| CELEX | 62022CA0734 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 8 mai 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3724 | 24.6.2024 |
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 8 mai 2024 (demande de décision préjudicielle de la Oberster Gerichtshof - Autriche) – Republik Österreich / GM
(Affaire C-734/22 (1) , Finanzprokuratur)
(Renvoi préjudiciel - Ressources propres de l’Union européenne - Programme national cofinancé par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) - Aides octroyées par contrat en exécution de ce programme - Protection des intérêts financiers de l’Union - Règlement (CE) no 2988/95 - Champ d’application - Poursuite des irrégularités - Article 3 - Délai de prescription des poursuites - Notion d’“acte interruptif de la prescription” - Principe de proportionnalité - Demande de remboursement d’aides indûment versées, fondée sur le droit privé d’un État membre)
(C/2024/3724)
Langue de procédure: l’allemand
Juridiction de renvoi
Oberster Gerichtshof
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: Republik Österreich
Partie défenderesse: GM
Dispositif
| 1) | L’article 3, paragraphe 1, premier alinéa, du règlement (CE, Euratom) no 2988/95 du Conseil, du 18 décembre 1995, relatif à la protection des intérêts financiers des Communautés européennes, doit être interprété en ce sens que : le délai de prescription de quatre ans qu’il prévoit est directement applicable à une demande de remboursement d’aides, cofinancées par l’Union européenne, qui est régie par des dispositions du droit privé d’un État membre. |
| 2) | Le principe de proportionnalité doit être interprété en ce sens que : il s’oppose à l’application, sur le fondement de l’article 3, paragraphe 3, du règlement no 2988/95, d’un délai de prescription de trente ans, instauré par une disposition de droit privé d’un État membre, à des demandes de remboursement d’aides cofinancées par l’Union européenne. |
| 3) | L’article 3, paragraphe 1, troisième alinéa, du règlement no 2988/95 doit être interprété en ce sens que : la notion d’« acte visant à l’instruction ou à la poursuite de l’irrégularité », émanant de l’autorité compétente et porté à la connaissance de la personne en cause, qui a pour effet d’interrompre la « prescription des poursuites », couvre des actes extrajudiciaires tel qu’un rapport d’audit, un avis de recouvrement, un rappel de paiement ou une mise en demeure, pour autant que ces actes permettent à leur destinataire de prendre connaissance, avec suffisamment de précision, des opérations sur lesquelles portent des soupçons d’irrégularités. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3724/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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