Ordonnance CJUE62022CO0795_INF

Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 10 octobre 2023.#Adolfo contre Direccion000 CB e.a.#Renvoi préjudiciel – Articles 53 et 99 du règlement de procédure de la Cour – Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Directive 2003/88/CE – Article 7 – Droit au congé annuel payé – Indemnité financière pour congé non pris après la fin de la relation de travail – Délai de prescription d’un an – Information adéquate du travailleur.#Affaire C-795/22.

CELEX62022CO0795_INF
TypeOrdonnance CJUE
Datemardi 10 octobre 2023

Résumé IA

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne traite de la compatibilité d'un délai de prescription national d'un an pour réclamer une indemnité de congés payés non pris après la fin d'un contrat de travail avec le droit de l'Union. La Cour examine si ce court délai, combiné à une obligation d'information du travailleur, respecte le droit à un congé annuel payé garanti par la directive 2003/88/CE et la Charte des droits fondamentaux.

Texte intégral

Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 10 octobre 2023 –
Direccion000 e.a.

(affaire C‑795/22)

« Renvoi préjudiciel – Articles 53 et 99 du règlement de procédure de la Cour – Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Directive 2003/88/CE – Article 7 – Droit au congé annuel payé – Indemnité financière pour congé non pris après la fin de la relation de travail – Délai de prescription d’un an – Information adéquate du travailleur »

Politique sociale – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Aménagement du temps de travail – Droit au congé annuel payé – Réglementation nationale prévoyant un délai de prescription d’un an à compter de la fin de la période annuelle de référence – Absence de vérification préalable concernant la possibilité pour le travailleur d’exercer effectivement ce droit – Inadmissibilité – Omission, de la part du travailleur, d’introduire une procédure ayant pour effet d’interrompre le délai de prescription – Absence d’incidence

(Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 31, § 2 ; directive du Parlement européen et du Conseil 2003/88, art. 7)

(voir points 45, 47 et disp.)

Dispositif

L’article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil, du 4 novembre 2003, concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, et l’article 31, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne

doivent être interprétés en ce sens que :

ils s’opposent à une réglementation nationale en vertu de laquelle le droit au congé annuel payé acquis par un travailleur est prescrit à l’issue d’un délai d’un an à compter de la fin de la période annuelle de référence à laquelle le congé se rapporte, lorsque le travailleur n’a pas effectivement été mis en mesure par son employeur d’exercer ce droit, y compris dans le cas où ledit travailleur a omis d’introduire, avant la cessation de la relation de travail, une procédure ayant pour effet d’interrompre le délai de prescription.