| CELEX | 62022CA0606 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 21 mars 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3131 | 21.5.2024 |
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny - Pologne) – Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy / B. sp. z o.o., anciennement B. sp.j.
[Affaire C-606/22 (1) , Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy (Possibilité de correction en cas de taux erroné)]
(Renvoi préjudiciel - Fiscalité - Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) - Directive 2006/112/CE - Prestation de services liés aux loisirs et à l’amélioration de la condition physique - Vente de carnets d’accès à des services dont la réalité est prouvée par une caisse enregistreuse et des tickets de caisse - Base d’imposition - Erreur sur le taux d’imposition - Principe de neutralité fiscale - Régularisation de la dette fiscale en raison d’une modification de la base d’imposition - Pratique nationale ne permettant pas, en l’absence de facture, la correction du montant de la TVA et le remboursement de l’excédent de TVA versée - Absence de risque de pertes de recettes fiscales - Exception d’enrichissement sans cause)
(C/2024/3131)
Langue de procédure: le polonais
Juridiction de renvoi
Naczelny Sąd Administracyjny
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy
Partie défenderesse: B. sp. z o.o., anciennement B. sp.j.
en présence de : Rzecznik Małych i Średnich Przedsiębiorców
Dispositif
L’article 1er, paragraphe 2, et l’article 73 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, telle que modifiée par la directive 2010/45/UE du Conseil, du 13 juillet 2010, lus en combinaison avec l’article 78, sous a), de celle-ci,
doivent être interprétés,
à l’aune des principes de neutralité fiscale, d’effectivité et d’égalité de traitement, en ce sens qu’ils s’opposent à une pratique de l’administration fiscale d’un État membre en vertu de laquelle une rectification de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) due au moyen d’une déclaration fiscale est interdite lorsque des livraisons de biens et des prestations de services ont été effectuées en appliquant un taux de TVA trop élevé, au motif que ces opérations ont donné lieu non pas à une facturation, mais à la délivrance de tickets de caisse enregistreuse. Même dans ces circonstances, l’assujetti ayant appliqué à tort un taux de TVA trop élevé est en droit de présenter une demande de remboursement à l’administration fiscale de l’État membre concerné, cette dernière ne pouvant exciper de l’enrichissement sans cause de cet assujetti que si elle a établi, au terme d’une analyse économique qui tienne compte de toutes les circonstances pertinentes, que la charge économique que la taxe indûment perçue a fait peser sur ledit assujetti a été intégralement neutralisée.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3131/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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