| CELEX | 62022CA0128 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 5 décembre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2024/918 | 29.1.2024 |
Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 5 décembre 2023 (demande de décision préjudicielle du Nederlandstalige rechtbank van eerste aanleg Brussel — Belgique) — Nordic Iinfo BV / Belgische Staat
(Affaire C-128/22 (1), NORDIC INFO)
(Renvoi préjudiciel - Directive 2004/38/CE - Articles 27 et 29 - Mesures restreignant la libre circulation des citoyens de l’Union pour des raisons de santé publique - Mesures de portée générale - Réglementation nationale prévoyant l’interdiction de sortir du territoire national pour effectuer des voyages non essentiels vers des États membres classés en zones à haut risque dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ainsi que l’obligation pour tout voyageur entrant sur le territoire national au départ de l’un de ces États membres de se soumettre à des tests de dépistage et d’observer une quarantaine - Code frontières Schengen - Article 23 - Exercice des compétences de police en matière de santé publique - Équivalence avec l’exercice des vérifications aux frontières - Article 25 - Possibilité de réintroduction de contrôles aux frontières intérieures dans le contexte de la pandémie de COVID-19 - Contrôles effectués dans un État membre dans le cadre de mesures d’interdiction de franchissement des frontières aux fins d’effectuer des voyages non essentiels au départ ou à destination d’États de l’espace Schengen classés en zones à haut risque dans le contexte de la pandémie de COVID-19)
(C/2024/918)
Langue de procédure: le néerlandais
Juridiction de renvoi
Nederlandstalige rechtbank van eerste aanleg Brussel
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: Nordic Info BV
Partie défenderesse: Belgische Staat
Dispositif
| 1) | Les articles 27 et 29 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) no 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CEE, 90/364/CEE, 90/365/CEE et 93/96/CEE, lus en combinaison avec les articles 4 et 5 de celle-ci, doivent être interprétés en ce sens que: ils ne s’opposent pas à la réglementation de portée générale d’un État membre qui, pour des raisons de santé publique tenant à la lutte contre la pandémie de COVID-19, interdit, d’une part, aux citoyens de l’Union ainsi qu’aux membres de leur famille, quelle que soit leur nationalité, d’effectuer des voyages non essentiels au départ de cet État membre et à destination d’autres États membres classés par celui-ci en zones à haut risque sur la base des mesures sanitaires restrictives ou de la situation épidémiologique existant dans ces autres États membres et impose, d’autre part, aux citoyens de l’Union non ressortissants dudit État membre l’obligation de se soumettre à des tests de dépistage et d’observer une quarantaine lorsqu’ils entrent sur le territoire du même État membre à partir de l’un desdits autres États membres, à condition que cette réglementation nationale respecte l’ensemble des conditions et des garanties visées aux articles 30 à 32 de cette directive, les droits et les principes fondamentaux consacrés par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, notamment le principe d’interdiction des discriminations, ainsi que le principe de proportionnalité. |
| 2) | Les articles 22, 23 et 25 du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil, du 9 mars 2016, concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen), tel que modifié par le règlement (UE) 2017/2225 du Parlement européen et du Conseil, du 30 novembre 2017, doivent être interprétés en ce sens que: ils ne s’opposent pas à la réglementation d’un État membre qui, pour des raisons de santé publique tenant à la lutte contre la pandémie de COVID-19, interdit, sous le contrôle des autorités compétentes et sous peine de sanction, le franchissement des frontières intérieures de cet État membre pour effectuer des voyages non essentiels au départ ou à destination d’États de l’espace Schengen classés en zones à haut risque, à condition que ces mesures de contrôle relèvent de l’exercice de compétences de police qui ne doit pas avoir un effet équivalent à celui des vérifications aux frontières, au sens de l’article 23, sous a), de ce code, ou que, dans le cas où lesdites mesures constitueraient des contrôles aux frontières intérieures, ledit État membre ait respecté les conditions visées aux articles 25 à 28 dudit code pour la réintroduction temporaire de tels contrôles, étant précisé que la menace causée par une telle pandémie correspond à une menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, au sens de l’article 25, paragraphe 1, du même code. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/918/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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