| CELEX | 62015TJ0762_RES |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 12 juillet 2019 |
Affaire T‑762/15
(publication par extraits)
Sony Corporation
et
Sony Electronics, Inc
contre
Commission européenne
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 12 juillet 2019
« Concurrence – Ententes – Marché des lecteurs de disques optiques – Décision constatant une infraction à l’article 101 TFUE et à l’article 53 de l’accord EEE – Accords collusoires portant sur des appels d’offres relatifs à des lecteurs de disques optiques pour ordinateurs portables et ordinateurs de bureau – Infraction par objet – Droits de la défense – Obligation de motivation – Principe de bonne administration – Amendes – Infraction unique et continue – Lignes directrices de 2006 pour le calcul du montant des amendes »
Concurrence – Amendes – Montant – Détermination – Ajustement du montant de base – Caractère dissuasif – Application d’un facteur multiplicateur au montant de départ – Critères – Taille et ressources globales de l’entreprise sanctionnée
(Art. 101, § 1, TFUE ; règlement du Conseil no 1/2003, art. 23, § 2 ; communication de la Commission 2006/C 210/02, point 30)
(voir points 292-297)
Résumé
Dans l’arrêt Sony et Sony Electronics/Commission (T‑762/15), prononcé le 12 juillet 2019, le Tribunal a rejeté la demande de Sony Corporation et de sa filiale Sony Electronics tendant, à titre principal, à l’annulation partielle de la décision C(2015) 7135 final de la Commission, du 21 octobre 2015 ( 1 ), et, à titre subsidiaire, à la réduction du montant de l’amende qui leur avait été infligée par cette décision en raison d’une violation des règles de concurrence dans le secteur de la production et la fourniture de lecteurs de disques optiques (ci-après « LDO »).
À la suite d’une enquête administrative ouverte sur dénonciation, la Commission avait conclu que treize sociétés avaient participé à une entente sur le marché des LDO. Aux termes de la décision attaquée, la Commission a établi que, au moins du 23 juin 2004 au 25 novembre 2008, Sony Corporation, sa filiale Sony Electronics et les autres participants à cette entente interdite avaient coordonné leur comportement par rapport aux procédures d’appel d’offres organisées par les fabricants d’ordinateurs Dell et Hewlett Packard. Selon la Commission, les sociétés impliquées avaient cherché, au moyen d’un réseau de contacts bilatéraux parallèles, à faire en sorte que les prix des produits LDO restent à des niveaux plus élevés que ce qu’ils auraient été en l’absence de ces contacts bilatéraux. Ainsi, la Commission a infligé une amende de 21024000 euros à Sony Corporation et à sa filiale Sony Electronics pour violation de l’article 101 TFUE et de l’article 53 de l’accord EEE.
Sony Corporation et Sony Electronics ont soulevé deux moyens au soutien de leur recours, le premier étant relatif, en substance, à l’existence d’une infraction à l’article 101, paragraphe 1, TFUE et, le second, soulevé à titre subsidiaire, au calcul du montant de l’amende infligée. Ses moyens ont, toutefois, été rejeté par le Tribunal.
En ce qui concerne le calcul du montant de l’amende infligée, le Tribunal a rappelé que la nécessité d’assurer un effet dissuasif suffisant à l’amende exige que le montant de celle-ci soit modulé afin de tenir compte de l’impact recherché sur l’entreprise à laquelle elle est infligée, notamment au regard de sa capacité financière. Le Tribunal a donc considéré que c’était à juste titre que la Commission avait appliqué au montant de base de l’amende de Sony Corporation et de Sony Electronics un coefficient multiplicateur de 1,2 alors même qu’elle n’avait pas appliqué un tel coefficient à certains des autres opérateurs impliqués, dont les sociétés mères réalisaient des chiffres d’affaires comparables ou supérieurs à ceux de Sony Corporation et de Sony Electronics, mais dont les infractions n’avaient pas été imputées à ces sociétés mères. Il ne saurait, par conséquent, être reproché à la Commission d’avoir appliqué un coefficient de dissuasion à Sony Corporation et Sony Electronics alors qu’elle n’avait pas majoré le montant des amendes infligées auxdits opérateurs eu égard aux chiffres d’affaires et aux bénéfices réalisés par leurs sociétés mères.
( 1 ) Décision C(2015) 7135 final de la Commission, du 21 octobre 2015, relative à une procédure d’application de l’article 101 TFUE et de l’article 53 de l’accord EEE (affaire AT.39639 - Lecteurs de disques optiques)
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.
20/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019
Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)
19/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019