| CELEX | 62017TJ0170_RES |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 8 mai 2019 |
Affaire T‑170/17
RW
contre
Commission européenne
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 8 mai 2019
« Fonction publique – Fonctionnaires – Article 42 quater du statut – Mise en congé dans l’intérêt du service – Mise à la retraite d’office – Intérêt à agir – Recevabilité – Champ d’application de la loi – Interprétation littérale, contextuelle et téléologique »
Recours des fonctionnaires – Intérêt à agir – Recours en annulation d’une décision mettant le requérant en congé dans l’intérêt du service – Mise à la retraite d’office du requérant en cours d’instance – Maintien de l’intérêt à agir
(Statut des fonctionnaires, art. 42 quater, 90 et 91)
(voir points 39-42)
Fonctionnaires – Congés – Mise en congé dans l’intérêt du service – Champ d’application – Fonctionnaires ayant atteint l’âge de la retraite – Exclusion
(Statut des fonctionnaires, art. 42 quater ; règlement du Parlement européen et du Conseil no 1023/2013, considérant 7)
(voir points 59, 63, 64, 66-72)
Résumé
Dans l’arrêt RW/Commission (T‑170/17), rendu le 8 mai 2019, le Tribunal a accueilli la demande d’un ancien fonctionnaire tendant à l’annulation d’une décision de la Commission le plaçant en congé dans l’intérêt du service au titre de l’article 42 quater du statut des fonctionnaires de l’Union européenne et, simultanément, à la retraite d’office, au titre du cinquième alinéa de cette disposition. À cet égard, le Tribunal a été amené à se prononcer sur le champ d’application ratione personae de l’article 42 quater du statut, afin de répondre à la question de savoir si ladite disposition peut être appliquée à des fonctionnaires ayant atteint « l’âge de la retraite » au sens de cette disposition, compte tenu du fait que cette application entraîne la mise en congé dans l’intérêt du service et, simultanément, la mise à la retraite d’office desdits fonctionnaires. À cette fin, le Tribunal a procédé à une interprétation littérale, contextuelle et téléologique de l’article 42 quater du statut.
S’agissant, tout d’abord, de l’interprétation littérale de l’article 42 quater du statut, le Tribunal a constaté qu’il ressort du libellé dudit article que le congé dans l’intérêt du service doit avoir une certaine durée, ce qui exclut que cette mise en congé puisse être concomitante à la mise à la retraite d’office. Dès lors, l’article 42 quater du statut n’est pas susceptible d’être appliqué aux fonctionnaires ayant atteint « l’âge de la retraite ».
S’agissant ensuite de l’interprétation contextuelle de la même disposition, le Tribunal a jugé que, en inscrivant l’article 42 quater dans le chapitre 2 du titre III du statut, le congé dans l’intérêt du service a été conçu par le législateur de l’Union comme étant une « position » dans laquelle un fonctionnaire peut être placé durant sa carrière dans les institutions de l’Union. Il s’avère dès lors que l’application dudit article à un fonctionnaire ayant atteint « l’âge de la retraite », entraînant ainsi sa mise en congé dans l’intérêt du service simultanément à la retraite d’office, telle que régie par le chapitre 4 du titre III du statut, aboutit à transformer la mesure en cause d’une « position » administrative en un cas de « cessation définitive de fonctions ». Selon le Tribunal, une telle application s’apparente à une « mise à la retraite d’office dans l’intérêt du service » contre le gré de l’intéressé.
Enfin, s’agissant de l’interprétation téléologique de l’article 42 quater du statut, le Tribunal a jugé que son application dans une situation telle que celle en cause au principal priverait le fonctionnaire concerné du bénéfice des dispositions prévues par les septième et huitième alinéas dudit article, relatives aux droits des fonctionnaires à l’indemnité et à la contribution continue au régime des pensions durant la période de leur mise en congé dans l’intérêt du service, dans la mesure où la durée dudit congé serait nulle. Dans ces circonstances, l’équilibre recherché par le législateur de l’Union, dans le cadre de l’adoption de l’article 42 quater du statut, entre les considérations relatives à la gestion optimisée des ressources humaines des institutions et celles relatives à la protection suffisante des intérêts des fonctionnaires concernés, serait perturbé au détriment de ces dernières considérations. Par ailleurs, la mise à la retraite d’office simultanément à la mise en congé dans l’intérêt du service aurait pour conséquence la privation automatique à la fois des institutions, en leur ôtant tout pouvoir d’appréciation, de l’outil de gestion du personnel envisagé au quatrième alinéa de l’article 42 quater du statut, à savoir la possibilité de réintégrer le fonctionnaire concerné dans le service, et de ce dernier du bénéfice d’une telle réintégration.
Ordonnance du Tribunal (huitième chambre) du 20 décembre 2019.#République de Pologne contre Commission européenne.#Affaire T-883/16 REC.
20/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019
Affaire T-812/14 RENV: Arrêt du Tribunal du 19 décembre 2019 – BPC Lux 2 e.a./Commission («Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité»)
19/12/2019
Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 19 décembre 2019.#BPC Lux 2 Sàrl e.a. contre Commission européenne.#Aides d’État – Aide des autorités portugaises à la résolution de l’établissement financier Banco Espírito Santo – Création et capitalisation d’une banque relais – Décision déclarant l’aide compatible avec le marché intérieur – Absence de qualité pour agir – Irrecevabilité.#Affaire T-812/14 RENV.
19/12/2019