| CELEX | 62016TJ0177_RES |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 5 février 2019 |
Affaire T‑177/16
Mema GmbH LG
contre
Office communautaire des variétés végétales
Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 5 février 2019
« Obtentions végétales – Demande de protection communautaire des obtentions végétales pour la variété végétale Braeburn 78 (11078) – Désignation d’un autre office d’examen – Étendue de l’examen devant être opéré par la chambre de recours – Obligation de motivation »
Agriculture – Législations uniformes – Protection des obtentions végétales – Procédure de recours – Recours devant le juge de l’Union – Compétence du juge de l’Union – Injonction adressée à l’Office communautaire des variétés végétales – Exclusion
(Règlement du Conseil no 2100/94, art. 73, § 6)
(voir point 29)
Agriculture – Législations uniformes – Protection des obtentions végétales – Procédure de recours – Recours formé contre une décision de l’Office communautaire des variétés végétales et déféré à la chambre de recours – Instruction d’office des faits – Obligation d’examiner avec soin et impartialité tous les éléments pertinents – Portée
(Règlement du Conseil no 2100/94, art. 54, 55 et 76 ; règlement de la Commission no 874/2009, art. 51)
(voir points 34-38)
Agriculture – Législations uniformes – Protection des obtentions végétales – Procédure de recours – Recours formé contre une décision de l’Office communautaire des variétés végétales et déféré à la chambre de recours – Continuité fonctionnelle entre ces deux instances – Examen du recours par la chambre de recours – Portée – Parallélisme avec les compétences de la chambre de recours de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle
(Règlement du Parlement européen et du Conseil 2017/1001, art. 71, § 1 ; règlement du Conseil no 2100/94, art. 72)
(voir points 39-42)
Agriculture – Législations uniformes – Protection des obtentions végétales – Décisions de l’Office communautaire des variétés végétales ou de ses chambres de recours – Obligation de motivation – Portée
(Art. 296 TFUE ; règlement du Conseil no 2100/94, art. 75)
(voir points 43, 44)
Agriculture – Législations uniformes – Protection des obtentions végétales – Conditions d’octroi de la protection – Caractère distinct de la variété végétale – Critères d’appréciation – Maturité alimentaire – Notion
(Règlement du Conseil no 2100/94, art. 7, § 1)
(voir points 48, 49)
Résumé
Dans l’arrêt Mema/OCVV [Braeburn 78 (11078)] (T‑177/16), rendu le 5 février 2019, le Tribunal a apporté des précisions quant à l’étendue de l’examen auquel la chambre de recours de l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) est tenue de procéder, en faisant notamment un parallélisme avec les obligations qui s’imposent à la chambre de recours de l’ Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Dans cette affaire, la décision de la chambre de recours de l’OCVV avait confirmé la décision de rejet par l’OCVV de la demande introduite par le requérant, visant à l’octroi de la protection communautaire pour la variété de pomme « Braeburn 78 ». L’OCVV avait considéré, en substance, que cette variété n’était pas suffisamment distinctive par rapport à la variété « Royal Braeburn ».
Dans un premier temps, le Tribunal a rappelé que la tâche de l’OCVV est caractérisée par une complexité scientifique et technique des conditions d’examen des demandes d’octroi de la protection communautaire, de sorte qu’il y a lieu de lui reconnaître une marge d’appréciation dans l’exercice de ses fonctions, qui s’étend, notamment, à la vérification du caractère distinctif d’une variété. Toutefois, la chambre de recours de l’OCVV est liée par le principe de bonne administration, en vertu duquel il lui incombe d’examiner avec soin et impartialité tous les éléments de fait et de droit pertinents du cas d’espèce devant elle. En outre, les dispositions relatives aux procédures engagées devant l’OCVV sont applicables mutatis mutandis aux procédures de recours. Ainsi, le principe de l’instruction d’office des faits prévu à l’article 76 du règlement no 2100/94 ( 1 ) s’impose également dans une telle procédure devant la chambre de recours.
Dans un deuxième temps, le Tribunal a observé que l’article 72 du règlement no 2100/94, selon lequel la chambre de recours peut soit exercer les compétences de l’instance qui a pris la décision attaquée, soit renvoyer l’affaire à ladite instance pour suite à donner au recours, est rédigé dans des termes semblables à ceux de l’article 71, paragraphe 1, du règlement 2017/1001 ( 2 ). Or, il découle de cette disposition, ainsi que de l’économie du règlement 2017/1001, que la chambre de recours dispose, pour statuer sur un recours, des mêmes compétences que l’instance qui a pris la décision attaquée et que son examen porte sur l’entier litige tel qu’il se présente au jour où elle statue. Il ressort également de cet article qu’il existe une continuité fonctionnelle entre les différentes unités de l’EUIPO et les chambres de recours dont il découle que, dans le cadre du réexamen que les chambres de recours doivent faire des décisions prises par les unités de l’EUIPO statuant en premier ressort, elles sont tenues de fonder leur décision sur tous les éléments de fait et de droit que les parties ont fait valoir soit dans la procédure devant l’unité ayant statué en première instance, soit dans la procédure de recours. En outre, s’agissant de l’étendue de l’examen que les chambres de recours de l’EUIPO sont tenues d’opérer à l’égard de la décision faisant l’objet du recours, celle-ci ne dépend pas de ce que la partie ayant formé le recours soulève un moyen spécifique à l’égard de cette décision, en critiquant l’interprétation ou l’application d’une règle de droit par l’unité de l’EUIPO statuant en première instance, ou encore l’appréciation, par celle-ci, d’un élément de preuve.
Le Tribunal a alors considéré que, eu égard à la similitude des dispositions du règlement 2017/1001 et du règlement no 2100/94, des principes similaires sont applicables aux procédures appliquées par l’OCVV.
Dans un dernier temps, le Tribunal a constaté que la motivation de la décision litigieuse faisait défaut, ou était, à tout le moins, insuffisante, et a prononcé son annulation.
( 1 ) Règlement (CE) no 2100/94 du Conseil, du 27 juillet 1994, instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales (JO 1994, L 227, p. 1).
( 2 ) Règlement (UE) 2017/1001 du Parlement européen et du Conseil, du 14 juin 2017, sur la marque de l’Union européenne (JO 2017, L 154, p. 1).
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.
20/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019
Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)
19/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019