LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62017CJ0258_RES
Jurisprudence CJUE62017CJ0258_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 15 janvier 2019.#E.B. contre Versicherungsanstalt öffentlich Bediensteter BVA.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 2000/78/CE – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Article 2 – Tentative d’attentat à la pudeur commise par un fonctionnaire sur des mineurs de sexe masculin – Sanction disciplinaire adoptée au cours de l’année 1975 – Mise à la retraite de manière anticipée assortie d’une réduction du montant de la pension – Discrimination fondée sur l’orientation sexuelle – Effets de l’application de la directive 2000/78/CE sur la sanction disciplinaire – Modalités de calcul de la pension de retraite versée.#Affaire C-258/17.

CELEX62017CJ0258_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 15 janvier 2019

Résumé IA

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2000/78/CE s'oppose à ce qu'une sanction disciplinaire, telle qu'une mise à la retraite anticipée avec réduction de pension, infligée en 1975 à un fonctionnaire pour des actes d'attentat à la pudeur sur des mineurs, continue de produire des effets après l'entrée en vigueur de cette directive si elle est fondée sur l'orientation sexuelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise que les discriminations historiques fondées sur l'orientation sexuelle, même antérieures à la directive, doivent cesser de produire des effets dans le calcul des pensions, sans pour autant remettre en cause la légalité de la sanction à l'époque de son prononcé.

Texte intégral

Affaire C‑258/17

E.B.

contre

Versicherungsanstalt öffentlich Bediensteter BVA

(demande de décision préjudicielle, introduite par le Verwaltungsgerichtshof)

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 15 janvier 2019

« Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 2000/78/CE – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Article 2 – Tentative d’attentat à la pudeur commise par un fonctionnaire sur des mineurs de sexe masculin – Sanction disciplinaire adoptée au cours de l’année 1975 – Mise à la retraite de manière anticipée assortie d’une réduction du montant de la pension – Discrimination fondée sur l’orientation sexuelle – Effets de l’application de la directive 2000/78/CE sur la sanction disciplinaire – Modalités de calcul de la pension de retraite versée »

  1. Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78 – Champ d’application ratione materiae – Pension de retraite résultant d’une mise à la retraite anticipée assortie d’une réduction du montant de la pension – Inclusion – Conditions

    [Art. 157 TFUE ; directive du Conseil 2000/78, art. 3, § 1, sous c), et 3]

    (voir points 41-48)

  2. Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78 – Champ d’application ratione temporis – Inclusion des effets futurs d’une décision nationale adoptée avant l’entrée en vigueur de la directive – Décision disciplinaire mettant à la retraite un fonctionnaire avec réduction du montant de sa pension – Décision comportant une discrimination directe fondée sur l’orientation sexuelle – Obligation pour la juridiction nationale de réexaminer la réduction du montant de la pension à partir de l’entrée en vigueur de la directive

    (Directive du Conseil 2000/78, art. 2 et 18)

    (voir points 49-57, 61-70, disp. 1, 2)

Résumé

Dans son arrêt E.B. (C‑258/17), rendu le 15 janvier 2019, la grande chambre de la Cour s’est prononcée sur l’application de la directive 2000/78 par rapport à une décision disciplinaire adoptée en 1975, ordonnant la mise à la retraite anticipée d’un fonctionnaire avec réduction de 25 % du montant de sa pension. Cette sanction disciplinaire avait été imposée à un fonctionnaire de police autrichien pour s’être rendu coupable du crime de tentative d’attentat à la pudeur à caractère homosexuel avec des jeunes gens. En 2009, la personne concernée a introduit auprès de l’administration des pensions des demandes visant, notamment, à contester les effets juridiques de ladite décision disciplinaire. Saisie de cette affaire, la juridiction de renvoi a constaté que la décision disciplinaire mise en cause reposait sur une différence de traitement fondée sur l’orientation sexuelle, dans la mesure où la sanction prévue par la réglementation nationale applicable à l’époque des faits aurait été considérablement moins sévère en l’absence du caractère homosexuel masculin de l’attentat à la pudeur sanctionné. Ainsi, elle a décidé d’interroger la Cour quant à l’applicabilité des dispositions de la directive 2000/78 dans une affaire telle que celle en cause au principal et aux obligations incombant, le cas échéant, à la juridiction nationale en vertu de cette directive.

La Cour a d’abord jugé qu’une situation telle que celle créée par la mise à la retraite anticipée de l’ancien fonctionnaire de police entre dans le champ d’application ratione materiae de la directive 2000/78 à condition que la pension de retraite versée à cet ancien fonctionnaire relève de la notion de « rémunération » au sens de l’article 157 TFUE. Ainsi, il appartient à la juridiction de renvoi de vérifier si cette pension est, en droit national, considérée comme une rémunération qui continue à être versée dans le cadre d’une relation de service qui se poursuit après l’admission du fonctionnaire concerné au bénéfice des prestations de retraite.

S’agissant de l’applicabilité ratione temporis de la directive 2000/78, la Cour a ensuite rappelé qu’une règle de droit nouvelle s’applique non pas aux situations juridiques nées et définitivement acquises sous l’empire de la loi ancienne, mais uniquement aux effets futurs de celles-ci, ainsi qu’aux situations juridiques nouvelles. Il s’ensuit que la sanction disciplinaire ayant consisté à mettre le fonctionnaire de police à la retraite de manière anticipée, bien qu’elle repose sur une différence de traitement fondée sur l’orientation sexuelle et comporte une discrimination directe au sens de l’article 2, paragraphe 2, sous a), de la directive 2000/78, ne peut plus être remise en cause sur le fondement de cette directive dès lors qu’elle est devenue définitive avant l’expiration du délai de transposition de celle-ci et a épuisé tous ses effets au moment de son entrée en vigueur. L’application de la directive 2000/78 à partir de la date d’expiration de son délai de transposition impose, en revanche, à la juridiction nationale de réexaminer, pour la période débutant à cette date, la sanction discriminatoire consistant en la réduction de 25 % du montant de la pension versée périodiquement à l’ancien fonctionnaire, pour déterminer le montant qu’il aurait perçu en l’absence de toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62016TO0883(02)

Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.

20/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TA0812

Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)

19/12/2019

Jurisprudence CJUE62014TJ0812_INF

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.

19/12/2019

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →