Jurisprudence CJUE62019CA0725

Jurisprudence CJUE — 62019CA0725

CELEX62019CA0725
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 17 mai 2022

Texte intégral

11.7.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 266/4


Arrêt de la Cour (grande chambre) du 17 mai 2022 (demande de décision préjudicielle du Judecătoria Sector 2 Bucureşti — Roumanie) — IO / Impuls Leasing România IFN SA

(Affaire C-725/19) (1)

(Renvoi préjudiciel - Directive 93/13/CEE - Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs - Principe d’équivalence - Principe d’effectivité - Procédure d’exécution forcée d’un contrat de crédit-bail ayant la qualité de titre exécutoire - Opposition à l’exécution - Réglementation nationale ne permettant pas au juge saisi de cette opposition de vérifier le caractère abusif des clauses d’un titre exécutoire - Pouvoir du juge de l’exécution d’examiner d’office le caractère éventuellement abusif d’une clause - Existence d’un recours de droit commun permettant le contrôle du caractère abusif desdites clauses - Exigence d’une caution pour suspendre la procédure d’exécution)

(2022/C 266/04)

Langue de procédure: le roumain

Juridiction de renvoi

Judecătoria Sector 2 Bucureşti

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: IO

Partie défenderesse: Impuls Leasing România IFN SA

Dispositif

L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une législation nationale qui ne permet pas au juge de l’exécution d’une créance, saisi d’une opposition à cette exécution, d’apprécier, d’office ou à la demande du consommateur, le caractère abusif des clauses d’un contrat conclu entre un consommateur et un professionnel formant titre exécutoire, dès lors que le juge du fond, susceptible d’être saisi d’une action distincte de droit commun en vue de faire examiner le caractère éventuellement abusif des clauses d’un tel contrat, ne peut suspendre la procédure d’exécution jusqu’à ce qu’il se prononce sur le fond que moyennant le versement d’une caution à un niveau qui est susceptible de décourager le consommateur à introduire et à maintenir un tel recours.


(1) JO C 54 du 17.02.2020