| CELEX | 62022CA0184 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 29 juillet 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5589 | 30.9.2024 |
Arrêt de la Cour (première chambre) du 29 juillet 2024 (demandes de décision préjudicielle du Bundesarbeitsgericht – Allemagne) – IK (C-184/22), CM (C-185/22) / KfH Kuratorium für Dialyse und Nierentransplantation e.V.
(Affaires jointes C-184/22 et C-185/22 (1) , KfH Kuratorium für Dialyse und Nierentransplantation)
(Renvoi préjudiciel - Politique sociale - Article 157 TFUE - Égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail - Directive 2006/54/CE - Article 2, paragraphe 1, sous b), et article 4, premier alinéa - Interdiction de discrimination indirecte fondée sur le sexe - Travail à temps partiel - Directive 97/81/CE - Accord-cadre sur le travail à temps partiel - Clause 4 - Interdiction de traiter les travailleurs à temps partiel d’une manière moins favorable que les travailleurs à temps plein comparables - Paiement d’une majoration de salaire pour les seules heures supplémentaires effectuées par les travailleurs à temps partiel au-delà de la durée de travail normale fixée pour les travailleurs à temps plein)
(C/2024/5589)
Langue de procédure : l’allemand
Juridiction de renvoi
Bundesarbeitsgericht
Parties à la procédure au principal
Parties requérantes : IK (C-184/22), CM (C-185/22)
Partie défenderesse : KfH Kuratorium für Dialyse und Nierentransplantation e.V.
Dispositif
| 1) | La clause 4, points 1 et 2, de l’accord-cadre sur le travail à temps partiel, conclu le 6 juin 1997, qui figure à l’annexe de la directive 97/81/CE du Conseil, du 15 décembre 1997, concernant l’accord-cadre sur le travail à temps partiel conclu par l’UNICE, le CEEP et la CES, doit être interprétée en ce sens que : une réglementation nationale en vertu de laquelle le paiement d’une majoration de salaire pour heures supplémentaires n’est prévu, pour les travailleurs à temps partiel, que pour les heures de travail effectuées au-delà de la durée normale de travail prévue pour les travailleurs à temps plein se trouvant dans une situation comparable, est constitutive d’un traitement «moins favorable» des travailleurs à temps partiel, au sens de cette clause 4, point 1, qui n’est pas susceptible d’être justifié par la poursuite, d’une part, de l’objectif de dissuader l’employeur d’imposer aux travailleurs d’effectuer des heures supplémentaires au-delà de la durée de travail individuellement convenue dans leurs contrats de travail, et, d’autre part, de l’objectif d’éviter que les travailleurs à temps plein fassent l’objet d’un traitement moins favorable par rapport aux travailleurs à temps partiel. |
| 2) | L’article 157 TFUE ainsi que l’article 2, paragraphe 1, sous b), et l’article 4, premier alinéa, de la directive 2006/54/CE du Parlement européen et du Conseil, du 5 juillet 2006, relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité des chances et de l’égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail, doivent être interprétés en ce sens que : d’une part, une réglementation nationale en vertu de laquelle le paiement d’une majoration de salaire pour heures supplémentaires n’est prévu, pour les travailleurs à temps partiel, que pour les heures de travail effectuées au-delà de la durée normale de travail fixée pour les travailleurs à temps plein, se trouvant dans une situation comparable, constitue une discrimination indirecte fondée sur le sexe s’il est établi que cette réglementation désavantage une proportion significativement plus importante de personnes de sexe féminin par rapport à des personnes de sexe masculin sans qu’il soit également nécessaire que le groupe des travailleurs qui n’est pas désavantagé par ladite réglementation, à savoir les travailleurs à temps plein, soit constitué par un nombre considérablement plus élevé d’hommes que de femmes, et, d’autre part, une telle discrimination ne saurait être justifiée par la poursuite de l’objectif de dissuader l’employeur d’imposer aux travailleurs d’effectuer des heures supplémentaires au-delà de la durée de travail individuellement convenue dans leurs contrats de travail, ainsi que de l’objectif d’éviter que les travailleurs à temps plein fassent l’objet d’un traitement moins favorable par rapport aux travailleurs à temps partiel. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5589/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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