| CELEX | 62021CA0561 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 25 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3564 | 17.6.2024 |
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 25 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Supremo - Espagne) – GP, BG / Banco Santander SA
[Affaire C-561/21 (1) , Banco Santander (Départ du délai de prescription)]
(Renvoi préjudiciel - Protection des consommateurs - Directive 93/13/CEE - Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs - Contrat de prêt hypothécaire - Clause prévoyant le paiement des frais liés au contrat à charge du consommateur - Décision judiciaire définitive constatant le caractère abusif de cette clause et annulant celle-ci - Action en restitution des sommes acquittées au titre de la clause abusive - Point de départ du délai de prescription de l’action en restitution)
(C/2024/3564)
Langue de procédure: l’espagnol
Juridiction de renvoi
Tribunal Supremo
Parties à la procédure au principal
Parties requérantes: GP, BG
Partie défenderesse: Banco Santander SA
Dispositif
| 1) | L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, ainsi que le principe de sécurité juridique doivent être interprétés en ce sens que : ils ne s’opposent pas à ce que le délai de prescription d’une action en restitution de frais qui ont été acquittés par le consommateur au titre d’une clause contractuelle dont le caractère abusif a été constaté par une décision judiciaire définitive rendue postérieurement au paiement de ces frais, commence à courir à la date à laquelle cette décision est devenue définitive, sous réserve de la faculté, pour le professionnel, de prouver que ce consommateur avait ou pouvait raisonnablement avoir connaissance du caractère abusif de la clause concernée avant que n’intervienne ladite décision. |
| 2) | L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13 doivent être interprétés en ce sens que : ils s’opposent à ce que le délai de prescription d’une action en restitution de frais qui ont été acquittés par le consommateur au titre d’une clause d’un contrat conclu avec un professionnel dont le caractère abusif a été constaté par une décision judiciaire définitive rendue postérieurement au paiement de ces frais commence à courir à la date antérieure à laquelle la juridiction suprême nationale a prononcé, dans des affaires distinctes, des arrêts déclarant abusives des clauses standardisées correspondant à la clause concernée de ce contrat. |
| 3) | L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13 doivent être interprétés en ce sens que : ils s’opposent à ce que le délai de prescription d’une action en restitution de frais qui ont été acquittés par le consommateur au titre d’une clause d’un contrat conclu avec un professionnel dont le caractère abusif a été constaté par une décision judiciaire définitive prenne cours à la date de certains arrêts de la Cour ayant confirmé, en principe, la conformité au droit de l’Union de délais de prescription pour les actions en restitution pour autant qu’ils respectent les principes d’équivalence et d’effectivité. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3564/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Affaire C-908/24 P: Pourvoi formé le 31 décembre 2024 par Crescenzio Rivellini contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 23 octobre 2024 dans l’affaire T-465/23, Rivellini/Parlement européen
31/12/2024
Affaire T-683/24: Recours introduit le 31 décembre 2024 – Green Asset/EUIPO – Domitys (hômity)
31/12/2024
Affaire C-906/24, Sirto: Demande de décision préjudicielle présentée par le Korkein hallinto-oikeus (Finlande) le 31 décembre 2024 – A e.a.
31/12/2024
Affaire T-684/24: Recours introduit le 30 décembre 2024 – Tone Watch/EUIPO – Munich (MUNICH10A.T.M.)
30/12/2024