COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 8.9.2026
COM(2026) 456 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN
sur la mise en œuvre du règlement (CE) nº 116/2009 du Conseil du 18 décembre 2008 concernant l'exportation de biens culturels
1er janvier 2021 – 31 décembre 2023
1. INTRODUCTION
Le règlement (CE) nº 116/2009 du Conseil concernant l’exportation de biens culturels (ci-après le «règlement») subordonne l’exportation de certains biens culturels en dehors du territoire douanier de l’Union européenne à la présentation d’une autorisation d’exportation. Il garantit en outre que les exportations de ces biens sont soumises à des contrôles uniformes aux frontières extérieures de l’UE. L’annexe I du règlement définit le champ d’application matériel du règlement en énumérant les catégories de biens culturels auxquelles celui-ci s’applique, ainsi qu’en fixant des seuils d’ancienneté et/ou de valeur pour la majorité des catégories citées.
L’objectif du règlement est de réconcilier le principe fondamental de la libre circulation des biens et le principe de la protection des trésors nationaux dans le contexte historique de la création en 1993 du marché intérieur qui a aboli l’ensemble des frontières intérieures entre les États membres.
Pour compléter le cadre établi dans ce règlement, un règlement d’exécution prévoit trois types d’autorisations d’exportation (l’autorisation normale, l’autorisation ouverte spécifique et l’autorisation ouverte générale) et en définit les dispositions d’application. En plus de la législation de l’Union, celle de certains États membres impose des restrictions supplémentaires concernant la circulation d’objets qualifiés de trésors nationaux en dehors du territoire national, comme une obligation d’obtenir une autorisation nationale ainsi qu’une autorisation d’exportation européenne.
Conformément à l’article 10 du règlement, la Commission est tenue de présenter périodiquement un rapport concernant l’application du règlement. Le présent rapport couvre la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2023. Il se fonde sur les informations fournies par les États membres en réponse à un questionnaire portant sur l’ensemble des aspects de l’application du système d’autorisation d’exportation. Il s’appuie également sur les discussions menées au sein du comité des biens culturels et du groupe d’experts sur les questions douanières liées aux biens culturels (ci-après le «groupe d’experts»).
2. MISE EN ŒUVRE DU RÈGLEMENT
2.1 Objectif et résultats
Tous les États membres, sauf un, estiment que le règlement obtient de bons résultats en ce qui concerne la réalisation de son objectif.
Quatorze États membres estiment que le règlement contribue notablement à prévenir le commerce illicite, car il sensibilise les institutions de gestion du patrimoine, les acteurs du commerce légitime de l’art, les collectionneurs et même les touristes à l’importance de faire preuve de la diligence nécessaire avant d’acquérir ou de mettre sur le marché un bien culturel.
Quelques États membres ont néanmoins relevé certains points sur lesquels les résultats du règlement pourraient être améliorés:
a) le renforcement de la coopération administrative, notamment pour le traitement des cas où le bien culturel visé par une demande d’autorisation provient d’un autre État membre;
b) la numérisation du système d’autorisation d’exportation afin de fournir le même niveau de protection aux biens culturels de l’UE qu’aux biens de pays tiers dans le cadre du règlement (UE) 2019/880;
c) l’harmonisation des différents instruments de l’UE dédiés à la protection du patrimoine culturel (par ex. le règlement sur les importations et son système électronique ainsi que la directive relative à la restitution) et l’alignement sur les conventions internationales pour la protection des biens culturels;
d) une utilisation accrue des outils électroniques modernes (par ex. les technologies de reconnaissance d’images et le renforcement de la coopération avec les gestionnaires d’œuvres d’art pour l’exportation de biens culturels).
2.2 Champ d’application matériel du règlement
Le champ d’application matériel du règlement (c’est-à-dire le terme «biens culturels») est défini par une référence à 15 catégories de biens énumérées dans son annexe I. Une grande majorité d’États membres (21) estiment que ces catégories sont toujours d’actualité et représentatives. Toutefois, six États membres indiquent qu’ils sont parfois confrontés à des problèmes d’interprétation, et quatre États membres recommandent une mise à jour de la liste figurant à l’annexe I. Plus précisément, ces quatre États membres recommandent la création d’une catégorie distincte pour les icônes liturgiques afin de mieux protéger ce type de biens culturels.
