| CELEX | 62023CO0103 |
| Type | Ordonnance CJUE |
| Date | lundi 3 juin 2024 |
ORDONNANCE DE LA COUR (dixième chambre)
3 juin 2024 (*)
« Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne – Représentation des parties – Absence de représentant indépendant – Irrecevabilité manifeste »
Dans l’affaire C‑103/23 P,
ayant pour objet un pourvoi au titre de l’article 56 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne, introduit le 15 février 2023,
Trasta Komercbanka AS, établie à Riga (Lettonie),
partie requérante,
les autres parties à la procédure étant :
Ivan Fursin, demeurant à Kiev (Ukraine),
C & R Invest SIA, établie à Riga,
Figon Co. Ltd, établie à Nicosie (Chypre),
GCK Holding Netherlands BV, établie à Amsterdam (Pays-Bas),
Rikam Holding SA, établie à Luxembourg (Luxembourg),
représentés par Me O. Behrends, Rechtsanwalt,
parties demanderesses en première instance,
Banque centrale européenne (BCE), représentée par M. F. Bonnard, Mmes C. Hernández Saseta et A. Pizzolla, en qualité d’agents,
partie défenderesse en première instance,
République de Lettonie,
Commission européenne, représentée initialement par M. A. Nijenhuis, Mme A. Steiblytė et M. D. Triantafyllou, puis par Mme A. Steiblytė et M. D. Triantafyllou, en qualité d’agents,
parties intervenantes en première instance,
LA COUR (dixième chambre),
composée de M. Z. Csehi, président de chambre, MM. M. Ilešič et I. Jarukaitis (rapporteur), juges,
avocat général : M. P. Pikamäe,
greffier : M. A. Calot Escobar,
vu la décision prise, l’avocat général entendu, de statuer par voie d’ordonnance motivée, conformément à l’article 181 du règlement de procédure de la Cour,
rend la présente
Ordonnance
1 Par son pourvoi, Trasta Komercbanka AS demande l’annulation de l’arrêt du Tribunal de l’Union européenne du 30 novembre 2022, Trasta Komercbanka e.a./BCE (T‑698/16, ci-après l’« arrêt attaqué », EU:T:2022:737), par lequel celui-ci a rejeté le recours de cette société et des autres parties demanderesses en première instance tendant à l’annulation de la décision ECB/SSM/2016 – 529900WIP0INFDAWTJ81/2 WOANCA-2016-0005 de la Banque centrale européenne (BCE), du 11 juillet 2016, portant retrait de l’agrément de Trasta Komercbanka pour l’accès aux activités d’établissement de crédit (ci-après la « décision litigieuse »).
Le cadre juridique
2 Aux termes de l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne :
« Les États membres ainsi que les institutions de l’Union [européenne] sont représentés devant la Cour de justice par un agent nommé pour chaque affaire ; l’agent peut être assisté d’un conseil ou d’un avocat.
Les États parties à l’accord sur l’Espace économique européen, autres que les États membres, ainsi que l’Autorité de surveillance AELE visée par ledit accord, sont représentés de la même manière.
Les autres parties doivent être représentées par un avocat.
Seul un avocat habilité à exercer devant une juridiction d’un État membre ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen peut représenter ou assister une partie devant la Cour.
[...] »
Les antécédents du litige et la décision litigieuse
3 Les antécédents du litige, qui sont exposés aux points 2 à 10 de l’arrêt attaqué, peuvent, pour les besoins de la présente procédure, être résumés comme suit.
4 Trasta Komercbanka est un établissement de crédit letton de faible importance et de taille limitée fournissant des services financiers en vertu d’une autorisation qui lui a été accordée au mois de septembre 1991 par la Commission des marchés financiers et des capitaux de Lettonie (ci-après la « CMFC »).
5 M. Ivan Fursin, C & R Invest SIA, Figon Co. Ltd, GCK Holding Netherlands BV et Rikam Holding SA étaient des actionnaires de la requérante (ci-après les « actionnaires »).
