LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62018TJ0203_RES
Jurisprudence CJUE62018TJ0203_RES

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 8 juillet 2020.#VQ contre Banque centrale européenne.#Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1024/2013 – Sanction pécuniaire administrative imposée par la BCE à un établissement de crédit pour violation de l’article 77, sous a), du règlement (UE) no 575/2013 – Modalités de publication sur le site Internet de la BCE – Article 18, paragraphe 6, du règlement no 1024/2013 et article 132, paragraphe 1, du règlement (UE) no 468/2014.#Affaire T-203/18.

CELEX62018TJ0203_RES
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 8 juillet 2020

Résumé IA

Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de publier sur son site internet une sanction pécuniaire administrative infligée à un établissement de crédit, au motif que cette publication ne respectait pas les conditions de proportionnalité et de protection des données prévues à l'article 18, paragraphe 6, du règlement (UE) n° 1024/2013. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les limites du pouvoir de sanction de la BCE en matière de surveillance prudentielle, notamment l'obligation de motiver spécifiquement la nécessité d'une publication nominative et non anonymisée de la sanction.

Texte intégral

Affaire T‑203/18

VQ

contre

Banque centrale européenne

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre élargie) du 8 juillet 2020

« Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Article 18, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1024/2013 – Sanction pécuniaire administrative imposée par la BCE à un établissement de crédit pour violation de l’article 77, sous a), du règlement (UE) no 575/2013 – Modalités de publication sur le site Internet de la BCE – Article 18, paragraphe 6, du règlement no 1024/2013 et article 132, paragraphe 1, du règlement (UE) no 468/2014 »

  1. Politique économique et monétaire – Politique économique – Surveillance du secteur financier de l’Union – Mécanisme de surveillance unique – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Pouvoir de sanction de la Banque centrale européenne – Portée – Limites – Respect du principe de proportionnalité

    [Règlement du Parlement européen et du Conseil no 575/2013, art. 77, a) ; règlement du Conseil no 1024/2013, art. 18, § 1 et 3]

    (voir points 42, 47, 48, 61, 62, 64, 65)

  2. Politique économique et monétaire – Politique économique – Surveillance du secteur financier de l’Union – Mécanisme de surveillance unique – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Sanction pécuniaire administrative imposée par la Banque centrale européenne (BCE) – Modalités de publication sur le site Internet de la BCE – Publication de la sanction comportant notamment l’identité de l’entité concernée – Exception – Publication de façon anonyme ou retardée – Condition – Préjudice disproportionné causé à l’entité concernée – Critères d’appréciation – Degré de gravité de l’infraction commise par cette entité – Absence d’incidence

    (Règlement de la Banque centrale européenne no 468/2014, art. 132, § 1)

    (voir points 77, 79-87)

  3. Politique économique et monétaire – Politique économique – Surveillance du secteur financier de l’Union – Mécanisme de surveillance unique – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Sanction pécuniaire administrative imposée par la Banque centrale européenne – Montant – Contrôle juridictionnel – Compétence de pleine juridiction – Contrôle de légalité – Portée et limites – Compétence de pleine juridiction strictement limitée à la détermination du montant de la sanction imposée

    (Art. 261 et 263 TFUE ; règlement du Conseil no 1024/2013, art. 18, § 1)

    (voir point 94)

  4. Actes des institutions – Présomption de légalité – Caractère obligatoire – Obligation pour une institution d’attendre l’expiration du délai de recours en annulation pour exécuter sa décision – Absence – Publication d’une sanction pécuniaire administrative par la Banque centrale européenne, en principe sans anonymisation, avant l’expiration du délai de recours en annulation – Admissibilité

    (Art. 263, 6e al., 278 et 297, § 2, TFUE ; règlement du Conseil no 1024/2013, art. 18, § 6 ; règlement de la Banque centrale européenne no 468/2014, art. 132, § 1)

    (voir points 106, 120-124)

Résumé

Dans l’arrêt VQ/BCE (T‑203/18), prononcé le 8 juillet 2020, le Tribunal, statuant en chambre élargie, a rejeté le recours introduit par VQ, un établissement de crédit sous surveillance prudentielle, tendant à l’annulation de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) ( 1 ) en ce que, d’une part, celle-ci a infligé à la requérante une sanction pécuniaire administrative pour infraction à la législation européenne en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit et, d’autre part, elle a décidé la publication de cette sanction, sans anonymisation du nom de la requérante, sur le site Internet de la BCE.

