LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62016TJ0749_RES
Jurisprudence CJUE62016TJ0749_RES

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 8 mai 2019.#Stemcor London Ltd et Samac Steel Supplies Ltd contre Commission européenne.#Dumping – Importations de certains produits plats laminés à froid en acier originaires de Chine et de Russie – Droit antidumping définitif – Enregistrement des importations – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Règlement d’exécution (UE) 2016/1329 – Prise de connaissance par l’importateur des pratiques de dumping et du préjudice – Nouvelle augmentation substantielle des importations de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif – Article 10, paragraphe 4, sous c) et d), du règlement (UE) 2016/1036.#Affaire T-749/16.

CELEX62016TJ0749_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 8 mai 2019

Résumé IA

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de deux importateurs contestant l'application rétroactive de droits antidumping définitifs sur des importations d'acier laminé à froid originaires de Chine et de Russie. Il confirme que la Commission pouvait appliquer ces droits rétroactivement, dès lors que les importateurs avaient connaissance des pratiques de dumping et du préjudice, et que les importations avaient connu une nouvelle augmentation substantielle compromettant l'effet correctif du droit définitif. Cette décision précise les conditions d'application de l'article 10, paragraphe 4, du règlement antidumping de base.

Texte intégral

Affaire T‑749/16

Stemcor London Ltd
et
Samac Steel Supplies Ltd

contre

Commission européenne

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 8 mai 2019

« Dumping – Importations de certains produits plats laminés à froid en acier originaires de Chine et de Russie – Droit antidumping définitif – Enregistrement des importations – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Règlement d’exécution (UE) 2016/1329 – Prise de connaissance par l’importateur des pratiques de dumping et du préjudice – Nouvelle augmentation substantielle des importations de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif – Article 10, paragraphe 4, sous c) et d), du règlement (UE) 2016/1036 »

  1. Politique commerciale commune – Défense contre les pratiques de dumping – Institution de droits antidumping – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Conditions – Connaissance par l’importateur des pratiques de dumping et du préjudice

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/1036, art. 10, § 4, c)]

    (voir points 32-58, 64, 65)

  2. Politique commerciale commune – Défense contre les pratiques de dumping – Institution de droits antidumping – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Conditions – Connaissance par l’importateur des pratiques de dumping et du préjudice – Violation des principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime – Absence

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/1036, art. 10, § 4, c)]

    (voir point 66)

  3. Politique commerciale commune – Défense contre les pratiques de dumping – Institution de droits antidumping – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Conditions – Nouvelle augmentation substantielle des importations de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif – Période pertinente

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/1036, art. 10, § 4, d)]

    (voir points 73-78, 93, 94)

  4. Politique commerciale commune – Défense contre les pratiques de dumping – Institution de droits antidumping – Application rétroactive du droit antidumping définitif – Conditions – Nouvelle augmentation substantielle des importations de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif – Critères d’appréciation

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil 2016/1036, art. 10, § 4, d)]

    (voir points 83-87, 95, 100-107)

Résumé

Par son arrêt Stemcor London et Samac Steel Supplies/Commission (T‑749/16), du 8 mai 2019, le Tribunal a rejeté le recours visant l’annulation du règlement de la Commission no 2016/1329 ( 1 ) (ci-après le « règlement attaqué ») prévoyant la perception rétroactive du droit antidumping définitif sur les importations de certains produits plats laminés à froid en acier originaires de la République populaire de Chine et de la Fédération de Russie.

Dans cet arrêt, le Tribunal s’est prononcé, pour la première fois, sur le mécanisme prévu par l’article 10, paragraphe 4, du règlement de base en matière d’antidumping ( 2 ) qui permet à la Commission de percevoir rétroactivement un droit antidumping sur des produits déclarés pour la mise à la consommation 90 jours au plus avant la date d’application des mesures provisoires (mais non antérieurement à l’ouverture de l’enquête), dès lors que les importations en cause ont été enregistrées, que « le produit en question [a] fait l’objet, dans le passé, de pratiques de dumping sur une longue durée ou que l’importateur [a] eu connaissance ou [aurait] dû avoir connaissance des pratiques de dumping, de leur importance et de celle du préjudice allégué ou établi » (article 10, paragraphe 4, sous c) et que « en plus du niveau des importations ayant causé un préjudice au cours de la période d’enquête, il y [a] une nouvelle augmentation substantielle des importations, qui, compte tenu du moment auquel elles sont effectuées, de leur volume ou d’autres circonstances, est de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif à appliquer » (article 10, paragraphe 4, sous d).

