LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62016TJ0837_RES
Jurisprudence CJUE62016TJ0837_RES

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 7 mars 2019.#Royaume de Suède contre Commission européenne.#REACH – Décision de la Commission autorisant l’utilisation du jaune de sulfochromate de plomb et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb – Article 60, paragraphes 4 et 5, du règlement (CE) no 1907/2006 – Examen de l’indisponibilité de solutions de remplacement – Erreur de droit.#Affaire T-837/16.

CELEX62016TJ0837_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 7 mars 2019

Résumé IA

Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission autorisant l'utilisation du jaune de sulfochromate de plomb et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb, au motif que la Commission a commis une erreur de droit dans l'application de l'article 60, paragraphes 4 et 5, du règlement REACH. L'arrêt précise que l'examen de l'indisponibilité de solutions de remplacement doit être effectué de manière rigoureuse et ne peut se fonder sur une simple absence de demande d'autorisation pour ces alternatives. Cette décision renforce les conditions d'octroi des autorisations pour les substances extrêmement préoccupantes (SVHC) et impose à la Commission une évaluation stricte de la démonstration de l'absence d'alternative par le demandeur.

Texte intégral

Affaire T‑837/16

Royaume de Suède

contre

Commission européenne

Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 7 mars 2019

« REACH – Décision de la Commission autorisant l’utilisation du jaune de sulfochromate de plomb et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb – Article 60, paragraphes 4 et 5, du règlement (CE) no 1907/2006 – Examen de l’indisponibilité de solutions de remplacement – Erreur de droit »

  1. Rapprochement des législations – Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques – Règlement REACH – Substances extrêmement préoccupantes – Décision d’autorisation – Conditions d’octroi d’une autorisation – Obligation d’examen par la Commission – Portée – Obligation de prise en compte des avis des comités de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) – Limites – Obligation de motivation

    (Règlement du Parlement européen et du Conseil no 1907/2006, considérants 81 et 102 et art. 60, § 4)

    (voir points 64-69)

  2. Rapprochement des législations – Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques – Règlement REACH – Substances extrêmement préoccupantes – Décision d’autorisation – Conditions d’octroi d’une autorisation – Indisponibilité de solutions de remplacement pour l’utilisation d’une substance préoccupante – Examen par la Commission – Charge de la preuve – Présence d’éléments permettant de conclure que la Commission n’a pas dûment examiné l’indisponibilité de solutions de remplacement

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil no 1907/2006, considérants 69 et 73 et art. 60, § 4, 5, 8 et 9, d), et 62, § 4, e) et f)]

    (voir points 72-79, 81-85, 102)

  3. Recours en annulation – Arrêt d’annulation – Effets – Limitation par la Cour – Maintien des effets de l’acte attaqué jusqu’au remplacement de ce dernier dans un délai raisonnable – Justification tirée de motifs de sécurité juridique

    (Art. 264, 2d al., TFUE)

    (voir points 109-112)

Résumé

Dans l’arrêt Suède/Commission (T‑837/16), rendu le 7 mars 2019, le Tribunal a annulé une décision par laquelle la Commission avait autorisé certaines utilisations du jaune de sulfochromate de plomb (C. I. Pigment Yellow 34) et du rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb (C. I. Pigment Red 104) conformément au règlement no 1907/2006 ( 1 ). Cette autorisation avait été demandée par DDC Maastricht BV en vue notamment de l’utilisation de ces deux pigments dans des peintures pour les surfaces métalliques et pour le marquage routier. La décision d’autorisation de la Commission européenne, qui constatait entre autres l’indisponibilité de solutions de remplacement pour ces deux pigments, a été contestée devant le Tribunal par le Royaume de Suède, soutenu par le Royaume de Danemark, la République de Finlande et le Parlement européen.

En premier lieu, le Tribunal a constaté que, s’agissant des chromates de plomb en cause en l’espèce, il était constant qu’il n’était pas possible de déterminer un niveau dérivé sans effet pour les propriétés cancérogènes ou pour les propriétés toxiques pour la reproduction et que, par conséquent, la base juridique susceptible de permettre l’autorisation de ces substances extrêmement préoccupantes ne pouvait être que l’article 60, paragraphe 4, du règlement no 1907/2006. La décision attaquée est fondée sur cette disposition.

