COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 10.9.2026
SWD(2026) 273 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
RÉSUMÉ DE L'ÉVALUATION
de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne et la République de Madagascar et de son protocole de mise en œuvre (2023-2027)
accompagant le document
Recommandation de
DÉCISION DU CONSEIL
autorisant l'ouverture de négociations en vue d'un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable et de son protocole de mise en œuvre entre l'Union et la République de Madagascar
{COM(2026) 465 final} - {SWD(2026) 272 final}
Øune évaluation de la manière dont le protocole a été appliqué entre juillet 2023 et mai 2026 (bien que l’APPD expire en juin 2027), centrée sur l’efficacité, l’efficience et la cohérence, la pertinence et la valeur ajoutée. Il s’agit d’examiner si l’initiative a atteint ses objectifs en termes de durabilité environnementale, d’avantages économiques pour la flotte de l’Union et de soutien au développement du secteur de la pêche malgache;
Øune évaluation ex ante, qui étudie les options en vue d’un éventuel renouvellement de l’APPD et du protocole de mise en œuvre.
En ce qui concerne la cohérence, l’évaluation conclut que l’accord et le protocole sont globalement cohérents avec la politique commune de la pêche de l’UE et sa dimension extérieure. Ils contribuent au réseau régional d’accords dans le domaine de la pêche durable dans l’océan Indien (incluant Maurice et les Seychelles), ainsi qu’à d’autres actions de l’UE et à celles menées par des États membres aux niveaux bilatéral et régional, en particulier l’actuel programme régional de coopération océanique.
En ce qui concerne la pertinence, l’évaluation conclut également que le protocole correspond globalement aux besoins tant de la flotte de l’Union que de celle de Madagascar. Les espèces couvertes présentent un intérêt pour la flotte de l’Union et les possibilités de pêche disponibles sont acceptables compte tenu de toutes les flottes actives dans les mêmes eaux aux niveaux national et régional. Toutefois, le niveau des possibilités de pêche autorisées en nombre de navires semble plus élevé que l’utilisation réelle ne le justifierait.
Enfin, en ce qui concerne la valeur ajoutée de l’UE, l’évaluation indique que l’intervention de l’UE moyennant la conclusion de l’accord et de son protocole pour la période 2023-2027 apporte une valeur ajoutée, puisqu’en l’absence de cet accord et de ce protocole il n’aurait pas été possible de garantir un accès commun aux flottes des États membres.
Pour Madagascar, l’UE contribue au renforcement des normes de gouvernance grâce aux bonnes pratiques mises en œuvre dans le cadre du protocole. Plus généralement, l’accord procure des avantages en termes d’accès, de gouvernance, de soutien aux politiques sectorielles et de coopération régionale dans le domaine de la pêche qui n’auraient pas pu être obtenus avec la même efficacité sans une intervention au niveau de l’UE.
L’évaluation ex ante analyse les objectifs pertinents d’un possible renouvellement de l’accord et de son protocole de mise en œuvre, en tenant compte des besoins actuels et futurs de cette intervention. Elle examine les leçons tirées et les résultats de l’évaluation ex post de l’actuel protocole de mise en œuvre. Sur la base de cette analyse, elle explore trois options:
·pas de négociation en vue de la conclusion d’un nouvel APPD et d’un nouveau protocole de mise en œuvre
·négociation d’un APPD et d’un protocole de mise en œuvre identiques (statu quo)
·négociation d’un APPD et d’un protocole de mise en œuvre renouvelés avec modification de certaines de leurs dispositions (évolution).
Selon l’évaluation ex ante, l’option privilégiée est la négociation d’un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable et d’un protocole de mise en œuvre renouvelés, dans lesquels seraient supprimés certains éléments actuels qui s’avèrent ne pas répondre aux besoins des parties contractantes et des parties prenantes.
En ce qui concerne l’accès et la composante technique, le nouveau protocole aurait pour but d’aligner les possibilités de pêche négociées sur les capacités actuelles et de mieux protéger les pêcheurs à bord des navires en modernisant la clause sociale et en réduisant les contraintes qui pèsent sur leur emploi.
En ce qui concerne la composante relative à l’appui sectoriel, l’accent serait mis sur le soutien à la mise en œuvre de la politique de la pêche malgache en vue d’améliorer les incidences pour les communautés côtières et la sécurité alimentaire, et de renforcer les capacités scientifiques ainsi que le suivi, le contrôle et la surveillance nécessaires à la lutte contre la pêche illicite.