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AccueilDroit européen62023CO0348_INF
Ordonnance CJUE62023CO0348_INF

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 3 mai 2024.#KCB et MB contre BNP Paribas Bank Polska S.A.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Crédit immobilier en devise étrangère – Clauses abusives concernant la conversion d’une devise – Nullité du contrat – Effets en droit – Condition suspensive – Déclaration du consommateur.#Affaire C-348/23.

CELEX62023CO0348_INF
TypeOrdonnance CJUE
Datevendredi 3 mai 2024

Résumé IA

Cette ordonnance confirme que lorsqu'une clause abusive dans un contrat de crédit immobilier en devise étrangère est annulée, le juge national ne peut pas subordonner les effets de cette nullité à une condition suspensive, telle qu'une déclaration du consommateur. La protection du consommateur, prévue par la directive 93/13/CEE, exige que la nullité produise ses pleins effets d'office et immédiatement.

Texte intégral

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 3 mai 2024 –
BNP Paribas Bank Polska

(affaire C‑348/23) ( 1 )

« Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Crédit immobilier en devise étrangère – Clauses abusives concernant la conversion d’une devise – Nullité du contrat – Effets en droit – Condition suspensive – Déclaration du consommateur »

Protection des consommateurs – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13 – Moyens destinés à faire cesser l’utilisation des clauses abusives – Contrat de crédit immobilier – Contrat ne pouvant pas subsister après la suppression des clauses abusives – Annulation du contrat – Interprétation jurisprudentielle du droit national soumettant les effets en droit attachés au constat de la nullité du contrat à la condition suspensive de la présentation d’une déclaration par le consommateur – Déclaration reflétant l’opposition du consommateur au maintien de la clause, sa connaissance de l’annulation du contrat en raison de la nullité de la clause, des conséquences de cette annulation ainsi que son consentement à celle-ci – Inadmissibilité

(Directive du Conseil 93/13, art. 6, § 1, et 7, § 1)

(voir points 32-35 et disp.)

Dispositif

L’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs,

doivent être interprétés en ce sens que :

dans le contexte de l’annulation intégrale d’un contrat de crédit immobilier conclu avec un consommateur par un établissement bancaire, au motif que ce contrat contient une clause abusive sans laquelle il ne peut pas subsister, ils s’opposent à l’interprétation jurisprudentielle du droit national selon laquelle les effets en droit qui s’attachent au constat de la nullité dudit contrat dans son ensemble sont soumis à la condition suspensive que ce consommateur présente, devant une juridiction nationale, une déclaration par laquelle il affirme, premièrement, ne pas consentir au maintien de cette clause, deuxièmement, avoir connaissance, d’une part, du fait que la nullité de ladite clause implique l’annulation du contrat de crédit immobilier ainsi que, d’autre part, des conséquences de cette annulation et, troisièmement, consentir à l’annulation de ce contrat.


( 1 ) JO c 321 du 11.9.2023.

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