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AccueilDroit européen62023CO0190_INF
Ordonnance CJUE62023CO0190_INF

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 17 mai 2024.#Procédure pénale contre VGG AG e.a.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence de présentation du contexte factuel du litige au principal – Absence de précisions suffisantes – Article 56 TFUE – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Champ d’application – Interdiction des restrictions à des prestations de services transfrontalières n’excédant pas une durée de 90 jours par année civile – Prestations de services en France d’une durée supérieure à 90 jours – Irrecevabilité manifeste – Absence de situation de mise en œuvre du droit de l’Union – Incompétence manifeste.#Affaire C-190/23.

CELEX62023CO0190_INF
TypeOrdonnance CJUE
Datevendredi 17 mai 2024

Résumé IA

Cette ordonnance déclare irrecevable une question préjudicielle concernant l'application de l'accord sur la libre circulation des personnes avec la Suisse. La Cour estime que le renvoi ne fournit pas suffisamment d'éléments sur le contexte factuel du litige national pour déterminer si la situation relève du droit de l'Union. Par conséquent, elle se déclare incompétente pour répondre, car l'affaire ne présente pas manifestement de lien avec la mise en œuvre du droit européen.

Texte intégral

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 17 mai 2024 –
VGG e.a.

(affaire C‑190/23) ( 1 )

« Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, et article 94 du règlement de procédure de la Cour – Exigence de présentation du contexte factuel du litige au principal – Absence de précisions suffisantes – Article 56 TFUE – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Champ d’application – Interdiction des restrictions à des prestations de services transfrontalières n’excédant pas une durée de 90 jours par année civile – Prestations de services en France d’une durée supérieure à 90 jours – Irrecevabilité manifeste – Absence de situation de mise en œuvre du droit de l’Union – Incompétence manifeste »

1.

Questions préjudicielles – Recevabilité – Nécessité de fournir à la Cour suffisamment de précisions sur le contexte factuel et réglementaire – Portée de l’obligation concernant les parties – Insuffisance de précision sur ledit contexte factuel – Irrecevabilité manifeste

(Art. 267 TFUE ; statut de la Cour de justice, art. 23 ; règlement de procédure de la Cour, art. 53, § 2, et 94)

(voir points 31-34, 40-43, disp. 1)

2.

Questions préjudicielles – Compétence de la Cour – Limites – Compétence du juge national – Établissement et appréciation des faits du litige – Nécessité d’une question préjudicielle et pertinence des questions soulevées – Appréciation par le juge national – Portée – Question soulevée par une partie – Absence d’obligation de renvoi

(Art. 267 TFUE)

(voir points 37, 38)

3.

Questions préjudicielles – Compétence de la Cour – Limites – Demande d’interprétation de dispositions du droit de l’Union manifestement inapplicables dans le litige au principal – Inapplicabilité de l’article 56 TFUE à l’égard d’une société établie dans un État tiers, en l’absence d’accord international le prévoyant – Accord CE-Suisse sur la libre circulation des personnes ne permettant pas d’assimiler cette société à un prestataire établi sur le territoire d’un État membre – Irrecevabilité manifeste

(Art. 56 et 267 TFUE ; accord CE-Suisse sur la libre circulation des personnes)

(voir points 52-54, disp. 2)

4.

Questions préjudicielles – Compétence de la Cour – Limites – Demande d’interprétation de la charte des droits fondamentaux et de principes généraux du droit de l’Union – Réglementation nationale n’entrant pas dans le champ d’application du droit de l’Union et ne mettant pas en œuvre ce dernier – Incompétence de la Cour

(Art. 6, § 1, TUE ; art. 267 TFUE ; charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 51, § 1 ; règlement de procédure de la Cour, art. 53, § 2)

(voir points 56-60, disp. 3)

Dispositif

1)

La demande de décision préjudicielle introduite par le juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris (France), par décision du 17 février 2023, est manifestement irrecevable en ce qu’elle porte sur la situation des parties défenderesses au principal autres que VGG AG et VGG Entertainment Inc.

2)

Les première, deuxième, septième et huitième questions préjudicielles sont manifestement irrecevables.

3)

La Cour de justice de l’Union européenne est manifestement incompétente pour répondre aux troisième à sixième questions préjudicielles.


( 1 ) JO C 252 du 17.7.2023.

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