LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen62022CA0696
Jurisprudence CJUE62022CA0696

Affaire C-696/22, C (Administrateurs et liquidateurs judiciaires): Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj – Roumanie) – C SPRL / Administrația Județeană a Finanțelor Publice (AJFP) Cluj, Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice (DGRFP) Cluj-Napoca [Renvoi préjudiciel –Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) –Directive 2006/112/CE –Article 64, paragraphes 1 et 2 –Applicabilité –Prestations des administrateurs et liquidateurs judiciaires –Prestations ayant lieu de manière continue –Article 168, sous a) –Déduction de la TVA payée en amont –Dépenses liées au droit d’utilisation d’un nom commercial –Droits de la défense –Droit d’être entendu]

CELEX62022CA0696
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 13 juin 2024

Résumé IA

Cet arrêt de la Cour de justice précise les règles applicables en matière de TVA pour les prestations fournies de manière continue par des administrateurs et liquidateurs judiciaires, en déterminant le moment où la taxe devient exigible. Il traite également des conditions de déduction de la TVA sur les dépenses engagées pour l'utilisation d'un nom commercial dans ce contexte, tout en rappelant l'obligation pour les juridictions nationales de respecter les droits de la défense, notamment le droit d'être entendu.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4559

29.7.2024

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 13 juin 2024 (demande de décision préjudicielle de la Curtea de Apel Cluj – Roumanie) – C SPRL / Administrația Județeană a Finanțelor Publice (AJFP) Cluj, Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice (DGRFP) Cluj-Napoca

[Affaire C-696/22 (1) , C (Administrateurs et liquidateurs judiciaires)]

(Renvoi préjudiciel - Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) - Directive 2006/112/CE - Article 64, paragraphes 1 et 2 - Applicabilité - Prestations des administrateurs et liquidateurs judiciaires - Prestations ayant lieu de manière continue - Article 168, sous a) - Déduction de la TVA payée en amont - Dépenses liées au droit d’utilisation d’un nom commercial - Droits de la défense - Droit d’être entendu)

(C/2024/4559)

Langue de procédure: le roumain

Juridiction de renvoi

Curtea de Apel Cluj

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: C SPRL

Parties défenderesses: Administrația Județeană a Finanțelor Publice (AJFP) Cluj, Direcția Generală Regională a Finanțelor Publice (DGRFP) Cluj-Napoca

Dispositif

1)

L’article 64 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, telle que modifiée par la directive 2008/117/CE du Conseil, du 16 décembre 2008,

doit être interprété en ce sens que :

relèvent du champ d’application du paragraphe 1 de cet article les prestations de services fournies de manière continue pendant une certaine période, telles que celles effectuées, en vertu du droit roumain, par les administrateurs et liquidateurs judiciaires au profit des entreprises qui font l’objet de procédures d’insolvabilité, dans la mesure où, sous réserve des vérifications qui incombent à la juridiction de renvoi, ces prestations donnent lieu à des décomptes ou à des paiements successifs.

2)

L’article 64, paragraphe 1, de la directive 2006/112, telle que modifiée par la directive 2008/117,

doit être interprété en ce sens que :

dans l’hypothèse où le paiement de la rémunération pour des prestations relevant du champ d’application de cette disposition ne peut avoir lieu en raison de l’insuffisance de liquidités sur les comptes du débiteur, ladite disposition ne permet pas de considérer que la taxe sur la valeur ajoutée ne devient exigible qu’au moment de l’encaissement effectif de la rémunération.

3)

L’article 168, sous a), de la directive 2006/112, telle que modifiée par la directive 2008/117,

doit être interprété en ce sens que :

afin d’établir l’existence d’un lien direct et immédiat entre, d’une part, une opération particulière en amont et, d’autre part, des opérations en aval ouvrant droit à déduction, il convient de déterminer le contenu objectif de ces opérations, ce qui implique de prendre en considération toutes les circonstances dans lesquelles se sont déroulées lesdites opérations, à savoir, notamment, l’utilisation effective des biens et des services acquis par l’assujetti en amont ainsi que la cause exclusive de cette acquisition, sans que l’augmentation du chiffre d’affaires ou celle du volume des opérations taxées soient des éléments pertinents à cet égard.

4)

Le principe général du droit de l’Union du respect des droits de la défense

doit être interprété en ce sens que :

dans le cadre d’une procédure administrative de réclamation contre un avis d’imposition déterminant la taxe sur la valeur ajoutée, lorsque l’autorité compétente adopte une décision fondée sur des éléments de fait et de droit nouveaux, à l’égard desquels l’intéressé n’a pas pu prendre position, il est exigé que la décision adoptée au terme de cette procédure soit annulée si, en l’absence de cette irrégularité, ladite procédure aurait pu aboutir à un résultat différent, alors même que, à la demande de l’intéressé, il a été procédé à la suspension de l’exécution de cet avis d’imposition parallèlement au recours juridictionnel introduit contre cette décision.


(1) JO C 94 du 13.03.2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4559/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


Documents similaires

Jurisprudence CJUE62024CN0908

Affaire C-908/24 P: Pourvoi formé le 31 décembre 2024 par Crescenzio Rivellini contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 23 octobre 2024 dans l’affaire T-465/23, Rivellini/Parlement européen

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024TN0683

Affaire T-683/24: Recours introduit le 31 décembre 2024 – Green Asset/EUIPO – Domitys (hômity)

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024CN0906

Affaire C-906/24, Sirto: Demande de décision préjudicielle présentée par le Korkein hallinto-oikeus (Finlande) le 31 décembre 2024 – A e.a.

31/12/2024

Jurisprudence CJUE62024TN0684

Affaire T-684/24: Recours introduit le 30 décembre 2024 – Tone Watch/EUIPO – Munich (MUNICH10A.T.M.)

30/12/2024

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →