Ordonnance CJUE62023CO0058_SUM

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 27 septembre 2023.#Y.N. contre Republika Slovenija.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Articles 22 et 23 – Droit à l’assistance juridique et à la représentation – Article 46, paragraphe 4 – Délai de recours raisonnable – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif devant un tribunal – Rejet d’une demande de protection internationale comme étant manifestement non fondée, par procédure accélérée.#Affaire C-58/23.

CELEX62023CO0058_SUM
TypeOrdonnance CJUE
Datemercredi 27 septembre 2023

Résumé IA

Cette ordonnance clarifie les garanties procédurales dans le cadre d'une procédure d'asile accélérée. Elle précise que le droit à un recours effectif, garanti par l'article 47 de la Charte, s'applique pleinement même lorsque la demande est rejetée comme manifestement non fondée, ce qui inclut le droit à une assistance juridique et à un délai de recours raisonnable. La Cour rappelle ainsi que les exigences de la directive 2013/32/UE et de la Charte ne peuvent être contournées par la qualification de la demande ou le choix d'une procédure accélérée.

Texte intégral

Affaire C‑58/23 [Abboudnam] ( i )

Y. N.

contre

Republika Slovenija

(demande de décision préjudicielle, introduite par l’Upravno sodišče)

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 27 septembre 2023

« Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Articles 22 et 23 – Droit à l’assistance juridique et à la représentation – Article 46, paragraphe 4 – Délai de recours raisonnable – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif devant un tribunal – Rejet d’une demande de protection internationale comme étant manifestement non fondée, par procédure accélérée »

Contrôles aux frontières, asile et immigration – Politique d’asile – Procédures pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32 – Droit à un recours juridictionnel effectif – Recours contre une décision d’irrecevabilité d’une demande ultérieure de protection internationale – Modalités procédurales – Application du droit national – Limites – Respect des principes d’équivalence et d’effectivité – Réglementation nationale soumettant ledit recours à un délai de forclusion de trois jours, incluant les jours fériés et chômés – Inadmissibilité – Conditions – Vérification par la juridiction nationale

[Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 47 et 51, § 1 ; directive du Parlement européen et du Conseil 2013/32, considérants 20, 23 et 50 et art. 12, § 1, b), et 2, 22, 23 et 46, § 1 et 4]

(voir points 26-31, 33, 34 et disp.)

Voir le texte de la décision.


( i ) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.