En l’espèce, la BCE avait adopté une décision infligeant une sanction pécuniaire administrative d’un montant de 1600000 euros à l’encontre de la requérante aux motifs que cette dernière avait violé, entre le 1er janvier 2014 et le 7 novembre 2016 , l’obligation d’obtenir l’autorisation de l’autorité compétente préalablement au rachat d’instruments de fonds propres de base de catégorie 1, prévue par le règlement no 575/2013 ( 2 ). Considérant que la requérante ne répondait pas aux conditions prévues par le règlement-cadre du mécanisme de surveillance unique (MSU) ( 3 ) pour que la publication soit faite de manière anonyme , elle avait publié sur son site Internet, sans anonymisation du nom de la requérante, la sanction pécuniaire administrative infligée, en application des dispositions du règlement no 1024/2013 ( 4 ).

La requérante a saisi le Tribunal d’un recours en annulation de cette décision, contestant notamment le fait que la BCE n’ait pas attendu l’expiration du délai prévu pour l’introduction d’un tel recours avant de procéder à la publication non anonymisée de la sanction infligée.

En premier lieu, le Tribunal a rappelé que, en vertu des dispositions du règlement no 1024/2013 ( 5 ), deux conditions cumulatives doivent être remplies pour que la BCE soit en mesure d’imposer une sanction pécuniaire administrative : l’infraction commise doit concerner un acte pertinent directement applicable du droit de l’Union et les autorités compétentes doivent être habilitées à imposer une sanction pécuniaire administrative pour cette infraction en vertu du droit de l’Union.

À cet égard, la requérante se limitant à contester que la première de ces deux conditions soit remplie, le Tribunal a constaté que celle-ci était satisfaite en l’espèce. En effet, le règlement no 575/2013 comporte une disposition d’un acte directement applicable du droit de l’Union avec un libellé univoque ( 6 ) imposant aux établissements de crédit l’obligation de demander une autorisation préalable avant de rembourser ou de racheter des instruments de fonds propres de base de catégorie 1, permettant à la BCE d’exercer son pouvoir de contrôle et de sanction en cas de violation de cette obligation. Par ailleurs, après avoir rappelé que la BCE est tenue au respect du principe de proportionnalité lorsqu’elle décide d’imposer des sanctions et détermine leur montant, le Tribunal a constaté que la BCE n’avait pas méconnu ce principe lorsqu’elle avait infligé une sanction pécuniaire administrative à la requérante au regard de l’absence de doute raisonnable quant à l’interprétation de la législation applicable en l’espèce.

En deuxième lieu, le Tribunal a considéré que le libellé de la disposition ( 7 ) du règlement-cadre MSU, qui prévoit la possibilité d’une publication anonymisée ou retardée des sanctions imposées par la BCE lorsqu’un « préjudice disproportionné » pourrait être causé à l’entité en cause par une publication non anonymisée, doit s’interpréter comme érigeant en principe la publication de toute décision imposant une sanction pécuniaire administrative comportant, notamment, l’identité de l’entité concernée. En effet, ce n’est qu’à titre exceptionnel que les décisions relatives à ce type de sanction sont publiées de façon anonyme ou que leur publication peut être retardée, la gravité de l’infraction en cause ne constituant pas une considération pertinente pour l’octroi du bénéfice de cette exception. Après avoir relevé que cette interprétation était confortée par d’autres instruments européens en matière de surveillance prudentielle ( 8 ), le Tribunal a conclu que le caractère « disproportionné » du préjudice doit s’apprécier sur la seule base d’une évaluation des conséquences de l’absence d’anonymisation sur la situation de l’entité, indépendamment de la gravité de l’infraction retenue à son égard.

En troisième lieu, le Tribunal a considéré que l’obligation incombant à la BCE de publier les décisions de sanction, en principe sans anonymisation, dans les meilleurs délais et indépendamment de l’existence d’un éventuel recours découle de manière suffisamment claire et précise des dispositions applicables en la matière ( 9 ) ainsi que, plus généralement, de la présomption de légalité et du caractère obligatoire des actes des institutions et des organes de l’Union , ces derniers produisant des effets juridiques aussi longtemps qu’ils n’ont pas été retirés, annulés ou déclarés invalides. Partant, il ne pouvait être reproché à la BCE de ne pas avoir attendu l’expiration du délai du recours en annulation, introduit par la requérante, avant de procéder à l’exécution de sa décision de sanction sans porter atteinte à la présomption de légalité et au caractère obligatoire des actes des institutions et des organes de l’Union.


( 1 ) Décision ECB-SSM-2018-ESSAB-4, SNC‑2016-0026 de la Banque centrale européenne, du 14 mars 2018

( 2 ) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (JO 2013, L 176, p. 1, et rectificatifs JO 2013, L 208, p. 68, et JO 2013, L 321, p. 6) - Article 77, sous a)

( 3 ) Règlement (UE) no 468/2014 de la Banque centrale européenne, du 16 avril 2014, établissant le cadre de la coopération au sein du mécanisme de surveillance unique entre la Banque centrale européenne, les autorités compétentes nationales et les autorités désignées nationales (le « règlement-cadre MSU », JO 2014, L 141, p. 1). - Article 132, paragraphe 1

( 4 ) Règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil, du 15 octobre 2013, confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO 2013, L 287, p. 63) - Article 18, paragraphe 6

( 5 ) Article 18, paragraphe 1, du règlement no 1024/2013

( 6 ) Article 77, sous a), du règlement no 575/2013

( 7 ) Article 132, paragraphe 1, du règlement-cadre MSU

( 8 ) À savoir l’article 18, paragraphe 6, du règlement no 1024/2013 ainsi que le considérant 38 et l’article 68 de la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO 2013, L 176, p. 338)

( 9 ) À savoir, les articles 18, paragraphe 6, du règlement no 1024/2013 et 132, paragraphe 1, du règlement-cadre MSU

Documents similaires

Jurisprudence CJUE62016TB0146

Affaire T-146/16: Ordonnance du Tribunal du 18 décembre 2020 — Vereniging tot Behoud van Natuurmonumenten in Nederland e.a./Commission («Aides d’État – Annulation de l’acte attaqué – Disparition de l’objet du litige – Non-lieu à statuer»)

18/12/2020

Jurisprudence CJUE62018CJ0693

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 décembre 2020.#CLCV e.a. (Dispositif d’invalidation sur moteur diesel).#Demande de décision préjudicielle, introduite par des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 715/2007 – Article 3, point 10 – Article 5, paragraphe 2 – Dispositif d’invalidation – Véhicules à moteur – Moteur diesel – Émissions de polluants – Programme agissant sur le calculateur de contrôle moteur – Technologies et stratégies permettant de limiter la production des émissions de polluants.#Affaire C-693/18.

17/12/2020

Jurisprudence CJUE62018CJ0693_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 décembre 2020.#CLCV e.a. (Dispositif d’invalidation sur moteur diesel).#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 715/2007 – Article 3, point 10 – Article 5, paragraphe 2 – Dispositif d’invalidation – Véhicules à moteur – Moteur diesel – Émissions de polluants – Programme agissant sur le calculateur de contrôle moteur – Technologies et stratégies permettant de limiter la production des émissions de polluants.#Affaire C-693/18.

17/12/2020

Jurisprudence CJUE62018CJ0808_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 17 décembre 2020.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politiques relatives aux contrôles aux frontières, à l’asile et à l’immigration – Directives 2008/115/CE, 2013/32/UE et 2013/33/UE – Procédure d’octroi d’une protection internationale – Accès effectif – Procédure à la frontière – Garanties procédurales – Placement obligatoire dans des zones de transit – Rétention – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Recours introduits contre les décisions administratives rejetant la demande de protection internationale – Droit de demeurer sur le territoire.#Affaire C-808/18.

17/12/2020

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →