| CELEX | 62022CA0178 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 30 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3721 | 24.6.2024 |
Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 30 avril 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Bolzano / Landesgericht Bozen - Italie) – procédure pénale contre Inconnus
(Affaire C-178/22 (1) , Procura della Repubblica presso il Tribunale di Bolzano)
(Renvoi préjudiciel - Traitement des données à caractère personnel dans le secteur des communications électroniques - Confidentialité des communications - Fournisseurs de services de communications électroniques - Directive 2002/58/CE - Article 15, paragraphe 1 - Articles 7, 8 et 11 ainsi que article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Accès à ces données demandé par une autorité nationale compétente à des fins de poursuites d’infractions de vols avec circonstances aggravantes - Définition de la notion d’“infraction grave” dont la poursuite est susceptible de justifier une ingérence grave dans les droits fondamentaux - Compétence des États membres - Principe de proportionnalité - Étendue du contrôle préalable du juge sur les demandes d’accès aux données conservées par les fournisseurs de services de communications électroniques)
(C/2024/3721)
Langue de procédure: l’italien
Juridiction de renvoi
Tribunale di Bolzano / Landesgericht Bozen
Partie dans la procédure pénale au principal
Inconnus
en présence de : Procura della Repubblica presso il Tribunale di Bolzano
Dispositif
L’article 15, paragraphe 1, de la directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil, du 12 juillet 2002, concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (directive vie privée et communications électroniques), telle que modifiée par la directive 2009/136/CE du Parlement européen et du Conseil, du 25 novembre 2009, lu à la lumière des articles 7, 8 et 11 ainsi que de l’article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,
doit être interprété en ce sens que :
il ne s’oppose pas à une disposition nationale qui impose au juge national, intervenant dans le cadre d’un contrôle préalable effectué à la suite d’une demande motivée d’accès à un ensemble de données relatives au trafic ou de données de localisation, susceptibles de permettre de tirer des conclusions précises sur la vie privée d’un utilisateur d’un moyen de communication électronique, conservées par les fournisseurs de services de communications électroniques, présentée par une autorité nationale compétente dans le cadre d’une enquête pénale, d’autoriser cet accès si celui-ci est demandé aux fins de la recherche d’infractions pénales punies, par le droit national, d’une peine de réclusion maximale d’au moins trois ans, sous réserve qu’il existe des indices suffisants de telles infractions et que ces données soient pertinentes pour constater les faits, à condition, toutefois, que ce juge soit habilité à refuser ledit accès si ce dernier est sollicité dans le cadre d’une enquête portant sur une infraction qui n’est manifestement pas grave, au regard des conditions sociétales prévalant dans l’État membre concerné.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3721/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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