En ce qui concerne les seuils d’ancienneté fixés, tous les États membres (25), sauf deux, considèrent que les seuils sont adéquats. Les deux autres États membres proposent d’abaisser les seuils actuels afin de couvrir davantage de biens culturels en alignant le niveau de protection de l’UE sur leur propre niveau de protection nationale. L’un de ces deux États membres concentre sa recommandation sur les biens appartenant aux catégories 11 et 14 (les cartes géographiques imprimées, avec un seuil abaissé à 100 ans, et les moyens de transport, avec un seuil abaissé à 50 ans).
En ce qui concerne les seuils de valeur, près de la moitié des États membres (13) estiment que ces seuils ne sont plus représentatifs et doivent être révisés.
2.3 Détermination de la valeur des biens culturels
En raison de la nature des biens culturels et du fait que, parfois, certains biens n’ont jamais fait l’objet d’une transaction, un peu plus de la moitié des États membres (14) déclare rencontrer ponctuellement des difficultés pour déterminer la valeur monétaire exacte (ou même approximative) de ces biens. Les méthodes d’évaluation varient considérablement d’un État membre à l’autre, de sorte qu’une grande majorité d’États membres (21) recommandent la mise au point d’une méthode d’évaluation commune.
2.4 Autorisations d’exportation
Les autorisations d’exportation visées par le règlement sont délivrées par l’autorité compétente du dernier État membre sur le territoire duquel l’objet «se trouvait, légalement et à titre définitif». L’autorisation d’exportation est accordée sur la base des dispositions législatives et réglementaires de cet État membre. Les contrôles douaniers veillent ensuite à ce que les biens culturels ne puissent quitter le territoire douanier de l’Union européenne que s’ils sont accompagnés d’une autorisation d’exportation valable.
2.4.1 Autorisations normales d’exportation
Les autorisations normales doivent être utilisées par défaut pour chaque exportation soumise au règlement. Durant la période couverte par le présent rapport, 35 114 autorisations normales ont été délivrées (pour les chiffres détaillés, voir le tableau 1 fourni en annexe). Les principales catégories pour lesquelles des demandes d’autorisation ont été reçues au cours de la période considérée étaient les suivantes (par ordre décroissant):
-collections, présentant un intérêt historique, paléontologique, ethnographique ou numismatique;
-antiquités;
-objets archéologiques;
-productions originales de l’art statuaire ou de la sculpture et copies;
-incunables et manuscrits.
2.4.2 Autorisations ouvertes spécifiques
Les autorisations ouvertes spécifiques peuvent être délivrées pour un bien culturel exporté temporairement, de façon régulière, par un particulier. Durant la période couverte par le présent rapport, 3 507 autorisations ouvertes spécifiques ont été délivrées (pour les chiffres détaillés, voir le tableau 2 fourni en annexe). Ces autorisations concernaient principalement des antiquités [catégorie 15 b)]. Treize États membres ont indiqué qu’ils ne délivraient pas ce type d’autorisation.
La majorité des États membres qui délivrent ces autorisations (12 sur 14) définissent une durée de validité allant d’un à cinq ans. Les deux autres ont expliqué que le délai accordé dépend de la durée des expositions.
2.4.3 Autorisations ouvertes générales
Les autorisations ouvertes générales permettent l’exportation temporaire, de façon régulière, de biens culturels appartenant à des musées ou à des institutions similaires. Durant la période couverte par le présent rapport, 1 207 autorisations ouvertes générales ont été délivrées (pour les chiffres détaillés, voir le tableau 3 fourni en annexe). La majorité des États membres (13) qui délivrent de telles autorisations ont indiqué appliquer une durée de validité allant de six mois à cinq ans.
2.4.4 Problèmes concernant la mise en œuvre des autorisations d’exportation
L’inclusion de photographies dans une demande d’autorisation est importante car elle permet aux autorités douanières d’identifier l’objet lors du contrôle de l’autorisation. Tous les États membres sauf trois exigent systématiquement des photographies pour les demandes définitives d’autorisation d’exportation.
Exemption de l’obligation en matière d’autorisation d’exportation Cette exemption est fondée sur l’article 2, paragraphe 2, du règlement. Elle autorise les États membres à ne pas exiger d’autorisation d’exportation pour les objets visés aux premier et deuxième tirets de la catégorie 1 (c’est-à-dire lorsqu’ils offrent un intérêt archéologique ou scientifique limité). Seuls deux États membres ont fait usage de cette exemption au cours de la période couverte par le présent rapport.
Motifs de rejet d’une demande d’autorisation Neuf États membres ont rejeté 505 demandes d’autorisation normale d’exportation au cours de la période considérée. Ils l’ont fait pour l’une des raisons suivantes: l’objet avait une origine illicite; la législation nationale existante protégeait les trésors nationaux ayant une valeur artistique, historique ou archéologique; les seuils d’ancienneté et/ou de valeur n’étaient pas atteints; l’autorisation d’exportation devait être délivrée par l’autorité compétente d’un autre État membre. Deux États membres ont refusé l’exportation d’un bien culturel vers la Fédération de Russie en raison des sanctions commerciales adoptées par l’UE.
Révocation d’autorisations Dix États membres disposent d’une législation prévoyant la révocation d’autorisations après leur délivrance. Toutefois, seul un État membre a révoqué des autorisations (deux) au cours de la période considérée.
2.5 Système électronique – numérisation
Une très grande majorité d’États membres (25) soutiennent les efforts visant à numériser le système d’autorisation d’exportation en développant un système électronique centralisé au niveau de l’UE. Un tel système devrait faciliter la coopération administrative entre les autorités des États membres, permettre de mieux retracer la provenance des biens culturels dans l’ensemble de l’Union et améliorer le suivi des autorisations d’exportation.
Au moment de la rédaction du présent rapport, la Commission était en train d’adopter de nouvelles dispositions d’exécution à cette fin. D’après ce projet de dispositions, le système d’exportation de biens culturels devrait être mis en service le 2 octobre 2031.
3. CONCLUSIONS ET QUESTIONS EN SUSPENS
Comme cela était le cas dans les rapports précédents et d’après les retours d’information transmis par les États membres, il est considéré que le règlement 1) produit de bons résultats en ce qui concerne la réalisation de ses objectifs et que 2) il est un instrument important dans le cadre de la lutte contre le commerce illicite.
La Commission assurera le suivi des améliorations recommandées ci-après, mises en avant par la plupart des États membres:
-en ce qui concerne la numérisation: la Commission prépare actuellement la mise au point du système d’exportation de biens culturels, empruntant pour cela de nombreuses caractéristiques et fonctionnalités du système d’importation de biens culturels tout en répondant aux besoins spécifiques découlant du règlement;
-en ce qui concerne la mise à jour proposée du champ d’application matériel du règlement: la Commission profitera d’une prochaine réunion du groupe d’experts pour proposer une réflexion prioritaire sur l’éventuelle révision des seuils de valeur;
-en ce qui concerne la possibilité d’élaborer une méthode d’évaluation commune: la Commission invitera les États membres à faire part de leurs réflexions et suggestions lors d’une prochaine réunion du groupe d’experts.
4. ANNEXE
Tableau 1. Autorisations normales délivrées par les États membres
| États membres | Année | 2021-2023 | Part du total en % |
| | 2021 | 2022 | 2023 | | |
| BE | 432 | 533 | 599 | 1 564 | 5,60 % |
| BG | 0 | 1 | 1 | 2 | 0,01 % |
| CZ | 6 | 12 | 28 | 46 | 0,13 % |
| DK | 68 | 48 | 74 | 190 | 0,53 % |
| DE | 1 590 | 1 343 | 1 390 | 4 323 | 12,15 % |
| EE | 22 | 14 | 23 | 59 | 0,17 % |
| IE | 110 | 69 | 49 | 228 | 0,64 % |
| EL | 1 | 1 | 3 | 5 | 0,01 % |
| ES | 3 151 | 3 445 | 2 958 | 9 554 | 26,85 % |
| FR | 3 628 | 4 142 | 4 026 | 11 796 | 33,15 % |
| HR | 42 | 36 | 38 | 116 | 0,33 % |
| IT | 434 | 551 | 591 | 1 576 | 4,43 % |
| CY | 2 | 5 | 6 | 13 | 0,04 % |
| LV | 1 | 1 | 0 | 2 | 0,01 % |
| LT | 2 | 3 | 3 | 8 | 0,13 % |
| LU | 0 | 8 | 23 | 31 | 0,09 % |
| HU | 31 | 17 | 5 | 53 | 0,15 % |
| MT | 22 | 25 | 29 | 76 | 0,21 % |
| NL | 345 | 361 | 450 | 1 156 | 3,25 % |
| AT | 670 | 697 | 625 | 1 992 | 5,67 % |
| PL | 16 | 16 | 15 | 47 | 0,13 % |
| PT | 573 | 728 | 559 | 1 860 | 5,23 % |
| RO | 1 | 0 | 1 | 2 | 0,01 % |
| SI | 4 | 1 | 10 | 15 | 0,04 % |
| SK | 3 | 6 | 2 | 11 | 0,03 % |
| FI | 1 | 0 | 1 | 2 | 0,01 % |
| SE | 131 | 121 | 135 | 387 | 1,09 % |
| Total | 11 286 | 12 184 | 11 644 | 35 114 | 100,00 % |
Tableau 2. Autorisations ouvertes spécifiques en circulation
| États membres | Année | 2021-2023 | Part du total en % |
| | 2021 | 2022 | 2023 | | |
| BE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| BG | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| CZ | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DE | 619 | 797 | 882 | 2 298 | 65,53 % |
| EE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| IE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| EL | 1 | 2 | 4 | 7 | 0,20 % |
| ES | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| FR | 0 | 1 | 1 | 2 | 0,06 % |
| HR | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| IT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| CY | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LV | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LU | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| HU | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| MT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| NL | 324 | 348 | 461 | 1 133 | 32,31 % |
| AT | 15 | 17 | 25 | 57 | 1,63 % |
| PL | 0 | 8 | 2 | 10 | 0,29 % |
| PT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| RO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| FI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| Total | 959 | 1 173 | 1 375 | 3 507 | 100 % |
Tableau 3. Autorisations ouvertes générales en circulation
| États membres | Année | 2021-2023 | Part du total en % |
| | 2021 | 2022 | 2023 | | |
| BE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| BG | 0 | 1 | 5 | 6 | 0,50 % |
| CZ | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DE | 199 | 189 | 176 | 564 | 46,73 % |
| EE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| IE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| EL | 1 | 2 | 5 | 8 | 0,66 % |
| ES | 149 | 187 | 170 | 506 | 41,92 % |
| FR | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| HR | 1 | 2 | 0 | 3 | 0,25 % |
| IT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| CY | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LV | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LU | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| HU | 0 | 4 | 9 | 13 | 1,08 % |
| MT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| NL | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| AT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| PL | 6 | 3 | 4 | 13 | 1,08 % |
| PT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| RO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SI | 16 | 22 | 31 | 69 | 5,72 % |
| SK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| FI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SE | 9 | 9 | 7 | 25 | 2,07 % |
| Total | 381 | 419 | 407 | 1 207 | 100,00 % |
Tableau 4. Demandes d’autorisations normales rejetées
| États membres | Année | 2021-2023 | Part du total en % |
| | 2021 | 2022 | 2023 | | |
| BE | 1 | 2 | 2 | 5 | 0,99 % |
| BG | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| CZ | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| DE | 3 | 1 | 1 | 5 | 0,99 % |
| EE | 0 | 1 | 1 | 2 | 0,40 % |
| IE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| EL | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| ES | 136 | 170 | 171 | 477 | 94,46 % |
| FR | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| HR | 1 | 1 | 2 | 4 | 0,79 % |
| IT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| CY | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LV | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| LU | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| HU | 0 | 4 | 1 | 5 | 0,99 % |
| MT | 1 | 2 | 1 | 4 | 0,79 % |
| NL | 1 | 0 | 1 | 2 | 0,40 % |
| AT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| PL | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| PT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| RO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| SK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| FI | 0 | 1 | 0 | 1 | 0,20 % |
| SE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,00 % |
| Total | 143 | 182 | 180 | 505 | 100,00 % |
Tableau 5. Cas de violation/non-conformité
| Année | Nombre total de cas de violation |
| 2021 | 67 |
| 2022 | 96 |
| 2023 | 58 |
| Total | 221 |