LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62022CA0603
Jurisprudence CJUE62022CA0603

Affaire C-603/22, M.S. e.a. (Droits procéduraux d’une personne mineure): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 5 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy w Słupsku – Pologne) – procédure pénale contre M.S., J.W., M.P. [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive (UE) 2016/800 – Garanties procédurales en faveur des enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre des procédures pénales – Champ d’application – Article 2, paragraphe 3 – Personnes ayant été des enfants à la date d’engagement d’une procédure pénale contre elles mais atteignant, en cours de procédure, l’âge de 18 ans – Article 4 – Droit à l’information – Article 6 – Droit d’accès à un avocat – Article 18 – Droit à l’aide juridictionnelle – Article 19 – Voies de recours – Admissibilité des preuves obtenues en violation des droits procéduraux]

CELEX62022CA0603
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 5 septembre 2024

Résumé IA

Cet arrêt interprète la directive 2016/800 sur les garanties procédurales des enfants dans la procédure pénale. La Cour de justice précise que ces droits protecteurs continuent de s'appliquer aux personnes qui étaient mineures au début de la procédure mais ont atteint la majorité par la suite. Elle confirme également que les preuves obtenues en violation de ces droits essentiels, comme le droit à un avocat, doivent être écartées.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/6054

21.10.2024

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 5 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy w Słupsku – Pologne) – procédure pénale contre M.S., J.W., M.P.

[Affaire C-603/22 (1) , M.S. e.a. (Droits procéduraux d’une personne mineure)]

(Renvoi préjudiciel - Coopération judiciaire en matière pénale - Directive (UE) 2016/800 - Garanties procédurales en faveur des enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre des procédures pénales - Champ d’application - Article 2, paragraphe 3 - Personnes ayant été des enfants à la date d’engagement d’une procédure pénale contre elles mais atteignant, en cours de procédure, l’âge de 18 ans - Article 4 - Droit à l’information - Article 6 - Droit d’accès à un avocat - Article 18 - Droit à l’aide juridictionnelle - Article 19 - Voies de recours - Admissibilité des preuves obtenues en violation des droits procéduraux)

(C/2024/6054)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Sąd Rejonowy w Słupsku

Parties dans la procédure pénale au principal

M.S., J.W., M.P.

en présence de: Prokurator Rejonowy w Słupsku, D.G., agissant en qualité de curateur de M.B. et de B.B.

Dispositif

1)

L’article 6, paragraphes 1 à 3, de la directive (UE) 2016/800 du Parlement européen et du Conseil, du 11 mai 2016, relative à la mise en place de garanties procédurales en faveur des enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre de procédures pénales, lu à la lumière de l’article 18 de cette directive,

doit être interprété en ce sens que :

il s’oppose à une réglementation nationale qui, d’une part, ne prévoit pas que les enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies soient assistés d’un avocat, le cas échéant, commis d’office, avant d’être interrogés par la police ou par une autre autorité répressive ou judiciaire et, au plus tard, avant leur premier interrogatoire et, d’autre part, permet que lesdits enfants soient interrogés en leur qualité de suspect en l’absence d’un tel avocat pendant l’interrogatoire.

2)

L’article 2, paragraphes 1 et 3, de la directive 2016/800

doit être interprété en ce sens que :

il s’oppose à une réglementation nationale qui prévoit que le droit d’être assisté d’un avocat commis d’office cesse automatiquement pour les personnes qui possédaient la qualité d’enfant au moment où elles ont fait l’objet d’une procédure pénale, mais qui, par la suite, ont atteint l’âge de 18 ans, dans la mesure où une telle réglementation ne permet pas d’établir si l’application de ladite directive ou de certaines de ses dispositions et, par conséquent, des droits qu’elle contient est appropriée au regard de l’ensemble des circonstances de l’affaire, y compris de la maturité et de la vulnérabilité desdites personnes.

3)

L’article 4, paragraphe 1, de la directive 2016/800, lu à la lumière de l’article 5, paragraphe 1, de celle-ci

doit être interprété en ce sens que :

il s’oppose à une réglementation nationale qui ne prévoit pas que les enfants qui sont des suspects ou des personnes poursuivies dans le cadre des procédures pénales reçoivent, avec le titulaire de la responsabilité parentale, au plus tard avant le premier interrogatoire de ces enfants par la police ou par une autre autorité répressive ou judiciaire, dans un langage simple et accessible, qui tienne compte des besoins spécifiques et des vulnérabilités desdits enfants, des informations sur leurs droits conformément à l’article 3 de la directive 2012/13/UE du Parlement européen et du Conseil, du 22 mai 2012, relative au droit à l’information dans le cadre des procédures pénales, ainsi que sur les droits établis par la directive 2016/800.

4)

L’article 19 de la directive 2016/800

doit être interprété en ce sens que :

il ne s’oppose pas à une réglementation nationale qui, dans le cadre d’une procédure pénale, ne permet pas à un juge de déclarer comme étant irrecevables des preuves incriminantes tirées de déclarations faites par un enfant au cours d’un interrogatoire conduit par la police en violation du droit d’accès à un avocat, prévu à l’article 6 de la directive 2016/800, à condition cependant que, dans le cadre du procès pénal, ce juge soit en mesure, d’une part, de vérifier que ce droit, lu à la lumière de l’article 47 et de l’article 48, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, a été respecté et, d’autre part, de tirer toutes les conséquences qui résultent de cette violation, en particulier en ce qui concerne la valeur probante des éléments de preuve obtenus dans ces conditions.


(1) JO C 24 du 23.01.2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6054/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Jurisprudence CJUE62024CN0908

Affaire C-908/24 P: Pourvoi formé le 31 décembre 2024 par Crescenzio Rivellini contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 23 octobre 2024 dans l’affaire T-465/23, Rivellini/Parlement européen

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024TN0683

Affaire T-683/24: Recours introduit le 31 décembre 2024 – Green Asset/EUIPO – Domitys (hômity)

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024CN0906

Affaire C-906/24, Sirto: Demande de décision préjudicielle présentée par le Korkein hallinto-oikeus (Finlande) le 31 décembre 2024 – A e.a.

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024TN0684

Affaire T-684/24: Recours introduit le 30 décembre 2024 – Tone Watch/EUIPO – Munich (MUNICH10A.T.M.)

30/12/2024

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →