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AccueilDroit européen62023CA0125
Jurisprudence CJUE62023CA0125

Affaire C-125/23, Unedic: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 février 2024 (demande de décision préjudicielle de la cour d'appel d'Aix-En-Provence - France) – Association Unedic délégation AGS de Marseille / V, W, X, Y, Z, Mandataire liquidateur de la société K (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur – Directive 2008/94/CE – Prise en charge par les institutions de garantie des créances impayées des travailleurs salariés résultant de contrats de travail ou de relations de travail – Exclusion en cas de prise d’acte de la rupture du contrat de travail par le travailleur salarié)

CELEX62023CA0125
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 22 février 2024

Résumé IA

Cet arrêt de la Cour de justice interprète la directive 2008/94/CE concernant la protection des travailleurs en cas d'insolvabilité de leur employeur. Il précise que le fait pour un salarié de prendre acte de la rupture de son contrat de travail ne peut pas, en soi, justifier l'exclusion du bénéfice de la garantie des créances salariales impayées par l'institution nationale de garantie. La Cour rappelle que l'objectif de protection de la directive doit prévaloir, sauf si la prise d'acte équivaut à une démission volontaire non liée à l'insolvabilité.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/2400

8.4.2024

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 février 2024 (demande de décision préjudicielle de la cour d'appel d'Aix-En-Provence — France) — Association Unedic délégation AGS de Marseille / V, W, X, Y, Z, Mandataire liquidateur de la société K

(Affaire C-125/23 (1), Unedic)

(Renvoi préjudiciel - Politique sociale - Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur - Directive 2008/94/CE - Prise en charge par les institutions de garantie des créances impayées des travailleurs salariés résultant de contrats de travail ou de relations de travail - Exclusion en cas de prise d’acte de la rupture du contrat de travail par le travailleur salarié)

(C/2024/2400)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Cour d'appel d'Aix-En-Provence

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: Association Unedic délégation AGS de Marseille

Parties défenderesses: V, W, X, Y, Z, Mandataire liquidateur de la société K

Dispositif

La directive 2008/94/CE du Parlement européen et du Conseil, du 22 octobre 2008, relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur,

doit être interprétée en ce sens que:

elle s’oppose à une réglementation nationale qui prévoit la couverture des créances impayées des travailleurs salariés résultant de contrats de travail ou de relations de travail par le régime national assurant le paiement des créances des travailleurs salariés par une institution de garantie, établi conformément à l’article 3 de cette directive, lorsque la rupture du contrat de travail est à l’initiative de l’administrateur judiciaire, du mandataire liquidateur ou de l’employeur concerné, mais exclut la couverture de telles créances par cette institution de garantie lorsque le travailleur en cause a pris acte de la rupture de son contrat de travail en raison de manquements suffisamment graves de son employeur empêchant la poursuite dudit contrat et une juridiction nationale a jugé cette prise d’acte comme étant justifiée.


(1) JO C 189, du 30.05.2023


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/2400/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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30/12/2024

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