6 Le 5 février 2016, la BCE a reçu de la CMFC une proposition de retrait concernant l’agrément pour l’accès aux activités d’établissement de crédit de la requérante, en application de l’article 14, paragraphe 5, du règlement (UE) n° 1024/2013 du Conseil, du 15 octobre 2013, confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO 2013, L 287, p. 63).
7 Le 3 mars 2016, la BCE a adopté la décision ECB/SSM/2016 – 529900WIP0INFDAWTJ81/1 WOANCA-2016-0005, par laquelle elle a retiré à la requérante son agrément pour l’accès aux activités d’établissement de crédit et a rejeté sa demande visant à obtenir la suspension des effets de cette décision pendant un mois (ci-après la « première décision »).
8 Le 14 mars 2016, à la demande de la CMFC, la Rīgas pilsētas Vidzemes priekšpilsētas tiesa (tribunal de la ville de Riga, arrondissement suburbain de Vidzeme, Lettonie) a ouvert une procédure de liquidation de la requérante et a désigné Me Armands Rasa en tant que liquidateur.
9 Le 17 mars 2016, un avis d’ouverture de la procédure de liquidation de la requérante et de remplacement de sa direction par le liquidateur a été publié au Latvijas Vēstnesis (journal officiel letton).
10 Le 3 avril 2016, la commission administrative de réexamen de la BCE a reçu une demande de réexamen de la première décision. Par un avis du 30 mai 2016, cette commission a considéré que les violations procédurales et matérielles alléguées par la requérante concernant cette décision n’étaient pas fondées et que cette décision était suffisamment motivée et proportionnée.
11 Le 13 mai 2016, l’avocat ayant représenté Trasta Komercbanka et les actionnaires au cours de la procédure administrative a introduit, en leur nom, un recours en annulation contre la première décision, enregistré sous le numéro d’affaire T‑247/16.
12 Le 11 juillet 2016, la BCE a adopté la décision litigieuse. Cette décision a, à compter du jour de son adoption, remplacé la première décision.
Faits postérieurs à l’introduction de la requête en première instance
13 Par ordonnance du 12 septembre 2017, Fursin e.a./BCE (T‑247/16, EU:T:2017:623), le Tribunal a, d’une part, jugé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur le recours de la requérante, mentionné au point 11 de la présente ordonnance, tendant à l’annulation de la première décision, et ce au motif que l’avocat de la requérante ne disposait plus d’un mandat régulièrement établi par une personne qualifiée à cet effet au sens de l’article 51, paragraphe 3, du règlement de procédure du Tribunal, et, d’autre part, rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la BCE par acte séparé déposé au greffe du Tribunal le 29 septembre 2016, en tant qu’elle concernait le recours formé par les actionnaires.
14 Par arrêt du 5 novembre 2019, BCE e.a./Trasta Komercbanka e.a. (C‑663/17 P, C‑665/17 P et C‑669/17 P, EU:C:2019:923), la Cour a annulé l’ordonnance du 12 septembre 2017, Fursin e.a./BCE (T‑247/16, EU:T:2017:623).
15 La Cour a notamment jugé, dans cet arrêt, qu’il y avait lieu, d’une part, d’accueillir l’exception d’irrecevabilité de la BCE en tant qu’elle visait le recours des actionnaires dans l’affaire T‑247/16 et, par suite, de rejeter ce recours comme étant irrecevable en ce qui les concernait et, d’autre part, de renvoyer cette affaire devant le Tribunal pour qu’il statue sur le recours introduit par la requérante tendant à l’annulation de la première décision.
16 Par ordonnance du 17 novembre 2021, Trasta Komercbanka/BCE (T‑247/16 RENV, EU:T:2021:809), qui n’a pas fait l’objet d’un pourvoi de la requérante, le Tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le recours introduit par la requérante, étant donné que ce dernier était devenu sans objet du fait du remplacement, avec effet rétroactif, de la première décision par la décision litigieuse, et que, par voie de conséquence, la requérante avait perdu son intérêt à poursuivre l’annulation de cette première décision.
La procédure devant le Tribunal et l’arrêt attaqué
17 Par requête déposée au greffe du Tribunal le 23 septembre 2016, Trasta Komercbanka et les actionnaires ont introduit un recours tendant à l’annulation de la décision litigieuse. Au soutien de ce recours, ils ont invoqué huit moyens.
18 Par décision du 13 mai 2020, le Tribunal a admis la République de Lettonie et la Commission européenne à intervenir au soutien des conclusions de la BCE.
19 Par l’arrêt attaqué, le Tribunal a décidé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le recours en ce qui concernait l’un des requérants en première instance, M. Igors Buimisters, en raison du décès de celui-ci et de l’absence d’observations de son représentant quant à la suite de la procédure.
20 Le Tribunal a, en outre, rappelé que la Cour a considéré, au point 119 de l’arrêt du 5 novembre 2019, BCE e.a./Trasta Komercbanka e.a. (C‑663/17 P, C‑665/17 P et C‑669/17 P, EU:C:2019:923), que, pour les motifs exposés aux points 108 à 114 de cet arrêt, les actionnaires n’étaient pas directement concernés par la première décision et que, partant, il y avait lieu d’accueillir l’exception d’irrecevabilité de la BCE, mentionnée au point 13 de la présente ordonnance, en tant qu’elle visait le recours de ces actionnaires et de rejeter celui-ci comme étant irrecevable. Par suite, et dans la mesure où la décision litigieuse avait un contenu identique à la première décision qu’elle avait abrogée et remplacée avec effet rétroactif, le Tribunal a jugé qu’il y avait lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés audit arrêt, de rejeter le recours porté devant lui comme étant irrecevable en ce qui concernait les actionnaires.
21 Sur le fond, le Tribunal a rejeté le recours en annulation de la décision litigieuse en son intégralité, a condamné les parties demanderesses en première instance, à l’exception de M. Buimisters, à supporter les dépens et a condamné M. Buimisters ainsi que la Commission et la République de Lettonie à supporter leurs propres dépens.
Les conclusions des parties devant la Cour
22 Par son pourvoi, Trasta Komercbanka demande à la Cour :
– d’annuler l’arrêt attaqué ;
– de condamner la BCE au paiement d’une indemnisation financière au titre du préjudice prétendument subi par elle en raison de la première décision, et ce à partir du 3 mars 2016, ainsi que du comportement y afférent ;
– d’établir que le préjudice matériel prétendument subi est évalué à un montant d’au moins 162 millions d’euros, majoré des intérêts compensatoires à compter du 3 mars 2016 et jusqu’au prononcé de l’arrêt dans la présente affaire, ainsi que des intérêts de retard correspondants à compter de la date de ce prononcé et jusqu’au paiement intégral de ces sommes, et
– de condamner la BCE aux dépens.
23 Les actionnaires demandent, en substance, que le pourvoi formé par Me Rasa soit rejeté au motif que ce dernier ne saurait être considéré comme un représentant de Trasta Komercbanka, au sens de l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne.
24 La BCE demande, à titre principal, de rejeter le recours comme étant manifestement irrecevable et, à titre subsidiaire, de le rejeter comme étant non fondé, ainsi que de condamner Trasta Komercbanka aux dépens.
25 La Commission conclut au rejet du recours et à la condamnation de la requérante aux dépens.
Sur le pourvoi
26 Aux termes de l’article 181 du règlement de procédure, lorsque le pourvoi est, en tout ou en partie, manifestement irrecevable ou manifestement non fondé, la Cour peut, à tout moment, sur proposition du juge rapporteur, l’avocat général entendu, décider de rejeter ce pourvoi par voie d’ordonnance motivée.
27 Il y a lieu de faire application de cette disposition dans la présente affaire.
28 À cet égard, il convient de relever que l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne comprend deux conditions distinctes et cumulatives en ce qui concerne la représentation, devant les juridictions de l’Union, d’une partie non visée par les deux premiers alinéas de cet article. Ainsi, la première condition, énoncée au troisième alinéa de celui-ci, impose l’obligation pour une telle partie d’être représentée par un avocat. La seconde condition, contenue au quatrième alinéa dudit article, prévoit que l’avocat représentant cette partie doit être habilité à exercer devant une juridiction d’un État membre ou d’un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen (voir, en ce sens, arrêt du 4 février 2020, Uniwersytet Wrocławski et Pologne/REA, C‑515/17 P et C‑561/17 P, EU:C:2020:73, point 55 ainsi que jurisprudence citée).
29 Selon une jurisprudence constante, eu égard à la première de ces conditions, relative à la notion d’avocat, il ressort du libellé de l’article 19, troisième alinéa, du statut de la Cour de justice de l’Union européenne, et en particulier de l’emploi du terme « représentées » à cette disposition, qu’une « partie », au sens de celle-ci, quelle que soit sa qualité, n’est pas autorisée à agir elle–même devant une juridiction de l’Union, mais doit recourir aux services d’un tiers. D’autres dispositions, telles que l’article 21, premier alinéa, de ce statut, ainsi que l’article 44, paragraphe 1, sous b), l’article 57, paragraphe 1, et l’article 119, paragraphe 1, du règlement de procédure, confirment également qu’une partie et son représentant ne peuvent pas être une seule et même personne (arrêt du 4 février 2020, Uniwersytet Wrocławski et Pologne/REA, C‑515/17 P et C‑561/17 P, EU:C:2020:73, point 58 ainsi que jurisprudence citée).
30 L’objectif de la représentation, par un avocat, des parties non visées aux deux premiers alinéas de l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne est, d’une part, d’empêcher que les parties privées agissent elles-mêmes en justice sans avoir recours à un intermédiaire et, d’autre part, de garantir que les personnes morales soient défendues par un représentant qui est suffisamment détaché de la personne morale qu’il représente. À cet égard, il importe de souligner que, si la mission de représentation par un avocat visée à l’article 19, troisième et quatrième alinéas, de ce statut doit s’exercer dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, l’objectif de cette mission consiste surtout à protéger et à défendre au mieux les intérêts du mandant, en toute indépendance ainsi que dans le respect de la loi et des règles professionnelles et déontologiques (voir, en ce sens, arrêt du 4 février 2020, Uniwersytet Wrocławski et Pologne/REA, C‑515/17 P et C‑561/17 P, EU:C:2020:73, points 61 et 62).
31 La conception du rôle de l’avocat dans l’ordre juridique de l’Union, qui émane des traditions juridiques communes aux États membres, et sur laquelle l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne se fonde, est celle d’un collaborateur de la justice appelé à fournir, en toute indépendance et dans l’intérêt supérieur de celle-ci, l’assistance légale dont le client a besoin (voir, en ce sens, ordonnance du 5 juillet 2018, Nap Innova Hoteles/CRU, C‑731/17 P, EU:C:2018:546, point 19 et jurisprudence citée).
32 Le devoir d’indépendance incombant à l’avocat s’entend comme l’absence non pas de tout lien quelconque avec son client, mais de liens qui portent manifestement atteinte à sa capacité à assurer sa mission de défense en servant au mieux les intérêts de son client. À cet égard, la Cour a déjà considéré comme n’étant pas suffisamment indépendant de la personne morale qu’il représente l’avocat qui est investi de compétences administratives et financières importantes au sein de cette personne morale, qui situe sa fonction à un niveau exécutif élevé en son sein, de nature à compromettre sa qualité de tiers indépendant ou qui occupe de hautes fonctions de direction au sein de la personne morale qu’il représente (voir, en ce sens, arrêt du 4 février 2020, Uniwersytet Wrocławski et Pologne/REA, C‑515/17 P et C‑561/17 P, EU:C:2020:73, points 64 et 65 ainsi que jurisprudence citée).
33 Ces exigences constituent des règles substantielles de forme dont l’inobservation entraîne l’irrecevabilité du recours (ordonnance du 25 novembre 2020, Vizzone/Commission, C‑191/20 P, EU:C:2020:963, point 16 et jurisprudence citée).
34 En l’espèce, il ressort du dossier dont dispose la Cour que le présent pourvoi a été introduit par Trasta Komercbanka représentée par Me Rasa, en sa qualité de liquidateur de celle-ci, et a été signé par ce dernier. Or, ainsi qu’il ressort des points 8 et 9 de la présente ordonnance, la direction de cette société a été remplacée, par décision de la Rīgas pilsētas Vidzemes priekšpilsētas tiesa (tribunal de la ville de Riga, arrondissement suburbain de Vidzeme), par ce liquidateur.
35 Il s’ensuit que le présent pourvoi ne peut pas être considéré comme ayant été introduit par la requérante représentée par un avocat, au sens de l’article 19 du statut de la Cour de justice de l’Union européenne, tel qu’interprété par la Cour, en particulier dans la jurisprudence citée aux points 29 à 32 de la présente ordonnance.
36 Dans ces conditions, il y a lieu de constater que le pourvoi de Trasta Komercbanka est manifestement irrecevable.
Sur les dépens
37 En vertu de l’article 137 du règlement de procédure, applicable à la procédure de pourvoi en vertu de l’article 184, paragraphe 1, de celui-ci, il est statué sur les dépens dans l’ordonnance qui met fin à l’instance.
38 Aux termes de l’article 138, paragraphe 1, du règlement de procédure, applicable à la procédure de pourvoi en vertu de l’article 184, paragraphe 1, de ce règlement, toute partie qui succombe est condamnée aux dépens, s’il est conclu en ce sens.
39 La BCE ayant conclu à la condamnation de Trasta Komercbanka aux dépens et celle-ci ayant succombé en ses moyens, il y a lieu de la condamner à supporter, outre ses propres dépens, ceux exposés par la BCE.
40 Par ailleurs, les actionnaires n’ayant pas conclu aux dépens, il y a lieu de les condamner à supporter leurs propres dépens.
41 En outre, aux termes de l’article 140, paragraphe 1, du règlement de procédure, applicable à la procédure de pourvoi en vertu de l’article 184, paragraphe 1, de celui-ci, les États membres et les institutions qui sont intervenus au litige supportent leurs propres dépens.
42 Par conséquent, la Commission, en tant que partie intervenante, supportera ses propres dépens.
Par ces motifs, la Cour (dixième chambre) ordonne :
1) Le pourvoi est rejeté comme étant manifestement irrecevable.
2) Trasta Komercbanka AS est condamnée à supporter, outre ses propres dépens, ceux de la Banque centrale européenne (BCE).
3) M. Ivan Fursin, C & R Invest SIA, Figon Co. Ltd, GCK Holding Netherlands BV et Rikam Holding SA supportent leurs propres dépens.
4) La Commission européenne supporte ses propres dépens.
Signatures
* Langue de procédure : l’anglais.
Ordonnance de rectification du 19 décembre 2024.#République de Lituanie e.a. contre Parlement européen et Conseil de l'Union européenne.#Rectification d’arrêt.#Affaires jointes C-541/20 à C-555/20.
19/12/2024
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 décembre 2024.#United Media Services SRL contre Consiliul Concurenţei.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Article 4, paragraphe 3, TUE – Autonomie procédurale – Principes d’équivalence et d’effectivité – Sécurité juridique – Droit à un recours effectif – Décision définitive d’une juridiction nationale s’avérant incompatible avec un arrêt ultérieur de la Cour – Décision d’une Cour constitutionnelle constatant l’incompatibilité avec la Constitution de l’État membre concerné d’une disposition de droit national sur le fondement de laquelle un jugement a été rendu – Demande de révision – Délais de forclusion différents.#Affaire C-149/24.
12/12/2024
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 décembre 2024.#Your personal driver Soc. coop. arl contre Comune di Roma.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence de présentation du contexte factuel du litige au principal – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-534/24.
12/12/2024
Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 décembre 2024.#United Media Services SRL contre Consiliul Concurenţei.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Article 4, paragraphe 3, TUE – Autonomie procédurale – Principes d’équivalence et d’effectivité – Sécurité juridique – Droit à un recours effectif – Décision définitive d’une juridiction nationale s’avérant incompatible avec un arrêt ultérieur de la Cour – Décision d’une Cour constitutionnelle constatant l’incompatibilité avec la Constitution de l’État membre concerné d’une disposition de droit national sur le fondement de laquelle un jugement a été rendu – Demande de révision – Délais de forclusion différents.#Affaire C-149/24.
12/12/2024