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AccueilDroit européen62017TA0477
Jurisprudence CJUE62017TA0477

Affaire T-477/17: Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2019 — Haswani/Conseil («Politique étrangère et de sécurité commune — Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie — Gel des fonds — Obligation de motivation — Proportionnalité — Erreur d’appréciation»)

CELEX62017TA0477
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 16 janvier 2019

Résumé IA

L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement les mesures de gel des fonds imposées à M. Haswani, un homme d'affaires syrien, en jugeant que le Conseil n'a pas suffisamment motivé son inscription sur la liste des personnes visées par les mesures restrictives contre la Syrie. Le Tribunal rappelle que la simple qualité d'homme d'affaires prospère en Syrie ne suffit pas à justifier un lien avec le régime syrien, et que l'obligation de motivation impose au Conseil de démontrer concrètement l'implication de la personne dans le soutien aux politiques de répression. Cette décision précise les conditions de preuve et de motivation requises pour le maintien de sanctions individuelles en droit de l'UE.

Texte intégral

11.3.2019

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 93/51


Arrêt du Tribunal du 16 janvier 2019 — Haswani/Conseil

(Affaire T-477/17) (1)

((«Politique étrangère et de sécurité commune - Mesures restrictives prises à l’encontre de la Syrie - Gel des fonds - Obligation de motivation - Proportionnalité - Erreur d’appréciation»))

(2019/C 93/64)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: George Haswani (Yabroud, Syrie) (représentant: G. Karouni, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne (représentants: S. Kyriakopoulou et A. Sikora-Kalėda, agents)

Partie intervenante, au soutien de la partie défenderesse: Commission européenne (représentants: L. Baumgart, A. Bouquet et A. Tizzano, agents)

Objet

D’une part, demande fondée sur l’article 263 TFUE et tendant à l’annulation de la décision (PESC) 2016/850 du Conseil, du 27 mai 2016, modifiant la décision 2013/255/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Syrie (JO 2016, L 141, p. 125), du règlement d’exécution (UE) 2016/840 du Conseil, du 27 mai 2016, mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie (JO 2016, L 141, p. 30), de la décision (PESC) 2017/917 du Conseil, du 29 mai 2017, modifiant la décision 2013/255/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Syrie (JO 2017, L 139, p. 62), du règlement d’exécution (UE) 2017/907 du Conseil, du 29 mai 2017, mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie (JO 2017, L 139, p. 15), de la décision d’exécution (PESC) 2017/1245 du Conseil, du 10 juillet 2017, mettant en œuvre la décision 2013/255/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Syrie (JO 2017, L 178, p. 13), du règlement d’exécution (UE) 2017/1241 du Conseil, du 10 juillet 2017, mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie (JO 2017, L 178, p. 1), de la décision (PESC) 2018/778 du Conseil, du 28 mai 2018, modifiant la décision 2013/255/PESC concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Syrie (JO 2018, L 131, p. 16), et du règlement d’exécution (UE) 2018/774 du Conseil, du 28 mai 2018, mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie (JO 2018, L 131, p. 1), pour autant que ces actes concernent le requérant, et, d’autre part, demande fondée sur l’article 268 TFUE et tendant à obtenir réparation du préjudice que le requérant aurait prétendument subi du fait de la décision 2017/917 et du règlement d’exécution 2017/907.

Dispositif

1)

Le recours est rejeté.

2)

M. George Haswani est condamné à supporter ses propres dépens ainsi que ceux exposés par le Conseil de l’Union européenne.


(1) JO C 347 du 16.10.2017.


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