’EUR) de la garantie budgétaire de l’Union, au titre du règlement InvestEU (3); souligne qu’au cours de la seule année 2023, la BEI a approuvé 30 opérations au titre d’InvestEU, pour un montant total de 9,1 milliards d’EUR; estime que, pour préserver la compétitivité, des investissements importants sont nécessaires, principalement de la part du secteur privé; estime que le fait de se concentrer sur les projets innovants, les jeunes pousses et les entreprises en expansion permettrait d’accroître la compétitivité et la croissance de l’Europe; souligne que cela nécessite la mobilisation d’investissements privés; invite dès lors la BEI à jouer un rôle plus important dans la réduction stratégique des risques grâce à l’octroi de garanties, encourageant ainsi l’investissement de capitaux privés; |
| 13. | demande au Groupe BEI de divulguer systématiquement, dans la mesure du possible et dans le respect des obligations en matière de protection des données, les bénéficiaires finaux de ses opérations de financement, en particulier pour les projets soutenus au titre des garanties et mandats budgétaires de l’Union, afin de garantir la confiance et le contrôle du public; |
| 14. | souligne que, dans l’actuel cadre financier pluriannuel 2021-2027, la BEI gère 87 mandats de la Commission, chiffre qui passe à environ 130 si l’on inclut les mandats liés à la gestion partagée et attribués par les gouvernements locaux et les États membres, et note que la BEI produit pas moins de 457 rapports par an pour ces mandats; souligne que la débureaucratisation et la simplification sont jugées nécessaires pour permettre une meilleure utilisation des ressources; |
| 15. | souligne que la BEI gère six mandats au titre de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) dans quatre États membres, signés en 2021 (Grèce et Italie), 2022 (Roumanie) et 2024 (Espagne), pour un total de 8,7 milliards d’EUR; reconnaît que l’adoption d’instruments fondés sur le «financement non lié aux coûts», qui se sont considérablement développés avec la FRR, augmente intrinsèquement le risque d’erreurs et de double financement; exprime sa préoccupation quant à la transparence, à l’audit et au suivi de la mise en œuvre de la FRR; invite la BEI à coopérer avec les États membres pour faire face aux contraintes de capacité des gouvernements et au manque de compétences techniques afin de garantir que les ressources de la FRR sont gérées de la manière la plus efficace possible, en conformité avec les structures nationales et en respectant toutes les exigences en matière de rapports de la FRR, en particulier dans la mise en œuvre de projets d’investissement et de réformes; invite instamment la Commission et la BEI, dans son rôle consultatif, à s’abstenir de proposer de nouveaux mécanismes de financement basés sur le modèle de la FRR sans prendre de mesures correctives, y compris dans le prochain cadre financier pluriannuel pour l’après-2027; souligne que si la BEI cherche la simplification, elle ne doit pas compromettre la qualité de la gestion des ressources de l’Union ou la capacité à maintenir le contrôle et la responsabilité, comme le prévoient les traités; |
| 16. | demande un audit indépendant et complet de tous les instruments de partage des risques gérés par le Groupe BEI, y compris ceux liés à la FRR, afin de garantir les normes les plus élevées en matière de transparence, d’obligation de rendre des comptes et de prévention des risques de double financement; |
Sécurité énergétique
| 17. | prend acte du soutien continu de la BEI à la sécurité d’approvisionnement, qui consiste principalement à renforcer les réseaux électriques et les infrastructures transfrontalières, à réduire la demande d’énergie au moyen de projets d’efficacité énergétique et à encourager la production d’électricité à faible intensité de carbone; se félicite que la BEI ait soutenu de nouvelles dimensions de la sécurité énergétique, telles que la participation active de la demande et le stockage de l’énergie, et qu’elle a encouragé le développement d’un approvisionnement durable en matières premières critiques (MPC) nécessaires à la transition énergétique; demande une analyse urgente de l’incidence réelle de ces projets mis en œuvre à ce jour, en particulier de leurs effets sur la disponibilité et sur le coût de l’énergie et donc sur la compétitivité générale des entreprises européennes; |
| 18. | rappelle qu’il est indispensable de lutter contre la précarité énergétique et souligne la nécessité d’une transition énergétique équitable et inclusive; rappelle que la crise énergétique exacerbe l’inflation, accroît l’insécurité alimentaire et pèse sur les budgets des ménages; encourage la BEI à tirer parti du mécanisme pour une transition juste et du Fonds pour la modernisation afin de soutenir les régions et les populations les plus touchées par la transition énergétique; souligne qu’il est important d’utiliser le mécanisme de transition juste pour soutenir les travailleurs et les régions touchées par l’élimination progressive des combustibles fossiles, en garantissant l’accès à la reconversion et à des emplois de qualité; reconnaît que de nombreux secteurs sont confrontés à des difficultés dues aux effets combinés de l’adaptation aux objectifs du pacte vert pour l’Europe et des répercussions de la crise énergétique et de l’inflation; souligne que pour accélérer le déploiement des technologies innovantes à faible teneur en carbone, il faut ramener leurs coûts à un niveau compétitif par rapport aux combustibles fossiles et s’adapter d’urgence à la réforme en cours des politiques écologiques; |
| 19. | reconnaît que le plan REPowerEU est le nouvel élément crucial de la réponse politique de l’Union à la crise énergétique; relève qu’en juillet 2023, le Groupe BEI a porté les objectifs de financement de l’engagement, de 30,0 milliards d’EUR annoncés en octobre 2022, à 45,0 milliards d’EUR (REPowerEU +) jusqu’en 2027, afin d’intensifier ses efforts pour soutenir la sécurité énergétique de l’Union; demande une vue d’ensemble claire des possibilités de double financement des projets énergétiques; |
| 20. | souligne qu’en 2023, la BEI a fourni environ 21,4 milliards d’EUR de financement pour des projets liés à l’énergie, dont environ 19,8 milliards d’EUR dans l’Union et 1,6 milliard d’EUR en dehors de l’Union; estime qu’il est nécessaire d’augmenter non seulement le volume de financement des projets dans le domaine de l’énergie, mais aussi l’efficacité des investissements; souligne, à cet égard, l’importance de l’offre conjointe d’assistance technique compétente et de soutien financier innovant de la BEI, et encourage celle-ci à élargir la gamme de produits de financement innovante proposée aux opérateurs économiques, afin d’aller au-delà de l’offre standard du marché; |
| 21. | estime que l’hydrogène et ses dérivés, en particulier lorsqu’ils proviennent d’énergies renouvelables, peuvent contribuer de manière significative aux objectifs de décarbonation de l’Union et réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles; invite la BEI à assumer un rôle de premier plan dans la mobilisation des investissements privés qui sont essentiels à l’augmentation de la production d’hydrogène dans l’Union, tout en garantissant la neutralité technologique et en soutenant une gamme variée de solutions innovantes pour la décarbonation, y compris dans l’approfondissement de la recherche scientifique visant à améliorer et à stabiliser l’efficacité de la technologie de l’hydrogène; encourage la BEI à examiner le rapport coût-efficacité de ces projets du point de vue de leur cycle de vie total; |
Politique de défense et de sécurité
| 22. | se félicite du rôle important que joue le Groupe BEI dans le soutien à la politique de défense et de sécurité de l’Union ainsi que dans l’octroi de financement et la mobilisation d’investissements privés dans le but de renforcer l’autonomie stratégique et la résilience de l’Union; souligne l’importance des capacités d’investissement de la BEI, qui soutiennent des initiatives contribuant à renforcer l’industrie de la défense de l’Union, à améliorer les infrastructures de cybersécurité et à promouvoir l’innovation dans les technologies de défense essentielles; |
| 23. | apprécie que la sécurité et la défense figurent parmi les principales priorités de la Banque dans sa feuille de route stratégique pour 2024-2027; souligne qu’en mai 2024, le conseil d’administration de la BEI a approuvé le plan d’action du Groupe BEI pour la sécurité et la défense, qui fait suite à l’initiative stratégique pour la sécurité européenne lancée en 2022 par le Groupe BEI et visant à soutenir l’innovation dans le domaine des technologies à double usage, afin de renforcer le soutien à l’industrie de la sécurité et de la défense de l’Union; note avec satisfaction que le Groupe BEI apporte son soutien aux PME et aux jeunes pousses innovantes dans le secteur de la sécurité et de la défense en vertu du principe du «double usage», en retenant le critère de l’«usage civil plausible», mais en supprimant le critère du chiffre d’affaires; se félicite de la décision du conseil d’administration de la BEI du 21 mars 2025 d’élargir les possibilités de financement de la Banque en faveur de l’industrie et des infrastructures européennes de sécurité et de défense, en veillant à ce que les activités exclues aient une portée aussi limitée que possible; |
| 24. | se félicite des investissements ciblés réalisés par la BEI dans les infrastructures civiles et de défense et souligne la nécessité d’investissements stratégiques dans des technologies qui servent à la fois des objectifs civils et de défense, conformément aux objectifs plus larges de l’Union visant à promouvoir l’innovation et à renforcer la sécurité de l’Union; demande au Groupe BEI de procéder à un examen de l’incidence de l’extension de sa nouvelle politique en matière de biens à double usage; |
| 25. | souligne l’importance des PME, des jeunes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire dans l’industrie de la sécurité et de la défense et dans le développement d’un marché européen commun de la défense; estime que les petits acteurs jouent un rôle crucial dans le renforcement de la capacité et de l’autonomie de l’Union pour mettre au point des produits de défense innovants; encourage la BEI à soutenir davantage la coopération transfrontière en matière de recherche et de développement (R&D), notamment en ouvrant la voie à la participation des petits acteurs aux chaînes d’approvisionnement de la défense; souligne qu’une augmentation des investissements de la BEI dans le secteur de la défense peut encourager les investissements des banques commerciales dans ce secteur et estime qu’il est nécessaire d’accroître la flexibilité des prêts aux PME à cet égard; |
| 26. | note que les ressources allouées au soutien du secteur de la défense et de la sécurité proviennent principalement du Fonds européen de la défense (FED) pour 8 milliards d’EUR, de l’initiative stratégique pour la sécurité européenne (ISSE) de la BEI pour 8 milliards d’EUR et du programme pour l’industrie européenne de la défense pour 1,5 milliard d’EUR; appelle à une allocation de fonds propres dédiée à la défense et à un nouvel ajustement du champ des investissements éligibles pour répondre au rôle ambitieux de contribution à la paix et à la sécurité de l’Europe que le livre blanc sur l’avenir de la défense européenne à l’horizon 2030 assigne au Groupe BEI; se félicite de l’intégration de l’ISSE de la BEI, d’un montant de 8 milliards d’EUR, dans un objectif de politique publique transversal et permanent, et de la suppression d’un plafond prédéfini pour les financements dans ce domaine; estime que ces mesures permettront à la Banque de répondre aux besoins d’investissement en matière de sécurité et de défense, tout en préservant ses opérations et sa solide position financières; estime que la décision prise par le Conseil des gouverneurs en juin 2024 d’augmenter le ratio d’endettement de la Banque permettra d’accroître les investissements dans des domaines d’importance stratégique, notamment en matière de sécurité et de défense; |
| 27. | souligne la valeur ajoutée des mesures innovantes que la BEI a adoptées pour accélérer les investissements dans la sécurité et la défense, ainsi que du «guichet unique», qui sert de point d’entrée unique pour les clients et les parties prenantes externes, auxquels elle fournit une assistance spécialisée pour rationaliser l’accès aux financements disponibles dans le cadre de l’ISSE et accélérer leur déploiement; encourage la BEI à poursuivre l’élaboration et la mise en œuvre des mesures convenues qui visent à simplifier les procédures pour les clients et à accélérer davantage les processus d’investissement, tout en garantissant le maintien de la note AAA; |
| 28. | note avec satisfaction qu’en juin 2023, la BEI a approuvé une augmentation du financement de l’ISSE pour les investissements dans la sécurité dans l’Union, qui est passé de 6,0 milliards d’EUR à 8,0 milliards d’EUR pour la période 2022-2027, y compris dans les secteurs de l’espace et de la cybersécurité; encourage la BEI à renforcer les partenariats institutionnels avec l’Agence de l’Union européenne pour le programme spatial et d’autres partenaires potentiellement concernés, conformément aux règles de concurrence de l’Union; |
| 29. | se félicite de la coopération de la BEI avec toutes les parties prenantes concernées, y compris les gouvernements des États membres, l’Agence européenne de défense (AED) et le Fonds d’innovation de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN); salue, en particulier, la coopération de la BEI avec l’AED et se félicite de la signature, le 3 octobre 2024, d’une mise à jour du protocole d’accord entre les deux organes qui leur permettra de renforcer les partenariats stratégiques et d’identifier conjointement les besoins de financement et de mieux soutenir la recherche, le développement et l’innovation (RDI) dans le domaine de la sécurité et de la défense dans l’Union; |
| 30. | invite la BEI à renforcer encore cette collaboration avec les principales parties prenantes en vue d’accroître les effets, les synergies et la complémentarité avec les programmes de défense de l’Union, en veillant à ce que ses investissements complètent les objectifs plus larges de la politique de défense de l’Union et contribuent à la réalisation d’économies d’échelle dans les capacités de défense européennes; demande à la BEI de renforcer la sécurité et la résilience régionales, en particulier en Europe de l’Est et dans la région méditerranéenne, grâce à la création d’une infrastructure qui soutienne la sécurité régionale et favorise une plus grande coopération entre les États membres de l’Union dans le domaine de la défense; souligne en outre l’importance d’explorer la coopération avec le Fonds d’innovation de l’OTAN afin d’améliorer l’accès au financement pour les jeunes pousses technologiques, parallèlement au déploiement du mécanisme de fonds propres pour la défense du FEI; |
Infrastructures sociales et logement
| 31. | demande à la BEI d’accroître la prise de risques pour les projets apportant des services essentiels présentant des avantages clairs et mesurables à long terme; salue, à cet égard, les actions et les mesures du Groupe BEI dans le domaine du logement et des infrastructures sociales qui contribuent au logement abordable, à l’inclusion sociale et au développement régional, tout en soutenant la durabilité et l’innovation; invite la BEI à donner la priorité à ses investissements en faveur de ces objectifs afin d’améliorer la croissance économique, l’inclusion sociale et la cohésion régionale, tout en soutenant les objectifs de l’Union en matière de durabilité; invite la Banque à se concentrer sur le développement urbain durable et sur la croissance inclusive en veillant à ce que les besoins de l’Union en matière de logement et d’infrastructures soient satisfaits pour une Europe plus forte, plus cohésive et plus prospère; |
| 32. | souligne que les prix d’achat et de location des logements ont considérablement augmenté ces dernières années, ce qui réduit l’accessibilité financière de nombreuses zones métropolitaines de l’UE et limite l’accès au logement; souligne que la BEI doit jouer un rôle plus important dans la lutte contre la crise du logement; se félicite que le soutien aux infrastructures sociales ait été inclus dans les huit priorités stratégiques du Groupe BEI pour la période 2024-2027 et convient que les investissements dans des logements efficaces sur le plan énergétique, durables et accessibles, et l’éducation facile d’accès sont essentiels pour stimuler la productivité et favoriser l’avènement de sociétés fortes et résilientes; encourage la BEI à donner la priorité aux investissements dans les coopératives de logement, les logements sociaux économes en énergie et les projets de rénovation destinés aux ménages à faibles revenus; estime que, pour combler les principales lacunes de l’Union en matière d’investissement dans le logement, il est nécessaire de surmonter les obstacles financiers et non financiers à l’investissement, et de mobiliser à grande échelle les ressources et les capacités; |
| 33. | se félicite que la BEI, en collaboration avec la Commission, ait lancé une plateforme paneuropéenne d’investissement visant à promouvoir des logements abordables et durables, qui combine services de conseil et financements, et encourage les participants à poursuivre cette initiative; |
| 34. | se félicite de l’engagement de la BEI à alléger la pression sur les marchés du logement en Europe; souligne que les prix d’achat et de location des logements ont considérablement augmenté ces dernières années, ce qui réduit l’accessibilité financière de nombreuses zones métropolitaines de l’UE et compromet l’accès à ces logements; souligne que l’analyse de la BEI montre que l’Union a besoin d’environ 1,5 million de nouveaux logements par an pour faire face à la demande et qu’environ 75 % du parc immobilier de l’Union doit être rénové, ce qui représente 5 millions de logements supplémentaires par an; se félicite que la BEI soutienne la reconstruction des logements existants et la construction de nouveaux logements sociaux et abordables; encourage la BEI à mobiliser davantage de fonds pour des projets de logements abordables dans les États membres; |
| 35. | préconise le renforcement de l’assistance technique et de l’expertise financière fournies aux autorités locales et régionales, en particulier dans les régions dont les capacités d’investissement sont faibles, et de l’assistance technique qui leur est apportée, de manière à améliorer l’accès aux financements de la BEI; estime que la coopération avec les collectivités locales, les autorités locales et les représentants de la société civile devrait favoriser le développement d’une offre de logements sociaux adaptés à tous, et en particulier aux plus vulnérables; est conscient que l’efficacité de l’action de la BEI dans le secteur du logement et des infrastructures sociales dépend également de la suppression des obstacles politiques et réglementaires; |
| 36. | note qu’en 2023, la BEI a signé un soutien financier de 8,3 milliards d’EUR pour des opérations en matière d’efficacité énergétique, dont 65 % pour l’efficacité énergétique des bâtiments; invite la BEI à donner la priorité à des solutions abordables et accessibles à long terme et à des investissements durables, notamment dans la rénovation énergétique des bâtiments et la réutilisation des bâtiments inoccupés; |
| 37. | estime qu’avant d’autoriser toute rénovation ou tout changement d’utilisation, il convient de s’assurer que les investissements en question garantissent une durabilité suffisante; |
| 38. | invite la BEI à s’appuyer sur sa longue expérience d’accélérateur d’investissements européens et à exploiter pleinement son potentiel également dans les secteurs de l’éducation, de la formation et des soins de santé, y compris par l’intermédiaire de services de conseil; invite la Banque à renforcer son soutien aux capacités en matière de soins de santé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union, afin de permettre à l’Europe de jouer un rôle plus important dans le monde; |
Soutien aux PME, aux entreprises à moyenne capitalisation, aux jeunes pousses, aux entreprises en expansion et aux entreprises situées dans les zones rurales ou isolées, union des marchés des capitaux et rôle du FEI
| 39. | souligne que les PME, les jeunes pousses et les entreprises en expansion sont essentielles pour l’économie de l’Union; note que ces entreprises rencontrent des obstacles considérables pour accéder au financement, aux marchés et aux talents, ce qui freine leur croissance; affirme que la croissance, le dynamisme et les investissements publics des entreprises sont essentiels pour favoriser l’innovation, la compétitivité et la productivité; encourage le Groupe BEI à continuer de s’attaquer à ces problèmes, notamment dans le contexte géopolitique actuel, au moyen de programmes financiers sur mesure, de mécanismes de partage des risques et d’instruments financiers ciblés, tout en garantissant l’additionnalité des ressources publiques utilisées à ces fins et en évitant l’éviction des capitaux privés; note que différents instruments de soutien aux prêts aux entreprises peuvent être combinés en fonction du contexte, et que différents instruments du Groupe BEI ciblent différentes défaillances du marché et différents types d’entreprises; souligne la nécessité de fournir une assistance technique aux PME avant l’approbation des projets, ce afin d’améliorer l’accès aux financements de la BEI; |
| 40. | souligne que le développement d’un marché de la titrisation qui fonctionne bien peut constituer une première étape essentielle vers la mise en place d’une union des marchés des capitaux (UMC) forte; estime que l’UMC profitera aux consommateurs et aux PME en offrant des possibilités d’investissement à haut rendement dans l’économie réelle et qu’elle stimulera à terme le marché du capital-risque en améliorant l’accès à des sources de financement diversifiées; estime que le financement des entreprises européennes en expansion au moyen de capitaux européens devrait constituer une priorité, comme en témoigne l’initiative Champions technologiques européens, lancée en février 2023 pour financer des entreprises technologiques européennes prometteuses et pour empêcher la vente d’entreprises à des investisseurs étrangers en raison du manque d’investissements européens; encourage le FEI à étudier la mise en place de la deuxième génération de cette initiative; observe que l’initiative Champions technologiques européens est complétée par l’initiative Scale-up Europe, qui vise à fournir des financements essentiels à des entreprises européennes de haute technologie qui en sont à leurs derniers stades de développement; fait observer que ces investissements devraient être en adéquation avec les actions politiques menées au niveau de l’Union et au niveau national; est conscient des faiblesses comparatives du capital-risque européen par rapport aux marchés d’autres concurrents, et du fait que les jeunes pousses ou les entreprises en expansion européennes sont souvent obligées de se délocaliser, de chercher des acheteurs étrangers ou de recourir à des sources de financement autres que le capital-risque, et qu’elles sont donc moins adaptées à une forte croissance; |
| 41. | prend acte de la mission du FEI qui consiste à favoriser l’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises européennes; estime que le FEI devrait accroître considérablement ses activités en faveur du développement de l’écosystème européen du capital-risque, tout en respectant un équilibre géographique; demande que les activités du FEI soient renforcées, ce qui permettra d’accroître les investissements dans les secteurs à forte croissance, d’améliorer le partage des risques entre les investisseurs publics et privés, et de promouvoir l’innovation dans toute l’Europe; estime qu’il est nécessaire de surveiller le taux d’augmentation du soutien aux micro, petites et moyennes entreprises; |
| 42. | encourage le FEI à poursuivre le développement de ses outils de contrôle afin de mieux suivre les performances à long terme des fonds de capital-risque et des opérations de financement des PME, notamment en termes de création d’emplois, de diffusion de l’innovation et d’incidence régionale; souligne également le rôle critique des grandes entreprises européennes dans la structure économique de l’Europe, en particulier celles qui opèrent dans des secteurs essentiels tels que l’énergie, la défense et les infrastructures; demande une approche équilibrée qui apporte la garantie que la BEI continue d’aider les grandes entreprises européennes à obtenir des capitaux d’investissement pour de grands projets et des initiatives de recherche et de développement, renforçant ainsi la compétitivité de l’Europe au niveau mondial; |
| 43. | salue le soutien apporté par le Groupe BEI à environ 400 000 PME et entreprises à moyenne capitalisation pour la seule année 2023, avec un financement de 31,1 milliards d’EUR, y compris des prêts et des garanties pour les entreprises (dont 14,9 milliards d’EUR ont été déployés par le FEI), ce qui s’est traduit par la mobilisation de plus de 134 milliards d’EUR, et constate qu’il s’est associé à cette fin à près de 300 institutions partenaires dans toute l’Europe; encourage la BEI à poursuivre son rôle dans l’amélioration de l’accès au financement pour les PME, qui sont souvent confrontées à des obstacles liés au financement par les institutions financières traditionnelles, en fournissant des financements ciblés afin de garantir des ressources suffisantes pour croître et prospérer; se félicite et appelle à l’augmentation constante du nombre d’institutions partenaires afin d’atteindre une grande couverture géographique et sectorielle; |
| 44. | rappelle que le déploiement du Fonds européen de garantie a pris fin en 2023 et que ses versements visant à aider les PME à se remettre des effets négatifs de la pandémie ont atteint environ 200 000 PME dans l’ensemble de l’Union; rappelle les préoccupations exprimées dans de précédentes résolutions concernant la transparence des processus décisionnels et les informations sur les bénéficiaires finaux; |
| 45. | se félicite que les mesures prises par le FEI en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale comprennent des évaluations des risques liés aux produits et aux transactions, un contrôle approfondi des contreparties et l’examen des structures de propriété et des personnes clés par rapport aux sanctions et aux commentaires défavorables dans les médias; se félicite de l’introduction d’une formation obligatoire pour le personnel et de la conclusion d’un accord avec la cellule de renseignement financier du Luxembourg sur le signalement et le suivi d’éventuelles transactions suspectes détectées; |
| 46. | demande au Groupe BEI de mettre en place une politique globale et contraignante de protection des lanceurs d’alerte à l’échelle du groupe, conformément à la directive (UE) 2019/1937 (4), en garantissant des canaux de signalement sécurisés, une protection contre les représailles et des mécanismes de suivi complets; |
Domaines d’action clés tels que la cohésion, l’action pour le climat et la durabilité environnementale ainsi que la numérisation
| 47. | se félicite que, dans ses orientations en matière de cohésion pour la période 2021-2027, la BEI se soit engagée à consacrer au moins 40 % de son financement total dans l’Union entre 2022 et 2024 à des projets dans les régions relevant de l’objectif de cohésion; relève qu’en 2023, ce financement s’élevait à 29,8 milliards d’EUR, soit 45 % du volume total des financements de la Banque dans l’Union; souligne que la part du financement de la BEI allouée aux régions moins développées est passée de 24 % en 2022 à 26 % en 2023, soit un total de 17,2 milliards d’EUR, ce qui est nettement supérieur à l’objectif de 21 % fixé dans les orientations de la BEI en matière de cohésion pour 2023; demande une nouvelle fois à la BEI de continuer à suivre, à analyser et à combler les lacunes qui empêchent certaines régions ou certains pays de tirer pleinement parti du soutien et de l’assistance financiers accordés par celle-ci; |
| 48. | reconnaît le rôle joué par le FEI pour contribuer à la cohésion économique et sociale dans l’Union grâce à un large éventail d’instruments financiers; note que les engagements du FEI en matière de garanties de crédit, de capital-risque et d’investissements en fonds propres privés pour les régions de cohésion en 2023 s’élevaient à 6,8 milliards d’EUR, soit 48 % du total des engagements du FEI dans l’Union; note qu’en 2023, le FEI a été particulièrement actif en Europe centrale et orientale; |
| 49. | note que le cadre de durabilité environnementale et sociale de la BEI comprend une politique et des normes environnementales et sociales révisées qui promeuvent une approche intégrée de l’évaluation et de la gestion des effets et des risques; |
| 50. | constate qu’au cours des 15 dernières années, le conseil de la BEI a soutenu plus de 1 000 projets dans les régions relevant de l’objectif de cohésion; invite la Banque à promouvoir activement les possibilités de financement dans les régions moins développées et en transition, notamment en renforçant la présence des services de conseil dans les bureaux locaux de la BEI; estime qu’il est nécessaire de tenir compte également de la répartition géographique du soutien de la BEI au renforcement de la cohésion sociale; |
| 51. | souligne les initiatives de la BEI dans les régions relevant de l’objectif de cohésion pour soutenir le secteur des soins de santé, y compris HERA Invest, une garantie de 100 millions d’EUR établie avec la Commission pour soutenir la recherche et le développement dans la lutte contre les menaces transfrontières les plus préoccupantes dans le domaine de la santé; encourage la BEI à promouvoir des investissements ciblés dans les principaux catalyseurs systémiques, tels que l’accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement social et abordable, à la connectivité numérique, et au financement local pour les villes et les régions, en veillant à un meilleur équilibre géographique, soit au moyen de prêts directs ou au moyen d’instruments financiers, et à exploiter les synergies entre les subventions de l’Union et les prêts de la BEI afin d’améliorer la connectivité ferroviaire transfrontalière, ce qui est essentiel pour une meilleure intégration au sein du marché unique de l’Union; |
| 52. | prend acte de l’orientation stratégique de la BEI depuis 2019, à savoir devenir la banque européenne du climat; souligne qu’au cours de la seule année 2023, la BEI a signé 41,8 milliards d’EUR de financement pour l’action pour le climat et 25,1 milliards d’EUR pour la durabilité environnementale (respectivement 35,1 milliards d’EUR et 15,9 milliards d’EUR en 2022); relève que le financement de la BEI en faveur de l’adaptation au changement climatique s’est élevé à 2,7 milliards d’EUR en 2023, ce qui correspond à 6,4 % du total de son action pour le climat (contre 1,9 milliards d’EUR, soit 5,4 %, en 2022); se félicite que le financement de l’action pour le climat et de la durabilité environnementale, dans son ensemble, ait représenté 60 % du financement de la BEI en 2023; appelle à maintenir la neutralité technologique dans sa stratégie d’investissement en matière de climat et de financement durable; |
| 53. | rappelle que la politique de prêt de la BEI dans le secteur de l’énergie, adoptée en 2019, a établi une «suppression progressive de son soutien aux projets énergétiques qui recourent aux combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation» et a introduit une période de transition pendant laquelle la Banque pourrait continuer à approuver des projets déjà en cours d’instruction, mais que le conseil d’administration n’a approuvé aucun projet de ce type après la fin de l’année 2021; remarque qu’en 2022, le Groupe BEI a introduit une prorogation temporaire et exceptionnelle des exemptions au cadre d’alignement sur l’accord de Paris pour les contreparties (appelé PATH) à l’appui de REPowerEU, afin de couvrir les projets à fort contenu innovant, les projets d’énergie renouvelable et les infrastructures de recharge des véhicules électriques dans l’Union européenne; observe qu’en 2023, le Groupe BEI a décidé d’appliquer la même prorogation temporaire et exceptionnelle également pour des projets dans l’esprit de REPowerEU en dehors de l’Union européenne; note que ces prorogations temporaires et exceptionnelles devraient s’étendre jusqu’en 2027, sous réserve d’une révision de la feuille de route de la Banque du climat prévue en 2025; rappelle sa résolution précédente (5) et maintient que le PATH offre le cadre approprié pour soutenir les contreparties sur la voie de l’alignement sur les objectifs de l’accord de Paris; souligne que la BEI devrait intensifier son engagement auprès de tous ses clients afin de les encourager à élaborer des plans de décarbonation; |
| 54. | prend note de l’examen à mi-parcours de la feuille de route du Groupe BEI dans son rôle de banque du climat, approuvée en 2023, qui comprend un cadre simplifié d’alignement sur Paris pour les microentreprises, la révision des exigences de divulgation du cadre d’alignement sur le PATH pour les intermédiaires financiers et une prorogation temporaire de la liste des pays dans lesquels la BEI peut agir en tant que bailleur de fonds unique de projets d’adaptation au climat en raison de leur vulnérabilité particulière au changement climatique; |
| 55. | se félicite que la BEI ait inclus l’agriculture et la bioéconomie parmi ses principales priorités, mais note que l’agriculture, la pêche et la sylviculture n’ont reçu que 1,1 % de l’encours des prêts de la BEI en 2023; estime qu’il est important que la BEI programme des sommes considérables pour le financement du secteur agricole, et ce par le biais de procédures simplifiées; |
| 56. | souligne que l’agriculture est un moteur essentiel de la croissance et du développement dans les zones rurales; reconnaît les problèmes croissants auxquels est confronté le secteur agricole et la nécessité pour les agriculteurs de l’Union de s’adapter aux objectifs du pacte vert pour l’Europe, de faire face à la crise énergétique et de gérer la hausse de l’inflation; invite le Groupe BEI à renforcer son soutien à ce secteur essentiel, qui joue un rôle important dans la sécurité alimentaire, et à encourager l’innovation dans ce secteur, en s’appuyant sur l’approche «Une seule santé», qui intègre la santé humaine, animale, végétale et environnementale afin de créer des systèmes agroalimentaires durables, résilients et productifs; souligne les problèmes financiers auxquels sont confrontés les agriculteurs, en particulier les jeunes et les petits exploitants, en notant que les agriculteurs et les entreprises de ce secteur connaissent des taux de réussite inférieurs lorsqu’ils sollicitent un financement; |
| 57. | souligne que le soutien de la BEI devrait disposer d’une approche de transition juste afin de parvenir à une agriculture durable qui protège l’environnement, la santé humaine et le bien-être des animaux tout en améliorant les moyens de subsistance des agriculteurs, en particulier pour les petites et moyennes exploitations; souligne qu’il est essentiel de soutenir les zones rurales afin de promouvoir un développement équilibré et inclusif, le renouvellement des générations et l’égalité d’accès aux possibilités financières pour les femmes et les hommes; invite une nouvelle fois le Groupe BEI à accroître son soutien au secteur agricole en améliorant l’accès au financement; |
| 58. | se félicite que le Groupe BEI soit l’un des principaux partisans de la numérisation dans l’Union, notamment en finançant l’infrastructure numérique et en soutenant les jeunes pousses numériques innovantes; encourage la BEI à accroître son soutien aux réseaux numériques, à renforcer l’autonomie technologique de l’Union et l’innovation dans les technologies clés; |
| 59. | estime que la réduction des inégalités numériques et la lutte contre l’exclusion sociale nécessitent des investissements publics importants dans les infrastructures de télécommunications, en particulier dans les zones rurales; encourage la BEI à aider les citoyens européens à acquérir une culture numérique adéquate pour participer pleinement à la société, en accordant une attention particulière aux personnes âgées et aux personnes handicapées; |
| 60. | reconnaît le rôle essentiel du secteur de la cybersécurité dans la protection des entreprises et des gouvernements contre les menaces numériques sophistiquées et l’influence étrangère; se félicite de l’augmentation des investissements dans la sécurité, qui sont passés de 6 milliards d’EUR à 8 milliards d’EUR, financés au moyen de l’ISSE afin de relever les défis en matière de sécurité, y compris ceux de l’industrie du nouvel espace; |
| 61. | se félicite que la BEI mette l’accent sur l’égalité entre les femmes et les hommes et l’émancipation économique des femmes, ce qui s’est traduit par un investissement total de 5,8 milliards d’EUR dans ce domaine en 2023 (contre 5,1 milliards d’EUR en 2022); estime que la BEI pourrait accroître encore les prêts de microfinancement aux entreprises dirigées par des femmes, qui sont toujours confrontées à des discriminations en matière d’accès au financement; |
| 62. | souligne que la sécurité de l’approvisionnement en matières premières essentielles est cruciale pour les transitions verte et numérique, ainsi que pour le secteur de la défense et la base industrielle de l’Union européenne en général; demande à la BEI d’investir davantage dans le secteur des MPC afin de contribuer à la diversification de l’approvisionnement en matières premières primaires et secondaires ainsi que de développer des solutions d’économie circulaire, en particulier la recherche et le développement de matériaux alternatifs, tels que les matériaux d’origine biologique; se félicite, à cet égard, de l’adoption, le 21 mars 2025, d’une nouvelle initiative stratégique sur les MPC, avec un financement attendu de 2 milliards d’EUR pour les investissements dans les MPC en 2025, une nouvelle task force sur les MPC et un guichet unique dédié pour construire et gérer une réserve d’opérations et d’activités de conseil en matière de MPC, ainsi qu’une expertise technique et des partenariats accrus; |
Les activités de la BEI en dehors de l’Union
| 63. | souligne qu’au cours de sa deuxième année d’existence, BEI Monde a fourni un financement d’un montant de 8,4 milliards d’EUR (contre 9,1 milliards d’EUR en 2022); note que, la part de financement de BEI Monde étant limitée à 50 % du coût total d’un projet, le cofinancement d’investissements avec des institutions de financement du développement et des banques multilatérales de développement est récurrent; invite la BEI et la Commission à investir dans des fonctions d’audit interne et de contrôle indépendant afin de garantir l’intégrité et la solidité de toutes les opérations; |
| 64. | rappelle que BEI Monde figure parmi les principaux acteurs de la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’Union et qu’à ce titre, elle est tenue d’appliquer les normes les plus strictes en matière de transparence et de responsabilité; |
| 65. | prend acte de l’adoption par le conseil d’administration de la BEI de la feuille de route stratégique de BEI Monde et de son engagement à respecter et à promouvoir les droits de l’homme et l’État de droit dans les projets qu’elle soutient; |
| 66. | souligne qu’il est important de veiller à ce que les interventions du Groupe BEI en Ukraine soient guidées par les priorités de la reconstruction du pays convenues avec l’Union et soient cohérentes avec les méthodes et les cadres définis dans le plan pour l’Ukraine et conformes aux dispositions des traités de l’Union; note que la BEI intensifie encore ses efforts pour lutter contre la fraude et la corruption dans le cadre des projets mis en œuvre par le Groupe BEI en Ukraine; appelle à la poursuite de l’application de conditions appropriées à l’assistance financière à l’Ukraine, en mettant l’accent sur la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces, tels que l’accès aux informations et aux locaux ainsi que le suivi des visites, et demande que la conditionnalité soit étendue à tous les pays tiers auxquels elle accorde un financement; |
| 67. | demande instamment le renforcement des capacités administratives et d’audit des autorités ukrainiennes chargées de la mise en œuvre, du suivi, du contrôle et de la supervision des actions financées, en particulier pour la prévention de la fraude, de la corruption, des conflits d’intérêts et des irrégularités; réaffirme que la BEI devrait exercer un contrôle clair et sans restriction à tout moment; |
| 68. | estime qu’un renforcement du rôle de la BEI apportera une valeur ajoutée à la fois à la reconstruction de l’Ukraine et au processus d’élargissement, ainsi qu’aux futurs partenariats dans le cadre du programme «Global Gateway» et de la politique de voisinage de l’Union, et permettra de soutenir les objectifs de développement durable; encourage la Commission à optimiser la coopération avec la BEI afin de tirer parti de l’autonomie stratégique de l’Union, en particulier en ce qui concerne l’énergie et les matières premières; |
| 69. | se félicite de l’adoption, en 2024, de la facilité pour l’Ukraine, qui suit l’initiative de la BEI «EU for Ukraine» (EU4U) et établit un mécanisme de soutien basé sur les ressources budgétaires de l’Union; encourage les États membres à continuer à apporter un soutien solide au pays en fonction de ses besoins; |
| 70. | souligne que, pour soutenir l’Ukraine, la BEI a constitué un portefeuille de prêts de plus de 7 milliards d’EUR depuis le début du conflit avec la Russie en 2014; souligne qu’au 31 décembre 2023, l’exposition de la BEI (décaissée et non encore décaissée) s’élevait à 5,750 milliards d’EUR, principalement couverts par des garanties de l’Union au titre du mandat de prêt extérieur; note qu’en outre, la Banque a également accordé des garanties financières sur des expositions à des contreparties situées en Ukraine, entièrement couvertes par des garanties globales de l’Union, pour un montant signé de 388,7 millions d’EUR à la fin de 2023 (contre 478,8 millions d’EUR à la fin de 2022); |
| 71. | prend acte de l’engagement financier croissant de la BEI en Ukraine; invite la Banque à fournir à l’autorité budgétaire et aux organes d’audit compétents des mises à jour régulières et détaillées concernant le décaissement et la mise en œuvre des fonds couverts par les garanties de l’Union; |
| 72. | souligne les effets disproportionnés de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine sur les régions de l’est de l’Union limitrophes de la Russie et de la Biélorussie; attire l’attention sur les coûts supportés par ces régions et les États membres en raison de leur frontière commune avec des pays voisins hostiles, notamment leur besoin de réorienter de plus en plus de fonds publics vers la sécurité, la défense et la préparation, tout en faisant face à des ressources sévèrement réduites en raison d’une interruption des activités économiques, du commerce transfrontière et d’autres échanges, ainsi que des programmes de cohésion; invite la BEI à prendre cela en considération dans ses décisions de financement; |
| 73. | se félicite des investissements importants réalisés en Moldavie pour soutenir la résilience économique, améliorer la sécurité énergétique, renforcer les infrastructures et aider le pays à progresser sur la voie de l’intégration à l’Union; reconnaît que, dans les Balkans occidentaux, BEI Monde a investi 1,2 milliard d’EUR en 2023, auxquels s’ajoutent 700 millions d’EUR supplémentaires pour renforcer la sécurité routière et améliorer les réseaux ferroviaires; se félicite de l’adoption de la facilité pour les réformes et la croissance en faveur des Balkans occidentaux en 2024 et de la facilité pour les réformes et la croissance en faveur de la Moldavie approuvée par le Parlement européen; |
| 74. | reconnaît le rôle joué par la BEI pour soutenir les Balkans occidentaux sur la voie de l’adhésion à l’Union, conformément à la politique d’élargissement de l’Union; observe que BEI Monde a investi 1,2 milliard d’EUR dans les Balkans occidentaux en 2023, mobilisant un total de plus de 6 milliards d’EUR d’investissements; note que la majorité des financements a été allouée à la connectivité durable, suivie par des lignes de crédit pour les PME, des projets d’infrastructure dans les secteurs des soins de santé, de l’éducation et des compétences, ainsi que de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement; |
| 75. | demande à la BEI de collaborer avec d’autres institutions bilatérales et multilatérales pour développer et appliquer des méthodes communes d’analyse d’impact sur le développement, en vue de garantir des incidences positives à valeur ajoutée et à long terme; |
Architecture de responsabilité de la BEI
| 76. | rappelle que le contrôle interne de la BEI est assuré par l’inspection générale (IG), qui comprend trois divisions dans le domaine de la responsabilité – l’évaluation des opérations, le mécanisme de traitement des plaintes et les enquêtes sur les fraudes – qui jouent des rôles complémentaires, contribuant ainsi au traitement cohérent des réclamations et des plaintes; |
| 77. | observe que le mécanisme de traitement des plaintes de la BEI a traité un total de 104 dossiers en 2023 (contre 97 en 2022); relève que 60 nouvelles plaintes ont été reçues en 2023 (54 en 2022), dont 44 ont été jugées recevables et 29 concernaient des projets financés par la BEI, dont 27 étaient situés en dehors de l’Europe; |
| 78. | note que le comité de la BEI chargé du traitement des plaintes concernant la passation des marchés est un comité indépendant de la BEI chargé de traiter les plaintes relatives aux passations de marchés relatifs à des projets financés par la BEI en dehors de l’Union; |
| 79. | salue les efforts déployés par la division Enquête sur les fraudes (IG/IN) pour coopérer et coordonner les efforts avec les autres composantes de l’architecture antifraude de l’Union, en particulier l’Office européen de lutte antifraude et le Parquet européen, qui ont reçu 37 % des signalements effectués pour des enquêtes en 2023 (27 affaires sur 74); encourage la division IG/IN à renforcer sa coopération avec toutes les composantes de l’architecture antifraude de l’Union; |
| 80. | note que la division IG/IN mène des activités préventives de détection de la fraude à l’aide de l’outil d’évaluation des risques en matière de fraude et d’intégrité et du robot de détection des risques de corruption dans les marchés publics et qu’en 2023, 24 analyses ont permis de fixer des objectifs relatifs à trois analyses préventives complètes et approfondies de l’intégrité; invite la Banque à évaluer la manière dont ces outils numériques pourraient être encore améliorés pour soutenir la transparence et la responsabilité financière; |
| 81. | regrette que, malgré les demandes répétées du Parlement, le rapport annuel de la division Enquête sur les fraudes ne fournisse pas d’informations adéquates sur l’ampleur financière des affaires qu’elle traite, les ressources ou mandats concernés, les types de projets concernés, les mesures d’atténuation adoptées, le rôle des services de la BEI et des intermédiaires ou partenaires dans les affaires, voire les États membres concernés; invite les représentants de la division IG/IN à revoir à la hausse le niveau de participation et d’interactions avec le Parlement européen et d’accroître la transparence à l’égard de celui-ci, notamment en ce qui concerne le contrôle des activités financières; demande une nouvelle fois à la division IG/IN d’aller au-delà de la simple description circonstanciée de quelques études de cas, et de fournir périodiquement des informations précieuses permettant d’évaluer la mesure dans laquelle les intérêts financiers sont protégés; suggère que la division IG/IN adopte un modèle de rapport similaire à ceux utilisés par d’autres organismes d’enquête, tels que le Parquet européen et l’OLAF, où un équilibre approprié entre la transparence et le devoir de confidentialité ou de secret professionnel est recherché; |
| 82. | est conscient que la politique d’exclusion de la BEI prévoit un processus d’exclusion autonome qui n’est pas totalement équivalent au système de détection rapide et d’exclusion de la Commission en ce qui concerne les normes décisionnelles, les résultats et les voies de recours; sollicite une nouvelle fois le Groupe BEI et la Commission pour qu’ils coopèrent afin de recenser les lacunes potentielles et de proposer des solutions, y compris une procédure accélérée pour faire appliquer les décisions d’exclusion de la BEI au moyen du système de détection rapide et d’exclusion; observe qu’en 2023, les procédures d’exclusion, s’appuyant sur les conclusions de la division IG/IN, ont exclu cinq entreprises de toute activité financée par la BEI pendant une période de cinq ans; |
| 83. | se félicite de l’approbation, en 2023, de la politique du cadre de contrôle interne du Groupe BEI; reconnaît les résultats du processus d’alignement du groupe entre la BEI et le FEI dans la mesure où ils mettent en lumière les différents modèles d’entreprise et structures de gouvernance des deux entités; rappelle notamment les remarques du comité d’audit selon lesquelles tant l’audit interne que le cadre de contrôle interne devraient évoluer pour devenir des fonctions de groupe; |
| 84. | note que l’auditeur externe indépendant de la BEI assure la troisième ligne de défense; souligne que la rotation régulière des auditeurs et des missions offre de nouvelles perspectives, et observe dès lors que l’auditeur externe de la BEI devrait faire l’objet d’une rotation périodique, mais que son mandat a été prolongé jusqu’en 2027 et qu’il est l’auditeur du Groupe BEI depuis 2009; |
| 85. | se félicite que le cadre de gestion des risques du Groupe EIB et les rapports d’information semestriels de ce dernier sur la gestion des risques soient efficaces et conformes aux exigences et aux normes techniques de l’Autorité bancaire européenne; |
| 86. | souligne qu’en 2023, malgré des conditions de marché difficiles, le portefeuille de la BEI a continué d’afficher des niveaux très faibles d’expositions non performantes (ENP); estime que, même si une part importante du portefeuille de prêts de la Banque bénéficie de rehaussements de crédit ou de garanties des États membres de l’Union, la grande qualité du portefeuille de la BEI résulte de la mise en œuvre diligente de politiques de prêt très efficaces de la part de la Banque; |
| 87. | souligne que la BEI ne relève pas du champ d’application de la législation de l’Union applicable aux établissements de crédit, en particulier du règlement (6) et de la directive (7) sur les exigences de fonds propres (CRR, CRD), et qu’elle est donc en droit de déterminer ses exigences en matière de fonds propres et de liquidité de manière adéquate et adaptée à ses activités, à sa mission et aux conditions du marché; souligne que le Groupe BEI s’est engagé à se conformer aux meilleures pratiques bancaires et de marché, et qu’il peut déterminer leur applicabilité conformément au principe de proportionnalité; souligne que la mise en œuvre de ces normes ne devrait pas créer de charge injustifiée; se félicite que le Groupe BEI ait volontairement mis en œuvre le processus de contrôle et d’évaluation; souligne que ce processus devrait être conforme à la structure de gouvernance et à la mission de la BEI; |
| 88. | comprend que, pour tenir compte de l’évolution des besoins de l’Union, les institutions de l’Union ont approuvé, en 2024, la modification des statuts proposée par le conseil des gouverneurs de la BEI afin de porter la limite statutaire de son ratio de levier (8) de 250 % à 290 %, de manière à permettre à la BEI d’investir davantage sans augmenter ses fonds propres; |
| 89. | souligne que la modification du ratio de levier ouvre la voie à une augmentation de la prise de risques; souligne que les investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures durables et les technologies innovantes sont essentiels pour la compétitivité de l’Union, mais qu’ils comportent souvent des risques accrus en raison de l’incertitude des rendements; souligne qu’une prise de risque accrue pourrait faire augmenter la volatilité des rendements de la BEI, mais observe que la BEI dispose de coussins de fonds propres qui lui permettraient de financer davantage d’activités à risque; |
| 90. | se déclare vivement préoccupé par la situation de Northvolt AB, fabricant de batteries considéré comme un maillon essentiel de la transition écologique; souligne que Northvolt a bénéficié d’une importante enveloppe de prêt de la BEI d’un peu plus de 942,6 millions d’EUR dans le cadre du financement par l’emprunt levé pour l’agrandissement d’une usine géante; constate que Northvolt a déposé son bilan en mars 2025; demande à la BEI de fournir des détails sur le processus d’évaluation et de décision relatif au financement de Northvolt AB et sur les causes ayant conduit à l’échec du projet; |
| 91. | souligne que l’expansion de cette usine géante devait permettre d’accroître la capacité de production annuelle de batteries et qu’elle revêt une importance stratégique pour la compétitivité à l’international et qu’elle était en accord avec les stratégies de l’Union dans ce secteur; |
| 92. | invite la Commission et le conseil d’administration de la BEI à lancer dans les meilleurs délais un réexamen interne approfondi afin de déterminer le préjudice financier ainsi que les raisons et le contexte de l’échec de ce projet phare et à tirer les enseignements de cette expérience afin d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise ou de permettre sa détection précoce; |
| 93. | soutient que la plus grande valeur ajoutée du soutien de l’Union réside dans la promotion d’investissements à plus haut risque dans les projets innovants, le développement des objectifs stratégiques de l’Union et la réalisation de projets de transition à long terme qui ne peuvent obtenir de financement du secteur privé; estime que, pour poursuivre efficacement ses objectifs en matière d’innovation et de compétitivité, le programme InvestEU devrait se concentrer sur le financement d’investissements à plus haut risque et à plus grande échelle, et que le Groupe BEI devrait prendre en charge des projets à haut risque plus nombreux et plus importants, auxquels devraient être associés en priorité et de préférence des investisseurs européens, en combinant un déploiement des ressources d’InvestEU davantage axé sur l’absorption des risques et une orientation équivalente dans l’utilisation des ressources financières propres du Groupe BEI; demande instamment à la BEI d’introduire des conditions plus strictes pour empêcher que les financements publics de l’Union ne soient utilisés pour subventionner des entreprises qui délocalisent leur production en dehors de l’Europe, en veillant à ce que tous les projets financés par la BEI contribuent à la résilience industrielle européenne à long terme; |
| 94. | est conscient que les membres du comité de direction de la BEI sont souvent des fonctionnaires de leur pays d’origine avant de commencer leur mandat à la BEI, d’une durée généralement comprise entre deux et six ans, et qu’ils ont le droit de bénéficier de possibilités de développement professionnel sous certaines conditions pendant la période de viduité (qui a été étendue à 24 mois après la fin de leur mandat à la BEI); note que les membres du comité de direction sont invités à informer le comité d’éthique et de conformité et à demander l’approbation dès que possible de toute négociation concernant un futur emploi; |
| 95. | rappelle avec force que le Parlement a réclamé à plusieurs reprises un renforcement du mécanisme de prévention des conflits d’intérêts au sein de la BEI et une amélioration du traitement de ces cas, ainsi qu’une meilleure définition des conditions dans lesquelles les vice-présidents de la BEI peuvent prendre part aux décisions concernant les opérations dans leur pays d’origine, et insiste pour que ces questions soient abordées lors d’une future révision du code de conduite du comité de direction; |
| 96. | souligne que, le 31 octobre 2023, la Médiatrice européenne a jugé, dans l’affaire 611/2022/KR, qu’un ancien vice-président avait participé à l’approbation des conventions de financement entre la BEI et une banque de développement nationale (9) de son pays d’origine quelques semaines avant de devenir directeur général de cette banque, bien que le directeur de la conformité de la BEI ait déconseillé de telles actions au cours du processus de nomination; admet que cette affaire remonte à une période antérieure à l’entrée en vigueur de l’actuel code de conduite du comité de direction, qui comprend désormais des dispositions spécifiques sur l’emploi futur de ses membres; note que, lors de la future révision des règles applicables à son comité d’éthique et de conformité, la BEI s’est engagée à prendre en considération la recommandation de la Médiatrice européenne de rendre publiques les décisions dudit comité; |
| 97. | observe que les mesures d’atténuation, telles que le cloisonnement et les délais de viduité, sont les clauses de précaution les plus courantes à appliquer lors du traitement de cas de pantouflage, et comprend que ces mesures sont mises en œuvre et respectées par les membres du comité de direction, y compris dans les cas dont les médias ont récemment fait état; |
| 98. | partage l’avis de la Médiatrice européenne selon lequel le rôle du comité d’éthique et de conformité de la BEI devrait être renforcé lorsqu’il s’agit de superviser les nouveaux emplois prévus des membres du comité de direction et qu’il devrait être en mesure d’imposer et d’appliquer des mesures d’atténuation des risques; comprend que le rôle du comité d’éthique et de conformité est devenu plus important ces dernières années et que des discussions internes sont en cours sur la manière d’améliorer son efficacité; |
| 99. | invite la Banque à renforcer la participation des entreprises européennes aux procédures de passation des marchés lancées pour les projets financés par la BEI; encourage la Banque à conseiller aux emprunteurs de donner la priorité à l’éligibilité des entreprises européennes afin de renforcer la compétitivité européenne; |
| 100. | demande une nouvelle fois à la BEI de garantir une représentation géographique adéquate, y compris au niveau de l’encadrement intermédiaire et supérieur, et l’invite à publier chaque année une ventilation par sexe et par nationalité des postes d’encadrement intermédiaire et supérieur; |
Contrôle, transparence et surveillance
| 101. | regrette vivement que la Cour des comptes européenne (ci-après «la Cour des comptes») n’ait toujours pas accès à l’ensemble des données relatives aux opérations de la BEI; reconnaît que toutes les activités de la BEI ne sont pas directement financées par l’Union et que, par conséquent, toutes les activités ne sont pas automatiquement accessibles à la Cour des comptes; insiste pour que la Cour des comptes ait accès à toutes les informations nécessaires pour évaluer de manière complète et exhaustive toutes les opérations de la BEI impliquant des fonds de l’Union, y compris celles menées par des intermédiaires financiers, et conçues pour mettre en œuvre les politiques de l’Union; invite la Cour des comptes à examiner pleinement, au mieux de ses possibilités, toutes les opérations qui impliquent à quelque titre que ce soit le budget de l’Union; |
| 102. | observe que les principales tâches d’audit pertinentes sont confiées au comité d’audit de la BEI, qui est un organe totalement indépendant; estime que la participation de représentants externes qualifiés aux tâches spécifiques du comité d’audit pourrait renforcer l’objectivité de ses analyses; |
| 103. | constate que la politique de transparence de la BEI constitue un compromis entre le principe d’ouverture et la nécessité de préserver les informations sensibles; observe que cette politique indique quelles informations devraient être publiées de manière anticipée et à quel moment – en stipulant, par exemple, que les résumés des projets devraient être publiés au moins trois semaines avant que le financement du projet ne soit examiné pour approbation par le conseil d’administration de la BEI – et énonce les dérogations pertinentes; s’appuie sur ces résumés pour fournir des informations utiles aux parties prenantes; |
| 104. | relève qu’en 2023, 449 projets ont été approuvés par le conseil d’administration de la BEI et que la quasi-totalité (94 %) des résumés de projets ont été publiés, dans la majorité des cas (57 %) avant leur approbation; observe que toutes les opérations de la BEI effectuées par le truchement d’intermédiaires financiers sont publiées sur le site internet de la BEI et que celle-ci fournit des précisions sur demande; |
| 105. | rappelle que tous les documents de la BEI sont accessibles au public, conformément à la présomption en faveur de la divulgation; souligne que tous les demandeurs devraient être informés à l’avance de l’accès du public aux documents et que tous refus devraient être invoqués uniquement dans des cas spécifiques; souligne que la BEI devrait envisager de publier, en temps utile, des informations sur ce qui justifie les projets et sur le contexte dans lequel ils s’inscrivent, en expliquant en quoi ils s’alignent sur les objectifs stratégiques de l’Union et contribuent à ceux-ci; invite la BEI à publier systématiquement les résultats de l’audit de ses opérations financières les plus importantes, afin de garantir un examen indépendant de sa gestion des risques et de ses analyses d’impact; attend de la BEI qu’elle limite la non-divulgation aux exceptions applicables énumérées dans le règlement (CE) no 1049/2001 (10) et le règlement (CE) no 1367/2006 (11); réclame la mise en œuvre intégrale des recommandations émises par la Médiatrice à la suite de ses enquêtes sur la politique de divulgation de la BEI et sur les demandes d’accès aux documents qui y sont liées; |
| 106. | rappelle que tous les bénéficiaires d’un financement de l’Union ont l’obligation générale d’en reconnaître l’origine et de garantir la visibilité de tout financement reçu de l’Union; invite le Groupe BEI à veiller à ce que les bénéficiaires finaux respectent les critères de visibilité du soutien financier de l’Union; |
| 107. | souligne que la Banque s’efforce de réduire le temps nécessaire pour qu’un produit passe de la conception à la disponibilité sur le marché (délai de mise sur le marché) en numérisant entièrement ses cycles de projet; invite la Banque à intensifier ses efforts en matière de numérisation de ses opérations; |
| 108. | invite à nouveau la BEI à s’engager à renforcer et à mettre pleinement en œuvre sa politique de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, notamment en s’abstenant de financer des bénéficiaires ou des intermédiaires financiers dont il a été établi qu’ils sont impliqués dans de telles pratiques ou qu’ils sont très susceptibles de l’être; |
| 109. | réaffirme que l’adoption d’un protocole de coopération permettrait de favoriser un dialogue plus structuré entre le Parlement et la BEI; salue, à cet égard, la coopération sans précédent de la BEI avec le Parlement pour la préparation de la présente résolution, y voyant une preuve tangible d’ouverture et de transparence; |
Suivi donné aux recommandations du Parlement européen
| 110. | demande instamment à la BEI de continuer de rendre compte de l’état d’avancement des recommandations formulées précédemment par le Parlement, notamment en ce qui concerne les résultats obtenus et l’incidence des mesures prises pour mettre en œuvre ses priorités et les politiques de l’Union, et en particulier:
° ° ° |
| 111. | charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission et invite le Conseil et le conseil d’administration de la BEI à organiser un débat sur les positions du Parlement qui y sont présentées. |
(1) Draghi, M., The future of European competitiveness, septembre 2024.
(2) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission, (JO L 145 du 31.5.2001, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2001/1049/oj).
(3) Règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant le programme InvestEU et modifiant le règlement (UE) 2015/1017 (JO L 107 du 26.3.2021, p. 30, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/523/oj).
(4) Directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union, (JO L 305 du 26.11.2019, p. 17, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2019/1937/oj).
(5) Résolution du Parlement européen du 12 juillet 2023 sur le contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2022 (2023/2046(INI)) (JO C, C/2024/4007, 17.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4007/oj).
(6) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2013/575/oj).
(7) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO L 176 du 27.6.2013, p. 338, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2013/36/oj).
(8) Le ratio de levier est le rapport entre le montant que la BEI peut prêter et ses fonds propres.
(9) Les banques nationales de développement sont des intermédiaires financiers entre la BEI et des projets à petite échelle qui bénéficient d’investissements de la BEI.
(10) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO L 145 du 31.5.2001, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2001/1049/oj).
(11) Règlement (CE) no 1367/2006 du Parlement européen et du Conseil du 6 septembre 2006 concernant l’application aux institutions et organes de la Communauté européenne des dispositions de la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (JO L 264 du 25.9.2006, p. 13, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2006/1367/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/574/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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