Les requérantes ayant fait valoir, en premier lieu, que la Commission avait commis plusieurs erreurs dans l’interprétation et l’application des conditions prévues par l’article 10, paragraphe 4, sous c), du règlement de base, le Tribunal a rejeté l’interprétation proposée selon laquelle la connaissance des importateurs doit être établie à l’égard d’un dumping « effectif », et non pas seulement « allégué », pour que la condition visée à l’article 10, paragraphe 4, sous c), du règlement de base soit remplie et a considéré que les termes « allégué » ou « établi » doivent être considérés comme se rapportant aussi bien à l’importance du dumping qu’à celle du préjudice afin de garantir l’effet utile de ladite disposition.

Le Tribunal a, ensuite, considéré que les éléments de preuve figurant dans la version non confidentielle de la plainte et dans l’avis d’ouverture d’enquête étaient suffisants en l’espèce aux fins de la prise de connaissance par les importateurs, qui sont des professionnels avertis, de l’importance du dumping allégué, au sens de l’article 10, paragraphe 4, du règlement de base, dès l’ouverture de l’enquête.

S’agissant de l’article 10, paragraphe 4, sous d), du règlement de base, le Tribunal a jugé que la période pertinente pour l’appréciation de la « nouvelle augmentation substantielle des importations » doit pouvoir inclure le temps écoulé depuis la publication de l’avis d’ouverture d’enquête, puisque c’est à partir de ce moment que les importateurs avaient eu connaissance de la possibilité que des droits soient ultérieurement appliqués de manière rétroactive sur les importations enregistrées et qu’ils pouvaient ainsi être tentés d’importer massivement les produits concernés en prévision de l’institution future de ces droits.

Le Tribunal a, ensuite, précisé que la nouvelle augmentation substantielle des importations doit être appréciée globalement afin de déterminer si les importations, prises dans leur ensemble, sont de nature à compromettre gravement l’effet correctif des droits définitifs et donc à créer un préjudice supplémentaire pour l’industrie de l’Union sans tenir compte de la situation individuelle et subjective des importateurs concernés.

Le Tribunal a, en outre, jugé que le caractère « substantiel » de l’augmentation est déterminé au cas par cas, non seulement en comparant les moyennes pondérées mensuelles des importations ayant eu lieu au cours de la période d’enquête et celles ayant eu lieu au cours de la période entre l’avis d’ouverture d’enquête et l’institution des mesures provisoires, mais aussi en prenant en compte toutes les autres considérations pertinentes, qui concernent notamment l’évolution de la consommation générale des produits concernés au sein de l’Union, l’évolution des stocks et l’évolution des parts de marché.

Partant, le Tribunal a dit pour droit que la Commission a pu conclure, à juste titre, que la nouvelle augmentation substantielle des importations, compte tenu de leur volume, du moment auquel elles avaient été effectuées ainsi que d’autres circonstances, à savoir la baisse des prix et l’augmentation des stocks importantes, avait eu une nouvelle incidence négative sur les prix et la part de marché dans l’Union de l’industrie de l’Union et était donc de nature à compromettre gravement l’effet correctif du droit antidumping définitif.


( 1 ) Règlement d’exécution (UE) 2016/1329 de la Commission, du 29 juillet 2016, portant perception du droit antidumping définitif sur les importations enregistrées de certains produits plats laminés à froid en acier originaires de la République populaire de Chine et de la Fédération de Russie (JO 2016, L 210, p. 27).

( 2 ) Règlement (UE) 2016/1036 du Parlement européen et du Conseil, du 8 juin 2016, relatif à la défense contre les importations qui font l’objet d’un dumping de la part de pays non membres de l’Union européenne (JO 2016, L 176, p. 21).

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62016TO0883(02)

Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.

20/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TA0812

Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812_INF

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →