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AccueilDroit européen62017CA0387
Jurisprudence CJUE62017CA0387

Affaire C-387/17: Arrêt de la Cour (première chambre) du 23 janvier 2019 (demande de décision préjudicielle de la Corte suprema di cassazione — Italie) — Presidenza del Consiglio dei Ministri / Fallimento Traghetti del Mediterraneo SpA (Renvoi préjudiciel — Aides d’État — Aides existantes et aides nouvelles — Qualification — Règlement (CE) no 659/1999 — Article 1er, sous b), iv) et v) — Principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime — Applicabilité — Subventions octroyées avant la libéralisation d’un marché initialement fermé à la concurrence — Action en dommages et intérêts contre l’État membre intentée par un concurrent de la société bénéficiaire)

CELEX62017CA0387
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 23 janvier 2019

Résumé IA

L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-387/17) précise que des subventions octroyées par un État membre à une entreprise avant la libéralisation d'un marché initialement fermé à la concurrence peuvent constituer des aides d'État existantes, et non de nouvelles aides, si elles ont été accordées avant l'ouverture du marché à la concurrence et si elles remplissaient à l'époque les conditions d'une aide existante au sens du règlement (CE) n° 659/1999. La Cour rappelle que le principe de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime s'oppose à ce que ces aides soient requalifiées en aides nouvelles, ce qui a une incidence directe sur la recevabilité d'une action en dommages et intérêts intentée par un concurrent contre l'État membre.

Texte intégral

11.3.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 93/11


Arrêt de la Cour (première chambre) du 23 janvier 2019 (demande de décision préjudicielle de la Corte suprema di cassazione — Italie) — Presidenza del Consiglio dei Ministri / Fallimento Traghetti del Mediterraneo SpA

(Affaire C-387/17) (1)

((Renvoi préjudiciel - Aides d’État - Aides existantes et aides nouvelles - Qualification - Règlement (CE) no 659/1999 - Article 1er, sous b), iv) et v) - Principes de sécurité juridique et de protection de la confiance légitime - Applicabilité - Subventions octroyées avant la libéralisation d’un marché initialement fermé à la concurrence - Action en dommages et intérêts contre l’État membre intentée par un concurrent de la société bénéficiaire))

(2019/C 93/13)

Langue de procédure: l’italien

Juridiction de renvoi

Corte suprema di cassazione

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Presidenza del Consiglio dei Ministri

Partie défenderesse: Fallimento Traghetti del Mediterraneo SpA

Dispositif

1)

Des subventions octroyées à une entreprise avant la date de libéralisation du marché concerné, telles que celles en cause au principal, ne peuvent être qualifiées d’aides existantes en raison de la seule absence formelle de libéralisation dudit marché au moment de leur octroi, pour autant que ces subventions étaient susceptibles d’affecter les échanges entre États membres et faussaient ou menaçaient de fausser la concurrence, ce qu’il incombe à la juridiction de renvoi de vérifier.

2)

L’article 1er, sous b), iv), du règlement (CE) no 659/1999 du Conseil, du 22 mars 1999, portant modalités d’application de l’article [108 TFUE], doit être interprété en ce sens qu’il n’est pas applicable à une situation telle que celle en cause au principal. Dans la mesure où les subventions en cause au principal ont été octroyées en violation de l’obligation de notification préalable instaurée à l’article 93 du traité CEE, les entités étatiques ne sauraient se prévaloir du principe de la protection de la confiance légitime. Dans une situation telle que celle en cause au principal, où une action en dommages et intérêts contre l’État membre est intentée par un concurrent de la société bénéficiaire, le principe de sécurité juridique ne permet pas d’imposer au requérant, par une application par analogie, un délai de prescription tel que celui fixé à l’article 15, paragraphe 1, de ce règlement.


(1) JO C 338 du 09.10.2017


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