En deuxième lieu, le Tribunal a apporté quelques précisions quant à la répartition des tâches qui incombent aux acteurs impliqués dans le cadre de la procédure d’autorisation visée à l’article 60, paragraphe 4, du règlement no 1907/2006. Ainsi, il incombe à la seule Commission de vérifier si les conditions prévues à cette disposition sont remplies. Dans le cadre de l’analyse socio-économique et de l’analyse des solutions de remplacement appropriées, la Commission est tenue de prendre en compte les avis des comités de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) tels que visés à l’article 64, paragraphe 1, du règlement no 1907/2006. Même si elle n’est pas liée par avis, Dans le cas où elle décide de s’écarter de manière substantielle d’un point de vue technique ou économique exprimé dans un tel avis, la Commission est tenue de motiver spécifiquement son appréciation.

En troisième lieu, le Tribunal a clarifié davantage la notion de « solutions de remplacement ». Il résulte de l’article 64, paragraphe 4, de l’article 60, paragraphe 5, et du considérant 69 du règlement no 1907/2006 qu’une « solution de remplacement » constitue une « substance » ou une « technologie de remplacement » qui n’est pertinente aux fins de la procédure d’autorisation prévue dans le règlement no 1907/2006 que dans la mesure où elle est « appropriée ». S’agissant de ce terme, il tend à circonscrire le nombre de solutions de remplacement pertinentes aux solutions les « plus sûres », à savoir les substances ou les technologies dont l’utilisation entraîne un risque moindre par rapport au risque qu’entraîne l’utilisation de la substance extrêmement préoccupante concernée. De plus, ce terme signifie qu’il ne doit pas uniquement s’agir d’une solution de remplacement in abstracto ou réalisée dans des conditions de laboratoire ou encore dans des conditions qui ne revêtent qu’un caractère exceptionnel. En outre, dans le contexte d’une procédure socio-économique, il doit également être déterminé si les solutions de remplacement, qui ont été démontrées lors de la procédure d’autorisation, sont techniquement et économiquement faisables « pour le demandeur » de l’autorisation. Enfin, s’il est démontré que les avantages socio-économiques l’emportent sur les risques qu’entraîne l’utilisation de la substance en cause pour la santé humaine ou l’environnement, une autorisation peut être accordée si le demandeur présente un plan de remplacement au sens de l’article 60, paragraphe 4, sous c), de ce règlement.

En quatrième lieu, s’agissant de la charge de la preuve, le Tribunal a considéré que, s’il appartient certes au demandeur de l’autorisation de démontrer qu’aucune solution de remplacement n’est disponible, il incombe à la Commission d’établir si l’ensemble des faits pertinents et des appréciations techniques et économiques s’y rapportant permettent de conclure que les conditions prévues à cette disposition sont effectivement remplies. Par conséquent, il appartient à la Commission, conformément à son devoir de diligence, d’examiner la condition concernant l’indisponibilité de solutions de remplacement de manière approfondie. Si, au terme de l’examen concernant la condition liée à l’indisponibilité de solutions de remplacement, il demeure encore des incertitudes liées à l’évaluation scientifique, il y a lieu de conclure que, en principe, ladite condition n’est pas remplie et que la Commission n’est, partant, pas en droit d’octroyer une autorisation, même conditionnelle.

En l’espèce, le Tribunal a constaté que les informations fournies par des tiers lors de la procédure d’adoption de la décision attaquée démontraient que, à tout le moins, en ce qui concerne certaines utilisations, il n’était pas justifié de constater l’indisponibilité des solutions de remplacement. En effet, selon le Tribunal, à la date de l’adoption de la décision attaquée, l’examen, par la Commission, de la condition liée à l’indisponibilité de solutions de remplacement, telle que prévue à l’article 60, paragraphe 4, du règlement no 1907/2006, n’avait pas été dûment achevé. Dès lors, à cette même date, l’autorisation en cause en l’espèce ne pouvait pas encore être octroyée.


( 1 ) Règlement (CE) no 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 18 décembre 2006, concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), instituant une agence européenne des produits chimiques, modifiant la directive 1999/45/CE et abrogeant le règlement (CEE) no 793/93 du Conseil et le règlement (CE) no 1488/94 de la Commission ainsi que la directive 76/769/CEE du Conseil et les directives 91/155/CEE, 93/67/CEE, 93/105/CE et 2000/21/CE de la Commission (JO 2006, L 396, p. 1 et rectificatif JO 2007, L 136, p. 3).

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62016TO0883(02)

Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.

20/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TA0812

Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812_INF

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →